Le devoir, 26 mars 2007, Cahier A
L’IRAN PASSE OUTRE AUX NOUVELLES SANCTIONS PAGE B 1 -?www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.XCVIII N "65 ?LE LUNDI 26 MARS 2 0 0 7 ' 88c+taxes=1$ QÔtUCOI» ïE/m *jj ê s •** | JACQUES NADEAU LE DEVOIR Hier, les chefs ont salué leurs électeurs une dernière fois sur le terrain avant le scrutin.À gauche, Jean Charest et son épouse Michèle à Saint-Hyacinthe.À droite, André Boisclair à Chambly.Ruée vers les urnes en perspective Un fort taux de participation est attendu aujourd'hui MAi ALEXANDRE SHIELDS C> est finalement aujourd’hui, après 33 jours d’une campagne électorale des plus chaudes, que les électeurs se rendront aux urnes pour la SS1- élection générale de l’histoire du Québec.Et avec des sondages qui prédisent une chose et son contraire, la table est mise pour une ruée vers l’urne, mais aussi pour une soirée électorale qui promet son lot de surprises.Les chefs ont donc tenté de chauffer leurs machines politiques à bloc hier, lors de leur traditionnel blitz de fin de campagne, afin de faire sortir le vote.Au bureau du Directeur général des élections (DGE), on est certain que la multiplication des chaudes luttes entre le Parti libéral, le Parti québécois et l’Action démocratique aura un effet bénéfique sur le taux de participation, qui a chuté à 70,42 % en 2003, soit le taux le plus bas depuis.1944.«On voudrait atteindre au moins 78 à 80 % de taux de participation, pour revenir à ce qu’on a connu en 1998 et 1994», a indiqué hier la porte-parole du DGE, My-riam Régnier.VOIR PAGE A 10: URNES Un scrutin qni donne des maux de tête même aux mathématiciens ANTOINE ROBITAILLE Les modèles mathématiques ne s’entendent pas sur l’issue du scrutin de ce soir.Après une dizaine de «projections», le chercheur Greg Morrow, auteur du site Internet DemocraticSpace, a révélé sa «prédiction», hier: selon lui, les libéraux formeront un gouvernement minoritaire avec 55 sièges (35,7 %), les péquistes en obtiendront 47 (avec 29,9 %) et l’Action démocratique, 23 (25,9 % d’appui).L’autre site Internet proposant un modèle mathéma- tique (moins raffiné que celui de Morrow), «Election Predictor», de HKDP, entrevoit — tant à partir du dernier CROP que du dernier Léger — une égalité de sièges pour les deux principaux partis: 50 libéraux, 50 péquistes et 25 adéquistes.Il est très probable, presque certain, que le Québec se donnera aujourd’hui pour une première fois depuis 1878 un gouvernement minoritaire.Il est possible du reste qu’on ne sache pas dès ce soir qui sera VOIR PAGE A 10: SCRUTIN Mario Dumont prenant un dernier bain de foule à Rivière-du-Loup, hier.MATHIEU BELANGER REUTERS Présidentielle française Royal et Sarkozy se disputent le thème de la nation CHRISTIAN RIOUX Paris — «Tous les Français devraient avoir chez eux le drapeau tricolore» pour l’afficher «aux fenêtres, comme cela se fait dans d’autres pays, le jour de la fête nationale.» L’affirmation était faite vendredi devant une foule en liesse à Correns, dans le Var.La veille, à Marseille, U 7000 personnes avaient entonné d’un même souffle La Marseillaise.Ces deux scènes croquées sur le vif dans la campagne électorale française ne se sont pas produites dans des assemblées du Front national, ni même de lUMR le parti de Nicolas Sarkozy.Non, c’est bien dans des assemblées de la candidate socialiste Ségolène Royal que l’on brandit ces joursci le drapeau tricolore.L’affaire est considérée comme une vraie révolution chez des socialistes qui, hier encore, préféraient L’Internationale à l’hymne composé par Rouget de Lisle.«Marianne Royal», titrait ce week-end le quotidien Libération qui associe la candidate à cette frêle jeune fille qui personnifiOe la république.En légère hausse dans les sondages, qui la mettent presque à VOIR PAGE A 10: IDENTITÉ .INDEX O! o; oS &•- ¦E-ï Annonces.B 6 Idées.A 9 Avis publics.B 4 Météo.B 5 Convergence.B 7 Monde.B 1 Culture.B 8 Mots croisés.B 5 Décès.B 6 Religions.B 6 Économie.B 3 Sudoku.B 4 Éditorial .A 8 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Sept hommes et un conflit La Deuxième Guerre mondiale revisitée par l’historien et auteur Marc Ferro Ils étaient sept Sept hommes à avoir particulièrement marqué l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale.Dans