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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-01-18, Collections de BAnQ.

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DEVOIR.LES S A M E D I 18 ET DI M A X l H E 1 *1 .1 A X \ I E K 2 O 0 A L E CINÉMA D’ICI La presque abondance Page E 8 MUSEES Chefs-d’œuvre français et toiles western Page E 11 ¦¦MF ' M ?LE DEVOIR ?i I «¦SS.-': concentré WÊÊÊÊ I Wmmm., Par ici bonne soupe.MICHEL B E LA I R LE DEVOIR Production en série.Travail à la chaîne.Uniformisation.Standardisation.C’est un peu à tout cela que fait penser la fameuse boîte de soupe d’An-dy Warhol.Une sorte d’icône symbolisant l’omniprésence de la démarche industrielle et commerciale et derrière, tout juste derrière, la course à la rentabilité et au profit.Un mode de vie.Un constat.Une accusation aussi.Alors, pourquoi vous la servir en couverture de ce cahier consacré à la rentrée?Bonne question.Quand on fait le tour du secteur culturel en ce glacial début d’année, on ne peut qu’être frappé par la quantité, la diversité et la richesse du choix; tout cela s’étale dans nos pages, vous le verrez vous-même.En théâtre, en cinéma, en danse, en télé, en arts visuels et en musique, à Montréal surtout mais à Québec aussi, une quantité phénoménale de spectacles vous sont offerts.Ne vous reste plus qu’à choisir selon vos goûts et selon votre porte-monnaie.C’est cela que vient signaler notre illustration: l’offre, la disponibilité de l’offre, la richesse et l’omniprésence de l’offre.Partout, c’est l’abondance, le choix multiple.Dans tous les secteurs de ce que l’on nomme maintenant les «industries culturelles», plus personne ne peut se targuer de tout voir et de tout entendre tellement l’offre culturelle est proprement monumentale.Oh, on le sait: l’expression «industries culturelles» ne plaît pas à tout le monde.Certains y lisent une trahison, une contradiction.D’autres crient à l’injustice et aux passe-droits pour les cultureux.Mais qu’on l’aime ou non, l’expression décrit quand même mieux que la fable de la multiplication des pains, par exemple, ou celle du meunier, de son fils et de l’âne, la formidable croissance du secteur culturel chez nous.Ça aussi, c’est un constat.Et on vous invite tout simplement à le partager.Bonne lecture ! INGRÉDIENTS: RENTRÉE INGRÉDIENTS: RÉGULIERS Théâtre: pages 5, 6 et 7 Arts visuels: pages 11, 12 et 13 Théâtre: page 2 Télévision: page 7 Variétés: page 13 Cinéma: pages 3 et 4 Cinéma: pages 8 et 9 Musique: pages 14 et 15 Chronique culturelle: page 16 Danse: page 10 Vitrine du disque: page 16 "J * ! LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2 0 0 3 E 2 RENTREE CULTURELLE THÉÂTRE Ionesco au pays des Soviets Elizabeth Albahaca monte L’Impromptu de l’Alma chez Prospéra Le petit extra En transit entre Montréal et Caracas où la culture se porte plutôt bas par les temps qui courent, l’ancienne élève de Grotowski et de Lecocq propose un Ionesco peu joué.Une «farce sérieuse» qui mord dans la critique.Une prise de position ferme contre l’intransigeance.Et la bêtise.MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR Elle n’en est pas à son premier Ionesco puisqu’elle a déjà monté Le roi se meurt en espagnol, à Caracas, chez elle au Venezuela.Et même si ici on la connaît d’abord pour sa version du Procès de Kafka, qu’elle avait mis en scène en 1997, le nom d’Elizabeth Albahaca est loin d’être inconnu puisqu’elle est associée — par «affinité grotowskienne» pourrait-on dire — au Groupe de la Veillée depuis le début des années 80.Nous nous sommes rencontrés au beau milieu d’un après-midi glorieux qui n’en finissait pas d’hésiter entre la bordée de neige et