Le devoir, 7 avril 2007, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 CULTURE THÉÂTRE L’ouverture à l’autre Peter Brook, précurseur du théâtre multiculturel, présente Sizwe Banzi est mort HERVÉ GUAY e metteur en scène britannique Peter Brook, qui vit en France depuis une trentaine d’années, re-m» vient à Montréal avec Sizwe Banzi est mort.Comme lors de son dernier passage ici, en 2000, avec Le Costume, son spectacle nous transporte en Afrique du Sud.La curiosité de ce metteur en scène envers le continent africain n’étonne guère de la part d'un artiste qui a forcé le théâtre à s’ouvrir à l’autre.A 80 ans passés, Peter Brook continue de mener sa barque comme il l’entend.Précurseur d’un théâtre multiculturel, il croit naturellement que les spectacles doivent voyager, encore que, selon lui, tout dépende de la production.H rappelle que, lorsqu’il a fondé son Centre de recherche théâtrale à Paris au début des années 1970 et constitué un point de rencontre pour des gens de plusieurs cultures, c’était .aussi pour que ce «centre» bouge.A ses yeux, la raison en est ample et n’a pas changé.«R fallait casser, dit-il, ce nationalisme qui devient de plus en plus brutal, dangereux, néfaste, fimdé sur la conviction de chaque, petit coin du monde que sa culture est supérieure à l’autre.Pour y parvenir, ü fallait créer un lieu où des gens de tous les coins du monde pussent travailler ensemble respectueusement.» Le besoin de changer De même qu’il croit que des codes culturels trop étroits figent le théâtre, Peter Brook est d’avis qu’un spectacle a besoin de changer de public pour trouver toutes ses résonances.Pour cette raison, il est convaincu que le public d’une création doit être aussi varié que possible. O 4 £ g! MERCRED118 AVRIL 20H00 - GRAND CONCERT DU NEM LORRAINE VAILLANCOURT, DIRECTION SALVATORE SCIARRINO, ARCHEOLOGIA DEL TELEFONO # JOHN REA, SINGULAR! - T (TOMBEAU DE UGET1) CRÉATION* * SALVATORE SCIARRINO, QUADERNO DI STRADA** • Commande du NEM “ première canadienne SALLE CLAUDE-CHAMPAQtÆ DC LTJNIVERSnt DE MONTRÉAL 220.VNCBfT-O'INOY (MÊTM ÉD0UARD-M0NTPETTT) PO $RÉGUUER] +[10 SÉHJDWNTS/AÎNÉS) + [5$ ÉTUDIANTS ej MUSIQUE} RENSEIGNEMENTTS : (514| 343-5636 - INFO@LENEM.CA *r=r-n;=- B«=.“tiafiî uinns ùffisrsp Donato et ses amis européens SERGE TRUFFAUT Il y a les contrebasses que l’on entend et celles qui adoptent profil bas.Trop bas.Autrement dit, il y a celles qui se placent à la hauteur des autres instruments, les instruments-vedettes ou phares, et celles qui préfèrent le retrait, la pénombre, la discrétion.Michel Donato est dans le premier clan.Aujourd’hui, il nous revient avec le volume 2 de ses fréquentations avec des Européens.Pré-sentons-les: Piotr Wojtasik est à la trompette, Michael Felber-baum est à la guitare, François Théberge, installé en France depuis des lunes, à moins qu’il ne soit revenu récemment, est au saxophone ténor, alors que Karl Jannuska est à la batterie.Enregistré dans les studios de Radio-Canada, cet album paru sur étiquette Effendi a ceci d’appréciable qu’il est fait uniquement de compositions originales, dont une en hommage à Niels Henning Orsted Pedersen, qui accompagna longtemps un pianiste que Donato avait fréquenté avant lui.On aura deviné, il s’agit d’Oscar Peterson.Bien.A l’écoute du disque, on constate rapidement que nos bonshommes affectionnent particulièrement l’art de Gil Evans, l'éminence grise de Miles Davis né à Toronto.Plus exactement, ils ont adopté, intégré, digéré, son penchant pour les arrangements sophistiqués.Jamais Donato et ses amis n’usent des tempos agressifs.C’est calme, serein.C'est de la séduction tranquille, très policée.Mais ce qu’on apprécie le plus, c’est le jeu de Donato.Cette aisance qu’il a de faire sonner ses notes bien rondes.Dans l’histoire du jazz, la contrebasse a évolué au gré des évolutions apportées par Scott LaFaro, Sam Jones, Cecil Mc-Bee, George Duvivier, Richard Davis pour ce qui touche ou plutôt met en relief la sensualité de tel ou tel morce.au.Donato est dans ce camp.Ecoutez l’introduction de Et des flat five.