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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-03-19, Collections de BAnQ.

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OGM : LE COUT DE L’ETIQUETAGE SERAIT SURESTIME PAGE A 5 -www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.XCV1IINU59 ?LE LUNDI 19 MARS 2007 8Sc + T A X E S = 1$ i'1 U JACQUES N ad Eau le devoir André Boisclair et Jean Charest en pleine conversation devant des oreilles indiscrètes.Leurs campagnes se sont croisées hier à Montréal à l’occasion de la Saint-Patrick.Budget Harper: à qui le mérite ?Boisclair et Charest s’attribuent déjà la paternité d’un règlement sur le déséquilibre fiscal Soirée inaugurale du nouveau Palais Montcalm «L’art n’est pas élitiste», plaide Andrée Boucher ISABELLE PORTER Québec — Dans un discours aux accents réconciliateurs, la mairesse de Québec, Andrée P.Boucher, a profité de l'inauguration du nouveau Palais Montcalm, samedi soir, pour répliquer à ceux qui voient dans les investissements culturels le reflet de la seule volonté des élites de la capitale.«Cessons de dire que l’art, c’est élitiste! Il n’y a rien de plus faux», a-t-elle déclaré lors d’un discours dans la salle Raoul-Jo bin où venaient de se produire les Violons du Roy.«L’qrt, ça émane du peuple.[.] .- On n’a pas besoin d’être le fils d’un ancien premier ministre, d’un avocat ou d’un notaire pour être artiste.[.] Le peintre Albert Rousseau était barman pour faire vivre sa famille.Raoul Jo-bin habitait le quartier Saint-Sauveur, non pas la Grande Allée.» La mairesse faisait allusion à la réaction a posteriori d’une certaine droite à Québec contre les nombreux investissements en culture effectués sous la gouverne du maire Jean-Paul L’Allier, dont le projet du nouveau Palais Montcalm (Maison de la musique) que l’on inaugurait samedi soir.Des tensions bien résumées par ces propos de l’animateur de radio Sylvain Bouchard tirés d’un reportage du Devoir sur le fameux «mystère de Québec»: «Moi, je suis un gars de sport et de rock.Je ne peux pas comprendre pourquoi la mairesse et les autres me disent que jamais ils ne vont mettre une cenne d’argent public dans le Colisée par exemple.Par contre, mettre 30 millions dans le Palais Montcalm [en fait 23 millions] pour 900personnes, c’est correct parce que ça, c’est de la culture.» VOIR PAGE A 8: BOUCHER i REUTERS so&s&aMtt Êàm À qui appartiendra le pétrole irakien?¦ À lire en page B 1 INDEX -si Annonces B 6 -3 00 Avis publics.B 4 04 Décès B 6 04 Métén R S d a Mots croisés.B 5 o a Sudoku B 6 Télévision B 7 -» ANTOINE ROBITAILLE KATHLEEN LÉVESQUE Le budget Harper-Flaherty n'était pas encore présenté hier que les chefs péquiste et libéral en campagne électorale tentaient déjà de s’attribuer les mérites d’une solution au problème du déséquilibre fiscal.Le premier ministre Jean Charest a soutenu que c’est grâce au leadership de son gouvernement que les Québécois peuvent espérer aujourd’hui «une avancée significative» dans ce dossier.Alors qu’André Boisclair a affir- mé que le mérite revenait aux souverainistes.Le chef libéral a affirmé que, dès son élection en 2003, il s’était attelé, a-t-il rappelé, à établir «un nouveau rapport de force avec Ottawa».C’est à son initiative que l’ensemble des provinces ont fait front commun au sein du Conseil de la fédération qui «a dynam isé le fédéralisme canadien», a-t-il dit.«Ça nous a permis de faire avancer des priorités communes», a expliqué Jean Charest.Le ministre fédéral des Travaux publics et responsable de la région de Montréal, Michael Fortier, a tenu à souligner hier, en marge du défilé de la Saint-Patrick, le rôle de M.Charest dans le règlement de ce dossier.«Je travaille avec des ministres de l’équipe de M.Charest depuis un an.Ce sont des gens qui défendent bien les intérêts des Québécois.Ils le font avec convivialité, avec collégialité et font avancer les intérêts de tous les Québécois», a fait valoir M.Fortier.Ce dernier a croisé le chef libéral à la basilique Saint-Patrick, où il assistait à la messe célébrant la fête des Irlandais.«Lundi, ça va bien se passer M.Charest.Ça va très bien se passer», a dit Michael Fortier à Jean Charest en lui serrant la main.Aux journalistes, M.Fortier a donné l’assurance que le budget fédéral présenté aujourd’hui réglerait le déséquilibre fiscal.«Le budget va certainement régler une promesse.C’est un autre engagement que nous allons maintenir, celui de régler le déséquilibre fiscal», a-t-il affirmé.M.Fortier a précisé que «le budget n’a pas été dessiné» pour aider M.Charest, mais il reconnaît que c’est un sujet très important pour le premier ministre québé- MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Des syndicats représentant 300 000 employés de l’Etat exhortent leurs membres et la population à ne pas voter pour le Parti libéral du Québec (PLQ) ou encore l’Action démocratique du Québec (ADQ), car leurs chefs sont des «apprentis sorciers» qui veulent changer le monde et dont les idées constituent une «menace» pour les services publics.«A ce jour, notre démarche a toujours été non partisane», a indiqué hier le président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Gilles Dussault «Mais le bilan de l’un [PLQ] et les promesses de l’autre [ADQ] nous font dire qu’il y a comme une menace qui plane», a-t-il ajouté, invitant les gens à ne pas choiar ces «apprentis sorciers qui se présentent pour changer le monde de but en blanc».Regroupés sous la bannière du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et le SPGQ cois, qui est dans le dernier droit de la campagne électorale.«Si M.Charest est satisfait du budget et qu’il croit qu’il a réglé le déséquilibre fiscal, c’est qu’il a eu un rôle pour faire avancer le débat», a souligné M.Fortier.En point de presse, M.Charest a dressé une chronologie détaillée des événements qui ont marqué le débat des dernières années.Sous son impulsion, le fédéralisme a été rentable pour la population du Qpébec, a soutenu M.Charest A preuve selon lui, la VOIR PAGE A 8: BUDGET ont coché «échec» à côté du PLQ et de l’ADQ.Mais ils ont donné «la note de passage» au Parti québécois (PQ), à Québec solidaire (QS) et au Parti vert (PV), dont «les réponses sur les questions d’avenir des services publics garantissent le respect des valeurs sociales de nos membres», a lancé Gilles Dussault Les syndicats ssont demandé à rencontrer les chefs des cinq principaux partis politiques qui se livrent la joute électorale actuelle.Le chef de l’ADQ, Mario Dumont, «n’a même pas accusé réception de notre demande», a raconté Lina Bonamie, présidente de la FIQ.Jean Charest, chef du PLQ et actuel premier ministre, «n’était pas d’accord avec la formule d'entretien» qu’on lui a proposée.Résultat seuls les dirigeants du PQ, André Boisclair, de QS, Françoise David, et du PV, Scott McKay, ont répondu aux interrogations des syndicats sur des enjeux comme le financement privé en matière de santé, un nouveau «pacte social» en éducation, les départs à la retraite dans la fonction publique québécoise et le pouvoir