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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-02-03, Collections de BAnQ.

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LL 1) E V 0 1 B .LE Ll’NDI ;i K E V R I E K 2 0 0 B SKI ALPIN Erik Guay obtient une surprenante 6e place Page B 5 'ii ÉTHIQUE Les Eglises chrétiennes et l'Irak: les vrais enjeux d’une guerre annoncée Page B 6 LE DEVOIR ECONOMIE Michel Marcoux ?Petit test sur le REER Un fait relativement nouveau: un grand nombre d’investisseurs remettent en question leurs contributions à leur régime enregistré depargne-retraite (REER).Ils préfèrent consommer plutôt qu’épargner, comme si l’épargne avait mauvaise réputation depuis le début du recul boursier.Se poser les questions suivantes devient important «Pourquoi dois-je ou devrais-je contribuer à mon REER?Est-ce toujours aussi avantageux et souhaitable de contribuer à mon régime?Quels sont les avantages et quels sont les produits admissibles?» Selon Yves Saint-Amand, CA, M.Fîsc, chez Gagné, Genest, Lacroix, il y a trois objectifs principaux associés aux contributions à un régime d’épargne retraite.Le premier est l’importance pour un citoyen d’accumuler un certain capital pendant sa période de vie active, et ce, pour financer la portion de sa vie où il ne travaillera plus: ce capital servira à combler ses besoins personnels.Cependant, nous sommes tous d’accord que ce premier objectif n’a rien à voir avec un régime et pourrait être atteint à l’extérieur de tout régime.Là où un régime apporte un avantage net à l’investisseur, c’est que les paliers de gouvernements provincial et fédéra], pour les résidents du Québec, permettent de soustraire du revenu imposable le montant de la contribution au REER et par le fait même, de réduire le taux marginal d’imposition du contribuable.Vulgarisons: Revenu Canada et Revenu Québec vous remettent une prime pour vous aider et vous inciter à maximiser votre taux d’épargne.Un petit cadeau, quoi! De plus, il y a l’avantage qu’aucun revenu découlant de votre régime n’est imposable tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas de décaissement à votre régime.Normalement, à l’extérieur d’un REER, le contribuable doit nécessairement déclarer et payer de l’impôt sur chacun des gains générés par tout placement, et ce, l’aimée où le gain est réalisé.Exemple: si vous achetez un certificat de dépôt ou tout autre produit financier générant un gain, vous devez déclarer ce gain et payer l’impôt au moment de la production de votre déclaration de revenus.En adhérant au REER, vous pouvez utiliser ces gains, les accumuler et vous en servir pour les réinvestir dans le régime, tout en restant à l’abri du fisc.Evidemment, au moment du décaissement, l’épargnant doit payer les portions d’impôt dues, selon l'ordre de grandeur du décaissement annuel.Mais comme vos revenus seront moins élevés au moment de la retraite, votre taux d’imposition sera aussi plus faible.Actuellement le contribuable québécois a le droit de verser un maximum de 18 % de son revenu imposable annuel jusqu’à concurrence de 13 500 $, mais les contributions non utilisées peuvent être reportées pour utilisation future.Il y a plusieurs années déjà que nous entendons des rumeurs voulant que le fédéral permette d’augmenter ces plafonds pour tenir compte de l’effet de l'inflation sur la masse salariale totale des citoyens canadiens.D semble que ce soi] imminent ce serait souhaitable.A l’âge de 69 ans, le contribuable canadien, qu’il en ait besoin ou non, devra convertir son REER en un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) et y puiser (décaissement) un certain pourcentage chaque année.C’est alors la fin du REER- tout le capital, les intérêts compris, devient assujetti à l’impôt Enfin, il est intéressant de savoir qu’on peut aussi contribuer au régime enregistré d’épargne-retraite de sa conjointe ou de son conjoint.Pour les jeunes qui en sont à l’achat d’une première propriété, le régime d’accession à la propriété (RAP) est une solution intimement fiée au REER D en va de même pour un retour aux études: c’est le régime d’encouragement à l'éducation permanente qui est alors en vigueur.Ce sont deux programmes intéressants qui permettent un emprunt de 20 000 $ et qui sont à l’abri de l'impôt Les produits admissibles En adhérant et, par la suite, en contribuant à un REER le régime en question nous permet d'acquérir certains produits financiers admissibles selon les lois fiscales en vigueur.De façon générale, les produits admissibles comprennent les dépôts à terme, les obligations gouvernementales et municipales, les actions et les obligations de sociétés publiques ou non publiques (avec certaines restrictions), les prêts hypothécaires (avec restriction), les parts de fiducies de fonds communs de placement, les parts de certaines coopératives, les actions de fonds de travailleurs.Cette liste n’est pas exhaustive, mais reflète assez bien les produits généralement utilisés à l’intérieur d’un régime de retraite.Quant aux questions qu'on se posait au début, il me semble qu'il faut répondre par l’affirmative: le contribuable gagne à investir dans son REER question (gjavantages.com Michel Marcoux est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement, et il est l’auteur de l’ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2003.Début de la campagne REER 2002 Gare aux émotions ! Les mots clés du message émis par la clientèle sont «protection» et «produit sécuritaire» GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Au début de 2000, on pouvait observer un exode massif des fonds obligataires vers les fonds d'actions.En ce début de 2003, on assiste à un mouvement parfaitement inversé, la dominante étant la priorité accordée à la protection.Entre les deux, il y a ce fameux cycle des émotions, selon lequel la très grande majorité des investisseurs aurait tendance à acheter au sommet et à vendre au creux.Pour Pierre Payeur, conseiller en fonds de placement et spécialiste en valeurs mobilières à l’industrielle Alliance, les mots clés du message émis par la clientèle en ce début de campagne REER 2002 sont «protection» et «produit sécuritaire».Même son de cloche chez Desjardins et à la Banque Nationale.Dans le premier cas, ce sont les fonds obligataires et équilibrés qui attirent le plus l’attention.Dans le deuxième, «on fait appel à notre spécialité, soit les produits garantis s’en remettant à la gestion alternative, aux fbndsi de fonds», a résumé Daniel Labadie, chef de produit, Epargne chez Desjardins Sécurité financière.«Les gens sont nerveux.Ils recherchent plus de sécu- rité, moins de volatilité.Ils font face à un dilemme, avec un marché boursier refusant toujours de décoller, une bonne tenue du marché obligataire pouvant tirer à sa fin et des CPG traditionnels offrant toujours de faibles taux de rendement», a résumé Daniel labadie.«Nos CPG indiciels demeurent donc très populaires.D'autant plus que nous pouvons afficher un historique remontant à cinq ans, que le passé a démontré que ces produits ont su passer à travers différentes crises.» Chez Desjardins, on a amorcé la campagne, cette année, avec un Indice Plus Stratégique 108 %, un CPG indiciel à échéance de huit ans entrant dans la famille des hedge funds de l’institution.A la Banque Nationale, on remarque également que les gens demeurent encore très prudents.Si l’attention est présentement accaparée par le marché hypothécaire, en prévision des achats immobiliers de l’été prochain, les premières indications REER font ressortir une répartition similaire à celle de l’an dernier, soit moitié-moitié CPG et fonds de placement diversifié.«C’est frileux, les gens sont prudents», a résumé Jean Bloitin, vice-président.Solution de crédit et de placement aux particuliers à la BN.«R y a beaucoup de demandes pour le capital garanti.» La BN a lancé sa campagne avec un billet blue chips échéant en 2010, devant être l’objet d’un marché secondaire après un an.Le rendement de ce billet est fié à l'évolution d’un portefeuille de 20 titres blue chips canadiens.Il est plafonné à 35 % jusqu’au milieu de ce parcours de sept ans, sans limite ensuite.L’institution table également sur ses fonds diversifiés, très populaires l’an dernier, qui devraient être revisités cette année.Ces fonds sont conçus de manière à otlrir six portefeuilles stratégiques répondant à autant de profils types d’investisseur, avec rebalancement automatique aux six mois.Pierre Payeur, de l’industrielle Alliance, précise pour sa part que la tendance se dessinant en décembre s’est poursuivie en janvier, avec l'essentiel de l’épargne canalisé vers le marché obligataire et les fonds équilibrés.Il espère que les deux grandes erreurs commises dans le passé, soient la manifestation d’un trop grand enthousiasme pour les actions au sommet du marché, et une attitude trop prudente et sécuritaire à l’approche d’un creux, sauront être évitées.Malheureusement, ajoute-t-il, les investisseurs ont l'habitude de regarder dans le rétroviseur, de s'en remettre aux performances passées.D’où cet engouement renouvelé pour le marché obligataire cette année, par opposition au marché boursier.Glissade des cours boursiers REUTERS 81 % des personnes actives de 45 ans ou plus affirment avoir subi les contrecoups de la correction boursière.