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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2007-04-03, Collections de BAnQ.

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WWW AÉROSPATIALE Les conservateurs se défendent de copier le plan d'aide libéral Page B 1 c o m LE DEVOIR Vol.X C V I I I N " 7 2 LE MARDI 3 AVRIL 2007 88c + TAXES $ Les GES polluent, dit la Cour suprême des États-Unis Washington — La Cour suprême américaine a statué hier que l’Agence de protection c}e l’environnement (EPA) des Etats-Unis et l’administration Bush devaient dorénavant considérer les gaz à effet de serre (GES) comme des polluants ou contaminants atmosphériques, ce qui oblige donc le pays à en réglementer les émissions, selon le Clean Air AcL Cette décision du plus haut tribunal américain ne modifiera pas directement l’ensemble de la politique américaine en matière de changements climatiques.Mais les défenseurs de l’environnement l’attendaient pour lancer à partir du contrôle des émissions du parc automobile la bataille plus globale contre le réchauffement climatique, que l’administration Bush refuse d’entreprendre pour protéger plutôt l’économie américaine.Les Etats-Unis rejettent annuellement 25 % des émissions mondiales de GES.La décision de la Cour suprême des Etats-Unis aura cependant des répercussions au Canada où le gouvernement Martin a inclus les GES dans la liste des toxiques visés par la Loi canadienne sur la protection de l'Environnement, ce qui permet à Ottawa de forcer les entreprises à lui faire rapport de leurs émissions et de les contrôler éventuellement par règlement.La décision du tribunal américain contraste avec le souhait exprimé par des conservateurs qui demandent encore de classer les GES dans une catégorie à côté des contaminants ou polluants.Elle aurait aussi un impact certain en cas de contestation juridique du classement actuel des GES comme contaminants.VOIR PAGE A 8: GES ¦ Mise en place du Registre international des transactions de crédits de GES, page A 2 La décision américaine aura des répercussions au Canada, où les GES sont sur la liste des toxiques IDÉES Jacques Godbout: mettre fin aux prosélytismes de toute nature ¦ À lire en page A 7 INDEX -J Annonces.B 5 Bourse.B 4 Décès.B 5 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 a» L’offrande de Daniel Bélanger ïWn JACQUES GRENIER LE DEVOIR COMME SI la sortie en magasin aujourd’hui de son nouvel album L’Échec du matériel ne suffisait pas à notre bonheur, Daniel Bélanger offrait hier en boni à quelque 2000fans extatiques un spectacle gratuit au Metropolis.Rien à voir avec une prestation dans un lancement: rien de moins que deux heures de chansons, de quoi montrer que les nouvelles valent les anciennes.Comme si on en doutait.Coup de promo?Formidable cadeau.La critique de Sylvain Cormier en page B 8.mm JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Lafleur devant la commission Gomery en mars 2005.Accusé de fraude, il est aujourd’hui recherché par la justice.La justice recherche Jean Lafleur Lun des acteurs clés du scandale des commandites est accusé de 35 fraudes totalisant 1,6 million BRIAN MYLES Jean Lafleur a été rattrapé par son amnésie et son incapacité chronique à justifier l’obtention de juteux contrats de commandite, hier avec sa mise en accusation pour 35 fraudes totalisant 1,6 million de dollars.Un mandat d’arrestation a été délivré contre le publicitaire qui a été vu au Canada pour la dernière fois en juin 2005.M.Lafleur, 66 ans, est l’un des acteurs névralgiques du scandale des commandites, l’homme qui a obtenu les tout premiers contrats pour assurer la visibilité du gouvernement fédéral au Québec, au lendemain du quasi-match nul référendaire de 1995.En raison de ses liens d'amitié avec Jean Pelletier et Jean Carie, respectivement chef et directeur des opérations au cabinet du premier ministre Jean Chrétien, M.Lafleur a récolté dès 1996 des contrats de près de dix millions de dollars.Quand la roue de fortune fédérale s’est finalement brisée, en 2003, l’agence de Jean Lafleur avait facturé à l’État des coûts de production, des honoraires et des commissions