Le devoir, 21 avril 2007, Cahier A
Cahier G www.ledevoir.com LE DEVOIR X C V III N 8 7 LES SAMEDI DIMANCHE AVRIL Les aînés boudent leur ministère La commission d’enquête proposée par l’ADQ ne vaut guère mieux, estime la Fédération de l’âge d’or ANTOINE ROBITAILLE Québec — La Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) déplore que le gouvernement ait nommé de façon «précipitée» une ministre uniquement responsable des aînés.La FADOQ estime que cela ressemble à une «promesse électorale vilement remplie: est-ce que cette ministre-là va avoir un portefeuille quelconque?Quels vont être ses moyens d’action?Il y a tellement de nébulosité autour de ce dossier que ça ne fait pas très sérieux», a déclaré hier la directrice générale de la FADOQ, Martine Langlois.Nommer un ministre responsable des aînés était une des promesses électorales phares du Parti libéral, qui cherchait entre autres à contrecarrer l’Action démocratique, dont le chef Mario Dumont promettait depuis des mois de lancer une grande commission d’enquête sur les conditions de vie des aînés.Des candidats libéraux ont beaucoup insisté sur ce point.Karl Blackburn, défait dans Roberval, est allé jusqu’à affirmer, dans un discours de fin de campagne, que «les personnes âgées sont le fondement de notre société».La promesse a été remplie dès mercredi lorsque Marguerite Blais, ancienne présidente du Conseil de la famille et de l’enfance et ancienne animatrice de télévision, a obtenu le titre de ministre responsable des aînés.Les premières réponses de la ministre Blais ont toutefois laissé Mme Langlois perplexe.En effet, après son assermentation, mercredi, Mme Blais disait ignorer non pas le détail de ses dossiers — «ce qui est normal lorsqu'on vient d’être nommé», a convenu Mme Langlois — mais ce quelle allait administrer concrètement.Aurait-elle des fonctionnaires sous sa gouverne?«U n’y a pas de ministère comme tel.Je ne le sais pas encore», avait-elle répondu.Relèvera-t-elle d'un autre ministre?«Je ne peux pas vous répondre avec précision.J’ai comme l’impression que je VOIR PAGE A 10: AÎNÉS Marguerite Blais L’UQAM renonce à cinq projets immobiliers KATHLEEN LÉVESQUE Le marasme financier dans lequel est plongée l’Université du Québec à Montréal (UQAM) l’oblige à mettre en vente cinq des six propriétés qu’elle a acquises au cours des cinq dernières années.Le conseil d’administration a tranché en début de semaine: les coûts d’exploitation, de restauration ou d’aménagement pour fins d’enseignement de ces immeubles sont devenus prohibitifs.Selon la résolution adoptée mardi et dont Le Devoir a obtenu copie, la volte-face de l’UQAM dans sa course au béton était incontournable.Un seul édifice, celui de la rue VOIR PAGE A 10: UQAM 2,20$ + taxks = 2,50$ L’homme qui inquiète À force de se mettre en scène, Nicolas Sarkozy est devenu le sujet principal de Vélection présidentielle CHRISTIAN RIOUX Paris — Petit, l’œil vif, le geste précis, Nicolas Sarkozy sort du studio de télévision où, avec quelques collègues, nous venons de l’interviewer.En lui serrant la main, nous lui indiquons qu’il ne se dirige pas vers la sortie.Vif comme l’éclair, il vire sur ses talons pour se faire dire qu’il doit rebrousser chemin, direction la maquilleuse.En repassant à nos côtés, il fixe le sol et lâche d’un ton sec: «Je vous l’avais bien dit que c’était par là!» Si le diable se cache dans les détails, l’anecdote qui s’est déroulée cette semaine dans les studios de TV5 à Paris illustre comment l’ex-ministre de l’Intérieur a le don de se mettre à dos ceux qui lui veulent du bien.On sort d’une entrevue avec le candidat de l’UMP avec l’étrange impression d’avoir été mis K-O.par une habile prise de taekwondo.Un collègue qui hésite se