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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-02-24, Collections de BAnQ.

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QUEBEC 2007 ?Le PQ annulerait la privatisation du mont Orford, page A 3 ?Dumont dénonce «l’arnaque» fiscale des libéraux, page A 3 ?Les analyses de Marie Grégoire, John Parisella et J.-F.Lisée, page B 3 ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR 2,50$ 2,20$+ raxes LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 FEVRIER 2 0 07 79ES OSCARS la course à la qualité ! Fini, les mégaproductions hollywoodiennes, les œuvres d’auteur dominent NEWSCOM dî%- ODILE TREMBLAY Ceux qui suivent les Oscars d’un cru à l’autre ont vu au fi] des ans la qualité des œuvres en nomination basculer dans le champ du mieux.Où sont nos bons gros blockbusters de jadis?, se demandent les nostalgiques des mégaproductions hollywoodiennes.Force est de le constater: les machines lourdes à effets spéciaux apparaissent de plus en plus absentes des listes d’élus.Les œuvres d’auteur dominent la course depuis plusieurs années, à la grande joie des cinéphiles.Oui, mais pourquoi?Le gala des Oscars rejoint dans son essence un public de plus en plus pointu de distingués cinéphiles, internationalistes et ouverts d’esprit Il est clair que les frères Bob et Harvey Weinstein, qui ont fondé la compagnie Miramax en 1979 et imposé des films d’auteur dans l’arène commerciale au cours de la décennie 90, ont changé la donne.Issus de leur écurie, des cinéastes indépendants américains, européens, voire océaniens: Jane Campion (La Leçon de piano), Neil Jordan (The Crying Game), Quentin Tarantino (Pulp Fiction), puis Anthony Min-ghella (Le Patient anglais), sans compter les autres, ont apporté des couleurs nouvelles aux Oscars.Achetés un temps par Disney, désormais réinstallés à leur compte, les frères Weinstein, avec des méthodes de promotion musclées, onéreuses et parfois douteuses, ont poussé le film d’auteur au-dessus de la mêlée.Du coup, les autres studios ont diversifié leurs produits, poussant de nouveaux poulains de qualité dans l’arène des Oscars.En même temps, le goût des membres de l’Académie a semble-t-il évolué VOIR PAGE A 10: OSCARS Option Canada Charest pourrait témoigner pendant la campagne Son chef de cabinet a aussi été convoqué par le juge Grenier ANTOINE ROBITAILLE Trois-Rivières et Drummondville — Le premier ministre Jean Charest a été convoqué pour témoigner devant le juge à la retraite Bernard Grenier, qui enquête actuellement dans le dossier d’Option Canada, une société-paravent dont le camp du NON se serait servi en 1995 pour contourner la loi électorale du Québec.M.Charest, qui était le vice-président du camp du NON en 1995, pourrait donc être appelé à témoigner pendant la campagne électorale puisque le juge Grenier tient coûte que coûte à respecter son échéance du 31 mars, comme il l’a dit au Devoir le 24 janvier dernier.De deux choses Tune: ou bien le commissaire-enquêteur Grenier reporte pour une quatrième fois le dépôt de son rapport (initialement attendu le 21 juin 2006, puis le 21 septembre dernier, puis le 31 mars prochain), ou bien le premier ministre est convoqué avant le 31 mars.Une possibilité que ni lui ni son entourage n’ont niée hier.«On n’a pas de contrôle sur ça, nous», a dit son attaché de presse, Hugo d’Amours.«J’ai été invité à témoigner, comme on s’y attendait», a rappelé le premier ministre hier à Trois-Rivières, en marge de l’annonce d’une aide financière à la papeterie Kruger.Plus tard, le bureau de M.Charest a informé Le Devoir que le premier ministre avait reçu un «avis» en novembre dernier, lequel ne comportait pas de date précise de convocation.Son chef de cabinet VOIR PAGE A 10: CHAREST Jean Charest Le Devoir au premier rang de la campagne électorale Ottawa devra refaire ses devoirs Les certificats de sécurité resteront mais devront être un peu moins secrets, dit la Cour suprême Les rumeurs se sont enfin concrétisées.Les politiciens ont mis la touche finale à leurs programmes et à leurs stratégies.Les moteurs des autobus nolisés ont commencé à gronder et les journalistes ont affûté leurs crayons.La campagne électorale québécoise a finalement été lancée cette semaine.Et, au Devoir, nous étions fin prêts et, surtout, heureux et impatients de reprendre la route 1 I1 I \rt T il I) pour que nos lecteurs L K I / K V ( Mil so*ent Ie mieux informés ' * possible au sujet des enjeux de l’exercice démocratique par excellence.En effet, nous ne ménagerons aucun effort pour eux au cours des prochaines semaines.Source fiable, précise, indépendante et rigoureuse, Le Devoir se distingue entre autres dans le paysage médiatique québécois par la qualité de sa couverture politique.Notre but n’est pas d’en mettre plein la vue à coups d’artifices de marketing mais d’offrir aux lecteurs VOIR PAGE A 10: DEVOIR INDEX Actualités .A2 Idées .B 5 Annonces .C8 Monde .A 8 Avis publics .C9 Mots croisés A4 C8 Bourse ,C6 Météo .C 9 Carrières .C 5 Perspectives.B 1 Décès .C 8 Politique.A3 Économie • Cl Sports .C9 Éditorial S.1 .B4 Sudoku .D5 HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le Canada devra réécrire en partie sa loi sur les certificats de sécurité maintenant que la Cour suprême a tranché hier qu’il était déraisonnable de refuser aux suspects l’accès à la preuve retenue contre eux.L’existence des certificats n’est toutefois pas remise en question, ni l’emprisonnement indéfini qui en découle parfois.Dans un jugement unanime des neuf magistrats rédigé par la juge en chef Beverly McLachlin, la Cour suprême donne 12 mois au gouvernement fédéral pour accoucher d’une loi améliorée.Par contre, le plus haut tribunal du pays laisse à Ottawa le choix des moyens.Tout au plus cite-t-il des exemples de solutions possibles.«Certes, écrit Mme McLachlin, la personne désignée VOIR PAGE A 10: OTTAWA «Vont-ils continuer de me harceler ou entendre raison et me blanchir?» REUTERS Mohamed Harkat, un des trois suspects qui ont porté leur cause devant la Cour suprême.S Le dernier territoire imaginaire tt&m* »»*•* Robert McGhee Une histoire du monde arctique 302 |M*M • 34,95$ www.edttionsfides.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 FÉVRIER 2007 „ - 2005 L’aile gauche du PQ pourra vivre avec la plate-forme électorale de son chef ROBERT DUTRISAC Laval — Le club politique péquis-te Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ libre) devrait accueillir avec enthousiasme la plate-forme électorale que présentera aujourd’hui le chef du Parti québécois, André Boisclair.C’est ce qu’a indiqué hier au Devoir le président de SPQ libre, Marc Laviolette, aussi candidat pour le PQ dans le comté de Sou-langes.