de 37 millions.M.Lafleur avait mis dans ses poches des salaires et VOIR PAGE A 8: LAFLEUR Proportionnelle: les «conditions gagnantes» seraient-elles réunies ?FABIEN DEGLISE Les chiffres sont sans équivoque.Le 26 mars dernier, jour d’élection au Québec, 30 députés à peine sur 125 ont été élus par la majorité des,électeurs de leur circonscription, soit 24 %.A l'inverse, les trois quarts des candidats ont obtenu leur ticket d’entrée à l’Assemblée nationale contre la volonté unanime des habitants de leur comté qui, dans une proportion de 50 % et plus, si l’on additionne le résultat des votes, auraient aimer envoyer à Québec un autre parti et un autre visage.Le mode de scrutin uninominal à un tour, en vi- gueur au Canada et au Québec depuis longtemps, ne semble visiblement pas au point pour transmettre correctement la parole des électeurs aux élus.Mais l’idée d’une réforme, dans l’air du temps depuis plus de 20 ans, pourrait bien compter désormais sur des «conditions gagnantes» pour voir le jour.même si le cadre de la réforme et sa mise en application ne font pas encore consensus.«Cette révision en profondeur est inévitable», a déclaré hier lors d’un entretien au Devoir hnàré Larocque, vice-président du Parti vert du Québec (PVQ), mais aussi VOIR PAGE A 8: PROPORTIONNELLE mm MATHIEU BÉLANGER REUTERS Discours inaugural de Jean Charest en mars 2006.Son gouvernement est celui qui est allé le plus loin vers une réforme du mode de scrutin, rappelle André Larocque, ancien sous-ministre de ‘ réforme électorale et parlementaire sous René Lévesque.e la Démonstration de force électorale à Ottawa Les conservateurs dévoilent en grande pompe leur QG et d’autres publicités anti-Dion HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les conservateurs répètent qu’ils ne veulent pas d’élection, mais ils ont procédé à une séance d’intimidation électorale d’envergure hier en dévoilant en grande pompe leurs quartiers généraux ainsi qu’une nouvelle série de publicités négatives s’attaquant à Stéphane Dion.Le tout dans une atmosphère de contrôle médiatique donnant un avant-goût de la stratégie de communication du parti de Stephen Harper.Les organisateurs conservateurs étaient fiers de faire découvrir aux journalistes leur war room de 1580 m2 comprenant environ 80 postes informatiques et même un studio de télévision! Ce dernier servira à offrir aux médias régionaux des entrevues en direct avec des candidats ou ministres, et ce, sans passer par les journalistes basés à Ottawa.La rumeur dit que le studio sera aussi utilisé par le Parti conservateur pour alimenter les médias éloignés en matériel électoral prêt à diffuser, mais le porte-parole Ryan Sparrow n’a pas confirmé cette information.«Ce n'est que conjecture pour l’instant.» Cela n’est pas sans rappeler la stratégie républicaine de George W.Bush aux États-Unis qui avait décidé de bouder les médias nationaux qu’il accusait de «filtrer» son message sur l’Irak.«Nous pensons que les diffuseurs locaux et régionaux sont plus désireux de laisser les téléspectateurs ou les lecteurs voir ou entendre ce que le président a à dire», avait expliqué en 2003 son directeur des communications, Dan Bartlett.Deux ministres ont été dépêchés pour l’occasion hier matin: Maxime Bernier (Industrie) et John Baird (Environnement).Les deux hommes ont fait valoir que leur gouvernement ne voulait pas d’une élection, mais qu’il devait se montrer prêt dans l'éventualité d’un vote de confiance perdu.«Nous avons décidé de mettre sur pied ce quartier général coût-teux et d’envergure compte tenu du fuit que M.Dion a menacé de déclencher des élections précipitées», a expliqué le ministre Bernier qui, VOIR PAGE A 8: OTTAWA La stratégie médiatique de Harper fait penser à celle de Bush sur l’Irak è A ?t i A 8 LE DEVOIR.LE MARDI 3 AVRIL 2007 'CTUALITES Le seul but du PQ devrait être la souveraineté, dit Louis Bernard Il faut effacer tout le programme du Parti québécois sauf l’article 1 qui porte sur l’accession à la souveraineté, selon Louis Bernard, ancien haut fonctionnaire et candidat défait à la direction du PQ en 2005.En entrevue à Radio-Canada hier, M.Bernard, a