fait reprendre sur le ton d’un préfet de discipline.L’homme est d’une habileté sans faille.D’une question sur l’immigration, il fait un long réquisitoire contre la polygamie.D’une autre sur la police de proximité (communautaire), il part dans une dénonciation des émeutes de Los Angeles.Pendant ce temps, les affiches officielles du candidat qui sont déjà à l’entrée des milliers de bureaux de vote en prévision de demain sont systématiquement vandalisées.Samedi dernier, sur le pavé parisien, on pouvait lire les inscriptions «Sarkozy = danger».Toute la semaine, le numéro spécial du magazine Marianne intitulé VOIR PAGE A 10: SARKOZY Gil Courtemanche ¦ Les banlieues aux urnes ¦ L’éditorial de Serge Truffaut > Pages A 9, C 4 et C 5 - U.i:\CK 1 KANt E-PRKSSE INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 6 Avis publics.B 7 Bourse.B 2 Carrières.B 4 Décès.B6 Économie.C 1 Éditorial.C4 Idées.C 5 Monde.B 8 Mots croisés.D 5 Météo.B 7 Perspectives.C 1 Rencontres.D 2 Sports.B 9 Sudoku.B 6 Qui a peur du libre-échange ?Autrefois grands défenseurs du libre-échange, les États-Unis sont aiyourd’hui tentés par les démons du protectionnisme.Les fermetures d’usines, la concurrence de la Chine et le bouleversement des modes de production ont semé le doute à propos des bienfaits de la mondialisation.Les pages économiques du Devoir vous proposent pour les quatre prochains jours quatre thèmes et quatre portraits.Aiyourd’hui: la montée du sentiment protectionniste et Chicago.M Page B 1 Un grand roman, intense et envoûtant |;vnc l lUîi H |,cs resr.ti>f> du Stv'iijp l! {! JANE URQUHART Les rescapés du Styx Tïad.de A Map of Glass 70 ans ' de bonnet lecture* www.adltlonsfidM.coni « 4 Nos conseillers ont une solution à votre mesure > Des experts qui vous conseillent dans votre démarche Pour vous accompagner dans vos premières transactions.> Une solution de financement sur mesure Structurée selon votre budget et votre réalité pour vous offrir la stabilité désirée.1 888 TELNAT-1 (1 888 835-6281) www.bnc.ca/surmesure BANQUE NATIONALE LA PREMIÈRE BANQUE AU QUÉBEC Sous réserve de l’approbation de crédit de la Banque Nationale.Certaines conditions s’appliquent. LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 AVRIL 2007 A 3 Gambard «LA NL* CATHCAAT, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 POLITIQUE 4,5 ET 6 MAI 2007 (514)382-3913 1477-668-6(01 WWWRAOiOVM.COM làLtÀï Sondage Léger Marketing Les conservateurs rattrapent les bloqnistes Au Canada, le PC obtient 39 % des intentions de vote contre 27 % pour le PLC L’effet Mario Dumont profite grandement à Stephen Harper.Ainsi, selon ce qu’indique un nouveau sondage Léger Marketing, les conservateurs sont maintenant au coude à coude avec les bloquistes au Québec, laissant les libéraux à la traîne.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Profitant du sillon creusé par les adéquistes, les conservateurs fédéraux sont plus populaires que jamais au Québec.Avec un gain de 8 % dans les intentions de vote depuis trois semaines, le parti de Stephen Harper a maintenant rejoint le Bloc québécois en tête des sondages, loin devant les libéraux.^avancée est majeure au Québec.Selon des chiffres dévoilés hier par Léger Marketing et issus d’un sondage national, les conservateurs sont en pleine ascension dans la province depuis les élections du 26 mars.Sur un échantillon de 353 personnes — ce qui indique une marge d’erreur importante, toutefois —, 34 % des Québécois appuient le PC.Avant le scrutin qui a propulsé Mario Dumont chef de l’opposition officielle à Québec, les conservateurs recueillaient plutôt 26 % des intentions de vote.Le sondage indique autrement que le Bloc a perdu quant à lui 2 % (ce qui le laisse à égalité avec le