«On n’a pas tout ce qu’on veut mais on est bien satisfaits si on se fie aux grandes lignes dont on a pris connaissance.» Le SPQ libre, l’aile gauche du PQ, a formulé un certain nombre de demandes qui devraient faire partie de la plate-forme du parti.André Boisclair s’est opposé à revoir les modifications apportées par les libéraux à l’article 45 du Code du travail mais, en revanche, il s’est montré ouvert à des mesures visant les assistés sociaux et les employés de l’Etat qui ont perdu leur droit d’exercer des moyens de pression avec l’imposition de la loi 142.On s’attend à ce que la plate-forme péquiste propose la pleine indexation des prestations de l’aide sociale et l’abolition de la «clause Tanguy», qui impose une pénalité de 100 $ par mois aux bénéficiaires qui demeurent toujours chez leurs parents.Le PQ devrait s’engager à revoir le chapitre 4 de la loi 142, cette loi spéciale adoptée avec le bâillon pour clore les négociations dans le secteur public en juin dernier.Cette section de la loi em- pêche les employés de l’État de recourir à tout moyen de pression et limite ainsi leur pouvoir de négociation.M.Laviolette s’est dit prêt à vivre avec les modifications imposées par les libéraux à l’article 45.Pour lui, rouvrir la loi 142 s’avère plus important «C’est très bon.Les gens du SPQ libre devraient être très contents», estime le secrétaire du club politique de gauche, Pierre Dubuc.L’adhésion du SPQ libre apparaît d’autant plus assurée qu’en plus de Marc Laviolette, Pierre Dubuc deviendra candidat du PQ, a-t-on appris hier.M.Dubuc, qui était candidat lors de la course à la direction du parti, se présentera dans la circonscription de Groulx, un comté de la couronne nord de Montréal que le PQ a perdu par moins de 500 voix en 2003.L’assemblée d’investiture doit avoir lieu mardi ou mercredi prochain.André Boisclair a dit souhaiter «libérer le capital», ce qui devrait prendre la forme d’une abolition de la taxe sur le capital pour les entreprises qui investissent dans leur matériel de production.Chose étonnante, Marc Laviolette ne s’y oppose pas: il estime qùe les entreprises manufacturières n’ont pas assez investi pour se moderniser et qu’il faut que l’État les incite à le faire.Il a rappelé que 80 % des entreprises — les PME — sont déjà exemptées de la taxe sur le capital et que les libéraux se sont déjà engagés à la réduire de 50 % d’ici 2009.L’ancien chef syndical ne s’oppose pas non plus à la «social-dé-mocratie contemporaine» que veut instaurer le chef péquiste.C’est un terme «pour vendre» qu’emploie André Boisclair, juge M.Laviolette.«Pour moi, la social-démo-cratie, c’est toujours contemporain.Elle évolue avec le temps et avec les nouveaux défis.» Le Devoir EN BREF Publicité retirée Le Parti québécois a retiré hier son site Internet de publicité négative bondebarras.tv après que la Fédération des femmes du Québécois eut formulé une sévère critique à propos d’une vidéo qui s’y trouvait.On y voyait un faux reportage présentant une jeune femme qui comparait le gouvernement libéral à une relation amoureuse qui a mal tourné.«Quand je l’ai choisi, c’était la lune de miel, pleik de bonnes intentions, des promesses.Jusqu’à un jour où je me suis rendu compte qu’il me mentait.Ça fait quatre ans que ça dure, c’est l'enfer, il faut que je mette fin à cette relation.J’en peux pus, aidez-moi!», disait-elle.Selon la présidente de la Fédération des femmes, Michèle Asse-lin, «c’est une banalisation de situations de vie qui sont dramatiques», a-t-elle dit sur les ondes de Radio-Canada.- Le Devoir Étudier au 2e et au 3e cycles ¦ADMINISTRATION DES AFFAIRES ¦ BIOLOGIE ¦ DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL ¦ ÉDUCATION ¦ ÉTHIQUE ¦ GÉOGRAPHIE ¦ GÉNIE ¦ GESTION DE PROJET ¦ Campus de Rimouski.¦ Campus de Lévis.I ¦GESTION DES PERSONNES EN MILIEU DE TRAVAIL ¦GESTION DES RESSOURCES MARITIMES ¦LETTRES ¦OCÉANOGRAPHIE ¦PSYCHOSOCIOLOGIE ¦SCIENCES COMPTABLES ¦SCIENCES INFIRMIÈRES Campus de Rimouski et de Lévis.V;- ' , Pj'A • v' .' " /'V'v-, A 'v' > 1 '¦ h': cl.Vù - % *.•./ i; " f : -1 î: A x.¦ .vji •5.I- - -.a .IV S, ¦ >’*s /&*< JACQUES NAUEAU LE DEVOIR Deux étudiants s’apprêtent à se lancer aux trousses des candidats favorables au dégel des droits de scolarité.Caravane du gel Le PLQ demande une enquête sur les dépenses des étudiants * ’ézm UQAR Rimouski I Lévis www.uqar.ca DE DEPASSEMENT ROLLANDE PARENT Le Directeur général des élections a reçu hier une demande du Parti libéral du Québec (PLQ) de vérifier si les dépenses qu’entendent faire deux organisations étudiantes relativement au dégel envisagé des droits de scolarité respectent bien la loi électorale du Québec et si elles ne devraient pas être imputées au Parti québécois.Au bureau du Directeur général des élections, on indiquait huer après-midi que la question était à l’étude mais qu’il était difficile de savoir à quel moment une décision serait prise.«Les dépenses de la Fédération étudiante collégiale du Québec [FECQ] et de la Fédération étudiante universitaire du Québec [FEUQ], qui ont dit qu’elles feraient la caravane, doivent être imputées au Parti québécois parce que ces dépenses favorisent un parti politique et combattent les politiques mises en avant par un parti politique», a pour sa part fait valoir le président du Parti libéral du Québec, Marc-André Blanchard.«Pour ces deux raisons, elles doivent être comptabilisées.Les propositions mises en avant par les deux fédérations semblent s’apparenter à celles du Parti québécois», a poursuivi M.Blanchard.«Nous sommes un parti qui propose la hausse des droits de scolarité.Les fédérations étudiantes combattent une idée que nous mettons en avant, leurs dépenses doivent être comptabilisées», a-t-il réitéré.«Même chose avec les syndicats.Ils ne peuvent pas en campagne électorale faire des dépenses qui vont favo- riser ou combattre un parti politique ou un autre.Des syndicats ont averti qu’ils interviendraient dans la campagne électorale.Nous avons porté cette affaire à l’attention du Directeur général des élections.C’est illégal», a-t-3 également soutenu.De son côté, l’organisatrice de la campagne électorale pour le PLQ, la députée line Beauchamp, a suggéré dans un communiqué que les dépenses de la FECQ et de la FEUQ soient comptabilisées dans le camp du Parti québécois parce que celui-ci, «par opportunisme», s’est associé aux deux regroupements étudiants.Presse canadienne ¦ À lire en page A 6: Les verts et l’éco-fiscalité DOUCE MUSIQUE À VOS OREILLES.59$ Montréal-Toronto Pour tous les détails, composez le 1 888 VIA-RAIL (1 888 842-7245) ® ATS 1 800 268-9503 (malentendants) ou visitez notre site Internet.LA FAÇON HUMAINE DE VOYAGER VIA Rail Canada viarail.ca ' Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.x Le tarif indiqué (taxes en sus) s'applique! à un aller simple en provenance ou à destination de Montréal en classe Confort.Le nombre de places est limité.Les billets doivent être achetés au moins une journée avant le départ D'autres conditions s’appliquent.I.- I à iCj V I Chapeau à Plume Animé par Sophie Durocher Samedi 24 février 20 h Éric Lapointe, Gilles Vigneault, Louise Forestier, Pierre Lapointe, Mara Tremblay, Marc Déry, les Denis Drolet, Steve Hill, Yann Perreau, Catherine Durand, Damien Robitaille, Thomas Heilman, Alain Lamontagne, Motus 3F, Romulo Larrea et Éric Goulet rendent hommage au grand Plume Latraverse.Réalisation : Alexandre Bernard 95,1 PREMIERE CHAINE www.radio-canada.ca/radio ) i •I LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 FEVRIER 2 0 0 7 A 8 E MONDE La famille d’Ingrid Betancourt critique Chirac et Uribe #*/ -Mr K M m .JOSE MIGliEL GOMEZ REUTERS Yolanda Pulecio, la mère de l’otage Ingrid Betancourt, a rencontré des étudiants à Bogotâ.La Grande-Bretagne envoie des renforts en Afghanistan SOPHIE WALKER BORIS CAMBRELENG Paris — La famiUe et les comités de soutien d’Ingrid Betancourt ont multiplié les initiatives en France pour marquer hier le 5e anniversaire de l’enlèvement de l’otage francocolombienne alors que, face aux critiques, Paris assurait faire son possible pour parvenir à une libération.Au cours d’une conférence de presse à Paris, les deux enfants et l’ex-mari d’Ingrid Betancourt ont dénoncé l’inaction du gouvernement français et l’attitude du président Alvaro Uribe face à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (PARC).