Le devoir, 1 mars 2007, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR, LE JEUDI Ie" MARS 2007 A 8 ACTUALITES IMMIGRATION SUITE DE LA PAGE 1 sélection des commissaires ont démissionné en bloc au cours des derniers jours en guise de protestation.Une ribambelle d’organismes de surveillance du milieu de rimmigration ont signé mardi soir un communiqué de presse conjoint dénonçant les intentions d’Ottawa et, hier, les partis d’opposition ont sauté dans l’arène.«Dans l’opposition, les conservateurs dénonçaient les nominations partisanes des commissaires à l’immigration», a lancé à la Chambre des communes la députée bloquiste Meilli Faille.«Maintenant qu’ils sont au pouvoir, ces mêmes conservateurs veulent revenir à la bonne vieille méthode des nominations partisanes en noyautant les comité de sélection des commissaires.Comment le gouvernement peut-il expliquer ce changement de cap, sinon qu’il entend procéder à des nominations partisanes, en prenant bien soin de choisir des commissaires qui pensent comme lui?R utilise la même approche avec les juges.» Les libéraux et les néo-démocrates ont aussi critiqué cette décision du gouvernement.Ils trouvent eux aussi que cette approche ressemble étrangement à celle que les conservateur s avaient adoptée pour nommer les juges: le gouvernement désigne désormais une majorité de membres, dont un représentant des policiers, aux comités de sélection des magistrats.Comme dans le cas présent, qui fait hurler tout le milieu de l’immigration, le milieu juridique dans son ensemble a condamné l’intervention d’Ottawa, disant craindre pour l’indépendance judiciaire.En 2004, Ottawa avait en effet commencé à dépolitiser les nominations au CISR en créant un comité pour trier les candidatures uniquement en fonction du mérite.Les membres de ce comité ont été nommés par M.Fleury, sans intervention politique.Auparavant, seul le ministre de l’Immigration avait droit de regard sur les nominations, et c’était un secret de Polichinelle que les partis politiques l’utilisaient pour récompenser les amis du parti.La rémunération des commissaires se chiffre à des centaines de milliers de dollars par année.L’automne dernier, Ottawa a demandé un rapport sur le fonctionnement de ce nouveau système.L’auteur, Peter Harrison, a recommandé lundi que le gouvernement nomme désormais la moitié des membres du comité de sélection, une recommandation que la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Diane Finley, a acceptée et entend instaurer.C’est ce qui a motivé les démissionnaires de mardi, qui craignent un retour en arrière.«Les membres du comité consultatif croient que dans un système basé sur le mérite, le processus de tri [des candidatures] devrait être protégé contre toute influence politique véritable ou apparente», écrivent les cinq membres démissionnaires dans leur lettre d’explication.«Nous exhortons la ministre à réexaminer l'idée de remplacer l’entité-conseil indépendante par une autre entité où le gouvernement jouerait un rôle significatif.Cest ce changement qui a motivé notre décision collective de démissionner.» Les membres démissionnaires écrivent aussi qu’ils ne sont pas convaincus de «l’engagement du gouvernement envers un système de nomination à la CISR qui soit basé sur le mérite».C’est que le comité a soumis des dizaines de candidatures aü gouvernement conservateur, mais celui-ci tarde à faire des nominations.Tellement, en fait que sur 156 postes de commissaire, le tiers (52) sont désormais vacants, entraînant des délais supplémentaires dans le traitement des dossiers des demandeurs de statut «Nous nous sommes fait dire par des gens au gouvernement que le ministre n’aimait pas la constitution de notre comité et que nous ne lui soumettions pas les noms qu’il voulait voir», a expliqué en entrevue au Devoir un des membres démissionnaires, Nick Summers.En Chambre, le premier ministre Stephen Harper a insisté pour dire que c’est M.Harrison qui avait recommandé une intervention ministérielle et que cet homme «était un fonctionnaire non partisan de longue date».M.Summers a au contraire affirmé que les conclusions de M.Harrison lui ont été fortement suggérées par, les bureaux du ministre et du premier ministre.A l’arrivée des conservateurs au pouvoir, a raconté M.Summers, son comité était pourtant «optimiste».«Les conservateurs avaient promis de ne pas sombrer dans le patronage.Nous avons été déçus au cours des mois qui ont suivi en constatant qu’il y avait un fossé entre ce qu’ils disaient et ce qu’ils faisaient.» M.Summers déplore d’autant plus cette décision du gouvernement que, selon toutes les indications, le nouveau comité de sélection fonctionnait bien.