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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-02-15, Collections de BAnQ.

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I I LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 1 « FEVRIER 2 0 0 3 Cuba Si ! Page F 4 v Une famille d’éditeurs Page F 5 LE DEVOIR o CHRISTINE TEUIER Jeunesse.H poésie L’Hexagone Le souffle des origines CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR LJ histoire de la littérature québécoise est jeune.On i trouve les traces de plusieurs de ses pionniers, de ses fondateurs, tout près de nous, dans l’histoire récente, qui est aussi, souvent, celle de la Grande Noirceur.Ainsi l’Hexagone, la plus ancienne maison de poésie québécoise, fondée en 1953, fête-t-elle ses 50 ans cette année.Et du même souffle, elle rappelle à notre mémoire l’élan de ses fondateurs: le grand poète Gaston Miron, son inséparable compagnon des jeunes années Olivier Marchand, l’épouse de ce dernier, Mathilde Ganzini, le décorateur Jean-Claude Rinfret, les futurs cinéastes Gilles Carie et Louis Portugais.Dans Jeunesse et poésie, un ouvrage qui vient de paraître chez Fides, Christine TeDier évoque le ferment qui a mené à la création de cette maison d’édition.Et derrière l’amour de la poésie et des lettres, qui guidait ses fondateurs, on retrouve aussi l’univers du Québec de Duplessis, que tentaient d’éclairer à leur façon des mouvements de jeunes tels l’Action catholique, les Jeunesses étudiantes catholiques et l’Ordre de bon temps.C’est au sein de ce dernier mouvement en particulier, que l'élan qui allait mener à la création de l’Hexagone s’est d’abord formé.Mouvement de loisirs laïc, il a été fondé par Roger Varin, celui-là même chez qui a eu lieu le lancement de Deux sangs, écrit par Gaston Miron et Olivier Marchand, et publié grâce à une souscription publique.VOIR PAGE F 2: HEXAGONE «Le Rhinocéros attend.Il est à la fois trop fin et trop stupide pour avoir des préjugés.» fiid'CMEç&s: T*as*- ytsTv'- # «M*kMto$CVe.e«»9taKt àSS Ictyi^erksc:‘Sèf ftp rr-î .f* ta r.ïûî*?e i *0^ S* « fîirart rîï t u S- fcif wssttîï*itîîKim, rnî itsa Snjfirxî -fcc: fc:c,{c.t dîrc*»fcSi# • scb.-r*j-T: j inu ca t^n acîT tr 11a‘Îtt î>a fatî t trs?o *^?*”F* ^ T r«ï a orJhÆi: :h>% N» a \ultf tnr jnmcs de complicité avec les fditiONs Prise de parole.Spectacle cn traNçais.aNiMt par Guy Marchawps Avec uNe douzatNc de poètes et d'ccrivaiNs doM Louis HaweliN.Danielle Rotjer.Richard GiNtjras.Helenc MoNétte.Jean Paul Paoust Christine Germain, etc.Accowpaqnes ¦ des musiciens Normand Guilbèault.Pierre Tanquay.Jean Dcrome, René Lussier.pN eoproductk'N avec tes I dilu'Ns dt parole 13-17- février- 2.003 * mort 4 En moyenne, les meilleurs titres de la collection se vendent à 5000 exemplaires par année.Un peu plus cher Chez Boréal, le directeur Pascal Assathiany explique que la maison a fait, en matière de livre de poche, un choix de compromis.«On a pensé que le public québécois n’était pas assez vaste pour de grands tirages vraiment pas chers.[.] Donc, on a choisi un format “compact”.Il est plus beau que le poche, mais un peu plus cher.Beaucoup moins cher cependant qu’un grand format.» Le premier titre de «Boréal Compact» est paru en 1988: Maria Chapdelaine.«Boréal Compact» a pris le parti de reproduire «la première édition de chacun des volumes, sans appareil critique».Tirage moyen de la collection: de 2000 à 4000 exemplaires.Des exceptions?«Pour Guillaume Vigneault, on vient par exemple de tirer à 5000 exemplaires», explique Assathiany.«Boréal Compact» comprend un peu moins de 150 titres.Elle rassemble plusieurs auteurs incontournables, dont Gabrielle Roy, Anne Hébert et Gaétan Soucy.Le meilleur vendeur demeure toutefois L’Histoire du Québec contemporain en deux volumes de Linteau, Durocher, Robert et Ricard.Suit de près le célèbre Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy.Les résultats de vente?Pascal Assathiany se refuse à les donner.