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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-02-17, Collections de BAnQ.

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ETAT QUEBECOIS KYOTO S’engager résolument sur la voie de la justice sociale Page A 4 w w w .1 e d e v o De Montréal à Québec en vélo par un froid sibérien Page A 2 F .(* 0 111 ?LE DEVOIR Raz de marée européen contre la guerre La mobilisation inquiète les principaux alliés de Bush CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Paris — Les Européens sont descendus dans la rue par millions ce week-end pour protester contre l’imminence d’une intervention américaine en Irak.Près d'un million de personnes à Londres, peut-être deux millions à Madrid et autant à Rome, la plupart des pays européens n’avaient pas connu de telles mobilisations depuis la guerre du Golfe 01 y a 12 ans) et certains même depuis la guerre du Vietnam.Faisant mentir ceux qui disaient l’Europe divisée dans son opposition à la guerre, c’est dans les pays les plus alignés sur Washington que la mobilisation a été la plus imposante.Même si le mouvement contre la guerre en Irak a été mené jusqu’ici par la France et l’Allemagne, les 200 000 manifestants parisiens et le demi-million de Berlinois ne pouvaient rivaliser avec les véritables marées humaines qui ont défilé à Londres, Rome et Madrid.Cette mobilisation sans précédent a d’ailleurs commencé à ébranler le camp des partisans d’une action immédiate contre Saddam Hussein.Dans les jours qui viennent, elle pourrait obliger quelques-uns des plus fidèles partisans du président américain à tempérer leur ardeur.Jamais la Grande-Bretagne n’avait vu une telle mobilisation depuis la gigantesque manifestation de Grosvenor Square en 1968 contre la guerre du Vietnam.Environ un million de personnes ont envahi les rues de la capitale et imposé au premier ministre Tony Blair un véritable désaveu.Presque au même moment, devant une assemblée travailliste à Glasgow, le premier ministre défendait sa position morale au sujet de l’Irak, mais admettait que les inspecteurs de l’ONU pourraient disposer de plus de temps pour achever leur tâche.VOIR PAGE A 8: MOBILISATION Pour la première fois, Tony Blair a reconnu que son leadership était en jeu s’il ne parvenait pas à convaincre les Britanniques Distinct, même face à la guerre '•"'.h PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR LE CARACTÈRE distinct du Québec s’est manifesté une fois de plus samedi lors de la marche pacifiste contre la guerre en Irak.Quelque 150 OOO personnes ont bravé le froid mordant qui glaçait l’air montréalais pour s’opposer à une intervention militaire au Moyen-Orient.En comparaison, ils étaient 10 OOO à Toronto et 20 OOO à Vancouver Nos informations en page A 3.La Maison-Blanche fait fi des manifs Paris et Washington calment le jeu, tandis que l’OTAN sort de l’impasse D'APRÈS L'AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Washington/Bruxelles — Refusant de se laisser «ébranler» par la vague de fond antiguerre qui s’est fnanifestée ce week-end dans le monde, y compris aux Etats-Unis, Washington a maintenu la pression hier sur l’Irak sans abandonner l’idée d’une seconde résolution à l’ONU pour désarmer Saddam Hussein.Parallèlement à BruxeUes, l'OTAN parvenait finalement tard hier soir, après une semaine de blocage aigu, à un compromis sur le principe d’une aide militaire préventive à la Turquie en cas de guerre en Irak.Elans une entrevue dans le dernier numéro du magazine américain Time, le président Jacques Chirac tente par ailleurs de calmer le jeu face à Washington en se présentant en ami des Américains et en «supporter de la solidarité transatlantique».Interrogée hier sur les gigantesques manifesta- .üons antiguerre qui ont mobilisé des ipillions de personnes à travers le monde et aux Etats-Unis, la conseillère du président Bush pour la sécurité, Condoleezza Rice, a réfuté sur les ondes de la chaîne Fox l’idée qu’elles puissent «ébranler les Etats-Unis».«Il serait totalement faux de dire cela», a-t-elle affinné.«H faut maintenir la pression sur Saddam Hussein», a ajouté Mme Rice, déplorant que les divisions, notamment diplomatiques, «fassent le jeu» de Bagdad.VOIR PAGE A 8: MANIFS ¦ Les agences humanitaires se préparent au pire, page A 5 ¦ L’éditorial de Paule des Rivières, page A 6: Ferveur pacifiste Onde de choc au CCA L’ENTREVUE Le gène du militantisme Le Centre canadien d'architecture a failli abandonner le secteur muséal BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR La possibilité de fermer le secteur muséal du Centre canadien d’architecture (CCA) a sérieusement été envisagée, avant que ne soit annoncée, il y a deux semaiijes, la réduction de 30 % de l’effectif de l’institution.A la suite de ces coupures de postes, l'appellation «centre de recherche ouvert au public», selon les mots du directeur, est la seule qui convienne désormais.Lors de l’annonce des coupures de poste, le 30 janvier dernier, le CCA dévoilait une restructuration importante et un recentrement intensif sur sa collection.En entrevue la semaine dernière, Nicholas Olsberg, directeur du CCA indiquait avoir désormais «la responsabilité d'animer nos collections.Lors de notre processus de planification stratégique, nous avons effectué des entrevues avec les visiteurs du CCA Nous avons découvert que, pour les visiteurs étrangers qui fréquentent le CCA, le niveau de recherche est un mystère.Le centre est reconnu dans le monde comme un centre de recherche, mais les recherches, les études et les collections ne sont pas visibles Nous avons écouté ces plaintes».Le Devoir a appris cependant que le gros des coupures de postes était difficilement compatible avec le nouveau plan quinquennal adopté par l’institution, un plan faisant du CCA «un véhicule privilégié pour susciter l’intérêt de nombreux publics».VOIR PAGE A 8: CCA INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 5 Convergence.B 7 Culture.B 8 Économie.B1 Éditorial .A 6 Fonds.B 2 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 8 Religions.B 6 Sports.B4 Télévision.B 7 Michèle Audette met toute son énergie à faire avancer la cause des femmes autochtones JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michèle Audette, présidente de Femmes autochtones du Québec.Les chefs des bandes autochtones du pays commencent à connaître Michèle Audette.CeUe-ci ne rate pas une occasion de leur rappeler que les femmes existent et qu’ils ne peuvent ignorer leurs revendications.«Ils savent que c’est moi qui parle le plus fort parce que je n’ai rien à perdre.Je suis faite pour ça», admet la jeune femme de 31 ans.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Avec les années, la bouillante présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ) a appris à mettre sa timidité au rancart pour déployer tout son arsenal d’outils de persuasion.Il faut beaucoup d’adresse pour faire avancer la cause des femmes autochtones tout en ménageant les susceptibilités.À la dernière réunion des chefs de l’Assemblée des Premières Nations, qui se déroulait à Kahnawake en juillet dernier, Michèle Audette, accompagnée d’une dizaine de consoeurs, est montée sur la tribune pour exiger que les priorités des femmes soient inscrites à l’ordre du jour.Les chefs terminaient alors trois jours de discussions au cours desquels ils avaient parié de revendications territoriales, de gouvernance et d’économie.Les femmes se sentaient mises de côté, exclues des discussions.Les quelques braves qui sont montées sur scène ont signalé aux chefs réunis que, pendant que se déroulaient ces débats, on reléguait dans l'ombre la détresse des femmes et des jeunes dans les réserves.