«Nous nous sommes fait dire que toutes les personnes que nous avons recommandées et qui ont été nommées sont d’excellents candidats, qui ont requis moins de formation avant de devenir fonctionnels.» Les commissaires à l’immigration et au statut de réfugié déterminent si les demandes des candidats éventuels au statut de réfugié sont légitimes ou non et si ceux-ci peuvent rester au pays.Comme Ottawa n’a jamais mis en place le processus d’appel qu’il avait promis lors de sa réforme du système, les décisions des commissaires sont définitives.Les compétences de ces personnes sont donc «absolument essentielles», plaide Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfugiés.«Le processus ressemble à une loterie, déplore Mme Dench.Si une cause [valable] est entendue par un commissaire compétent, cette personne sera acceptée.Si elle est entendue par un commissaire qui n’a pas les compétences requises, cette personne sera peut-être refusée à tort.» D’où l’importance de maintenir le nouveau système de nomination non partisan.Selon elle, ce que proposent les conservateurs correspond à un recul.En entrevue avec Le Devoir, la ministre Finley a expliqué que son objectif était de rendre le processus plus «transparent».Alors, pourquoi les membres actuels, choisis précisément parce qu’ils n’avaient pas d’allégeances politiques, ont-ils démissionné?«Parce que ces gens ne veulent pas de changement», a répondu la ministre, qui a ajouté ceci: «Ils ne veulent pas d’un processus plus transparent, mais les Canadiens en veulent, je le sais.» Invitée à expliquer en quoi le fait de nommer elle-même certains membres du comité de sélection accroîtrait la transparence du système, la ministre a rappelé que jusqu’à présent, le test que le comité faisait passer aux candidats ne comportait pas de note de passage stricte.Un candidat pouvait échouer et se faire recommander pour l’entrevue malgré cela.Le Devoir au CHAREST «Quand j'entends M.Dumont qui parle des “vraies questions” 'vrai monde ”, j'ai envie de lui poser moi aussi une vraie question: c'est qui, le “vrai monde”?», a demandé Philippe Couillard SUITE DE LA PAGE 1 soulignant que M.Dumont n’a «pas d’équipe».En matinée, lors de l’annonce d’une promesse d’investissement de 400 millions de dollars pour l’agrandissement de l'Hôtel-Dieu de Québec, le chef libéral avait aussi pris Mario Dumont pour cible, fustigeant les idées de l’ADQ en santé, par exemple l’instauration d’un ticket modérateur ou la création d’un réseau de cliniques privées sans rendez-vous.En soirée à Lévis, M.Charest a mitraillé Mario Dumont alors qu’il ne réservait que deux cartouches tout au plus à André Boisclair.D a mené une charge à fond de train contre le projet de l’ADQ de verser 5200$ par année aux familles avec des jeunes enfants, reprochant au chef adéquiste de ne rien dire sur la façon dont il financerait ce programme.«Quand on dit qu’on va donner 5000$ à une famille et on ne dit pas où l’on va prendre l’argent, et qu’on ne dit rien sur les enfants de 6 à 18 ans, je pense qu’on peut pas mal deviner que l’ADQ couperait les fonds pour les enfants de 6 à 18 ans.C’est comme ça qu’il va le financer.En tout cas, s’il ne nous donne pas de chiffre, je vais être obligé de conclure que c'est là où ils vont prendre l’argent.» Le programme de soutient aux enfants mis en place en janvier 2005 par le gouvernement Charest coûte 2 milliards et profite à 856 000 familles.Plus tôt, le ministre de la Santé Philippe Couillard, candidat libéral dans Jean-Talon, avait aussi vilipendé le chef adéquiste.Après avoir reconnu que Qué- bec a «une coloration politique» particulière puisque ses citoyens veulent qu’on réponde à leurs besoins concrets, il a fait valoir que «M.Dumont donne l’illusion de répondre à leurs besoins concrets».D a donné l’exemple du ticket modérateur «Quand j’entends M.Dumont qui parle des “vraies questions” au “vrai monde”, j’ai envie de lui poser moi aussi une vraie question: c’est qui, le “vrai monde” qui va payer le ticket modérateur?Ça va coûter combien?Comment on va percevoir ça?Si, moi, je suis malade parce que j’ai le diabète et que je viens trois fois à l’hôpital dans une semaine, est-ce que je vais payer, 25, 50 ou 100 $ ou je vais en être épargné?Comment on va gérer ça?» Selon M.Couillard, il y a un «pattern» à l’ADQ: «On arrive avec un petit coup de baguette magique, on donne la phrase qui sonne bien dans les médias.Mais dès qu’on commence à gratter un peu, dès qu’on commence à voir un peu de quoi on parle [.], ça s’écroule comme un château de cartes.» Par ailleurs, le premier ministre n’a pas tari d’éloges pour la Vielle Capitale hier, la décrivant comme «une place unique», «une des plus belles villes au monde».