£ r m , Une retraite incertaine GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Cette longue glissade des cours boursiers a bouleversé les plans de retraite des 45 ans ou plus.En fait, dans ce segment, ils sont sept Canadiens sur dix à soutenir que leurs plans de retraite ont souffert de l’évolution des marchés boursiers.Et six sur dix à affirmer que cette correction boursière interminable a eu pour conséquences de repousser d’au moins cinq ans l’âge auquel ils comptaient prendre leur retraite.Les sondages se suivent et se ressemblent Le plus récent, celui réalisé par Ipsos-Reid pour RBC Groupe financier, indique que 59 % des personnes dites actives âgées de 45 ans ou plus se sentent bien loin de leurs objectifs de retraite.Du moins elles estiment accuser un certain retard à ce chapitre, avec une forte proportion n’ayant aucune idée du patrimoine qu'elles doivent accumuler pour s’assurer une retraite confortable.«Même parmi ceux qui ont des REER, 39% détiennent moins de 50 000 $ dans ce compte», ajoute-t-on.La réalité n'est donc pas si rose, le tout ayant été assombri par cette longue glissade boursière.Ainsi, 81 % des répondants au sondage ont affirmé avoir subi les contrecoups de la correction boursière «au point que 74 % ont procédé à des changements ou à des réductions de leur train de vie, et que 7 % sont retournés au travail».Les attentes ont également été secouées.Peut-être ces attentes —au chapitre des rendements espérés ou encore de l’âge de la retraite— étaient-elles irréalistes?N’empêche, seulement 20 % des Canadiens âgés de 45 ans ou plus croient, désormais, que leur retraite sera financée par les revenus de leurs propres placements.C’est dans une proportion de 55 % que «ces baby boomers estiment que la rente de retraite d’un employeur ou de l’État sera leur principale source de revenu à la retraite».Aux États-Unis La situation n’est pas différente aux Etats-Unis, où un Américain sur cinq âgé de 50 à 70 ans affirmait que les pertes subies en Bourse les invitaient à remettre à plus tard leur départ à la retraite.En fait, seuls 31 % d’entre eux pensaient pouvoir prendre leur retraite avant 65 ans, et 22 % avant 69 ans.Un autre sondage, réalisé pour Gestion de patrimoine TD, a fait ressortir une importante révision à la baisse dans l’expression des besoins à la retraite à la suite de cette contraction de smarchés boursiers.Selon les conclusions du sondage dévoilées au début de janvier, ces besoins ont été abaissés de 15 % à 547 000 $.Le chiffre avancé dans le sondage 2002 était de 652 000 $, mais chute des cours étant.Pas étonnant donc que dans un survol de la Financière Manuvie, effectué en décembre dernier, les répondants aient été beaucoup plus nombreux cette année à souhaiter avoir la garantie que la valeur de leur dépôt initial ne diminuera pas au-delà d’un certain niveau et ce, peu importe ce qui peut se produire dans le marché.Cette préoccupation touchait 68 % des répondants déclarant détenir des placements, contre 60 % dans la version précédente de ce sondage annuel.Les dangers d’un dollar faible VÉRONIQUE DU P ONT AGENCE FRANCE-PRESSE New York — La faiblesse du dollar, au plus bas niveau depuis plus de trois ans alors que les investisseurs s’inquiètent d’une probable guerre en Irak, fait le bonheur des exportateurs américains, mais n’est |)as exempte de risques pour l’économie américaine.«A terme, cela aide les exportations américaines et donc l’économie du pays», affirmait vendredi Henri Willmore, économiste de la banque Barclays, alors que l’euro cotait 1,0740 $US, contre 0,8230 $US lorsque le billet vert était à son apogée fin 2(XX).Un dollar plus faible rend les produits américains vendus à l’étranger,moins chers et donc plus sédui-dants.«C’est bon pour les multinationales comme IBM», constate Larry Wachtel, stratège de la maison de courtage Prudential Securities.«Un billet vert en perte de vitesse profite clairement à l'industrie, car cela dynamise la demande étrangère pmr les produits américains et abaisse la demande intérieure pour les importations», renchérit Merrill Lynch dans une note de recherche.D’où le mécontentement affiché par les industriels américains à la suite des récentes déclarations de John Snow, le nouveau secrétaire américain au Trésor, en faveur de la poursuite de la politique du «dollar fort».Cependant, une monnaie affaiblie, qui rend les biens importés plus coûteux, est généralement synonyme de risque inflationniste.La plupart des économistes écartent toutefois ce danger, étant donné le niveau actuel très bas du taux d’inflation aux Etats-Unis.«La flambée du pétrole pèse bien plus sur la stabilité des prix», remarque Tom Kraus, économiste de Wells Fargo.Tobias Levkovich, stratège chez -Salomon Smith Barney, souligne en outre les effets positifs d’un léger regain d’inflation sur la consommation et l’investissement Les consommateurs et les entreprises qui achètent à crédit profitent ainsi de biens qu’ils «rembourseront avec des dollars réels de moindre valeur», explique M.Levkovich.Henri Willmore va jusqu’à se demander si John Snow «croit lui-méme aux bienfaits d’un dollar fort».Fuite des capitaux Toutefois, certains économistes soulevaient les risques d’une fuite des capitaux étrangers si le dollar ne remonte pas rapidement «Beaucoup d’observateurs s’attendent à ce que cette tendance baissière du dollar effraie les investisseurs étrangers», relève M.Levkovich, car celled entraîne une dépréciation et une plus grande instabilité de leur actifs.«Cela pourrait donc peser sur les marchés boursiers», ajoute-t-ü, même si certains, comme Inrry Wachtel, pensent que la valeur du dollar n’influence que partiellement la Bourse.D’autres économistes soulignent aussi que l’impact d’une baisse du dollar sur la balance commerciale américaine, et donc sur la balance des comptes courants, n’est pas forcément aussi évident qu'il le paraît.Paradoxalement, l’affaiblissement du dollar commence par nuire à la balance commerciale dans un premier temps, car les prix à l’importation augmentent immédiatement tandis qu’il faut un certain temps pour que la baisse relative des prix à l’exportation parvienne à doper les ventes à l’étranger.Les importateurs, par souci de garder intactes leurs parts de marchés, peuvent aussi jouer sur leurs marges et atténuer ainsi l’impact de la baisse du dollar.Enfin, selon les économistes de Merrill Lynch, il faudrait encore une baisse de 20 % de la valeur du dollar — en plus de son recul de 30 % par rapport à fin 2000 — pour «ramener le déficit des comptes courants, actuellement à5%du PIB et toujours croissant, dans sa marge historique de 2 %».» » B 2 LE DEVOIR.LE LUNDI 3 FÉVRIER 2 0 0 :i LES FONDS COMMUNS DE PLACEMENT Ces données, fournies par Fundata Canada inc, présentent le rendement des fonds communs de placement pour la semaine se terminant jeudi (sauf pour les rendements sur un mois (1m%) et un an (1 an %), calculés à la fin du mois dernier), La valeur de chaque unité, i e la valeur de l'actif net par action (VANPA) est exprimée en dollars canadiens é moins d’indication contraire Les données ne doivent servir qu'é titre d'information; une confirmation du prix devrait être obtenue auprès des gestionnaires du fonds ou d’un vendeur autorisé.Var.% et Var $ indiquent les variations en pourcentage et en prix depuis une semaine Fonds d’investissement &,< MM Üeu C$ Port act çan Port am élite oteé.Var.% Var S 1aa% Var.% Var» laa% 'imarlt i/fimark niâmes’ I Vai T nC Act ^ luMondUMg J jMwî % »c C jWoçjû^t 5pc A cront Straatjii - ¦ :nt u-.ewcjrses ; m jiobai )u« en 'ef.ec ¦tijr '«g tiooQ n asiatique «venu A .Vc t" -/ *¦'- 1 MuftpceOpc SA ommmond Ttono Act Mona urqss Act Mond Vaieuf 6 80 Actions a'ne?jfowtn EjptlFanft OU iiq crt trm Dtws Crnna Lat trois Amer Cat crois euro ôat crois inter dfStcijn «gte Mno mnov mond t revenu 'An >oct-u an cqu jrowut 'qu ^aiue cqdrï GSOfl Ad Mono act mono j' v ¦ : outra jisKei -iMinc5* ccnnci:.il1,%, -d tyro Cat antç mono fii • -e'c •: t ser fin mon omond mond demo mono ois act amer rois européen ulinTcdn sel cdn &r Rotent Amé equii act can ad mono Œ» .t rev 'ine McElvaine , McElvaine inv McLean BuOd 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Logement à louer?Propriété à vendre?RÉNOVATIONS de loue Bênre» Saéslaclion garantie Pnx raisonnable 598-1100(Jean) RÉNOVATIONS GENERALES cuisine salle de bain, massonene nenuisene peinlure.51r>-983-3432 575 DÉHÉNAGEHEN1S G.JODOtN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres Spécraine appareils éleclnques Assurance complete 253-4374 1592$* *4 lignes, 3’** par ligne supplémentaire.Samedi seulement 32% de plus.Heure de tombée : 14h00 tous les jours (lun.