«On leur a dit clairement qu’on n'était pas une menace, mais qu’on voulait être des alliées, qu’on était leurs enfants, leurs mères, leurs conjointes, leurs grands-mères», relate Michèle Audette.Landry tempère l’euphorie des jeunes péquistes «Ce que les sondages disent, c'est que nous pouvons gagner.Mais nous n'avons pas encore gagné» TOMMY CHOUINARD LE DEVOIR Gatineau — Les jeunes militants du Parti québécois sont à ce point euphoriques devant les résultats des derniers sondages, qui montrent une nette remontée de leur parti dans les intentions de vote, que le premier ministre Bernard Landry a dû leur adresser une mise en garde impensable il y a encore quelques mois: «Ne soyons pas trop triomphalistes!» «Ce que les sondages disent, c’est que nous pouvons gagner.Mais nous n'avons pas encore gagné», a-t-il lancé hier aux 200 jeunes piéquistes réunis au Palais des congrès de Gatineau pour leur Rassemblement national.Les jeunes du PQ ont accueilli leur chef en scandant «On va gagner!» jusqu’à ce que Bernard Landry leur demande de ne pas sabler le champagne trop vite.Le dernier sondage CROP-La Presse rendu public samedi montre que le PQ se retrouve maintenant à égalité avec l’Action démocratique du Québec et récolte 34 % des intentions de vote, après répartition des indécis.C’est 8 % de plus que les résultats des sondages de novembre 2002.«Si nos compatriotes commencent de nouveau à nous apprécier, c’est parce qu’ils ont senti que nous étions fidèles à nos idées et à notre idéal», a expliqué Bernard Landry.Il a ainsi imploré les jeunes A'’idler voir ceux qui, dans vos familles, n’ont pas encore saisi la pertinence de nos idées».«Cest parce que nos idées ont une telle force que je vous recommande la persuasion tranquille et l’argumentation calme mais qui convainc, notamment dans le cas » » VOIR PAGE A 8: AUDETTE VOIR PAGE A 8: LANDRY LE DEVOIR.LE LUNDI 17 FEVRIER 2 0 0 3 A 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES ÿxo-class/, '"i.m.mlr'-'' Chantal Hébert ?Nouvelle règle de trois Un autre sondage est venu confirmer ce week-end ce que tout le monde pressentait déjà: la prochaine campagne électorale au Québec sera une véritable lutte à trois.Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Québec manque d’expérience en la matière.Les élections tant fédérales que provinciales qui s’y sont succédé depuis l’arrivée au pouvoir du Parti québécois en 1976 ont servi de prétexte à autant de duels auxquels les tiers partis ont largement assisté dans de très modestes rôles de soutien.Les Ontariens, par contre, répartissent leurs faveurs entre trois partis provinciaux depuis des décennies.S’il faut en croire leur expérience, les règles du jeu électoral québécois ne seront plus jamais comme avant C’est ainsi que ceux qui évoquent l’hypothèse d’un éventuel gouvernement minoritaire à Québec ne font pas dans la politique-fiction.Entre 1975 et aujourd’hui, près de la moitié des gouvernements de l’Ontario (trois sur huit) ont été minoritaires.En 1985, la province a même flirté avec l’hypothèse d’un gouvernement de coalition lorsque les libéraux ont conclu une alliance formelle avec le NPD pour s’installer au pouvoir.Au cours de la même période, les trois principaux partis ontariens ont également tous dirigé des gouvernements majoritaires.Dans la province voisine, les élections de 1987,1990 et 1995 ont donné le pouvoir à tour de rôle aux libéraux, aux néo-démocrates et aux conservateurs et chacun de ces gouvernements successifs a été majoritaire.La mathématique d’une lutte à trois a alimenté cette remarquable volatilité.Lorsque la scène électorale met vraiment trois forces en présence, la barre à franchir pour élire un gouvernement majoritaire baisse.Au Québec, le PQ a formé ses deux derniers gouvernements avec près de 45 % des suffrages.En raison de la très forte concentration de ses appuis en territoire anglophone et anglophone, le PLQ doit pour sa part habituellement frôler la barre des 50 % pour arriver au même résultat En Ontario en 1990, le néo-démocrate Bob Rae avait formé un gouvernement majoritaire avec seulement 37 % des suffrages.À cette occasion, il avait remporté des sièges dans des régions où son parti avait toujours été considéré comme une quantité négligeable.Le résultat ne tenait pas tant du miracle néodémocrate que de la division exceptionnelle des voix disponibles.?En 1998, le PQ a remporté des majorités absolues dans plus de la moitié des circonscriptions où il a fait élire des députés.Toutes formations politiques confondues, les élus qui siègent à l’Assemblée nationale depuis les dernières élections ont récolté 40 % ou plus des suffrages exprimés.En Ontario, les majorités absolues et les sièges vraiment sûrs sont beaucoup plus rares.En 1990, seulement 33 des 76 députés néo-démocrates élus à Queen’s Park avaient remporté plus de 50 % des voix.Cette année-là, 36 députés ontariens dont 34 néo-démocrates avaient gagné leurs sièges avec à peine un peu plus du tiers des votes exprimées.A la lumière de l’expérience ontarienne, Bernard Landry, Mario Dumont et Jean Charest ont tous raison de penser qu’ils peuvent encore être le vainqueur des prochaines élections.En Ontario, depuis 30 ans, la campagne électorale joue un rôle détenninant dans le résultat de l’exercice.À un point tel qu’au cours de quatre des cinq dernières élections provinciales, le parti qui disposait d’une longueur d’avance au début de la campagne n’a pas été celui qui a gagné.Il n’est pas question ici d’un simple déplacement de quelques points de pourcentage mais plus souvent qu’autrement d’un véritable renversement de la tendance préélectorale sur la courte période de la campagne.Ainsi, au déclenchement des élections de 1990, les libéraux de David Peterson partaient avec 55 % des intentions de vote.Personne ne donnait la moindre chance au NPD de remporter le scrutin.Bob Rae était lui-même convaincu qu’il faisait son dernier tour de piste.Un mois avant qu’il devienne premier ministre, tout le monde avait déjà écrit sa nécrologie politique.Depuis cette campagne, les libéraux de l’Ontario ont continué de vivre des déceptions à répétition.Grands gagnants dans les sondages avant le déclenchement des élections de 1995 et 1999, ils ont quand même fini perdants.Tout cela explique qu’alors que l’Ontario se prépare de nouveau à aller aux urnes cette année, personne ne s’adonne avec beaucoup de zèle au jeu des prédictions.Et que, par comparaison au Québec, on accorde beaucoup moins d’importance aux sondages préélectoraux sur les intentions de vote dans les médias ontariens.?Au fil du temps, le caractère tripartite du paysage politique ontarien est devenu une de ses constantes.La province pratique d’ailleurs également le multipartisme au palier fédéral, où l’hégémonie libérale en ternies de sièges cache souvent des luttes à trois ou même à quatre.Au Québec, l’essoufflement du débat national est pour beaucoup dans l’avènement d’une rare lutte à trois.Mais rien ne dit que ce phénomène ne s’installera pas pour rester.Chose certaine, l’ADQ, le PLQ et le l’Q occupent désormais des créneaux qui recoupent ceux des trois grands partis ontariens.L’obligation qu’ils ont de se démarquer les uns des autres sur un autre front que celui de la souveraineté les amène à diversifier davantage leurs programmes socioéconomiques et à prendre par le fait même leurs distances les uns des autres.