«Mes collègues ne vous les donneront pas non plus», dit-il.Diversité En dehors de ces trois joueurs importants, la plupart des maisons d’édition québécoises proposent aujourd’hui des collections dé poche de haute tenue.Elles comptent toutes moins d’une cinquantaine de titres.Mais malgré cet état de fait, les auteurs québécois semblent encore très attirés par les collections de poche françaises.Ainsi Michel Tremblay a-t-il publié ses derniers livres dans la collection «Babel» de l’éditeur Actes Sud plutôt que dans «Bibliothèque québécoise».Maxime-Olivier Moutier a publié chez «J’ai lu», tandis que Dany La-ferrière occupe une belle place dans la collection de poche du Serpent à plumes.Pour contrer l’accentuation possible de cette tendance, les éditeurs québécois auraient-ils avantage à résoudre leurs différends et à présenter une seule grande cdF lection de livres de poche?Michel Gay, directeur de «Bibliothèque québécoise», pense en tout cas qu’une seule collection aurait été profitable pour notre littérature.«Probablement que, dans le meilleur des mondés, une seule collection aurait eu plus d’impact.» Chez Sogides, Pierre Graveline «ne voit pas en quoi ce serait utile aujourd’hui: il y a trois grandes collections au Québec 'et elles fonctionnent».En 1993, Gaston Miron déclarait que, pour notre littérature, multiplier les mêmes titres en différentes éditions de poche, «ce serait se tirer dans les pieds».¦ Michel Gay rappelle qu’il y a eu, au fil du temps, «bien des vœux d’émis dans le sens d’une collaboration».Pourquoi ça n’a jamais fonctionné?«Il y a peut-être un effet pervers des subventions-, mais ça aurait pu être corrigé par certaines mesures.» FERRON SUITE DE LA PAGE F 1 Toujours aussi, on l’a dit Ferron maintient le flou artistique.Ainsi la thèse voulant qu’il ait créé le Rhino (allusion à une élection municipale tenue au Brésil, où la population avait élu un rhinocéros du zoo local en guise de protestation contre l’inanité de tous les candidats) pour permettre un vote «séditieux» qui resterait en deçà de la violence qui commence alors à se faire jour gracieuseté du FLQ et qull réprouve, ainsi cette thèse est-eDe difficile à établir.«Quand les vieux deviennent nuisibles, écrit-il en 1964, comme ils sont par définition plus mortels que les jeunes, ceux-ci seraient portés à les aider un peu.La tentation de violence apparaît.Et c’est dans cette conjoncture que nous retrouvons une autre fois l’inévitable Rhinocéros.Son jeu, à ce sujet, est des plus ambigus: d’une part, on peut soutenir que les soubresauts du rire sont plus anodins que la dynamite, de l’autre, cependant.il faut bien convenir qu’il tourne en dérision les institutions qui nous régissent, cette constitution coloniale, par exemple, qui obligerait un Québec français à cent pour cent à demeurer bilingue, et à laquelle on ne peut rien changer sans le consentement d’un gouvernement étranger [.].Ambigu est le mot, et ce n 'est pas tout, loin de là!» Flou également, c’est dire, sur l’éternelle question nationale, à moins qu’il ne s'agisse simplement de tenir lieu de miroir à peine déformant «Quel est son but?Je crois qu'il est un parti d'attente.Ses grosses pattes courtes bougent, mais il reste sur place, au carrefour de la rose des vents.Il exprime une époque de transition où l’on ne sait pas trop bien encore ce que seront les pro- chaines années.Il se concentre sur ses cornes, dont la propriété aphrodisiaque est célèbre, en attendant que la conjoncture se débande dans une des trois solutions de continuité qui s’offrent à elle: «soit le statu quo et l’anglicisation rapide du Canada français; , «soit une réforme constitutionnel^ qui ferait du Québec une provincé simplement française; «soit la Sécession, fort tentant) mais qui comporte révolutio et violence.«Le Rhinocéros attend.Il est à là fins trop fin et trop stupide pouravoif des préjugés.» Iconoclaste, Jacques Ferron lè demeura sans doute jusqu’à sa dernière heure, tenté aussi par le pari d’une solidarité et d’un épanouisse^ ment individuel et collectif qu’ijl désespérait tant de gagner -+ «Pauvre peuple, tu es sot mais bief) excusable de l'être, car tu nas pas dk tête et tu n’as pas de tête parce que tu n’as pas de gouvernement» -r qu’il n’eut d’autre choix que de lé plonger dans un humour acide.Ces «textes rhinos», ces «ferronntf ries», partie d’un ensemble beaucoup plus imposant, éclairent d’uii jour particulier, soleil et ombre à 1* fois, une période effervescente dé notre histoire, riche en contradid fions, où les espoirs se butent encore et toujours, à la politique humaine, trop humaine.JACQUES FERRON- 1 ÉMINENCE DE LA GRANDE CORNE DU PARTI RHINOCÉROS Edition présentée