soutenu que tout le programme péquiste doit s’articuler autour du concept d’Etat indépendant.Il a dit constater que «depuis plusieurs années [.] le Parti Québécois n'a pas le temps de faire la promotion de la souveraineté», parce qu’il doit plutôt faire la promotion de son programme électoral.Louis Bernard se prononce contre l’idée de repousser à plus tard un référendum sur la souveraineté, suggérant même que le seul engagement du parti — son seul programme — devrait être de réaliser la souveraineté après un référendum rapide.Il propose aussi de laisser tomber les notions de gauche et de droite.D’après lui, le PQ doit même refuser à l’avance de gouverner le Québec en tant que province et, si le Non remporte l’éventuel référendum, son gouvernement devrait démissionner.M.Bernard lance ainsi des idées qui vont totalement à l’encontre de ce que veut faire l’actuel chef de la formation, André Boisclair.Il note qu’il a toujours été «un radical de l’indépendance», et que celle-ci est la «solution au développement du Québec».Vu par plusieurs comme comme la conscience du PQ, Louis Bernard a entre autres été secrétaire général du Conseil exécutif dans les gouvernements de René-Lévesque et de Jacques Parizeau de même que conseiller de Robert Bourassa dans les négociations de l’accord de Charlottetown.Il a été nommé Officier de l’Ordre national du Québec en 2000.Presse canadienne GES LAFLEUR SUITE DE LA PAGE 1 Saisie par une douzaine d'États, à l’initiative du Massachusetts, de plusieurs grandes villes et des associations écologistes, la Cour devait déterminer si l’EPA avait l’autorité pour réglementer les émissions de quatre gaz à effet de serre, dont le C02 émis par les voitures neuves.«Parce que les gaz à effet de serre entrent [dans la définition légale] des gaz polluant l'atmosphère, nous considérons que l’EPA a l’autorité légale pour réguler [ces] émissions», a-t-elle répondu dans une décision rendue par cinq voix contre quatre.«Le refus obstiné de l ’EPA de réguler les gaz à effet de serre fait courir au Massachusetts un risque réel et imminent [.].Les dangers associés au changement climatique simtgraves et largement admis», a ajouté la Cour, dont la décision a provoqué une avalanche de réactions enthousiastes du côté des défenseurs de l'environnement et de la nouvelle majorité démocrate au Congrès.«C’est un moment clé dans la lutte contre le réchauffement climatique», s’est réjoui un porte-parole de l’association écologiste Sierra Club, Josh Dorner, estimant que cela lançait également «un message fort aux marchés» sur la nécessité d’abandonner «les énergies sales et dépassées».Le gouverneur républicain de Californie, Arnold Schwarzenegger, s’est déclaré «très encouragé»: «Nous continuons à espérer que l'EPA va bientôt considérer, comme la Californie l’a fait, que les émissions de gaz à effet de serre des voitures doivent être réduites.» Pour Hillary Clinton, l’une des favorites côté démocrate pour l'élection présidentielle de 2008, la Cour a «confirmé le consensus scientifique sur le fait que le réchauffement climatique représentait une grave menace provoquée par l’activité humaine» et que le président Bush devait agir de toute urgence.Une porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a déclaré que l’administration allait «analyser» les conséquences de la décision, tout en réfutant que le gouvernement ait jamais contesté le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement climatique.Elle a aussi rappelé que le président Bush s’était déjà engagé à réduire la consommation de carburant et à augmenter la part des biocarburants, ce qui ne suffira pas cependant à régler le problème énorme des émissions des Etats- Unis.Le gouvernement fédéral américain, soutenu par neuf Etats et plusieurs organisations de constructeurs automobiles, avait demandé à la Cour de ne pas intervenir, faisant valoir que si le problème était aussi sérieux que l’affirmaient les pkdgnants, il ne pouvait pas être réglé par une simple décision de justice.De plus, l'administration avait expliqué que la simple réduction des émissions sur les voitures neuves américaines n’aurait aucun effet, ou alors très marginal, sur un phénomène planétaire.