PC) dans les intentions de vote, tandis que les libéraux de Stéphane Dion passent de 25%àl9%.C’est ce que révèle en partie ce nouveau coup de sonde de l'opinion publique au Canada, réalisé par la firme Léger Marketing entre le 3 et le 12 avril.A l’échelle nationale, avec 1500 répondants, le Parti conservateur (PC) recueille 39 % des intentions de vote, contre 27 % pour le Parti libéral (PLC), 15 % pour le Nouveau Parti démocratique et 8 % pour les verts.La marge d’erreur est de plus ou moins 2,6 %,19 fois sur 20.Par rapport au dernier sondage de la même maison, publié le 28 mars, le portrait national est resté similaire.En comparaison, un sondage Dedma Research publié cette semaine donnait 34 % d’appuis au PC, contre 31 % pour le PLC.*C’est la première fois que les conservateurs rattrapent le Bloc et que les libéraux se retrouvent troisièmes au Québec depuis les années Mulroney, note Christian Bourque, viceiirésident de Léger Marketing.Les appuis aux conservateurs ne bougeaient pas depuis l’automne», ajou-te-t-il, en rappelant que la performance de l’ex-ministre de l’Environnement Rona Ambrose avait alors fait descendre le PC dans les sondages.«La seule explication qu’on peut donner, c’est que les élections du 26 mars ont changé la donne.» M.Bourque indique que les conservateurs se situent actuellement dans une «zone payante» à l’échelle nationale, avec des appuis tournant autour de 40 %, soutenus par une avance sensible en Ontario.«Les appuis semblent solides et le taux de satisfaction des gens à l'égard du gouvernement est bon», dit-il Par contre, seulement 15 % des répondants souhaitent des élections ce printemps, alors que 48 % préféreraient après l’automne.Pour éviter tout ressac de l’opinion publique, M.Harper devrait donc attendre d’être défait en chambre plutôt que de précipiter des élections, estime Christian Bourque.Actuellement, environ le quart des Canadiens pensent que le prochain gouvernement sera conservateur majoritaire, tandis que le tiers misent sur un cabinet minoritaire.D’autres données du sondage indiquent que 43 % des Canadiens jugent que M.Harper a tenu ses promesses jusqu’à maintenant Aussi, 53 % des Canadiens ont eu connaissance de la campagne publicitaire négative des conservateurs à l’endroit de Stéphane Dion: un Canadien sur cinq a une perception moins bonne du chef libéral depuis.Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le chef du NPD, Jack Layton (à droite), accueille une recrue de choix, Thomas Mulcair, ancien ministre dans le premier cabinet Charest.Mulcair veut aller à Ottawa rejoindre le NPD FABIEN DEGLISE L> ex-ministre libéral de l’Envi-i ronnement, Thomas Mulcair, a officiellement fermé son ancien bureau de député dans Chomedey mercredi.Mais il espère en ouvrir un autre très vite au Québec.sous la bannière du Nouveau Parti démocratique (NPD), dont il vient d’intégrer les rangs, a confirmé le politicien hier en compagnie de son nouveau chef, Jack Layton.«J’ai décidé d’entamer une nouvelle carrière politique, cette fois-ci au niveau fédéral», a annoncé M.Mulcair lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre printanier du mont Royal, à Montréal.«J’ai encore quelque chose à offrir.Et ç’a été facile pour moi de conclure que le NPD représentait les mêmes valeurs que je partage avec plusieurs Canadiens.» Candidat à l’investiture pour la formation néo-démocrate en vue des prochaines élections fédérales, dont la date est toujours incertaine, M.Mulcair a reconnu qu’«aucune décision n’a été prise pour le moment» au sujet de la circonscription où les électeurs seront amenés à évaluer sa candidature.