et préparée par Martin Jalbert Lanctôt éditeur Montréal 2003,190 pages l } 1 LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 1 « FEVRIER 2 0 0 5 -«-Livres •»- ROMAN QUÉBÉCOIS Riez.C’est mieux que de pleurer.Nando Michaud est de ces auteurs qui font feu de tout bois u pied de la fente rousse», •Un homme et son PC», «La fenêtre et le néant».Ces titres de nouvelles de Nando Michaud sont-ils révélateurs?Roger Lemelin, Claude-Henri Grignon, le père Sartre, convoqués ici, n’auraient sans doute pas été fâchés d’être de la fête dans ce recueil de nouvelles où les calembours — ou ce qu’on appelait autrefois l’à-peu-près — sont des façades, plaisantes certes, qui dissimulent, en prime, bien d’autres plaisirs.Il y en a treize à la douzaine, de ces nouvelles, parues dans des revues sous des formes différentes, selon ce que nous en dit l’auteur.Des histoires, bien sûr, dont certaines sont à dormir debout.Et agrémentées d’une culture dans tous ses états, populaire ou savante, convoquée puis renvoyée aussitôt à grands coups de pied dans le derrière.•: Nando Michaud est de ces auteurs qui font feu de tout bois.Le lecteur, s'il en a l'envie, pourra s’amuser à départager, parmi les citations en épigraphe de ses nouvelles, celles qui sont authentiques et les apocryphes.Parions que Teilhard de Chardin n’a jamais écrit: "Donnez-leur un pied, elles en oublieront la verge», ou que Paul Valéry n’ait même jamais songé à écrire: «Le vacarme intermittent du petit coin me rassure» en écho à la phrase célèbre de Pascal sur le silence éternel des espaces infinis.On trouvera donc dans Virages dangereux et autres mauvais tournants ce registre, où il est fait référence à Kafka, à Claude Lévi-Strauss, à Marcel Proust, des clins d’œil à des écrivains que l’auteur a fréquentés, aimés ou haïs, pêle-mêle.Au lecteur de s’y retrouver, s’il le peut Mais ces nouvelles sont avant tout des histoires, à lire pour les plaisirs qu’elles offrent.Ce sont des aventures prometteuses pour la plupart, dont les personnages centraux sont des quidams: Roland Rouleau, Herménégilde Fleurbleue, Benoît Pigeon, Arthur Roy.D’autres sont moins bien baptisés: Réal Factys ou Lus Rhatif, lestés de réfé- Robert Chartrand ?rences qui les encombrent.Dans tous les cas, leurs noms sont autant d’affiches, trop voyantes parfois, qui illustrent à gros traits leur tempérament, le plus souvent une faiblesse.Ce qui fait le sel de ces nouvelles, c’est cette façon, le plus souvent inattendue, de confronter les personnages à quelques-uns de nos maux actuels: les bouchons de circulation automobile, la dépendance à la sacro-sainte bagnole, la réalité virtuelle, la hantise de la bonne forme physique ou le refuge des philosophies orientales.Les personnages de Virages dangereux., victimes ou observateurs de tout cela, s’en tirent tant bien que mal.Plutôt mal, on l’aura deviné.Reste leur regard narquois ou naïf sur les statistiques, sur les lois de la moyenne ou sur l’argent, cette fiction par excellence qui tient toute sa force de son mouvement perpétuel.D y a matière à lire et à rêver dans ces nouvelles, où la physique se fait volontiers pataphysicienne — Michaud a lu Alfred Jarry, cela se voit, mais il ne s’appesantit pas là-dessus.On trouvera de tout dans ces nouvelles.Des sommets, si on peut dire, des bijoux d’esprit caustique, comme dans Le Très-Haut n’avait pas de capote anglaise, petit chef-d’œuvre de délire raisonné où sont confrontés la guerre planétaire et un professeur à qui ses elèves lancent des avions de papier.Ou encore des séances inénarrables d’-egolifting- ou de pré-arrangements funéraires qui nous disent, si besoin était, que la folie du présent dépasse déjà les niaiseries du futur.Michaud est un moraliste, de tendance cynico-rigolarde, qui a de la culture.11 n'en abuse pas, sauf peut-être dans L'Influence d’un livre — est-ce un hasard si le titre du roman de Philippe Aubert de Gas-pé fils, qu’on tient pour le premier roman paru ici, est repris tel quel?Dans cette nouvelle, Michaud cède à la facilité, cone me en témoignent les noms des personnages: Amédée Branchey, André Naline.Tanagra Nola.Mais ailleurs, c’est-à-dire dans l'ensemble de ce recueil, on lira une critique festive des modes actuelles, de ces «phénomènes de société» — personnes et modes de vie confondus — revus et fustigés