À moins d’un improbable retour en force de la question nationale, on assistera plus probablement à moyen terme à une multiplication des forces en présence sur la scène fédérale au Québec qu’à un retour aux luttes à deux sur la scène québécoise.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.La plus grosse manifestation de rhistoire du Québec 150 000 personnes ont marché samedi dans le centre-ville de Montréal pour dire non à la guerre en Irak CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR ,r> > était la plus grosse manifestation de l’histoire du ^ Québec.Bien emmitouflés pour affronter la température de -26 °C, quelque 150 000 personnes ont manifesté samedi dans le centre-ville de Montréal pour dire non à la guerre en Irak, soit six fois plus que lors du dernier appel à la mobilisation, le 18 janvier dernier.Les pacifistes montréalais étaient beaucoup plus nombreux qu’ailleurs au Canada.Ils étaient 20 000 à Vancouver, 10 000 à Toronto, 12 000 à Edmonton, 2000 à Ottawa.A Québec, 3000 manifestants ont foulé le pavé de la rue Saint-Jean.Des marches se sont aussi dé roulées à Sherbrooke, Saguenay, Gatineau et Trois-Rivières.«Cest du jamais vu.Pour sortir par des temps pareils, il y a une conviction assez profonde que la guerre n’a rien à voir avec la sécurité internationale et que cela ne rendrait pas service à la population irakienne après tant d’années de sanctions»,, a déclaré Raymond Legauh, porte-parole du Collectif Echec à la guerre.Le service de police n’a pas contredit le chiffre de 150 000 avancé par les organisateurs.À titre de comparaison, la dernière manifestation d’importance avait ré uni plusieurs dizaines de milliers de personnes en 1993 contre la réforme de l’assurance-chômage.Deux heures après le début de la marche, des manifestants attendaient toujours pour prendre le départ au carré Dominion, alors que la tête du cortège arrivait à la fin du parcours, au complexe Guy-Favreau.Toutes les gé nérations y étaient du poupon entièrement caché sous une couverture en allant jusqu’aux «Raging Granies», ces grand-mères militantes qui ont accueilli les manifestants en chantant près du Carré Phillips.Les slogans variés dénonçaient l’attitude guerrière du président Bush: «Combien de litres de sang pour un baril de pétrole?», pouvait-on lire sur une pancarte portée par une jeune manifestante.D’autres y allaient de slogans humoristiques: «Trouvezlui une stagiaire! [au président Bush]» Appel des artistes Le porte-parole du Collectif Échec à la guerre explique la grande mobilisation par la tradition pacifiste bien ancrée au Québec, où les sondages montrent une plus grande opposition à la guerre qu’ailleurs au Canada.L’engagement des artistes aurait aussi contribué à soulever les foules: «Avec la forte unité culturelle au Québec, quand un grand nombre d’artistes se font les porte-parole d’une cause, celle-ci trouve un écho plus large que lorsque la mobilisation repose uniquement sur les structures officielles de mobilisation», a avancé M.Le-gault Luck Merville, Luc Picard, Andrée Lachapelle, Marie-Claire Séguin, Pascale Montpetit et des dizaines d’autres artistes ont bravé le froid pour s’opposer aux velléités guerrières du gouvernement Bush.Plusieurs politiciens étaient aussi présents.La ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, figurait parmi le cortège montréalais, ainsi que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Les organisateurs des différentes manifestations à travers le Canada demanderont officiellement cette semaine une rencontre d’urgence avec Jean Chrétien.«Si le gouvernement n ’écoute pas la volonté de sa population, il y a des questions à se poser sur la nature dupays dans lequel on vit.Le message est assez fort pour être entendu par le premier ministre d’une démocratie qui dit l’être», a soutenu Raymond Legault.Pour l’instant, aucune date n’a été arrêtée pour une autre manifestation.Si la guerre était déclenchée, les Québécois sont invités à se rassembler pour une vigile le jour même à 12h et à 17h au Complexe Guy-Fa-vreau.Une manifestation se tiendrait le samedi suivant Avec la Presse canadienne REUTERS Au moins 150 000 personnes ont défilé dans les rues de Montréal, samedi, pour protester contre une éventuelle guerre en Irak.Les manifestations prouvent qu’il y a deux nations au Canada — Bernard Landry SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE Gatineau — Le chef du Parti québécois, Bernard Landry, a vu dans les manifestations des opposants à une éventuelle guerre contre l’Irak du week-end une raison de plus pour réaliser la souveraineté du Québec.Prenant la parole au rassemblement des jeunes péquistes, à Gatineau, le premier ministre s’est dit «très fier» que, toutes proportions gardées, ce soit Montréal qui ait abrité «la plus grosse manifestation» au monde contre une éventuelle guerre en Irak.Selon les organisateurs, quelque 150 000 manifestants ont marché dans les rues de la métropole québécoise, samedi «Ça veut dire qu'il y a vraiment deux nations au Canada, a soutenu M.Landry.Ceux qui ne le savaient pas le voient bien.[.] On voit là, en tout respect pour tout le monde, que les Québécois forment une nation et que cette nation doit accéder aux instances internationales» Souverain, le Québec pourrait être élu membre du Conseil de sé- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre du Québec, Bernard Landry.curité des Nations unies — vers lequel les yeux du monde sont actuellement tournés —, «comme ç’a été le cas de nations bien moins avancées que le Québec», a affirmé le premier ministre.Échéance électorale Les turbulences actuelles sur la scène internationale n’iront toutefois pas jusqu'à plonger le Canada dans une crise semblable à celle de la Conscription, lors de la Deuxième Guerre mondiale, a estimé Bernard Landry.Mais «ça va porter les gens à tirer des conclusions, et la conclusion, c’est que le Québec doit devenir indépendant», a-t-U martelé.Le Québec et le Canada sont profondément différents, selon lui, «et chaque fois qu’il y a une question fondamentale qui se pose, ça ressort».Le premier ministre n’a pas voulu dire si la possibilité d’une guerre contre l’Irak risquait d’entraîner le report de l’échéance électorale au Québec.«Je déciderai humblement, en mon âme et conscience, du moment en tenant compte de tout ce qui se sera passé ou se passera», a-t-il répété, sans vouloir dissiper la date de scrutin qui circule depuis des semaines à Québec: le 14 avril prochain.Sondage Léger Marketing Pompiers et infirmières ont la confiance presque absolue des Canadiens LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Les Canadiens continuent d'avoir une très grande confiance dans les professions liées à la santé, mais leur confiance envers les professions liées à la justice, quoique toujours élevée, a légèrement baissé depuis l'an dernier.Un sondage Léger Marketing, dont les résultats ont été communiqués à la Presse Canadienne, indique en effet qu’encore une fois, les professions d'infirmières et de médecins arrivent parmi les toutes premières pour ce qui est de la confiance des Canadiens, récoltant des taux respectifs de 94 et 89%.Toutefois, les pompiers arrivent toujours en tète du palmarès, avec une confiance frisant l’absolu, soit 96 %.Entre les infirmières et les médecins, on retrouve au troisième rang les fermiers, qui recueillent la confiance de 91 % des Canadiens.Les enseignants arrivent au cinquième rang, alors que 88 % des Canadiens affirment leur faire confiance.On ne peut toutefois comparer avec l’an dernier, puisque cette profession ne faisait i N Charest à Paris (PC) — Le dossier de la santé a dominé les deux premières journées de la visite à Paris du chef libéral Jean Charest, qui a réaffirmé hier son intention de placer pas partie de l’échantillon proposé à l’époque.Les professions de la justice, quoique toujours bien placées dans l’échelle de confiance des Canadiens, ont été affectées entre l’an dernier et cette année.Ainsi, les policiers sont en baisse de 8 %, les juges en baisse de 7 %, les notaires de 11 % et les avocats de 6 %.Les policiers, les juges et les notaires méritent cependant un taux de confiance assez élevé, variant de 71 à 80 %.Les avocats recueillent un appui plutôt tiède de 48 %, se trouvant même derrière les hauts fonctionnaires.Les journalistes aussi suscitent un peu moins de confiance, ayant perdu sept points entre les deux sondages, réalisés à la même période de l’année.Encore une fois, les hommes politiques et les vendeurs d’automobiles arrivent bons derniers sur 20 professons proposées, suscitant la confiance de 14 et 20 % des Canadiens respectivement Le sondage a été réalisé auprès de 1529 Canadiens, du 3 au 8 décembre 2002.D comporte une marge d’erreur de 2,5 %, 19 fois sur 20.1 R E F ce sujet très sensible au cœur de sa prochaine campagne électorale.Le chef libéral poursuit sa visite à Paris aujourdînii.À son programme figure notamment un entretien avec le premier ministre Jean-Pierre Raffarin.Legau la lutte antiterroriste ou LA TENTATION DÉMOCRATIQUE AUTORITAIRE 2-7637-7919-0 176 pages • 20 $ II n'existe pas de contrât social entre les nations.Si tordre nouveau simpo se à travers les violations du droit international le mieux reconnu, il est peu probable quil sera reconnu com me juste.Et si I injustice entache ce processus, il apparaît raisonnable de le dénoncer.UJjÿte antiterroriste LA fl NFAfW l'EMQt KVTiOl'lL AUTORITAIRE ; Pour do plus amples informai ions Los Kditions PHI.K)UC l oi.(41tt) (»S6 73BI • rolec.Dll«) 056 1105 l)«>miilu|iK*.(itiijir«iN*' |uil uhmil.c «i u'Wiv.ulovcil.tiVpiil P 9 LE DEVOIR.LE LUNDI 17 FÉVRIER 2 O O S A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES LANDRY SUITE DE LA PAGE 1 de nos frères et sœurs issus de l’immigration, pour qui c’est parfois plus difficile de comprendre la réalité québécoise», a-t-ü ajouté.Bernard Landry souhaite que ces sondages favorables ramènent au bercail les militants qui sont allés rejoindre les rangs d'autres partis, et en particulier l’Action démocratique du Québec (ADQ).*J’ai vu quelques jeunes rejoindre l’Action démocratique, quelques-uns de nos jeunes f espère qu 'ils reviendront, je ne leur en veux pas f espère que le souverainisme passera au-dessus de leur opportunisme», at-il affirmé.Une semaine après le congrès des jeunes adéquistes, le premier ministre a voulu montrer que le Parti québécois représentait le vrai «parti des jeunes».«Toutes les statistiques montrent que nous sommes puissamment appuyés par la jeunesse plus que n’importe quel autre parti, y compris ceux qui prétendent incarner la jeunesse.Ce n’est pas la date de fondation du parti ni la date de naissance de son chef qui témoignent de la jeunesse ou de la vieillesse des idées.Cest une démonstration éblouissante que l’Action démocratique est en train de foire actuellement», a-t-il ajouté.Bernard Landry a même promis que son parti allait «incarner davantage le parti de la jeunesse et les idées jeunes».C’est ainsi qu’il a annoncé la création de missions Jeunes-Québec, qui, à l’image des missions économiques, parcourront la planète pour «établir des liens de tous types avec la jeunesse du monde».11 sera de la première mission aux côtés des jeunes invités, a-t-il assuré.Pourtant, si les jeunes péquistes ont voulu proposer de nouvelles idées ce week-end, le premier ministre n’entend pas exaucer tous leurs souhaits.Ainsi, Bernard Landry n’est pas très favorable à l’idée lancée par les jeunes péquistes de permettre la tenue de référendums d’initiative populaire sur la souveraineté, mais il se dit toutefois ouvert à celle de la création d’un impôt postuniversitaire, qui pourrait mener à l’abolition des droits de scolarité actuels.Les 200 jeunes péquistes ont en effet adopté une proposition visant à offrir une «nouvelle avenue référendaire».La demande pour la tenue d’un référendum sur la souveraineté viendrait de la population elle-même.Selon le principe de l’initiative populaire, si un nombre suffisant de personnes manifestaient à ce sujet, un référendum serait aussitôt déclenché.«En ouvrant un registre public, en délimitant cet exercice dans le temps et en fixant le nombre de signatures à atteindre pour enclencher le processus référendaire, le Parti québécois remettrait l’initiative entre les mains des souverainistes», stipule la proposition.Bernard Landry n’a pas manifesté d’ouverture hier à ce que d'autres que le Parti québécois décident de la date d’un référendum et que, en théorie, réimporte quel groupe bien organisé puisse en souhaiter la tenue à n’importe quel moment «Cest pour cette considération et d’autres que nous allons étudier cela dans d’autres instances.Une décision sera prise au moment opportun.On regarde avec attention tout ce qui vient des jeunes.Parfois, on dit oui, parfois on dit non», a-t-il dit «Ça fait partie de la modernisation du discours souverainiste et de la modernisation de la démarche.On lance cette idée avec l’espoir qu’on va amener le parti à l’appuyer», a pourtant affirmé le nouveau président du Comité national des jetmes du PQ, Patrick Taillon, qui succède à Pascal Bérubé, maintenant candidat du PQ dans la circonscription de Matane.Fait à noter, les jeunes péquistes réservent la tenue de référendum d’initiative populaire au seul sujet de la souveraineté.Ils ont rejeté une autre proposition étendant ce droit à d'autres enjeux jugés de grande importance.Des jeunes péquistes ont alors dit que leur comité adoptait ainsi une stratégie «extrêmement partisane».Les jeunes du PQ ont également fait de la création d’un impôt postuniversitaire une priorité.«Le temps est maintenant venu d’envisager d’autres solutions comme par exemple l’abolition des droits de scolarité afin de les remplacer par une charge fiscale imposée dans les années qui suivent la fin des études», stipule la proposition, adop tée après un long débat Selon le Comité des jeunes du PQ, cet impôt postuniversitaire serait proportionnel au revenu et permettrait d’augmenter l’accessibilité aux études supérieures et d’améliorer le financement du réseau des universités.Bernard Landry se dit «ouvert» à un impôt postuniversitaire, puisque la proposition est «cohérente» avec le maintien du gel des droits de scolarité que préconise le parti.«On n’est pas fermé à toute espèce de participation postuniversitaire au financement des universités.Ily a certains pays qui ont de bonnes expériences, on va regarder cela de plus près», a affirmé le premier ministre.«Ily a un principe fort là-dedans: on va aller chercher l’argent en fonction de ce que les gens retirent de leur formation une fois sur le marché du travail.Cest vraiment un contrat social», a souligné Patrick Taillon.Les jeunes péquistes ont ainsi voulu se démarquer de la position de leurs homologues adéquistes.Lors de son congrès tenu la semaine dernière, Me jeunesse de l’ADQ s’est prononcée en faveur d’un dégel des droits de scolarité par leur indexation à l’indice des prix à la consommation.