les violentes percées de soleil à quelques jours de la première de L'Impromptu de l’Alma, quelle met en scène au théâtre Prospero à compter du 21 janvier.L’air du temps «En lisant ce texte de Ionesco, raconte d'entrée de jeu Elizabeth Albahaca, c’est toute ma jeunesse qui est remontée à ma mémoire.J'ai été témoin, alors que j’étais dans la vingtaine, de la montée des idéologies et des dogmes: c’est probablement plus évident quand on vient d’un pays d’Amérique du Sud dominé par une dictature de droite.Et je me souviens fort bien des pressions que cela exerçait sur ma jeune conscience à l'époque.» A l’époque, justement, nous sommes à la fin des années 50 et Elizabeth Albahaca a 22 ans.Elle fait déjà du Elizabeth Albahaca théâtre et elle vient en Europe pour participer aux très courus festivals universitaires des jeunesses communistes avec la troupe de l’université de Caracas.Elle joue à Nancy, à Vienne, à Venise.On est évidemment très à gauche dans le milieu, c’est dans l’air du temps.Très social-politique.Très Brecht.Elle est conquise rapidement et s’inscrit chez Ix-cocq, où elle restera quelques années.Elle connaît bien l’influence des intellos de l’époque, la vie des cafés, leurs petits et grands maîtres, les «tisseurs de concepts», comme elle dit.C’est précisément dans ce milieu bouillonnant que Ionesco fera scandale, autant à gauche qu’à droite.I.es uns diront qu’il est petit-bourgeois; les autres le traiteront de réactionnaire (l'équivalent moderne de «terroriste») absurde.C’est ce dernier mot qui est resté et qui qualifie encore son théâtre.Elizabeth Albahaca poursuit: «Barthes, Dort, Gauthier étaient alors les critiques à la mode.Hommes de gauche, ils possédaient la vérité, par définition.Et comme ils étaient évidemment brechtiens, ils ont assassiné Ionesco sur b pbce publique.ou du moins sur toutes les tribunes qui JACQUES GRENIER LE DEVOIR comptaient.Je précise que je n’ai rien contre Brecht, bien au contraire.J’en ai plutôt contre ceux qui l’ont découpé en petits morceaux pour échafauder des théories.Je ne pense pas que le théâtre puisse se réduire à une série de concepts théoriques.Ionesco écrit L'Impromptu de l’Alma pour répondre à ses détracteurs.» Cette réponse, elle sera violemment absurde.Ionesco crée trois personnagesdémons incarnant ces critiques qui le hantent Bartholo-meus I, II et III.Il les fera délirer dans des passages ressemblant à la fois aux farces de Molière portées sur la diarrhée verbale et aux pantalonnades à l’italienne.Les trois doctes personnages qui surgissent à l’improviste chez Ionesco (qui se met en scène alors qu’il est en train d'écrire) sont tout aussi ridicules que cauchemardesques.Elizabeth Albahaca, elle, a choisi d’accentuer cet aspect en déformant les personnages.En les faisant caricaturaux.Mais sérieusement Très sérieusement.Comme on pouvait être sérieux à l’époque.Gangsters «L’Impromptu de l’Alma n’est pas une comédie légère, reprend la met- vendredi 31 JANVIER 2003 20h 1 .# .M * ¦ MONOI FRED SYLVIE Lw DESROSIERS, YVANO JOLICŒUR, MARIE-CLAUDE LAMOUREUX, YANNICK RIEUX, NORMAND éUILBEAULT, PIERRE ANNIC TANGUAY, CHARLOTTE LAURIERL& fANASSE, RENÉ CK KENZA, LUSSIER, ÈVE ' iy RNOYER 22H30 LA F TOILE DÉCORJ A MAÎTRE SANS CÉÉÉM ONIE : FRANÇOIS GlENN éOURD « SOLIDARITÉ MUSICALE .VjK une soirée de linancement éÿ pour l’OFF Festival de Jazz de Montréal (a au Medley, 1170 St-Denis 842-6557 W BILLETS : 20$ À L’AVANCE, 25$ À LA PORTER EN VENTE AU MEDLEY, À L’OBLIQUE, QJ 4333 RIVARD COIN MARIANNE 499.1323, ET RÉSEAU ADMISSION.teure en scène: c’est une farce sérieuse [quand même, elle sourit.] parce que les Bartholoméus croient à ce qu’ils disent.Ou du moins, ils font