d’attraction du secteur public, en nette décroissance.VOIR PAGE A 8: CHARGE Des souverainistes dénoncent le budget fédéral, page A 2 ¦ L ADQ critique le glissement vers la «gau-gauche» du PQ, page A 3 L’ENTREVUE L’illusion du libéralisme «Je conviens que ce système est efficace, mais je refuse qu’il suffise pourfavoriser le développement harmonieux de l’homme», dit Axel Kahn PAULINE GRAVEL Homme de gauche, le généticien français Axel Kahn dénonce dans son dernier essai les dérives du libéralisme pur et dur, et souligne les méfaits qu’il engendre en ce tournant de siècle.Notamment, ce chamboulement des valeurs où tout est réduit à sa dimension marchande.D affirme que l’homme, ce «roseau pensant» dont parle Biaise Pascal dans ses Pensées, doit intervenir pour prévenir les inégalités qui découlent du libéralisme débridé, car celles-ci risquent de conduire à de graves conflits.Dans un entretien accordé au Devoir, Axel Kahn rappelle d’entrée de jeu que la pensée libérale définie par des auteurs comme Adam Smith repose sur la conviction que l’homme agit avant tout en fonction de ses intérêts.Et que «le libre cours des égoïsmes individuels est in fine garant du mieux-être collectif et du progrès».Selon cette logique, la meilleure garantie pour le consommateur de manger du bon pain par exemple n’est pas la bienveillance et l’altruisme des boulangers à l’égard des consommateurs, mais leur concurrence impitoyable, chacun d’entre eux tentant d’optimiser ses gains personnels.Les pères du libéralisme préviennent que toute perturbation de ce mécanisme naturel du marché risque de nuire à l’efficacité du système et donc d’en amoindrir les bienfaits escomptés.«Laisser faire» est donc leur mot d’ordre, fis ne manquent pas JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le généticien et philosophe Axel Kahn de souligner que la libre compétition, motrice du progrès économique, désigne inévitablement des vainqueurs et des vaincus, créant du coup des inégalités qui risquent d’entraîner des contestations susceptibles de devenir sources de désordres.Lesquels entraveront le «doux commerce».VOIR PAGE A 8: KAHN Charge du secteur public contre le PLQ et l’ADQ Une coalition syndicale s’inquiète de la «menace» qui pèse sur le scrutin du 26 mars La mairesse de Québec, Andrée Boucher 778313000641 LE DEVOIR.LE LUNDI 19 MARS 2007 1 \ 2 Jacques Parizeau vient prêter main-forte à François Rebello dans La Prairie QUEBEC 2007 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Dans une allocution de près de 30 minutes, dans la circonscription de La Prairie, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau a vanté, le progressisme du Parti québécois.L’organisation de François Rebello, le candidat du coin, a également reçu l’appui des ténors souverainistes Monique Richard et Louise Harel.critiques du PQ qui l’accusent de se ranger vers la droite et de «s’embourgeoiser» en spécifiant qu’il n’y avait pas, sur l’échiquier politique québécois, de parti plus progressiste et privilégiant davantage les mesures sociales que le Parti québécois.«Le Parti québécois reste, sur le plan des programmes, des idées et de la vision qu’il a de la société, le parti le plus progressiste dans notre société.» N’abordant le sujet d’un éventuel référendum qu’en toute fin de discours, il a rappelé que la seule façon pour les souverainistes d’obtenir un pays était de porter le PQ au pouvoir le 26 mars prochain, invitant au passage les électeurs qui se disent souverainistes mais qui comptent voter en faveur de l’ADQ — ou ne pas voter du tout — à «montrer un peu plus de sérieux».«On a un objectif qui est de construire notre pays.Pour construire notre pays, ça prend un référen- dum.Pour tenir un référendum, il faut que le PQ soit au pouvoir.S’il fallait que tous les couples se séparent à chaque fois qu’il y a un conflit, il n’y aurait pas beaucoup de couples.Alors, pendant ces cinq semaines de campagne, il faut tous pousser dans la même direction.De pouvoir dire à vos enjants et à vos petits-enfants que vous étiez là serait une très belle histoire à raconter.» Presse canadienne PEDRO RUIZ LE DEVOIR Jean Charest et son épouse, Michèle Dionne, ont participé à la messe que célébrait le cardinal Jean-Claude Turcotte à la basilique Saint-Patrick pour souligner la fête des Irlandais.Le chef libéral, dont la mère était d’origine irlandaise, se dit croyant.Charest monte le ton contre EADQ Le budget fédéral dénoncé par des militants souverainistes Le PQ doit payer des scouts pour distribuer ses brochures FRÉDÉRIC DAIGLE Discret depuis le début de la présente campagne électorale, Jacques Parizeau a fait une entrée remarquée, hier, en y allant d’un long discours lors d’une assemblée partisane dans la circonscription de La Prairie, afin de prêter main-forte au candidat péquis-te François Rebello.L’organisation de François Rebello a également reçu l’appui des ténors souverainistes Monique Richard et Louise Harel au cours de cette assemblée, où environ 150 militants étaient réunis.Dans une allocution de près de 30 minutes, l’ancien premier ministre a vanté le progressisme du Parti québécois, rappelant que plusieurs mesures récupérées par les libéraux avaient d’abord été instaurées par les différents gouvernements péquistes dans le passé.«Lesgarderies à 5$ — c'est 7$ maintenant —, c’est le Parti québécois ça, a déclaré M.Parizeau.L’assurance médicament aussi.On peut bien se chicaner et dire que ça a coûté plus cher que prévu, je comprends tout ça.Mais il reste que c’est une mesure unique, mise de l’avant par le PQ.Et que dire de l’équité salariale dans la fonction publique.Oui, il faut féliciter Mme [Monique]/érame-Forgef d’avoir bien complété la négociation avec les syndicats, mais c’est le PQ qui a lancé ce projet.» L’économiste a dénoncé la mauvaise situation économique dans laquelle les libéraux ont plongé le Québec, avec «les fermetures d’usines qui se succèdent depuis qu’ils sont au pouvoir».M.Parizeau a également profité de cette tribune pour répliquer aux EN BREF Tremblay veut que les chefs parient de Montréal Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ne voit pas un avenir très reluisant pour la métropole si un gouvernement de l’Action démocratique du Québec devait appliquer son engagement d’abplir les conseils d’agglomération.À la sortie de la messe célébrant hier la fête des Irlandais à la basilique Saint-Patrick, le maire Tremblay a dit souhaiter que les chefs de parti fessent connaître leurs engagements pour Montréal.Sans prendre parti pour l’un ou l’autre, M.Tremblay a toutefois laissé entendre que la proposition adéquiste ne lui plaisait pas du tout «Vous ne pensez pas que Montréal mérite mieux qu’un autre débat de structures?», a-t-il dit aux journalistes qui l'entouraient.La dernière semaine de campagne doit notamment servir à éclairer les électeurs sur la vision des trois principaux partis politiques pour Montréal, croit le maire Tremblay.MM.Charest, Bois-clair et Dumont prononceront une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.