«Même s’il peut être vrai que la régulation des émissions des voitures ne mettra pas fin par elle-même au réchauffement climatique, cela n’implique nullement que nous n 'avons pas l’autorité pour déclarer si l’EPA a le devoir de prendre des mesures pour le ralentir ou le réduire», a répondu la Cour.La décision devrait aussi permettre aux défenseurs de l’environnement de réclamer aussi une réglementation des émissions des centrales électriques, responsables de 40 % du CO., émis dans le pays, contre 20 % pour les voitures.Agence France-Presse Avec Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 dividendes de 9,3 millions, en plus de transformer son épouse et son fils — tous deux employés de l’agence — en millionnaires.Le tout pour un travail d’une rare modestie, comme en attestent les audiences de la commission Go-mer y.Jean Lafleur avait notamment l’habitude de confier en sous-traitance des travaux d’impression du gouvernement tout en prenant bien soin de majorer de 100 % la facture finale acheminée au ministère des Travaux publics.Il est aussi célèbre pour avoir facturé l’équivalent de 23 semaines de travail à temps plein pour choisir l’emplacement d’une vingtaine de panneaux publicitaires au Stade olympique.Et pour ses crises d’amnésie — «je ne me souviens pas, M.le commissaire» — qui ont irrité au plus haut point le juge John Gomery.Aujourd’hui, la justice a rattrapé Jean Lafleur, du moins en principe.Le substitut en chef du procureur général a déposé contre lui, et lui seul, 35 accusations de fraude pour autant de projets de commandite réalisés entre le 29 septembre 1996 et le 9 mai 2001.Le montant des fraudes varie de 366 910 $, pour la tournée du Bluenose II, à 1000 $ pour de modestes événements régionaux, comme le Festival de l’oie blanche ou le Festival western de Saint-Victor.L’homme est innocent, jusqu’à preuve du contraire.Il était de notoriété publique que Jean Lafleur faisait l’objet d’un enquête criminelle.La Sûreté du Québec (SQ) a saisi plus de 50 boîtes de documents à l’agence de M.Lafleur, comme l’ont révélé les enquêteurs lors du procès pour fraude de l’ex-directeur du programme des commandites, Charles Guité (un autre bon ami de Jean Lafleur).Le dossier, initialement confié à la GRC, a été transféré à la SQ après que la police fédérale eut constaté qu’elle avait retenu les services du publicitaire pour l’organisation de son 125' anniversaire.De fait, M.Lafleur fait l’objet d’une accusation de fraude, d’une valeur de 108 869 $, pour son travail auprès de la GRC.Un fugitif Jean Lafleur est, depuis hier, un fugitif.Il n’a pas été vu à son appartement de la rue Saint-Jacques, dans le Vieux-Montréal, depuis qu’il y a emménagé, le 2 juin 2005.Un jeune avocat s’est présenté à l’appartement, il y a environ un mois, dans le but de le vider de son contenu, révèle le mandat d’arrestation délivré contre lui.Le bail, qui vient à échéance le 1" mai, n’a pas été renouvelé.Le dernières nouvelles au sujet de Jean Lafleur ont été rapportées dans Le Devoir du 9 décembre 2005.Le publicitaire déchu avait acquis une réputation de désagréable fêtard au Costa Rica, où il séjournait depuis la fin des audiences de la commission Gomery.Des voisins avaient décrit M.Lafleur comme un homme grossier et ignorant ne faisant preuve d’aucun civisme.L’avocat qui représentait M.Lafleur lors de la commission Gomery, Jean-Claude Hébert, n’a pas rappelé Le DmuV hier.Selon Daniel Leblanc, le journaliste du Globe and Mail qui fut le premier à lever le voile sur le scandale des commandites, la mise en accusation de Jean Lafleur a une forte valeur symbolique.