«Au bout de cinq ans, on se rend compte qu’on a ressenti en France une grande compassion mais qu’il n’y a pas eu de volonté politique», a déploré Mélanie Delloye, la fille de î’otage âgée de 21 ans.Avec son frère Lorenzo, elle a vivement dénoncé la volonté du président colombien de recourir à la force, «alors qu’il sait pertinemment qu'une opération militaire ne peut finir que dans un bain de sang», et reproché au gouvernement français de se laisser «marcher sur les pieds» par M.Uribe.«Pourquoi, sachant que le Congrès américain est devenu démocrate, est-ce que le gouvernement français ne s’est pas dirigé vers les Etats-Unis, sachant qu’il y a [en Colombie) trois Conakry — Le Parlement guinéen a rejeté hier une requête du président Lansana Conté en faveur de la prolongation de l’état de siège, défiant ainsi son régime autoritaire.L’état de siège, décrété le 12 février dans l’ensemble du pays pour mettre lin à de violentes manifestations qui allaient de pair avec une grève générale, devait expirer hier, , mais le président en avait demandé la reconduction en invoquant des raisons de sécurité.«Les députés présents refusent à l’unanimité de renouveler l’état de siège», a dit le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Sompa-ré, à l’issue d’un vote sur la requête de Conté.En conséquence, les dispositions en vigueur depuis onze jours, qui conféraient des pouvons d’exception aux militaires et instituaient un couvre-feu, devaient prendre fin à minuit Les syndicats estiment que otages qui sont Américains?», a demandé Lorenzo, 18 ans.«Nous avons un dialogue régulier avec les Américains sur ce sujet», s’est défendu un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Denis Simonneau.Il a ajouté que les moyens dont disposait Paris pour tenter de localiser les otages en Colombie avaient déjà été mis en oeuvre.Les PARC, qui comptent 17 000 hommes, détiennent quelque 3000 otages, dont 57 «politiques».En échange de la libération de ces der- Conté, septuagénaire atteint de diabète qui tient le pouvoir depuis 23 ans, n’est plus apte à gouverner.Ils lui demandent de nommer un nouveau premier ministre neutre, habilité à désigner et à limoger les membres du gouvernement Les dirigeants syndicaux avaient averti qu’une prolongation de l’état de siège aurait pour effet de radica-liser l’opposition à son régime, en exprimant l’intention de poursuivre leur grève jusqu’à ce qu’il nomme un nouveau chef de gouvernement «Nous devions aller dans le sens de l’apaisement pour maintenir la paix et l’unité nationale», a déclaré Soriba Sorel Camara, représentant du Parti de l’unité et du progrès (PUP) au pouvoir, après le vote.L’opposition a salué le vote comme une victoire historique.«C’est la première fois qu’un décret aussi controversé est rejeté à l’unanimité», a déclaré le chef du groupe parlementaire de l’opposition, Ousma-neBah.niers, la guérilla demande que le gouvernement relâche environ 400 de ses hommes.L’ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, a qualifié Alvaro Uribe de «férocement dangereux».«Le président Uribe a l’habitude de raconter tout et son contraire», a-t-il dit.S’en prenant aussi aux Forces armées révolutionnaires de Colombie, il a ajouté: «Nous sommes entre deux monstruosités.» Mélanie Delloye a renouvelé son appel aux candidats à l'élection présidentielle française d'avril-mai: Les dirigeants grévistes ont relancé leur mouvement parce que le président avait choisi un proche allié, Eugène Camara, pour le poste de premier ministre, alors qu’il avait accepté de nommer une personnalité consensuelle.«Le problème est maintenant d’obtenir un premier ministre de consensus.S’il y en a un qui est nommé aujourd’hui, la situation sera débloquée immédiatement», a estimé le négociateur syndical Boubacar Biro Barry après avoir rencontré des médiateurs ouest-africains.Plus de 120 personnes, en majorité des civils non armés, ont été tuées en Guinée depuis le début de l’année au cours d'accrochages entre manifestants et forces de sécurité.L’état de siège, décrété jusqu’au 23 février, a rétabli un certain calme dans l'ex-colonie française en écartant les manifestants des rues et en permettant à l’armée d’ouvrir le feu sur les pillards et «Vous aurez demain le destin de tous les Français entre vos mains.Vous devrez n’en oublier aucun.» La famille a notamment reçu le soutien des deux favoris, Ségolène Royal à gauche et Nicolas Sarkozy à droite.Après la conférence de presse, un rassemblement de soutien s’est tenu place Saint-Michel, dans le quartier latin à Paris.Dans l’après-midi, la place de Colombie, dans le 16" arrondissement de la capitale, a été symboliquement rebaptisée «Place pour la libération d’Ingrid Betancourt», à l’initiative d’un collectif d’artistes et d’écrivains.Dans une lettre à la mère d’Ingrid, Yolanda Pulecio, le président Jacques Chirac a assuré de son côté que la France faisait «tout ce qui est possible pour hâter la fin de cette épreuve».De son côté, Mme Pulecio lui a demandé «de faire en sorte que la France d’après-mai poursuive» la mobilisation pour obtenir la libération de sa fille.La dernière preuve de vie de l’otage francocolombienne, ex-candidate des verts à l’élection présidentielle en Colombie, remonte à une vidéo tournée en mai 2003 et diffusée en août de la même année.«Est-elle vivante?Nous ne le savons pas», a dit hier Fabrice Delloye.Agence France-Presse les fauteurs de troubles.Les incidents en Guinée font craindre qu’une reprise des manifestations ne compromette la paix fragile qui prévaut dans la région, en particulier dans des pays comme la Sierra Leone et le Liberia, qui émergent de guerres civiles sanglantes.L’ancien président nigérian Ibrahim Babangida, à la tête d’une délégation de la Çommunauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a plaidé pour un règlement négocié en rencontrant hier des dirigeants syndicaux guinéens.La présidente libérienne Ellen Johnson-Sirleaf a jugé nécessaire que Conté coopère avec toutes les parties pour empêcher la crise politique de dégénérer en affrontements qui nç manqueraient pas d’affecter les États voisins.Reuters Londres — Quarante-huit heures après avoir annoncé le début de son retrait militaire d’Irak, le gouvernement britannique a fait connaître son intention de renforcer sa présence militaire en Afghanistan pour faire face à une offensive des talibans attendue au printemps.De source gouvernementale citée par The Guardian, on évalue à plus d’un millier d’hommes les renforts que le gouvernement de Tony Blair a décidé de dépêcher en Afghanistan tandis que la chaîne Sky TV parle pour sa part de «centaines» de soldats.