son dernier livre, rhistorien français Marc Ferro, directeur de l’École des hautes études en sciences sociales, a voulu la réévaluer à travers le regard de Staline, Hitler, Mussolini, Hirohito, Churchill, De Gaulle et Roosevelt Et il révèle des informations inédites.LISA-MARIE GERVAIS On croyait pourtant que tout avait été dit et écrit sur cette époque traumatisante du XXe siècle.Rien que sur Pearl Harbour, il existe déjà près de mille livres et articles, rappelle Marc Ferro en ouverture de son plus récent ouvrage, Ils étaient sept hommes en guerre.Rien n’avait pourtant été écrit sur la vraisemblable aversion de Mussolini envers Hitler, qu’il ne cesse jamais de prendre pour un fou même s’il décide de le suivre.Pas plus que l’on avait étalé au grand jour l’admiration secrète qu’avait Hitler pour Churchill, qu’il détestait pourtant profondément.«Je m’y suis résolu [à écrire un autre livre sur la Deuxième Guerre mondiale] parce que fai eu le sentiment que, pour analyser les données de ce conflit, f avais pu bénéficier d’une expérience nouvelle», note dans son livre l’historien et ancien directeur de l’Institut du monde soviétique et de l’Europe centrale.Cette «expérience nouvelle» dont parle modestement Marc Ferro réside dans le fait qu’il est un des rares, pour ne pas dire le seul, à avoir vu la quasi-totalité des archives cinématographiques existant sur la période de la Deuxième Guerre mondiale.DOMINIQUE CARTON L’historien français Marc Ferro En préparation à Histoire parallèle, une émission de télévision française sur Arte qui a animée pendant 12 ans, entre 1989 et 2001, l’historien a vu durant cette période les archives audiovisuelles d’une bonne demi-douzaine de pays, dont le Japon, la Hongrie et l’Italie.VOIR PAGE A 10: FERRO I en pages A 3, A 5, A 6 et B 7 IDÉES Les réflexions électorales de Fred Pellerin ¦ À lire en page A 9 O BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE Louis Gauthier i Voy«g# au Portugal •vac un Allemand ^34 èk*¥^ AUJOURD'HUI De 9 h 30 à 20 h JE M'EXPRIME, JE VOTE M I ( I I O N S GENERALES Pour savoir où aller voter, consultez la carte de rappel que vous avez reçue par la poste.1 888 ÉLECTION de leur vie et de celle de nos voisins, mais aussi de celle de tout un chacun.,, j Tel est donc notre objectif pour les 50 pro- i chaînes années: tirer parti des acquis des 50 der- .nières années — notre richesse, notre paix et notre > expérience — non seulement pour conserver notre i niveau de vie, mais également pour en faire bénéficier les autres.i L’ÉQUIPE DU DEVOIR ‘ LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet), Laurence Clavel.Jean-Guillaume Dumont, Philippe Papineau (commis Internet) Isabelle Paré (santé), Ixwise-Maude Rioux Soucy (Culture)’, Pauline Gravel (sciences) Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane FYécourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correcteurs)-, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l’information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), » Julie Carpentier (ùuPitre) Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week end), Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma)’, à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Dominique Reny (pupitre) Éric Desrosiers Claude Turcotte, François Desjardins: À l’information internationale : Jean-Pierre legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) ; à l’information politique Hélène Buzzetti et Alec Castonguav (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction) ; Marie-Pier Frappier.Alexandre Shields (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) : Manon Derome Patrick Cossette (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Dave Cameron.Marlène Côté.Christiane l^egault, Amélie Maltais.Jacques A Nadeau, Claire Paquet.Martine Riopelle.Isabelle Sanchez.Nadia Sebai Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Alexandre Gaudreau (coordonnateur à la promotion et à la sollicitation), Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette.Nathalie Filion, Raehelle Leclerc L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross.1 t » A 10 LE DEVOIR.LE LUNDI 26 MARS 2 0 0 7 LES ACTUALITÉS SCRUTIN Si les prédictions de DemocraticSpace s’avèrent, ce sera