Le devoir, 5 mars 2003, Cahier A
CRISE IRAKIENNE ECONOMIE Le déploiement américain se poursuit Page A 5 CANADA La Banque du Canada hausse ses taux de 25 points Page B 1 w w w.led ev o i r.co ni LE DEVOIR as JACQUES NADEAU LE DEVOIR On avait beau tambouriner à la vitre du Club Med de Montréal, hier, c’était en pure perte.Même l’agent de sécurité de la firme Secur s’y est cogné le nez.Et pour cause: l’entreprise touristique a annoncé à ses employés qu’elle fermait définitivement ses portes.Les dettes coulent le Club Med World L’aventure montréalaise n’aura duré que 16 mois BRIAN MYLES LE DEVOIR Inauguré en grande pompe il y a 16 mois, le Club Med World de Montréal a discrètement fermé ses portes hier après avoir englouti de 15 à 17 millions de dollars dans une aventure urbaine qui n’a jamais levé.Les 130 employés du Club Med World ne sont pas surpris de leur congédiement La haute direction les avait convoqués un mois d’avance à une réunion tenue hier après-midi en présence de Serge Ravail-he, directeur général adjoint et numéro deux du Club Méditerranée.Les employés étaient conscients du piètre état de santé du «centre de loisirs urbains», ouvert le 26 octobre 2001.La direction avait bien tenté de tuer la rumeur et de rassurer le personnel, affichant au ba- billard toutes les activités à venir pour le mois de mars alors que d’habitude, «tout était planifié à la dernière minute», a raconté Véronique Carrier, l’une des employés remerciées hier.Cette planification trop parfaite avait quelque chose de louche.Les craintes ont tourné à la certitude avec la visite de M.Ravail-he, qui a justifié la décision par les résultats «décevants» du Club Med World de Montréal, un complexe récréotourislique assorti d’un restaurant, d’un bar et d’un cabaret.L’établissement a affiché des pertes d’exploitation de 8,4 millions en 2002, mais celles-ci étaient attribuées au lancement.L’année 2003 ne s'annonçait guère plus reluisante avec un déficit prévu d’au moins six millions.VOIR PAGE A 8: DETTES Plan triennal de la Régie de Montréal Le privé en renfort pour soulager les urgences Des cliniques affiliées pourront effectuer des tests diagnostiques jusque-là confiés aux hôpitaux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pour réduire de 30 % le nombre de visites dans ses urgences bondées, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre veut confier par contrat à une trentaine de cliniques privées le soin de réaliser gratuitement des tests diagnostiques rapides et accessibles en tout temps pour la population montréalaise.Tel est du moins l’un des éléments clés du nouveau plan triennal d’amélioration des services pour 20034)6, dévoilé hier par la Régie régionale de la santé de Montréal.Ce plan, qui fera l’objet d’une consultation publique dès la fin du mois, place la réduction de l’engorgement dans les urgences et le renforcement de la première ligne au cœur de ses priorités.Dans le but de réduire du tiers le nombre de visites dans ses urgences, la Régie entend mettre le pied sur des sentiers jusqu’ici inexplorés et exploiter l’idée de confier certains services à des cliniques médicales privées affi-liées aux hôpitaux.b* directeur de la Régie, David levitie, s’est dit convaincu hier que l’engorgement des urgences découle en partie de l’achalandage créé par les patients qui y sont référés pour subir toute une panoplie de tests inaccessibles gratuitement ailleurs.VOIR PAGE A 8: PRIVÉ David Levine Les patrons montent aux barricades Rejet pur et simple du rapport Bernier sur la protection des travailleurs atypiques JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR On est en état de choc!», a lancé M'Guy Tremblay, de la Fédération des chambres de commerce du Québec.C’était la première intervention de la journée, et le ton était donné.Le monde patronal a clairement fait savoir hier, lors d’une rencontre convoquée par le ministre du Travail, Jean Rochon, son profond désaccord avec le rapport Bernier, qui porte sur la protection sociale des travailleurs atypiques.«Jamais depuis l’adoption du Code du travail, en 1964, a-t-on été témoin d’un changement aussi profond dans la relation entre employeurs et employés», a ajouté M'Tremblay.«Nous considérons qu’il s’agit d’un ensemble de contraintes sans égal dans le monde», a quant à lui déclaré M'Jacques Archambault, représentant des agences de placement «On est victimes de harcèlement psychologique», a renchéri avec ironie Gilles Taillon, du Conseil du patronat du Québec, en faisant valoir que M.Rochon avait déjà fait passer la réforme du Code du travail et celle de la Loi sur les normes du travail en dépit de l’opposition patronale.Le rapport Bemier, c’est trop.Ce rapport a été commandé par le ministre, il y a moins d'un an, à un groupe de travail présidé par Jean Bernier, professeur en relations industrielles à l’Université Laval.VOIR PAGE A 8: PATRONS INDEX Actualités .A2 Éditorial .A6 Annonces A4 Idées .A7 Avis publics.B4 Météo .B4 Bourse .B 2 Monde .A5 Carrières ,B5 Mots croisés .B 4 Culture .B8 Sports .B6 Économie .B 1 Télévision .B 7 Staline, es-tu là ?Il y a cinquante ans aujourd’hui mourait le plus grand boucher de l’histoire Bombardier rate ses cibles financières CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Paris —Jean-Jacques Marie a bien rigolé le jour où il a lu sous la plume d’un éminent chercheur français que Saddam Hussein s’était découvert une vocation de dictateur en lisant les mémoires de Staline.L’affaire est d’autant plus cocasse que Staline n’a jamais écrit ses mémoires.Au moment où on commémore le cinquantième anniversaire de la mort du «petit père des peuples», les historiens sont formels: ni Saddam Hussein ni aucun tyran contemporain n’arrive à la cheville du plus grand boucher de l’histoire humaine.On sait aujour- « Même si la Shoah sort de toute rationalité, Staline bat largement Hitler» ment de l’URSS permettent de parler d’une hécatombe sans précédent.«Si on exclut les décès provoqués par les décisions suicidaires de Staline pendant la guerre, qu'on ne peut pas vraiment calculer, on doit parler d'environ 15 millions de victimes directes.Cest le plus grand boucher de l’histoire.Même si la Shoah sort de toute rationalité, Staline bat largement Hitler, et il a sévi plus longtemps que lui.Hitler a d’ailleurs tué beaucoup moins de communistes.De 1936 à 1938, Staline fait arrêter la moitié des membres du Parti bolchevique, presque un million de personnes.La moitié sera fusillée et l’autre mourra au Goulag.» La grande famine de 1932-33, qui a suivi la collectivisation forcée, ne fera pas moins de sept millions de morts.«On collectivisait tout, y compris les bottes des paysans, leurs clous, leurs faux.Cela a provoqué des insurrections partout.En janvier et février 1930, on compte 1300 insurrections.Tout cela débouche sur une famine qui fera quatre millions de morts en Ukraine, deux millions au Kazakhstan et un million en Sibérie.Pour s’assurer que les paysans n'en réchappent pas, Staline prend des mesures pour leur interdire de fuir vers le nord.• À cela, il faut encore ajouter deux millions de pay- dhui avec certitude que même Hitler et l’inclassable Shoah n’ont pas tué autant de monde que Staline.«Comparer Saddam Hussein à Staline revient à dire que tous les dictateurs sanguinaires se ressemblent», dit Jean-Jacques Marie, l’un des grands spécialistes français de l’URSS, qui vient de publier une des biographies les plus documentées sur l,e dictateur géorgien (Staline, Editions Fayard).Tous les documents disponibles depuis l’effondre- ARCHIVES LE DEVOIR y *mr m i Joseph Staline, pipe à la bouche et souriant, sur cette photo datée du 1" janvier 1935.sans riches et moins riches fles koulaks), déportés dans des régions inhabitées.Un demi-million mourra de froid ou de faim.À partir de 1930, les déportations vers le Goulag de l’est et du nord de la Sibérie feront près de un million et demi de victimes.Pendant la guerre, 20 000 détenus du Goulag seront utilisés au front comme chair à canon ou comme fantassins pour le déminage.Jean-Jacques Marie estime aussi que Staline est directement responsable d'une partie des 30 millions de victimes de la guerre.«On ne peut pas dire combien, mais on sait qu'en interdisant aux soldats de reculer — ce qui est une aberration militaire —, Staline a livré des armées entières à la boucherie, comme à Kiev en 1941.» Si l’antisémitisme n’a pas fleuri comme en Allemagne, ce ne fut peut-être qu’une question de temps, dit Jean-Jacques Marie.On sait que Staline a lancé une campagne antisémite qui a débouché, le 13 janvier 1953, sur la découverte du «complot des blouses blanches».VOIR PAGE A 8: STALINE Le bénéfice par action fondra de moitié, selon les prévisions VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Prise dans la tempête qui secoue l’industrie aéronautique, Bombardier ratera, et de loin, les cibles financières qu’elle s’était fixées pour l’année financière 2002.À tel point qu’on prévoit que le bénéfice par action fondra de moitié.«L'information que nous détenons maintenant justifie une publication immédiate de cet avis», a expliqué le président et chef de la direction de Bombardier, Paul Tellier.«Nous travaillons déjà à l'élaboration d’initiatives précises.» L’entreprise a ainsi annoncé hier matin que les «cibles financières antérieurement communiquées par la société ne seront pas atteintes.[.] Compte tenu des résultats préliminaires, le bénéfice par action avant éléments spéciaux se situera entre 0,40 $ et 0,45 $, et les flux de trésorerie libres pour l’exercice seront légèrement supérieurs à 800 millions de dollars».VOIR PAGE A 8: BOMBARDIER ENVIRONNEMENT Vers une «crise mondiale de l’eau» L> ONU estime que la pollution, la croissance démo-r graphique et les c hangements climatiques constituent les ingrédients d’une inévitable «crise mondiale de l'eau» Au rythme où vont les choses, le tiers de l’eau potable présentement disponible aux humains ne le sera plus dans 20 ans, et ce, malgré les multiples conférences internationales et les promesses d’aide qui se sont multipliées depuis 25 ans.Au palmarès des quantités et de la qualité des eaux disponibles, le Canada se retrouve dans les deux pelotons de tête, un confort qui nous fait souvent oublier les autres.