-ven.) 985-3322 Communiquez avec un conseiller publicitaire dès maintenant Différents forfeits disponibles.LF.DEVOIR xmm LES PEÏITES ANNONCES PU UINDI AU VEMPREDl Di 8H10 A 1 7HOO Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit CORBO (COTÉ) MIGNONNE À Montréal, le 30 janvier 2003, s'est doucement éteinte Madame Mignonne Côté-Corbo, au mi-temps de sa quatre-vingt-quatorzième année.Épouse de feu Nicola Léopold Corbo et mère de feu Jean, elle laisse dans le deuil son fils Claude, sa belle-fille Louise Joubert et ses petits-fils Martin et Vincent.Elle sera exposée au Salon Alfred Dallaire inc.1111 Laurier Ouest, Outremont le mardi 4 février de 14h00 b 17h00 et de 19h00 b 22hOO le mercredi 5 février dès lOhOO.Les funérailles auront lieu en l'Église Ste-Madeleine, 750 Outremont, Outre-mont le mercredi 5 février b 1 IhOO et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.> Si « «ci rntftvniblv m un rc«t lie iiMthv vUiu*/ marliMourantc* cm ou appelez lv 1 *oo .V>i-|n04 La tMutio» par matin AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous ploît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiateme nt toute anomalie qui s’y serait glissée.I.KMAOII! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.wwDAnorr JEUNES n SOCIÉTÉ °Po 0 M St LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE a comme coopérant a comme bénévole a comme donateur (514) 387-2541, poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 • Mesure d'angle.- Taux des produits d'excrétion azotés dans le sang.2 - Uvule.- Quelqu'un.- Neptunium.3- Foyer.- Réembauche.4 - Pièce de harnais - Charge d’un âne 5 - Colère.- Homme politique, journaliste et historien français 1797-1877 6 - Formation.7 - Mouvement antipar- lementaire.- Coupe de cheveux Irisés, 8 - Alcaloïde 9 - Goujats - Retran- chent.10 - Sujet d’un roi méro- vingien.- Erbium.11 - Bananier des Philip- pines.- Néon.-Composition musicale.12 - Tire-fesses - Pro- vocation VERTICALEMENT 1 • Il vend des sorbets.- Orifice 2- Jeune oiseau échassier.- Béryllium.3 - Remuant, - Loyal.4 - Cheville.- Paradis.- Démonstratif, 5 - Asiate.- Cépage blanc.6 - Aucun.- Séparation d'éléments d'un mot.7 - Complet.- Fondu.8 - Nuance.- Holmium.- Additionné d’iode.9 - Se dit d'une feuille qui enveloppe comme une gaine.10 - Grison.- Femme remarquable.- Petit morceau cubique (Cuis.).11 - S'immiscer (v.pr).- Récent.12 - Glaives - Conces- sion.Solution d'hier l LE DEVOIR.LE L L' X D I 3 FÉVRIER 2 0 0 3 Vj Des publications de L'OFFICE DE CATÉCHÈSE DU QUÉBEC Parcours catéchétique Au til des saisons Au fil des saisons comprend 4 parcours catéchétiques destinés aux jeunes de 8-9 ans mais pouvant s’adapter à des groupes dont l’âge varie de 6 à 11 ans.LA DÉMARCHE PROPOSÉE PERMET AUX JEUNES • d’apprendre à interpréter leur vie à la lumière de la Parole de Dieu ; • de découvrir la vie de témoins du passé et d’aujourd’hui ; • de s'initier au sens des symboles liturgiques; • de vivre une expérience communautaire.PARCOURS D’AUTOMNE Vivre ensemble ll6 PAGES Au lil des saisons Vivre ens’emM A«* ni des saisuns Pèbtm# m&mAz PARCOURS D’HIVER Fêtons ensemble 144 PAGES PARCOURS DU PRINTEMPS Vive (a vie I 144 PAGES y.s, i Au ( il des saisons dVlf- PARCOURS D'ÉTÉ Bonnes vacances I 124 PACES Les parcours sont vendus séparément, au prix de 22,95$, ou ensemble, au prix de 79,95$ Cartable disponible À 6$ àu! Li si'irmmiiri' mi En collaboration avec le Diocèse de Trois-Rivières LA SPIRITUALITÉ AU QUOTIDIEN Parcours d’éveil à la spiritualité familiale Conçu par des parents, cet ouvrage propose des rencontres pour les parents d'enfants âgés de moins de n ans.À travers des échanges et des activités ils auront l'occasion de mettre des mots sur leur expérience, leurs convictions, leurs doutes, leurs croyances et de s'arrêter pour apprécier la profondeur de leur vie familiale.112 pages • 19,95$ Cartable disponible 34$ ri 1?- f i ¦J B En partenariat avec SOCABI Yvon Fafard DIS À TON ENFANT Activités de partage biblique A partir de textes bibliques significatifs qui interpellent aussi bien les jeunes que les adultes, ce livre d’activités amènera petits et grands à s’ouvrir à la Parole de Dieu en vivant une expérience faisant appel à l'imagination et à la créativité de chacun.96 pages • 14,95$ ÉDITIONS FPR En vente chez votre libraire Distribution Fides B (i E T H IQ U E E T R.E LIG10 N S Les Églises chrétiennes et l’Irak Les vrais enjeux d’une guerre annoncée Jean-Claude Leclerc Les milieux chrétiens sont de plus en plus opposés à la noqvelle guerre «annoncée» des Etats-Unis contre l’Irak.Paradoxalement, le président George W.Bush, qui entend détruire le régime de Bagdad par la force, ne cache pas non plus sa vision religieuse des choses.Le pétrole arabe — comme on lui en prête le motif — ne serait-il donc pas l’enjeu du conflit?Officiellement la Maison-Blanche veut prévenir, après le terrible 11 septembre, une attaque de «destruction massive» en provenance de Bagdad, un régime qui a démontré ^es ambitions, sa haine des Etats-Unis et de leurs alliés, et sa détermination d’user de n’importe quelle arme.Officieusement, une école néo-impériale à Washington voudrait avertir la planète que les Etats-Unis, seule puissance mondiale, ne toléreront aucun régime hostile ou trop indépendant.Que Bagdad possède ou pas un arsenal de l’horreur, les pasteurs chrétiens de l’Irak ont demandé à leurs collègues d’Occident de rejeter les sanctions infligées à leur pays et de s'opposer à la guerre qui menace.La plupart des men)bres du Conseil canadien des Eglises ont répondu positivement à cet appel.Angélisme?Objectifs En fait, pour juger de la politique de Washington, il faut en discerner les objectifs.En 1991, Washington n’a guère eu de mal à réunir une coalition pour repousser l’invasion irakienne au Koweït.Le respect du droit international autant que la sécurité des approvisionnements pétroliers justifiait, pouvait-on croire, une intervention militaire.Surtout que Saddam Hussein refusait de se replier et menaçait jusqu’à l’Arabie Saoudite.(Bagdad n’était plus utile à Washington dans l’endiguement de la révolution chiite en Iran.) Contre la coalition militaire de Bush père, ceux qui s’opposent par principe à la guerre n’ont pas eu le temps de mobiliser l’opinion publique, américaine ou internationale: le principal enjeu semblait clair.Un ancien conseiller du président Carter, le célèbre Zbigniew Brzezinski, l’a écrit «sans ambages», ainsi que le rapportent A Gresh et D.Vidal dans Golfe — Clés pour une guerre annoncée: «Le véritable intérêt vital pour l’Amérique dans la crise du Koweït, c’est d’assurer que le golfe Persique demeure une source sûre et stable d’approvisionnement en pétrole vendu à un prix raisonnable à l’Occident industrialisé.» Mais ces journalistes du Monde Diplomatique et de La Croix n’avaient pas manqué de citer aussi la réplique donnée par J^mes Baker, alors secrétaire d’Etat, aux gens qui demandaient pourquoi les Etats-Unis se battaient dans le Golfe: «Si vous voulez la réponse en un mot, c’est les emplois.» Pas les jobs dans l’industrie militaire, mais les emplois qui seront créés aux Etats-Unis quand des millions de consommateurs arabes achèteront des produits américains.w» Éléments nouveaux Douze ans plus tard, la politique de Bush fils est-elle la même que celle de son père?Au moins deux éléments nouveaux sont pris en considération par les analystes.Premièrement, même si Bagdad n’avait aucune arme absolue, et si rachitique soit le régime de Saddam, il représente aujourd’hui, — comme hier les talibans de l’Afghanistan — une menace potentielle à la stabilité du voisinage, et partant de la planète.Bien que Washington proclame sa victoire prochaine contre al-Qaïda, le terrorisme n’est pas mort: nul pays soupçonné d’abriter des kamikazes ne va désormais, échapper à l’intervention des Etats-Unis.Deuxièmement, l’Arabie Saoudite n’est plus une pièce essentielle du dispositif stratégique des Etats-Unis.Tout en étant l’allié de Washington (malgré son appui à Israël), Riyad a financé de ses pétrodollars une branche réactionnaire de l’islam.Cet argent a donné des moyens considérables à l’agitation présente dans maintes mosquées et autres écoles religieuses.Tant que ce fanatisme a visé Moscou ou Téhéran, le fléau a été supportable (conune le fut la dictature de Saddam).Mais depuis que des musulmans ont applaudi à la destruction du World Trade Center, le péril a montré son visage.En outre, comme l'expliquent certains experts, les Etats-Unis n’entendent plus être captifs du pétrole du Moyen-Orient, surtout qu’ils pourraient tirer un plus grand avantage économique de l’exploitation d’autres régions pétrolifères.Bref, Saddam ne serait pas le seul autocrate du Moyen-Orient à devoir abandonner le pouvoir.Washington n’a plus besoin de régimes forts dans le monde arabe pour monter la garde sur les puits de pétrole ou traquer les opposants.Au contraire, ces alliés d'hier, incompétents et corrompus, sont devenus un stimulant de l’islamisme radical et un obstacle au développement de nouveaux marchés