le pire score du PQ depuis 1970 SUITE DE LA PAGE 1 le premier ministre des Québécois pour les prochaines années.Un résultat aussi serré conduira sans doute à plusieurs seconds dépouillements et, dans l’attente des résultats définitifs, Jean Charest, qui est encore techniquement premier ministre, continuera à gouverner, et ce, même s’il n’a pas de victoire assurée.Certains, dont le constitutionnaliste Henri Brun, de l’Université Laval, qui a déjà conseillé le Parti québécois, ont même souligné la possibilité que, même si les libéraux de Jean Charest arrivaient en deuxième place ce soir, ils pourraient réclamer au lieutenant-gouverneur Lise Thibault de continuer à gouverner.Le politologue Vincent Lemieux croit aussi que c’est une possibilité.«Jean Charest pourrait choisir de prendre l’initiative», dit-il.Certes, si le PQ a beaucoup plus de sièges que le PLQ, «il ne s'accrochera pas ainsi».Mais si la différence de sièges est très ténue, il pourrait faire valoir au lieutenant-gouverneur que ses affinités idéologiques avec l’ADQ et la continuité du pouvoir lui permettraient de former un gouvernement plus solide.Le chroniqueur John Ibbitson, du Globe and Mail, parlait même cette semaine d’un «devoir» pour M.Charest d’essayer d’y arriver, et ce, même s’il arrive second en nombre de siège.«Il y a de bonnes chances que M.Charest reste au pouvoir, même s’il n’arrive pas premier», écrivait Ibbitson.L’entourage de Jean Charest a refusé de commenter ce scénario hier, mais ne l’a pas écarté non plus.«Le problème ne se posera pas puisque le Parti libéral aura une majorité de sièges», s'est borné à dire Hugo D’amours, hier.Au PQ, le scénario a paru tout simplement farfelu., «On n’est plus au XIX' siècle! Ce serait un coup d’Etat ou quoi?», s’est écriée une conseillère d’André Boisclair, hier, qui a confié avoir lu «ici et là» des articles sur le sujet.Questionné à ce sujet, le candidat péquiste dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, s’est montré très affirmatif: «La règle, dans notre système, c'est que c’est le parti qui a le plus de sièges qui forme le gouvernement, point à la ligne.» Mais faire un tel geste pourrait coûter cher à Jean Charest, souligne le politologue Réjean Pelletier, de l’Université Laval, spécialiste du parlementarisme.Tout devient politique à un moment donné en régime britannique, a-t-il fait remarquer, et les conventions prennent rapidement le dessus.Chose certaine, une telle initiative pourrait lui nuire et en plus, «il risquerait d’être battu dès le premier vote de confiance en chambre», ajoute M.Pelletier.Si les deux partis principaux obtenaient une égalité de sièges, comme le prévoit le modèle mathématique HKDP, tout serait plus simple.Jean Charest arguerait sans doute «la continuité» et, probablement, la pluralité des voix.M.Charest parle d’ailleurs souvent du fait qu’en 1998, il a obtenu la pluralité des voix, bien que Lucien Bouchard ait emporté la majorité des sièges.Le PQ rétorquerait sans doute alors, souligne M.Pelletier, que le gouvernement a été désavoué lors qu’il a été mis en minorité de sièges lors de l’élection.Parti québécois Par ailleurs, si la composition du gouvernement minoritaire reste matière à conjecture, à terme, néanmoins, «il y aura [finalement] un parti de trop», croit Alain G.Gagnon, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes à l’UQAM.Lequel?Le PLQ?Le PQ?«On n’est pas certain, il y a un doute important», a-t-il lors d’un entretien avec la Presse canadienne, hier.Si ces prédictions de DemocraticSpace s’avèrent et que le PQ recueille 29,9 %, ce sera son pire score depuis 1970.A cette époque, le PQ Rivait fait élire sept députés en recueillant 23,06 %.A l’élection de 1973, le PQ avait obtenu un député de moins, mais en augmentant son appui à 30,22 %.Dans l’organisation du PQ, hier, on soutenait que les époques ne sont pas comparables: «Tout est segmenté aujourd’hui: les habitudes d'écoute à la télé, les goûts, etc.» D’autres au PQ soulignent qu’il y a aujourd’hui — contrairement à l’époque — des souverainistes dans les autres partis.Au reste, selon M.Gagnon, la volatilité actuelle de l’électorat a des causes bien précises.Au Québec, les électeurs se mobilisent habituellement autour d’enjeux particuliers, comme la dynamique fédéral-provincial.Cependant, dans cette campagne, les Québécois ont moins de raisons de se plaindre d’Ottawa, qui a accédé à certaines doléances provinciales, telles que la reconnaissance de la nation québécoise et une place à l’UNESCO.