¦ À lire en page A 4 DEVOIR M A R S LES ACTUALITES La nageuse, le drapeau et l’entraîneur (Le Devoir) — C’est aujourd’hui que sera déterminé le sort de l’entraîneur Dave Johnson, de Natation Canada, accusé d’avoir un comportement discriminatoire envers les athlètes francophones de son équipe.Le comité disciplinaire mis sur pied avant Noël par Natation Canada rendra publiques ses conclusions aujourd’hui Un lien téléphonique sera disponible pour permettre à l’entraîneur de répliquer.M.Johnson avait Sait les manchettes en décembre dernier pour avoir sévèrement critiqué une de ses athlètes québécoises, Jennifer Carroll, qui était montée sur le podium des Jeux du Commonwealth à Manchester avec un drapeau du Québec à la main.Le Bloc québécois avait soulevé le cas à la Chambre des communes.Ottawa avait menacé de suspendre le financement de Natation Canada à aucune mesure disciplinaire n’était prise contre l’entraîneur.Bal de nuit (Le Devoir) — L’arrondissement Ville-Marie compte exercer un contrôle plus serré sur le nombre de discothèques sans alcool ouvertes toute la nuit, communément appelées ofterhoun.Hier soir, les élus ont déposé un avis de modification au règlement de zonage permettant la création d’une nouvelle catégorie d’établissements: les «salles de danse de fin de nuit».Les nouvelles dispositions stipulent que ces établissements ne seront autorisés que dans la rue Sainte-Catherine, que leur superficie ne devra pas dépasser les mille pieds carrés et que tout agrandissement des salles existantes sera interdit De plus, le nombre de ces établissements sur le territoire sera limité à deux.LE RÉPERTOIRE DES RESSOURCES EN COMMUNICATION L’Annuaire des Médias et de la Publicité au Québec Un outil indispensable pour trouver de nouveaux clients et fournisseurs Considéré comme la bible du monde des communications par les acteurs de la scène québécoise, le Réperoire AMPQ est le fruit des 41 années d’expérience de l’agence de presse S.O.P.Média Services, entreprise familiale de ^ Jacques et Luc Saumure, père et fils.Publié depuis maintenant neuf ans, ce répertoire regroupe les entreprises oeuvrant au Québec dans les domaines des communications, du multimédia, de l’imprimerie et des arts graphiques.Version mise à jour et enrichie L’édition 2003 s’est enrichie de plusieurs nouvelles inscriptions, ce qui porte à près de 5 500 le nombre d’entreprises qui y sont maintenant répertoriées.L’AMPQ 2003 est divisé en vingt sections, chacune précédée d’un index alphabétique.À la fin de l’ouvrage, on trouve également un index global de toutes les sections.Pour faciliter la consultation, on a placé, en début d’ouvrage, une carte de la province qui illustre le découpage régional de toutes les sections.Profil des lecteurs Bien entendu, les principaux utilisateurs de cet ouvrage sont les médias, les agences de publicité et le « top 1 000 » des annonceurs majeurs du Québec.Le Répertoire AMPQ est aussi très prisé par les entreprises commerciales, les agences gouvernementales, les organismes publics et les étudiants.Sa popularité s’étend aussi à toute personne ou entreprise qui désire publier des documents de toute nature.L’AMPQ, c’est aussi un mensuel et un site Étant donné que le monde des communications est en constante évolution, l'agence S.O.P.Média Services publie aussi un magazine mensuel en couleur.Expédié gratuitement dix fois par année à plus de 8 500 entreprises, ce magazine renferme de brèves informations sur ce qui se passe dans le monde des communications au Québec.On y traite des plus récentes nominations, des acquisitions, des partenariats, des événement spéciaux, des nouvelles publications et môme des contrats décrochés et des prix remportés par des entreprises québécoises.Le Magazine AMPQ produit aussi des dossiers à chacune de ses parutions sur des sujets connexes à la communication tels que : le multimédia, l’Internet, la presse imprimée, la radio, la télévision, les médias d’affichage, le marketing direct, les relations publiques, l’imprimerie.Depuis maintenant neuf ans, l’AMPQ est aussi présent sur le réseau internet.Grâce à un outil de recherche à 10 champs, on peut trouver toutes les entreprises répertoriées dans la banque de données, et ce, tout à fait gratuitement.Une consultation du site, dont les coordonnées sont www.ampq.com, vous donnera sûrement envie de vous procurer l’édition 2003 du répertoire, vendue pour la modique somme de 69,95 $ SOP Média Services.4707, boni.Lévesque Est.Laval (Québec) H7C 2P4 Tél.: (450) 664-7756 Téléc.: (450) 664-7940 .Courriel : adm@ampq.com Décrochage : la France et le Québec parlent un même langage Deux systèmes d’éducation au passé différent, mais des réalités actuelles communes: la France et le Québec réfléchissent à des projets communs dans le secteur de la formation professionnelle, ce qui mène le ministre français de l’Éducation à observer nos pratiques.MARIE-ANDRÉE CHOIJINARD LE DEVOIR Après des problèmes communs, des solutions communes?La France vient s’inspirer des expériences québécoises dans les cenfres de formation professionnelle pour contrer les statistiques désolantes de décrochage scolaire communes aux deux systèmes.Le ministre français de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, Luc Ferry, était de passage au Québec ces derniers jours, notamment pour discuter «valorisation de la formation professionnelle» avec son ami et homologue du Québec, le ministre de l’Éducation Sylvain Simard.«On a exactement les mêmes problèmes: d’abord de jeunes qui sortent sans diplôme et sans qualifications, ensuite de moule unique de nos matières générales, et aussi de valorisation de l’image et de la réalité de l’enseignement professionnel», a expliqué hier le ministre Ferry, en marge d’une table ronde à laquelle il participait avec Sylvain Simard sur le thème de la mondialisation et de l’éducation.«Je crois que ça vaut la peine qu’on échange l’un et l’autre avant de mettre en place une valorisation de l'enseignement professionnel, qui est une piste extrêmement intéressante.» Le ministre-philosophe, auteur du récent essai Qu’est-ce qu’une vie réussie?, rendait la pareille à Sylvain Simard, qui lui a rendu visite au cours de la dernière année.Un saut dans un centre professionnel qué- f Michel Venne, chroniqueur au Devoir, lise Bissonnette, p.-d.g de la Grande Bibliothèque du Québec, Luc F,erry, ministre français de l’Éducation nationale, et Sylvain Simard, ministre québécois de l’Education.JACQUES NADEAU LE DEVOIR bécois — l’équivalent du lycée professionnel français — allait peut-être, hier après-midi le renseigner sur des «dispositifs pédagogiques que je ne connais pas et qu’on pourrait peut-être importer chez nous».Le gouvernement français a fait de la valorisation de la voie professionnelle l’un de ses principaux chantiers d’action en éducation, pour combattre le décrochage scolaire.Au Québec, le ministre Simard a rappelé que près de 28 % de nos jeunes n’étaient pas diplômés à 18 ans.Les deux ministres réfl6 chissent ensemble à l’élaboration de «projets novateurs» communs.Luc Ferry croit que le passage vers des apprentissages plus orientés sur la pratique professionnelle permet de ramener vers des apprentissages généraux des gens qui ne s’y intéressaient plus du tout «Certains vont accepter de revenir à l’enseignement général à cause de leur passage dans des lycées professionnels», a-t-ü expliqué.Le débat d’hier sur la mondialisation et l’éducation réunissait aussi, en plus des deux ministres de l’Éducation, la présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque du Québec, Lise Bissonnette.Renouant avec d’anciennes habitudes d’éditorialiste, l’ancienne directrice du Devoir a supplié le ministre Simard de «réformer la réforme» actuelle de l’éducation avant son entrée au secondaire, critiquant au passage le fait que la définition des programmes y laisse entendre que «la culture se résume aux médias et à la consommation, et le projet de vie à l’entreprenariat».«Je sais l’irritabilité de certaines personnes envers le concept de compétences, a rétorqué plus tard le ministre Simard, sans répondre directement à cet appel de réforme de la réforme.Je travaille pour que les programmes soient clairs, compréhensibles, et qu’il n’y ait pas de dérapage.» «Surveillez bien le prochain budget, je pense que, pour les bibliothèques scolaires du Québec, il y aura une excellente nouvelle», a glissé M.Simard au passage, interrogé par le public sur les livres à l’école.Rappelons que Le Devoir annonçait au début de février un investissement imminent de 100 millions de dollars en cinq ans pour regarnir les rayons des écoles et embaucher de nouvelles ressources.Quant au débat sur la mondialisation, il aura permis à Luc Ferry, organisateur d’un récent colloque en France sur l’ennui à l’école, d’affirmer qu’il y voyait notamment une 4rahison de la démocratie».«La démocratie nous promettait que les peuples allaient pouvoir faire leur histoire, avoir une maîtrise de leur destin.Qu’est-il arrivé avec la mondialisation pour que cette promesse ait été trahie?» «L’éducation est sans doute le secteur identitaire le plus fort pour une nation, a affirmé quant à lui M.Simard.Et si nous ne savons pas protéger ce secteur, nous allons sans doute vers une catastrophe.» Le ministre a toutefois rappelé les bienfaits de la mondialisation, qui a forcé le système «à se questionner sur son efficience».SIMON DURIVAGE livre toute l'actualité.15h ken semaine ^ Realisation Ginette Viens www.radio-canada.ca/montrealexpress Première Chaîne Radio-Canada LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 MARS 2003 A A ?Le Devoir - Le Devoir ACTUALITES Manon Cornellier \ A quoi renconcer?Paul Martin a été rattrapé la semaine dernière par une question qu’il espérait bien éviter.Que faire de son empire maritime advenant son élection à la tête du Parti libéral du Canada et, par ricochet, du pays?Sa situation est unique.Le conservateur R.B.Bennett, un homme d’affaires actif dans le secteur forestier, a bien été premier ministre de 1930 à 1935, mais jamais le Canada n’a été gouverné par le propriétaire d’une multinationale familiale.Dans une entrevue au National Post en fin de semaine, Paul Martin parlait de son entreprise maritime comme d’un rêve d'enfance, qu’il souhaite léguer à ses enfants et surtout ne pas voir tomber entre des mains étrangères.Jamais il n’a cru, en se lançant en politique, qu’il devrait y renoncer.