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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-01-20, Collections de BAnQ.

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FOOTBALL CORÉE DU NORD George W.Bush est accusé de dérobade Page A 5 Les Buccaneers affronteront les Raiders lors du Super Bowl Page B 4 ?w w w .1 e d e y o r .(* o m ?LE DEVOIR Renald Côté, coupable L’homme a commis de nombreux abus contre sa fille aujourd’hui décédée, tranche le jury MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Renald Côté, cet homme accusé de lourds délits sexuels sur sa fille Isabelle, aujourd’hui décédée, est reconnu coupable de 14 des 17 chefs d’accusation qui pesaient sur lui.Inceste, agressions sexuelles avec et sans la complicité de ses deux fils, séquestration: coupable, a tranché hier le jury, au terme de sept jours de délibérations.L’avocat de M.Côté, Me Pierre Gagnon, a immédiatement prévenu hier qu’il entendait en appeler de ce verdict de culpabilité.Renald Côté doit se représenter de-vant la cour le 5 février prochain, pour connaître la nature de sa sentence.La peine maximale à laquelle il fat face, selon les divers chefs d’accusation, est de 14 ans.Cette affaire aura occupé le palais de justice de Sherbrooke et troublé tous ceux qui ont eu accès, à un moment ou à un autre, au déroulement de quelques-uns des nombreux faits reprochés à Renald Côté, 51 ans, cet homme de Magog jugé coupable de délits sur sa fille IsabeDe Côté, décédée cet été, à l’âge de 22 ans, des suites d’un cancer des ovaires.Les laits reprochés s’étalaient sur deux périodes de la vie d'Isabelle Côté: d’abord dans les années 80, alors qu’elle était âgée de quatre à neuf ans et vivait chez ses parents, et puis au printemps 2001, alors qu’elle était hospitalisée en raison de la maladie qui l’a emportée.VOIR PAGE A 8: CÔTÉ La promesse de Jaggi Singh L’agitateur montréalais n’est pas près de s’assagir Le militant montréalais Jaggi Singh dérange.Des rues de Montréal à celles des territoires occupés en Israël, qu’il vient tout juste de visiter, sa présence trouble ou enthousiasme.Tout dépend de quel côté de la barricade on se trouve.Qu’est-ce qui fedt donc courir ce jeune anarchiste?TOMMY CHOUINARD LE DEVOIR Aucun étranger en visite en Israël n’oserait tenir tête aux autorités du pays.Et pourtant, le militant montréalais Jaggi Singh a décidé de les défier, non sans peine.Aujourd’hui, de retour au Canada, il songe même à les poursuivre devant les tribunaux en raison du traitement qui lui a été infligé.Le jeune homme de 29 ans, connu pour sa participation à des manifestations antimondialisation, revient à peine d'un périple d'un mois, une véritable saga.Dès qu’il a foulé le sol israélien à l’aéroport de Tel-Aviv, le 14 décembre, il a été arrêté par les forces policières, qui lui ont refusé l’entrée au pays pour des raisons de sécurité d’Etat VOIR PAGE A 8: SINGH JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je suis écrivain et militant politique, et je le serai pour toute la vie», dit Jaggi Singh.INDEX Annonces.B 5 Avis publics .B 4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Économie B 1 Éditorial .A6 Fonds.B 2 Idées.A 7 Météo.B5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Religions .B 6 Sports.B 5 Télévision-.B 7 Dumont engage les hostilités Le chef de l’ADQ condamne le «lourd bilan » du PQ lors de son investiture dans Rivière-du-Loup LA PRESSE CANADIENNE ET LE DEVOIR Le «lourd bilan» du Parti québécois a servi hier de munitions au chef de l’Action démocratique, Mario Dumont qui a profité de son assemblée d’investiture à Rivière-du-Loup pour lancer sa campagne sur une note belliqueuse à l’endroit du gouvernement en place.M.Dumont qui présentait hier les 33 candidats officiellement choisis jusqu’à maintenant pour défendre les couleurs adéquistes lors des prochaines élections, a vigoureusement attaqué le gouvernement du premier ministre Bernard Landry et la «douteuse prétention des péquistes de détenir le monopole des visions progressistes et de la générosité sociale».