«Comme toujours, nos effectifs en Afghanistan font l’objet d’une révision constante.Si des changements en matière d’effectifs devaient intervenir, Us seraient annoncés au Parlement par la voie habituelle», se borne-t-on à dire au ministère de la Défense au sujet de l’article du Guardian.Présenté jeudi en conseil des ministres, le plan prévoyant des renforts en hommes et en matériel pour l’Afghanistan devrait être officialisé lundi par le ministre de la Dé-fense, Des Brown, croit savoir le Guardian, qui évalue son coût à 250 millions de livres (près de 490 millions de dollars).Cinq mille militaires britanniques sont déjà présents en Afghanistan au titre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), qui compte 33 000 hommes opérant sous le commandement de l’OTAN.Les militaires britanniques sont basés dans la province méridionale du Hehnand, où l’on a observé une nette recrudescence de la guérilla islamiste en 2006, année la plus sanglante — avec 4000 morts — depuis l’invasion de 2001, qui a chassé du pouvoir les talibans.«Le secrétaire à la Défense, Des Brown, soupèse à l’heure actuelle le niveau approprié des forces pour combattre efficacement et faire reculer les talibans afin de les empêcher de reprendre le contrôle de l’Afghanis- Vienne — Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed el-Baradeï, a annoncé hier avoir été invité par la Corée du Nord à venir y préparer, sans doute à la mi-mars, le gel de son complexe atomique, premier pas vers la dénucléarisation du pays.Dans un entretien avec des journalistes à Vienne, M.el-Baradeï a souligné que cette invitation «était un pas dans la bonne di- re à ITriande du Nord, Peter Hain.En dépit de l’importance des effectifs engagés par l’OTAN en Afghanistan, Londres et Washington se plaignent que les autres membres de l’Alliance, confrontés à des opinions publiques hostiles, renâclent à renforcer leurs contingents.La seule perspective du maintien de la présence du contingent italien a entraîné mercredi la mise en minorité du président du Conseil Romano Prodi devant le Sénat de Rome.Tony Blair, qui doit quitter ses fonctions avant la fin de l’année, juge que la crédibilité future de l’OTAN se joue sur le théâtre d’opérations afghan.Les talibans présentent eux aussi leur grande offensive du printemps comme décisive en prédisant que l’année 2007 sera «la plus meurtrière pour les forces étrangères» depuis 2001.«Ce n’est pas simplement une menace, nous le prouverons», a déclaré hier à Reuters le mollah Dadoullah, un des chefs militaires des anciens «étudiants en religion», contacté par téléphone satellitaire.«Les préparatifs de guerre des talibans se poursuivent dans les grottes et les montagnes.Nos six milliers de combattants sont prêts à attaquer les troupes étrangères dès que le temps changera et qu’il fera plus chaud», at-il assuré.Dadoullah a précisé que les talibans avaient été approvisionnés en armes nouvelles — sans dire par qui — et qu’ils étaient désormais en mesure d’abattre les hélicoptères auxquels l’OTAN est contraint de faire appel en appui des troupes au sol en terrain montagneux.Les insurgés islamistes ont revendiqué ce mois-ci la destruction d’un appareil de type Chinook à double rotor dont la chute, officiellement accidentelle, a fait huit morts et quatorze blessés dans les rangs américains.rection vers la mise en œuvre de la dénucléarisation de la péninsule coréenne».Cette visite, qui pourrait avoir lieu dans la deuxième semaine de mars, constituera l’événement le plus marquant dans ce dossier après l’accord du 13 février conclu à Pékin sur le programme nucléaire du régime communiste nord-coréen.Agence France-Presse Les députés guinéens refusent de prolonger l’état de siège tan», a déclaré à Sky 'IV le secrétai- Reuters ¦¦¦¦¦¦¦ 1 ^-.¦" ¦'¦¦Ti .Ban ira à Pyongyang Pour Elle 277, av.Laurier O.514-270-6154 Centre de Commerce Mondial 413, St-Jacques O.514-844-9125 v':'' ’ Jhp*; mm.m Pour Lui Centre de Commerce Mondial 383, St-Jacques O.514-281-7999 5 I 07, av.du Parc (argle Uuner) 514-277-7558 EN BREF 181 candidats au prix Nobel de la paix Oslo — Une militante inuite et une Polonaise de 96 ans qui avait sauvé des enfants juifs de l’Holocauste figurent au nombre des 181 candidats au prix Nobel de la paix 2007, qui sera attribué à l’automne.Irene Sendler, selon les personnes qui ont retenu son nom, avait sauvé plus de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie, en pleine Deuxième Guerre mon-diale.Quant à la militante canadienne et inuite Sheila Watt-Clou-tier, elle s’est illustrée en éveillant les consciences sur les problèmes liés aux changements climatiques.Le comité norvégien qui décerne le prix Nobel de la paix a reçu un total de 181 candidats, dont 46 organisations, à la date limite du Ÿr février, a déclaré l’institut Nobel à Oslo.Cela représente dix noms de moins que l’année dernière et sensiblement moins que le record de 199 atteint en 2005.Le comité norvégien Nobel, composé de cinq membres, ne révèle pas les noms figurant sur la liste, mais certains noms sont rendus publics chaque année par les personnes qui les choisissent comme candidats.- Reuters OUAI L PHASE IV DES ECLUSIERS jut fû C 'dnaf Dernière chance Phase IV occupation été 2007 "•Kir BUREAU DES VENTES 4300, rue Saint-Ambroise Lun.-jeu.: 11 h-20 h Ven.: 11 h-19 h Sam.-dim.: 10 h-17 h 937-2100 neuve lie le projet le plus grandiose des berges du canal À deux pas du marché Atwater 450 Condos-Lofts Directement sur les berges Construction de qualité supérieure en béton, plafond de 10 pieds de hauteur, grande fenestration, stationnement intérieur.Marina, quai flottant, canot, kayak, patin à roues alignées, patin â glace, ski de fond, piscine, sauna, vélo, gym et plus.Une réalisation Quai des Éclusiers inc.www.lequai.ca » l LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIM ANCHE 25 FÉVRIER 2007 LE MONDE L’armée américaine recrute d’anciens criminels pour l’Irak PHILIPPE GRANGEREAU Washington — Il n’y a plus beaucoup de volontaires pour partir en Irak, où 3136 soldats américains ont été tués depuis 2003.Le Pentagone a annoncé cette semaine qu’il allait faire appel à 14 000 membres de la Garde nationale supplémentaires, afin de pallier la carence de soldats d’active sur le terrain.Fin 2006, l’état-major avait ordonné la mobilisation «non volontaire» de 2500 réservistes de l’infanterie de marine pour servir de |x>uche-trous.Le département d’Etat, qui de son côté devait remplir 350 nouveaux postes de diplomates et fonctionnaires en Irak, n’a trouvé qu’un peu plus de 200 volontaires, en dépit des importantes primes de risque proposées.En désespoir de cause, il vient de décider que les postes vacants seraient provisoirement tenus par des militaires.L’armée américaine, composée de 1,4 million d’hommes, est proche d’atteindre les limites de ses capacités avec les missions lourdes en effectifs et de longue CARLOS BARRIA REUTERS Soldats américains déployés au sud-est de Bagdad durée en Irak et en Afghanistan.Afin de remplir ses quotas, elle en est réduite à abaisser ses critères de recrutement en acceptant un nombre croissant d’anciens condamnés pour délits et crimes.L’an dernier, les forces armées ont laissé entrer dans leurs rangs 8129 soldats non conformes aux critères.Ce chiffre représente plus de 10 % des nouveaux effectifs, et est en hausse de 65 % par rapport à 2003, année de l’invasion de l’Irak.Nombre de ces soldats de deuxième choix sont moins aptes pour des raisons physiques, telle l’obésité.Mais la plupart ont commis des délits (vol.cambriolage, agressions aggravées, homicide involontaire).Plus de 900 d’entre eux sont d'anciens criminels (contre seulement la moitié en 2003).