«Si vous m’aviez demandé en 1988 si j’étais prêt à mettre fin à ce rêve pour faire le saut en politique, j’aurais répondu non», a-t-ü dit M.Martin confond deux choses: entrer en politique et devenir premier ministre.La preuve que personne ne lui demandait d’abandonner ses rêves pour poursuivre une carrière politique?Il est toujours propriétaire du Groupe CSL après presque 15 années passées à la Chambre des communes, dont neuf sur les banquettes ministérielles.La question qui se pose aujourd’hui est de savoir s’il peut se permettre la même chose une fois élu premier ministre.Ou, en d’autres mots, si l’accession au poste de premier ministre exige un plus grand renoncement ?Aux États-Unis, avant de prendre la direction de leur pays, le président George W.Bush et le vice-président Dick Cheney se sont défaits de leurs principaux éléments d’actif, et ce, même s’ils n’y étaient pas formellement obligés.Les membres du cabinet américain, par contre, peuvent être forcés de vendre certains de leurs actifs, ce qui n’a pas pour autant découragé plusieurs gens d’affaires d’y servir.M.Martin, de son côté, n’a envisagé qu’une solution: conserver son empire tout en se soumettant à des règles d’éthique plus strictes.On y croirait davantage si l’ex-ministre avait fait appel à un expert extérieur et indépendant pour le conseiller à ce sujet.Il s’est plutôt tourné vers l’actuel et controversé conseiller en éthique, Howard Wilson, c’est-à-dire la même personne qui a autorisé presque toutes les rencontres entre l’ex-ministre des Finances et son fiduciaire.Ceci était possible car, contrairement à la croyance populaire, l’entreprise de M.Martin a été non pas confiée à une fiducie sans droit de regard mais soumise à un accord de gestion sans droit de regard.La distinction est de taille.La première formule est totalement étanche mais sert surtout à la gestion de portefeuilles.La seconde, utilisée dans les cas d’entreprises familiales ou privées, permet au fiduciaire de consulter le ministre lorsqu’une décision risque d’avoir des conséquences importantes sur l'avenir de l’entreprise.La rencontre doit être autorisée par le conseiller en éthique qui, en plus, y assiste.M.Martin a profité de ces entretiens «à plusieurs reprises», au dire même de M.Wilson.?En plus de resserrer ce cadre, Paul Martin compte se récuser dès que le cabinet discutera d’un dossier pouvant affecter ses intérêts.Pour le guider, il comptera sur le jugement du futur commissaire à l’éthique indépendant, poste prévu dans un projet de loi actuellement à l’étude.Un tiers qui déciderait des présences ou des absences du premier ministre au cabinet, ce serait du jamais vu.Le premier ministre est par ailleurs l’arbitre des disputes au sein du cabinet D a le dernier mot Dans ce contexte, le remède envisagé par M.Martin apparaît problématique, d’autant plus que son entreprise est colossale.La liste des dossiers qui conduiraient à son absence risquerait d’être longue.Transports, politique des chantiers maritimes, fiscalité pour l’industrie maritime, politique à l’égard des paradis fiscaux, politique pour le secteur de l’acier, réglementation environnementale.Et il ne s’agit que des domaines les plus évidents.Ce serait difficilement tenable, en plus d’être invérifiable.La teneur des discussions au cabinet fait l’objet du secret absolu pendant au moins 15 ans.Le même secret entoure la liste des participants aux discussions.Notre seule assurance sera la bonne foi de Paul Martin et son bilan des dernières années en matière d’éthique.Certains croient aussi que la visibilité de son entreprise agira comme un frein.Mais la confiance et la transparence peuvent-elles suffire?On peut en douter.Les apparences joueront presque toujours contre lui.Doutes et questions surgiront chaque fois que le cabinet annoncera une décision dans un des secteurs cités ci-dessus.Et que dire de l’embarras dont le premier ministre pourrait souffrir?Jean Chrétien a été pris à partie pour la vente d’un simple terrain de golf et cela a affecté les travaux parlementaires pendant des jours.La loupe sous laquelle vit un premier ministre est très puissante.On pourrait dire la même chose d’un aspirant premier ministre.Paul Martin n’est que candidat et, depuis quelque temps, plus une seule histoire touchant CSL ne passe inaperçue.Hier encore, on apprenait que des accusations pourraient être portées contre CSL pour le délestage de sédiments près d’une aire de pêche aux saumons en Colombie-Britannique.Plusieurs, y compris tous les partis d’opposition, estiment que Paul Martin doit choisir entre ses deux rêves.Le principal intéressé, lui, croit pouvoir les réaliser en même temps.Le choix qu'on veut le mener à faire est difficile et même déchirant, on en convient, mais l’option que préfère Paul Martin s’avère la plus dangereuse, celle qui recèle le plus grand nombre de pièges.mcomelliefSiledevoircom r JACQUES NADEAU l.K DEVOIR Moins de gens en mangent parce que moins de gens en voient Ce n'est pas encore Vété prochain que les vendeurs ambulants de hot-dogs feront leur apparition au centre-ville de Montréal Depuis une quinzaine d’années, des citoyens tentent de faire annuler un vieux règlement municipal interdisant la vente d’aliments dans les rues de Montréal.Avec la création de la nouvelle ville, qui confère aux arrondissements le droit de légiférer en la matière, ils croyaient bien parvenir à leurs fins.Ils se sont heurtés à un mur.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Ceux qui caressaient l'espoir de vendre un jour des hot-dogs dans les rues de Montréal ont subi une première défaite hier.Le comité de travail chargé d’étudier la question vient de recommander d’interdire la vente ambulante d’aliments sur le domaine public pour tout le territoire du centre-ville et les élus de l’arrondissement Ville-Marie comptent bien suivre ce conseil.Au terme de consultations publiques, le comité mandaté par l’arrondissement a rejeté l’un après l’autre les arguments présentés par les promoteurs et conclu que la vente ambulante de hot-dogs et autres produits alimentaires n’est pas souhaitable dans le centre-ville, ni ailleurs à Montréal.Selon Pierre Legros, qui a présidé les travaux du comité, Montréal compte suffisamment d’établissements de restauration rapide pour répondre à la demande.De plus, explique-t-il, l’expérience vécue dans d’autres villes nord-américaines démontre que le contrôle des activités illégales entourant la vente d’aliments est une tâche ardue, des vendeurs de tout acabit ayant l’habitude de «s'agglutiner» autour des commerçants détenant un permis.M.Legros ne voit pas l’avantage qu’aurait la Ville de s’embarrasser d’un tel problème, d’autant plus qu’il lui faudrait consacrer des sommes importantes au contrôle de ces activités.«On ne voit pas comment ça servirait l’intérêt public de privatiser certains bouts de rue en vendant des aliments et comment ça pourrait améliorer l'attrait touristique de Montréal», résume-t-il.Le comité recommande donc aux élus de l’arrondissement d’adopter un règlement qui interdirait toute forme de vente ambulante d’aliments dans l’arrondissement, sauf dans les cas exceptionnels.En contrepartie, il propose l’aménagement de «kiosques multifonctionnels pçrmanents» dans quatre espaces publics, soit la place Émilie-Gamelin, le squa- re Viger, la place du Canada et le parc Jeanne-Mance.«On croit qu’il faut animer ces espaces publics et les redonner aux citoyens», dit-il, en précisant que ces lieux pourraient accueillir des activités adturelles.Mais pas question d’y permettre la vente de hot-dogs; le comité prône plutôt des «aliments sains et de qualité», la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM) pourrait se charger de l'exploitation de ces kiosques, suggère-t-il.Les deux conseillers de Vision Montréal siégeant au conseil d’arrondissement ont accueilli favorablement le rapport du comité et comptent bien donner suite aux principales recommandations soumises.«Les commissaires ont fait la preuve que nos rues et nos trottoirs étaient déjà très occupés par du mobilier urbain et qu’il n'y a pas d’espace pour ajouter des unités mobiles qui, de toute manière, ne serviraient pas l’intérêt public et n’amélioreraient pas la qualité de vie», convient Robert Laramée, conseiller municipal de Saint-Jacques.L’arrondissement entend également serrer la vis aux vendeurs de crème glacée ambulants et promet de consacrer davantage de ressources financières au contrôle de ces activités illégales.Déception La défaite est amère pour ceux qui rêvaient de voir des cantines aux quatre coins du centre-ville.«Je suis un peu déconcerté et décontenancé, reconnaît Louis-Raymond Maranda, qui ne s’attendait pas à un tel dénouement.En décembre dernier, il avait fondé l’Association des promoteurs et propriétaires de voitu-rettes de hot-dogs et avait soumis, à l’occasion des consultations publiques, une proposition encadrant de façon stricte la vente ambulante d’aliments: «Je croyais avoir réuni des conditions gagnantes.J'ai l’impression d’avoir été écouté mais pas entendu.» Il n’entend pas en rester là et envisage maintenant de s’adresser aux tribunaux pour obliger la Ville à reléguer aux oubliettes la vieille interdiction.Amhed Trabelsi, qui avait défié le règlement municipal le 30 août dernier en vendant ses merguez au square Phillips, ne se faisait aucune illusion sur l’issue du débat convaincu que les dés étaient pipés.