«Le Parti québécois a beaucoup de difficulté à présenter le gouvernement canadien soit en usurpateur, soit comme le grand frère qui veut imposer ses diktats.» Par ailleurs, le PLQ «a perdu une base de sa clientèle naturelle» et a du mal à percer chez les francophones depuis la fin de l’ère Bourassa.Il risque de devenir le parti des non-francophones.«C’est un peu bizarre, on aurait cru qu’il aurait pu profiter de ces avancées [avec le fédéral], a commenté M.Gagnon.Les Québécois n’ont pas vraiment confiance en M.Charest et en son équipe» en raison des revirements de la position gouvernementale devant la grogne populaire au cours du dernier mandat.Enfin, l’ADQ constitue la «voie du centre, ni à droite ni à gauche», un parti doté d’un programme «parfois simple, parfois simpliste», avec des «valeurs sûres», a détaillé l’universitaire de l’UQAM.Mario Dumont, «c’est un Pierre Marc Johnson, 20 ans après son arrivée sur la scène politique», a soutenu M.Gagnon, en référence au bref mandat du chef péquiste qui prônait Y «affirmation nationale», en 1985.C’est un «affirm at ionniste, pas un indépendantiste».Le leader adéquiste réussirait ainsi à rallier les franges affir-mationnistes que l’on peut discerner autant au PQ qu’au PLQ, mais il est trop tôt pour présumer qu’elles resteront fidèles, au dire de l’universitaire.Le Devoir Avec la presse canadienne LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : Sl^QSS-SSSS URNES SUITE DE LA PAGE 1 Mme Régnier a d’ailleurs fait valoir que les chiffres dévoilés dans les derniers sondages permettent d’espérer une recrudescence marquée du nombre d’électeurs qui se rendront dans l’isoloir en ce jour de scrutin.«C’est une bonne nouvelle, parce que les gens pourraient bien être plus portés à sortir de chez eux et à aller voter, estime-t-elle.Et les gens s’intéressent à la politique, alors c’est sûr que ça a un impact sur la participation.Plus on en parle, plus il y a de chances qu’ils aillent voter.» Concrètement, 5 037 010 d’électeurs sont conviés aux urnes aujourd’hui.Un nombre record de 571754 ont déjà voté par anticipation, soit le double de l’élection de 2003.«On souhaite que la participation au vote par anticipation soit garante de la participation générale», a dit hier Myriam Régnier.Pour stimuler la mémoire des électeurs, plus de 3,6 millions de cartes de rappel ont été distribuées durant les derniers jours, par la poste, dans les 125 circonscriptions du Québec.La Fédération étudiante collégiale du Québec, la Fédération étudiante universitaire du Québec, Force jeunesse, la Table de concertatipn des Forums Jeunesses régionaux du Québec, Equiterre et Greenpeace ont aussi lancé un appel conjoint aux jeunes pour qu’ils aillent voter.Ces organisations jeunesse ont rappelé que le taux de participation des jeunes aux élections provinciales «est à son plus bas [niveau] depuis les 80 dernières années, selon les estimations du Directeur général des élections du Québec».Elles ont aussi souligné que, lors de la dernière campagne électorale provinciale, en 2003, le taux de participation des jeunes aurait diminué de près de 8 % par rapport à celle de 1998.Faire sortir le vote Dans ce contexte, les différents partis ont affirmé hier que leur capacité à «faire sortir le vote» en leur faveur constituerait la clé de la réussite dans plusieurs circonscriptions chaudes.Toutes les formations ont précisé que le succès de cette journée se jouerait effectivement «à l’échelle locale» et reposait entre les mains des bénévoles qui seront à pied d’œuvre.Tant au Parti libéral, au Parti québécois ou à l’Action démocratique, chacun assure qu’il peut compter sur une solide équipe de bénévoles pour aller chercher le vote du plus de partisans possible.Les péquistes, IDENTITÉ SUITE DE LA PAGE 1 égalité avec Nicolas Sarkozy, la candidate n’entend pas abandonner le thème de l’identité nationale à son adversaire, pas plus qu’à Jean-Marie Le Pen.L’identité nationale n’est «pas quelque chose de dépassé politiquement», dit-elle.Au contraire, «c’est