«Les régions sont importantes, mais Montréal aussi, fai bien hâte d’entendre la vision de tous les chef de parti sur le rôle qu 'ils voient pour la métropole du Québec», a dit Gé raid Tremblay.Ce dernier a par ailleurs souligné «l’entente historique» survenue en pleine campagne électorale sur le partage régional des coûts du métro de Montréal.«C’est la première fois dans l'histoire de Montréal que nos partenaires de la communauté métropolitaine de Montréal acceptent de payer une part pour le déficit des infrastructures et de l’exploitation du métro.Mais il reste encore beaucoup à faire pour le transport en commun», prévient-il.- Le Devoir KATHLEEN LÉVESQUE Longueuil — Avec l’ADQ au pouvoir, le Québec aurait des allures de «jungle», a prévenu hier Jean Charest Depuis quelques jours, le chef du Parti libéral monte le ton à l’endroit de son adversaire adéquiste, dont les appuis ne cessent de croître, selon le dernier sondage Léger Marketing.La veille, M.Charest a dit que l’ADQ était «une coquille vide».Hier après-midi, il a participé à une réunion partisane dans l’arrondissement Saint-Hubert de la ville de Longueuil où il a harangué quelques dizaines de militants de la circonscription de Vachon.«L’ADQ dit n ’importe quoi sans le chiffrer et demande un chèque en blanc.[.] Construire le Québec, ça ne se fait pas par l'abolition de tout ce qui bouge pour plaire à la premiè- re personne qu'on rencontre», a-t-il dénoncé.Le chef libéral a expliqué que Mario Dumont proposait d’abolir le Conseil de la fédération, les commissions scolaires, le fonds des générations, Emploi-Québec et les conseils d’agglomération.«Il y a une expression pour ça: bienvenue à la jungle de l’ADQ, le chaos, la confusion», a tonné Jean Cha-resL Comme un écho, une dame a aussitôt lancé dans le même élan: «Un gros zéro».Selon M.Charest, la population a le choix entre les «chicanes» d’un gouvernement du Parti québécois qui promet un référendum «le plus vite possible» et la «chaise vide» de l’ADQ.«Entre les chicanes d’André Boisclair et la chaise vide de Mario Dumont, il y a tout le Québec et tous les intérêts supérieurs du Québec et le Parti libéral pour se battre pour notre avenir.C’est ce chapitre que nous allons écrire demain qui porte notre signature», a-t-il lancé en se référant au règlement du déséquilibre fiscal.La circonscription de Vachon, en Montérégie, est dans la mire du PLQ.En 2003, le PQ l’a gagnée par 236 voix.Plus tôt en matinée, Jean Charest a participé à la messe que célébrait le cardinal Jean-Claude Turcotte à la basilique Saint-Patrick pour souligner la fête des Irlandais.M.Charest, dont la mère était d’origine irlandaise, a expliqué qu’il était croyant «Je suis catholique.Je suis croyant, mais je vous avoue d’emblée que je ne suis pas très pratiquant; je ressemble aux gens de ma génération.[.\Les valeurs sont très importantes, y compris les valeurs laïques», a dit M.Charest Le Devoir ALEXANDRE SHIELDS Un regroupement de militants souverainistes dénonce la décision du gouvernement conservateur de Stephen Haiper de déposer aujourd’hui même son budget qualifiant le geste de «grossière manœuvre pour court-circuiter la démocratie québécoise, pour manipuler l'opinion publique, pour acheter l’allégeance des Québécois avec leur propre argent».«Stratégiquement placé une semaine jour pour jour avant l’élection au Québec, il est clair que ce budget visera à faire miroiter aux Québécois des milliards, par ailleurs déjà payés par nos impôts, dans le but de démontrer les grands avantages du régime fédéral, de soutenir les partis fédéralistes québécois et de préparer la campagne fédérale qui suivra», écrivent les auteurs d’un texte que Le Devoir publie aujourd’hui en page A 6.Le texte en question est cosigné par le Conseil de la souveraineté du Québec, les Intellectuels pour la souveraineté, L Aut’journal, le Mouvement national des Québécoises et Québécois, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l’Union des écrivaines et écrivains du Québec.Les auteurs soutiennent essentiellement que «le gouvernement de la nation québécoise est assujetti aux décisions d’une autre nation — la nation canadienne-anglaise — pour boucler son budget.Le “cadre financier” des promesses électorales de Jean Charest le fédéraliste et de Mario Dumont qui se dit “autonomiste” sera finalement défini par le “cadre financier”fédéral qu’il fau- Longueuil — Le recours aux bénévoles s’avérant difficile, l’organisation électorale péquiste de la circonscription de Vachon paie une troupe de scouts pour distribuer les brochures du candidat Camil Bouchard.«Pour la distribution de brochures aux 27000 portes, c'est difficile d’engager des bénévoles là-dedans», a reconnu d’emblée M.Bouchard lors d’un point de presse improvisé dans les locaux de campagne de la circonscription de la Rive-Sud.M.Bouchard, qui a reçu la visite de son chef André Boisclair venu lui prêter main-forte en matinée samedi, a ainsi confirmé que le travail éreintant de la distribution des brochures avait été confié à de jeunes adeptes du scoutisme.«On s’est dit, on va faire appel à des groupes communautaires qui sont toujours à la recherche d’une source de financement pour leurs activités.On a fait appel à une dizaine de groupes et il y a une troupe scoute qui nous a dit être prête à le faire», a expliqué le député sortant.Agés de 13 à 15 ans, les jeunes conscrits se sont fait promettre 500 $ pour leur travail au service du Parti québécois (PQ).L’argent amassé ne va pas «dans leur poche», a d’ailleurs dra quêter d’année en année, sans aucune garantie de succès».Les auteurs rappellent qu’entre 1993-94 et 200304, «les revenus fédéraux perçus au Québec ont augmenté de 58 % et les transferts fédéraux de 5,8 %».Ils évaluent donc à près de 3,9 milliards par année l’augmentation des transferts des impôts fédéraux au gouvernement du Québec, comme «minimum» pour rétablir les paiements de transfert à leur niveau antérieur.Quoi qu’il en soit, ajoutent-ils, «[.] que le budget Harper rétablisse totalement ou partiellement ses contributions à la santé, à l’éducation et à la péréquation, cela n’empêchera jamais ce gouvernement ou un autre qui le remplacera de recommencer à recréer un autre déséquilibre fiscal dans un an ou deux, comme le gouvernement Chrétien-Martin l’a fait contre les intérêts du Québec il y a quelques années.Encore moins d’effacer les dix années de turbulences et de souffrances dont les malades et les jeunes du Québec ont fait les frais».Et selon eux, si «l’encadrement du pouvoir de dépenser du fédéral» était annoncé dans l’énoncé budgétaire, cela «ne ferait qu’empêcher le gouvernement canadien de dépenser dans des champs de compétence du Québec sans son accord.Cela pourrait ralentir la centralisation, mais ne donnerait aucun pouvoir à notre Etat national pour s’attaquer à nos problèmes de société».Dans ce contexte, la seule option souhaitable pour les Québécois consiste à se «construire un pays», concluent-ils.Le Devoir précisé M.Bouchard.Les fonds reçus, a-t-il dit, servent plutôt au financement des activités des scouts.Pour M.Bouchard, il n’y a rien de répréhensible à rémunérer des jeunes pour effectuer le travail partisan.Il s’agit même, selon lui, d’une pratique parfaitement conforme «à l’éducation à la citoyenneté» enseignée dans les écoles.