«Le gouvernement du PQ a un lourd bilan allant dans le sens amtrai-re.que ce soit dans l'éducation, avec l'assurance-médicaments.avec leurs politiques familiales, ou en matière de santé», at-il ajouté.Le chef de l’ADQ a aussi interpellé la «majorité silencieuse», l'invitant à se prononcer haut et fort lors du prochain scrutin, qui devra, selon toute vraisemblance, se tenir au printemps.«Im majorité silencieuse, ce sont ces gens qui ne sec).DATÉ À STE-THÉRÈSE, ce 2ff jour de janvier 2003 Éric Simon, CA, U RP, syndic Responsable de Vactif Èrjc Bimon & Avrxits Inc 96, rue Turgeon, suite 200 Ste-Thérèse (Qc) J7E3H9 TéL : (450) 435-8011 Téléc.: (450) 435-5610 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO:500-2?-075631-021 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MICHEL PELLERIN CITICORP VENDOR FINANCE LTD.Partie demanderesse c.3514030 CANADA INC.Partie défenderesse 3514030 CANADA INC.Défenderesse/ Demanderesse en garantie e.9051-1460 QUÉBEC INC.f.a.s.MICRO AU VIRTUEL INTERNET AU VIRTUEL -et- PAUL AREL Défendeurs en garantie ASSIGNATION ORDRE est donné à PAUL AREL ET 9051 1460 QUEBEC INC.-Je comparaître au greffe de celle cour situé au 1, rue Notre-Dame Esl, 6 Montréal.Sale 1 110, dans les 30 jours de la dale de la putaNcatior du présent av» dans LE DEVOIR.Une copte de la déclaration en garantie et pièces a été remme au greffe à ITrrtentton de 9051-1460 QUÉBEC INC.f.aa INTERNET AU VIRTUEL/MICRO AU VIRTUEL ET PAUL AREL Lieu Montréal Date 30 décembre 2002 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT PRENEZ AVIS que SOCIÉTÉ DE FINANCEMENT GE CAPITAL QUÉBEC INC./GE CAPITAL QUEBEC FINANCE INC., une compagnie légalement constituée en vertu de la Loi' sur les compagnie (Québec) el ayanl son siège social à Montréal, province de Québec, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution.DATÉ à Montréal, Québec, le 16|anvier2003.Les procureurs de la compagnie.McCarthy Tétraull s.r.l.LM La recherche : La êoluMon au casse-tôte.Tél.(514)932 2662 Appel d'offres Ville de Montréal Service de l'environnement, de la voirie et des réseaux Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention de la greffière, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: Soumlaaion: 87S3 Fournir et installer un système d'éclairage sur: la rue Alfrédo-F-Campo et suivantes.Nouveaux développements #1-2003 Date d'ouverture: 5 février 2003 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 20 janvier 2003 au Service: Environnement, voirie et réseaux, 700, St-Antoine Est, bureau 1 144 de 8h30 è 16h30.contre un paiement de 106,00 $, non remboursable.Dépét de garantie: 30 000,00 $ Cautionnement Renseignements: M Mario Céli, ing.Service de l'environnement, de la voirie et des réseaux Division de la circulation 700, St-Antoine Est, bureau 1.144 Montréal (Québec) H2Y 1A6 Vente du cahier des charges: Téléphone: (514) 872-5780 Télécopieur: (514) 872-9458 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié è l'ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l’enveloppe prévue è cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement è le salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage è accepter ni la plus basse ni sucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou las soumissionnaires.Montréal, le le 20 janvier 2003 La greffière de la Ville, M* Jacqueline Leduc \ t LF.DEVOIR.LE L l’ V DI 20 JANVIER 2 0 0 3 B 8 -?LE DEVOIR ?- CULTURE 2003 - Théâtre N or v 11 F \ s i \i b i i M o m r \ i '•¦I .I < tMKI , I ION t>l I OKk UM \ 11 [N FM] Scot Weir à Atelier avec Films à 19 h 30 : 5 13 b 30 Entrée libreI :r! -1 S (ctutlianf}j Françoise Giroud s’éteint La dame de presse à la plume acérée, l’auteur à succès, la féministe et la résistante acharnée sont saluées pour une dernière fois SOURCE GRASSET Françoise Giroud, née France Gourdji.ASSOCIATED PRESS Paris — Aimée, admirée autant que redoutée pour sa plume aiguisée, Françoise Giroud a connu plusieure vies en 86 ans, jusqu’à sa mort hier à l’hôpital américain de Neuilly (Hautsde-Seine) des suites d’un traumatisme crânien, à l’âge de 86 ans.Mais que ce soit comme