pour les entreprises américaines.REUTERS Des milliers de soldats américains sont déjà stationnés au Koweït, à la frontière de l’Irak, dans l’attente du déclenchement d’une campagne militaire contre le régime de Saddam Hussein.Bien sûr, les milieux religieux ne vont pas s’opposer à la libération des populations arabes tenues depuis trop longtemps sous le joug.Mais ils ne voient pas en quoi les populations civiles devraient payer le prix d’une guerre, surtout si, comme en Afghanistan, les gens qui détiendront le pouvoir ne seront pas nécessairement plus démocrates ni plus respectueux des droits fondamentaux.Les pays du Moyen-Orient ne sont pas seuls en cause.En privilégiant la méthode forte, dont ils ont désormais le quasi-monopole, les Etats-Unis écartent des discussions les pays qui n’ont pas les mêmes moyens qu’eux de faire pression sur les gouvernements récalcitrants.Ils battent en brèche les règles du droit international et le statut, en principe égal, des nations qui ont des intérêts légitimes dans les affaires internationales.Même pour un pays pacifique ou un gouverne-ipent sympathique envers les Etats-Unis, cette politique d’hégémonie n’a rien de rassurant.En minimisant le rôle des Nations unies, les Etats-Unis affaiblissent (e principal instrument que les Etats se soient donné, après la Deuxième Guerre mondiale, pour préserver la paix et résoudre les conflits.Du coup, ils privent les peuples de plusieurs pays en crise — notamment en Afrique — des recours que l’ONU pourrait et devrait leur offrir, même si Washington n’y possède pas d’intérêt vital à défendre.Un message Enfin, en imposant unilatéralement un changement comme celui qu’elles préparent pour l’Irak, les autorités américaines envoient un message, involontaire sans doute, mais porteur de malheur pour l’avenir.Ce message tient en deux constats.Aucun pays n’est désoripais en mesure de résister aux Etats-Unis avec les moyens diplomatiques ou militaires classiques.En conséquence, il n'y aura plus qu’un recours contre une telle puissance impériale: l’arme des faibles, c’est-à-dire le terrorisme.Pour des millions de personnes, «l’Amérique» (comme disaient autrefois les immigrants européens) est encore une terre de liberté, de prospérité et de sécurité.Mais pour des milliers d’autres, qu’ils soient de milieux aisés ou sortent des bidonvilles, intolérables paraîtront l’arrogance américaine, le type de société qu’elle impose et le statut déprimant qu’elle réserve aux autres nations.Le radicalisme islamique n’est qu’une des facettes de la frustration qui se répand sur la planète.Washington peut surveiller les mosquées et lâcher les dictatures arabes.Mais ses généraux ne transplanteront pas la démocratie à coup de missiles.Aussi, dans les universités, les laboratoires et les entreprises, partout dans le monde, une relève vengeresse apprend discrètement comment ébranler la forteresse.Aussi l’idée proposée par les organisations chrétiennes du Canada de résoudre la crise du Moyen-Orient par une conférence du désarmement paraît-elle à la fois comme la plus humaine et la plus réaliste.Pour l’heure, elle n’a guère été entendue à Ottawa.redaction@ledevoir.com Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l’Université de Montréal.LECTURES Les chrétiens et l’argent L’ÉVANGILE ET L’ARGENT , André Naud Ed.Fides, Montréal 2003,78 pages LOUIS CORNELLIER Mauvais riche?«Il serait temps, s'insurgeait Léon Bloy, de discréditer ce pléonasme qui ne tend à rien de moins qu’à dénaturer, au profit des mangeurs de pauvres, l'enseignement évangélique.» La pauvreté économique, avec l’état de manque qui la caractérise, serait-elle donc l’idéal chrétien suprême?Dans un opuscule intitulé L’Evangile et l’argent et publié à titre posthume, le théologien André Naud conteste ce radicalisme.Toute réflexion chrétienne sérieuse, écrit-il, doit se frotter au problème de l’argent, mais elle doit le faire en évitant les dérives interprétatives contre-productives.Comment, donc, établir «ce que pro-VEvi pose l'Evangile pour le laïc chrétien en gagé dans le contexte socioéconomique, culturel et politique contemporain»?L’çxégèse des principaux passages de l’Evangile à ce sujet est déroutante, constate Naud.Les «pauvres de cœur» des Béatitudes selon Matthieu évoquent les humbles en face de Dieu.Les «pauvres» de Luc, quant à eux, seraient bien des pauvres réels, mais il s'agirait de les consoler et non d’idéaliser leur condition.L'injonction radicale faite au mauvais riche (tout donner aux pauvres), pour sa part, s’appliquerait essentiellement à «certaines situations ou vocations particulières et exceptionnelles».Que serait donc, alors, la pensée évangélique sur l’argent, si Ton doit conclure à «l’inopportunité évidente de présenter la pauvreté comme un idéal pour les chrétiens»?.Une lecture fine des Evangiles peut en fournir les matériaux.Le danger des richesses serait le premier thème à retenir, dans la logique suivante: s’il est légitime et nécessaire d'avoir de l’argent, il importe toutefois de résister à son culte qui engendre l’aliénation de Tètre dans l’avoir (croire que l’argent peut tout donner), qui enferme dans La société actuelle offre tout un défi à l’enseignement évangélique Tégoïsme et qui «usurpe dans l’âme la place de Dieu».C’est à l’argent comme «puissance spirituelle» qu’il faut savoir s’opposer.L’enseignement de Jésus à cet égard, écrit Naud, ne comporte pas de refus de la jouissance des biens matériels, pas d’hostilité de principe envers les riches, ni d’invitation à l’insouciance envers Tar-gent.Il comporte d’abord et avant tout un plaidoyer en faveur du souci des autre?qu’une formule de Jacques Ellul résume bien: l’Évangile invite à «profaner l’argent par le don».Dominée par «la promotion exacerbée du désir», par un hédonisme radical qui occupe l’espace laissé vacant par le recul de l'espérance de Tau-delà, la société actuelle offre tout un défi à l’enseignement évangélique, mais des signes d’espérance existent néanmoins (qui se manifestent par diverses formes d’engagements sociaux) qui montrent que la lutte entre les deux tendances contradictoires de l’être humain (avoir et être) n’est pas perdue.C'est, écrit André Naud, notre propre fragilité face à l’argent qu’il faut savoir reconnaître pour combattre l'égarement spirituel et mieux adhérer, ce faisant, aux valeurs chrétiennes qu’elle impose: la réserve, c’est-à-dire le refus de «se laisser investir par l’argent d'une manière qui détruirait la correcte hiérarchie de nos rapports avec Dieu et avec les autres», et le partage, l'ouverture à la misère des autres, qui passe entre autres, aujourd’hui, par un engagement personnel et privé, mais aussi par une participation honnête à la redistribution étatique de la richesse (oui, vive les impôts!).Refusant toute récupération politique du message évangélique, Naud insiste pour rappeler que la mission propre de l’éducation chrétienne «n 'est pas de refaire les structures de la société, mais d’oeuvrer à la conversion des cœurs».Je ne partage pas cette prudence qui se fonde, à mon avis, sur une réflexion qui ne va pas au bout de sa logique.J’aurais donc souhaité lire un Naud plus radical, mais, alors, ce n'aurait pas été lui.Son essai, cela dit, reste profondément original, intelligent, stimulant et nécessaire.louiscornellieriS parroinfo.net Techniques de reproduction Le pape dénonce « la logique mercantile » AGENCE FRANCE-PRESSE Cité du Vatican — Le pape Jean-Paul II a dénoncé hier «une certaine logique mercantile» dans les techniques de reproduction moderne, visant essentiellement le clonage, mais aussi la reproduction artificielle.«Une certaine logique mercantile, alliée aux technologies modernes, peut parfois profiter de désirs humains bons en soi, comme celui de devenir mère et père, pour pousser à vouloir un enfant “à tout prix’’», a déclaré le pape au cours de l’Angélus dominicaL «La vie humaine ne peut en réalité jamais devenir un 'objet”: de la conception à la mort, l’être humain est le sujet de droits inviolables devant lesquels la liberté doit savoir s’arrêter», a ajouté Jean-Paul D.Dans ce contexte, «il est indispensable que les Etats se dotent, dans des matières aussi complexes, de lois organiques et claires, fondées sur de solides bases ethniques, destinées à protéger le bien inestimable de la vie humaine», a jugé le souverain pontife.Le pape, qui s'exprimait devant plusieurs milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre par une journée ensoleillée, mais froide, a regretté •les situations dans lesquelles la personne humaine devient l'instrument des intérêts économiques, politiques, scientifiques, surtout quand cette personne est faible et ne peut pas se défendre».f 1 LE DEVOIR.LE LL X D I ;i K E V R 1 E R 2 O O ;i LE DEVOIR CONVERGENCE C H N O MÉDIAS Inquiétant Palladium Du sang à la une MICHEL DU MAIS Jamais un concept technologique comme celui que Microsoft se propose d’introduire dans ses prochaines versions de Windows n'a fait couler autant d’encre.Big Brother pour