«Ma base militante est à Laval, où j’ai grandi, a-t-il dit Mais je soupçonne que [ces militants] m’aideront, peu importe le comté.» Par ailleurs, M.Mulcair ne «ferme pas la porte» à l’idée d’essayer de faire son entrée sur la scène fédérale avec ses nouvelles couleurs politiques lors d’une des trois élections partielles que pourrait déclencher Stephen Harper au cours des prochains mois, a-t-il reconnu.Les circonscriptions d’Outre-mont, délaissée par Jean Lapierre, de Sainte-Hyacinthe-Bagot, naguère représentée par le bloquiste Yvan Loubier, et de Roberval, libérée en juin prochain par Michel Gauthier, sont dans la ligne de mire.«Ces partielles sont encore hypothétiques et nous prendrons les décisions qui s’imposent», a résumé M.Mulcair.«Une bonne nouvelle» Jack Layton s’est réjoui hier de l’arrivée de ce nouveau visage au sein de son équipe.«C’est une bonne nouvelle pour le Québec, a-t-il expliqué.Thomas Mulcair est quelqu’un qui lutte pour les familles, pour les gens de tous les jours [ste], pour l’environnement, pour la justice, et j’ai été bien impressionné par ses efforts sur des dossiers importants pour les gens du Québec.» M.Layton n’a toutefois pas voulu confirmer la rumeur voulant que M.Mulcair devienne son lieutenant québécois en prévision de la prochaine course électorale.«Nous n’avons pas attaché les titres officiels, a dit M.Layton.M.Mulcair est toutefois un homme de qualité avec beaucoup d’expérience et on va travailler étroitement avec lui pour bâtir un vrai choix pour les Québécois qui cherchent une direction qui corresponde à leurs valeurs.» Depuis sa formation, le NPD n’a jamais réussi à faire élire plus qu’un seul député au Québec.Ce fut Phil Edmunston, en 1990, lors d’une election partielle dans le comté de Chambly.I.a chose ne s’est jamais reproduite et Thomas Mulcair ne s’en formalise pas trop.«Le NPD n’a pas encore gagné d’élections générales, a-t-il commenté.Mais regardez-nous partir aujourd’hui, regardez les candidats qu’on va recruter, et on va se reparler dans quelques mois.» Au cours des prochaines semaines, le nouveau candidat compte d’ailleurs faire une tournée au Québec en compagnie de son chef afin de préparer les troupes néo-démocrates à une échéance électorale.Un homme sollicité Âgé de 52 ans, Thomas Mulcair, avocat de formation, a été élu pour la première fois à l’Assemblée nationale du Québec en 1994 dans le comté de Chomedey.Il a été ministre de l’Environnement au sein de l’administration de Jean Charest d’avril 2003 à février 2006, jusqu’au moment où il a claqué la porte du conseil des ministres en raison d’une mésentente avec son chef.Il n’a pas souhaité se représenter sous la bannière libérale provinciale en mars dernier et a avoué hier avoir «tourné la page sur son implication politique au Québec et au sein du PLQ».Outre le NPD, le Parti conservateur du Canada a sollicité M.Mulcair au cours des derniers mois afin de lui proposer de faire le saut sur la scène fédérale avec l’équipe de Stephen Harper, a-t-il également reconnu hier.«Ils [les conservateurs] auraient voulu que je les aide [à refaire leur image environnementale au Québec]», a dit l’ex-mi-nistre, qui a décliné leur invitation.«Il n'était pas question pour eux de changer leur approche d’un iota sur le protocole de Kyoto [les conservateurs refusent de mettre ce protocole en application].» Une chose difficilement acceptable, a-t-il affirmé, alors qu’il avait fait du respect de ce protocole un de ses chevaux de bataille lors de ses dernières années en politique provinciale.Le Devoir Nouvelles rumeurs d’élections à Ottawa Ottawa — Le gouvernement conservateur a ravivé la fièvre électorale qui commençait à peine à s’atténuer sur la colline parlementaire, hier, quand il a rejeté un amendement proposé par le Sénat à un projet de loi qui imposerait des élections générales