«Ça fait treize ans que je me bats pour ça et trois maires sont passés.Le résultat est toujours le même», a-t-il indiqué hier.Pendant ce temps, déplore-t-il, un vendeur de marrons exploite depuis des mois son commerce en plein air au square Phillips sans se faire importuner par les autorités.M.Trabelsi trouve injuste que, sous prétexte qu’il a le feu vert de la CGMPM, ce marchand puisse bénéficier d’un privilège refosé à d’autres.Grève des employés de soutien de l’Université de Montréal Le CHU des animaux ferme ses portes Un cheval est mort dans la foulée du conflit de travail M A RI E A N I) R Ê E CHOUINARD LE DEVOIR Qui interviendra pmr permettre au Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) de Saint-Hyacinthe de reprendre l’admission des animaux malades?L’Université de Montréal et son syndicat des employés de soutien n’ont pas réussi hier à convenir de mesures spéciales pour rouvrir le seul hôpital vétérinaire de la province, dont la fermeture a déjà provoqué le décès d’un cheval.La grève du Syndicat des employés de soutien de l'Université de Montréal (SCFP) touche quelque 180 persomies à la faculté de médecine vétérinaire, qui admet chaque jour entre 10 et 15 animaux malades.L’hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe est le seul à offrir des soins spécialisés pour chevaux et bovins et sa fer-meture met la direction devant mie impasse' inédite: la loi des senices essentiels ne s’appliquant pas puisqu’il s'agit d’animaux et non d’êtres humains, qui peut intervenir pour forcer la réouverture de l’hôpital?«Il est clair que c'est un problème qui dépasse les compétences de l’université, a expliqué hier le directeur des communications de l’Université de Montréal, Bernard Motulsky.Nous allons voir en effet comment le gouvernement peut intervenir» les 2(XX) employés de soutien de l’UdeM sont en grève depuis vendredi dernier.Si la négociation de la convention collective a donné lieu à une entente de principe autour de l’équité salariale, les membres n’en ont pas voulu, votant jeudi à 60 % en faveur d'une grève générale.En pleine semaine de relâche, l’université voit donc plusieurs de ses services affectés, comme les bibliothèques par exemple, dont les heures d’ouverture sont considérablement réduites.Mais c’est à l’hôpital vétérinaire, où les soins aux animaux requièrent les services de techniciens et de préposés, que la grève a connu ses répercussions les plus graves.line tentative de compromis entre la direction et le syndicat, autour de la question spécifique de l’hôpital vétérinaire, a échoué hier.«Ils ont refusé la demande de mesures essentielles que nous avions mis en avant», explique le I)' Roy.L’établissement demandait le retour au travail de certains employés pour assurer le minimum de services et permettre de nouveau les admissions d'animaux malades.«La direction a refusé notre proposition de déroger au Code du travail, en permettant que les 20 cadres de l’école et la centaine de professeurs vétérinaires fassent notre travail», explique à son tour Michel Ducharme, président de la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).Le syndicat, préoccupé par les soins donnés aux animaux, affirme que les demandes de la direction étaient «multiples et disparates»', il a donc plutôt proposé de déroger au Code du travail.Impasse?L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a sonné l’alarme hier, jugeant c\u’«aucun motif ne justifie que l'on ne puisse prendre des mesures d’urgence pour prévenir la mort d’animaux qui, dans d’autres circonstances, auraient survécu».L’ordre réagissait au décès de ce cheval, euthanasié vendredi faute de services adéquats.«Plusieurs organismes ont été saisis et ont fait savoir leur mécontentement», explique Bernard Motulsky, de l’UdeM.Les ministères de l’Éducation, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce pourraient avoir à s’en mêler cette semaine, poursuit-il.EN BREF Au tour de la prostitution (PC) — Après les débats sur les lois entourant les drogues illicites, voilà qu’un comité parlementaire étudiera les lois encadrant la prostitution et tentera de déterminer les conséquences de ces lois sur le uotidien des travailleurs du sexe.L’initiative vient ’une d,éputée néodémocrate de la Colombie-Britannique.À l’unanimité, les cinq partis ont décidé qu’il fallait débattre de la question en comité.Mont-Orford : un développement récréotouristique à l’étude TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec démontre une certaine ouverture au projet de construction de condos et d'aménagement d’un terrain de golf de 18 trous au parc national du Mont-Orford, en Es-trie, mais Q réclame plus d’information du promoteur Intermont entre autres sur le respect du patrimoine naturel pour donner le feu vert ou mettre un frein à ce projet récréotouristique évalué à quelque 250 millions de dollars.«On n’exprime pas une fermeture au projet.On ne donne pas le feu vert non plus.Cest qu’on n’a pas toute l’information nécessaire pour prendre une décision définitive», a affirmé hier le ministre responsable de la Faune et des Parcs, Richard Legendre, lors d'un entretien téléphonique au Devoir.Le ministre a rendu public le rapport de la Société de la faune et des parcs du Québec (FAPAQ) sur les audiences publiques tenues en décembre à Magog sur le projet dlntermont La FAPAQ croit le projet «acceptable» mais estime qu’une évaluation environnementale devrait précéder chaque initiative projetée par la compagnie.Intermont propriétaire du centre de ski et du club de golf du Mont-Orford depuis l’été 2000, souhaite construire 1000 unités de condo, un deuxième club de golf de 18 trous ainsi qu’un restaurant au sommet de la montagne.Québec lui accorderait des terrains convoités pour mener à bien son projet mais, en échange, il recevrait de la compagnie un espace de 23 km2, œ qui agrandirait de 4 % la superficie du parc, qui fait actuellement 58,4 km2.«Le rapport aurait pu dire que le projet n'est pas bon et qu’on ferme les livres II dit plutôt qu’il peut être bon d’un point de vue économique et écologique mais qu’il y a beaucoup de questions soulevées», a souligné M.Legendre.La FAPAQ impose en effet cinq conditions dites «contraignantes» à la compagnie pour que son projet aille de l'avant Intermont doit déposer un plan de développement détaillé pour l’ensemble de son projet récréotouristique, un plan de financement une garantie de protection du patrimoine naturel et paysager ainsi que la aèation d’un comité-conseil regroupant les organismes régionaux concernés.«On veut baliser de façon serrée les prochaines étapes qui doivent être suivies par le promoteur pour dire si, oui ou non, ce projet-là est faisable.Pour que le gouvernement puisse prendre une décision au conseil des ministres, on a besoin de réponses aux questions soulevées par le rapport», a indiqué le ministre.De plus, Intermont doit assurer une meilleure équité dans l'échange de terrains.La FAPAQ estime que Québec est actuellement perdant dans ce troc, un désavantage évalué à 300 000 $.Lors des audiences publiques, les organismes de développement économique et touristique de la région s’étaient montrés en faveur du projet pour relancer le centre de ski tandis que des regroupement de citoyens, dont Les Amis du parc national du Mont-Orford, avaient soulevé des inquiétudes en ce qui concerne la préservation du patrimoine naturel que la montagne constitue.SAO RAPPEL Rappel des flasques contenues dans l’emballage cadeau de rtium Appleton La SOCIÉTÉ DES ALCOOLS DU QUÉBEC (SAQ) avise sa clientèle de cesser immédiatement l’utilisation des flasques achetées dans un emballage cadeau de rhum de marque Appleton.Ces flasques sont rappelées parce qu'elles peuvent libérer du plomb.Les produits rappelés sont les suivants : 1 ) Flasque contenue dans l'emballage cadeau de rhum Appleton contenant une bouteille de rhum de 375 ml, une flasque métallique et un sous-verre Cette flasque porte l'identification s/am/ess steel 6 onces en dessous et est recouverte de cuir beige où il est indiqué Appleton Estate rhum Jamaica.2) Flasque contenue dans l’emballage cadeau de rtium Appleton contenant une bouteille de rhum de 375 ml, une flasque métallique et un verre à shooter.Cette flasque porte l’identification stainless steel format 6 onces et est recouverte d'une cuirette de couleur bourgogne avec un écusson de métal argent où il est indiqué Appleton estate 250 years celebrating.Le code du produit apparaissant sur l'emballage est le 532044.Les consommateurs sont invités à retourner le produit à la succursale de la SAQ de leur choix pour obtenir un remboursement.La clientèle qui désire obtenir des détails additionnels est invitée à communiquer avec notre service aux consommateurs : Par téléphone Montréal ; (514) 873-2020 Ailleurs au Québec : 1 866 873-2020 ou par courrier électronique info@saq.com LE DEVOIR, LE MERCREDI 5 MARS 2003 LES ACTUALITES Six nouvelles réserves de biodiversité seront créées Le Québec protège 5 % de son territoire LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Avec l'annonce hier de la création prochaine de six nouvelles réserves de biodiversité et d’une nouvelle réserve aquatique couvrant 3200 kilomètres carrés, le Québec protège maintenant 5,3 % de son territoire total En désignant les nouvelles aires protégées, le ministre de l’Environnement et de l’Eau, André Boisclair, a tout particulièrement noté le fait que le Québec, en neuf mois, a presque doublé la superficie de ses territoires soustraits au développement lourd comme la foresterie, l’activité minière et les développements hydroélectriques en vue d'atteindre l’objectif de protection de 8 % de La province d’ici 2005.Le ministre François Gen-dron, des Richesses naturelles, participait aussi à l’événement D joue un rôle majeur dans ces dossiers: en effet, les droits miniers, hydrauliques ou forestiers en cause relèvent de son ministère.Tous les territoires protégés divulgués hier se retrouvent dans les régions de l’Abitibi et de la Baie-James.D s’agira des nouvelles réserves de biodiversité de la baie de Boastwain, de la péninsule du Ministikawatin, de la plaine de Missisicabi, des collines de Muskuchii, des lacs Vaudray et Joannès, du lac Sabourin ainsi que de la réserve aquatique de la rivière Harricana Nord.La protection des lacs Vaudray et Joannès était déjà évoquée dans le film L'Erreur boréale, coréalisé par le chanteur Richard Desjardins, dont la famille habite le secteur depuis longtemps.La protection du lac Sabourin et de la région limitrophe est revendiquée par les écologistes du Nord-Ouest et par plusieurs biologistes de renom car on y trouve le dernier troupeau de caribous des forêts de l’ouest du Québec.la forêt de Kanasuta, d’intérêt majeur pour des raisons archéologiques et biologiques, ne fait pas partie des territoires protégés annoncés hier.CAction boréale, le groupe écologiste piloté par Richard Desjardins, réclame aussi sa protection.Le prochain disque du chanteur, prévu pour l’automne prochain, portera d’ailleurs le nom de Kanasuta, qui signifie, en langue autochtone, «là où les diables vont danser».Le ministre Boisclair a précisé à ce sujet dans le cadre d’un entretien téléphonique hier qu’il projette toujours de protéger ce lieu.Cependant at-il dit si l’analyse des droits forestiers existants est terminée, À reste aux techniciens du ministère à clarifier les titres miniers, ce qui devrait être conclu au cours des prochains mois.