«On avait tous vu à la commission Gomery qu’il y avait des factures qui soulevaient beaucoup de doutes et on voyait que, dans certains cas, il y avait très peu de travail.Monsieur et madame Tout-le-monde se souvenaient de son témoignage et du fait qu’il avait refusé de répondre à beaucoup de questions», a rappelé M.Leblanc, auteur d’un livre sur le scandale intitulé Nom de code: maChouette.Le juge Gomery s’était d’ailleurs montré cinglant à l’égard de M.Lafleur dans son rapport d’enquête.D retenait que le publicitaire préférait «passer pour un imbécile plutôt que de dire la vérité».M.Lafleur est cependant bien loin d’être un imbécile.Professeur d’éducation physique, puis commissaire scolaire à Pointe-aux-Trembles, il a fondé son agence en 1984.Jean Lafleur Communication Marketing a vivoté pendant ses dix premières années d’existence.M.Lafleur se dégageait tout au plus un salaire de 108 000 $ en 1994.Avec le programme des commandites, il a vu son salaire grimper à 815 000 $ l’année suivante, puis à 2,5 millions pour les deux années suivantes.M.Lafleur menait un train de vie flamboyant, et il lui arrivait parfois d’acheter tous les forfaits pour la pêche au saumon mis en vente lors d’encans annuels à Montréal.L’homme savait également se montrer généraux.Sa famille, son entreprise et lui ont ainsi arrosé le Parti libéral du Canada, section Québec (PLC-Q) de contributions de plus de 150 000 $ au fil des ans.M.Lafleur a aussi consenti des contrats de 1,8 million à Pluri-Design, propriété de Jacques Corriveau.Celui-ci, un ami intime du premier ministre, a été désigné par le juge Gomery comme le père du système de ristournes mis en place pour financer le PLC-Q à même l’argent des commandites.Par ailleurs, le procès d’un autre acteur impliqué dans le scandale des commandites, le publicitaire Jacques Paradis, s’est ouvert hier matin à Montréal.M.Paradis est accusé d’avoir détourné 58 000 $ sur une commandite des Expos de 314 200 $.Son procès, devant un jury de six hommes et six femmes, devrait durer trois semaines tout au plus.Le Devoir OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 pince-sans-rire, a soutenu qu’un tel local (dont les coûts n’ont pas été dévoilés) serait en place jusqu’à l’élection que les conservateurs voudraient tenir.dans deux ans et demi.Le déroulement de l’événement a aussi donné un avant-goût de la gestion médiatique des conservateurs.Ainsi, les caméras de télévision n’ont été acceptées à l’événement que pour le discours officiel des deux ministres, ainsi que leur réponse aux deux seules questions permises (une en français et une en anglais).Ensuite, les caméraramans ont été priés de quitter les lieux, et les journalistes ont pu poser des questions supplémentaires aux ministres, mais à l’abri des lentilles.Les conservateurs ont en outre dévoilé deux publicités qui seront diffusées à compter d’aujourd’hui au Québec, en français.Comme la première salve, interrompue pour la durée de l’élection provinciale, elles s’attaquent exclusivement au chef du PLC, Stéphane Dion.On lui reproche de ne pas croire à l’existence du déséquilibre fiscal.On y utilise encore une fois une image de Stéphane Dion découpé maladroitement dans du papier, lui donnant un air enfantin.Le parti ne s’en prend pas au Bloc québécois.Les conservateurs insistent sur le fait qu’ils ne déclencheront pas eux-mêmes d’élections avant l’automne 2009, date inscrite dans leur projet de loi instaurant des élections à date fixe.Mais ce projet n’a pas encore force de loi, car les conservateurs s’y sont opposés.Il a en effet été légèrement modifié par le Sénat mercredi dernier, le sénateur libéral Serge Joyal ayant fait ajouter la tenue dïin référendum à la liste des raisons pouvant inciter Elections Canada à reporter l’élection afin d’éviter le chevauchement de campagnes.Le projet de loi est donc revenu à la ¦ ' '* * Wf/ËMiis CHRIS WATTIE REUTERS L’une des publicités dévoilées hier par le Parti conservateur.Chambre des communes jeudi matin.L’opposition libérale a alors demandé qu’il soit adopté tel qu’il avait été modifié le jour même afin de profiter de la Sanction royale que la gouverneure générale devait apposer le soir même à une série d’autres projets de loi.Cela a été refusé par le gouvernement «Pourquoi ont-ils refusé?La seule raison possible, c’est que Stephen Harper ne veut pas de ce projet de loi qui limiterait sa possibilité d’aller voir la gouverneure générale», estime Marc Roy, porte-parole libéral au Sénat Les conservateurs ont devancé tous les autres partis au chapitre de la sélection de leurs candidats à l’élection.Ils en ont déjà désigné 