les uns, Palladium est pour d’autres, une innovation technologique impossible à contourner.Mais qu’en est-il vraiment’ Depuis que Bill Gates a lancé le concept «d’alliance pour une informatique de confiance» (pour Trusted Computing Platform Alliance ou TCPA), qu’il décrit comme une nouvelle plate-forme informatique pour le XXI' siècle destinée à améliorer la confiance dans le monde PC, plusieurs se posent des questions, et à juste titre, sur cette confiance.Palladium est la partie logicielle inspirée du concept de TCPA Le diable en personne Selon les défenseurs des questions de vie privée et de confidentialité des données personnelles, Palladium n’est ni plus ni moins que le diable en personne.D faut dire que plusieurs des caractéristiques de Palladium laissent songeur.Par exemple, en fournissant une plateforme informatique sur laquelle il serait impossible de toucher, modifier ou altérer de quelque façon que ce soit les logiciels, et où ceux-ci conununiquent de manière totalement sécurisée avec son éditeur, il est évident que Microsoft s’attaque de front à toute la question de la gestion numérique des droits d’utilisation de ces logiciels.Et je subodore que plusieurs éditeurs applaudissent à cette initiative.Mais en contrepartie, Palladium, ce coquin, s’il est effectivement intégré aux prochaines versions de Windows, pourrait être à la base de toute une censure en ligne.En effet, certains processus implantés au sein de Palladium pourraient faire en sorte que des documents qu’une décision de justice aurait déclarés illégaux, injurieux, ou portant atteinte à une réputation pourraient être effacés à distance sur votre disque dur sans que vous n’ayez rien à dire.Evidemment, rien ne nous empêche de faire un pieu de politique-fiction et d’imaginer des gouvernements qui décident de faire disparaître des documents critiques sur leur administration.Les éditeurs de logiciels pourraient aussi décider de rendre leurs formats de fichiers impossibles à ouvrir par d’autres logiciels que le leur.Imaginons, par exemple, la situation où Microsoft décide que le format de fichier .DOC ne pourrait plus être lu et converti par d’autres applications.Un pietit tour de clé, et hop!, votre document Word est verrouillé, et aucune autre application ne pxxirrait l’ouvrir.avez produits au cours de cette aimée.Pratique, legitime, mais en même un tantinet irritant si l’editeur decide de vous empêcher d’ouvrir vos documents.Mais, encore une fois, disonMe.bien que ceci soit théoriquement possible, verrons-nous ce genre de pratique commerciale se matérialiser?Et que dire de la question des logiciels illégaux?Avec Palladium, ceux-ci pourraient êtres détectés et effacés de votre disque dm sans que vous n’ayez rien à dire ou à faire.D y a aim toute la question de la gestion numérique des droits qui ravira les associations comme la RLXA ou la Motion Hcture Association of America Hypothésons, encore une fois, que vous achetiez un DVD de Sony ou de Disney.Ceux-ci pourraient vous vendre alors un produit qui, théoriquement toujours, pourrait être lu sur une plateforme Palladium mais qui ne pourrait pas être copié.Les maisons de disques pourraient vous refiler des fichiers musicaux que vous ne pourriez pas échanger ou qui vous limiteraient à cinq écoutes consécutives.Logiciels à louer De même, Palladium sera à même de faciliter la location de logiciels.Location?Tout à fait, c’est d’ailleurs le rêve de nombreux éditeurs de ne pas vous vendre leurs produits, mais plutôt de vous les louer.Vous pourriez ainsi souscrire à un droit d’utilisation d’une année d’un logiciel X.Après cette période, en supposant que vous ne désiriez pas reconduire votre contrat de location, l’éditeur pourrait tout simplement décider de vous empêcher d’utiliser son logiciel, et, par le fait même, vous empiêcher d’ouvrir tous les documents que vous Enveloppes brunes Et parlons donc de l’enveloppie brune, cette façon qu’ont certains journalistes de recevoir des informations «susceptibles d'intéresser votre public».Aujourd’hui, l'enveloppe brune est remplacée en grande partie par le courriel anonyme.Courriel qui contient à l’occasion ces mêmes documents, mais sous fonne numérique.Imaginons que les gouvernements ou une corporation quelconque implantent la plateforme Palladium.Rien n’empêcherait ceux-ci de mettre en place un mécanisme qui proscrirait toute lecture de fichiers issus des ordinateurs de la société ou du gouvernement en question.Adios l’enveloppe brune.Il serait aussi possible de mettre sur un document ou un courriel une date de péremption.Après 120 jours par exemple, disparu le courriel compromettant.Et amusè-toi avec la Loi d’accès à l’information mon lapin, tu ne trouveras jamais ce fameux courriel.Et avant que certains z’amis issus des cabinets ministériels se mettent à applaudir, dites-vous bien que ces fonctionnalités pourraient aussi profiter à ceux que vous traquez.Par exemple, le crime organisé pourrait aussi en pro fiter des caractéristiques de Palladium.Imaginez que toute la gestion d’une organisation mafieuse soit sur un ou plusieurs ordinateurs.Avec Palladium, que les corps policiers fassent leur deuil d’avoir accès au contenu des PC.Pour ouvrir et consulter ces fichiers, seule l’accréditation 100 % mafia pourrait en permettre l’accès.Bref, comme vous pouvez le constater, il y a du bon, mais aussi du terrifiant dans Palladium.Pour l’industrie du divertissement qui mange littéralement ses bas depuis l’arrivée des MPI et des systèmes d’encodage et de lecture de fichiers vidéos.Palladium est peut-être la solution à leurs problèmes.Il en est de même pour l’industrie du logiciel qui se demande depuis toujours comment enrayer le piratage de progiciels.Mais pour les simples citoyens, Palladium a le potentiel de transfonner son gouvernement ou de puissantes corporations en de très indiscret Big Brother.Et vous, amis lecteurs, Palladium, ça vous dit quoi?Si vous trouvez que le sang coule à gros bouillons certains soirs sur les ondes de TQS.vous ne souffrez pas de préjugés particuliers.Car selon deux chercheurs de l’Université Laval, Guy Paquette et Jacques de Guise, les actes violents à la television canadienne ont augmente de 355 % en sept ans, et sur les six grands reseaux canadiens conventionnels qu'ils ont étudiés (Radio-Canada, TVA TQS, CBC, CTV et Global) c’est TQS qui présente le plus d'actes de violence en ondes.C’est un constat que n'importe quel téléspectateur de base peut faire sans détenir de doctorat universitaire, dans le sens où TQS présente un nombre parti culièrement élevé de films américains commerciaux aux heures de grande écoute, et que le niveau de vite lence dans les films américains laisse pantois.Mais cette violence télévisée entraîne-t-elle des comportements violents?Voilà donc la grande question, qui n'est jamais réglée.La télé existe depuis 50 ans et les éftides sur la violence à la télévision existent depuis au moins 30 ans.Le Centre d'études sur les médias, organisme conjoint de l’Université laval et de l’École des H.E.C., organisait en avril dernier un colloque sur le rapport entre la violence à la télévision et les jeunes, colloque dont le rapport de 150 pages a atterri la semaine dernière sur mon bureau.En serez-vous surpris: il ne se dégage aucune conclusion claire et définitive sur le sujet I*(i ii I Ca ii c h a n ?conduit pas toujours à l’agression, dit-il, mais elle conduit toujours à la connaissance de comportements agressifs.Par les médias le répertoire de comportements violents s'agrandit et la télévision présente aux enfants une foule de scènes et d’informations que leurs parents n'auraient jamais osé leur transmettre.Une telle profusion de violence a des effets de désensibilisation, de contagion, de réduction des inhibitions, d’imitation de comportements antisociaux, argumente-t-il.mdumaisfèledevoir.com ?Les études statistiques de De Guise et Paquette donnent quand même à réfléchir.On vous passe les détails de la méthode complexe qui a été utilisée pour mesurer des trucs comme le «degré de gratuité d’un acte de violence dans un scénario» ou encore «l'indice de toxicité».Mais les deux chercheurs concluent que de 1993 à 2(X)1 les actes de violence physique ont augmenté de 432 % chez les réseaux privés et de 6 % chez les réseaux publics.Le nombre d’actes de violence est passé de 8,8 actes à l’heure en 1993 à 45,9 actes en 2001.Personne ne sera surpris d’apprendre que selon les deux auteurs 83 % des actes de violence provenaient d’émissions produites aux États-Unis.Mais si le constat de l'augmentation de la violence sur les ondes semble clair, l’impact réel de ces images semble plus difficile à cerner.Marc Ouimet, du département de criminologie de l’Université de Montréal, a examiné l’évolution des homicides en Amérique du Nord pendant le XX siècle et il n’a trouvé aucune preuve scientifique forte démontrant que la violence aurait augmenté depuis l’introduction de la télévision.