«La capitale nationale n’a rien à envier à Montréal.» «Je suis très fier d’être premier ministre d’une ville aussi magnifique [.].Je sais que ça va vous paraître un cliché de le dire, mais moi, quand je me déplace à l’extérieur, je parle du Québec, je parle de ma capitale.Cest avec beaucoup de fierté.» 1 Boisclair à Québec Aussi présent dans la région de la Capitale nationa- le hier, André Boisclair, en matinée, a refusé de parler à la presse.C’est à Charny, sur la rive sud, dans un centre de la petite enfance, qu’il a finalement répondu aux questions liées au sondage dévastateur du matin.Pressé de questions, il a souligné que ce n'est que le «début de la campagne» et que son parti n’a «pas dit son dernier mot à Québec».«R y a encore plusieurs jours de campagne.Vous allez me voir souvent dans la capitale nationale, et je suis convaincu que les propositions réalistes et responsables du Parti québécois vont nous permettre de gagner la confiance des gens», a-t-il déclaré.Malgré les mauvais scores dans les sondages, M.Boisclair a soutenu que «ce qu’on voit sur le terrain, c’est l'enthousiasme comme jamais on n’en avait senti en 2003.Ryade l'énergie dans les rangs, il y a de la bonne humeur», a-t-il dit sourire aux lèvres.M.Boisclair a par la suite passé beaucoup de temps à critiquer l’ADQ et Mario Dumont en des termes qui convergent avec ceux des gros canons libéraux: «Quand je vois des gens qui tentent, par des formules-chocs, je pense que nous avons la responsabilité d’aller plus loin.M.Dumont n’a pas de cadre financier, il n’a pas d’équipe.R n'y a aucune possibilité qu’il forme le gouvernement.Québec risquerait de se retrouver dans l’opposition.J’entends et je vois des gens à Québec qui ont le goût du pouvoir.» Le Devoir En collaboration avec Robert Dutrisac et la Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 en plus perceptible.«Ça commence à être dangereux [pour le PQ]», dit-il.Les récents coups de sqnde dans fa population semblent vouloir le confirmer.A l’échelle nationale, l’écart entre le PQ et l’ADQ se rétrécit en effet comme l’indique un portrait des intentions de vote dressé par Léger Marketing entre les 21 et 24 février derniers et publié dans les pages du Devoir lundi.Cet exercice prospectif accorde d’ailleurs déjà une deuxième place à Mario Dumont dans la catégorie du «chef qui fait la meilleure campagne».Un quart des électeurs est d’accord avec cette affirmation, ce qui place le chef adéquiste non seulement derrière Jean Charest (31 %) mais aussi à 11 points d’avance sur le candidat péquiste, André Boisclair.Autre instantané: un sondage CROP mené pour le compte du Soleil concrétise, du moins sim papier, le rêve adéquiste dans l’agglomération de Québec.Les résultats ont été publiés hier par le tabloïd de la capitale.Avec 30 % des intentions de vote dans ce coin de la province, l’ADQ y talonne le parti au pouvoir (32 %) mais devance 1a formation indépendantiste (25 %), celle-ci étant ainsi reléguée au rang de tiers parti dans les 12 circonscriptions sondées.Là aussi, les 500 répondants estiment dans une proportion de 30 % que Mario Dumont est le chef le plus apte à diriger le prochain gouvernement du Québec, contre 34 % pour Jean Charest André Boisclair se retrouve en troisième place en recueillant 15 % des appuis, avec une marge d’erreur de quatre points 19 fois sur 20.La résurrection de l’ADQ ne fait donc aucun doute et s’explique aussi par un «très bon début de campagne» de la formation politique dirigée par Mario Dumont juge le politologue Jean-Herman Guay, de l’Université de Shertirooke.Mais il y a peut-être autre chose.«Avec l’arrivée de Stephen Harper [à Ottawa], une chimie s’est créée, ajoute-t-il.La réapparition de Dumont dans l’actualité l’a de nouveau placé en situation de force.Mais il y a aussi le désabusement à l’endroit du Parti québécois, qui fait en sorte que le vote souverainiste est en train de se transférer vers une position mitoyenne.» L’ADQ rendrait cette position attirante — avec sa stratégie autonomiste et son appui au OUI en 1995 — pour «un certain nombre de souverainistes» qui estiment que «la quête d’un pays» doit être aujourd’hui considérée avec modération, ajoute-t-il.Dans cette écologie politique, un parti monte et l’autre descend forcément, ce qui laisse du même coup présager l’apparition prochaine, si fa tendance se maintient, d’un point de contact entre les deux trajectoires.Sur cette charnière, l’ADQ pourrait alors gritnper pour revendiquer le statut de deuxième parti politique au Québec.