joyeusement pour le plus grand bien de notre rate, qui se dilate à qui mieux mieux.La fantaisie, ici, est chercheuse, inquisitrice, qui se demande ce qu’il adviendrait si d’aventure on bousculait la réalité un peu.Si on la secouait, cette vieille paresseuse, pour voir si elle ne déboucherait pas sur des absurdités, des horreurs à peine nommables, ou peut-être bien des félicités.Nando Michaud le déclare d’entrée de jeu: il se réclame «le beauf spirituel» de Frédéric Dard, le prolifique géniteur de San-Antonio.On lui reconnaîtra, en effet, comme à l’autre, un machisme sans complexes, un appétit de vivre, un irrespect envers les monuments — écrivains, modes, institutions — et, par-dessus tout, un goût quasi viscéral des mots.Michaud, lui, modeste, en invente peu.11 se sert allègrement de ceux qui existent, avec presque tou- Un machisme sans complexes, un irrespect envers les monuments — écrivains, modes, institution— et un goût quasi viscéral des mots jours une grande sûreté, qui lui permettent de fustiger ceux qui ne savent iras quoi en faire.Il n’y a rien de nouveau ici.Mais il y a beaucoup de bon.et du jouissif.dans ces nouvelles qui s'amorcent le plus souvent à l’ancienne, si on peut dire, avec un personnage saisi à un moment de sa vie auquel il ne s’attendait pas, et qui autorise tous les développements.On se bat, dans ces nouvelles, contre les statistiques, les sacro-saintes lois de la moyenne qui devraient prévaloir, contre l'argent dont il est dit à juste titre qu’il n’est qu'un flux, qui ne vaut que par son mouvement incessant * Virages dangereux.se révèle donc une critique acerbe de notre monde, servie par des connaissances sûres, chamboulées pour notre plus grand plaisir.la réali té est prise à bras-le-corps.On se coltine avec elle, on la boxe — le noble art! —, on s’en moque, ce qui est peut-être le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre.Il y a parfois des facilités dans ces nouvelles.Comment ne pas y céder quand on se lance avec autant de témérité?Et puis une faiblesse constante: les chutes, ou les dénouements, qui sont expédiés.Mi-chaud sait lancer de très bonnes histoires et nous tenir en haleine.Mais il ne sait pas comment — ou pourquoi?— finir.Négligence ou sentimentalisme?Toute bonne chose doit pourtant avoir une fin.robert.chart randSdfl'sym patico.ca VIRAGES DANGEREUX ET AUTRES MAUVAIS TOURNANTS Nando Michaud Triptyque Montréal, 2003,183 pages ITTÉRATUR Contes du désert SOPHIE POULIOT C> est un séjour prolongé au Maroc et en Algérie qui a inspiré les premiers récits de l’au-teure France Renaud, réunis sous le titre de Contes de sable et de pierres.Autour du feu, dans la caverne qui leur sert de refuge, des voleurs, sorte de pirates du désert, se racontent des histoires, paraboles inspirées de leur propre existence.Telle une Shéhérazade des temps modernes, l’auteure crée un univers qui rappelle celui des Mille et une nuits, bien qu’il ne soit nulle part fait mention que l’action se déroule en des temps anciens.Plutôt intemporels, donc, les contes de France Renaud sont aussi d’un indéniable exotisme.Ce qu’elle propose au lecteur est un voyage tout en poésie et en finesse dans une contrée encore mythique, le Sahara.«Rasckid regardait la mort de sable progresser dans ses traînes en croissants, ses monts mobiles découpés par la lune, à ses yeux les dunes miroitaient d’une étrange beauté voisinant l’horreur.[.] Il voulut repartir.Mais le cheval l’entraîna du côté ombré des dunes, là où poussent des plantes grasses à fleur de sol qui suivent leur déplacement en se ressemant dans leur ombre.Et dans l’ombre des sables, la vie les attendait.» Gorgés de sable, d’un soleil aride, d’un calme appelant la contemplation ainsi que d’une profonde humanité, les contes de France Renaud manient les fantasmes et phobies qui entourent la notion même de désert pour en extraire des histoires de nature réalistes.Mokhtar, le SOURCE TRIPTYQUE France Renaud chef de la bande, verra s’écrouler son précieux rêve de construire une grande cité dans le reg quand son fils rentrera d’une razzia de deux ans aussi affaibli qu’étranger aux ambitions et même au mode de vie de son père.Fa-rhouk, le voleur de chevaux, qui ne fréquente que très peu de femmes au cours de ses expéditions, sera érigé au titre de héros par les dames de son bled