journaliste, patronne de presse avec L’Express, ministre ou écrivain, elle a toujours montré la même énergie et une féroce intransigeance.Au début était France Gourdji, née en 1916 à Genève, d’un père turc directeur de l’Agence télégraphique ottomane, exilé pour avoir refusé de mettre son agence de presse au service des Allemands.Sa fille aussi sera journaliste et résistante.Après des études à Paris, bachelière, à 16 ans, elle devient scripte pour Marc Allégret (Fanny, 1932), puis Jean Renoir (La Grande Illusion, 1936), avant de passer adjointe au metteur en scène (1937).Elle croisera régulièrement au cours de sa carrière le chemin du cinéma ou de la télévision, en tant que dialoguiste et scénariste.Pendant la Deuxième Guerre mondiale, sa participation à la Résistance lui vaut d’être arrêtée par la Gçstapo et emprisonnée à Fresnes.A la Libération, elle se lance dans le journalisme.Françoise Giroud fait ses armes au magazine Elle, dont elle devient directrice de rédaction (1945-53), collaborant aussi à d’autres parutions, notamment France-Dimanche, où elle tire le portrait de personnalités.En 1953, elle fonde L’Express avec Jean-Jacques Servan-Schreiber en s’inspirant du Times américain.L’aventure du premier magazine français d’actualité, dont elle dirige la rédaction puis la publication de 1971 à 1974, formant de nombreuses femmes journalistes, s’achève pour une parenthèse politique, qui lui inspirera La Comédie du pouvoir (WT).Féministe engagée Françoise Giroud est la première secrétaire d’Etat à la Condition féminine de 1974 à 1976, avant de passer à la Culture (1976-77).Féministe engagée, elle explique dans Ce que je crois (1978) que, pour elle, «garçon ou fille, homme ou femme, il n'y a que des individus fiables ou non».Pour le président d’alors, Valéry Giscard D’Estaing, elle ouvre «à deux battants la porte de la vie de la France au rôle des femmes».Pour le premier ministre et actuel président Jacques Chirac, elle contribue «à l’évolution de la société française vers plus de modernisme, d’équilibre et d’équité».Mais Françoise Giroud, qui en 1981 soutient le socialiste François Mitterrand, ami proche, revient à l’écriture.Elle «est restée active jusqu’à ces derniers jours, affirmant que “rendre sa copie” chaque semaine était indispensable pour rythmer sa vie», a écrit hier l’hebdomadaire du Nouvel Observateur, où elle était éditorialiste depuis 1983.Jean-François Kahn, directeur de la rédaction de lhebdomadaire Marianne et ancien journaliste à L’Express, se souvient de «cette capacité quelle avait de résumer une situa- tion, de flasher en dix lignes, de dire l’essentiel avec un bonheur d’expression extraordinaire».»EUe était vraiment la reine et les gens buvaient ses paroles, fascinés par elle», dit-il.Un modèle «Pour les gens qui ont débuté avec elle comme moi, c’était un modèle», confirme la journaliste politique Michèle Cotta, elle avait «ce ton que beaucoup ont trouvé souvent cruel, mais que moi, j’ai toujours trouvé seulement aigu».«Elle a su se donner la chance d’être toujours la meilleure ou parmi les meilleurs [.] L’Express n’aurait jamais été ce qu’il a été sans elle», estime le directeur du magazine, Denis Jeambar.L'Express, dit Jacques Duquesne, qui a participé à sa fondation et en préside le conseil de surveillance, «a représenté une sorte de libération [.] sur le plan de l'écriture, de la forme journalistique, parce que [Françoise Giroud] avait compris qu’il fallait écrire très clairement et simplement pour les lecteurs».Françoise Giroud, commandeur de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, a aussi publié une vingtaine de livres, dont Le Tout-Paris (1952), La Comédie du pouvoir (1977), Une femme honorable (1981), Le Bon Plaisir (1982), A/wa Mahler ou l’art d’être aimé (1988, grand prix de la Femme), Jenny Marx ou la femme du diable (1992), Arthur ou le bonheur de vivre (1997, autobiographie), Profession journaliste (2001), et Leu: histoire d’une femme libre (2002).Depuis 1992, Françoise Giroud, mère de deux enfants, était membre du jury du prix Femina.CINÉMA Chicago et Les Heures remportent les Golden Globes ASSOCIATED PRESS Beverly Hills — Le film musical aux intonations jazzy Chicago a remporté le Golden Globe du meilleur film musical hier tandis que Les Heures était sacré meilleur film dramatique.Jack Nicholson a été élu meilleur acteur dramatique pour son rôle de retraité dépressif dans M.Schmidt, et Nicole Kidman meilleure actrice dramatique pour son incarnation de l’écrivain suicidaire Virginia Woolf dans Les Heures».