«Même si je ne suis pas toujours d’accord avec LAction boréale, a ajouté André Boisclair, il y a souvent beaucoup de pertinence dans leurs propos et de qualité dans leurs positions.» D’autre part, le ministre a voulu se faire rassurant à ceux qui pensent qu’une nouvelle réserve à Kanasuta constitue un frein au développement minier.«Ce statut de protection, a-t-il dit, n'est pas nécessairement incompatible avec la possibilité d’y faire de l'exploration minière» par les détenteurs de droits actuels mais avec des conditions d’exploitation précises et des modalités de rétrocession à court terme.Vers une crise mondiale de Teau Jusqu’à sept milliards d’humains manqueront d’eau dans moins de 50 ans, selon l’ONU La pollution de l’eau, conjuguée à la croissance démographique et aux changements climatiques, est en train de susciter une véritable «crise mondiale de l’eau» qui fait déjà sept millions de morts par année.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR L> «inertie» de la classe politique internationale < pour ce qui est du sort des ressources en eau est en train de précipiter la planète dans une «crise de l’eau sans précédent» dans l’histoire humaine.C’est ce_qu’affirme un rapport établi conjointement par 23 agences onusiennes, qui sera rendu public ce matin à Tokyo et à Paris, et dont les conclusions vont alimenter les travaux du Forum mondial de l’eau, qui se déroulera à Kyoto du 16 au 23 mars.Selon ce rapport, la croissance démographique, la pollution et les changements climatiques vont augmenter «le déficit en eau par tête dans de nombreux endroits du monde en développement», principalement en Asie et en Afrique.Ce déficit résultera d'une demande en croissance folle pour l’eau alors qu’on assistera à une diminution d’ici 20 ans d’un tiers en moyenne des réserves d’eau disponibles par personne sur la planète.Vers 2050, prévoit le rapport de l’ONU, entre deux et sept milliards d’humains répartis dans 48 pays, selon l’évolution de la population mondiale, feront face à une pénurie d’eau chronique.Les changements climatiques seront responsables de 20 % de la réduction de l'eau disponible.Pendant que certaines régions, y compris des régions tropicales et subtropicales, seront confrontées à des sécheresses de plus en plus critiques, les pluies risquent de se concentrer dans un certain nombre de zones humides.La rareté croissante de l’eau dans plusieurs régions du globe va aggraver leur contamination et hausser leur tem- pérature, un vecteur idéal pour la prolifération des pollutions bactériennes et virales.La pollution des eaux atteint déjà, selon le rapport de l’ONU, des sommets invraisemblables dans certaines régions.Environ deux millions de tonnes de déchets, précise le rapport, sont présentement versés chaque jour dans les fleuves et cours d’eau de la planète.En moyenne, un litre d’eau usée contamine huit litres d’eau douce.Globalement, il y aurait 12 000 kilomètres «cubes» d’eau polluée dans le monde, soit plus que les eaux conjuguées des dix plus grands bassins fluviaux connus.Au rythme où cette poDution augmente, c’est 18 000 km cubes d’eau douce que perdra la planète d’ici 2050, soit neuf fois toute l’eau utilisée par l’activité la plus consommatrice d’eau sur la planète, soit l’irrigation à des fins agricoles.Cette seule activité accapare actuellement 70 % de l’eau douce consommée par les humains.Dans une entrevue accordée au Devoir, Gordon Young, le responsable du programme onusien d’évaluation des ressources mondiales en eau, expliquait à quel point «l’inertie politique» des grands pays riches et l’inconscience de plusieurs pays en voie de développement aggravent déjà la situation des plus démunis.Des dizaines de pays se sont engagés, lors de la conférence de Johannesburg sur le développement durable en septembre dernier, à se partager les 19 milliards jugés nécessaires annuellement pour répondre aux besoins d’ici 2015 de la moitié des 2,3 milliards d’humains privés d’assainissement et des 1,4 milliard sans eau potable.«L'argent promis n’est pas là, déclare Gordon Young, car nous n’avons présentement que sept milliards.En gros, nous pouvons répondre au tiers des besoins ciblés.Pour y arriver, il nous faut donner de l’eau potable à 270 000 nouveaux humains chaque jour d’ici 2015 et des services d’assainissement à 340 000 autres.Or nous n’équipons pas plus de 100 000 personnes par jour présentement.Les 12 milliards qui nous manquent par année équivalent à ce que l’Amé- rique dépense en un an pour nourrir ses chats et ses chiens domestiques!» Selon le rapport de M.Young, les Nord-Américains et les Japonais consomment en zone résidentielle 600 litres d’eau par jour, comparativement à 300 litres en Europe.En Afrique subsaharienne, la moyenne est de 10 à 20 litres par jour.La moyenne mondiale est de 137 litres par jour ou de 600 mètres cubes par humain.Présentement, les pénuries d’eau affectent 250 millions de personnes, réparties dans 26 pays.D’autre part, le rapport sur cette crise mondiale annoncée dresse un palmarès des pays bien et mal nantis en eau ainsi que des réserves d’eau en mauvais ou en bon état.En tête des pays les plus démunis vient le riche Koweït, dont les réserves sont tout simplement milles ou presque avec 10 nr, par habitant Suivent la bande de Gaza (52 m3), les Emirats arabes unis (58 m3), les Bahamas (66 m3), le Qatar (94 m3), les Maldives (103 m3), la Jamahiriya arabe libyenne (113 m3), l’Arabie Saoudite (118 m3), Malte (129 m3) et Singapour (149 m3).A l’inverse (et sans tenir compte du Groenland et de l’Alaska), viennent en tête des pays les mieux nantis l’Islande (609 319 m3 par habitant), la Guyane, le Suriname, le Congo, la Papouasie, le Gabon, la Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, le Canada (94 353 m3 par personne) et la Nouvelle-Zélande.Pour ce qui est de la qualité des eaux, le dernier rang des pays échoit à la Belgique (pollution des eaux souterraines, forte pollution industrielle et mauvais traitement des eaux usées), précédée, en remontant le palmarès, par le Maroc, l’Inde, la Jordanie, le Soudan, le Niger, le Burkina Faso, le Burundi, la République centrafricaine et le Rwanda.Les dix meilleures places au palmarès de la qualité reviennent à la Finlande, au Canada, à la Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni, au Japon, à la Norvège, à la Russie, à la République de Corée, à la Suède et à la France.U Iroquois repart en direction de la mer d’Oman HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le destroyer canadien HMCS Iroquois, qui avait dû rebrousser chemin la semaine dernière après qu’un hélicoptère se fut écrasé sur son pont repartira ce matin vers la mer d’Oman pour aller prêter main-forte à la lutte internationale contre le terrorisme.Les donunages causés au navire étaient mineurs, a expliqué le porte-parole des Forces maritimes de l’Atlantique, Mike Bonin.Des chandeliers — les tiges de métal qui retiennent les filets de sécurité sur les côtés du navire — ont été abattus, une échelle et un haut-parleur ont été brisés.Le destroyer est reve- nu à Halifax samedi, et il n'aura fallu que trois jours pour réparer le tout Le destroyer repartira toutefois sans hélicoptère Sea King, sa «deuxième paire d’yeux», qui permet de faire de la reconnaissance.Celui qui s’est écrasé fait l’objet d’une inspection qui pourrait durer de six à douze mois afin de déterminer les causes de l’écrasement.C’est au terme de l’enquête qu’on décidera si l'appareil doit être remis en état ou envoyé à la casse.I.e Canada dispose de 28 hélicoptères Sea King, un de moins depuis l’accident.Pourtant, puisque deux appareils sont déjà déployés en mer d’Oman (un sur chacune des frégates sur les lieux) et qu’un troisième s’apprête à prendre la relève, aucun appa- reil n’était disponible pour équiper VIroquois, les autres servant à l’entraînement en sol canadien.Les hélicoptères doivent faire l’objet de vérifications qui peuvent durer six mois avant d’être déployés de manière à garantir une capacité de 600 heures de vol, a expliqué un autre porte-parole, Jason Proulx.Aucun n’en avait la possibilité, a dit ce dernier.Cela n’est pas grave pour autant, a soutenu M.Proulx.VIroquois partira avec la frégate Fredericton qui, elle, sera équipée d’un Sea King.Une fois sur le théâtre des opérations, les huit navires étrangers qui seront sous commandement canadien mettront leurs hélicoptères à la disposition de l'équipage canadien.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com 1 • N •D • E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100» 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200*299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DË 8 H 3 0 À 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit SSi SERVICES FINANCIERS ENTRETIEN, RÉNOVATION PROBLÈMES RESOLUS Nous vous offrons l’aide nécessaire pour sumonter vos dettes.1 866 859 8377 Pour votre liberté financière.OFFRE DE SERVICES PROFESSIONNELS Graphisme corporatif Pochettes de presse, brochures, dépliants, cartes d’affaires.Eric: 813-5329 ANGLAIS (TOEFL) par diplômé, Ph.D 8hres‘200$ 514-489-3801 PEINTURE, plâtre, petites rénovations.Travail rapide et soigné.Expérience.(514)495-9193 DÉHÉNA6EMENTS G.JOOOIN TRANSPORT INC.Dèménageroms de tous genres.Spécialité : appareils électriques Assurance 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couleur, le sexe, la gros sesse.l'orientation sexuelle l’état civil, l'âge du locataire ou de et à ses entants, la religion, las convictions politiques, la langue, longine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d'un moyan pour pallier ce handicap APPARTEMENTS ET LOGEMENTS l LOUER MONTREAL-NORD Impeccable 4'x, planchers llotlants, stat Immeuble calme Rélér 514-389-9985 OUTREMONT Ad| H duplex, rue Fendall, 6W, 3 ch., ensol., 2 bal cons, chaulté.gar Libre l avnl 1 500$.R.vous 738-1844 CHARMANT 3 13 PRIVE Tout équipé, très propre, bien situé sur le Plateau, près de tout, endroit tranquille lOOOlmois.Laisser message (5141490-0903 OFTRt À PARTAGER Condo de luxe.Ste-Poy.meuble, tt ind.Préférence prolessionne(lé) en voyage Qué quelques ire'sem.Poss stat.6001m 450-850-0495 HORS FRONTIÈRES À LOUER •••PARIS4** XVe superbe appart.3 meublé ancien.I équipé.24pers , parc.Disp sem.mois.