natal, bien que l’acte héroïque qu’il a commis — donner une raclée au mari de sa sœur qui la molestait sans ménagement — ait été accidentel.Le Bossu racontera pour sa part comment il fut pendant 20 ans le gardien d’un champ d’artichauts qu’il finit par transformer, petit à petit, à force de vouloir y faire sa place, en plantation d’amandiers.D’apparence anecdotique, ces récits recèlent leur lot de symboles et invitent à la réflexion.De plus, l’auteure décrit avec chaleur et dans un vocabulaire très imagé les mystérieux espaces désertiques de l’Afrique du Nord, sans oublier la solitude, les espoirs ou le fatalisme, la sagesse ou encore la folie qu’ils peuvent susciter chez l’être humain.Quoique certains épisodes des Contes de sable et de pierres soient alourdis par des longueurs inutiles, il reste que c’est avec plaisir et abandon que le lecteur voyage à travers les récits de France Renaud.Car ces voleurs, chose rare s’il en est, ne sont pas réduits à n’être que les méchants, les faire-valoir, l'instrument dramatique par excellence des récits mettant en vedette de pauvres hères et des princesses.Les voleurs y sont des humains à part entière, les héros de surcroît, et surtout des personnages convaincants.CONTES DE SABLE ET DE PIERRES France Renaud Triptyque Montréal, 2003,160 pages Fausse piste en banlieue CATHERINE MORENCY La banlieue.Haut lieu de désœuvrement, elle inspire pourtant son lot de fictions et les romanciers québécois semblent y trouver une abondante matière à topos.A la suite de Pierre Yer-geau (Banlieue, L’Instant même), Linda Leith livrait récemment son esquisse de l’ennui urbain; son second roman, Un amour de Salomé, perd toutefois à un jeu plus dangereux qu’il n’y paraît décrire la vacuité.A Pointe-Claire, en périphérie de Montréal, on se la coule douce.Les familles de petits-bourgeois, cordées depuis des générations dans un semblant d’opulence, n’ont à première vue, aucune raison de remettre en question leur sacro-saint confort matériel.Avec le barbecue et l’aspirateur central, croient-ils en chœur, viennent le bonheur et la félicité.L’histoire aurait pu s’arrêter là.Mais comme on nous présente le livre sous la bannière «roman», il a bien fallu y ajouter un conflit une bombe qui mettrait le feu aux poudres afin de garder le lecteur en alerte.La grenade, id, s’appelle Vince.Égoïste, fraudeur et manipula- teur professionnel, ce grand enfant de quarante ans passés soulage son complexe d’Œdipe mal soigné sur le dos des pauvres femmes mariées de banlieueville.Entraîné à la meilleure des écoles — il a fait son droit dans les règles de l’art —, Vince possède une dizaine de pseudonymes et n'a pas son égal quand il s’agit de détourner des fonds et de mener qui peut le servir en bateau.«Il est sans pitié.Il se fout bien des autres.Il est même cruel, parfois.Et puis après?Les autres, la seule chose qui les retient d’agir comme lui, c'est leur plus grand souci de l’opinion du prochain.Ils sont esclaves de leurs voisins; or, la liberté appartient à ceux qui, comme Vince, ne se reconnaissent aucune obligation sociale.» Mensonges, machisme et escroquerie: voilà les armes dont use ce Don Juan de pacotille pour arriver à ses fins.Comme les hommes désertent leur domaine de neuf à cinq et que les femmes, c’est bien connu, sont des proies dociles et sédentaires, c’est panni la gent féminine que Vince pigera pour choisir, au doigt et à l’œil, les victimes idéales.Et plus la chair est naiVe, plus l’entreprise tourne rondement.Un peu trop d’ailleurs, car le projet d’écriture semble avoir sombré dans l’eiigre-nage qui meut le héros de l’histoire: la facilité.Linda Leith, qui assumait en 11)99 la traduction anglaise de l’excellent Voyage en Irlande avec un parapluie de Louis Gauthier, peine à ficeler une intrigue qui s'étiole à mesure qu’elle évolue.le personnage de Vince n’acquiert qu'un pâle halo de réalisme, s’enlisant invariablement dans les clichés qui endimanchent, d’un même mouvement, la galerie de pleureuses dont il s’entoure.1^ fiction, pour triompher, doit transcender — ne serait-ce que par une équation élémentaire — les mobiles de la caricature.Un amour de Salomé n’a su résoudre l'énigme sur laquelle on fondait sa mise en marché et la faune discrète qui peuple les banlieues peut se rendormir tranquille: son aura de mystère n’a pas