comme s'ils y croyaient.Plutôt que d’en faire des bouffons ou des docteurs comme dans les farces classiques, je me suis inspirée d’Al Capone et des gangsters américains.Ils viennent faire b leçon à Ionesco, lui montrer ce qu’il faut écrire et comment le faire.Moi, cette boutique de techniques qu’ils lui proposent.non.Technique égale manipubtion.Et moi, je dégringole la technique [sic].Je n’aime pas.» Elizabeth Albahaca se souvient aussi du mépris de la gauche de l’époque pour Ionesco, elle qui est retournée au Venezuela après son séjour chez Lecocq pour revenir ensuite en Pologne où elle a séjourné près d'une quinzaine d’années chez Grotowski.Quand on lui demande si l’influence de ce dernier se fera sentir dans la production, elle esquisse un sourire avant de répondre par la négative.«Il n’y a pas de recette chez Grotowski, vous savez: il nous amenait d’abord à développer notre propre méthode de travail.À ne pas être es-cbve d’une mode, d’une technique.Et puis, il faut du temps pour faire école.et je n’en ai pas beaucoup.S’il fallait absolument trouver un lien avec Grotowski, je le verrais dans le concept de précision.Avec les comédiens, j'ai tenté de définir précisément les trois Bartholoméus.Mais nous avons aussi beaucoup travaillé sur l’improvisation et sur des éléments de pantomime qui remontent à mon séjour chez Lecocq.» Ionesco, Grotowski, Barthes, Iæ-cocq, Albahaca; bizarre de mélange.Ajoutez-y une violente charge contre la critique officielle qui s’acharne contre un auteur en se ridiculisant complètement.et vous obtenez un joli bouquet de fleurs empoisonnées! De quoi vous faire réaliser qu’il n’est peut-être pas si étonnant qu’on n’ose presque plus sortir ce texte de Ionesco.L’IMPROMPTU DE L’ALMA D’Eugène Ionesco.Mise en scène: Elizabeth Albahaca.Au théâtre Prospero à compter du 21 janvier.On se renseigne au (514) 5264)582 ou à www.laveillee.qc.ca.CHEECH OU LES HOMMES DE CHRYSLER SONT EN VILLE De François Létourneau.Mise en scène: Frédéric Blanchette.Décor.Olivier Landreville.Costumes: Marc Senécal.Musique: Jean-François Pednô.Eclairages: André Rioux.Accessoires: Patricia Ruel.Avec Maxime Dénommée, Kathleen Fortin, Maxim Gaudette, François Létourneau, Fanny , Mallette et Patrice Robitaille.À La licorne jusqu’au 22 février.HERVÉ GUAY Des fantasmes country de sa première pièce, Stampede, à l’agence d’escortes minable de Cheech ou les hommes de Chrysler sont en ville, sa seconde œuvre, François Létourneau a affiné sa technique dramatique, mais il a surtout ajusté son regard.Cette fois, il ne regarde plus de haut l’univers qu’il dépeint.Aussi ce microcosme lui sert-il mieux à esquisser à gros traits la perte de désir qui afflige tant de jeunes gens aux prises avec une liberté dont ils hésitent à faire usage.En effet, sous des dehors exotiques, cette comédie loufoque traduit fort bien le monde d’aujourd’hui.Compétition, dépression, double vie, couple en dissolution parfois même avant d’avoir vu le jour, recherche de la satisfaction immédiate: tous les ingrédients de ce début de XXIs siècle, dans sa version nord-américaine, s’y trouvent.A cette différence ROLLINE LAPORTE François Létourneau Ecole de danses jM et de percussions^ i africaines: i Danses africaines Percussions Gum boots NOUVEAUTÉS: Danses: Baladi, Hip Hop, Salsa.Artisanat & Chansons africaines Centre d'arts africains : Expositions, salle de spectacle, studio de répétition Boutique: Djembés, bijoux, masques 910 Jean-Talon Est, métro Jean-Talon www.afrique-en-mouvement.ca Depuis 1998 514) 270-6914 près que nous avons un instant l’illusion que cette vie de deuxième ordre n’appartient qu’au milieu de la petite pègre.Mais nous sommes vite