très important d’avoir reconquis le droit de chanter La Marseillaise pour la gauche qui avait cru un moment devoir l’abandonner à l’extrême droite.» Selon cette fille de militaire, qui confiait récemment son admiration pour Jeanne d’Arc, «c'est parce que nous sommes fiers de notre identité nationale que nous pouvons être accueillants à tous les autres».Est-ce un hasard si, le même jour, la candidate était de passage au camp des Milles, près d’Aix-en-Provence, d’où furent déportées 10 000 personnes entre 1939 et 1942?Il faut «être au clair» sur son passé, a-t-elle déclaré, «pour construire l’avenir».Dans la journée, à Marseille, elle a même poussé l’hérésie jusqu’à faire un vœu à Notre Dame de la Garde, dont le sanctuaire domine la ville.Un vœu qu’elle a gardé «secret pour qu’il se réalise».Et la candidate du très laie Parti socialiste d’ajouter «Vous saviez que les filles de Jean Jaurès avaient fait leur communion?» Ségolène Royal n’avait-elle pas annoncé le 15 mars qu’elle entendait reprendre toute sa «liberté» par rapport à un parti socialiste souvent identifié à la langue de bois?Certains de ceux que l’on surnomme les «éléphants» du parti ont donc dû s’étouffer dans leur barbe la semaine dernière.A Correns, même ses plus proches collaborateurs n’avaient pas été prévenus que la candidate allait brandir le drapeau français.Ségolène Royal est d’ailleurs la première candidate socialiste depuis 33 ans à tenir une assemblée à Nice, un bastion de la droite et de l’extrême droite où elle a attiré 2500 personnes.FERR0 SUITE DE LA PAGE 1 En plus d’avoir été le premier, par une ruse, à avoir consulté les archives du Parti communiste de l’URSS avant 1975, il a aussi vécu l’Occupation de la Deuxième Guerre mondiale et, âgé d’à peine 19 ans, il a résisté au maquis du Vercors, une importante base française des Alpes.A 82 ans, Marc Ferro est une mémoire vivante.Non, mieux, un patrimoine de l’humanité.Grâce à ce «trésor d’archives» qu’il avait pu analyser, certains faits nouveaux lui étaient apparus.«Mes collègues ne regardent pas les images, j’ai un avantage en ce sens», dit-il humblement J'ai vu des faits que certains n’avaient pas pu identifier.C’est, si j’ose dire, la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre», explique l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, notamment sur l’islam, le colonialisme ainsi que plusieurs biographies.Ce n’est toutefois pas pour cette raison qu’il a écrit un livre et coscénarisé un film sur la vie de Philippe Pétain, ce maréchal fondateur du régime de Vichy qui a collaboré activement avec l’Allemagne nazie.«Ça.c’était pour maman.Pour comprendre», dit Marc Ferro en évoquant le souvenir de sa mère juive morte en déportation.L’effet Rashomon L’approche de Marc Ferro, qui permet de voir les événements à travers les yeux des protagonistes, doit beaucoup au cinéma.Un peu comme celle des cinéastes qui, grâce à la caméra subjective, nous permettent d’entrer dans la peau du personnage.Cette fois, on a parfois l’impression de se retrouver dans le bunker de Hitler, dans la chambre de Staline ou dans le refuge d’Hirohito.Pour écrire son dernier livre, Marc Ferro partait de la ferme conviction selon laquelle «un seul regard, une seule approche ne saurait permettre de déceler le Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 3630305 par exemple, en déploieront environ 15 000.D n’a pas été possible d’obtenir de chiffre pour les autres formations.L’attaché de presse de l’Action démocratique, Guy Leroux, a toutefois admis que sa formation ne disposait pas d’une machine aussi imposante que ses adversaires.«C’est sûr que, comme parti, on a moins de ressources financières, on a moins de ressources humaines, on est moins équipés que les autres partis, a-t-il expliqué.Mais on s’active le plus possible avec ce qu’on a pour faire sortir le vote au maximum dans chacun des comtés.» «Ce sera une élection très intéressante à suivre un peu partout», a ajouté M.Leroux.Intéressante et probablement longue, a précisé la porte-parole du DGE, Myriam Régnier.Des résultats devraient en effet se laisser désirer.