grandi d'un iota.UN AMOUR DE SALOMÉ linda Leith Traduit de l’anglais par Agnès Guitard XYZ éditeur Montréal, 2002,228 pages Robert Hcbcrt L'homme habite aussi tes franges Robert Hébert L'homme habite aussi les franges Un voyage tout en nuances dans les images et les sons d'une ville étrangère.Yolande Viltemaire La déferlante d'Amsterdam U déferlante d'Amsterdam XYZ éditeur, 1781, rue Saint-Hubert, Montreal (Québec) HzL 3Z1 Téléphone ; (514) 5z5.21.70 • Télécopieur : (514) 525.75-37 Courriel : xyzed^mlink.net ETHIQUE ET DÉONTOLOGIE DU JOURNALISME Marc-François Bernier DEOOlÛGIE JOnUÂLISME MMD I I» NM ilf> lil l’MI D 2-7637-7359-1 300 pages • 34,95 Le journalisme appartient-il aux conglomérats Je presse ou à la société ?Quelles sont les conditions d'un journalisme de qualité, libre, responsable, équitable et intègre ?LE VÉRITABLE OUVRAGE DE RÉFÉRENCE Pour plus amples renseignements Les I ilitions PUL IORC loi (dm)6St> / mi •Tok*iYis‘< f nil.tihivAl.tci www (iLiVAl.t?a QÙébÇC Mar c B it i i.r i républicain ! i rO’ Pour sortir de l’impasse : UN QUÉBEC RÉPUBLICAIN ! Vieil homme indigne, à la fois passionné et rigoureux, Marc Brière propose ici son analyse de l’impasse politique actuelle et les moyens d'en sortir.ISBN 2-922245-81-0 • 246 p.• 24,95 $ WWW.VARIA.COM ieri Le Cannabis librairie ?bistrd À l’occasion de la parution du Rapport du Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites publié aux Presses de l’Université de Montréal nous vous invitons à une Causerie avec le « .Dans une société libre et démocratique comme la nôtre, les citoyens devraient avoir le droit de prendre des décisions éclairées quant à leurs comportements, à condition qu’ils ne causent pas de préjudices significatifs aux autres.Nous croyons fermement que Tusage du cannabis entre dans cette catégorie de comportements.» Sénateur Pierre Claude Nolin Animateur Yannick Villedieu Mercredi 19 février 19 h 30 Réservation obligatoire : 739-3639 5$ Extrait de la préface, Pierre Claude Nolin 5219.Cote des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Si vous désirez souper au Bistro il est préférable de réserver servie ç^librairieoivieri.rom LITTÉRATURE JEUNESSE Les petites fesses de Jacques Godbout GISÈLE DESROCHES Qu’allez-vous imaginer là! Ce n’est pas parce qu’on parle de fesses que.Jacques Godbout, l’auteur, le cinéaste, le poète, le critique, l’essayiste (et j’en passe, tant il a touché plusieurs domaines), avait posé un pied dans l’enclos de la littérature jeunesse il y a quelques années avec Une leçon de chasse (Boréal), texte singulier et riche qui avait été finaliste au prix du Gouverneur général.Voilà qu’il se permet une autre première, avec cet album savoureux paru aux 4(X) Coups: Mes petites fesses.Une petite fille raconte comment la Fée des naissances, toujours pressée, a donné, au moment de sa venue au monde, un coup de baguette magique sans trop regarder, afin d’attribuer, comme elle le fait chaque fois, un don au bébé.Or, comme l’enfant se présentait par les fesses, le petit derrière du re sobre, resserrée, efficace, avec-juste la touche de fantaisie et le brin d’impertinence qu’il faut pour faire lever l’histoire.Rien ne dérape ni ne tombe jamais dans le vulgaire.Il faut dire qu’on lui a associé un illustrateur hors pair, Pierre Pratt, qui nous sert une palette de couleurs chaudes, des scènes nouveau-né a hérité du don de.i4^otiques, des personnages légè- métamorphose! Au début, rien n’y 4 paraît, mais bientôt, la poussette se transforme en autruche, le tapis du salon s’envole, la chaise haute se métamorphose en girafe.Ces petites fesses ont vraiment un don! Les parents demandent conseil, tentent de juguler l’affaire, les anecdotes se multiplient, la fillette promet d’être sage, mais quand on a un tel don, la promesse est difficile à tenir! Jacques Godbout a-t-il lui aussi un don?On le dirait bien; le sujet est amusant, les rebondissements cocasses: la narration, menée à la première personne («je»), demeu- rent ahuris, une héroïne coquine et jubilante.C’est tout à fait son style; on s’y reconnaît mais, en même temps, c’est nouveau, surprenant: une iconographie renouvelée.L’imaginaire sort grand gagnant de ce jumelage très réussi.On ne peut s’empêcher de sourire et de souhaiter une récidive.MES PETITES FESSES Texte de Jacques Godbout Illustré