détrompes.Ici, les petits truands et les petits bourgeois sont voisins, ils lisent les mêmes livres, fréquentent les mêmes pharmacies.Sur le plan dramatique, Cheech repose sur un savant télescopage temporel et sur un rythme accéléré propre aux films d’action.Scènes brèves et dialogues vifs, le plus souvent terminés par des répliques percutantes, à l’occasion répétés pour accuser la montée dramatique et faire basculer cette journée particulière à la fois dans le cauchemar et dans le vaudeville.Difficile d’ailleurs de ne pas songer à Trick Or Treat de Jean-Marc Dalpé, d’une construction parente et qui se déroule dans un milieu similaire.Toujours est-il que le metteur en scène, Frédéric Blanchette, et le décorateur, Olivier Landreville, ont travaillé main dans la main pour réunir dans une scénographie unitaire plusieurs lieux (agence, salon, salle de bains, etc.) tout en leur conférant un indéniable cachet naturaliste.Jamais l’exiguïté ne semble un problème.Et pourtant, tout cela tient sur un plateau de la dimension d’un mouchoir de poche.En outre, plusieurs jeux de scène sont produits par la dissémination de petits objets quotidiens, qui ne font qu’accroître le désarroi de ceux qui s’en servent Mais Cheech n’aurait peut-être pas l’air d’une si bonne pièce si l’osmose entre le texte, les interprètes et l’efficacité de la mise en scène n’était pas si totale.Or, ce que l’auteur a parfois à peine esquissé, cette distribution de vedettes, composée de plusieurs des meilleurs acteurs montants, le laisse filtrer, le développe, le concrétise.Avec pour résultat que nous croyons même aux silhouettes plus chétives de Stéfa-nie, l’escorte épuisée, dont Fanny Mallette rend tout le dégoût, et d’Alexis (Maxim Gaudette), dont l’existence tient littéralement au bout d’un fil.Leur travail consciencieux permet notamment à leurs camarades de briller sans que la progression dramatique soit interrompue.Patrice Robitaille renoue avec le genre de gars grossier, bien que vulnérable au fond, qu’il interprète de manière si pittoresque.Non sans que de petites nuances différencient Ron, le dépressif-qui-se-soigne, de ceux qui l’ont précédé.François Létourneau (Olivier) s’illustre une fois de plus en timide incapable de s’affirmer sexuellement Le charme et l’aplomb de Kathleen Fortin opèrent pour faire de Jenny une femme complexe, charnelle, d’une ambiguïté plausible.Maxime Dénommée est cependant la carte maîtresse de cette pièce d’acteurs.Il y va de la prestation la plus éclatante, lui aussi dans un emploi où il a fait ses preuves.Il n’empêche qu’il est saisissant en escroc sentimental et maladroit En somme, Cheech illustre ce qui arrive lorsqu’une belle bande d’acteurs s’unit pour défendre avec une détermination et un plaisir évidents une comédie écrite à leur intention par un des leurs.Le Menteur de Corneille Mise en scène : MARTIN FAUCHER jlemse ______J .ciSi jttgi mm >> i i Réservations 845.7277 PASSEPORT-PROSPERO [6 entrées — 96$] / FORFAIT souper-théâtre Le Porlo-Prospero [40$] Québec CohmII dm Arts Canada Council du Canada for tha Arts CONSEIL DES ARTS Pt MONTRÉAL F Partenaire de production [T>1 Desjardins «a&r CantadnAitt CmSbC «MOaadB NnSaM 00 aiataiii«av I n Devoir I I r LE DEVOIR ES SAMEDI IS E D 1 M A N ( Il E I it .1 A N VIER 2 O O 3 K r> RENTREE CULTURELLE TU E A T R R Nouveau Roman, deuxième acte Lepage, Brassard, Maheu et la visite HERVE GUAY Cette saison théâtrale a de la suite dans les idées.