«Je ne sais pas si je dois être heureux ou honteux, parce que je pensais que nous avions fait une comédie», a déclaré Nicholson.Monsieur Schmidt raconte la vie d’un vieil homme qui cherche le sens de son existence alors qu’elle touche à sa fin.Kidman, qui a dû porter des postiches pour son rôle, a déclaré qu’elle était juste fière que Les Heures ait été tourné.Renne Zellweger et Richard Gere ont été consacrés meilleur actrice et meilleur acteur de comédie pour leur prestation dans Chicago, tandis que Meryl Streep et Chris Cooper ont été reconnus meilleurs seconds rôles pour Adaptation.Il s’agit du premier prix de Meryl Streep depuis 1983.C’est pour son rôle dans Le choix de Sophie que Meryl Streep avait remporté un Golden Globe pour la dernière fois, il y a 20 ans.Martin Scorcese a vu ses efforts couronnés: il a été élu meilleur réalisateur pour «Gangs of New York, un film qu’il souhaitait depuis des décennies, et qui une fois tourné a mis plus d’un an à sortir sur les écrans.«Le rêve devient réalité — c’est peut-être un cliché, mais les clichés sont vrais», a commenté Scorcese.Parle avec elle, du réalisateur espagnol Pedro Almodovar a été consacré meilleur film en langue étrangère, au détriment de Balzac et La petite tailleuse chinoise (France), entre autres.L’acteur Gene Hackman — plus de 80 films à son actif — a reçu un Golden Globe couronnant l’ensemble de sa carrière.En télévision, Jennifer Aston a été choisie meilleure actrice d’une comédie pour son rôle dans Friends.C’est Tony Shalhoub qui a remporté la palme du meilleur acteur d’une comédie à la télévision pour son interpétation du détective Monk.Le prix du meilleur acteur dans une dramatique télévisée a été remis à Michael Chiklis, pour son rôle dans The Shield.La cérémonie, organisée par l’Association de la presse étrangère d’Hollywood, est souvent considérée comme un baromètre pour les Academy Awards, attribués en février.THÉÂTRE Les monologues de Viola LA SAGOUINE ET SON MONDE D’Antonine Maillet Mise en scène: Guillermo de Andrea Décor Ma rio Bouchard.Costumes: François Barbeau.Lumières: Michel Bear lieu.Accessoires: David OueDet Maquillages: François Cyr.Avec Viola Léger.Au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 9 février.HERVÉ GUAY De toutes les premières qui prenaient l'affiche la semaine dernière, je mentirais en affirmant que La Sagouine et son monde était celle qui me faisait le plus envie.Il est bien connu qu’on ne se lasse pas de certaines œuvres alors qu’on estime, parfois injustement, avoir assez vite fait le tour d’autres.Aussi ai-je été surpris de tomber sous le charme de la comédienne Viola Léger dès les premières minutes d'un spectacle où elle est seule à fouler la scène du Rideau Vert.Précisons que la soirée est composée d’une enfilade de monologues, la seconde partie revenant entièrement à la célèbre femme de ménage acadienne tandis que la première donne la parole à trois autres femmes du même terroir.Femmes du même monde donc que ces villageoises, aussi réunies par une technique dramatique similaire.De loin, celle qui convient le mieux à la romancière, Antonine Maillet, venue au théâtre par cette entremise.Ses personnages ressentent en effet un besoin flagrant de se dire et d'être écouté qui est particulièrement bien servi par une adresse directe au public, qui les isole, dans le temps et dans l’espace.Nous sommes à mi-chemin du conte et du théâtre.Entredeux où la banalité de toute vie peut être rachetée par un verbe coloré, aux accents d'Acadie, rendus plus Jisses au contact du lointain Moyen-Age.Dans cette soirée composée d’ancien et de nouveau, la Sagouine trouve des compagnes