«S’il y a des problèmes de financement, on peut trouver d’autres solutions que d'indexer et aller chercher quelques dollars de plus chaque année», a indiqué M.Taillon.La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s’est d’ailleurs réjouie de la décision de l’aile jeunesse du PQ, qui permettrait d’assurer un meilleur accès aux études universitaires.Les propositions des jeunes péquistes seront débattues lors du congrès d’orientation du PQ, qui se tiendra au début du mois de mars.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Placedes-Arts Es sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury.91 étage, Montréal (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.MANIFS SUITE DE LA PAGE 1 «Nous sommes dans une fenêtre diplomatique, mais cela ne peut pas durer encore très longtemps», a-t-eUe déclaré.EUe a déclaré qu’il ne faüait pas perdre de vue la nature du pouvoir de Saddam Hussein, qu’eUe a qualifié de «tyran».«Les gens ont le droit de manifester, mais ce n 'est pas le cas à Bagdad» où «on coupe la langue des gens qui disent ce qu’ils pensent.» Chirac reste ferme sur le fond Pour preuve de sa «solidarité transatlantique», M.Chirac n’a pas hésité dans son entrevue au Time à rejoindre Londres et Washington en invitant à son tour le numéro un irakien à quitter le pouvoir.Toutefois, s’il dément tout anti-américanisme de la part de la France, qui «n’est pas un pays pacifiste», M.Chirac est resté ferme sur le fond du dossier irakien.Une guerre aurait des conséquences «considérables» et créerait «des vocations pour un grand nombre de petits Ben Laden», a-t-il dit Et il a récusé l’idée d’une nouveUe résolution du Conseil de sécurité des Nations unies que réclame toujours Washington.«Nous sommes dans le cadre de la résolution 1441, poursuivons.» Cependant si les inspecteurs constataient «des blocages de la part de l’Irak», il reviendrait au Conseil de sécurité de «prendre sa décision».Et, dans cette hypothèse, la France n’exclut «naturellement aucune op- MOBILISATION SUITE DE LA PAGE 1 A WhitehaE, on disait que le 28 février, date du prochain conseil de sécurité de TONU, était une échéance finale.Pour la première fois, Tony Blair a reconnu que son leadership était en jeu s’il ne parvenait pas à convaincre les Britanniques, et en particulier des tra-vaiEistes, de l’urgence d’une action en Irak.«Les temps ne sont pas faciles pour notre parti», a déclaré John Prescott, le numéro deux du gouvernement Selon le Sunday Telegraph, Tony Blair aurait évité de justesse la démission de sa ministre responsable du Développement Clare Short Le premier ministre ne semble avoir le soutien que des conservateurs, qui disent que les manifestations de samedi montrent néanmoins l’incapacité du gouvernement à convaincre ses concitoyens de la nécessité d’une action militaire.«Ce qui nous frustre, c'est que le gouvernement n’est tout simplement pas assez bon pour présenter ses arguments», a regretté le porte-parole conservateur, Oliver Letwin.Le cortège de dix kilomètres qui a envahi Rome samedi ne rend pas la vie beaucoup plus facile à Silvio Berlusconi.Le président de la République, Carlo Aze-glio Ciampi, a insisté sur le rôle de l’ONU dans la crise avec l’Irak et a invité le président du conseil à tout mettre en oeuvre pour maintenir la cohésion de l’Union européenne.Avec huit autres leaders européens, Silvio Berlusconi avait signé le 30 janvier dernier une lettre de soutien à la stratégie américaine et se démarquant de la France et de l'Allemagne.AUDETTE SUITE DE LA PAGE 1 Leur intervention a créé une onde de choc dans l’assistance, mais la présidente de FAQ est encore incapable aujourd’hui d’en mesurer le véritable impact B faut comprendre que réussir à prendre la parole lors de réunions offiçieUes relève parfois de la haute voltige diplomatique.A Kahnawake, on s’est méfié de la présidente de l’assodafion qui, en coulisses, orchestrait son intervention et cherchait parmi les femmes présentes, celles qui allaient adresser quelques mots à l’auditoire à ses côtés.Flairant une menace, les organisateurs avaient alors cru nécessaire de mandater quatre colosses pour tenir les femmes à l’écart avant qu’elles ne prennent le micro.Une telle prudence montre que les femmes dérangent conclut Michèle Audette avec satisfaction.Ce qui la réjouit moins, c’est d’avoir appris que plusieurs femmes avaient été forcées de signer une lettre promettant de ne pas participer à une manifestation durant les trois jours de l’événement Un mariage en Blanc Née dans la communauté de Mahotenam de père québécois et de mère innue, Michèle Audette a passé son enfance entre Sepjt-Bes et Montréal, sans réeDes attaches, dit-eÜe.Chez les Audette, on parlait innu, on mangeait du castor et du caribou.E ne faisait pas de doute dans l’esprit de la jeune Michèle qu’elle était indienne.Mais devant la loi, il en faut davantage, pour le prouver et en épousant un Blanc, sa mère, Evelyne Saint-Onge, avait perdu son statut d’Indienne.Du même coup, elle voyait les enfants issus de cette union en être privés.Michèle Audette était inconsciente de l’action militante de sa mère pendant toutes ces années.«Je ne savais pas qu’elle se battait pour mes droits.Je ne savais pas qu’elle luttait pour se foire reconnaître au sein de son peuple.Je pensais juste que c’était quelqu’un qui aimait travailler», raconte-t-elle.Les luttes menées par ces femmes ont finalement forcé le gouvernement à amender la Loi sur les Indiens et à réintégrer dans les comrpunautés les femmes mariées à des nonautochtones.A16 ans, Michèle Audette est officiellement inscrite comme autochtone auprès du gouvernement fédéral A cette époque aussi, sa mère la pousse à particip>er à un échange interculturel en lui disant «Va voir ce qui se passe ailleurs, j’ai peur pour toi.» Son séjour de trois mois au Brésü lui ouvre les yeux.Le réveil est brutal car elle réalise l’étendue de sa méconnaissance de sa communauté et de ses racines, autochtones et blanches, «fai vécu un choc culturel.Je ne savais pas ce que c’était que d’être québécoise ni d’être innue.Je me sentais vide culturellement et socialement.» EUe comprend alors pourquoi sa mère s’est toujours efforcée de l’éloigner de Maliotenam depuis son jeune âge: l’alcool, la drogue et les agressions sexuelles sont omniprésents dans les communautés autochtones.Sa mère a farouchement voulu la protéger de ces menaces.Après des années de remises en question, elle part pour Montréal et s’inscrit à des cours en arts visuels à l’Université Concordia.EUe découvre au Centre d’amitié autochtone les Hens qui l’unissent à son peuple et la souffrance des siens.Sans fe savoir, Michèle Audette a suivi les traces de sa mère, Evelyne Saint-Onge, militante de la première heure et cofondatrice de Femmes autochtones du Québec, une organisation créée en 1974.Après avoir rejoint les rangs de cette association, Michèle Audette, alors âgée de 25 ans, en soDidte la présidence et remporte l'élection.1 tion», réaffinne Jacques Chirac.Le president français est aEé jusqu'à saluer le rôle prépondérant des Etats-Unis pxmr amener Bagdad à mieux coopérer avec l'ONU.Tout en réaffirmant son opposition à l’axe Paris-Berlin, Mme Rice a eUe aussi fait un petit effort pour calmer le jeu entre les deux capitales, declarant que Washington continuait de discuter «avec les Français, avec nos amis et alliés».