Ça ne se dit pas.mais c'est vrai.Amorcée en septembre avec à sa proue un contingent consistant d’auteurs du Nouveau Roman, Ip tendance se maintient en hiver.A la différence près que Sarraute prend la relève de Duras, avec deux productions à l’affiche.Que les fans de l’auteure de L’Amant soient ici rassurés, cette dernière ne sera pas tout à fait éclipsée puisqu’elle effectuera un dernier tour de piste fin mai.Pour une fois cependant, les scènes montréalaises préfèrent Nathalie à Marguerite.Le bal s’ouvre le 21 janvier à l’Espace Cri), qui présente Elle est là dans une mise en scène de Christiane Pasquier, un titre qui traduit bien ce qui arrive à cette grande dame de la littérature.Année faste pour celle qui a peut-être trop aime l'ombre.Elle termine la saison de nouveau sous les feux des projecteurs, à l'Espace libre, du 6 au 24 mai.Autre titre particulièrement bien choisi que ce Silence auquel les mimes d'Omni-bus prêteront une voix.Deuxième souffle également pour Ionesco, dont le Groupe de la Veillée présente L’Impromptu de l’Altna dès le 21 janvier.Production signée Elizabeth Albahaca, qui poursuit ainsi une carrière discrète mais réfléchie.Pour la suite, il faut se rendre à la salle Fred-Barry le 9 mars, où une troupe inconnue au bataillon monte une fois de plus La Cantatrice chauve, dont on ne compte désormais plus les productions.Notons également la reprise de La Leçon au Théâtre La Chapelle, du 20 mars au 6 avril.Il s'agit du dernier succès des Créations Diving Horse, où l’oij affectionne le travail du bouffon.A surveiller également, du 22 mai au 1er juin à l’exigu Espace Geordie, une mise en scène à'Oh les beaux jours de Beckett par Serge Mandeville.La marionnette pour adultes entre aussi pour de bon dans nos moeurs théâtrales.Après le succès de La Bible en novembre, deux nouveaux joueurs proposent leur travail à l'attention des amateurs.Le Heurtoir tient l’affiche de l’Espace libre du 12 février au 2 mars et est l’œuvre du Théâtre de l’incliné.Prévu du 29 avril au 10 mai, îlo constitue la suite A'Eko de Kobol Marionnettes, qu’avait aussi accueilli l’Usine C l’an dernier.Présence remarquée cet hiver des deux «desesparados» du théâtre britannique que sont Steven Berkoff et Sarah Kane.De l'auteur de Décadence, il sera possible de voir West (en anglais) au Théâtre La Chapelle du 22 janvier au 1er février.De la seconde, après Blasted, Stacey Christodoulou, l’âme dirigeante du Other Theatre, monte En manque, la traduction française de Crave, sa pièce la plus achevée, dit-on.Ça se passe du 15 avril au 3 mai au MAI, certainement l’un des lieux montréalais qui commencent à compter.L’Irlande, cependant, n’est pas PAUL-ÉMILK RIOUX Jean Marchand jouera dans Elle est là de Nathalie Sarraute, dans une mise en scène de Christiane Pasquier.en reste.Le TNM y va de ce qui est peut-être la plus belle pièce de Brian Friel, Danser à iMghnasa.De la verte Irlande justement.Lorraine Pintal a invité le talentueux Ben Barnes pour mettre en scène cet univers féminin.Il y dirigera des actrices telles que Dominique Ques-nel et Fanny Mallette.Rappelons qu’au Centaur, Barnes avait monté un Godot remarqué et créé La Reine de beauté de Leenane il y a de cela quelques années.Cette dernière pièce reprend d’ailleurs l'affiche en français, dans une mise en scène de Martin Faucher, à La Licorne du 15 au 26 avril.Et ce n’est pas tout Des jeunes gens de Québec offrent du Yeats (Le Seuil du palais du roi) à la salle Fred-Barry du 22 avril au 3 mai.A noter qu’il s'agit de la deuxième incursion de ce groupe dans ce théâtre d’une densité poétique peu commune.Plus prosaïque, le directeur du PàP2, Claude Poissant, s’attaque à Unity, 1918 du Canadien Kevin Kerr.Des jeunes d’un petit village de Saskatchewan y vivent de durs lendemains de guerre.De son côté, l'Opsis entame un nouveau cycle le 14 janvier à l’Espace Go avec XOreste d’Euripide qu'a mijoté