(450)968-0262 PARIS-400 turoaeem.Bastille, Maras et Obertiampl |udithpare@yahoo 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Irak pour discréditer Mario I Xunont.Dans It's temps incertains qui se préparent, allons-nous porter au pouvoir un parti formé d’apprentis sorciers?fa' IXj va pré» senter le visage d’une rassurante continuité, garantie par l’expérience et la stabilité.Or 1a carte de l’insécurité pourrait fort bien se retourner contre le IX} si celui-ci' continue de proposer un référendum à court terme.L’obsession référendaire n’est pas dénoncée seulement par les fédéralistes.Nombre de souverainistes ne croient pas le moment opportun pour relancer une bagarre.L’idée fait son chemin selon laquelle des étapes préalables devraient être franchies, par exemple fa rédaction d’une constitution québécoise.Le Comité national des jeunes du IX} propose même de transférer au peuple le pouvoir de décider de la date du prochain référendum en recueillant, sur une pétition, un nombre suffisant de signatures.?La souveraineté est pourtant un atout dans le jeu du .l’arti québécois.Nous avons tous besoin de rêves et de projets pour stimuler l'imagination, donner envie du dépassement de soi.1^ souveraineté représente ce rêve.Celui-ti est le seul projet politique susceptible de casser les blocages auxquels le statut provincial du Québec nous confine et de lui permettre de devenir, à l’heure de la mondialisation, un acteur réel sur fa scène internationale.C’est un horizon de liberté auquel le PU} et l’ADQ ne peuvent opposer que la ix-rpétuation des «chicanes» fédérales-provinciales.Ijes libéraux, qui font moins de 20 % chez les francophones, ne peuvent tourner le dos à un nationalisme moderne mais persistant au sein de l’électorat.En outre, le PLQ, tout comme Mario Dumont, ne pourra pas éviter d’aborder le statut politique du Québec chaque fois qu'il sera question du financement de fa santé et de l’éducation, des congés parentaux, des lois du travail et même de 1a construction de routes.Ottawa a désormais les pieds dans de très nombreux domaines de compétence provinciale.De son côté, le Parti québécois doit trouver le moyen: de miser sur l’atout que constitue pour lui fa souveraineté sans dilapider son capital avec la promesse d’un référendum dont les électeurs ne veulent pas à court terme.Il serait de toute manière difficile pour un gouvernement péquiste de se précipiter, dès le lendemain des élections, dans une démarche référendaire.S’il se maintient au pouvoir, il aura gagné, dans le cadre d’une lutte à trois, probablement avec- moins de 40 % des suffrages.On est loin des 50 % requis pour gagner le référendum.En outre, il ne pourra pas compter, comme en 1995, sur l’appui de l’ADQ au sein du camp du OUI et ainsi «dépéquiser» l’option.De même, le gouvernement va bientôt s’engager dans 1a renégociation des conventions collectives des employés du secteur public, une période guère propice aux grandes manœuvres politiques.Enfin, l’arrivée de Paul Martin au pouvoir à Ottawa, début 2(X)4 ou avant, créera l’impression d’une détente dans les relations fédérales-provinciales, et il faudra un peu de temps pour que les Québécois vivent leur désillusion à son endroit.C’est pourquoi, tout en mettant en évidence l’avantage de la souveraineté comme horizon de liberté et de dépassement, tout en continuant d’émettre le souhait que le Québec soit un pays en 2005, M.Landry devra aussi répéter régulièrement ce qu’il a déjà dit il ne tiendra aucun référendum s’il n’a pas fa certitude morale de l’emporter.Pour donner du poids à cette précaution élémentaire, le IX} devrait s’engager à ne pas précipiter les choses mais plutôt au lendemain du scrutin, à amorcer de manière déterminée mais prudente, réfléchie, transparente, balisée et responsable, une démarche cohérente au sein de l’administration publique, pilotée par un ministre, comportant des études, des consultations, 1a rédaction d'une constitution, une évaluation périodique du progrès de ces travaux.On pourrait ainsi rassurer les Québécois: il n’y, aura pas de référendum intempestif.Et en même temps rassurer les militants souverainistes: pour une' fois, le PQ fera fi de ses scrupules et, tout en exerçant le pouvoir, consacrera des ressources publiques pour appliquer l’article premier de son programme.venttemfoifides.qc.ca Michel Venne est directeur de L’Annuaire du Québec chez Fides.Des notions aussi fondamentales que la filiation et la parenté ont été remises en cause sans que la population n’ait eu l’occasion d’en débattre L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire {adjoint an directeur de l'information), Jeanne Corriveaufpigi/e^, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Paule des Rivières féditorialiste), Jean Dion, l/iuis-Gille* Franccrur (environnement),, Benoit Munger (responsable du *ifi?Internet), Josée Boileau.Julie Carpentier (sports), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Pauline Gravel (science) : Michel Gtrneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumaret (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable).Jean-Pierre Legault, Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres), Odile 1 remblay (cinéma), Bernard lamarchc (arts visuels)) à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de rin/brmation), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Valérie Dufour.Claude Turcotte; à l’information internationale : Claude Lévesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Butsetti* Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélene AJarie (secrétaire à la rédaction) ; louine Maude Rioux Soucy, Genevieve Otis-Dionne (commis) Iju documentation ; Gilles Paré1 (directeur): Manon Derome.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlène Côté, Annie Duguay.Martin Fournier, Christiane legault.Amélie Maltais, Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruelland,-(publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Barinet (responsable de la production), Claudine Bédard.Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fillon.Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, Linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage).Marie-Eve Santerre, (cooraonnatrice à la promotion et d la sollicitation), MoniqueL’Heureux.Use lachapelle, Raehelle Leclerc.Marie France Dalcourt.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) , a LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 MARS 2 0 0 3 A 8 :=::-?LE DEVOIR *-—- ACTUALITES PRIVE BOMBARDIER SUITE DE LA PAGE 1 Cette nouvelle a aussitôt fait chuter le cours de l’action de l’entreprise à la Bourse de Toronto.Au cours de la journée, le titre a perdu 39 C (soit 8,5 % de sa valeur) pour clôturer la séance à 4,20 $.Plus de 13 millions d'actions ont changé de main.Or, sous l’égide de Robert Brown, Bombardier prévoyait un bénéfice de 0,81 $ (0,70 $ après éléments spéciaux) par action et un flux de trésorerie libre de 1,3 milliard de dollars.Ces objectifs avaient été confirmés le 19 novembre lors de la divulgation des résultats du troisième trimestre.Pour les neuf premiers mois de l’année financière 2002-03, l’entreprise affichait alors un bénéfice net de 530 millions, comparativement à 161,3 millions à pareille date en 2001.Le bénéfice par action se situait à 0,37 $ l’action.«L'historique des exercices antérieurs montre que le quatrième trimestre est celui dont la contribution aux résultats annuels est la plus importante», avait fait savoir Robert Brown.Mais voilà, les trois derniers mois de l’année n’ont pas renfloué le compte en banque de l’entreprise.«Nous avons connu un quatrième trimestre exceptionnellement difficile», a précisé la vice-présidente aux relations publiques et aux communications de Bombardier, Dominique Dionne.Elle a ajouté que l’équipe de direction a changé depuis le 19 novembre dernier et que Paul Tellier a une vision différente de la gestion de l’entreprise.«C'est un homme de grande rigueur, un homme de discipline.Il a une approche très conservatrice lorsqu’il est question d’analyser les résultats.» M.Tellier compte s’attaquer au rendement de la division aéronautique de l’entreprise en changeant sa convention comptable.Et on prévient que cette décision «pourrait entraîner d’importantes radiations sans incidence sur le flux de trésorerie».Si un tel changement est autorisé, les états financiers 2002-03 seront présentés selon une nouvelle convention comptable.Cela signifie que le bénéfice par action après éléments spéciaux sera amputé encore davantage.Actuellement, à chaque modèle d’avion correspond un programme de construction.Cette méthode repose sur une évaluation du coût de production de chaque appareil et de son prix de vente.En somme, pour une année donnée, cette méthode permet de calculer qu’un avion de tel ou tel type coûtera tant à produire et qu’on le pourra le vendre tant au client Selon ce principe, la construction des premiers avions est plus onéreuse car on doit absorber les coûts de développement.À l’inverse, les derniers avions sont plus payants.«Mais dans un marché aussi volatile, on s’est rendu compte que l'évaluation du prix de vente et la réalité étaient deux choses différentes», a indiqué Dominique Dionne.C’est que le secteur de l’aéronautique souffre d’une faible demande pour de nouveaux appareils.«Il est difficile de convaincre un conseil d’administration de la pertinence d’acheter un avion d’affaires quand notre société perd de l’argent», a souligné Mme Dionne.De même, les jets régionaux sont victimes de l’incertitude qui règne dans l'industrie aérienne américaine.La perspective d’une guerre en Irak n’aide pas non plus.Mais encore, la division des produits récréatifs connaît également un hiver difficile.