par Pierre Pratt Ijes 400 Coups, collection Grimace Montréal, 2003,32 pages Une soirée avec Gilles Gougeon Auteur des romans Catalina et Taxi pour la liberté Au programme : Animation dur led enfantd de la rue au Centre Saint-Pierre 1212, rue Panet Le 19 février à 19 h Renseignements : Librairie (514) 849-3585 Iibpaul@paulines.qc.ca aulines ) > ) 1 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 FÉVRIER 2 0 0 3 F 8 Le temps en question A la découverte d’ambitieuses aventures artistiques, dont celles de Rober Racine et de Raymonde April DAVID CANTIN Rentabilité et productivité: voilà deux mots qui sont devenus des critères mesurables dans un climat social où chaque minute semble avoir un prix.Dans un tel contexte, comment juger du rôle de l’artiste par rapport au temps qu’il en vient à investir dans une œuvre?A travers un choix judicieux parmi les acquisitions récentes en art actuel au Musée du Québec, la commissaire Anne-Marie Ninacs s’intéresse à cette problématique cruciale au fil d’une superbe exposition qui a pour titre L’Emploi du temps.Même si les esquisses et les toiles de Tom Thomson retiennent beaucoup l’attention en ce début d’année au Musée du Québec, il faut absolument faire un détour dans la salle qui accueille L'Emploi du temps.On découvre d’ambitieuses aventures artistiques, dont notamment celles de Rober Racine et de Raymonde April.Dès l’entrée, c’est le Chrysanthème (2001) du photographe Nicolas Baier qui étonne: l’image de cette plante renvoie du coup à «ce questionnement sur les occupations auxquelles nous consacrons notre vie».Ensuite, l’ensemble de la salle puise dans les contrastes du noir et blanc.D'ailleurs, les tableaux de Stéphane La Rue interrogent les limites de la surface entièrement blanche.Plus on se rapproche, plus les détails brossés modifient les angles comme la lumière qui intervient dans cette série d’après nature.Déjà, le regard du visiteur interroge le geste accompli.D’envergure plus imposante, le corpus photographique de Raymonde April témoigne du phénomène de la vie quotidienne sur une période d’environ trente ans.De manière à capter une trame poétique au centre même du dévoilement intime, 517 images se succèdent sur quatre moniteurs en lien étroit avec les photographies au mur.Ainsi, les projections désynchronisées inventent un récit subjectif de ces instants fugaces au cours d’une existence.Il ne reste alors qu’à suivre le reflet d'un certain idéal entre ces petits détails et un profond désir de tout embrasser.Transgression anarchique D’une tout autre nature, le travail de Mathieu Beauséjour se rapproche davantage de la transgression anarchique.De 1991 à 1999, l’artiste montréalais a choisi d’estampiller le slogan «Survival Virus de survie» sur tous les billets de banque canadiens qu'il touche.Avant de remettre en circulation ces pièces altérées, il fait l’inventaire des numéros de série bien que ceux-ci seront éventuellement détruits par la Banque du Canada.Grâce à un tampon, Beauséjour arrive à faire disparaître pour plus de 100 000 $ de billets.Le geste devient ainsi politique et illégal.De plus, l'installation rassemble un timbre, le tampon, quelques billets estampillés, de même que le cahier et un vidéo.Tout comme la muraille de photos d’April, l’œuvre Mmes prolonge un discours critique et social: d’immenses panneaux aux proportions du dollar canadien viennent mettre en avant un slogan aussi ultime que paradoxal («Ne travaillez jamais.Vivez consomment!»).L’autre sens des mots On termine, pour ainsi dire, ce parcours sous le signe de l’abondance.L'imposante série des 1600 Pages-Miroirs de Rober Racine fait écho à une ascèse très rigoureu- GALERIE DE B E L L E F E U I L L E FRANK A V f .G K f F N f .4.933.4406 FAX: DEBELLEf tl) se.De 1981 à 1995, ce créateur unique décide d'enluminer les 2130 pages de l’édition 1979 du Petit Robert 1.fl remplit d’or l’œil de certaines lettres, tout en soulignant le nom d’auteurs québécois, fl arrive même à établir une véritable recherche musicale, à partir de notes de la gamme inscrites dans les mots de la langue française.Ce dictionnaire enluminé devient ainsi le reflet d’un engagement artistique où les lettres de l’alphabet prennent un autre sens.On passe lentement, d’une page à l’autre, afin de découvrir les nombreux détails qui révèlent les multiples