Ça vaut vraiment son pesant d’or.Autre chose?Donato et ses amis occuperont la scène du Upstairs ce soir à compter de 20h30.?Le quartet fondé par le guitariste et compositeur Simon Legault a remporté le concours de 1a relève Jazz en rafale.Outre Legault, cette formation rassemble Annie Dominique au saxe ténor, Mishka Stein à la contrebasse et Alain Bourgeois à la batterie.Grâce aux bourses afférentes à ce trophée, ils vont pouvoir enregistrer un album qui sera publié ultérieurement par Effendi.Le Devoir FESTIVAL MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL DENIS BROTT DIRECTEUR ARTISTIQUE DU 3 MAI AU 2 JUIN 2007 ÉGLISE UNIE ST-JAMES .463 SAINTE-CATHERINE OUEST Info et réservations : 514 848-9696 www.festivalmontreal.org LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 E 6 Entretien avec Gilbert Duclos L’homme de la rue GILBERT DUCLOS, 1997-2007 Jusqu’au 6 mai Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal 465, avenue du Mont-Royal Est Montréal, métro Mont-Royal Information: ® 514 872-2266 JEAN-FRANÇOIS NADEAU Photographe, Gilbert Duclos a l’habitude de gagner sa vie grâce au travail en studio.Là, il peut presque à sa guise maîtriser les caprices de la lumière, matière première de son art.Depuis trente ans, il affectionne néanmoins surtout la photo de rue, toujours pratiquée avec un minimum d’équipement «La photographie — on a tendance à l’oublier à l’heure du numérique — se produit d’abord dans les yeux du photographe», explique-t-il, au moment où débute une excellente rétrospective consacrée aux dix dernières années de son travail sur le goudron et le pavé.La rue lui semble toujours «le plus grand metteur en scène qui soit».Il dérive donc volontiers dans la ville, à Montréal ou ailleurs, petit appareil à la main, dans la plus pure traditiqn des photographes humanistes qu'il admire tant: Edouard Boubat, Willy Ron-nis, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau.Son petit Rollei 35 mm, il le tient devant moi dans le creux de la paume de sa main, avec un léger sourire aux lèvres.C’est cet appareil carré et minuscule, qui n’a jamais été bien populaire chez les professionnels, qu’utilisa aussi, sa vie durant, l’écrivain et photographe Hervé Guibert.«En fait, explique Duclos, je possède trois de ces petits Rollei.Cet appareil, qui n’a vraiment l’air de rien, me permet de cadrer de façon instinctive, rapidement, sans devoir chercher à faire la mise au point, et dans un silence presque parfait.» Mais, contrairement à la plupart de ses très illustres devanciers, Duclos ne transporte pas systématiquement sur lui son appareil.«A vrai dire, je ne l’ai presque jamais avec moi.Je dois me mettre en mode photographie pour faire des photos de rue.Je dois vraiment décider que je vais en faire.C’est alors seulement que mon regard s’allume tout à fait et que je gagne l’acuité nécessaire à la photographie.» Les anciens appareils argentiques possèdent, ajoute-t-il, le grand avantage de garder leurs secrets tandis qu’on les utilise.«Quand je pars avec mon appareil photo, je ne veux pas voir tout de suite ce que je fais.En voyage, je fais deux ou trois rouleaux de pellicule par jour.Psychologiquement, après toute une journée de marche, j’ai l'impression d’avoir fait de bonnes photos.Mais au fond, je ne le sais pas.Le secret que conserve l’appareil me permet de rester dans un état relativement optimiste à l'égard de mon travail.Jusqu'à ce que je développe, I .".'"¦••"••¦-s L’Imprévu, Paris, 2001, Gilbert Duclos une fois de retour chez moi, je suis confiant! Il me faut ça pour travailler.Les passages dans le désert, ça arrive, bien sûr.Un jour, je me suis rendu compte en chambre noire que j’étais rentré complètement bredouille d’un séjour à Chicago! Je n’avais rien de bon.Pas une seule photo! Rien!» L’influence européenne est omniprésente dans le travail de Gilbert Duclos.«Jeune, je ne savais pas ce que j’allais faire dans la vie.Mon père était une sorte d’aventurier.Il a été, entre autres choses, gérant du parc Belmont.Pendant dix ans, je suis allé dans ce parc d’amusement tous les dimanches.Le parc Belmont, c’était déjà une certaine façon de voir le monde.Je n’avais pas de talent particulier pour les études.Je ne savais pas ce que j’allais faire.A 18 ans, je suis parti en France.J’ai été coursier, j’ai travaillé dans un marché aux puces, j’ai fait mille et une choses, mais j’ai surtout appris à regarder et à rire de certaines situations à Paris, dans la rue.C’est là-bas que j’ai appris à voir.» Mais la photographie?«Il n’y avait pas d'artistes dans la famille.La photo, c’était pour moi une extension du regard que je développais.Quand j’ai décidé un jour que j’allais vraiment être photographe, mon père m'a répondu: “Mais tu veux être photographe de quoi?” Ça le dépassait.» Capturer l’instant Gilbert Duclos a aujourd’hui 54 ans.Petit, les yeux clairs et vifs, coiffé d’une casquette anglaise en tweed mou, il recherche encore, comme à ses débuts, l’instant juste, «l’instant décisif», disait Cartier-Bresson, soit cet étrange alliage fragile DtNTiSTISSf «ww.viîaldeft'.com u*i VITAL DEN t-877-2 VITAL DENT ^ 5.