«Le mouvement ascendant actuel de l’ADQ peut effectivement créer une synergie, réveiller les troupes, activer le militantisme», dit M.Guay.Et le débat des chefs pourrait faire toute 1a différence puisque «Mario Dumont pourrait alors marquer des points».Aux yeux du politologue, la joute télévisuelle est incontournable pour une éventuelle redistribution des rôles sur fa scène politique québécoise.Mais elle n’est pas le seul point de passage obligé pour que l’ADQ se mette aussi à grandir.«R doit aussi y avoir un cumul d’autres éléments pour former me combinaison gagnante», dêôfL Des handicaps à surmonter En effet, malgré un capital de sympathie sans doute lié à un vent conservateur qui souffle en ce moment sur le continent, l’ADQ doit encore composer avec quelques tares qui retardent forcément son développement.«L’appui à l’ADQ est localisé, résume le sociologue Simon Langlois, de l’Université Laval.Ce parti est fort là où les forces conservatrices ont résisté à la Révolution tranquille», soit, grossièrement, dans une vallée courant de Rivière-du-Loup à Lotbinière, avec quelques emprises dans 1a région de Québec.Or, pour former une opposition solide, 1a formation de Mario Dumont se doit de «percer dans l’axe centre du Québec [de Trois-Rivières à Sherbrooke], dans l’Ou-taouais et aussi dans la région de Montréal», poursuit-il.Dans ce dernier cas, il s’agit d’un territoire où rivent les trois quarts des électeurs mais où le discours adéquiste touche «un peu moins de cordes sensibles», sauf peut-être dans les couronnes nord et sud de Montréal.«Dans les zones de bungalows de la classe moyenne, Dumont pourrait peut-être performer, souligne Jean-Herman Guay, et aller chercher des circonscriptions.R y a là un phénomène émergent à surveiller» La quête de votes dans le 450 ne peut toutefois pas faire oublier d’autres handicaps avec lesquels l’ADQ doit rivre en ce moment A commencer par fa faiblesse de son organisation politique sur le terrain, en dehors des terres où fa formation est fertile, et par l’absence d’une équipe sérieuse qui, dans une phase ascendante, risquerait de nuire à 1a formation, résume M.Guay.«Vous pouvez mener une bonne campagne, vous pouvez avoir un chef qui a un flair politique indéniable, mais sans équipe, l’ADQ va finir par plafonner», dit-il, ajoutant toutefois ceci: «En 1984, Brian Mulroney a bien pris le pouvoir avec une équipe très faible.A l’époque, ç’avait étonné tout le monde.» N’empêche, avec l’appui public de plusieurs personnalités — le chef libéral fédéral Stéphane Dion a déjà commencé la semaine dernière en appuyant l’ADQ pour bloquer le PQ — et un reste de campagne sans faux pas pour Dumont le tiers parti pourrait se retrouver en bonne position pour prendre du galon au cours des prochaines semaines, estiment les experts consultés.Ce faisant il pourrait tracer des contours surréalistes et inédits de fa scène politique provinciale, où les deux principales forces en présence seraient alors deux partis évoluant du même côté de l’échiquier à droite, mais en s’aventurant parfois au centre! «Si ça devait se produire, ça déclencherait une série de secousses sismiques du côté du PQ», dit Pierre Drouilly.«Ça va être le drame, ajoute Jean-Herman Guay.Si le Parti québécois devait être battu à plate couture avec un score analogue à celui de 1970 [23 % des voix, se faisant ainsi reléguer au troisième rang des partis en lice], ça donnerait l’impression que la boucle est bouclée.Ryalàun risque d'éclatement.» Le scénario est bien sûr hypothétique, tient-il à souligner tout en insistant sur le fait que 1a volatilité de l’électorat (45 % de l’électorat pourrait changer d’opinion pendant la campagne, selon le sondage Léger Marketing) rend pour le moment hasardeuse toute prédiction.«On pourrait aussi très bien assister à une résurrection du PQ, dit M.Guay.Ce n’est pas impossible.Même si, pour le moment, le portrait [livré par 1a formation politique d’André Boisclair] n’est pas très rose.» Le Devoir SULLIVAN SUITE DE LA PAGE 1 Née en 1925, Françoise Sullivan étudie à l’École des beaux-arts de Montréal, où elle rencontre le groupe d’automatistes avec lequel elle fera basculer le Québec dans fa modernité artistique.New York l’attire ensuite vers de nouveaux horizons de la danse, qu’elle nourrit d’improvisation et rapproche de fa performance — bien avant l’heure.Mais il y aura aussi fa sculpture d’acier, de plexiglas, puis, à nouveau, passionnément, 1a peinture.Plaisir, liberté et intuition guident ses passages d’une pratique artistique à l’autre.Françoise Sullivan n’a rien de l’artiste tourmentée.Dans le film de Lauraine André-G., elle admet d’entrée de jeu appartenir à cette catégorie d’artistes «qui regardent [.] vers la guérison de la blessure» plutôt que ceux qui cherchent à la révéler.Ne regrette-t-elle pas son parcours touche-à-tout, qui a peut-être fait ombrage à son travail pictural, qu’elle considère pourtant comme $on moteur artistique?