«Nous n'avons pas besoin de laisser cette crise devenir une bagarre de rues entre Français et Américains», a-t-elle affirmé.La bagarre risque neanmoins de se poursuivre: Washington, a-t-elle répété, souhaite toujours une deuxième résolution au Conseil de sécurité.Mais uniquement, a-t-eUe dit, si ce texte «montrait cette fois très clairement que le Conseil veut appliquer la résolution 1441», adoptée le 8 novembre dernier pour contraindre l’Irak à désarmer.Selon le New York Times, Washington veut soumettre l'Irak à mie série de tests afin d’évaluer dans les uinze prochains jours la volonté de Saddam Hussein e désarmer, et devrait présenter dès demain un projet de résolution devant le Conseil de sécurité de TONU autorisant le recours à la force miHtaire.Dénouement à l'OTAN Après une semaine de blocage créé jusqu’à la dernière minute par la Belgique.l’OTAN a finalement approuvé le principle d’une aide militaire préventive à la Turquie en cas de guerre en Irak.En début de semaine, la France, la Belgique et l’Al- «Ces personnes seront écoutées.Ce serait une erreur de ne pas le faire», a déclaré hier le président de la Chambre des dépiutés et membre de la majorité, Pier Ferdinando Casini.Somnis aussi aux (Dressions dp Vatican, Silvio Berlusconi a laissé le sous-secrétaire d’Etat à la Défense, FUippio Berselü, dire que «si’ les États-Unis devaient décider de manière autonome de foire la guerre à l’Irak, dans ces conditions, nous dirions non».Même le plus va-t-enguerre des leaders europiéens, le premier ministre espagnol, Jose-Maria Aznar, a téléphoné ce week-end au président français Jacques Chirac pxmr la premiere fois depuis des semaines.Aznar a même évoqué un règlement pacifique de la crise lors de ses entretiens avec des dirimants arabes.Le gouvernement a un «problème de communication» avec l’opinion pxibüque, a reconnu la ministre espagnole des Affaires étrangères, Ana Palacio.E «écoute émdemment les citoyens, mais il doit assumer ce qu’il pense être ses responsabilités», a-t-elle conclu.La faiblesse de la mobilisation française (200 000 personnes à Paris) s’expUque par la simüitude de vue entre le président Jacques Chirac et son opinion pubUque.Alors qu’il avait défendu la nécessité d’une seconde résolution de l’ONU, Jacques Chirac n’en voit plus la nécessité depmis le succès de la position française au dernier conseil de sécurité.Tentant de ménager une parte de sortie à la diplomatie américaine, Jacques Chirac déclarait hier au magazine Time que, si l’objectif de désanner l’Irak est effectivement atteint, «ce sera dû en grande partie à la présence de l’armada américaine sur place».B a attribué mie victoire éventuelle à la détennination américaine.«Si ion va au terme des inspections, les Américains auront en fait gagné dans la mesure où c'est essentiellement grâce à la pression qu’ils auront exercée qu’on aura pu désarmer l’Irak».Une question de survie Ardente, elle ne prend pas à la légère la mission qu’elle s’est donnée.La tâche est immense.Les femmes sont les grandes écorchées de la nation autochtone et leurs enfants ne sont pas épargnés.Quarante-sept pour cent des filles autochtones sont victimes d’agressions sexuelles au Québec, mais ces données n’incluent que les agressions judiciarisées.Dans les faits, indique-t-eBe, la violence physique et verbale touche 80 % des femmes.Les suicides et l’abus de drogue et d’alcool qui déciment les communautés rendent le défi presque insurmontable, mais U s’agit d’une question de survie, et eUe est urgente.Michèle Audette consacre toute son énergie à cette cause, admettant qu’eBe se «brûle.» Beaucoup de femmes n’osent même pas élever la voix devant les chefs.Michèle Audette se souvient d’être intervenue lors de la réunion des chefs des Premières Nations qui se déroulait à Halifax en 2001.«fai été la seule, parmi toutes les représentantes des femmes au Canada qui étaient présentes, à sauter sur le micro», raconte-t-elle.Ce jour-là, eBe a dit aux chefs réunis que, comme les hommes, les femmes rejetaient la loi sur la gouvernance, mais pour des raisons différentes.EBe était disposée à leur préter main-forte à condition toutefois qu'ils tiennent compte de la réaBté des femmes, des injustices et des vides juridiques de la Loi sur les Indiens en matière de divorce, de violence conjugale et d’agressions sexueBes.Pour ce faire, eBe leur demande d’adopter une résolution intégrant les groupes de femmes aux discussions des prochains mois.Sa victoire n’est que partielle puisque le mot «groupies» sera biffé dans la version finale de la résolution.Et dans les faits, les femmes seront très pieu soBici-tées piar les chefs de bande au cours de l’année suivante.Si Michèle Audette est éprise de politique, son conjoint l’est tout autant Ghislain Rcard, avec qui eBe piartage sa vie depuis bientôt huit ans, occupie le pioste de chef régional de l’Assemblée des Premières Nations (APN) pour le Québec.Avant qu’eBe ne se lance en px> litique, sa mentor l’avait pxiurtant mise en garde: cette relation nuirait à son élection.Michèle Audette avait alors répiüqué qu’eBe était préte à mettre son couple en jeu pour la cause des femmes.EBe a gagné son pari, mais le malaise qui persistait entre FAQ et les chefs de bande a déteint sur le couple.EBe ne sentait qu’un appui mitigé de son conjoint Un jour, n’y tenant plus, eBe lui a rapipelé qu'il était né d’une femme qui, comme ses sœurs, n’avait pas les mêmes droits que lui.Ghislain Rcard a eu par la suite l’occasion d’appuyer sa conjointe devant le chef national comme D a eu l’occasion de l’affronter en pubHc.«Je crois que, depuis ce temps-là, on me laisse tranquille», confie-t-eBe.En entrevue, Michèle Audette ouvre une parenthèse sur sa brève carrière d’actrice.En 1996, eBe a campié le rôle de la jeune autochtone Roxanne dans Le Silence des fusils, d’Arthur Lamothe: «Avant ce film, j’en voulais beaucoup aux comédiennes québécoises, comme Marina Orsini, qui jouaient des rôles de femmes autochtones.Ça me choquait, jusqu 'à ce que je réalise ce que ça représentait défaire un film.J’ai aussi compris que c’étaient le réalisateur et le producteur qui choisissaient ensemble la meilleure actrice pour le rôle.» Si eBe a vécu cette experience comme un rêve, eBe n’a eu aucune envie d’en faire une carrière.Mieux vaut dit-eBe, être derrière la caméra piour faire passer les «vrais messages.» Mais, piour l'instant eBe préfère tenir la barre de FAQ.Son mandat a été renouvelé en décembre dernier et eBe compite bien, au cours des deux prochaines années, continuer à livrer balaüle puisque, comme eBe le dit si bien: «Je n ’ai rien à perdre.Je suisfoi-te pour ça.» \ lemagne avaient oppxise leur veto à cette propxisition au motif qu’eBe inscrivait l’OTAN dans une «logique de guerre» et quelle préjugeait de décisions n'appartenant qu'au Conseil de sécurité de l'ONU.Grâce au compromis trouvé au siège de l'Alliance atlantique à Bruxeties, le Comité des plans de Défense, auquel la France ne piarticipie plus depuis 1966, a approuvé l’aide préventive, tout en disant «continuer de soutenir les efforts des Nations unies dans la recherche d’une solutùm pacifique à Ut crise».Dans un communiqué commun diffusé pieu après l’annonce du compromis, Paris, Bruxelles et Berlin ont d’aitieurs souligne que cette décision «ne préjuge en rien tüs effi>rts en cours» à l’ONU pxiir im règlement pia-citique de la crise irakienne, notant que toutes les alternatives n’ont pias été pleinement exploitées.Chacun a donc trouvé chaussure à son pied dans cet accord: d’un côté, le trio px-ut se satisfaire du fait que l'OTAN ne s’engage pas explicitement dans une «logique de guerre».De l'autre, les