- 23 Street Station Uptown & The Bronx 6^ i f WÈËÈ@* 23 Street Station, New York, 2006, Gilbert Duclos qui tient en équilibre tant sur la simplicité que sur l’esthétique.«Je n’ai pas envie de montrer la douleur ou la misère.Il arrive tout de même que je le fasse, parce qu’il y a ça aussi dans la rue.Je ne m’interdis donc pas de représenter la douleur.Mais je cherche d’abord à montrer des moments qui sont touchants, agréables, magiques.Comme cette femme qui se penche, au milieu de la rue, sur ces petits oiseaux.» L’Imprévu, une photo prise à Paris en 2001, est emblématique de son approche.Elle nous montre un homme, vraisemblablement un épicier, vêtu d’un sarrau blanc, qui lève les yeux au ciel, l’air un peu inquiet, alors qu’il passe sous l’auvent d’un café-bar baptisé L’Imprévu.C’est d’ailleurs cette photo, représentée en couverture de son livre Photographies 1977-2001, qui ouvre cette rétrospective Duclos pré- sentée à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal jusqu’au 6 mai.Dans la salle qui accueille la majeure partie de l’accrochage, onze très grands formats et une trentaine de petits tirages, réalisés sur du papier ar-gentique traditionnel, se font face.Duclos dit avoir passé plusieurs journées «jubilatoires» en chambre noire afin de préparer tous les tirages de cette exposition.«Dans mon travail, il y a encore pour moi une part de magie physique.Tu te penches, tu4e lèves, tu recommences jusqu’à ce que ta photo t'apparaisse convenable.» Idéalement, il aurait voulu pouvoir présenter toutes ses photos en très grands formats.«Le grand tirage, c’est l’incarnation de la rue à sa taille presque réelle.C’est la grandeur de l’instant réincarné.Les onze grandes photos de l’exposition sont des impressions numériques, mais réalisées à partir de la numérisation de tirages argentiques plutôt que des négatifs», comme on le fait désormais d’ordinaire.Tous les tirages sont ici présentés à la pleipe taille du négatif.«Je veux montrer par là que je suis ici aux antipodes de la photo numérique,qui permet de recadrer, de modifier, de rejouer sa php-to.Je ne triche pas.» Mais pourquoi cette volonté de toujours déborder de la photo même, de laisser de la sorte apparaître une marge noire-qui semble jouer le rôle du cadre dans la peinture?«Pour moi, il s’agit d’une façon de fermer l’image.J’aime les images pleines.Avec un cadre, je suis aussi dans une forme d’esthétisme et, surtout, j’indique que l’image n’est pas retouchée.C’est d’abord une réaction à la manipulation, si présente partout désormais.» Dans toute cette œuvre, il y a une certaine part de mélancolie qui s’attache à la pellicule du photographe.Elle est palpable particulièrement dans upe scène comme celle de ces deux hommes âgés qqi se font l’accolade devant un café parisien.«Au moment où j’ai pris cette photo, je ne savais pas qu’un des deux hommes était Jean-François Revel.Je trouvais la sçene saisissante et touchante, tout simplement.Je n’ai compris que plus tard que j’avais capté un instant intime du philosophe.» Vers où s’oriente cette photographie pour l’avenir?Les photos les plus récentes de Duclos, comme 23 Street Station, prise à New York en 2007, montrent des cadrages en apparence plus intuitifs, où la géométrie de la ville apparaît s’imprimer plus fortement que par le passé sur la surface sensible de la pellicule.La vitesse de la ville moderne semble avoir gqgné les noirs et blancs de l'artiste.Mais Gilbert Dudps, souriant, soutient que «c’est toujours la même pkots» qu’il pratique, que «c’est en tout cas toujours la même approche».* ' Le Devoir L’important, c’est.la brosse BROSSE Centre de design de l’UQAM Jusqu’au 8 avril RENÉ VIA U Dernier week-end de Brosse.Brosses kitsch, folkloriques ou design, à maquiller ou à nettoyer les toilettes.Blaireaux à raser en zinc ou en bakélite des an- nées 30.Brosses à habit, de voyage, à cheveux, à dents en plastique vert fluo signée Stark.Brosses à miettes semi-circulaires ou à ponts de navire.L’exposition rassemble pas moins de 2000 brosses de tous poils.Sans compter les balais: en chiendent, en plastique imitant des branchages, et une section «pinceaux d’artiste».En fait, tout ce qui a un manche, des poils, des picots ou des crampons se retrouve dans ces vitrines.Balais, brosses, plumeaux: têtes-de-loup, frottoirs.Dans les présentoirs, la multiplication insolite de ces déclinaisons est proprement enivrante.Guidés par une «passion pour l’objet le plus ordinaire, celui vite jeté, vite oublié», les collectionneurs et commissaires de l’exposition, Daniel Ro-zenstroch et Shiri Slavin, ont ac- l'i'INTi.