Çrosso modo le taux d'homicide au Canada et aux États-Unis était très élevé au début du siècle et il augmente sans arrêt dans les aimées 30, pour ensuite diminuer radicalement dans les années 50, commencer à remonter dans les aimées 60 et 70, fluctuer dans les années 80 et baisser sérieusement depuis 1990, alors que la télévision continuait pourtant sa pénétration, tant en terme de nombre de chaînes que de nombre de téléviseurs.Dans un autre texte Jacques de Guise tente d’y voir plus clair.L'exposition à la violence télévisée ne Mais en même temps De Guise rapporte plusieurs éléments qui contredisent l'impact de ces mêmes images.Rares sont les individus qui se sentent poussés à la violence en regardant des actes violents, dit-il (contrairement aux contenus érotiques, plus «inspirants» pourrait-on dire).On observe une diminution majeure des crimes dans les grandes villes américaines alors que la violence n'a jamais été aussi présente ces dernières années à la télévision et dans les jeux vidéo.Et puis nous avons été témoins de massacres épouvantables depuis 50 ans dans différentes régions du monde où la télévision était à peine entrée dans les foyers.Autre argument: on ne peut pas dire que depuis 50 ans nos critères d'évaluation et de tolérance à la violence se sont relâchés — il donne comme exemple la violence conjugale, devenue «insupportable» dit-il, alors qu’elle était courante avant l'avènement de la télévision.De Guise conclut que la télévision n'est probablement pas responsable de la violence: elle pourrait tout au plus en être un facteur, «dont il est difficile de déterminer l’importance».C’est le genre de sujet sur lequel nous pourrions écrire 42 chroniques et nous trouverions toujours quelqu'un [xiur nous contredire.Aors concluons sur deux idées.D'abord celle de Jeffrey Cole, un spécialiste de l’UCLA qui était invité à ce colloque, qui faisait remarquer que si la violence est si courante dans les productions hollywoodiennes c’est probablement à cause du manque d’imagination des scénaristes et des producteurs, du manque de bons scénarios.Enfin, nous ferons valoir que devant le débordement de violence télévisée certains parents ont juste à fermer le téléviseur, une réaction dont la rareté nous étonne toujours, comme s’il était obligatoire qu’un enfant passe la journée devant le petil écran.peu uchonfailedevoir.com A LA TELEVISION Ce soir Virginie Un gars.L'Auberge du chien | Le Dernier Chapitre | Le Téléjournal/Le Sport Christiane Charette une fille noir (4/6) Point en direct Le TVA Ultimatum La Lampe Dans ma Annie et ses Tabou Le TVA Le grand blond./ Michel Jasmin 18 heures magique caméra hommes Mario Jean (23:32) / Pub (0:18) SS Macaroni Ramdam Tous Les Choix 1045, des Cultivé et L'oeil ouvert / Jazz sous Le Vrai Phylactère Les Choix L'Effet tout garni contre un de Sophie Parlement.bien élevé L'Humour de Vénus influence Monde Cola de Sophie Dussault Le Journal Flash Fun noir .vrai Cinéma / LE SERMENT (6) Le Grand Journal 110% Voyeur Sexe et (17:00) monde avec Isabella Hoffmann, Nell Maffin Confidences RDI Junior .Actions Le Monde Maisonneuve Navire de guerre Le Téléjournal/Le Point J Maisonneuve] En santé | L’lrak sous surveilance | Téléjournal Chiffres.Jrnl FR2 Pyramide Vie privée, vie publique J Portrait.1 Campus, le magazine de l'écrit | .(23:36) | .(0:05) Humour en spectacle Chasseur de crocodiles I Secrets bien gardés | Biographies / Jeff Bezos K 2000 Cinéma / STAR TREK 5: L'ULTIME.| .médecine Copines.Décore ta.de famille Maigrir.[Métamor.J Coup de pouce télé .cigogne Copines.Jeux de société Oui, je.Top5.Cimetière Infoplus M.Net Vidéo Clips 1 [Cimetière I Box Office Box Office M Net .attaquent Vidéo Clips ¦E23S Max Musique Benezra d.Musicographie / E.John (Télévisez! / Elton John | .Élégance Benezra Musicographie / E.John | Salut.EÏIËËEË2 .galaxie 1 Radio Enter J.Jackson Grenade Dawson Réal-TV .galaxie L .Nanas Sourire.Sacré Andy Fred des.(PorCité (.Bébés Simpson Henri pis.[ South Park | La Clique | Simpson | Déchique.| Moumoutte ¦EEËSi Sports 30 Sports 30 .la LNH Hockey / Concours d’habiletés Sports 30 Sports de combats Boxe L'Histoire à la une Trouvailles Origines / Villes JAG [Cinéma / PANIQUE (5) avec Paule Baillargeon | Tournants mm Baisers.1 Palettes L'Écume des villes Sophisticated Ladies (Tablo | Palmarès | Viens voir les.Silence.Brigade des mers Médicopter Balko Témoins silencieux La Loi & l’Ordre Fréquence Crime L’Oeil du.Paranormal .nerdz | .c'est tait Farscape Enquête sur les ovnis Cour à "Scrap” Highlander Chroniques .(17:30) 1 Planification de la retraite I Santé mentale et.[.psychiatrie nouvelle Grammaire .à la gérontologie Effets.psychotropes Le Monde Entrada .d'en haut (Billet.Vidéo Guide [Airport .Debeur 7e Ciel | Golfs.| Suivez le guide [Voyage.Échappade .sorcier! Volt Panorama [Siècle de découvertes (Cinéma / MON ONCLE D'AMÉRIQUE (1) Panorama Volt CBC News: Canada Now .Air Farce It's a Living j (Cinéma ! CHASING CAIN II: FACE avec A.Watson The National National ZeD (23:25) .(23:55) Hjpfnfflnn News Access H.Drew Carey .Daughter | .to Jim Third Watch CSI: Miami CTV News News Open (0:05) News .National Bob &.E.T.Boston Public | Raymond j | .Standing Crossing Jordan News Sports E.T.(0:05) School Bus CG Kids | Superstructures Studio 2 Inspector Morse A History of Britain Imprint Studio 2 News ABC News Dharma.Will.Veritas: The Quest The Practice Miracles News .(23:35) |.(0:06) News CBS News ET.[King of.[Yes, Dear | Raymond [ Standing CSI: Miami Late Show (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Third Watch Crossing Jordan The Tonight Show (23:35) | BSim 3rd Rock .Drew Carey Seinfeld That 70s.Boston Public Joe Millionaire Ever wood Seinfeld Elimidate [Street.Newshour Business.Profile Antiques Roadshow American Experience Great Performances BBC World Charlie Rose BBC News I Business.I Newshour / Seattle 2 / A Brilliant Madness / Dance in America News | News News Wheel of.| Jeopardy .Daughter | .to Jim Third Watch CSI: Miami CTV News Open (0 05) City Confidential | American Justice Biography / Andy Griffith (Midsomer Murders Third Watch Biography Videos I Road to Avonlea | A Very.Dance of Life 1 Cinéma / THE DESERT SONG (6) avec K.Grayson Law & Order NYPD Blue Guinness.(17:00) Daily Planet Wild Discovery / Gator Monster Garage Frontiers, Construction Daily Planet Guinness.Towns The Way.Tour of Duty Legends of Hockey Turning Points Lynch Law China Beach Turning.BBC News Bus.News CBC News | Sport Jrnl | Hot Type [Fashion.The National The Passionate Eye Hot type | Sport Jrnl National This Hour North of Sixty Cold Squad The Dice Queer as Folk (Cinéma/UNCUT (5) Hometime Case Reopened Trauma - Life in the ER Maternity Ward St.Michael's Lifeline Trauma - Life in the ER Maternity.Zoo Diaries Dogs.Jobs .Homes [Fashion.| Extra | Matchm.[Taking it.[Skin Deep | .Miracles (Birth.Extra | .Homes Matchm.Oft.Record Sportscent.Hockey | Golf / 2002 Long Drive Championship WWE Raw Sportscentre WWE Raw Spongebo Justice .Samurai.| Yu-Gi-Oh | Dragon Ball | Reboot Zack Files Radio.Breaker.(Big Wolf Addam's.1 My Family .(0:10) ¦ INI ÉÉfa ¦ MM ÜM WZSEEWÊÊË ISflüüHi NOS C II 011 CE SOIR Paul Cauchon SOPHISTICATED LADIES Un grand spectacle filmé à Broadway sur l’œuvre de Duke Ellington, avec l’ex-Supremes Mary Wilson.Cela pourrait être pas mal.Artv, 20b GRANDS REPORTAGES Un grand documentaire de la BBC sur les porte-avions, d'impressionnantes cités flottantes.mais essentiellement conçus pour la guerre.RDI, 20h L’ŒIL OUVERT -L’ŒIL DE VÉNUS L’humour a-t-il un sexe?Pourquoi y a-t-il moins de femmes que d’hommes dans l’industrie de l’humour?Ce documentaire sympathique interroge plusieurs humoristes des deux sexes pour tenter de tracer un portrait de la spécificité féminine en humour.Télé-Québec.21h LE DERNIER CHAPITRE Quatrième épisode de cette grande saga sur le monde des motards.Radio-Canada, 21h TABOU Toujours un drame psychologique intense.TVA, 21 h Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — 74) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable Sexe : femme.Métier : humoriste.Ce soir 21 h L'humour de Vénus 19 h Tous contre un Soyez informé et jouez.Votre réponse.Maintenant.20 h 1045, rue des Parlementaires Du gaz et du pétrole dans l’estuaire du Saint-Laurent ?Points de vue sur l’humour au féminin.Avec des humoristes, des auteurs, des producteurs.Cause de chicane entre Québec et Ottawa.Comme invité, entre autres, le premier ministre Bernard Landry.Réalisation-coofdindbon André Lavoie 35** Ça change de fa t m Télé-Québec telequebec.tv \ ^ÉÊMÈÊÊÊmmttÊÊaÊtÊÊmÊmtmÊtÊttÊaÊÊÊÊtltÊÉÊÊÉmmttÊttÊÊÊÊÊÊm LE I) E V' 0 I R , LE LUNDI 3 FÉVRIER 2 0 0 3 B 8 -* LE DEVOIR ?