Etats-Unis et plusieius autres pays ont triomphé dans leur défense du principe qui veut qu’on ne pxmt lier les décisions de l’ABiance atlantique à cefles d’ime autre institution internationale.Le Conseil de l'Atlantique Nord, qui regroupe les ambassadeurs des 19 pays membres de l’OTAN, devrait vraisemblablement avaliser cet accord en début de semaine.Le général allemand Ha-rald Kujat, président du Comité militaire (la plus haute instance militaire de l’Alliance), a précisé que la planification de l'aide à la Turquie débuterait dans les prochains jours.Jacques Chirac estime que la France et les Etats-Unis n'ont pas «de divergences de vues sur l’objectif l'élimination des armes de destruction massive de Saddam Hussein».Soucieux de ne pias piasser pxmr un défenseur du dictateur, il ajoute: «Et, pour tout dire, si Saddam Hussein pouvait disparaître, ce serait certainement le meilleur service qu’il pourrait rendre à son peuple et au monde.» Un sondage, qui paraîtra aujourd’hui dans l’hebdomadaire Der Spiegel, révèle piar ailleurs que 53 % des Allemands considèrent que les Etats-Unis représen-tenf un plus grand danger pxmr la piaix que l’Irak et la Corée du Nord.The Observer disait hier avoir appris d’une source proche du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, que le Fentagone punirait TABemagne pxiur son opposition à toute intervention en Irak.Ui diminution de la coopération miUtaire et industrieBe «pourrait coûter des milliards d’euros aux Allemands», a appris l’hebdomadaire londonien.On saura aujourd’hui si l’Europe parviendra à recoller ses morceaux.Le Conseü europxSen se réunit excep tionneHement à BruxeHes en présence du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.le chef de la diplomatie belge, Louis Michel, a évoqué hier la pxissibüité d'une déclaration commune de la France, de l’Allemagne et de la Belgique.Au moment où l’avenir de l’OTAN est plus incertain que jamais (à cause du refus français, belge et aUemand d’envoyer des troupies en Turquie), le piremier ministre belge a apipelé l'Europe à se doter d’une véritable défense dont les trois pays pxiurraient être le noyau dur.Après les gigantesques manifestations de la fin de semaine, la France et TABemagne semblent déterminées à utiliser la réunion d’aujourd’hui pxnir redonner un pieu de cohésion à l’Union europiéenne.CCA SUITE DE LA PAGE 1 Des compressions impxirtantes ont été effectuées dans les services de référence et de consultation des coBections.«Une nouvelle division de programmes a été créée, où on ne distingue pas entre les expositions et les programmes publics», précise le directeur.Les services des affaires publiques, de l’informatique, de l’administration, de la comptabiUté et de l’entretien de l’édifice et des jardins demeurent intacts.La respxinsable des affaires muséologiques du musée a aussi été congédiée.Cette piersonne gérait les coBections depuis environ un an et demi fle CCA lui a offert un contrat, pxmr une expxisition particuBère).Le service de photographie a été amputé de trois employés, dont deux qui assuraient la numérisation des coBections.Deux pxistes d’assistants conservateurs à la coBection de photographies du centre ont aussi été supprimés.En estampx-s, deux postes de référence et de catalogage ont été aboüs.Au total, les services d’expxisition, d’installation et de publication passent de 17 à quatre employés.De plus, au moment où le musée doit faire face aux dégâts subis par un incendie en novembre à ses réserves du Centre des coBections muséales, deux restaurateurs ont été limogés.Les documents touchés ont été stabUisés, mais Us doivent toujours être restaurés.Les restaurations vont désormais se faire, comme en règle générale dans les autres musées, au besoin.Selon nos informations, le CCA entend, pour l’essentiel ne tenir qu’une grosse exposition piar année: «Nous sommes en train d’évaluer des modèles.C'est vrai que, si on considère le nombre, d'expositions majeures principales, d’ici cinq ans, le nombre va tomber» Le programme des expxisitions plus modestes, dans la Safle octogonale du musée, n’est en principe pias touché.Cette saBe va accueillir «des expositions d’études, pour partager les expérimentations dans les archives, notamment avec des étudiants montréalais.Cette salle va devenir un laboratoire de recherche pour tous, dans quelques expositions à venir».Par aitieurs, le CCA a aboH son service interne de pubücation (et les postes de ses six employés) et celui du montage des expositions.Le rythme d’expositions qu’U entend tenir ne justifie plus le maintien de ces services.La qualité des publications du CCA était, avec raison, saluée à travers le monde.M.Ols-berg soutient que, pour maintenir ce programme, «il fout avoir entre 10 et 20 livres édités par an».Les coBections du CCA renferment plus de 160 000 ouvrages, 50 000 photographies et 60 fonds d’archives.Parmi ces fonds, celui de l’architecte Ernest Cormier (1885-1980), qui contient des miBiers de documents, est en traitement depuis un an.D devra patienter.A ce sujet, Nicholas Olsberg a dit en entrevue que le gros du travail était fail et que la dernière partie des travaux concernait des documents secondaires.Au sujet de l’apparente incohérence entre son nouveau plan d’action et le détail des coupxires de pxistes, M.Olsberg répond en disant que «partout, nous avons maintenu les opérations de base.Fendant les années suivantes, nous allons ajouter des programmes selon le rythme des commandites et des subventions».Malgré cette nouveHe contrainte, le directeur assure que le CCA ne va pias sombrer.Le CCA soit désormais être considéré comme «un centre de recherche, avec un visage dynamique ouvert au public.C’est une réflexion à partir de ce que le public a demandé».Selon M.Olsberg, après que le volet muséal eut frôlé la fermeture — «c'est un choix que nous avons examiné» — le CCA ne deviendra pas uniquement un centre de recherche universitaire. L E I) E V (I I R .L E LUNDI 17 FÉVRIER 2 0 0 3 B 4 ?LES SPORTS- SKI ALPIN Les Kostelic écrivent l’histoire Jamais un frère et une sœur n'avaient encore été sacrés champions du monde dans la même discipline s'élancer en première position pour Ivica et Janica Kostelic, tous deux champions du monde.REUTERS EN BREF Le bronze à Cindy Klassen Baselga di Pine, Italie (TC) — La collection de médailles de Cindy Klassen a accueilli un nouveau membre, hier, quand la championne du monde originaire de Winnipeg a terminé troisième du 3000 mètres à la Coupe du monde de patinage de vitesse disputée à Baselga Di Pine.L’Allemande Anni Friesinger a décroché sa deuxième médaille d’or de la fin de semaine avec un temps de 4 min 11 s 04 minutes.Sa compatriote Claudia Pechstein a pris la deuxième position en 4 min 14 s 77.La Néerlandaise Greta Smit a pris la quatrième place en 4 min 18 s 04, devant Clara Hughes de Glen Sutton, qui a réalisé un chro-no de 4 min 16 s 83.Retour victorieux de Tiger Woods San Diego, États-Unis (AFP) — L’Américain Tiger Woods a fait un retour victorieux sur le circuit professionnel américain de golf (PGA) en remportant hier le tournoi de San Diego (Californie), épreuve dotée de 4,5 millions de dollars.Woods, n" 1 mondial, avait manqué les cinq premiers tournois de la saison suite à une opération du genou gauche effectuée le 12 décembre dernier.Les Yankees fracassent des records Tampa (AP PC) —Avant même que la saison régulière du baseball majeur ne soit en marche, les Yankees de New York démolissent déjà des barrières.Selon les derniers calculs