«L’argent s’en va pour l’organisation à laquelle ils sont membres et ils travaillent pour les autres.Y a-t-il une plus belle valeur que ça?», a lancé le député sortant De surcroît, le cas de Vachon est loin d’être isolé, a-t-il tenu à faire remarquer.Dans certaines circonscriptions, «vous allez voir que Postes Canada a de beaux contrats de distribution de brochures», a-t-il argué.Identifié à l’aile dite «progressiste» du Parti québécois, M.Bouchard sollicite un deuxième mandat à l’Assemblée nationale.Il avoue être aujourd’hui beaucoup plus aguerri que lors de la campagne électorale de 2003.«Franchement, je dirais quasiment que c’est ma première campagne en terme de conscience de ce qui se passe», a-t-il admis.Presse canadienne «Il est clair que ce budget visera à faire miroiter aux Québécois des milliards, par ailleurs déjà payés par nos impôts» m «as W** XJ Mmm N E R A L E VOTE PAR ANTICIPATION 18 ET 19 MARS - 9 h 30 à 20 h 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) www.electionsquebec.qc.ca lXj LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qu’un vote, ça compte f à LE DEVOIR.LE LUNDI 19 MARS 2007 A 3 Chantal Hébert Le modèle ontarien Contrairement au Québec, les luttes à trois sont la règle en Ontario.Depuis 1943, trois partis se partagent les banquettes à géométrie variable de la législature ontarienne.Ds ont tous de l’expérience récente au gouvernement Entre 1985 et 1995, le Parti libéral, le NPD et le Parti progressiste-conservateur se sont succédé au pouvoir à Queen’s Park.Pendant la décennie qui a précédé, l’Ontario a passé davantage d’années, six en tout, sous des régimes minoritaires que sous des régimes majoritaires.En 1975, au terme d’un premier mandat médiocre, le conservateur Bill Davis se fait taper sérieusement sur les doigts par les électeurs.Son gouvernement perd sa majorité.Il fait face à Queen’s Park à deux partis d’opposition à peu près égaux en nombre.Deux ans plus tard, l’électorat ontarien confirme son verdict et lui refuse à nouveau la majorité qu’il convoite.En tout, M.Davis a gouverné pendant sue ans sur la foi d’alliances ponctuelles avec l’opposition.La plupart du temps, c’est avec le NPD, la formation la plus éloignée idéologiquement de son parti, qu’il va s’entendre.En cours de route, le premier ministre Davis va se servir de son statut précaire pour réprimer son aile droite.A l’inverse, Stephen Lewis qui est alors leader du NPD ontarien va amener son parti à nuancer ses positions les plus gauchisantes.Au scrutin de 1981, Bill Davis récupère finalement sa majorité.Son quatrième mandat sera également son dernier.A la différence de Stephen Harper aux Communes, le premier ministre Davis a toujours été à la tête d’une formation qui dominait nettement celles de ses adversaires.Tout au long de son règne, les deux partis d’opposition à Queen’s Park se sont battus pour la deuxième place.Tout cela va changer tout de suite après son départ de la politique.Aux élections de 1985, les électeurs ontariens inaugurent ce qui passera finalement à l’histoire comme une décennie de grande volatilité politique.Ils décernent 52 sièges aux conservateurs sortants contre 48 aux libéraux.Le NPD, dorénavant dirigé par Bob Rae, hérite de la balance du pouvoir et du choix implicite de la formation qui dirigera l’Ontario.Quelques semaines après le scrutin, M.Rae conclut un pacte avec le libéral David Peterson.Les conservateurs sont évincés du pouvoir.Pendant deux ans, les libéraux — pourtant moins nombreux que leurs adversaires conservateurs le soir du scrutin — vont gouverner l’Ontario sur la foi d’un programme élaboré avec le NPD.En 1987, les électeurs tranchent en faveur de David Peterson et lui confient le premier gouvernement majoritaire libéral en un demi-siècle.Mais, trois ans plus tard, Bob Rae, son ex-partenaire néo-démocrate, le déloge du pouvoir et devient le premier chef de sa formation à diriger l’Ontario.?A Queen’s Park, il y a des différences inconciliables entre le NPD, le Parti libéral et le Parti progressiste-conservateur comme il y en a entre le Parti québécois, le PLQ et l’ADQ à l’Assemblée nationale.Cela n’a pas empêché les uns et les autres de cohabiter pendant plusieurs années et même de rehausser leur crédibilité auprès de l’électorat en cours de route.Quoi qu’il en dise, André Boisclair, dans un gouvernement minoritaire, aurait une raison toute trouvée de tempérer les ardeurs référendaires de son aile pure et dure.Dans la même situation, Mario Dumont serait appelé à mettre de l’eau dans le vin de certaines des positions ultraconservatrices de sa formation qui ne font pas consensus.S’il avait été minoritaire, Jean Charest aurait évité de s’embourber dans des dossiers comme celui d’Orford ou du financement des écoles jitives, faute de quoi il serait déjà à la retraite forcée.En Ontario, l’existence d’un régime minoritaire n’a pour autant jamais rimé avec un gouvernement ou un premier ministre diminué.Les années de pouvoir minoritaires ont été marquées par un grand activisme gouvernemental.Leur statut précaire n’a empêché ni Bill Davis, à l’époque des grandes manœuvres qui ont mené au rapatriement de la Constitution, ni David Peterson, aux négociations de Mee-ch, de jouer des rôles de premier plan sur la scène fédérale-provinciale.Ces deux premiers ministres sont sortis grandis de leur expérience.Ils ont finalement été récompensés par des majorités.Mais en rétrospective, leurs bilans respectifs à la tête de gouvernements minoritaires — en particulier dans le cas de David Peterson — ont été jugés plus impressionnants que leur feuille de route majoritaire.C’est tout le contraire qui s’est produit dans le cas de Bob Rae.Porté au pouvoir par une vague de mécontentement à l’égard du gouvernement sortant aux élections de 1990, il a été expulsé sans ménagement cinq ans plus tard.Installé à la tête d’un gouvernement néo-démocrate majoritaire avec une équipe qui ne s’attendait pas à se retrouver au pouvoir et qui n’était pas préparée en conséquence, M.Rae a présidé à un des règnes les plus mouvementés de l’histoire moderne de l’Ontario.Le NPD a mis des années à se remettre de l’épisode.Comme les mauvais souvenirs ont la vie dure, ils sont revenus hanter M.Rae au cours de sa course au leadership libéral fédéral de l’automne dernier et lui ont vraisemblablement coûté la victoire.Ces jours-ci, dans les chaumières de l’Ontario, plusieurs voient un parallèle entre la montée de l’ADQ et celle de Bob Rae.En 1990, les ontariens ont appris à leurs dépens les risques d’élire un gouvernement imprévu sur un coup de tête.En Ontario, l’expérience a démontré que mieux valait un gouvernement minoritaire de plus ou moins courte durée qu’un gouvernement majoritaire mal préparé, qui a le loisir de faire des dégâts pendant quatre ou cinq ans.QUEBEC 2007 L’ADQ critique le « glissement vers la gau-gauche » d’André Boisclair «Le Parti québécois qui vire à gauche, c’est la dette qui grimpe» -"'['S V f CHRIS WATTIE REUTERS De passage en Outaouais, Mario Dumont a laissé entendre que le chef péquiste aurait les mains liées au lobby syndical s’il prenait le pouvoir, faisant notamment référence au SPQ-Libre, le club politique militant au sein du PQ.