138 (sur un total de 308), contre seulement 37 pour les libéraux qui en ont donc un de moins que le NPD.Le Bloc québécois en a nommé 23 (sur un total de 75).Le Devoir EN BREF Landry louange Boisclair L’ancien premier ministre péquiste du Québec, Bernard Landry, estime que le chef du Parti québécois (PQ), André Boisclair, a fait la démonstration de qualités indiscutables et a démontré qu’il pouvait s’améliorer, y voyant le signe que cela était de nouveau possible.Dans le cadre de sa première entrevue au Québec depuis la défaite du Parti québécois (PQ), lors des élections de la semaine dernière, M.Landiy a par ailleurs affirmé à la chaîne d’information continue LCN que si certains souverainistes ne s’étaient pas éparpillés à Québec solidaire et au Parti vert, la situation serait très différente.L’ancien premier ministre a également soutenu que l’Action démocratique du Québec (ADQ) abritait une bonne proportion de partisans de la souveraineté.Cela lui permet de prédire qu’il y aura un jour un nouveau référendum parce que c’est, selon lui, fa seule voie d’accéder à l’indépendance.- PC Vote de grève des cols bleus de Laval Les cols bleus de Laval ont voté pour un mandat de grève à 97 %.Réunis en assemblée générale lundi soir, ils ont convenu d’utiliser ce moyen de pression ultime au moment jugé opportun.La convention collective des cols bleus est échue depuis février 2006.Les deux parties ont entamé un processus de conciliation et deux séances ont déjà eu lieu.Selon le syndicat la question des ressources disponibles pour effectuer, un travail de qualité est au cœur des discussions.A titre d’exemple, le nombre de kilomètres de rues a augmenté de plus de 20 %, entre 1989 et 2007, en raison de la croissance de la population, mais les effectifs en termes d’employés ont été majorés d’un pour cent - PC SUITE DE LA PAGE 1 ancien sous-ministre, dans le temps, responsable de la «Réforme électorale et parlementaire» sous René Lévesque.«Et nous en sommes peut-être aujourd’hui plus proches que nous le pensons.» L’homme est optimiste.lœ gouvernement actuel, formé par le Parti libéral du Québec (PLQ), est en effet «celui qui est allé le plus loin dans sa volonté de revoir le mode de scrutin», dit-il.Lors de son dernier mandat en effet l’équipe de Jean Charest a déposé un avant-projet de loi pour remplacer l’actuelle Loi électorale, mais aussi pour faire souffler un vent de proportionnelle sur le,s urnes lors d’un prochain scrutin, en s’inspirant de l’Ecosse où 60 % des députés sont choisis par un mode uninominal et 40 % par mode proportionnel.Ce système électoral permettrait alors une représentation des députés à l’Assemblée guidée par les vont obtenues par leur parti, plutôt que par le nombre de circonscriptions décrochées.Après des discussions parfois tendues dans les couloirs du Parlement entre 2004 et décembre dernier, le projet de réforme, piloté par Benoît Pelletier, a été mis entre les mains du directeur général des élections qui devrait déposer un rapport sur la réforme en juin prochain.«Est-ce qu’on va arrêter ça là?Je ne pense pas», dit M.Larocque.«Le PLQ est allé trop loin pour revenir en arrière.» El sa situation minoritaire pourrait même l’aider, paradoxalement à poursuivre sa route.Jean-Pierre Charbonneau, ancien ministre de la Réforme des institutions démocratiques en 2002-2003 et membre d’une coalition qui en début de semaine a appuyé l’adoption d’un nouveau mode de scrutin, le pense en tout cas.«Il y a des conditions gagnantes, dit-il.Dans l’opposition, l’Action démocratique du Québec [ADQ] a fait d’un nouveau mode de scrutin son cheval de bataille lors de la dernière campagne.La proportionnelle est d’ailleurs dans leur programme.» L’ex-député fait au passage remarquer que, dimanche dernier, Jean Allaire, fondateur de l’ADQ, et Marie Grégoire, ex-député adéquiste, étaient du nombre des personnalités en faveur d’une réforme.Certes, le Parti québécois s’est dans les dernières PROPORTIONNELLE années, opposé à la réouverture de la Loi électorale, souligne-t-il, prétextant un besoin d’indépendance avant une réforme.