produits par le bureau du cotnmissaire, les Yankees ont versé 138 millions SUS en salaires la saison dernière, comparativement à 114,5 millions en 2001.Or, selon des documents qu’a obtenus Associated Press, les salaires des 22 joueurs sous contrat et qui devraient composer la formation des Yankees lors de leur match d’ouverture totalisent déjà 149,2 millions $US.Cette hausse résulte principalement des pactes consentis au voltigeur japonais Hideki Matsui et au lanceur cubain José Contreras.ASSOCIATED PRESS Saint-Moritz, Suisse — L’aire d’arrivée du slalom masculin des Mondiaux de Saint-Moritz a été le théâtre de longues embrassades hier, celles d’un frère et d’une sœur champions du monde.Ivica Kostelic, au lendemain de la victoire de sa sœur Janica en slalom, a remporté haut la main son premier titre majeur, permettant ainsi à sa famille d’entrer dans l’histoire du ski alpin: jamais un frère et une sœur n’avaient encore été sacrés champions du monde dans la même discipline.Ivica et Janica étaient déjà devenus cette saison les premiers frères et sœurs vain-%ieurs le même jour d’une épreuve de Coupe du monde.Cette saison, les Kostelic ont accumulé les succès en Coupe du monde.Tandis qu’lvica domine paisiblement le classement de la Coupe du monde de slalom, sa sœur cumule les victoires et écrase le classement général.À Saint-Moritz, elle s’est parée de deux titres mondiaux, en combiné et en slalom, et son frère aîné, souvent éclipsé par sa triple championne olympique de sœur, se de- vait d’empocher lui aussi un titre en Suisse, surtout après ses Jeux olympiques médiocres l’an passé.Sur la piste de Corviglia, il n’a pas laissé échapper l’avantage de signer le meilleur temps de la première manche du slalom, dernière épreuve des Mondiaux, avant d’assurer lors de son deuxième passage, sous les flocons et dans le brouillard.Il s’est finalement imposé en une minute 40,66 secondes, devant l’espoir du ski suisse Silvan Zurbriggen, auteur d’une superbe deuxième manche et distancé de 33 centièmes.L’Italien Giorgio Rocca a pris la médaille de bronze en 1 min 41 s 02.Les deux Kostelic ont offert à la Croatie trois médailles d’or, permettant ainsi au petit pays de rivaliser avec l’Autriche.Au classement des nations, les Autrichiens terminent en première position, avec neuf médailles, devant la Croatie et les États-Unis (six, dont deux en or).L’Américain Bode Miller, qui espérait conquérir une troisième médaille d’or, a dû se contenter de la sixième place après avoir perdu un bâton dans la première manche.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Seetion Nord-Est G P N DP BP BC Pts Ottawa 36 1 5 7 1 188 1 29 80 Toronto 32 21 4 1 165 1 40 69 Boston 28 22 5 2 170 157 63 Montréal 24 23 7 6 157 172 61 Buffalo 16 29 7 4 122 1 52 43 Section Atlantique G P N DP BP BC Pts New Jersey 35 15 3 4 148 111 77 Philadelphie 30 16 1 0 2 1 34 1 23 72 N .Y.Isl.27 23 5 2 156 1 60 61 Pittsburgh 23 26 4 5 149 167 55 N.Y.Rangers 23 29 7 2 155 186 55 Section Sud-Est G P N DP BP BC Pts Washington 28 22 7 3 169 157 66 Tampa Bay 23 21 9 5 161 166 60 Floride 16 22 11 9 135 175 52 Caroline 18 28 7 6 126 168 49 Atlanta 19 30 4 4 153 204 46 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale G P N DP BP BC Pts St.Louis 30 16 8 5 189 154 73 Detroit 30 17 9 2 172 146 71 Chicago 24 22 10 3 143 140 61 Nashville 20 24 9 4 130 148 53 Columbus 22 27 6 2 156 175 52 Section Nord-Ouest G P N DP BP BC Pts Vancouver 33 16 9 0 176 147 75 Colorado 26 1 4 11 6 164 1 39 69 Minnesota 29 21 8 1 141 129 67 Edmonton 26 20 6 6 158 157 64 Calgary 18 28 9 4 129 169 49 Section Pacifique G P N DP BP BC Pts Dallas 34 1 2 1 2 1 180 117 81 Anaheim 27 20 7 4 144 142 65 Los Angeles 24 26 4 4 150 159 56 Phoenix 21 25 7 4 142 156 53 San José 21 26 6 5 156 173 53 Hier Dallas 3 San José 1 Aujourd’hui Buffalo à Atlanta, 15h Calgary à St.Louis, 15h N.Y Rangers à Ottawa, 19h Washington à Tampa Bay, 19h Boston à Nashville, 20h Colorado à Chicago, 20h30 San José à Los Angeles, 22h N.Y Islanders à Anaheim, 22h30 Demain New Jersey à Philadelphie, 19h Caroline à Toronto, 19h30 Floride à Montréal, 19h30 Edmonton à Pittsburgh, 19h30 Vancouver à Detroit, 19h30 Columbus à Phoenix, 21 h Grand Prix de la FINA Doublé de bronze canadien au plongeon synchronisé PRESSE CANADIENNE Adelaide, Australie — Les duos formés d’Émilie Heymans et Caroline Lauzon ainsi que d’Alexandre Despatie et Philippe Comtois ont remporté la médaille de bronze, hier, lors des épreuves féminines et masculine de plongeon synchronisé au dernier jour de la première étape du Grand Prix de la FINA.Chez les femmes, à la tour, les Chinoises Lao Lishi et Éi Na se sont imposées avec 30 points d’avance face aux Australiennes Lynda Dackiw et Loudy Tourky.Ces dernières ont devancé de trois points Heymans, de Saint-Lambert, et Lauzon, de St-Paul-de-Joliette, toutes deux représentantes du club Camo.Il s’agit de la deuxième médaille de la compétition pour Heymans, elle qui a obtenu l’argent, samedi, à la tour de 10 mètres.Heymans a gagné la médaille d’argent avec Anne Montminy aux Jeux olympiques de 2000 au plongeon synchronisé de la tour de 10 mètres.Chez les hommes, la Chine s’est encore une fois imposée devant l’Australie, Tian Liang et Hu Jia (369,99 points) devançant de justesse Mathew Helm et Robert Newbery (366.18).Despatie, de Laval, et Comtois, de Montréal, ont amassé 328,50 points.Despatie, 17 ans, a participé aux quatre épreuves cette fin de semaine.D a terminé cinquième du plongeon synchronisé au tremplin de trois mètres avec Comtois.Cette épreuve a été remportée par les Chinois Wang Tianling et Peng Bo.Tournoi de judo de Budapest Gill s’impose Budapest, Hongrie (PC) — Le pilier de l’équipe canadienne de judo, Nicolas Gill, a fait honneur à sa réputation, hier, au tournoi de Budapest.Le Montréalais a remporté ses cinq combats de la journée, non sans difficulté, pour enlever le titre dans la catégorie des moins de 100 kilos.«La journée fut longue et pénible», a avoué Nicolas Gill, mi-sérieux, qui a remporté trois de ses affrontements par une accumulation de punitions chez ses adversaires.«Mon combat le plus difficile a été celui en demi-finale contre le Hongrois Antal Kovacs [champion olympique en 1992], J’étais dans une situation précaire car je tirais de l’arrière dans les points.La joule était très partisane.Le combat était très fermé et je savais que la seule façon de m’en sortir, c'était de rester actif pour qu ’il soit pénalisé pour non-combativité.» Et c’est ce que le double médaillé olympique a fait Keith Morgan (-90 kg) a pour sa part été limité à un seul combat Le Montréalais d’origine albertaine a subi l’élimination au premier tour contre le Polonais Matyjaszek.notre Evénement RÉSOLUTIONS DU NOUVEL AN VOUS AIDERA À TENIR UNE DE VOS RÉSOLUTIONS : POSSÉDER UNE LEXUS.Les taux de financement attrayants dè l'événement Resolutions du Nouvel An rendent cette superbe berline sport plus irrésistible que jamais.En ce moment même> vous pouvez vous offrir des performances de haut niveau et une tenue de route exceptionnelle au taux modiquç de 4,9 %.I.équipement de série de la IS 300'inclut : boite manuelle sport à 5 vitesses, jantes en alliage de ib po, phares à déchargé à haute intensité avec mise à niveau automatique et système audio de 240 watts à 8 haut-parleurs avec radio AM-FM et lecteur de CD.Alors pourquoi attendre une année de plus avant de vous glisser au volant d’une Lexus ?Pour contacter un concessionnaire 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