\Caixifki: Musée d'archéologie et d’histoire de Montréal i*i Psliim^ne Canadian oanadtoo Msiibso Canada Centre de conserverfon Québec - Bob liHafflitD iMJim.EkfSaifttr 350, place Royale Vieux-Montréal Tel : (514)872-9150 www.pacrausee.qc.ca 6 mai 2007 Montréal© Nf-'; Peuple du maïs Iroquoiens /novembre20061 clu Saint-Laurent SUS,: 3 I quis ces brosses venant des cinq continents afin de «voir le beau dans l’utile».Ces derniers ont écu-mé les petites drogueries parisiennes et les grandes surface.Ils ont arpenté brocantes ou marchés aux puces, surfé sur Internet ou palabré dans des marchés d’Afrique afin de satisfaire leur passion.«Derrière le commun de ces brosses se cachent des trésors d’invention et de fantaisie qu étonneront et séduiront», assurent-ils.Ici, chaque objet pris individuellement est valorisé par la totalité.Les différences et les caractéristiques de chaque brosse ne prennent sens qu’en rapport avec l’ensemble.Et seul, en la matière, le quantitatif peut permettre la sélectivité.C’est dans ce jeu sériel que se dresse le «système de la collection» (Baudrillard) .À ce titre, on peut se demander si l’exposition serait aussi intéressante si elle nous présentait deux mille boîtes de ca- membert ou un échantillon exhaustif et aussi fanatiquement collectionné de cartes de transport mensuelles.Cette présentation nous amène à réfléchir sur ce qui distingue l’entassement d’objets de la collection digne de ce nom.Brosse & compagnie On se rend compte que la brosse recèle une riche complexité culturelle et thématique tant elle «colle» à notre existence quotidienne.Par ce biais, elle s’ouvre sur le monde qui nous entoure et permet les comparaisons ethnologiques.Exotiques, des brosses japonaises affichent une allure zen.Gages d’invention, les brosses suivent l’évolution des technologies et du savoir-faire.Les plus anciennes sont confectionnées artisanalement avec des matières naturelles.Certaines sont très rares.D’autres incongrues.Aux Renée MAO Clavet Scculpture Du 11 avril au 12 mai 2007 Vernissage mercredi le 11 avril de 17h à 20h, en présence de l’artiste GAL ERIE B BENARD__________________________ 3920 me Saint-Denis, Montréal (Québec) H2W 2M8, Tél.: (014) 277-0770 mercredi llh-17h jeudi-vendredi llh-191i samedi 12h-17hvnvw.galerlebemard.ca ¦?Sî=r- •arvmærsp îr-.n / A *r «JMI r ahcimu' 'ÿï.'.SïTT.-TTTl’ï’îiî; jusqu 'au 15 avril 2007 •*»;**«*.isav.*: ¦ Srai'Sï!' Parcourez l'exposition www.saintdizier.com 24.me Saint-Paul Ouest, Montréal 514.845.8411 mi- GAItF.RJE SAIN T m/.iF.R brosses artisanales succèdent des brosses modernes de plastique fabriquées en usine.A,travers la brosse, on constate fiue certains usages sont tombés-én désuétude.Les surfaces, les matériaux, les objets à nettoyer ont changé.Avec l’aspirateur et la vadrouille-éponge, on ne récure plus autant et on ne le fait pas de la même façon.r Prochesdu style de vie dupe époque, les brosses font étal de l’appartenance sociale de leurs propriétaires.Maîtres et valets £y retrouvent II y a des brosses chjc pour les riches et des brosses,de pauvres.Aujourd’hui encore, certaines brosses design en forme de plantes éditées par Aies! coûtent la peau des fesses.D’autres en plastique s’achètent chez Dollara-ma.«Porteurs d’une mémoire, pop-ligne Daniel Rozensztroch, ces brosses nous racontent une histoire.» L’objet collectionné permet ainsi à de multiples discours de s’articuler.C’est aussi un portrait de la pulsion, et du plaisir diabolique de la collection, que l’exposition.nous brosse.Collaborateur du Devoir la Galerie d'art Stewart Hall 176, Bord du Lac, Pointe-Claire Mardi le 10 avril 2007 à 19 h 30 CONFÉRENCE SPÉCIAIE sur les multiples facettes de la créativité , BACKTO BACH Animateur: Dennis Trudeau avec Jacques Hendliszjerry Mosher (Aislin), Kelly Rice, Sylvia Safdie, Gabor Sztlasi Présentée en lien avec Une Suite de Bach, une exposition par Les Impatients Info: (514) 630-1254 LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DI MANCHE 8 AVRIL 2 0 07 inomo IIIUIIIU) i » » ex C e n t r i s LES CAVALIERS DE LA CANETTE /LOUIS CHAMPAGNE EX-CENTRIS.COM / S14.847.2206 13H30 17h30 19h15 Mystification sophistiquée à la suédoise THE HOAX (LA FRAUDE) Réafisation: Lasse Haflstrôm.Scénario: William Wheeler, d’après le récit biographique de Clifford Irving.Avec Richard Gere, Alfred Molina, Marcia Hay Garden, Hope Davis, Julie Delpy, Stanley Tucci.Image: Oliver Stapleton.Musique: Carter Burwell et David Torn.Montage: Andrew Mondshein.ODILE TREMBLAY Pour Lasse Hallstrôm, le cinéaste de The Cidre House Rules et de Chocolat (mais