- CULTURE Diversité culturelle Soirée des Masques La culture ne doit pas plier devant le commerce CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Paris — Les partisans de l’adoption d’une convention internationale pour la diversité culturelle entament une semaine critique alors que 300 professionnels de la culture, venus de 36 pays, se réunissent depuis hier à Paris.Pendant trois jours, professionnels et artistes affineront leur stratégie afin de faire en sorte qu’un traité défendant la diversité culturelle, contre les négociations sur le commerce mondial, voie le jour dans les meilleurs délais.Après les professionnels, ce sera au tour des ministres de la Culture de 15 pays (y compris la ministre québécoise, Diane Lemieux) de se réunir à partir de mercredi dans le cadre du réseau créé par la ministre canadienne du Patrimoine, Sheila Copps.Le lendemain, les ministres demanderont officiellement au directeur général de 1TJNESCO, Koichiro Matsuura, de se saisir de la question.Un traité pour 2005 Mettant tout son poids dans la balance, le président français, Jacques Chirac, a reçu hier soir jes artistes et les professionnels à l’Elysée.Dans son discours, Jacques Chirac a affirmé que «la culture ne doit pas plier devant le commerce».D a souhaité que la diversité culturelle soit érigée «en principe du droit international».Une convention devrait, dit le président, affirmer «le respect du pluralisme linguistique», le «droit des Etats à pouvoir soutenir la création par des politiques volontaristes» et le «caractère exceptionnel des biens culturels qui ne sont pas des marchandises comme les autres».Le président a demandé que le prochain conseil exécutif de l’UNES-CO «engage la préparation de ce texte en vue de son adoption au plus tard en 2005».R taut en effet que le conseil exécutif de l’UNESCO se saisisse de la question dès sa réunion du 31 mars prochain pour que le texte d’une convention mou diale puisse commencer à être discuté à la Conférence générale du 29 septembre prochain et, probablement, adopté à la conférence suivante, à l’automne 2005.«C’est une semaine critique», confirme la ministre de la Culture du Québec, Diane Lemieux.Le mu ment le plus important depuis l’adoption du principe d’un traité iu ternational, en novembre dernier au Sommet de la Francophonie.«Le train est en marche.Notre objectif, c’est de faire en sorte que l’UNESCO s’implique dans le dossier.» Le temps presse Ouvrant avec son homologue français, Jean-Jacques Aillagon, les Deuxièmes rencontres internatiu nales des organisations professionnelles de la culture, Diane Lemieux a dit que, dans quelques années, on découvrirait probablement que cet événement a été très important.«Lorsque nous avons tenu la première Rencontre, il y a trois ans, nous n'aurions jamais cru que nous serions à l’origine d'un événement d'une telle ampleur», a dit le comé- dien Pierre Curzi, président de l’Union des artistes du Québec et de la coalition canadienne pour la diversité culturelle.Ces Rencontres font suite à celles tenues à Montréal le 10 septembre 2001 et qui ne réunissaient qu’une dizaine de pays.M.Curzi et son vice-président, Robert Pilon, ont depuis parcouru le monde pour susciter la création de six autres coalitions semblables à la leur en Argentine, au Chili, au Mexique, en Corée, en Nouvelle-Zélande et en Australie.Avec la coalition française, née au moment de la lutte contre l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMD, huit coalitions sont réunies à Paris.Sans compter les représentants d’une vingtaine d’autres pays.«Le temps presse.Tout va se jouer dans les deux ou trois années qui viennent», explique Robert Pilon.Les pays engagés dans les négociations de libre-échange de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) doivent déposer leurs offres initiales avant le 31 mars prochain.\a conclusion des négociations du cycle de Doha est attendue vers le printemps 2005.Un brouillon de traité Signe encourageant, la question est en train de sortir du cercle des pays francophones.Dans une récente déclaration commune le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schroder se sont engagés ensemble à tout faire pour lancer cette année la négociation d’une convention sur la diversité culturelle.L’Allemagne est le premier pays non francophone à s’engager ouvertement Un brouillon de traité, préparé par le Québécois Ivan Bernier circule déjà entre les ministres de la Culture qui se réuniront à Paris.«On est sorti du cercle Québec-Paris-Ottawa, dit Robert Pilon.Il y a maintenant de gros joueurs sur la glace.» L’Union européenne pourrait, elle aussi, bientôt se saisir de la question.«Si on débattait de la question à l’Union européenne, il y aurait une diversité de points de vue», a reconnu en ouverture des Rencontres la commissaire européenne chargée de la Culture.Viviane Redding déplore que les travaux en cours pour doter l’Union d’une nouvelle constitution relèguent la culture au dernier rang de ses priorités.Le ministre français de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, a insisté pour que l’on saisisse lUnion, tout en mettant en garde contre une vision de la culture se limitant au folklore et à de «pieux reliquats de réalità culturelles disparues».Le commissaire européen chargé du Commerce, Pascal Lamy, participera à la clôture des Rencontres.les organisateurs attendent de ces Rencontres un élargissement du mouvement pour la diversité culturelle du côté des pays d’Europe de l’est, du Brésil et de certains pays d’Afrique, comme l’Egypte.Cinq associations britanniques ont fait le voyage à Paris.«Même les producteurs indépendants américains pourraient un jour être intéressés, dit Pierre Curzi.car la diversité culturelle est menacée à l'intérieur même des Etats-Unis.» Triomphe des petites et moyennes compagnies SOLANGE LÉVESQUE Académie québécoise du r théâtre remettait hier soir ses distinctions annuelles lors de la Soirée des Masques télévisée en deux volets.Le palmarès de cette 9e édition se caractérise par une régression du nombre de Masques habituellement attribués aux spectacles créés dans les grands théâtres de Québec et de Montréal au profit de spectacles qui sont le fruit de créa lions en région et de petites ou moyennes compagnies.Le Masque de l’interprétation féminine va à Isabelle Blais, inoubliable dans Au cœur de la rose de Pierre Perrault mis en scène par Denis Marleau et coproduit par le Théâtre du Rideau Vert et le Théâtre UBU.Celui de l’interprétation masculine est attribué à Maxime Dénommée pour son rôle dans Howie le Rookie de Mark O’Rowe mis en scène par Fernand Rainville, produit par le Théâtre de La Manufacture.Adèle Reinhardt reçoit le Masque de l’Interprétation féminine dans un rôle de soutien pour Ladouceur et fils de Neil Simon mis en scène par Normand Chouinard au Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls.C’est Albert Miliaire qui décroche le Masque de l’interprétation masculine dans un rôle de soutien pour son retour remarqué dans (Oncle) Vania de Howard Barker inspiré de Oncle Vania d’Anton Tchékhov, mis en scène par Serge Denoncourt et produit par le Théâtre de l’Opsis.On a fait fête à Paul Hébert au terme de la soirée en lui remettant le Prix Hommage de la Soirée des Masques 2003.On a voulu ainsi souligner l’importance de l’ensemble de sa carrière.Paul Hébert a non seulement fondé quatre théâtres, mais il a mis en scène de nombreuses productions majeures, s’est avéré un animateur et un directeur artistique de théâtre dynamique et demeure ROLLINE IAPORTE Maxime Dénommée a reçu le masque de l’interprétation masculine pour son rôle dans Howie le Rookie.l’un des plus puissants comédiens que le Québec ait connus.L’Homme de la Mancha se voit couronné de deux distinctions: le Masque du public Loto-Québec ainsi que le Masque Production «Théâtre privé».Ce musical de M.Leigh, J.Darion et D.Wasserman, adapté en français par Jacques Bref et mis en scène par René-Richard Cyr a été produit par les Productions Libretto (Montréal).La production Au moment de sa disparition du Théâtre Le Clou (Montréal) est la plus primée de toutes; trois Masques (sur quàtre possibles) lui reviennent: le Masque production «jeunes publics», le Masque de la mise en scène qui va à Benoît Vermeulen; et enfin le Masque du texte original décerné à l’auteur Jean-Frédéric Messier.Une bourse de 10 000 $ de «soutien à la création artistique» offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec s’ajoute à ce Masque.Pour la seconde année consécutive, le Théâtre du Centre Sai- dye-Bronfman remporte le Masque production «langue anglaise» avec, cette année, Salt-Water Moon de David French, mis en scène par Chris Abraham.Le Ventriloque reçoit le Masque production «Montréal»; l’œuvre de Larry Tremblay mise en scène par Claude Poissant et créée par le Théâtre PàP était en nomination dans six catégories.Le Théâtre du Trident (Québec) remportait la palme des nominations (11) que se partageaient Antigone de Sophocle et Les Trois Sœurs d’Anton Tchékhov.C’est finalement Les Trois Sœurs mis en scène par Wajdi Mouawad qui se distingue avec le Masque production «Québec» pour l’ensemble du spectacle et le Masque conception du décor attribué à Isabelle Larivière.Parmi les 17 pièces produites en région, c’est la remarquable production des Gens d’en bas (Le Bic) Encore une fois, si vous permettez de Michel Tremblay mise en scène par Louise Laprade qui remporte le Masque