«Il n’y a pas d’André Boisclair libre.» LIA LÉVESQUE Gatineau — Le chef adéquiste Mario Dumont accuse son adversaire péquiste André Boisclair d’avoir viré à gauche, ces derniers jours, au point de devenir un adepte de la «gau-gauche».Et, curieusement, c’est en Outaouais que M.Dumont a lancé sa plus récente attaque contre M.Boisclair, hier, une région où le PQ ne représente guère une menace dans ce bastion libéral.Dans un discours devant des militants, à Gatineau, hier après-midi, le chef adéquiste a dénoncé ce qu’il a appelé «le glissement vers la gau-gauche» d’André Boisclair, ajoutant que ce virage ramenait le PQ «dans ses vieilles ornières des années 1970».Comme le chef libéral Jean Charest le faisait, en début de campagne, M.Dumont a à son tour associé le Parti québécois au risque pour les Québécois.«Le Parti québécois qui vire à gauche, c’est la dette qui grimpe», s’est-il exclamé.Il a ensuite multiplié les exemples de ce qu’il décrit comme une menace péquiste: le risque qu’il y ait moins de pouvoir pour les régions, le risque d’un «modèle bureaucratique» marqué par plus de lourdeur administrative, le risque de devoir remplir plus de paperasse pour les petites et moyennes entreprises.«Ça veut dire encore plus de restrictions», ce virage à gauche du PQ, a martelé M.Dumont Son candidat dans Chapleau, dans l’Outaouais, Jocelyn Dumais, un homme d’affaires du secteur de la construction, a justement œuvré au sein de l’ADAT, l’Association pour le droit au travail, un groupe qui milite pour qu’il y ait moins de restrictions et plus de mobilité interprovinciale pour les ouvriers de la construction.M.Dumont a laissé entendre que le chef péquiste aurait les mains liées au lobby syndical s’il prenait le pouvoir, faisant notamment référence au SPQ-libre, le club politique militant au sein du PQ.«Il n’y a pas d’André Boisclair libre.» A l’extérieur du club de golf où il prenait la parole, M.Dumont a été accueilli par une dizaine de manifestants du groupe de défense des mal-logés Logemen’occupe.Il leur a brièvement adressé la parole, le temps de les rassurer sur le fait qu’il n’avait pas l’intention de faire des compressions dans le logement social, s’il était porté au pouvoir.M.François Roy, porte-parole du groupe, n’a été qu’à demi rassuré, crai- gnant tout de même les compressions que l’ADQ pourrait faire au régime d’aide sociale.En fin d’après-midi, M.Dumont fera campagne dans le Témiscamingue.Presse canadienne Famille et petite enfance L’Association québécoise des CPE critique rudement l’ADQ Les propositions de l’Action démocratique sont qualifiées de «racoleuses mais irresponsables» ALEXANDRE SHIELDS Association québécoise des centres de la petite ' enfance (AQCPE) dresse un bilan positif des engagements électoraux du Parti québécois et du Parti libéral, jugeant notamment que les listes d’attente dans les CPE appartiendront au passé s’ils se réalisent.Les propositions de l’Action démocratique à l’égard des familles et de la petite enfance sont toutefois vertement dénoncées et qualifiées de «racoleuses mais irresponsables».L’AQCPE juge que les engagements des libéraux et des péquistes à ajouter 200 millions dans le réseau des services de garde éducatifs afin de créer 20 000 nouvelles places — le PQ précise que les places seront développées en CPE — représentent «une très bonne nouvelle pour les parents».«Les familles n’auraient plus à s'inquiéter: tous les enfants pourraient avoir accès à une place, comme c’est le cas dans les écoles, a soutenu Johanne Roy, présidente de l’Association.A cet égard, les platesfbrmes du PQ et du PLQ répondent à un besoin réel et urgent de milliers de parents et d’enfants.» Les engagements financiers du PQ et du PLQ «permettraient également de consolider le réseau des Centres de la petite enfance en lui offrant les moyens de mieux répondre aux besoins des familles», a indiqué Mme Roy.Les sommes promises serviraient par exemple à offrir un meilleur accueil aux enfants de milieux défavorisés, à mieux soutenir les apprentissages des jeunes enfants et à développer davantage de prévention et de dépistage précoce.Ces promesses devront néanmoins se «traduire par de l’argent réel dès [le] premier budget» du futur gouvernement, a-t-elle ajouté.Et tandis que les péquistes se sont déjà engagés à geler les tarifs des garderies à 7 $, l’AQCPE presse les libéraux à préciser leur position, qualifiée de «vague».Le parti Québec solidaire propose lui aussi d’investir des sommes pour la création de nouvelles places.Dumont critiqué L’Action démocratique de Mario Dumont est pour sa part vertement sermonnée.La proposition adéquiste de verser 5200 $ pour chaque enfant de moins de cinq ans qui ne fréquente pas un service de garde à 7 $ par jour, «bien qu’alléchante, ne correspond pas aux besoins des familles.Elle comporte des dangers importants et manque totalement de rigueur», selon l’AQC-PE.«L’idée de M.Dumont est irresponsable.Ce dernier mesure mal les impacts de ce qu’il avance, et c’est extrêmement inquiétant», a soutenu le directeur général de l’Association, Jean RobitaiDe.Une telle idée ouvrirait carrément la porte «au retour de la garde au noir».«La réalité, c’est que les parents travaillent et ont besoin de places en services de garde éducatif pour leurs enfants.En versant directement un chèque aux parents plutôt que de développer des places, l’ADQ les contraint à recourir à des services non réglementés, de piètre qualité et à tarif élevé», a affirmé M.RobitaiDe.C’est une menace claire à la qualité du soutien que l’on souhaite offrir aux jeunes enfants.» De plus, l’Association québécoise des centres de la petite enfance qualifie la proposition adéquiste A’«extrêmement inéquitable» puisqu’efie est non imposable et serait versée sans distinction aux familles, qu’eUes aient un revenu de 20 000 $ ou de 150 000 $.Et si le chef de l’ADQ a déclaré à plusieurs reprises que la moitié des familles ayant de jeunes enfants étaient laissées pour compte par le régime actuel, l’AQCPE répUque qu’en 2006, sur les 380 000 enfants de 0 à 5 ans au Québec, 311000 (soit 82 %) étaient pris en charge au moyen de services et de mesures de soutien aux famifles: services de garde à 7 $, congé parental ou prématemeDe 4 ans.Le Devoir Dumont prévoit 20 millions pour la culture JOCELYNE RICHER Québec — Le cadre financier de l'Action démocratique (ADQ), qui sera dévoilé demain, indiquera qu'un gouvernement de Mario Dumont allouera quelque 20 millions de plus par année à la culture, selon ce qu’a appris la Presse canadienne.Cette somme constitue le double du montant consacré à la culture par le Parti québécois dans ses engagements.Pour ce qui est du Parti libéral, plusieurs de ses engagements culturels ne sont pas chiffiés, sauf la mise en réseau des bibliothèques, au coût de 5 millions.Jusqu’à maintenant, la culture ne figurait pas exactement parmi les priorités de l’Action démocratique, un secteur habituellement absent du discours du chef, et qui tient en un paragraphe dans la série d’engagements inscrits dans la plate-forme électorale du parti, qui compte une trentaine de pages.Mais Mario Dumont, qui n’a jamais été aussi près du pouvoir, tire dans toutes les directions à l’approche du scrutin du 26 mars, et courtise désormais toutes les clientèles, y compris les artistes.Lors d’une longue entrevue d’une heure à la Presse canadienne, depuis son autocar, au cours du week-end, Mario Dumont a dit que, contrairement à ce que l’on peut croire, U était sensible aux arts et que sa priorité en ce domaine, s’il est porté au pouvoir, irait au soutien direct aux créateurs.