«La guerre d’Irak a plongé l’armée dans un cercle vicieux de déclin des critères de recrutement», note un éditorial du New York Times.Un laxisme qui n’est pas sans conséquences.La justice américaine a traduit en justice une vingtaine de soldats dans trois affaires de massacres de civils commis en Irak, en 2005 à Haditha, puis en 2006 à Hamdaniya et Mahmou-diyah.Dans cette dernière affaire, jugée devant un tribunal militaire du Kentucky, cinq soldats sont accusés d’avoir violé et tué une fillette de 14 ans le 12 mars dernier.Les parents de la victime et sa sœur de cinq ans ont aussi été abattus.Un a été condamné jeudi à 100 ans de prison.Le principal accusé, le soldat Steven Green, avait été engagé en 2005 dans la 101p division aéroportée, en dépit de plusieurs délits inscrits sur son casier judiciaire.Libération Iran: el-Baradeï se dit en faveur d’une solution négociée Ruinés par la guerre, de nombreux Irakiens fouillent dans les déchets Vienne — Le directeur général de l’AIEA Mohamed el-Baradeï, reste favorable à une solution négociée avec Téhéran au lendemain de la publication de son rapport accablant l’Iran sur son programme nucléaire, alors que les appels à renforcer les sanctions internationales se multiplient Lors d’une rencontre avec des journalistes, M.el-Baradeï a affirmé hier qu'ii existait toujours pour les Iraniens une «fenêtre d’opportunité» pour négocier sur la crise nucléaire.Le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), commandé en décembre par le Conseil de sécurité de l’ONU, a constaté que, loin d’avoir suspendu ses activités d’enrichissement d’uranium, l’Iran les avait au contraire augmentées.M.el-Baradeï a réitéré sa proposition récente que l’ONU lève ses sanctions contre l’Iran si Téhéran accepte simultanément de suspendre ses activités d’enrichissement.Après la publication jeudi du rapport de l’AIEA, plusieurs pays ont appelé à un renforcement des sanctions internationales contre Téhéran.La résolution adoptée en décembre par le Conseil de sécurité de l’ONU donnait jusqu’au 23 février à l’Iran pour geler ses activités d’enrichissement Dès jeudi soir, Washington, Londres et Paris se sont prononcés pour l’adoption de sanctions supplémentaires contre Téhéran, alors que les grands partenaires commerciaux de l’Iran ont tou-jours été réticents à la mise en place de sanctions économiques.Téhéran reste ferme Berlin a estimé nécessaire de poursuivre les négociations, tandis que Moscou et Pékin se sont abstenus de tout commentaire.Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a brièvement rencontré M.el-Baradeï hier à Vienne, a appelé «le gouvernement et les autorités iraniens à tenter de convaincre véritablement [la communauté internationale] qu’ils veulent utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques».À Téhéran, tous ces appels sont restés lettre morte.Le président Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé que l’Iran défendrait son droit jusqu’au bout.«Le grand peuple iranien résiste aux oppresseurs et ne reculera pas d’un iota», a-t-il lancé lors d’un discours en province hier.Agence France-Presse ROSS COLVIN Bagdad — Assise sur une pile de déchets en décomposition dans une décharge de Bagdad, Houda Hamdane, 13 ans, personnifie la pauvreté touchant, selon un nouveau rapport de l’ONU, un tiers de la population irakienne.L’adolescente voilée de noir observe une petite pause.Son activité: fouiller dans les déchets, en faisant abstraction de l’odeur fétide, pour trouver des canettes et des bouteilles de verre qu’elle revendra pour quelques dinars irakiens.Avec ses six frères et sœurs, elle doit faire face à la concurrence de dizaines d’autres fouilleurs d’ordures, parmi lesquels beaucoup de femmes et d’enfants, privés de toit par les violences entre chiites et sunnites qui les ont contraints à se réfugier à Sadr City, quartier chiite défavorisé de la capitale.De nombreuses familles chiites déplacées ont fait de cette décharge leur foyer.Elles vivent dans des conditions sanitaires souvent déplorables sous tente et dans des cabanes faites de bidons d’huile recyclés, ou squattent des bâtiments vides.Selon un rapport publié dimanche par le Programme des nations unies pour le développement et une organisation gouvememen-tale irakienne, 5 % des Irakiens, qui sont au nombre de 26 millions, vivent dans une extrême pauvreté.Bagdad est le secteur le moins touché par ce phénomène, qui frappe au premier chef les provinces du sud du pays.D’après ce rapport, un tiers des Irakiens souffrent de la pauvreté, mais aucune comparaison ne peut être établie avec les années précédentes fautede données.Le PNUD y voit cependant «une détérioration des conditions de vie des Irakiens» par rapport aux années 1970 et 1980, où l’Irak était un pays relativement prospère.Quatre années de guerre, après une décennie de sanctions de l’ONU, dans les années 1990, ont asphyxié l’économie et fait exploser le chômage.«Cela prouve l’incapacité des autorités à fournir des services adéquats à la population», estime le PNUD dans un communiqué qui juge par ailleurs que les tentatives de libéralisation de l’économie irakienne menées avec le soutien de pays occidentaux ont «exacerbé la pauvreté».Hamdane dit avoir quitté Fallou-ja, fief de l'insurrection sunnite situé à l’ouest de Bagdad, avec ses frères et sœurs après la mort de sa mère sous les balles d’un tireur américain.fis vivent désormais avec leurs grands-parents et leurs oncles à Sadr City.Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime à 1,6 million le nombre d’irakiens déplacés dans tout le pays, dont 425 000 qui ont quitté leur foyer après l’attentat à la bombe contre un sanctuaire chiite à Samarra, en février 2006, qui a suscité une vague de violences entre chiites et sunnites.«Nous sommes pauvres.Nous n’avons rien», résume Hamdane.Elle enlève le gant de laine qu’elle porte à la main droite pour protéger une blessure et défait lentement un bandage étonnamment propre.Elle a eu le petit doigt coupé par le hayon du camion des éboueurs où elle s’était précipitée, avec d’autres, pour récupérer immédiatement tout ce qui pouvait l’être.Maladies et infections sont fréquentes parmi les fouilleurs d’ordures et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi.Ces hommes, femmes et enfants pataugent dans des flaques d’eau trouble ou escaladent des piles d’ordures dont ils retirent les canettes d’aluminium.Saïf, 15 ans, s’estime chanceux.«J’ai trouvé ça!», dit-il, exhibant fièrement quatre pitas.