«On ne peut pas donner d’heure maximale pour la divulgation des résultats.Même si les bureaux de vote ferment 30 minutes plus tôt qu’en 2003, soit à 20h, étant donné que la lutte est assez serrée, les télédiffuseurs ne pourront pas annoncer que “si la tendance se maintient’’ très tôt», a-t-elle souligné.Près d’une trentaine de circonscriptions devraient en effet se jouer par un écart de moins de 5 % des voix.Ainsi, selon Mme Régnier, dans certaines circonscriptions, «même si les résultats de plusieurs [bureaux de vote] seront connus, les résultats d’un seul bureau de vote pourraient parfois faire la différence».Sans compter les possibles demandes de recomptage qui pourraient survenir par la suite.Blitz du dimanche Raison de plus, pour les chefs des partis, pour faire un blitz de fin de campagne des plus intenses.Le chef du Parti libéral, Jean Charest a fait des arrêts dans huit circonscriptions où les luttes s’annoncent serrées, afin de fouetter ses troupes.Il en a profité pour lancer un ultime appel aux électeurs qui ne veulent pas replonger dans un débat référendaire, mais aussi pour insister sur l’affaiblissement du Québec dans l’éventualité d’un gouvernement minoritaire.Le chef péquiste, André Boisclair, a pour sa part mis un terme à sa campagne en sillonnant les circonscriptions montérégiennes de Boulanges, Créma-zie, Marguerite-d’YouviHe, Shefford et Chambly, des circonscriptions où, la lutte des partis est vive pour l’emporter ce soir.A l’occasion de son dernier point de presse quotidien de la campagne électorale, M.Boisclair a hier lancé un ultime appel au vote, mettant à nouveau les Québécois en garde contre «la colère, le cynisme et la protestation» qu’exploite l’Action démocratique pour gagner des appuis.Le chef adéquiste, Mario Dumont, a courtisé les «Ce réveil des valeurs fondatrices du “ségolisme” sonnera comme un signal d’alerte à l’oreille de tous ceux qui l’avaient un peu vite enterrée», reconnaissait samedi le quotidien de droite Le Figaro.«Je suis heureux d’avoir montré le chemin», ironisait de son côté Nicolas Sarkozy.La semaine précédente, le candidat de l’UMP avait soulevé un véritable tollé en annonçant la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, une mesure par ailleurs approuvée par 55 % des Français selon un sondage du Figaro.De retour des Antilles, le ministre de l’Intérieur persiste et signe.«Je continuerai à parler de notre identité nationale, car je crois que l’identité, pour un peuple, c’est quelque chose d’essentiel», a-t-il déclaré.«À nous contester le droit d’en parler, nous créerons les conditions d’une crise identitaire.Et cela, je le refuse.» Loin de dénoncer l’exploitation du thème de l’identité nationale, les partisans de Ségolène Royal s’en sont plutôt pris à son association avec l’immigration, comme si celle-ci menaçait l’identité française.Ségolène Royal veut «réhabiliter le patriotisme du cœur contre le patriotisme de la peur de Nicolas Sarkozy», dit le socialiste Jean-Marc Ayrault Le candidat centriste François Bayrou, qui plafonne dans les sondages après une surprenante performance, a préféré prendre ses distances avec ses deux adversaires.«C’est comme si les thèmes de Jean-Marie Le Pen étaient en train d’envahir l’esprit de ces deux candidats, dit-il.Eh bien moi, ils n’envahissent pas le mien.» Sur Radio J, il a soutenu que l’identité nationale ne devait pas être un thème de cette élection présidentielle: «Je ne participerai pas à cette course-poursuite dont on sait où elle commence et dont on devrait savoir aussi où elle peut aller.» Choqué des déclarations de la candidate socialiste, le candidat d’extrême gauche José Bové l’a même accusée de vouloir «américaniser» la France «par l’exposition du drapeau français à toutes les fenêtres».Sujet délicat s’il en est dans un pays qui a connu sens de l’événement».C’est pourquoi il s’est servi de «l’effet “Rashomon”», mieux connu du milieu cinématographique, qui lui a permis de croiser, pour chaque décision ou événement, le point de vue de chaque participant Rashomon, un film réalisé en 1950 par le Japonais Akira Kurosawa, raconte l’histoire d’un viol et d’un crime survenus au Japon par les yeux de différents personnages dont les versions ne coïncident pas.