Luce Pelletier.Est-il utile de préciser qu’avant elle personne n’avait songé à se tourner vers cette œuvre du répertoire?Dans un autre registre, rappelons tout le succès qu’a connu Martin Faucher en optant lui aussi pour une pièce peu connue de Corneille, Le Menteur, qui est du reste en reprise au Théâtre Denise-Pelletier à compter du 21 janvier.Même salle où sera présenté, du 11 mars au 5 avril, l'un des sommets comiques du répertoire russe, Le Révizor de Gogol, dans une mise en scène de Rey-nald Robinson.Brigitte Haentjens tentera, pour sa part, de mettre Du 14 janvier au 1er février 2003 à 20 h il faut courir »ir (tnt cointdit tragUat [.,] ?Oatid (antin, U ûtvoir Au Théâtre O Aujourd’hui m-ui mi innn S,II.J.ci.H.Berm.in Reservations : (5141 282-3900 3SD0.ru.S.irçt-Dnus.Montreal -Jn», _ .I Mttro $l!«!br.»lll ) Québeco" Feydeau à sa main.Elle doit livrer ses Farces conjugales au Rideau vert le 11 mars.Il ne reste plus qu’à mentionner quelques spectacles dont je ne sais trop ce qu’il faut espérer.A ce chapitre, la palme revient à Ze Boud-dha’s Show de Pascal Contamine, qui prend l'affiche du Quat’Sous du 3 mars au 5 avril.On peut aussi se demander quel traitement réserva ra René-Daniel Dubois à La Demande d'emploi de Vinaver, au menu de l'Espace Go dès le 8 avril.Dans cette catégorie tombe également La réalité n’est pas un en jnce, le nouveau «one woman show» de la performeuse Mylène Roy, qui s’installe au Hors-Bord du 7 au 25 mai.De même, faut-il se réjouir de ce que Guillermo de Andrea ait eu envie de porter à la scène L’Alchimiste du Brésilien Paulo Coelho?Nous verrons.HERVÉ Gl AY Trop local, notre théâtre?Pas sûr, si l'on se fie a la prochaine édition du Festival de théâtre des Amériques (voir notre edition du 15 janvier), au passage à Montréal de Lepage et de ses collaborateurs de même qu'à la visite, qui fera escale dans la métropole en cette deuxième moitié de saison.Commençons par Lepage.Alors qu’une nouvelle version d’Apasionada sera jouée en mars à Québec, Robert Lepage sera plus present que jamais à Montréal ce printemps.Surtout grâce au Festival de théâtre des Amériques, qui l'associe de près aux célébrations de son dixième anniversaire, mais aussi parce que son solo La Face cachée de la lune termine en beauté la saison du TNM, dans l’interprétation qu’en donne Yves Jacques et dont on dit le plus grand bien.En effet, la reprise de La Trilogie des dragons, certes l’un des plus grands succès de Lepage, risque d’être le clou des célébrations entourant le dixième anniversaire du FTA.Pour l’occasion, on fera appel à une toute nouvelle distribution.L'intégrale de six heures se donnera pendant trois week-ends, dans un lieu à confirmer.Mais Lepage n’est pas le seul de l’équipée originale de la Trilogie à participer à la dixième édition du ETA.Sa fidèle collaboratrice, Marie Brassard, sera aussi de la fête, ainsi que son nouveau spectacle, La Noirceur.Plusieurs se rappelleront le succès colossal remporté par son Jimmy, créature de rêve lors du dernier festival.Tant et si bien que la fantaisie surréaliste tourne encore, et en trois langues par-dessus le marché! D’ailleurs, la version anglaise, intitulée plus brièvement/im-my, doit s’arrêter à l’Usine C du 25 février au 1" mars.C’est dire Tout indique que le FTA se dirige vers une édition exceptionnelle S • 25 km —V—-y-m - MH- titUF Cfftt DiX-HUiT de KEVIN KERR.traduction PAUL LEFEBVRE, mise en scène CLAUDE POISSANT Avec Gary Boudreault.Sophie Cadieux.Alexandre Frenette.Érika Gagnon, Josee Guindon, Steve Laplante, Jean-Sébastien Lavoie, Evelyne Rompré, Karine St-Arnatid, Jennie-Anne Walker.nnTTf.t
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