«Nous allons les nettoyer et les manger au petit-déjeuner.Nous n’avons pas d’argent pour nous acheter de la nourriture.» Djaouad Habib, 21 ans, a été chassé de sa maison à Abou Gh-raib, localité majoritairement sunnite.Il a été recruté dans le bâtiment, mais quand un kamikaze s’est fait exploser parmi un groupe d’ouvriers, ü a choisi la sécurité toute relative de la décharge.Car le danger est partout, même dans les ordures.Restauration Argenterie, luminaire, verrerie, œuvres d’arts, cristal, artefact, horlogerie, porcelaine, objets décoratifs, poupées, tableaux, boîtes musicales, radios.Anciens et contemporains \w/.ÿ restauron& tout.sauf tea cœiim trèsés// 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8332 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 GILLETTE LOFTS 085 saint-alcxandre Le projet Aviation and Aerospace Concordia a été crée par des professeurs de l’École de gestion John-Molson, de la Faculté de génie et d’informatique et de la Faculté des arts et des sciences de Concordia.L’objectif est de partager et de commercialiser l’expertise de l’Université en matière d’aviation (étalonnages, études de marché, sondages, performances et services) et de répondre aux be' soins des industries de chaîne logistique (agents de voyage, approvi sionnement alimentaire, fabricants de pièces, spécialistes de la distribution de combustible et agences de sécurité).UNIVERSITÉ Nos Penthouses et Maison de Ville, une adresse exclusive pour le style de vie urbain d'aujourd'hui C^Concordia U N I V E R S I T 1 www.concordia.ca 514 875.9708 www.gillettelofts.com Journée d’information sur les demandes d’admission : le mardi 27 février 2007 de 14 h à 19 h Pavillon J.W.McConnell 1400, boul.De Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) I 1 » A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 FÉVRIER 2007 ACTUALITES- OTTAWA CHAREST «Le gouvernement a Vintention de répondre avec célérité et détermination à la décision de la cour» SUITE DE LA PAGE 1 [par un certificat de sécurité] est autorisée à présenter des arguments juridiques.Toutefois, sans la divulgation de la preuve et sans sa pleine participation du début à la fin du processus, elle n’est peut-être pas en mesure de préparer une argumentation complète.» Cela a pour conséquence que «le juge se retrouve dans une situation où il doit poser des questions et, ultimement, rendre sa décision en s’appuyant sur des renseignements incomplets qui ne sont peut-être pas fiables.» Immédiatement, les avocats des trois hommes ayant porté leur cause jusqu’à la Cour suprême (Adil Charkaoui, Mohamed Harkat et Hassan Almrei) ont salué cette «victoire presque totale».La situation immédiate de leurs clients n’est pas affectée par ce jugement Par contre, s’ils se trouvent encore au Canada au terme du délai accordé, le certificat en vertu duquel ils ont été arrêtés sera invalidé et Ottawa devra reprendre le processus depuis le début selon les nouvelles règles qu’il se sera données.«Je ne sais pas s’ils appliqueront le jugement de manière honnête, a lancé Adil Charkaoui, un des instigateurs de la cause, mais j’espère qu’ils entendront la voix du peuple.» M.Charicaoui a ensuite lancé: «Est-ce qu’ils vont continuer de me harceler ou entendre raison et me blanchir?» Du côté du gouvernement, on s’est réjoui de ce que la Cour suprême ait «maintenu le principe» des certificats.«Le gouvernement a l’intention de répondre avec célérité et détermination à la décision de la cour», a fait savoir le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day.Interrogé sur sa capacité de convaincre l’opposition à la Chambre des communes, majoritaire, de procéder rapidement le ministre s’est qualifié «d’éternel optimiste».«Je serais surpris que l’opposition ne respecte pas ce que la Cour suprême a dit et continue de s’opposer à ce processus.» Le gouvernement de Stephén Harper reproche depuis quelques jours à l’opposition son refus de reconduire certaines clauses de la loi antiterroriste et il en a donc déduit hier qu’elle ferait preuve de la même «mollesse» dans sa réponse au jugement de la cour.Pourtant, le Bloc québécois et les libéraux ont dit vouloir contribuer à l’amélioration de la loi.Seul le NPD en demande l’abolition.Les certificats de sécurité permettent au gouvernement fédéral d’expulser des non-citoyens se trouvant sur le territoire canadien qu’il estime dangereux pour la sécurité nationale.Récemment, ces certificats ont permis l’expulsion, en six semaines, d’un présumé espion fusse se faisant passer pour Paul William Hampel.A l’heure actuelle, six personnes font l’objet d’un tel certificat et leur cas n’est pas résolu.Seuls trois d’entre eux sont à l’origine de la cause que la Cour suprême a tranchée hier.M.Almrei est encore emprisonné, les deux autres sont en liberté très surveillée.Preuve secrète Ces certificats de sécurité, qui doivent être signés par les ministres de la Justice et de la Sécurité publique en personne, sont revus par un juge de la Cour fédérale pour en déterminer le caractère «raisonnable».Lors de ces audiences à huis clos, le principal intéressé n’a pas le droit d’être représenté, ce qui le laisse totalement dans le noir en ce qui concerne les soupçons pesant sur lui.C’est cela que la Cour suprême a jugé injustifié.«H faut soit communiquer les renseignements nécessaires à la personne visée, soit trouver une autre façon de l'infbrmerpour l’essentiel», conclut la cour.La cour cite cinq exemples prouvant que «le législateur peut faire mieux» et dont il pourrait s’inspirer, notamment le récent procès d’Air India et la commission d’enquête sur Maher Arar, où on a eu recours à des «avocats spéciaux».Un «ami de la cour» est aussi une possibilité.La cour rappelle que le Royaume-Uni, qui dispose aussi d’un processus de certificat de sécurité, l’a bonifié d’un «représentant spécial» permettant à la personne visée d’être représentée lors de la divulgation de la preuve.Ce système est très contesté parce que le représentant spécial ne peut plus entrer en communication avec le suspect une fois quil a pris connaissance de la preuve.La Cour suprême reconnaît toutefois que le «droit d’une partie de connaître la preuve qui pèse contre elle n’est pas absolu».«La cour a reconnu à de nombreuses reprises que des considérations relatives à la sécurité nationale peuvent limiter l’étendue de la divulgation de renseignements à l’intéressé.» La détention indéfinie acceptable La Cour suprême a aussi rejeté l’argument des plaignants voulant que la détention, parfois indéfinie, qui découle d’un certificat contrevient à leurs droits.C’est que, tant qu’ils se prévalent des recours judiciaires disponibles, le Canada ne peut pas les expulser, ce qui mène parfois à un long séjour en prison.«Je conclus que les longues périodes de détention permises par les dispositions de la loi régissant les certificats ne contreviennent pas [.] à la Charte», écrit Mme McLachlin.Puis elle ajoute qu’«u7 est vrai que la détention en soi n’est jamais agréable, mais elle n’est cruelle et inusité au sens juridique que si elle déroge aux normes de traitements reconnue».D’ailleurs, c’est ce point qui a le plus déçu les divers intervenants de la cause.«La cour suggère que les détentions indéfinies peuvent être constitutionnelles [.] et cela nous déçoit», a résumé Sujit Choudhry, l’avocat de Human Rights Watch, qui était intervenu dans la cause.Gagner du temps?Ottawa sera-t-il tenté de précipiter l'expulsion des hommes visés par les certificats de sécurité avant l’expiration du délai?Le ministre Day n’a pas voulu répondre.