«J’ai pu apercevoir la faillite des analyses précédentes», soutient-il.C’est ainsi qu’il a notamment découvert, à sa grande surprise, que lors de la signature des accords de Munich, en 1938, qui cédaient aux nazis la Tchécoslovaquie sans presque rien demander en échange, sinon de vagues promesses de paix, Hitler était plutôt furieux alors qu’il aurait dû se réjouir.«Pour l’Angleterre, la France ou les États-Unis, la paix était sauvée.Or nous avions la version occidentale des faits.Quand on la compare aux archives allemandes, on se rend compte que Hitler ne voulait pas de concessions.Ce qu’il voulait, c’était la guerre.Voilà pourquoi il était mécontent», explique Marc Ferro.Parce qu’elle lui permet de voir l’expression et les gestes des personnages, sa méthode cinématographique lui donne plus de sensibilité.L’historien cite en exemple ce regard effaré des Allemands, en septembre 1941, qu’il avait pu déceler en visionnant les archives audiovisuelles.Alors qu’ils attaquaient l’URSS, les Allemands s’étaient surpris de voir que les Russes avaient des tanks, les célèbres T-34, plus puissants que les leurs.«La tête qu’ils faisaient! Ils se demandaient comment ces Slaves, qu’ils jugeaient inférieurs, avaient pu avoir ces tanks», note-t-il.Toutefois, il se défend bien de baser son analyse uniquement sur la psychologie des protagonistes, ce qui ouvrirait la porte à l’interprétation.«Je ne limite pas l’action des personnages à cette disposition psychologique, j’en donne tous les détails.Je ne vois pas pourquoi il faudrait éliminer cet aspect des choses», affirme-t-il.Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 électeurs de trois circonscriptions libérales où les chances de l’ADQ de l’emporter apparaissaient milles au moment du déclenchement des élections.Il est passé dans Jean-Talon, où se présente le minisire de la Santé et Services sociaux, Philippe Couillard, puis dans Louis-Hébert, où c’est Sam Hamad qui cherche à se faire réélire et, enfin, dans Kamouraska-Témiscoua-ta, où le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, semble éprouver certaines difficultés.«On est sur le terrain des artisans de l’échec libéral», a dit Mario Dumont Par la suite, à Trois-Pistoles, le chef adéquiste s’en est pris à Jean Charest qui «essaie d'inventer des coalitions» entre le PQ et l’ADQ en brandissant «l'épouvantail» du référendum, avant de conclure sa tournée dans son fief de Rivière-du-Loup.Selon le politologue Jean-François Usée, cet incontournable blitz de la dernière chance peut peser dans la balance, surtout chez les indécis, à qui on veut absolument envoyer «un signal» en étant présent «chez eux», dans leur circonscription.D sert aussi à «donner de l’énergie aux militants locaux pour faire sortir le vote».L’idée, selon lui, est de démontrer que «le chef travaille jusqu’au dernier instant, jusqu’à la dernière goutte de sueur».«En fin de campagne, il y a une proportion de gens qui n’ont pas pris de décision finale et qui peuvent être influencés par un appel de vote stratégique, a-t-il expliqué.Par exemple, ce n’est pas vain de la part de M.Charest de demander un mandat fort, de dire que ça lui prend un gouvernement majoritaire.On veut aller chercher certains électeurs libéraux qui pourraient être tentés par l'Action démocratique.» M.Usée estime en outre qu’«a« moins 5 % des électeurs prennent leur décision au bureau de scrutin, donc on peut les influencer jusqu'au dernier moment».Aujourd’hui, les trois chefs doivent se rendre voter en avant-midi, dans leurs circonscriptions respectives, avant de prendre la parole plus tard en soirée devant leurs partisans, après l’annonce des résultats.M.Charest doit demeurer à Sherbrooke pour le grand rassemblement électoral qui se tiendra à l’Hôtel Delta.Les péquistes se réunissent quant à eux au Club soda, à Montréal, tandis que les adéquistes tiennent leur plus important rendez-vous partisan à Rivière-du-Loup.Ces trois formations tiennent d’autres rassemblements ailleurs en province.Québec solidaire convie ses partisans au Théâtre Plaza, à Montréal.Le Parti vert se réunira au Pub Quartier Latin, également à Montréal.Le Devoir les camps et la déportation, le thème de l’identité nationale a envahi les tribunes de la presse française.