aussi du délicieux My Life as a Dog, dans sa Suède natale), porter à l’écran une histoire de mystification aussi sophistiquée que celle-ci devait constituer un merveilleux défi, avec poupées russes emboîtées en couches de mensonges successives.Place à l’histoire de Clifford Irving, un écrivain de seconde zone qui publia à New York, au début des années 1970, une fausse biographie du célèbre et insaisissable homme d’affaires Howard Hughes, au nez de ses éditeurs bernés.Cette histoire paraît quasi invraisemblable dans notre univers de nouvelles technologies, où les informations voyagent à la vitesse de l’éclair et où les démentis fusent à la seconde près.The Hoax ne se concentre pas uniquement sur les rebondissantes péripéties de l’incroyable canular en jeu, mais aussi sur la psychologie du personnage et ses relations interpersonnelles en montagnes russes.Hallstrôm et son scénariste ont ajouté leurs propres couches de fiction artistique sur cette histoire de mystification, achevant d’entremêler les fils de l’intrigue pour lisser des nids d’énigmes.Le film s’offre une distribution de haut calibre.Au centre: le falsificateur Clifford Irving, incarné par Richard Gere, sa dévouée épouse (Marcia Hay Garden) et l’associé et homme de main (Alfred Molina).The Hoax procure à Richard Gere l’occasion d’émerger de ses rôles fétiches de beau héros aux épaules solides pour SOURCE ALLIANCE The Hoax procure à Richard Gere l’occasion d’émerger de ses rôles fétiches de beau héros aux épaules solides pour entrer en des zones sombres, où il utilise avec brio de nouveaux registres de séduction, basés sur la manipulation et l’esquive.entrer en des zones sombres, où il utilise avec brio de nouveaux registres de séduction, basés sur la manipulation et l’esquive.Son personnage est également décrit comme un mythomane, qui croit souvent ses délires et s’invente des épisodes de vie rocambo-lesques, ajoutant une corde de plus à l’arc d’interprétation de Gere.Les rouages de la mécanique sont bien imbriqués.Hallstrôm est un pro de la mise en scène, quoiqu’il ne joue pas ici dans un registre personnel mais offre un produit hautement professionnel, sans aspérités ni vraie signature.Le montage est nerveux, et le film possède ses côtés haletants, aux frontières du thriller comment Irving parviendra-t-il à échapper à l’étau qui l’enserre de plus en plus?L’audience retient souvent son souffle.Le héros et plusieurs personnages possèdent des facettes mul- tiples qui les rendent imprévisibles.On salue l’interprétation d’Alfred Molina, en complice à la fois couard et loyal, ainsi que celle de Marcia Hay Garden, laquelle, en quelques répliques, parvient à rendre crédible son profil d’épouse trompée, aimante et courageuse.Les longueurs sont dues à ces retours incessants sur la vie privée du héros, qui éclairent sa personnalité dans un premier temps mais deviennent répétitifs.Par ailleurs, on n’aura pas toujours la clé des sources d’information.Qui fournit au faux, biographe des dossiers top secret?Où commence sa mythomanie?Certaines zones demeurent brouillées sans que le scénario le justifie vraiment The Hoax est un bon film, porté par une histoire fascinante, mais il s’entortille un peu trop dans ses niveaux de sens.Le Devoir Duo d’humoristes et plat réalisme .' GREG & GENTILLON Réalisation: Matthiew Klinck.Scénario: Matthiew Klinck, Louis Durand, Paolo Mancini.Avec Louis Durand, Paolo Mancini.ODILE TREMBLAY Le principal mérite de Greg & jGentillon réside dans son procédé.De plus en plus de docu-fictions prennent l’affiche, réalisés à très petit budget, entremêlant gaillardement vérités et mensonges, ou déguisant l’un ou l’autre.Ainsi, Greg & Gentillon prend pour point d’ancrage une vraie troupe qui fait ses débuts à Aylmer, près de Gatineau, puis met habilement le cap sur le canular.On y voit jouer côte à côte de vrais acteurs et toute une faune de personnages secondaires qui croient participer souvent à un vrai documentaire, et ne seront détrompés qu’après coup: enseignants, parents, agents, humoristes, etc.Klink et Michael, les acteurs principaux du film, avec leur coscénariste et ami Paolo Mancini (qui incarne aussi leur agent), ont créé le duo factice d’humoristes-musiciens Greg et Gentillon.Ceux-ci jouent les vedettes locales d’Aylmer parties à la conquête de Toronto, qui essuient des échecs de plus en plus cuisants sur la scène de la métropole canadienne.Vrais loosers québécois dans la tradition des porteurs d’eau, ceux-ci écorchent également les deux langues officielles, ratent leurs numéros minables, se battent se réconcilient