«Je ne crois pas que le gouvernement va faire cela, il va agir de manière responsable», a lancé Johanne Doyon, l’avocate d’Adil Charkaoui.«Ça nous coûte très cher, cette démocra-tie-là, et les élus respectent les cours de justice.» L’avocat de M.Harkat, Matthew Webber, a reconnu pour sa part que la stratégie de la prochaine année de sursis consistera à «faire passer le temps», question que le certificat soit invalidé.La Cour suprême a quand même défendu la légitimité du processus des certificats de sécurité.«La Charte canadienne des droits et libertés ne protège pas les droits de façon absolue», écrit la cour.La cour a aussi reconnu qu’il était légitime de traiter différemment les non-citoyens.Par contre, les magistrats ont invalidé une portion de la loi imposant un traitement différent selon que le suspect était un étranger ou un résident permanent «Cela devrait pouvoir se corriger facilement», a commenté le ministre Stockwell Day.Le Devoir Un propriétaire peut interdire la cigarette Winnipeg — Une des plus grandes agences de location de Winnipeg avait le droit d’imposer une interdiction de fumer dans ses appartements à tous les nouveaux locataires, a tranché un médiateur dans une décision rendue publique hier.Une ancienne fumeuse, Bev Reeves, a porté plainte devant la Direction de la location à usage d’habitation du Manitoba, affirmant que la mesure était «extrémiste, non nécessaire et atteignait la dignité des gens».Le médiateur, simplement identifié comme B.Andrews, a donné raison au propriétaire, Globe General Agencies.«Je conclus que le règlement va permettre aux gens de mieux profiter de leur appartement et du complexe et elle va améliorer la sécurité, le confort et le bien-être des locataires.Il réduira et éliminera éventuellement des dépenses de nettoyage et de rénovations causées par la présence de fumée de tabac.» Mme Reeves se dit ni déçue ni surprise par la décision.Elle ne pense pas interjeter appel.«Je voulais simplement que la question soit étudiée», a déclaré la dame de 63 ans, qui a arrêté de firmer il y a huit ans.Elle affirme vouloir sensibiliser les propriétaires au fait qu’ils doivent en faire davantage, comme nettoyer les tapis et améliorer les systèmes de ventilation pour vraiment offrir un environnement sans fumée.L’agence Globe a mis la mesure en application le 1" octobre dernier dans l’ensemble de ses 5000 logements à Winnipeg.- PC Jean-François Chassay LAISSE , Jean-François Chassay Ti J- é LAISSE Des portraits variés et souvent impayables de spécimens humains autant que canins Un roman original, plein de sous-texte et de profondeur.Florence Meney, Radio-Canada m pages • 19,95 s TU Boréal www.editioasboreal.qc.ca SUITE DE LA PAGE 1 Stéphane Bertrand, qui était directeur général du PLQ en 1995, a reçu le même type d’avis en janvier.M.Charest a déclaré que «tout le monde» dans son entourage «allait collaborer au travail du juge Grenier.Sans exception, les gens chez nous vont collaborer».Les sénateurs Dans ses mémoires intitulés The Way It Works -Inside Ottawa (Douglas Gibson Books), l’ancien conseiller spécial de Jean Chrétien, Eddie Golden-berg, affirme que M.Charest qui était alors chef du Parti conservateur, avait été mêlé aux préparatifs de la campagne du NON dès février 1995.Il explique qu’il avait alors mis sur pied une «coalition» des forces fédéralistes au Québec, qui «coopéreraient pour établir une stratégie concertée pour le référendum».Dans cette coalition, en plus des «libéraux fédéraux et provinciaux», il y avait le Parti progressiste-conservateur, note M.Goldenberg.Pour participer à la direction de cette coalition, M.Charest «avait délégué ses organisateurs seniors au Québec, le sénateur Pierre-Claude Nolin et mon bon ami [écrit M.Goldenberg], l’ancien sénateur Jean Bazin».Participait aussi à ces réunions le diplomate Howard Balloch.Ce dernier est le signataire d’un document classé «secret» qui se trouve en annexe au rapport Gomery et qui a été déposé à l’Assemblée nationale le 20 février par l'opposition péquiste.Dans ce document, on évoquait la possibilité de financer des activités de propagande fédéraliste «sous le couvert de la campagne sur les rôles et services du gouvernement du Canada» et d’en faire partager les coûts aux partenaires, soit le Conseil pour l’unité canadienne, le PLQ et le gouvernement fédéral.«J’étais sur le terrain» M.Charest a réaffirmé hier qu’il n’avait pas été mis au courant de la création d’Option Canada.D’abord, au sujet des affirmations de M.Goldenberg, il a répondu ceci: «Je ne vais pas commenter à la pièce un commentaire qui a été fait par quelqu’un d’autre.» Plus tard, il a affirmé que MM.Nolin et Bazin, qui le représentaient, ne lui faisaient «pas de rapport» sur ce qui se disait lors des réunions de la coalition.«Posez-leur ces questions.Us sont en bien meilleure posture pour répondre à ces questions que moi», a-t-il répondu en anglais.M.Nolin n’a pas rappelé Le Devoir hier.Interrogé à ce sujet mercredi, M.Charest notait qu’en 1995, il était chef «d’un parti politique avec deux députés à la Chambre des communes» et que les moyens n’étaient pas grands.«Je n’ai pas fait des réunions d’organisation, moi, j’étais sur le terrain et je faisais campagne», a-t-il dit L’enquête du juge Grenier a été commandée par le directeur général des élections, Marcel Blanchet, après la pubtication du livre Les Secrets d’Option Canada (Les Intouchables) de Robin Philpot (candidat péquiste dans l’actuelle campagne électorale) et Normand Lester.A partir d’une boîte de documents contenant l'essentiel des finances de l’organisation occulte, ceux-ci ont déterminé qu’Option Canada avait dépensé quelque 5,2 millions de dollars en infraction à la loi électorale québécoise.Joint à Montréal hier, le commissaire-enquêteur Bernard Grenier a catégoriquement refusé de répondre à nos questions.Le 24 janvier, il avait indiqué au Devoir qu’il avait encore de «JO à 15 personnes» à interroger avant de terminer son enquête et de plancher sur la rédaction de son rapport Le 11 janvier, le DGE avait confié qu’il reporterait la publication du rapport Grenier si celui-ci lui était remis en pleine campagne électorale, afin de «ne pas mêler les cartes» ou d’influer sur le jeu électoral.Le chef de l’opposition, André Boisclair, ainsi que les représentants de l’ADQ avaient alors protesté publiquement.Le 24 janvier, M.Blanchet faisait volte-face et affirmait qu’il publierait le rapport «dès que possible» lorsqu’il l’aura reçu, élections ou pas.Le Devoir DEVOIR SUITE DE LA PAGE 1 des textes pertinents et significatifs.Depuis mercredi, trois de nos meilleurs journalistes sont montés à bord des autobus de campagne afin de suivre les faits et gestes des chefs politiques.Robert Dutrisac accompagne le Parti québécois, Kathleen Lévesque, l’ADQ, et Antoine Robitaille, le Parti libéral.Les tiers partis ne seront pas oubliés pour autant: Clairandrée Cauchy s’intéressera aux activités de Québec solidaire et Fabien Deglise à celles du Parti vert.Notre chroniqueur émérite Michel David, lui, sera partout, à l’affût des opinions et des tendances, à bord des autobus, dans les circonscriptions et dans les