moins misérables qu’elle.Aglaé, Barbe et Manchette permettent de mesurer le temps qui s’est écoulé depuis la venue au monde de celle qui a, d’une certaine manière, détrôné l’Evangé-line de longfeDow dans l’imaginaire acadien.Or, les nouvelles venues ont beau être habillées plus richement, elles non plus n'ont pas secoué entièrement le joug d'un passé, qui les cantonnent dans le célibat, les ragots ou le bingo.Elles ne sont peut-être plus dans la survie comme l'était leur aînée, mais l'épanouissement leur est encore étranger.Quoi qu’il en soit, par sa vivacité, la comédienne bien connue Viola Léger nous rend complice des bonheurs et des malheurs, petits et grands, de ces Acadiennes, au parler franc et au rire communicatif Ra-toureuses, eUes le sont toutes, à leur façon, qu’elles observent leur communauté du fond d’un cercueil ou postées à la fenêtre en attente d’un soupirant qu’elles n’épouseront jamais.Rien à voir avec Les Monologues du vagin, par exemple.De plus, les servantes d’aujourd’hui ont, bien entendu, changé de couleur de peau et d’accent.Mais elles peuvent continuer à se reconnaître, ou plutôt exister un moment dans les propos de la Sagouine, qui a passé sa vie à genoux, à frotter des planchers, tout en gardant sa dignité intacte.L’ingénieux dispositif scénique de Mario Bouchard contribue également à donner de l’ampleur à des monologues qui, autrement, auraient pu finir par lasser.Dans l’ensemble, rien n’a été ménagé pour que revive, dans de bonnes conditions, le meilleur versant de l’œuvre dramatique d’Antonine Maillet.Ce ne sera pas assez pour convaincre ceux qui sont allergiques à son travail, mais les autres verront ou reverront agréablement une héroïne et une interprète, liées à jamais.Les Francouvertes reprennent du service Neuf formations de la scène émergente québécoise s’affrontent en demi-finales BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR C> est désormais la tradition.Avec le mois de janvier reviennent Les Francouvertes.Après une pause bien méritée, à la suite des exténuants préliminaires tenus lors de sept lundis soir consécutifs des mois de novembre et de décembre, le populaire et démocratique concours musical remet ça, ce soir, avec ses demi-finales.Neuf formations de la scène émergente québécoise sont en vedette.Les dernières semaines de 2002 ont passé et, des 21 concurrents au départ neuf ont été retenus par le jury professionnel et le public, qui votent à proportions égales.Aussi, les quatre prochains lundis serviront-ils à élaguer le groupe sélect des semi-finalistes, en route vers les finales du 10 février.Donc, ce soir, au Zest rue Bennett, trois groupes défileront.La Corde de Bois (Mirabel), SKAT (Montréal) et Syncope (Montréal) ouvrent le bal.La semaine prochaine, toute en chansonniers, permet- THÉÂTRE Dans l’espoir et la folie d’un monastère LE COLONEL ET LES OISEAUX De Hristo Boytchev.Texte français: lana-Maria Dontcheva.Mise en scène: Marie-Josée Bastien.Interprètes: I jse Castonguay, Hélène Fforent, Erika Gagnon, France LarocheUe, Myriam Leblanc, Anne-Marie Olivier, Jack RobitaiDe.Décor Vano Hottpn.Costumçs: Isabelle Larivière.Eclairages: Eric Champoux.Musique: Mathieu Farhoud-Dionne.Mouvements: Harold Rhéaume.Accessoires: Marie-France larivière.Assistance à la mise en scène: Cliristian Garon.Une production du Théâtre du Trident À la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec.Jusqu’au 8 fevrier.DAVID CANTIN n ne savait pas trop à quoi s'attendre de cette pièce de Hristo Boytchev sur l’espoir, la dignité, ainsi que la profonde solitu- de humaine.Le Colonel et les oiseaux interroge la douleur d'un peuple qui ose se prendre en main afin de vaincre une troublante misère.Pour cette première mise en scène au Trident, Marie-Josée Bastien gagne son pari avec une solide bande de collaborateurs et d’interprètes.Un spectacle où l'humour tragique fait beaucoup réfléchir.Dès l’entrée d’une doctoresse-toxicomane plutôt louche, on ne peut qu'être surpris par l'architecture imposante de ce monastère perdu dans les montagnes de la Bulgarie.Les décors de Vano Hotton