«En associant, dans l’intitulé d’un futur ministère, les notions d’immigration et d’identité nationale, M.Sarkozy donne de cette dernière une vision statique, qui renvoie les immigrés à leur statut d’étrangers, écrit Thomas Ferenczi dans Le Monde.Simone Veil a raison de préférer la notion d’intégration, qui marque une volonté d'accueil.» Dans la même veine, l’écrivain sénégalais Fatou Diome écrivait: «Être français, ce n’est pas quelque chose que l’on prouve dans un laboratoire avec des cobayes, c’est une conviction, l’adhésion à une communauté de valeurs.En ce domaine, la coercition est non seulement un moyen d’exclusion mais également un aveu d’échec.» Au contraire, l’immigration remet en question l’unité nationale, selon l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Maxime TandonneL «Les mouvements de populations de cette ampleur se traduisent par des phénomènes de fragmentation, et de ghettoïsation, écrit-il dans le Figaro.Ce qui est en cause, c’est l’unité nationale.» Selon le directeur de recherche de l’Institut de Science politique, André Grjebine, la création d’un tel ministère demeure très «ambiguë», même si la France doit, dit-il, renouer avec un modèle d’intégration parfois «stigmatisée comme discriminatoire, voire raciste».Dans ses dernières assemblées, la candidate socialiste s’en est prise à la mise en détention cette semaine d’une directrice de maternelle qui s’était opposée à l’arrestation d’un sans-papiers venu chercher ses petits-enfants dans une école du quartier parisien de Belleville.Pris à partie par les parents, les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes.Inexpulsable puisqu’il a des enfants français, le sans-papiers a été aussitôt relâché.«Ça n’est pas ça, la France que nous voulons, a dit Ségolène Royal.Ce n’est pas comme ça qu’on défend l’identité nationale, bien au contraire.» Correspondant du Devoir à Paris Fellini ou Hérodote?Bien que le cinéma occupe une place importante dans ses travaux, Marc Ferro s’intéresse au septième art comme outil d’analyse rendant les sociétés plus intelligibles.«Je ne me considère pas comme un cinéphile.Le cinéma m’intéresse parce qu’il m’apportait d’autres sources de réflexion et qu’il m’aidait à être un meilleur historien», dit-il, toujours mû par cette recherche de la vérité.fl a pourtant adoré À nous la liberté de René Clair (1931), Les Enfants du paradis de Marcel Carné et le grand classique Casablanca.Pour ses travaux, l’historien a plutôt préféré s’inspirer du film Le Troisième Homme de Carol Reed et de La Grande Illusion de Jean Renoir, ce cinéaste qui a inspiré la Nouvelle vague et qui a redonné au septième art ses lettres de noblesse.Le cinéma avait longtemps été dénigré par les élites parce qu’il ne déformait pas la réalité et ne poyvait donc pas être une œuvre d’art A leur manière, les Russes l’ont vite revalorisé et encore aujourd’hui, Le Cuirassé Potemkine, du grand réalisateur Serguéf Eisenstein, demeure un film phare pour ce spécialiste de l’histoire russe.«R y a beaucoup de fiction et de fausses archives, mais elles ont une valeur historique qu’il ne faut pas dénigrer.L’important est de ne pas se faire piéger», croit Marc Ferro.«Et, bien qu’il y ait des parties inventées, ce film explique mieux la révolution de 1905 que tous les textes que vous avez pu lire.Parfois, la fiction peut être plus vraie que vraie», explique-t-il.Là-dessus, son réalisateur fétiche, Jean Renoir, lui donnerait certainement raison.Lui qui a toujours clamé que «l’art du cinéma consiste tout simplement à s’approcher de là vérité des hommes».Le Devoir ?Marc Ferro sera à Montréal du 1er au 4 avril prochain.Il prononcera une conférence aux Belles Soirées de l’Université de Montréal le 3 avril.Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-4637559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Lt Devoir peut à l'occasion, mettre la liste d'adress«*s de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège «niai est situé au 2050, rue De Bleury.& étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest Montréal.L'agence IVesse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (troupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement nl 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.E a O b rB :o ci n b ië J >6 b 'li 71 0 a T) ‘n II ill *h b û 1 >q L J9 P b q u -!P rn r» *1 ¦q r V ¦n n fl n rn :b n )0 » i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.