etc.Bon, ce n’est pas drôle comme Borat, qui livrait un portrait de société en arrière-plan, ni vraiment émouvant comme y parvient de son côté Les Cavaliers de la canette de Louis Champagne, autre faux documentaire à gagner l’affiche cette semaine.Le film a l’air véridique, et cette vérité honore son équipe.De vraies scènes d’archives des prestations des héros à l’école secondaire sont incorporées avec bonheur à la trame narrative.La frontière entre acteurs et non-acteurs s’évanouit dans le flou artistique.Mais le réalisme et la confusion voulue des genres, ici entretenue sans relâche, n’enlèvent pas au film ses longueurs, ni ne lui confèrent un vrai tonus.On a du mal à s’attacher à ces deux zozos, dont les défaites, les colères, les amours lassent bien vite.Qu’ils nous fassent longtemps croire à leur histoire, avant la chute des masques, prouve que la qualité du jeu des vrais acteurs n’est pas en cause dans l’ennui distillé.On s’en prend plutôt à une incapacité à créer un scénario rebondissant susceptible d’émeiger des ornières du plat ' réalisme, justement.Ce qui n’empêche pas le film d’être un morceau de bravoure.Mais pour aller où?Le Devoir “^Pan-Africa INTERNATIONAL *•**«*•••••»«*4**«*««««**44************ Z$c (jfoumé&s du cinéma africain et créole- Billet à l’unité 7$ I anémax 50$ pou 10 entrée» cinéma et Clnè-carta 25 $ pour 4 entrée» cinéma au Cinéma ONF, au Cinéma Beaubien et au Cinéma du Pan .w» •*- O Jl m w«i Québ-cW! La faiblesse masculine au microscope LES CAVALIERS DE LA CANETTE Réalisation: Louis Champagne.Scénario: Louis Champagne et Stefan Miljevic.Avec Louis Champagne, Lorenzo Gélinas, Louis-David Morasse, Normand Helms, Robin Aubert Lyne Rodier.Inrçge: Julien Fontaine.Musique: Erik West-Millette et Francis Covan.ODILE TREMBLAY Les Cavaliers de la canette est collé aux sources du septième art québécois.Un pied dans le cinéma direct, proche du documentaire mais fiction tout de même, concocté grâce au système débrouille, avec des amis venus prêter main-forte pour le jeu, la caméra, le son, le montage.Comme aux belles heures de l’ONF des années 60, quand les cinéastes volaient de la pellicule pour mettre de la fiction dans le documentaire.Mais on est à l’ère des nouvelles technologies et c’est moins coûteux.Louis Champagne, le dramaturge de L’Homme des tavernes et des Gymnastes de l’émotion, a réalisé ce premier long métrage avec les moyens du bord, donc, mais aussi une parfaite connaissance du «macho, macho man», dont il décortique les mécanismes comme pas un.Cette virée virile au Festival western de Saint-Tite de deux fêtards, Louis (Louis Champagne) et Lorenzo (Lorenzo Gélinas), qui veulent enterrer la rie de garçon de leur copain adoré Louis-David (Louis-David Morasse), dont la blonde va bientôt accoucher, ne se déroule pas comme prévu.Sinon, bien entendu, il n’y aurait pas de film.On dirait une vidéo maison, et la caméra traque Saint-Tite, ses charmes western, ses leurres, comme les ratés de la brosse collective qui repose sur un faux-semblant.Car l’amitié n’en est plus une.Les deux amis s’entêtent à se bercer d’illusions alors que leur chum de bière leur a échappé depuis longtemps.Entre les stands de tir, l’appel des sirènes, la roulotte louée pour l’occasion, où les mots n’expriment que leur vacuité, c’est la psychologie macho qui en prend pour son rhume, tandis que les illusions s’effritent ARCHAMBAULT"* PALMARÈS DVD Du Z7 mars au 2 avril 2007 QUBfCOfi MEDIA FILM/ TÉLÉSÉRIE Q HAPPY FEET B FANFRELUCHE ME RACONTE Volume 2 QET DIEU CflÉA.LAFLAQUE Saison 2 |F|j PURSUIT OF HAPPYNESS Jemgm |?| CASINO ROYALE Q CHILDREN OF MEN ?CURSE OF THE GOLDEN FLOWER ff!¥ TOUPIE ET BMOU BLOOD DIAMOND VARIÉTÉS n MARCEL LEBOEUF Le chemin de Compostelle B NATHALIE LAMBERT Cardlo Latino ?RICHARD ABEL Elegancia Live D PATRICK NORMAN Tu peux trapper à ma porte Q AN INCONVENIENT TRUTH Qeuns Live: Memphie (25*) n DVD GUIDES Toscane O HELMUT LOm The Crooners O LOUIS-JOSÉ HOUDE À l’Olympia: Montréal ifl SUR LA TERRE EkJ DES DINOSAURES Louis Champagne a réalisé Les Cavaliers de la canette avec les moyens du bord, mais aussi une parfaite connaissance du «macho, macho man», dont il décortique les mécanismes comme pas un.Ce film peut irriter ceux qui le reçoivent au premier degré.Il est porté par des héros dérisoires, des faux durs, qui cachent une peine d’amitié éperdue dans ce décor pur kitsch.La faiblesse masculine s’affiche pourtant ici en majesté, béante, touchante.Plus le film avance, plus les personnages, de pauvres loosers incarnés par Gélinas et Champagne (ce dernier, avec sa forte présence et sa