«Les États-Unis constituent notre plus grand marché pour la vente de motoneiges, et les accumulations de neige sont très faibles.», a expliqué Dominique Dionne.Cet avis a été reçu avec surprise par la finne toron-toise Dominion Bond Rating Service.En réaction, l’agence a aussitôt placé les cotes du groupe et de la division Bombardier Capital «sous surveillance, avec perspective négative», et une rencontre avec les membres de la direction de Bombardier figure à l'agenda «Paul Tellier a avant tout voulu redorer le blason de Bombardier qui, avant cela, avait toujours répondu aux attentes et était un chouchou des boursicoteurs», croit l’analyste Christopher Sears, de chez MacDou-gall, MacDougall & MacTier.Il ne s’attend pas à ce que le titre prenne du mieux avant que la situation générale du transport aérien ne s’améliore.Depuis le 11 septembre 2001, l’action de Bombardier a subi une sévère dégringolade boursière.D’un sommet de 25 $, le titre a plongé jusqu'à 3,13 $.Le 3 avril prochain, Paul Tellier fera connaître le bilan financier de Bombardier, de même que son plan d’action pour l’aimée 2003-04.En 2002, la société a affiché un chiffre d'affaires de 21,6 ntilliards.Avec la Presse canadienne LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ^ Hace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi-au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U /Vwirest pubBé du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siCrt social est situé au 2050, rue IV Bleury.^ étajre.Montréal.(Québec).H.IA3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel, Saint-Jean sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint Jacques Ouest.Montréal, l ’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les infi>rmations publiées dans U Dtvotr U ttovir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 Sur chaque territoire de CLSC, la Régie prévoit donc de confier à contrat, à une clinique privée ou à un groupe de médecine familiale (GMF), le mandat d’offrir, 365 jours par année, un accès rapide à des tests de tout acabit Analyses sanguines, échographies, scans: autant de tests qui pourraient être réalisés hors des hôpitaux sans frais pour les patients, soulageant d’autant les hôpitaux.A l’heure actuelle, les cliniques privées desservent surtout les patients qui se font rembourser par leurs assurances.«L’objectif est d’offrir une alternative à l’urgence, et ce, par un réseau d’accès rapide dans les endroits où il y a déjà des services, comme en radiologie.Ça va réduire le nombre d’examens et de tests dans nos hôpitaux», a soutenu M.Levine en entrevue au Devoir hier.A Montréal, une grande partie de l’engorgement des urgences découlerait des tests réclamés pour des échographies.Or une cinquantaine de cliniques privées dispersées sur l’île détiennent déjà un permis pour réaliser des examens de ce type, affirme M.Levine.Il ne resterait donc plus qu’à négocier des contrats formels avec ces cliniques et à y ajouter d’autres services diagnostiques.«Ça reste à être négocié avec les radiologistes.On lance l’idée, on va voir s’il y a un intérêt lors de nos consultations», a affirmé le directeur.L’idée des cliniques affiliées, lancée notamment par la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) et reprise dans les recommandations de la commission Clair, pourrait donc prendre vie à Montréal.Selon David Levine, il s’agit d’un élément clé pour s’assurer que les GMF soient vraiment efficaces et que le reste des services de première ligne le soit aussi.«Si les médecins des GMF continuent de demander des tests à l’urgence, on ne réglera rien», a affirmé le porte-parole de la Régie.Cliniques affiliées En plus de cliniques affiliées pour des services diagnostiques, la Régie n’exclut pas non plus le recours à ce genre d’affiliation pour réduire les délais d’attente que subissent les Montréalais pour obtenir une chirurgie de la cataracte, a indiqué David Levine hier.«On ne veut plus faire ce genre d’opération dans des milieux universitaires, où cela coûte cher.L’idée de faire affaire avec des cliniques pour les cataractes fera aussi l’objet de discussions pendant les consultations», a-t-il répété.Chose certaine, le plan de la Régie prévoit de ramener à six mois les délais d’attente pour une chirurgie de la cataracte et à trois mois l’attente maximale pour obtenir une intervention cardiaque ou un remplacement de la hanche ou du genou.«D’ici quelques mois, des centres hospitaliers seront ciblés pour réaliser de grands volumes de chirurgies de ce type.Ce sont des hôpitaux non universitaires, où le coût par épisode de soins est moins élevé», a soutenu le directeur de la Régie, faisant ainsi écho à une idée récemment appuyée par le ministre de la Santé, François Legault Alors que la campagne électorale s’engage, d’autres partis, dont l’ADQ et le Parti libéral, brandissent eux aussi le recours aux cliniques, affiliées pour panser les plaies du système de santé.À ce sujet David Levine a toutefois apporté un bémol.Va pour la cataracte, mais pas question de réaliser des chirurgies orthopédiques ou cardiaques à l’extérieur des hôpitaux, a-t-il affirmé.Selon lui, la concentration dans un petit nombre d'hôpitaux suffira à réduire les délais d’attente.SUITE DE LA PAGE 1 L’enquête devait entraîner un procès public, la pendaison et la déportation d’un certain nombre de médecins juife.Heureusement, Staline est mort le 5 mars suivant Le 7 août 1932, Staline fit adopter une des lois les plus féroces jamais promulguées.Celle-ci condamnait à mort ou à dix ans de camp quiconque portait atteinte à la propriété kolkhozienne.C’est la «loi des cinq épis», qui punit celui qui vole des pommes de terre ou ramasse quelques épis après la moisson.«Même l’ancien régime féodal français garantissait le droit de glanage aux paysans.» Pire que les tsars La répression stalinienne est sans commune mesure avec celle des tsars qui ont précédé.S on exclut l’abominable régime des bagnes, qui ne rassemblaient que quelques milliers de prisonniers, les déportés des tsars avaient de quoi survivre.Lénine lui-même fut déporté dans un village où il pouvait chasser, écrire, lire et se nourrir avec une pension de huit roubles par mois.À force de côtoyer Staline, Jean-Jacques Marie s’est convaincu que l’homme était loin d'être un grand politique.«Il ne voit généralement pas les événements venir.En 1940~4I, Hitler le mène par le bout du nez» Depuis 1989, même si les archives ne sont pas complètement ouvertes, les historiens ont découvert beaucoup de choses sur cette période.On sait, par exemple, comment Staline a engagé les négociations avec Hitler dès 1936.«Grâce aux souvenirs de Chepilov, un membre du Bureau politique, on sait que Staline n a rien fait pour préparer son pays à la guerre.Il se terre dans l'espoir de gagner du temps.Khrouchtchev avait dit qu 'au moment du déclenchement de la guerre, Staline avait tout abandonné pendant une semaine, Cestfaux.H s'est ef fbndré après la prise de Minsk et a disparu pendant deux jours.Effarés, ses subordonnés créent un comité d'État à la Défense.Lorsqu'ils vont le lui annoncer, Staline croit qu’ils viennent l’arrêter.» Autre exemple d’une pure aberration économique: en septembre 1952, dit Jean-Jacques Marie, Staline réunit le Bureau politique pour proposer de porter les impôts des kolkhoziens à 40 milliards de roubles.Cela représentait la totalité de leurs revenus! Si Staline n’a pas de vision politique, Jean-Jacques Marie estime que sa ruse, sa ténacité, sa capacité à utiliser les faiblesses et à intriguer furent exceptionnelles.Son seul souci est de se débarrasser de ses adversaires.Et là, il gagne à tous les coups.«Fils d'un savetier, battu par un père ivrogne, Staline est d'abord un jeune homme qui accepte d’étudier pour devenir prêtre.Mais les séminaires orthodoxes, parmi les plus sétêres du monde, ne formaient que des révoltés.Pleins feux sur la première ligne La première ligne occupe donc une place de choix dans le plan de la Régie.Pour s’attaquer aux engorgements chroniques des urgences, le plan prévoit de créer 56 GMF d’ici 2005 et de revamper l’offre de services en CLSC.A terme, la Régie aspire à ce que 48 % de la population montréalaise, soit environ 800 000 personnes, soit rattachée à un GMF, ce qui nécessitera la participation d’environ 580 médecins et de quelque 116 infirmières.En marge de ce réseau «tissé serré» autour des GMF, la Régie veut aussi donner un sérieux coup de barre dans les CLSC afin que ceux-ci minimisent la pression exercée sur les hôpitaux et leurs urgences.Comme l’annonçait récemment le ministre de la Santé, François Legault, la Régie vise l’ouverture des 29 CLSC montréalais sept jours sur sept et l’accès à des prélèvements sanguins sans rendez-vous 365 jours par année.Pour assurer un suivi constant aux personnes vulnérables, la Régie veux aussi mettre en place un service de garde continue en soins infirmiers.L’ensemble de ce coup de fouet pour la première ligne requiert une hausse de budget de près de 65 millions.Toutefois, environ 153 millions, soit la part du lion, seraient investis dans des programmes de suivis intensifs à domicile des clientèles fragiles, notamment des personnes âgées et des personnes atteintes de maladies mentales ou de maladies chroniques.Des urgences moins courues Dans son plan précédent (Le défi de l’accès 1998-2002), la Régie de Montréal avait totalement échoué à réduire les délais d’attente dans ses urgences.Le nombre de patients en attente depuis plus de 48 heures avait même bondi de 3,5 % en 1998 à 9,8 % en 2002.Grâce à toutes ces mesures combinées, la Régie persiste et signe, envisageant encore une fois d’éliminer toute attente de plus de 48 heures dans les corridors de ses urgences.Pour ce faire, des investissements importants de 127 millions sont toutefois nécessaires pour agrandir et rénover dix urgences de lie afin d’y ajouter 67 civières.Somme toute, la Régie évalue à pas moins de 566 millions de dollars le rehaussement requis de ses budgets annuels, de quatre milliards d’ici 2005, pour réaliser son plan.Compte tenu des sommes de plus de un demi-milliard récemment annoncées par le ministre Legault pour remplumer les services de première ligne, David Levine n’est pas inquiet d’atteindre ses objectifs.