«On veut investir davantage en culture, avec vraiment m souci pour les créateurs», dit-il, en augmentant l’enveloppe globale réservée au ministère de la Culture, en privilégiant le Consefi des arts et lettres.Le ministère de la Culture sera une des seules missions de l’Etat à voir son budget annuel augmenté, ap-prendra-t-on dans ce cadre financier, un document très attendu par les camps adverses — péquiste et libéral — qui reprochent à M, Dumont depuis le début de la campagne, de cacher ses chiffres à la population.La plupart des autres ministères subiront des compressions, sous forme de «cibles d’économie» chiffrées à atteindre, qui varieront d’un ministère à l’autre.Pour démontrer que les arts font partie de sa vie, M.Dumont raconte que sa femme, Marie-Claude Barrette, dirige l’école de musique de Rivière-du-Loup et que ses enfants pratiquent un instrument.«Angélafait du violon, Charles fait de la guitare et Marie-Claude chante.On baigne dans la culture», dit-Û.Presse canadienne « Les plates-formes du PQ et du PLQ répondent à un besoin réel et urgent de milliers de parents et d’enfants » r Activity Book 112 pages tSBN 978-2-7608-5607-3 Pamela GUNNING Rachel LALONOE Wynanne WATTS A TINV TWIST TO ENGLISH AROLAISLANflUE SECONDE t* cycle nu primaire we re with you every slop of me way.François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Montréal 514.845.5545 LA FORCE DU DROIT Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.UDEC Inc.514-843-5991 En uente dans toutes les HDralrles Le prix est indiqué sous réserve de modifications. A 4 LE DEVOIR.LE LUNDI 19 MARS 2007 QUEBEC 2007 Les retraites de FEtat demandent l'équité Ils exigent «la correction immédiate de l’iniquité actuelle» des régimes de retraite ALEXANDRE SHIELDS \ Aune semaine du scrutin provincial, l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) a pressé hier les partis politiques provinciaux de promettre «la correction immédiate de l’iniquité actuelle» des régimes de retraite, une mesure réclamée par les principales associations de retraités de l’État Celle-ci se chiffrerait à un peu plus de deux milliards de dollars, selon les données rendues publiques par l’AQRP «Le règlement de l’équité salariale, qui prévoit le versement de près de deux milliards de dollars à 360 000personnes qui y ont légitimement droit, est une réalisation majeure de ce gouvernement.Nous estimons que l’équité devrait également s'appliquer aux retraités, a soutenu hier Roger Bella-vance, président de l’AQRR Lorsqu’ils prendront connaissance de ces nouvelles données, les principaux partis politiques du Québec ne pourront plus justifier leur silence à propos de l’injustice que nos retraités vivent depuis 25 ans cette année.» L’AQRP a en effet commandé une estimation du coût de la piodification réclamée par les retraités de l’État.Selon les résultats obtenus, le coût de la modification assumé par le gouvernement s’évaluerait à 2,2 milliards.L’Association a estimé en outre qu’une hausse «mineure» de cotisation de 0,4 % à 0,9 % des employés de l’État au régime de retraite serait souhaitable.En raison des dispositions actuelles des ré-! gimes de retraite, les retraités des secteurs Le coût de la modification assumé par le gouvernement s’évaluerait à 2,2 milliards public et parapublic personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 seraient «victimes d’une indexation de leur rente inférieure à celle des personnes ayant accompli des années de service depuis 2000».Au début du mois, les principales associations de retraités de l’État, regroupant près 100 000 membres, ont donc demandé que les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 obtiennent pour ces années de service, «le même niveau d’indexation que pour les années de services accomplies depuis 2000».L’AQRP fait valoir qu’en principe, tous les employés de l’État sont soumis aux mêmes échelles de traitement et aux mêmes taux de cotisation à leurs régimes de retraite.«Ils devraient donc pouvoir bénéficier du même niveau d’indexation, peu importe le moment de leur retraite, afin que cesse leur appauvrissement», a ajouté M.Bellavance.«Tous les partis politiques québécois ont appuyé le règlement de l’équité salariale sur la base de leurs valeurs et de leurs principes.L’équité pour les retraités de l’État pourrait aussi être réalisée, à un coût raisonnable, avec l’accord des travailleurs et de façon bien étalée dans le temps, a souligné le président de l’AQRE Ce pourrait enfin être un moyen d’améliorer la situation des trop nombreuses femmes retraitées de l’État qui vivent avec peu de moyens, qui ne sont pas visées par le règlement de l’équité salariale ou qui attendent toujours l’ensemble des ajustements reliés à ce règlement.» Le Devoir Début du vote par anticipation OUTREMI m JACQUES NADEAU LE DEVOIR POUR CEUX ET CELLES qui ne pourront exercer leur droit de vote le 26 mars et qui souhaiteraient voter par anticipation, sachez qu’environ 1600 bureaux de vote étaient ouverts hier et le seront encore aujourd’hui, dans les 125 circonscriptions du Québec.De plus, vous pouvez profiter des nouvelles «heures allongées», soit de 9h30 à 20h.La Loi électorale prévoit que chaque électeur qui voudra voter par anticipation devra établir son identité après avoir décliné ses nom et adresse au scrutateur.Pour ce faire, il faut présenter l’un ou l’autre des documents suivants: sa carte d’assurance maladie, son permis de conduire, son passeport canadien, son certificat de statut d’indien ou sa carte d’identité des Forces canadiennes.Pour obtenir l’adresse du bureau de vote par anticipation qui leur est attitré, les électeurs peuvent consulter l’avis d’inscription qui leur a été transmis dernièrement par courrier.Ils peuvent également consulter la section spéciale consacrée aux élections générales sur le site Internet du Directeur général des élections à l'adresse www.electionsquebec.qc.ca \\ \ UN ACCÈS FACILE À TOUS LES PROGRAMMES ET SERVICES DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL Service Canada, un accès facile à toute l’information relative aux programmes et services offerts par le gouvernement fédéral, comme la Sécurité