«J’ai encore du temps», lance-t-elle en entrevue, une étincelle dans le regard.Puis: «Je suis trop gourmande», dit-elle avec ce sourire propre à l’émerveillement perpétuel, irréconciliable avec le regret Entre danse et peinture Si la peinture constitue son seul véritable amour, fa danse l’a conquise naturellement dès l’âge de 19 ans.«Mon ambition, c’était d’être peintre, mais la danse faisait partie de ma vie quotidienne», confie l’artiste, rencontrée dans son atelier.«Et elle revient toujours s’immiscer dans ma vie.» Et pour cause.La dame a posé les premiers jalons de l’avant-garde chorégraphique québécoise.En 1948, sa pièce Dédale jaillit d’un mouvement de balancier du bras, qui emporte graduelleftient tout le corps.La danseuse évolue pieds nus, à l'écart des scènes et des codes conventionnels de la danse à l’époque.C’est l’année, déterminante pour la moder- nité artistique québécoise, du manifeste Refus global, qu’elle signera avec quinze de ses amis automatistes.Étonné de découvrir au Québec une figure de proue de la modernifé dansante — plus propre à l’Allemagne et aux États-Unis —, le Ballet de Lorraine a d’ailleurs décidé de reprendre Dédale, que deux danseuses répétaient à Montréal fa semaine dernière.Mais déjà, en 1947, la danseuse et chorégraphe bouscule les codes en sortant 1a danse à l’extérieur, dans une communion inédite avec la nature.Elle veut créer et capter sur pellicule une danse pour chaque saison.La première naît à l’été 1947, aux Es-coumins, avec sa mère à la caméra.«C’était une aventure improvisée sur-le-champ, se souvient-elle./e voyais un lieu et je me disais: “Je veux danser ici.” C’était la qualité du lieu à saisir et l’intuition du moment.R y avait un bras de terre très étroit qui avançait dans la mer et se terminait par de grosses roches toutes polies en granit rose.C’était assez spectaculaire.Je passais la plupart de mon temps là.» En février 1948, lors d’une soirée avec un petit groupe d’amis automatistes, elle évoque le désir de réaliser aussi une danse dans fa neige.«Riopelle, qui habitait à Otterburn Park, m’a dit: “Viens demain”, ra-conte-t-elle.Ça s’est fait comme ça.» Le peintre a pris place derrière la caméra tandis que le photographe Maurice Perron croquait les envolées chorégraphiques de 1a danseuse sur un tapis de neige.Si les deux films ont été perdus, les photos sont restées, grâce à un album à tirage limité entièrement conçu et édité par Françoise Sullivan en 1977.Le hic, c’est que cet album, unique témoignage de cette dan-seê'vénement à l’avant-garde des pratiques chorégraphiques, appartient en droit au photographe.La danseuse, qui en a pourtant eu l’idée et l’initiative, ne peut pas en user comme elle l’entend.Rééditer l’histoire D’où le projet fou de recréer les danses d’hiver et d’été, de les immortaliser à nouveau dans un album à tirage limité (100 exemplaires) et dans une vidéo du même titre, Les Saisons Sullivan (au FIFA le 10 mars), afin que l’artiste se réapproprie son oeuvre et, pourquoi pas, qu’elle réalise son rêve d’inventer aussi des danses d’automne et de printemps.Soixante ans après les faits, quatre danseuses — Andrée-Maude Côté (printemps), Annick Hamel (été), Louise Bédard (automne) et Ginette Boutin (Panse dans la neige) — ont ainsi accepté de se mesurer aux éléments et à fa chorégraphie de Mme Sullivan, levant le voile sur un petit pan de l’histoire artistique du Québec.Les costumes, les lieux, les mouvements ont été respectés le plus fidèlement possible.«Avec les photos, j’ai essayé d’arriver à la même qualité.Ce n’était pas tout à fait possible, mais on retrouve certains mouvements», indique l’artiste, qui cherchait à retrouver davantage une énergie qu’une forme précise de mouvement.«Ce que je voulais, c’est cette confrontation avec les éléments.C’est ce qui fait la différence avec une pièce qui prend la nature comme décor et qui n’a pas une vraie relation avec elle.» Louise Déry, de fa Galerie de l’UQAM, a dirigé le projet d’album, lancé hier soir au Musée d’art contemporain, dans lequel on trouve aussi des dessins de l’artiste-peintrechorégraphe.Manon Landry signe les photographies.Mario Côté a mené fa réalisation de la vidéo.Heureux de rendre à César ce qui appartient à César, tous trois ont signé un contrat faisant de Françoise Sullivan l’unique titulaire des droits liés à l’album et fa coauteure de fa vidéo.Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre inlassablement son œuvre prolifique.Dans son atelier, cachées derrière les immenses monochromes de la rétrospective du Musée des beaux-arts en 2003, de nouvelles toiles, qu’elle nous dévoile sans pudeur, attendent d’être exposées au printemps à Ottawa.Sans compter 1a reprise de ses chorégraphies par le Ballet de Lorraine et ses soirées de danse improvisée quelle organisait encore dans son studio, il y a quelques aimées, pour un public privilégié.Autant de raisons de s’émerveiller du retour des saisons.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au 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avertir notre Le Devoir est publié du lundi au samedi par lie Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, Boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, I^val.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec J LE DEVOIR, LE JEUDI 1 MARS 2 O O 7 t H B 7 M’enfui, Gaston Lagaffe, « héros sans emploi » de la bédé, a 50 ans JACQUES COLLET AGENCE FRANCE-PRESSE Gaston Lagaffe fêtait hier ses 50 années de gags! Un événement célébré par un album «festif» et une journée «parcmètres gratuits» à Bruxelles.ffi«S PHILIPPE SIUBERSKI Bruxelles — Gaston Lagaffe, le plus célèbre «héros sans emploi» de la bande dessinée, fêtait hier ses 50 années de gags, d’inventions farfelues et de chasse aux «affreux mange-fric», un événement cé lébré par un album «festif» et une journée «parcmètres gratuits» à Bruxelles.C’est le 28 février 1957 que Gaston — alors vêtu d’un strict costume, d’un nœud papillon et de chaussures des plus classiques (m’enfin, où sont les espadrilles?) — a fait ses premiers pas hésitants dans les bureaux du «beau journal de Spirou», sous la plume du génial et regretté André Franquin.Pour fêter l’événement, les Editions Marsu Productions publiaient hier un recueil des péripéties les plus «festives» de l’homme à la tête d’ampoule puisant, dans les montagnes d’archives, ici un gag en trois vignettes des débuts, là une pleine page à tendance écolo de la maturité, plus loin des dessins inédits en album.C’est que Gaston, qui figure depuis longtemps au Panthéon de la bédé franco-belge aux côtés de Tin-tin et d’Astérix, a prouvé qu’il pouvait animer les soirées les plus mornes.Le recueil Gaston 50 (qui vient s’ajouter à une collection dont la numérotation échappe aux bédéphiles experts de France, de Belgique et de Navarre) rappelle notamment au lecteur distrait quelques-uns des déguisements les plus loufoques issus de son imagination débordante.Les Gaston «amphore», «tour Eiffel», «hamburger», «Spoutnik» ou «cactus» resteront à jamais des classiques du bal masqué.D’accord, mais si on danse?Après lecture, on risque de la même manière de trouver fade une surprise-party sans l’instrument à cordes le plus destructeur au monde, le gaffophone (si possible dans sa version électrique), ou sans la participation de Jules-de-chez-Smith-en-face et Bertrand Labévue, éternels complices en gaffes, boulettes et bévues du souffre-douleur de Fantasio.Petite déception toutefois, le livre-anniversaire, tiré en «édition limitée» à 100 000 exemplaires, présente une majorité de gags déjà très connus, disponibles dans les albums précédents du gaffeur né un peu par hasard.«Je ne sais plus comment l’idée m’en est venue.Je sais seulement que le rédacteur en chef de l’époque s’appelait Yvan Delporte», expliquait Franquin (1924-1997) à propos de la naissance de son protégé.«Je suis allé le trouver en lui disant que ce serait peut-être amusant d’essayer un personnage de bande dessinée qui, contrairement aux héros, n’aurait aucune qualité, il serait con, pas beau, pas fort.Ce serait un “héros sans emploi”», ajoutait le dessinateur, dont l’œuvre est exposée à Bruxelles jusqu’au 15 avril.«Gaston avait été engagé chez Dupuis, mais il ne savait plus par qui ni pourquoi, et il s’est mis à faire des gaffes, tout naturellement, quoique cette caractéristique soit venue après son invention», racontait Franquin.Au bureau, l'univers de Lagaffe va cependant progressivement s'enrichir de personnages attachants — le chef «rogntudjuu» Prunelle, le chat dingue, la «mouette rieuse» caractérielle, Mademoiselle Jeanne — au fur et à mesure que son caractère s’épaissit Du fainéant des débuts, Gaston finit par se confondre avec les préoccupations humanistes de Franquin, se lançant notamment dans la défense des baleines sur un hors-bord de Greenpeace en 1982.Pour ce SO1 anniversaire, la ville de Bruxelles — dont le bourgmestre, Fredy Thielemans, a un air de ressemblance avec un certain De Mesmaeker — a décidé d’offrir hier une journée «parcmètres gratuits» sur l’ensemble de son territoire, hommage à la lutte engagée par Gaston contre les horribles «machines à sous» du brigadier Longtarin.Enfin, clou des festivités, une fresque