«Ce plan est différent de tous les autres parce que, pour une fois, on a l’argent.On en a suffisamment pour enclencher ce plan et avoir un impact rapide sur la première ligne», a-t-il assuré.Reste toutefois à obtenir les investissements requis pour réaliser une panoplie de projets d’immobilisations évalués à 177 millions.Sans ces investissements, notamment ceux visant à relier par informatique les CLSC, les GMF et les centres diagnostiques, ces projets tourneront à vide, a pour sa part affirmé Louis Côté, responsable des relations avec la communauté.La Régie convient que la réalisation de son plan sera mise à rude épreuve par la grave pénurie de main-d’œuvre qui sévit Où trouver le personnel nécessaire pour donner tous ces services additionnels 24 heures sur 24?«Il va falloir donner de meilleurs outils aux médecins et aux infirmières et revoir le partage des tâches, a affirmé ce dernier.Bien du personnel requis dans les CLSC relève plutôt des professions sociales.Mais il est clair qu’il faudra investir dans l’équipement, notamment l’équipement automatisé, pour faire en sorte que les gens travaillent plus efficacement.» «Staline est un piètre orateur.Il parle mal et sans aucune flamme.Parfois, il ne prend pas la parole pendant des congrès entiers.Mais il devient un homme d’appareil très précieux.Il travaille énormément, contrairement à ce qu 'on a dit.Cest surtout un homme qui ne croit à rien.» Admirateur d’Ivan le Terrible, Staline refuse que le cinéaste Eisenstein, dans la troisième partie de son célèbre film, décrive le tsar qui régna de 1533 à 1584 comme un homme torturé.«Il n’a rien à faire des questionnements à la Hamlet.» Le 5 mars 1953, lorsqu’il subira une congestion cérébrale, ses amis Malenkov et Beria, qui le découvrent vers minuit, réagiront avec la même froideur.Ils n’appelleront pas de médecin et le laisseront mourir.Un héritage encore vivant Comment expliquer que, contrairement à Hitler, une partie de la Russie pleure encore Staline aujourd’hui?Les librairies russes fourmillent de livres qui font l’apologie du tyran.«Cela s’explique par l’effondrement de l’URSS, dit Jean-Jacques Marie.Les Soviétiques ont toujours eu le sentiment qu’ils avaient vaincu le nazisme et qu’ils étaient devenus une grande puissance.Aujourd'hui, l’URSS a explosé en 15 républiques et le niveau de vie est en chute libre.En Allemagne, la critique d'Hitler s’est faite dans un mouvement de reconstruction du pays.En Russie, la population a le sentiment que le pays est à la dérive.Cette nostalgie de la grandeur passée s’incarne dans Staline.Elle est plus patriotique que politique.» Si beaucoup d’historiens et de chercheurs russes ont mis en évidence le système stalinien, cette critique n’est pas entièrement passée dans la population.En tout cas.pas dans les sfructures ni dans les pratiques de l’Etat «Pour Vladimir Poutine, tout ce qui rappelle la grandeur de la Russie est bon, dit Jean-Jacques Marie.Staline était comme les tsars.Staline a développé une pratique de la provocation politique qui est toujours vivante.» L’historien en veut pour preuve l’explosion d'un immeuble qui a fait 275 morts à Moscou il y a trois ans et qui a servi de prétexte à une nouvelle intervention en Tchétchénie.«L’explosion a toutes les caractéristiques d'une opération des services de sécurité.» •Bien sûr, la terreur de masse est disparue, Mais les dirigeants pratiquent toujours le ‘com-promat” (compromission).Si on veut abattre un ennemi, on publie des photos compromettantes de lui avec des prostituées.» L’écrivain Isaac Babel disait que pour mieux manipuler ses collaborateurs, Staline n'aimait pas «les biographies sans taches».Provocations, intrigues de cour, extermination en Tchétchénie.On a parfois l’impression que l’ombre de Staline n’est pas bien loin.DETTES SUITE DE LA PAGE 1 Selon M.Ravaühe, le Club Med World de Montréal n’aurait pas atteint le seuil de la rentabilité avant 2004, voire 2005.Le Club Méditerranée a tenté de s’implanter à Montréal en suivant l’exemple de Paris, une grave erreur, reconnaît aujourd’hui M.Ravaühe.«Je crois que nous avons surévalué la potentialité de Montréal.A Paris, ü y a dix millions d’habitants.Ici, c’est trois millions», a-t-ü dit Malgré ces différences de taille, le Club Med World de Montréal avait la même dimension que celui de Paris, soit 5000 m2.«Même avec 800 personnes, (’avait l’air vide», a dit Nadia Tremblay, une employée mise à pied.L’été, le Club Med World ne mettait qu’une petite terrasse à la disposition de sa clientèle alors qu’à Montréal, une ville au climat froid, personne n’aime s’enfermer à l’intérieur pendant les trop courts mois d’été.Et la direction n’a compris que trop tard l’importance des happy hours dans la culture de sorties de la métropole.Résultat?Le Club Med World n’a jamais décollé.Le complexe attirait environ 2500 personnes du jeudi au samedi.«Le reste de la semaine, l’achalandage était minime.C’est d’ailleurs une des causes de la fermeture», a expliqué Serge Ravaühe.Le Fonds de solidarité de la FTQ a investi 22,7 titillions de doüars dans le Club Med World.Pierre Ge-nest, p.-d.g.du Fonds, a assuré les actionnaires qu’üs récupéreront la totalité de cet investissement.Le Fonds est propriétaire de l’ancien cinéma Loews, rue Sainte-Catherine Ouest, où le Club Med World avait élu domicüe.Le baü sera résilié «dans les meilleures conditions financières possibles» pour les deux parties, a fait savoir M.Genest par voie de communiqué.L’immeuble sera vendu par la suite.Sa valeur sur le marché immobilier est évaluée entre huit et douze millions de dollars.Le Fonds a par ailleurs salué le professionnalisme des dirigeants du Club Méditerranée dans la gestion de cette débâcle.À cet égard, les employés rencontrés par Le Devoir ont tous louangé le tact de leur ex-employeur.«Ils ont vraiment été corrects.Ils nous ont donné plus d’argent que les normes du travail les y obligeaient, a dit Nadia Tremblay.Je vais pouvoir passer un mois sans avoir à gratter les fonds de tiroirs.» Le Club Méditerranée a par aüleurs offert à ses employés montréalais de travaiüer comme gentils organisateurs dans ses divers vülages à travers le monde.Ceux qui préfèrent demeurer à Montréal pourront bénéficier des conseüs d’une agence de placement payée par la haute direction.«Tous nos fournisseurs seront payés, a précisé M.Ravaühe.Pour nous, c’est important de quitter le Canada la tête haute, sans faire de victimes.» Pour Catherine Deziel et ses camarades de travail, la belle aventure du Club Med s’est terminée trop tôt «Cest une équipe qui se tenait, c’est incroyable», a-t-elle dit.«Je n’ai jamais vu ça dans aucune de mes jobs», a renchéri son collègue Steven Cloutier.PATRONS SUITE DE LA PAGE 1 Autrefois un phénomène marginal, les travailleurs atypiques — ceux qui ne travaülent pas à temps plein pour un seul employeur — représentent maintenant le tiers de la mairHl’œuvre québécoise.Toutefois, les lois du travail en tiennent assez peu compte et ces travailleurs ne sont guère protégés.Rendu public début février, le rapport a surpris par son ampleur en 807 pages et 53 recommandations, ü traite à la fois des agences de placement, des travailleurs autonomes et des conditions de travail de ceux qui œuvrent à temps partiel ou sur appel, en plus d'élargir la définition de salarié.Jean Rochon ne se représente pas aux prochaines élections, mais la perspective d’un changement de ministre ne calme pas les craintes du monde patronal.M.Rochon a été un ministre du Travafl d’une redoutable efficacité — comme Gilles Taillon l’a déploré avec humour, hier, et comme, à l’inverse, l’en a félicité le président de la Centrale des syndicats démocratiques, François Vaudreuil.Le fait qu’il tienne mordicus à faire cheminer le rapport — U en a déjà saisi tous les organismes qui relèvent de son ministère — inquiète tellement la démarche ressemble à un testament politique.Les organismes syndicaux et communautaires ainsi que les professeurs en droit du travail, eux, en sont ravis, comme üs ont eu l’occasion de le dire aux trois séances de travaü qu’a tenues le ministre sur le sujet depuis la semaine dernière.La rencontre d’hier — qui a réuni une quarantaine de participants — tranchait toutefois par rapport aux deux premières car, cette fois-ci, le monde patronal y a assisté en nombre.Même l’ancien président du CPQ, Ghislain Dufour, est venu faire son tour! Les associations patronales ont ainsi souligné qu'aucune étude d’impacts économiques n’accompagnait le rapport Bemier et qu’on y faisait fi d’un principe fondamental: les travailleurs atypiques, notamment les travailleurs autonomes, ne veulent pas être encadrés.Ds font ce genre de travaü par choix, a-t-on beaucoup répété.L'affirmation a fini par faire bondir Esther Paquet, du groupe d'aide aux non-syndiqués Au bas de l'échelle.«Si c’est le bonheur pour ces travailleurs, je me demande pourquoi ils nous appellent!», s’est-elle exclamée.«Ce ne sont pas les travailleurs qui tirent les plus grands avantages du travail atypique, ce sont les entreprises!», a-t-elle poursuivi.Plus particulièrement, certaines recommandations apparaissent ingérables aux yeux des employeurs.Ainsi de celle qui stipule qu’un fravaiDeur à temps partiel et qui a deux emplois peut refriser de faire des heures supplémentaires si cela entre en conflit avec son autre horaire de travaü.fis ont aussi vertement critiqué la disposition qui permettrait à une entreprise cliente d’embaucher pour de bon le personnel que lui envoie une agence de placement.«On va tuer le marché!», a souligné Mr Archambault Les pjarticipants issus des autres secteurs ont plutôt félicité M.Bemier peur son souci d’équité envers tous les travailleurs et la clarté appertée à des notions confuses, pas faciles à vivre actueüement.La professeure Katherine Lippel, de l’Université du Québec à Montréal, en a donné peur exemple le cas réel d’un camionneur travaillant peur une agence et qui a eu un accident sur la Côte-Nord.L’agence et l’entreprise cliente refusaient toutes deux de se reconnaître comme l’employeur et, donc, de payer l’ambulance pour rapatrier l’homme blessé.C’est sa femme qui est finalement allée le chercher! STAUNE «Cette nostalgie de la grandeur passée s’incarne dans Staline»
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