opérations de Racine.A l’intérieur d’un espace fermé, le visiteur peut aussi entendre des extraits de la musique de ce nouveau Petit Robert 1993 que l’artiste écrit interprète et enregistre à partir de 1998.le résultat demeure, encore une fois, inouï.A la fin du trajet en salle, on s’aperçoit que le temps investi devant ces œuvres ramène à quelque chose de fondamental dans notre rapport à l’art contemporain.11 importe donc de croire, comme l’explique la commissaire de cette exposition, «qu’une vie bien remplie n’est pas dénuée d’engagement personnel ni de poésie».L’EMPLOI DU TEMPS Au Musée du Québec, parc des Champs-de-Bataille, Québec.Jusqu’au 25 mai 2003.f Chrysanthème (détail), 2001, de Nicolas Baier.SOURCE MUSÉE DU QUÉBEC Dès l’entrée, le Chrysanthème du photographe Nicolas Baier étonne : l’image de cette plante renvoie du coup à «ce questionnement sur les occupations auxquelles nous consacrons notre vie » il teste SOURCE MUSÉE DU QUÉBEC Tout embrasser (détail), 2001, de Raymonde April.Exposition de groupe Stéphanie Béliveau Marc Séguin Jean-Sébastien Denis Julie Ouellet DERNIÈRE SEMAINE ____CALER IBS I MON BLAIS 5420, boni.Saint-Laurent H2TIS1 514.849.1165 Ouvert du mardi au vendredi 10h à 18b, samedi lOh a 17h Sylviane Poirier ¦ B art contemporain présente Du 1 2.février au 15 mars 2003 Lorraine Pritchard / Oeuvres récentes code: marques Vernissage : 12 février, de 17h à 20h Entretien avec l'artiste le mercredi 19 février à 19 h 372, rue Sainte-Catherine O., local 234 Montréal (Québec) H3B 1A2 (514) 875-9500 poirier.sylviane@qc.aira.com www.sylvianepoirier.com Heures d’ouverture : mercredi, de I2h à 20h mardi, jeudi, vendredi et samedi, de 12h à 18h AMÉNAGEMENT DOMESTIQUE Kim Adams Mowry Baden Michel Boulanger Pierre Granche Kim Moodie Daniel Olson Sylvie Laliberté Jusqu’au 15 mars 2003 www.chassay.ca GALERIE CHRISTIANE CHASSAY 358, rue Sherbrooke Est, Montréal H2X1E6 Téléphone: 514 284*0003 Télécopieur: 514 204*0050 APPEL DE DOSSIERS Maison de la culture Eulalie-Durocher de Saint-Antoine-sur-Richelieu La Maison de la culture Eulalie-Durocher de Saint-Antoine-sur-Richelieu sollicite, par le présent avis, des propositions d'expositions en arts visuels pour sa saison d'automne 2003 et celles d'hiver et du printemps 2004.Documents requis: • Un dossier d'artiste incluant 10 diapositives ou photos d'œuvres ou de travaux récents (3 ans) clairement décrites et identifiées • Un texte expliquant la démarche artistique • Un curriculum vitæ • Tout autre document pertinent (catalogues, dossier de presse, etc.) • Une enveloppe de retour pré-adressée et préaffranchie Les dossiers doivent parvenir au plus tard le 18 avril 2003 à l'adresse suivante: Maison de la culture Eulalie-Durocher 1060, rue des Ormes, bureau 5 Saint-Antoine-sur-Richelieu (Québec) JOL 1R0 Information : (450) 787-3116 LE CENTRE D’EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL _________ Ulysse Comtois, Sans titre, vers 1954 Gouache et encre sur papier, 43 cm x 48.2 cm Coll Musée du Québec Don de medame Louise Masson pour la collection Ulysse Comtois 18 JANVIER-5 AVRIL 2003 ULYSSE COMTOIS (1931-1999) Dessins inédits Une exposition itinérante du Musée du Québec Sculptures Avec la coutoisie de Louise Masson À LA RECHERCHE DES ORIGINES PERDUES Œuvres de la collection du Symposium Commissaire : Charlotte Racine THÉRÈSE CHABOT Le paysage mis en boîtes CONFÉRENCE DE L'ARTISTE le mercredi 19 février à 14h 23, RUE AMBROISE-FAFARD BAIE-SAINT-PAUL IQUÊBECI G3Z 2J2 T 1418) 435-3681 F 1418) 435-6269 www cemred*rt-bsp qc c» c*rtbstpach»rievoi« n«t LE CENTRE D'EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL EST SUBVENTIONNÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE COMMUNICATIONS OU QUÉBEC MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Québec li Une soirée avec Bob Wilson .Un événement unique présenté Lpour lâ première fois au Canada 1- Have you Been Here Before / 2- No This Is The First Time l'ne toiiterence/performance de trois heures avci.LA ligure du théâtre contemporain et de 1 opéra : le metteur en scène Robert Wilson.Appuyé par deux cents diapositives, ce dernier nous lait découvrir trois décennies d'une carrière exceptionnelle.Une rencontre à ne pas manquer avec un créateur remarquable ! 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