de la vieillesse, l’obtention d’un numéro d’assurance sociale, notre banque d’emplois, l’assurance-emploi et bien plus.Service Canada COMPOSEZ: 1 800 O-Canada (1 800622-6232) ATS: 1 800 926-9105 CLIQUEZ: servicecanada.ca OU VISITEZ un centre Service Canada Consultez notre site Internet ou composez le 1 800 O-Canada pour obtenir la liste des centres de service près de chez vous.Service Canada Au service des gens Gangs de rue Les libéraux favorisent la prévention CHARLES DUBÉ Le nouveau plan d’action du Parti libéral en matière de sécurité publique sera principalement axé sur la prévention dans les milieux où régnent les gangs de rue, a annoncé hier à Montréal, Jacques Dupuis, le candidat libéral dans Saint-Laurent et ministre de la Sécurité publique.Doté d’un budget de 34 millions déjà annoncé dans le budget libéral du 20 février, le programme libéral touchera quatre principaux volets: les gangs de rue, les armes à feu, la cybercriminalité et les braquages de domicile.Près de 60 % du montant sera investi dans la prévention chez les jeunes dans le but de contrôler le phénomène des gangs de rue, notamment 20 millions destinés à des initiatives locales, menés par des travailleurs de rue et les travailleurs dans les maisons de jeune.«Comment fait-on en sorte pour empêcher que les jeunes soient attirés dans ces gangs de rue, a affirmé M.Dupuis.Ce sont les travailleurs de rue, c’est un certain nombre d’initiatives locales qui font en sorte qu’on peut aller récupérer ces gens-là et les amener plutôt à avoir une vie positive.» Il a ajouté vouloir investir dans la formation pour que les parents et les enseignants puissent reconnaître les signes précurseurs.Le ministre Dupuis a cité en exemple du succès de la prévention certains de ses invités dont le champion boxeur Joachim Alcine, «qui était membre d’un gang de rue et qui s’en est sorti» et l’ancien champion boxeur Otis Grant, «qui a été un modèle pour un certain nombre de ces gens-là [jeunes membres de gang de rues]».M.Dupuis a tenu à préciser que ses invités, qui comptaient également des travailleurs de rue n’appuyaient pas nécessairement le Parti libéral.«Ces personnes ne sont pas ici pour appuyer le Parti libéral du Québec, a-t-il dit.Ces personnes sont ici parce quelles connaissent bien le problème des gangs de rue, parce qu’il y a dans ces personnes un certains nombres de succès et des gens qui travaillent activement dans ces dossiers là.» 11 a ajouté vouloir investir dans la formation pour que les parents et les enseignants puissent reconnaître les signes précurseurs de jeunes en difficulté.M.Dupuis a déclaré qu’au chapitre des armes à feu, le Parti libéral entendait agir pour contrôler la circulation d’armes illégales en créant des escouades policières mixtes.Il a également annoncé les intentions de son parti de légiférer sur l’entreposage, le transport et la circulation des armes à circulation restreinte.Le ministre Dupuis a aussi promis de l’argent pour s’attaquer à la cybercriminalité.«On sait très bien qu’il y a des crimes qui sont commis, que ce soit la circulation d’armes à feu, que ce soit, et surtout, l’exploitation sexuelle d’enfants par le biais de l’Internet.Dorénavant il y aura une patrouille du Web», a annoncé le ministre Dupuis.Presse canadienne en bref Jean Charest est vu comme le leader qui inspire le plus confiance Le chef libéral Jean Charest est vu par les électeurs québécois comme le leader qui inspire le plus confiance et le plus apte à défendre les intérêts des Québécois à Ottawa.C’est du moins ce qu’indique un sondage SES Research, dont les résultats ont été obtenus par La Presse.Ainsi, 41 % des Québécois pensent que Jean Charest est le meilleur des trois principaux chefs pour garantir que le Québec recevra sa juste part du Canada.Le chef péquiste André Boisclair obtient un score de 28 % et le chef adéquiste Mario Dumont, seulement 13 %.Pour ce qui est de la confiance envers les chefs, Jean Charest recueille 29 % d’appui, suivi de Mario Dumont, à 25 %, et d’André Boisclair, à 20 %.M.Charest est perçu comme le chef le plus compétent par 38 % des électeurs, contre 21 % pour M.Dumont et 18 % pour M.Boisclair.Enfin, l’équipe libérale est vue comme la plus solide par 49 % des Québécois, contre 23 % pour le PQ et 7 % seulement pour l’ADQ.-PC LE DEVOIR, LE LUNDI 19 MARS 2007 ACTUALITES Programme de prestations pour enfants Ottawa veut faire plus contre la fraude «Le contrôle de la mise en oeuvre du programme doit être amélioré» Ottawa — Le gouvernement fédéral va accentuer ses efforts pour détecter les fraudes qui auraient pu être commises dans le cadre de ses programmes de prestations pour enfants, qui totalisent neuf milliards.Cette décision fait suite à un rapport qui établit que l’Agence du revenu du Canada fait preuve de négligence dans la lutte contre la fraude.Selon ce rapport, l’agence doit faire davantage pour s’assurer que les chèques mensuels expédiés aux familles nécessiteuses ne soient pas envoyés au nom d’enfants «potentiellement inexistants».«Le contrôle de la mise en œuvre du programme doit être amélioré, pour pouvoir gérer adéquatement le risque de paiements erronés», mentionne le rapport de vérification, qui a été achevé en novembre de l’an dernier.L’agence a donc l’intention de commencer à vérifier les dossiers de naissance, de se servir d’ordinateurs pour analyser les activités suspectes et d’utiliser les données du recensement de 2006, récemment rendues disponibles, pour mettre au jour les réclamations factices.Les vérificateurs ont examiné la Prestation fiscale pour enfant et les crédits pour la taxe sur les pro- ' duits et services (TPS) et la taxe de vente harmonisée (TVH), qui ne sont accessibles qu’aux familles et résidants à revenus bas ou modestes.L’an dernier, le programme de prestation pour enfants a versé 9,3 milliards pour 5,3 millions d’enfants de moins de 18 ans, en vertu d’une formule complexe qui tient compte du revenu familial.Le crédit pour la TPS-TVH attei- gnait 3,3 milliards l’an dernier, et a été accordé à 9,5 millions de contribuables à faibles revenus sous forme de paiements mensuels.Les prestations de ces deux programmes ne sont pas imposables.En juillet dernier, le gouvernement conservateur a ajouté la Prestation universelle pour enfants au panier des programmes à l’intention des familles, mais ces paiements — qui sont imposables — n’ont pas été examinés par les vérificateurs.Les enquêteurs ont constaté que l’Agence du revenu était extrêmement efficace dans l’envoi des chèques, mais qu’elle ne s’assurait pas suffisamment que cet argent va au bon endroit.Selon le rapport, il est crucial que l’agence vérifie toutes les réclamations avant de poster un chèque, parce qu’aucun des deux programmes n’est autorisé à exiger des intérêts ou des pénalités en cas de versements excédentaires, et qu’il est souvent impossible de récupérer les trop-perçus chez les Canadiens à revenus modestes.Toujours d’après ce rapport, le programme de crédits pour la TPS TVH connaît également certains problèmes: 250 000 personnes