stature, évoque une sorte de Falstaff moderne, trahi par son jeune comparse des beaux jours), se décomposent Ces deux de pique au grand cœur sont appelés à perdre le petit prince (Morasse) qui s’amusait à leurs côtés jusqu’à ce qu’un destin plus brillant ne le fasse dévier dans des territoires plus reluisants, où ils n’ont pas accès.Champagne excelle à décrire cet univers viril, et celui-ci est sauvé par l’amour qu’il porte aux personnages.Le film, avec sa caméra qui bouge et donne trop le vertige, ses scènes démesurément longuettes, ses antihéros pleins de failles, son histoire sans histoire, récupérée par un dénouement plus structuré, en dit davantage sur la vulnérabilité masculine que bien des thèses.Le Devoir LE CHOIX DE LA CRITIQUE, THE NEW YORK TIMES ?VOIR.LB JOURNAL K MONTRÉAL THE GAZETTE, CANOË.COM Gillian Liam Padraic MURPHY CUNNINGHAM DELANEY Ken Loach Paul Laverty LE VENT SE LEVE VERSION FRANÇAISE DE -THE WIND THAT SHAKESTHE BARLEY- www.thewindthatshaKesttTebariey.co.uk VERSION FRANÇAISE i T I A rTÏ/’il TT* I CINÉMAS FORTUNE i |—MÉOA-PLEX" GUZZO il MAISON DU CINÉMA 1 ALAFFICHE PPARISIEN IIPONT-VIAU 16| [sHERBROOKEl | EX-CENTRIS O.» £ rm I v- ° ANGLAISE avec i FORUM 2211 SOUS-TITRES FRANÇAIS ?VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES MAISON DU CINEMA A L'AFFICHE — MAI SUM UU UIMfcMA-I SHERBROOKE 1 EX-CENTRIS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS WWW.CHRfSTALFlLMSXOM ÎOSlKlxAfLGFENCE STRAUSS Kagé lA'.JÎîF.NT,BRUNI 1 WaMagoimaae OOMIN'QIÎK SiCTf) suw,st/.?at » «i» .aoseiCESWl-SS.ScSwiv • COtifMQUE v: O .i»!, CiHIIY rt ¦ «4 , .UT »,.«.>•».- UMW ,.todrf ,W sum.VUM 'US «MS mil, wit mw.musas rtuw.num uwmé« «mu w® ou ni m ou iMwïw» «i cfmwMwww» evtur ne, sir mimi f Lauréat do Pru r ' du meittour reportage au FIFA 2007 .Fortival mtemat.un.il S du film sur fart I BLUES , r-, r- !T LE, FRONTIÈRES [_) |- •LÉS FRONTIÈRES LS I— L' ORIENT Un film de Florence Strauss BEI A I ft A l’affiche au Cinéma ONF du 6 au 12 avril 2007 1564, rue St-Denis, Montréal Pour consulter l’horaire des projections www.onf.ca/lebluesdelorient LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2007 E 8 Ciriûmo Un programme double, y a rien comme ça.SOURCE ALLIANCE ATLANTIS Dans Grindhouse, Stuntman Mike (Kurt Russell) décide de faire la peau, au volant de sa bagnole, à quelques filles délurées.GRINDHOUSE (V.F.: GRINDHOUSE, EN PROGRAMMATION DOUBLE) Un programme double composé de Planet Terror, réalisé et scéna-risé par Robert Rodriguez, et de Death Proof, réalisé et scénarisé par Quentin Tarantino.Bandes-annonces réalisées par Eli Roth, Edgar Wright et Rob Zombie.Durée totale: 191 min.ANDRÉ LAVOIE Il ne manque qu’un palace à l’abandon, des fauteuils troués, une odeur persistante de beurre bon marché et une caissière à l’air blasé enfermée dans une cage de verre faisant face à une rue commerciale en déclin.Si Quentin Tarantino et Robert Rodriguez avaient eu le pouvoir de recréer tout cela, ils l’auraient fait.En attendant, ils ont concocté Grindhouse, un délirant programme double qui aurait tenu l’affiche dans une de ces salles au tournant des années 1970 devant un public à moitié fasciné et à moitié gelé, pas nécessairement de froid.Que le cinéma de ces deux complices soit porté par la nostalgie et le kitsch, cela ne fait aucun doute.Après Sin City, ils imbriquent davantage leurs univers tout en gardant leur personnalité: côte à côte, Planet Terror, de Rodriguez, et Death Proof, de Tarantino, se transforment en film-événement où curieusement la pellicule est l’une des vedettes.En effet, au milieu de cette débauche de plaies purulentes, de membres sectionnés, de tôle froissée et de décolletés plongeants, les bobines semblent au bout du rouleau: rayures, images manquantes, distorsions sonores, coupures à la tronçonneuse, rien n’est épargné pour foire de la projection de Grindhouse une expérience en soi.Ou un puissant retour dans le temps.Et le clinquant vieillot ne s’arrête pas là puisque d’autres cinéastes nourris au même cinéma popcorn (dont Eli Roth et Edgar Wright) ont signé des bandes-annonces à faire saliver les admirateurs d'Ilsa, la louve des SS, petits bijoux d’humour adolescent agrémentés de la voix caverneuse d’un narrateur qui en fait beaucoup trop pour nous glacer le sang.En ce qui concerne les deux poumons (artificiels, il va sans dire) de Grindhouse, ils respirent le délire et la démence, ne se soucient d’aucune forme de vraisemblance, si ce n’est qu'ils illustrent des genres à la sauce série B, avec toutefois des moyens que les George A.Romero et autres clones de John Carpenter