arrivent à recréer un climat aussi mystérieux que bouleversant.Peu à peu, on découvre cette communauté de femmes qui tente de survivre dans des conditions déplorables.Ainsi, un désordre émotif met à l’épreuve une cleptomane-alcoolique, une folle de Tchékhov, une nonne androgyne, une traumatisée de la taille, de même qu’une tzigane dépressive.Un jour, alors que des avions de l’ONU parachutent des vivres par erreur près de cet asile psychiatrique, de la nourriture tout comme des vêtements militaires vont complètement changer cette situation presque catastrophique.Muet depuis trois ans, le Colonel endosse désormais l'habit militaire pour mieux convaincre ces femmes de rejoindre les forces vives de l’OTAN.Dans un proche avenir, le but ultime est de porter les revendications jusqu’à Strasbourg.On assiste alors à ces changements qui viennent qu’à mettre les névroses en veilleuse.Les folles, sous le charme paternel de Fetissov, pourront-elles aller au bout de leur rêve?Même s'il ne s’agit pas du chef-d'œuvre annoncé, cette pièce porte la démesure d'un peuple captif à l'image de ses espoirs les plus nobles.L'implication de comédiennes telles Lise Castonguay, Erika Gagnon et Anne-Marie Olivier ajoute beaucoup à ce spectacle plein de fougue et de détresse.De plus, la présence de Jack Robitaille dans le rôle du Colonel Fetissov apporte une grande crédibilité à cette aventure plutôt déroutante.Encore une fois, Marie-Josée Bastien demeure vigilante dans cette manière de peindre l’humain au bord du gouffre.On ne tombe jamais dans la caricature ou le pastiche.Bien sûr, l’apport du chorégraphe Harold Rhéaume compte pour beaucoup dans la fluidité des gestes comme des déplacements sur scène.L’espace est constamment mis à profit dans de pareilles circonstances.Le public demeure ainsi aux aguets tout au long du spectacle.On croit deviner que Marie-Josée Bastien s’est beaucoup inspirée de l’univers du cinéaste Kusturi-ca pour les costumes, la musique et les accessoires qui en disent long.Le Colonel et les oiseaux invite donc à un face-à-face des plus révélateurs.Pour le plaisir intense du jeu tout comme cette énergie propre à l'Europe de l’Est tra à lan Fournier (Montréal), Steve Normandin (Trois-Rivières) et Luc Sasseville (St-Eustache) de croiser amicalement le fer.La dernière des trois semi-finales, le 3 février, permettra de compléter le palmarès des trois finalistes, avec le trio de groupes le plus débridé, soit le Kitchose Band (Montréal), Les Goules (Québec) et Les Breastfee-ders (Montréal).Ce soir, l’hybridité est à l’honneur.Syncope triture le rai' à l’aide du hip-hop.Skat s’oriente vers une soul métissée, elle dont la première maquette, La Fille du serpent, en 2000, a fait tourner bien des têtes.La Corde de bois, on s’en doute, fait dans le folklore enjoué.La qualité des textes, la musique (composition et arrangements), la performance vocale et l’interprétation, l’originalité et la qualité de l’ensemble seront scrupuleusement scrutées par le jury et les spectateurs.Les festivités commencent à 20h, au 2100, avenue Bennett n_IL_TIVÉ "EE1” S î HEE n UNE PRÉSENTATION DE LA COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC raortMjvE »«£E Québec SS CanadS Ce soir à 20 h 30 QUE SE PASSE-T-IL PENDANT LA SEMAINE DE L’AGRICULTURE, DE L'ALIMENTATION ET DE LA CONSOMMATION?et en reportage : Depuis 8 ans, Paul Villeneuve, agronome et éleveur, développe un projet visant à mettre sur le marché un " nouveau " bœuf.Un bœuf tendre et savoureux mais maigre, contrairement à ce qui se fait sur le marché.Avec ses partenaires Pierre Brassard, vétérinaire et éleveur et Claude Laroche, transformateur et distributeur, Paul Villeneuve a conçu un nouveau troupeau qui répond à ces critères.Cest ainsi qu'est né le bœuf de Viandes sélectionnées des Cantons.Ce bœuf haut de gamme, élevé sans hormone, sans antibiotique sera disponible d’ici quelques mois.Animatrice : Pascale Tremblay Lundi 20 h 30 Mardi 22 h 30 Mercredi 14 h 30 Dimanche 14 h 00 Ça change de fa Télé-Québec telequebec.tv I
de

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