auraient reçu un paiement en trop atteignant 220 $ en moyenne.Une porte-parole de l’Agence du revenu du Canada a indiqué que des mesures ont déjà été prises pour faire appel à un plus grand nombre de spécialistes en dépistage de la fraude, et pour relier différents systèmes informatiques afin de détecter plus rapidement les problèmes.Presse canadienne En 2006, le programme de prestation pour enfants a versé 9.3 milliards pour 5.3 millions d’enfants de moins de 18 ans Chasse : le Canada se dotera de normes « historiques » MIKE OLIVEIRA Toronto — Dans la foulée d’un plan européen visant à déterminer si la chasse aux phoques est pratiquée sans cruauté, le Canada prépare sa réponse aux pressions internationales dans un autre dossier relatif aux droits des animaux, sous la forme d’un plan qu’un groupe parrainé par le gouvernement qualifie de «modèle pour le monde».Même des militants pour les droits des animaux appuient cet accord sur des normes internationales pour le piégeage sans cruauté, que des législateurs provinciaux espèrent faire adopter dans tout le pays dès cette année.Ces normes, qualifiées ^«historiques» et «uniques» par Rob Cahill, le directeur exécutif de l’Institut de la fourrure du Canada, ont été élaborées en réaction aux protestations qui ont débuté dans les années 1980 à propos de la chasse et de la trappe d’animaux sauvages au Canada et dans d’autres pays.«Il n’existe aucun autre traité international, où que ce soit, qui réglemente la pratique de la chasse sans cruauté», a déclaré M.Cahill, dont l’organisation sans but lucratif a été mise sur pied par le gouvernement fédéral en 1983, pour effectuer des recherches et faire des recommandations au sujet de l’industrie de la fourrure.Il y a presque 20 ans, des pays européens avaient appuyé une déclaration bannissant le recours aux pièges à mâchoires, et prévenu les autres pays qu’ils interdiraient l’importation de fourrure de tout pays qui utiliserait cette méthode.Soucieux de pouvoir exporter ses fourrures en Europe, le Canada a alors commencé à négocier des règlements couvrant plusieurs types de piégeage et toute une série d’animaux sauvages.Ep 1997, le Canada, la Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne ont convenu de développer les nouvelles normes et deux ans plus tard, le Canada et l’UE ont décidé de fixer à huit ans le délai pour leur entrée en vigueur.Selon M.Cahill, les pays européens qui ont blâmé le Canada auparavant ont eux-mêmes du mal à respecter les délais d’application des nouvelles normes.L’Europe ne compte pas pouvoir les mettre en oeuvre avant 2012, a-t-jl souligné.A son avis, le Canada a fait beaucoup plus que n’importe quel autre pays dans ce dossier, tandis que l’Europe n’a à peu près rien fait.Des groupes de défense des droits des animaux considèrent l’entente comme insuffisante, mais l’Association canadienne du piégeage sans cruauté l’appuie, a indiqué son porte-parole Jim Bandow.Presse canadienne Marc GREGOIRE et la santé Cahier ‘ 144 pages ' 20 $ ISBN 978-2-7601-691S-0 Guide-corrigé «216 pages • 75 $ ISBN 978-2-7601-6919-7 Pour le i8r cycle du secondaire GUERIN, éditeur Itee 514-842-3481 En vente dans toutes les lldralrles Los prix sont indiqués sous réserve de modifications.OGM : l’industrie surestimerait les coûts de l’étiquetage obligatoire Selon une étude critique, la pratique coûterait sept fois moins cher par an que ce que Vindustrie prétend ALEXANDRE SHIELDS Les coûts liés à l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) au Québec seraient largement inférieurs à ce qu’a toujours avancé l’industrie agro-alimentaire, selon une «évaluation critique» d’une étude commandée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et rendue publique hier par une coalition d’organismes regroupant agriculteurs, consommateurs et écologistes.Selon ladite étude, réalisée par Martin Clou-fier, du département de management et technologie de l’Université du Québec à Montréal, les coûts d’implantation d’une telle mesure se chiffreraient à 161,75 millions.Les coûts récurrents liés à son application seraient de 28,371 millions, indique le document intitulé Etude économique sur les coût relatifs à l’étiquetage obligatoire des filières génétiquement modifiées (GM) versus non-gm au niveau québécois.Or une autre étude, réalisée en 2000 par l'entreprise de consultation KPMG, concluait pour sa part que «le coût total pour le consommateur serait de 700 à 950 millions de dollars par an» pour l’ensemble du Canada.Une conclusion corroborée par l’industrie agro-alimentaire.Et cette somme pourrait aisément être revue à la hausse, selon KPMG.Dans ce contexte, le Québec devrait assumer une facture à!«environ 15,0 à 200 millions de dollars par année», estime Eric Darier, de Greenpeace.Le rapport présenté au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec en octobre 2006 confirme donc, selon lui, que «l’industrie de l’agro-alimentaire a grossièrement exagéré les coûts annuels de l’étiquetage obligatoire des OGM, et ceci, sans aucun doute, afin de faire peur aux législateurs pour les empêcher d’aller de l’avant avec l’étiquetage obligatoire des OGM».«En Lait, l’étiquetage obligatoire des OGM coûterait sept fois moins cher par an que ce que l’industrie a toujours prétendu», a ajouté M.Darier.On considère également que l’étude du ministère sous-estime les capacités d’innovation et d’adaptation des entreprises.OGM: ÉnaitETAOf obligatoire AU QUÉBEC ITOIRE f JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pour la mise en place de l’étiquetage des OGM, le Québec devrait assumer une facture d’«environ 150 à 200 millions de dollars par année», estime Éric Darier, de Greenpeace.Ainsi, «ce rapport devrait lever le dernier obstacle au dépôt rapide d’un projet d’étiquetage obligatoire des OGM par le prochain gouvernement du Québec», a dit le représentant de Greenpeace, ajoutant que les deux tiers de la population québécoise y sont favorables.Il a rappelé que le Parti libéral s’était engagé, avant l’élection de 2003, à «développer une politique rendant obligatoire l’étiquetage de tous les aliments contenant des OGM, qu’il s’agisse d’aliment non transformés, d’aliments transformés ou d’intrant utilisés dans la transformation».L’étude, présentée hier par des représentants de Greenpeace, de l’Union des consommateurs, d’Option consommateurs et de l’Union paysanne, n’a pas été commandée pour conclure si le gouvernement québécois devait aller de l’avant ou non.Mais parmi les constats qu’il dresse, le rapport indique notamment que «les consommateurs pourraient devoir subir des hausses de prix à la consommation» en raison de la mise en place de l’étiquetage obligatoire.L’étude réalisée en 2000 par KPMG soulignait qu’une réglementation à l'européenne ferait augmenter de 10 % les prix au détail.«Même dans le cas où il y aurait des coût supplémentaires pour l’étiquetage obligatoire des OGM, il serait pertinent de se demander qui de- vrait payer, a jugé Nalini Vaddapalli, d’Option consommateurs.«Serait
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