production «régions».Le Masque attribué à la meilleure production franco-canadienne va à Univers de Her-ménégilde Chiasson, Robert Marinier et Dominick Paren-teau-Lebeuf, mise en scène d’André Perrier, coproduction des Théâtres du Nouvel-Ontario (Sudbury), de l’Escaouette (Moncton) et du Théâtre français du CNA d’Ottawa.Quant au Masque de la meilleure production étrangère, il est remis, tel qu’annoncé lors des nominations, à la production germano-autrichienne Endstadion Amerika d’après Tennessee Williams présentée au Carrefour international de théâtre de Québec.Mérédith Caron remporte le Masque pour la conception des costumes; Claude Accolas, le Masque de la conception des éclairages et la compositrice Catherine Gadouas voit son travail récompensé par le Masque de la conception sonore.Quatre marionnettistes, Martin Gagnon, Dany Lefrançois, Guylai-ne Rivard et Nadia Simard, reçoivent le Masque de la contribution spéciale pour leur travail dans Poupzée, d’après La Mère aux monstres de Maupassant, monté par le Théâtre CRI de Jonquière.Simon Boudreault et Jean-Guy Legault se partagent celui de la révélation pour l’ensemble de leur travail dans L’Honnête Fille de Carlo Goldoni, mis en scène par Jean-Guy Legault et Simon Boudreault au Théâtre Denise-Pelletier.Le Masque pour la meilleure traduction/adaptation revient à Danielle Grégoire qui a traduit et adapté Neuf Mois de Carl Ritchie et Stephen Woodjetts pour le Théâtre de l’île à Gatineau.Enfin, le Masque des enfants terribles attribué par les jeunes spectateurs va à Amour, délice et ogre de Claudie Gagnon et Christian Fontaine coproduit par le Théâtre des Confettis (Québec) et le Carrefour international de théâtre de Québec.Festival mondial du cirque de Paris Hommage appuyé au cirque québécois PRESSE CANADIENNE Paris — Un hommage appuyé, deux médailles, un prix spécial: le cirque québécois a été fêté dignement hier soir à Paris par le Festival mondial du cirque de demain.Pour sa 241' édition, cette manifestation prestigieuse, véritable fer de lance du nouveau cirque en France, avait décidé de donner un coup de projecteur sur le Québec, «devenu en moins de 20 ans une nation clé dans l’évolution des arts de la piste».«Cest un bond prodigieux, a souligné le directeur du festival, Dominique Mauclair.Les Québécois sont partis de zéro et sont devenus les meilleurs.Ils se sont donné une identité, un style.Ils ont su marier le Moyen-Age et le spectacle de rue, avec les ordinateurs et la rigueur dans la gestion.» Lorsqu’il parle ainsi, Domi- nique Mauclair pense bien sûr au Cirque du soleil, «la plus grande entreprise de spectacle vivant du monde», mais pas seulement.11 sait que le cirque québécois ne se résume pas au Cirque du soleil, qu’il existe désormais une tradition, une école et une relève, incarnées par des troupes comme celles des cirques Eloize ou Eos, venu à Paris avec un numéro de barre russe.Cette «mouvance» s’est retrouvée réunie hier soir sur la piste du Cirque d’hiver de Paris, une splendide salle construite il y a 150 ans et appartenant aux Bouglione, une des plus célèbres familles du cirque traditionnel de France.Le public, massé dans les étroits gradins du monument, a ainsi découvert Daniel Cyr, du Cirque Eloize, et son numéro de roue élégant et zen.Un numéro qui lui a valu la médaille d’argent, l’or allant — à égalité — à des artistes chinois et russes.Denys Tolstov, du Cirque du Soleil, a de son côté décroché la médaille de bronze pour une impressionnante performance d’équilibre sur les mains.La jeune troupe Les sept doigts de la main a reçu le Prix Youri-Nikouline (récompensant les clowns de moins de 30 ans) pour «Diabolos et équilibre».L’Association En piste, qui regroupe l’ensemble des intervenants du cirque québécois, estime que le coup de projecteur du Festival mondial du cirque de demain aidera les troupes québécoises à mieux se faire connaître.«C’est une vitrine importante, a souligné la directrice de l’association, Julie Forest Nos troupes ont d’abord développé le marché nord-américain, sans chercher à maintenir une présence assidue de ce côté-ci de l’Atlantique.Ce festival Peut nous servir de trampoline.» DANSE Le langage déconstruit du corps NSAMU Chorégraphie de Zab Maboungou, les 31 janvier et 1" février à l’Usine C LEGLAY Chorégraphie de Serge Takri, du 29 janvier au 1" février au Montréal Arts interculturels FRÉDÉRIQUE DOYON Avec son nouveau solo Nsamu, la chorégraphe et danseuse africaine contemporaine Zab Maboungou livre sûrement son œuvre la plus soignée esthétiquement, mais aussi la plus déconstruite de ses chorégraphies.L’élément central de Nsamu (qui signifie «ce dont on débat» en langue zaïroise ancienne) est le n’chak ou pagne, ce long tissu que revêtent les Africains.Maboimgou s'en sert d'ailleurs comme magnifique accessoire de costume et de décor, tendu sur une structure de bois et de métal dont la base est fixée dans un carré de sable — une conception du scénographe Cliryso Bashonga.Mais lors d'une entrevue accordée au Devoir avant la première de son spectacle, la chorégraphe-danseuse insistait aussi sur l’apport métaphorique du n’chak: les motifs dont il est paré sont comme les signes d'un langage que le tissu, enroulé sur lui-même, ne révèle jamais entièrement.Or la danse de Maboimgou, Nsamu, qui veut mettre la parole au jour, ressemble effectivement à un tissu qu’on aurait tellement déroulé et étiré que les motifs — les gestes de la danse —, n’étant plus visibles dans leur ensemble, perdent parfois de leur Sens.Ainsi déconstruite, la danse donne lieu à des enchaînements fascinants, mais aussi à des écarts étranges dans la qualité du mouvement.On reconnaît pourtant tout l’art qu’a Maboungou de décliner les infinies modulations dérivant d’un geste simple.Mais en parallèle, elle développe une gestuelle encore jamais explorée.A l’enracinement du mouvement dans le sol se superposent des lignes géométriques et des mouvements giratoires des bras et du haut du corps; la danse évolue autant dans un axe horizontal que vertical.En plus de concentrer le geste auprès du corps — souvent en contraction —, elle le fait irradier en allongeant les bras, en étirant sa danse aux extrémités de son corps.Ici, la grande scène de l'Usine C, que la chorégraphe-danseuse n'hésite pas à arpenter en long et en large, accentue cette impression.Il faut souligner la musique à la fois minimale et envoûtante des deux percussionnistes — Dominic Kofi Donkor et Diolkidi — constamment à l'écoute du rythme de la danse.Un duo exclusivement musical est d’ailleurs un temps fort de Nsamu.Les superbes éclairages de François O’Hara ajoutent aussi une dimension temporelle à la pièce, nimbée d'une lumière qui semble suivre l'ascension et le déclin du jour.L’énergie débridée de Takri Avec Le Glay, le jeune Ivoirien Serge Takri, résident québécois depuis peu, a entraîné le public dans son Afrique natale, au milieu de la forêt où vivent les génies du Glay, ce masque aux pouvoirs magiques.Le mythe prend bel et bien vie sur scène, puisque Takri n’a rien épargné: maquillages, colliers arborant des amulettes, pagnes aux motifs, percussionniste déambulant sur scène en entonnant parfois un chant africain.En arrière-plan, des projections de la forêt et du masque mythiques rappellent au spectateur que le rituel est illusion.La composition soignée du Glay l’empêche — de justesse — de sombrer dans im folklore tape à l’œil.Vu la gymnastique chorégraphique exigeante, les quatre danseuses tirent plutôt bien leur épingle du jeu, malgré la rigidité de certaines d’entre elles.La subtilité du rythme africain, embrassé plus naturellement par Takri et Doté Koyéré, peine aussi davantage à faire son chemin dans le corps des autres danseuses.Takri, lui, en profite pour s’offrir en spectacle.On ne peut nier son talent: sa danse épate, son charisme opère, son énergie est contagieuse, mais il ne canalise peut-être pas assez cette force débridée qu'il déverse fièrement sur scène.dOI________"T! V~É HE "T ÉLev-É: UNE PRÉSENTATION DE LA COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC coopgAT.vtFtoaa Québec sa Canada Ce soir à 20 h 30 POURQUOI EXISTE-T-IL DES JUS FAITS DE CONCENTRÉ?et en reportage : La Ferme Cavalier, dingée par Marc Cavalier et sa femme Gertie, est l’une des plus anciennes tables champêtres du Québec Les Cavalier, qui élèvent un troupeau de 125 brebis, organisaient des tables champêtres avant même que ce concept n’existe au Québec Installé à Saint-Sixte dans l’Outaouais, le couple prépare des tables champêtres françaises et traditionnelles marocaines, en plus de méchouis.Ce mets a d’ailleurs contribué à faire découvrir l’agneau aux Québécois.Pour Marc Cavalier et sa famille, la table champêtre et les méchouis leur ont permis de vivre à temps complet sur une ferme avec un troupeau de dimension " humaine ".Animatrice : Pascale Tremblay Lundi 20 h 30 Mardi 22 h 30 Mercredi 14 h 30 Dimanche 14 h 00 eix Ça change de fa Télé-Québec telequebec.tv
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