officines des gens biens informés.A Montréal, Paul Cauchon aura à l’œil les activités des partis politiques sur Internet.Notre journaliste s’intéressera aussi aux relations, pas toujours harmonieuses, entre les politiciens et les journalistes.Sur la Toile, l’excellent site du Devoir continuera à offrir un riche contenu, au moyen, cette fois-ci, d’un carnet de campagne (un blogue) que tous les journalistes du quotidien alimenteront Les samedis — et chaque fois que l’actualité l’exigera —, trois observateurs chevronnés de la scène politique, Jean-François Usée, Marie Grégoire et John Parisella, présenteront leurs points de vue éclairés sur la campagne électorale.On peut les lire dès aujourd’hui en page B 3.Et que serrât la politique sans promesses?Quand l’occasion se présentera, nous les mettrons à l’épreuve des faits.Nous en vérifierons donc le bien-fondé grâce à des sources crédibles.Cette rubrique occasionnelle s’appellera justement «L’épreuve des faits».Il ne reste plus maintenant qu'à souhaiter que le meilleur l’emporte.Jules Richer Directeur de l’information OSCARS SUITE DE LA PAGE 1 à force de fréquenter les grands festivals, voire par effet d’entraînement Ajoutez, au cours des dernières années, une fragilité nationale née du terrorisme et de la guerre, suscitant un regard plus ouvert sur l’étranger.Tout cela et son contraire explique pourquoi on se retrouve aux Oscars cette année (après quelques autres) avec des œuvres de valeur, telles Babel du Mexicain Alejandro Gonzalez Inârritu, The Departed de Martin Scorsese, Letters From Iwo Jima de Clint Eastwood, The Queen du Britannique Stephen Frears et le plus indépendant Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton dans la course au meilleur film.On peut bien prédire la palme à Babel (favori) avec son regard prismatique sur la mondialisation, mais Eastwood et Scorsese le talonnent de près.Ils sont américains, ce qui n’est pas rien.En tout cas, un de ces deux-là devrait à tout le moins décrocher la statuette du meilleur réalisateur.Les nominations aux Oscars se jouent donc désormais à l’envers de celles de nos Jutra ou des Génie canadiens cette année.Expurgées de productions commerciales, dans les catégories de prestige à tout le moins.Epine dans la rose, le téléspectateur américain moyen ne s’y retrouve plus.A-t-il vraiment vu Babel, tourné en quatre langues dans autant de pays?Ou Letters From Iwo Jima, film de guerre tourné en japonais?Hum! Pas sûr! Même The Departed de Scorsese pénètre l’univers de la mafia avec une telle stylisation qu’il perd des spectateurs nourris aux effets faciles de la sauce hollywoodienne; The Queen est plus classique mais si fin, si britannique.Quant à Little Miss Sunshine, avec son portrait de famille décalée, loufoque, il a tout pour faire frémir les esprits bien-pensants.Bref, le gala des Oscars, summum du clinquant et de la paillette jetés dans l'œil de la foule, ironie du sort, rejoint dans son essence un public de plus en plus pointu de distingués cinéphiles, internationalistes et ouverts d’esprit Hollywood n’en est pas à im paradoxe près.Quand même.On peut craindre qu’un retour du pendule d’ici quelques années ne ramène les mégapro- ductions sur le chic tapis rouge, histoire de rattraper un auditoire déstabilisé.Le meilleur cas de figure serrât une qualité moyenne accrue des films américains, se reflétant dans l’œil du public et de l’Académie pour toujours et à jamais.On peut toujours rêver.Quoi qu’ils raflent dimanche soir, cette remise des Oscars aura été celle des cinéastes mexicains.Un vrai trio d’as: Alejandro Gonzalez Inârritu (sept nominations pour Babel), Alfonso Cuarôn (trois nominations pour Children of Men) et Guillermo del Toro (six nominations pour Le Labyrinthe de Pan).Cette percée des Mexicains a presque valeur politique, avec ouverture des Américains en guerre, qui découvrent leurs voisins du dessous.Ces derniers étant, il est vrai, au mieux de leur forme cette année au cinéma.On peut y aller de prédictions, estimer comme à peu près assurés les prix d’interprétation pour Helen Mirren en reine Elizabeth II d’Angleterre dans The Queen et pour Forest Whitaker en féroce dictateur ougandais dans The Last King of Scotland.Tout pour dépayser encore plus l’Américain moyen, qui reçoit si peu d’œuvres étrangères sur ses grands écrans.Mais du côté des prix techniques, Dreamgirls, qui relate l’aventure des Suprêmes, devrait rendre ses repères nationaux au spectateur de Dallas et de Philadelphie en raflant plusieurs lauriers.On souhaite en tout cas la statuette de la meilleure actrice de soutien à Jennifer Hudson, si puissante dans ce Dreamgirls.A ses côtés, Eddy Murphy a des chances de récolter son pendant masculin.Babel pourrait remporter le prix du meilleur scénario original parmi d’autres statuettes, et Notes of a Scandai, celui du meilleur scénario adapté.Du côté du meilleur film en langue étrangère, on peut parier sur le film canadien Water de Deepa Mehte, évidemment par chauvinisme, mais Le Labyrinthe de Pan, Indigènes et La Vie des autres se révèlent des concurrents redoutables.On mise sur Le Ixibyrinthe.un peu au hasard.Al Gore devrait gagner l’Oscar du meilleur documentaire avec An Inconvenient Truth sur le réchauffement climatique.Le sujet est tellement d’actualité.Quand la sélection est forte, quels que soient les lauréats, on s’incline.C’est la beauté de la chose.Le Devoir Air India: les libéraux cherchent la source d’une fuite Ottawa — Les libéraux réclament une enquête pour déterminer si un membre du gouvernement a révélé à un journal de Vancouver l’identité d’un témoin potentiel relativement à l’attentat terroriste contre le vol d’Air India.Ds affirment que le bureau du premier ministre Stephen Harper devrait tenter de déterminer si un membre du gouvernement ou des forces de l’ordre a fourni cette «information sécuritaire» confidentielle au quotidien Vancouver Sun.Le premier ministre lui-même à évoqué l’article cette semaine à la Chambre des communes, déclenchant une véritable polémique quand il a déclaré que, selon l’article, le témoin serait en fait le beau-père du député libéral Navdeep Bains.Les libéraux estiment qu’il est clair qu’un fonctionnaire a remis le nom de Darshan Singh Saini au journal, parce que seul un responsable aurait pu savoir que la Gendarmerie royale du Canada pourrait vouloir l’interroger.«L’article utilisé par le premier ministre cette semaine dans une campagne de salissage contre un membre du gouvernement contenait des affirmations concernant des opérations policières secrètes, a déclaré le leader libéral à la Chambre, Ralph Goodale.Elles sont secrètes pour en garantir l’intégrité, mais l’information, exacte ou non, a néanmoins été rendue publique.Pourquoi le gouvernement a-t-il jugé approprié de dévoiler cette information, et cette divulgation ne contrevient-elle pas elle-même à la loi?» Son homologue conservateur, Peter Van Loan, a nié toute implication du gouvernement et a invité les libéraux à se plaindre au Vancouver Sun s’ils sont en désaccord avec l’article.Presse canadienne LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-98.5-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 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