de trois mètres de haut de Gaston a été inaugurée hier, sur une façade proche de l’opéra de la Monnaie, en plein cœur de Bruxelles.Agence France-Presse Renan Luce au Verre Bouteille Déjà l’engouement EN B Repenser- parachute.net Le sauvetage de la revue d’art Parachute s’organise.Des supporters de cette publication ont tout juste formé un comité ad hoc avec le double mandat de «rendre public le débat entourant la suspension de la revue et de garder contact auprès des organismes subventionnaires pour que le financement public soit maintenu».Le Comité Repenser-Parachute a vu le jour à l’issue d’un débat public organisé à Montréal il y a une dizaine de jours par le collectif Passer le flambeau et Stephen Wright, en collaboration avec le centre d’information Artexte.Plus de 100 R E F personnes ont assisté au forum.«Un consensus a émergé parmi les participants, soit la nécessité de préserver le créneau occupé par la revue, fruit de 30 ans d’investissement public, du savoir et des expertises développés au fil des ans, affirme le communiqué du comité.Plusieurs voix se sont aussi fait entendre en faveur d’une refonte de la revue.D’autres en ont appelé au contraire à une nouvelle initiative qui profiterait d’un réseau solide de collaborateurs et de diffuseurs.» La direction de la revue d’art contemporain Parachute et son conseil d’administration ont décidé en novembre dernier de «suspendre» les activités de la revue.On se renseigne sur le site repen-ser-parackute.net.- Le Devoir SYLVAIN CORMIER Le plan de match de cette première visite au Québec n’était pas ambitieux.Simple prise de contact.Bonjour Renan Luce.Un peu de promo, s’il y a intérêt.Un p’tit showcase prévu au Verre Bouteille hier, au cas où.Un autre ce soir à L’Intendant, à Québec, des fois que.Et puis au revoir Renan Luce.Au mieux, le gars étant chouette, ses chansons plus que chouettes, on espérait convaincre les gens des FrancoFolies de le ra- mener fin juillet.Ou alors ceux de Coup de coup de cœur francophone, en novembre.Semer, quoi.Eh bien, c’était déjà la récolte au Verre Bouteille.Rempli jusqu’à faire peur aux pompiers d’en face, qu’il était, le trop étroit bar de l’avenue du Mont-Royal.Succès boeuf.Je dirais même plus: succès veau, vache, cochon, couvée.Ça s’est dit, ça s’est su, ça s’est propagé comme la proverbiale trainée de poudre: on l’aime déjà d’amour, ce Breton.Ce marionnettiste de la rime.Cet ébéniste du phonème.Et on raffole de ses chansons qui sont autant de portraits si joliment dessinés qu’on aurait le goût de relancer le figuratif en peinture.Joyaux sertis dans leurs arrangements du disque — intitulé Repenti, coup de cœur de l’automne dernier en France, sorti ici la semaine dernière en licence chez Disques Double —, ces petits airs qui n’ont l’air de rien prenaient plus qu’avanta-geusement l’air hier, guitare-voix.Rien ne leur manquait ni à Camelote (la vendeuse de «trucs qui n’serventà rien»), ni à Monsieur Marcel (le fos- soyeur qui s’endort «droit dans ses bottes»), pas plus qu’à la splendide Lacrymal Circus et son orchestre où «tous les cuivres sont malades».Même que les chansons gagnaient à se montrer sans atours, se révélant solides et délicates à la fois, portées par la voix si douce et belle du jeune homme, fut-elle un brin taxée par ces dernières journées pas mal plus folles que prévu dans le plan de match.Vivement les FrancoFolies, se disait-on à la sortie.Paraît que Renan Luce y est pressenti.Plébiscité, oui.Denys Bouliane Montréal/ Nouvelles Musiques 24 février au 8 mars 2007 www.festivalmnm.ca 26 concerts 72 compositeurs 28 ensembles 11 chefs 23 solistes 700 musiciens Metropolis de Fritz Lang Retour dans le futur antérieur et ro-composé autour d'un FILM CULTE ! Jeudi, 1er mars Pollack Hall (Université McGill), 20 h A LA TELEVISION i'A'i *T • EETRcTSSMI WTTîWnBBBi Le Téléjou rnal Virginie Les Etoiles filantes Les missions de Patrice / Dominic Sillon La Job Minuit, le soir Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée La fosse aux lionnes / Daniel Lavoie Le TVA 1 8 heures Le Cercle Drôles de vidéos Star Système Le Banquier Taxi 0-22 / G.Fournier Caméra Café Le TVA 22 heures Le Cercle Denis Lévesque Kaboum! Ramdam Libre Echange / René Richard Cyr Une pilule, une petite granule La Grande Sélection / À feu et à sang Bazzo.tv / Carte électorale Pure Laine Méchant contraste! Habitat 07 Gr.Journal (16:30) Flash / Corneille Portfolio / Les candidats préparent leurs valises.Cinéma / SOUVENIRS PERDUS (5) [avec Doris Roberts, Dana Delanv Le Journal du soir Dutrizac 11 o% L'avocat du diable Cinéma / JEUNE.Dominique Poirier en direct [Survivre à l'ennemi.| Le Téléjournal L'Épicerie Le National Le Téléjou rnal Jrnl RDI 3*^5 Question.