«Pour contrôler l’agenda référendaire, il faut prendre le pouvoir avec la majorité des voix, résume Charbonneau.Ce que le système actuel leur permettait de faire.» Ça, c’était avant le 26 mars, les 28 % et les 36 sièges qui placent désormais la formation souverainiste au troisième rang des forces politiques en présence au Québec.«Si la progression de l'ADQ devait s’accentuer et si les électeurs voulaient essayer Mario Dumont comme premier ministre, cela pourrait menacer l’existence du PQ, poursuit M.Charbonneau.Dans un système uninominal à un tour, on pourrait bien avoir deux ou zéro députés avec moins de 20 % des voix.Est-ce que ça serait sain pour le mouvement souverainiste de se retrouver avec une représentation minimaliste à l’Assemblée nationale?» Un jeu dangereux «Police d’assurance pour le PQ afin de garder sa place» dans un salon bleu, dit l’ancien ministre, la proportionnelle pourrait toutefois devenir un véritable calvaire pour l’ADQ, estime pour sa part le politicologue de l’ENAP Christian Dufour qui doute du bien-fondé d’une réforme et de ses chances de voir le jour.«Mario Dumont est actuellement dans l’antichambre du pouvoir, dit-il.Ce serait maso pour lui de faire une priorité d’un projet qui va diminuer ses chances de devenir premier ministre.» Un tel mode de scrutin engendre en effet le pluripartisme et de facto, la constitution de gouvernements dits de coalition.L’effet pervers n’est bien sûr pas négligeable.Mais il peut facilement être atténué par le choix d’une formule de proportionnelle à l’avantage de tous, croit Jean-Pierre Charbonneau.Choix que la constellation politique à Québec en ce moment pourrait d’ailleurs guider puisque aucun des «trois partis ne domine à l’Assemblée», dit-il.«Dans ce contexte, si l'on ramène un projet de loi, cela ne va pas être facile d’imposer un mode de scrutin qui favorise une formation politique plutôt qu’une autre.» Reste toutefois une inconnue: les députés eux- mêmes qui pourraient bien être les principaux obstacles à cette réforme.A commencer par les 95 élus sans majorité et qui, en remettant en question le mode de scrutin actuel, remettent également en question leur siège à Québec.«C’est un frein important depuis des années, résume André LarouMC, mais il va falloir en venir à bout si l’on veut régler le problème du cynisme des électeurs» et du désabusement général de la population envers des politiciens par lesquels plusieurs ne se sentent plus vraiment représentés.«Le mode de scrutin, ce n’est pas un ensemble de jeux stratégiques pour favoriser les partis politiques, y ¦compris les tiers partis d’ailleurs, poursuit-il.Un mode de scrutin, c’est fait pour enregistrer la volonté populaire et lui permettre de s’exprimer correctement.» La voix du peuple Cette population devrait d’ailleurs prendre la parole sur une éventuelle réforme, mais aussi l’encadrer, croit pour sa part David Litvak qui pilote actuellement une campagne pour une assemblée citoyenne sur la réforme du mode de scrutin au Québec.Et ce, «afin de sortir la question de la réforme de l’Assemblée», dit-il au téléphone.Le Detw l’a joint hier au Nicaragua où il effectue «un voyage d’étude personnel» sur le thème de la démocratie.Copiée en Colombie-Britannique où une refonte du système électoral est également en cours, l’idée consiste à mettre en place une structure supraparle-mentaire et indépendante pour disséquer et orchestrer une réforme dans laquelle les députés sont finalement juge et partie.«L’assemblée pourrait être composée d’électeurs pris au hasard dans les listes électorales, poursuit le responsable de cette campagne.À terme, le fruit de leurs travaux serait alors soumis à la population par voie de référendum.» Ancien péquiste et lévèquiste aujourd’hui vert André Larocque, écoute la proposition.Mais il la rejette sur-lechamp.«On ne va pas recommencer à zéro, dit-il.Ça, c’est de la masturbation intellectuelle.On a déjà un projet de loi.Il faut partir de là et poursuivre.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fr étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone ru noc o-joo Par télécopieur 514-985-3322 514-985-3340 Les 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