n’ont jamais obtenus.Fidèle à son amour de l’horreur, Rodriguez fait de Planet Terror une fable (hum.) écologique sur l’acide, multipliant les apparitions de zombies mis au monde à la suite d’un complot militaire.Quelques héros ordinaires leur tiendront tête, dont une superbe effeuilleuse (Rose McGowan) qui perdra une jambe — remplacée par une mitraillette!!! — mais jamais son sang-froid.Après cette explosion d’hémoglobine, hilarante même dans les moments tragiques (?) et où les répliques savoureuses côtoient les révélations étonnantes (dont une au sujet de la capture d’Oussama ben Laden.), Tarantino débarque dans un grand bruit de cabotinage.Revenant aux facéties de Pulp Fiction, oubliant la solennité qui faisait le charme de Kill Bill, Death Proof oscïüe entré je film de filles et la grosse vue de bagnoles.Les deux mis ensemble font parfois grincer des dents, car Tarantino se plaît à foire discourir ses personnages comme s’ils ne craignaient jamais leur propre stupidité.Le bavardage coupe court, et c’est tant mieux, lorsque Stuntman Mike (le Kurt Russell viril fet décontracté comme au bon vieux temps d'Escape from New York) décide de faire la peau, au volant de sa bagnole, à quelques filles délurées.Au prochain tournant, beaucoup de freins surchauffés, de la poussière et une cascadeuse d’occasion (Zoë Bell, la doublure d’Uma Thurman dans Kill BiK) qui n’a pas froid aux yeux.% S’agit-il d’une aventure incafo tournable, d’un objet singulier ou encore d’une date importante dans la carrière de deux cinéastes qui font de leurs conversations de beuveries une réalité percutante?Çrindhouse, c’est un peu tout cela.A vous de sortir avant la fin, d’entrer sans payer, d’embrasser follement votre partenaire, de roupiHer dans un coin ou de rêver, un jour, d’être à leur place.Collaborateur du Devoir IDENTITAIRE SUITE DE LA PAGE E 1 Au total, pour faire court, l’analyse pointe vers deux grands axes de structuration des productions cinématographiques d’ici: d’un _ côté, un récit hégémonique du manque, du vide, une fable tragique de l’empêchement d’être; de l’autre côté, tm récit de la pluralité, de l’ambivalence assumée positivement, le conte de l’enchantement de l’être.Bref, le grand écran québécois oscille comme un pendule, des supplices aux délices, de la souffrance au bonheur.«Ces deux récits se répondent, précise le chercheur.Les cinéastes ne campent pas nécessairement dans un camp et passent même de l’un à l’autre, comme Charles Bi-namé, très sombre dans Eldorado, puis très lumineux dans Maurice Richard, un film sur l’accomplissement de soi et de tous.» Justement, n’est-ce pas étonnant de constater que certains grands succès récents, comme Aurore, Un homme et son péché et Le Survenant, reprennent les premières percées cinématographiques des bonnes vieilles années duplessistes?Marx parlerait de survivance des schèmes, par-delà les révolutions, réelles ou fantas-mées.On pourrait aussi souligner la présence réconfortante et positive des régions dans La Ney vaine et d’autres films de Bernard Emond.«Sur nos écrans, il y a souvent l’idée d’un destin avorté par la Conquête, toujours en attente de quelque chose, dit finalement le spécialiste du cinéma et du politique.Le film Nouvelle-France l’illustre très bien.La communauté implose, les individus s’exilent, se suicident.Les Québécois aiment ce type de récit où se rejoue la tragédie collective.Seulement, je le répète: nous sommes à un nouveau GAGNANT DE 2 CÉSAR ?fckfeie TÉLÉRAMA PARS MATCH LE PARISIEN NORD-OUEST PRÉSENTE MÉLAME LAURENT.KAD MERAD, JULIEN BCHSSELIER, ISABELLE RENAULD, ÀlSSA MAJGA JE VAIS BIEN, NE T’EN FAIS PAS.UN FILM DE (S PHILIPPE LIORET m A L’AFFICHE r-CINEPLEX DIVERTISSEMENTI— MÉOA-PLEX" QUZZO-1 I QUARTIER LATIN 11 PONT-VIAU 16 1 i-CINÉMA-11- CINÉMA B i 1 LE CLAP IIOATINEAUl FRISSONS GARANTIS MAXIME DEMERS, JOURNAL DE MONTRÉAL «?! BOULEVERSANT! DU GRAND ET BE • REMARQUABLE! FORMIDABLE!.TRÈS TRÈS GRAND PLAISIR.» RENÉ HOMIER ROY, C EST DlfN MEILLEUR LE MATIN, RADIO CANADA m DU GRAND ET BEAU CINEMA.» |RNAL DE QUÉBEC « COUREZ, COUREZ VOIR LE FILM! 10 SUR 10! » Jet ' JASMIN ROY, - SHOWBIZZ CHAUD 7 98 S FM RADIO C.«W«I 'A B • m Mkï La Vie en RbSE UN DE OLIVIEifiDAHAN REGARDEZ LA BAT®-ANNONCE SUR LE SITE OFFICIEL DU FILM -www.l3mome-lcfilm.com ^ Vivfl ÉLa Vie en Ruse P JR ÜÜ ri PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! r-CMCPIJEX MVERTOMMENT-i |-C«EPLEXD(VSnnS8CMEHT-.fCINÉMA fffYKrlCf’jrl I-CINÉMAS FORTUNE ——i r— MÉQA-PLEX " QUZZO —1 1 QUARTIER LATIN] iSTARCfTÉ MONTREAL] [ 239c.n
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