|Jrnl FR2 [Cinéma / CABARET PARADIS (5) J Écrans.| Envoyé spécial Bien ou.Journal [Temps pré sent jjjj»â3 Hantise Biographies / P.Vincent j Fallait y penser! Dossiers FBI [Experts en crime Traque au prédateur I Casse-cou Déco sur.ménage Ça passe.Dre Nadia.Super Nanny On a échangé nos mères Décore.I I Déco sur.Marjolaine Cinéma gj'l — Top5.Top5.InfoPlus M.Net .clips [Flambant.VJ [TopRock.[Tatoués .Barker Roule.D-Stroy Top5.Paris.franco .anglo Musique Génération 90 - 1997 Les sauveurs du rock Musicographie La Mode.Musique .franco Frank.Degrassi.Une grenade avec ça?| Parents.70 Gilmore Girls Tête.1 R-Force .le trouble Degrassi —ÜB— HCCSH Simpson Delilah.6TEEN .Titans Di-Gata.Futurama Simpson [Henri pis.Futurama Décalés.Simpson Star.Henri pis.Sports 30 30 Images j 1 Tribal NASCAR Coupe Nextel / Auto Club 500 Sports 30 Sport.Red Bull.Jeux d'hiver [Tournants de l'Histoire À vos marteaux! [Commandant en chef Cinéma / LES ROIS DU MAMBO (5) .la prairie .pays d'en haut | Saltimban.[Cinéma / CORDÉLIA (4> avec Louise Portal 1 25e FIFA.Duplessis Viens voir les comédiens Moi et.Sue Thomas, l'oeil du FBI Les Soeurs McLeod | Intelligences Edel & Starck Le destin de Lisa Les Experts La porte des étoiles .nerdz | .s’branche La porte des étoiles La porte d'Atlantis Scénario Catastrophe Star Trek: Enterprise Mélinda.Le Québec à la loupe Mlni-Med Caphar.[Les durs.conférences de la Télé-Université | [Entre l'arbre et l'école Étudiants.Regards Soleil./ Puerto Vallarta BD Cités / Bruxelles [.à table [Vue du canal I Québec de J.-C.en taxi I Jet-set.Voyageur Soleil.voyage | Pressere.Panorama Polnte-aux-chi mères I Cinéma / PASSION D’AMOUR (3 Panorama Insectia CBC News at Six Coronation Fashion.In the Crossfire Opening Night The National The Hour Arrested.CTV News Access H.eTalk American, Idol CSI: Crime Scene.Criminal Minds CTV News ; I CTV News Daily (00 05) News House.ET Canada E.T.Survivor: Fiji Deal or no Deal Canada Are you Smarter.ET Canada Design.ET.The Shak Heads up Heavy Metal The Agenda Pritchard .of Don Quixote The Agenda Pritchard .Raymond ABC News .Raymond Will, Grace Ugly Betty Grey's Anatomy Men in Trees Sex.City I Nightline Kimmel ILmillr News CBS News E.T.Survivor: Fiji CSI: Crime Scene.Shark News [Late Show v /ith.(23:35) WÊÊxLÀ^m News NBC News Jeopardy Wheel.is Earl [The Office Scrubs [30 Rock The Black Donnellys The Tonight Show (23:35) I That ‘70s.King.Hill Simpsons Seinfeld American Idol - Results Smarter than.Smallville Supernatural [Sex.City | The Newshour BBC News Europe The This Old House Hour Winged Migration Business.I Charlie Rose The Newshour Adirondack [Wild.Am.Ballroom Challenge A Cemetery Special BBC News CTV News eTalk [jeopardy | American Idol CSI: Crime Scene.Criminal Minds CTV News CTV News | Daily (00:05) Crossing Jordan [CSI: Miami / Deux épisodes The First 48 First Person Killers Dallas SWAT CSI: Miami Street Legal .Poet [Wingfield Booked | Cinéma / DC )NNIE BRASCO (4) avec Johnny Depp, Al Pacino Law & Order .a Trace How it's M lade Daily Planet Deadliest Catch Dirty Jobs Mayday Daily Planet Dirty Jobs Disasters.Master.CSI: New York Weapons at War Bloody Italy CSI: New York Crime Stories Stalingrad BBC News CBC News CBC News | CBC News The Hour CBC News: The National Planet Earth / Future CBC News: The National CBC News Doc Andromeda Cold Squad Trailer.[Kenny.L-Word * [CSI (23:14) / CSI (00:14) 1 Moving up Monster Garage American Hot Rod American Chopper Biker Build-off American Chopper .Hot Rod I Debbie Travis Facelift Opening Soon Situation Critical Little Miracles Skin Deep Situation Critical Extra Off the.| Sportscent.Hockey / Penguins - Rangers [ .Hockey Sportscentre lOffthe.Winter Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon BAZZO.TV Discussion de haut vol avec le chercheur Alex Kahn.Aussi, pour se détendre, un débat endiablé sur le thème suivant: pour ou contre le scrapbooking?Télé-Québec, 12h30 et 22h CORDELIA Un film célèbre de 1979 par Jean Beaudin, reconstitution historique classique d’un célèbre fait divers de la fin du XIX* siècle, la pendaison de Cordélia Viau pour meurtre après un procès très douteux.Artv, 19h30 » RADIO-CANADA MINUIT, LE SOIR Poursuite de cette série où les personnages cherchent toujours la lumière.Radio-Canada, 21h VIENS VOIR LES COMÉDIENS En rediffusion, cette entrevue avec Pierre Curzi, qui a maintenant traversé dans le monde politique.Artv, 23h Des jeux video bons pour la santé ?L’allaitement maternel Le pays est dans le chaos Son cœur est déchiré.Animation : Marie-Élaine Proulx et Dr Georges Lévesque Avec Isabelle Blais telequebec.tv V I 1694
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