à date fixe tous les quatre ans.Les libéraux accusent le gouvernement conservateur minoritaire de faire délibérément obstruction au projet de loi pour préserver son option de déclencher des élections-surprises.Une fois proclamée, la loi C-16 fixerait au 19 octobre 2009 le moment du prochain scrutin général Si la loi n’empêcherait pas les partis d’opposition de provoquer des élections plus tôt en renversant le gouvernement Harper, elle empêcherait ce dernier d’orchestrer sa propre chute dans le but d’appeler les Canadiens aux urnes avant ce moment Le projet de loi a déjà été adopté par tous les partis à la Chambre des communes, mais le Sénat, dominé par les libéraux, a ensuite proposé de le modifier pour donner au Directeur général des élections le pouvoir de retarder le vote afin d’éviter tout conflit avec les référendums provinciaux ou municipaux Peter Van Loan, le leader du gouvernement en Chambre, a expliqué aux Communes que le gouvernement n’acceptera pas cet amendement «inapproprié» qui, selon lui, voudrait dire «que, si une petite ville de 450 habitants dans le nord de l’Ontario décide d’organiser un référendum pour changer de nom [.], les élections fédérales seraient annulées.Ça va à l’encontre du but de C-16, qui est de créer un aspect de certitude».Mais Stephen Owen, le porte-parole libéral en matière de réformes démocratiques, estime que les objections de M.Van Loan sont absurdes.Selon lui, les sénateurs li- béraux ont proposé «une modification procédurale mineure», et le Directeur généra] des élections, qui avait suggéré le changement, n’utiliserait jamais son pouvoir de retarder les élections fédérales de manière aussi frivole.Presse canadienne S>AViï> Mi* ¦ .w, .-, ¦ Cahier «208pages «15,75$ ISBN 978-2-7601^957-9 Corrigé • 68 pages • 26,25 $ ISBN 978-2-7601-6958-6 GUÉRIN, éditeur Itée 514-842-3481 POUR ÉVITER DE SE CASSER LES DEHTS préparation au test de français NouveauK critères de correction En uenle dans toutes les librairies Les prix sont indiqués sous réserve de modifications François Gendron avocat LL.L., M A., Ph.D.Montréal 514.845.5545 LA FORCE DU DROIT ; - - Pour Elle 277, av.Laurier O.514-270-6154 Centre de Commerce Mondial I I 413, St-Jacques O 514 -844-9125 6 PROMOTION L'AUTISME A L'HÔPITAL RIVIERi-DES-PRAIRIES : UNE PRIORITÉ wmKÊÊÊÈÊmmÊmÊÊÊÊÊÊiKmÊm :—r ¦h -J— ¦ v.v , - I v 9 I ! « ê 1 i i 1 r r MISSION L'HÔPITAL RIVIÈRE-DES-PRAIRIES, situé dans le nord-est de Tîle de Montréal, est un centre hospitalier de soins psychiatriques, d'enseignement et de recherche, affilié à l'Université de Montréal.L'Hôpital offre des services spécialisés et surspécialisés en psychiatrie à une clientèle d'enfants et d'adolescents.Il offre également des services surspécialisés à une clientèle d'enfants, d'adolescents et d'adultes présentant des pathologies psychiatriques ou de sévères problèmes adaptatifs associés à une déficience intellectuelle, à un trouble envahissant du développement ou à un autre trouble neurodéveloppemental complexe.Une autre avenue de recherche sur l'autisme Troubles envahissants du développement (TED): dépistage, orientation, intervention On entend de plus en plus parler d'autisme, de troubles envahissants du développement et de classes TED dans les écoles.MAIS DE QUOI S'AGIT-IL AU JUSTE?ES TROUBLES ENVAHISSANTS du développement sont des conditions neurodéveloppementales qui, comme leur nom l’indique, touchent plusieurs sphères du développement de l’enfant, depuis des particularités sensorimotrices et des intérêts de jeux, jusqu’à la communication et les interactions sociales.Les troubles envahissants du développement regroupent principalement l’autisme, le syndrome d’Asperger et le trouble envahissant du développement non spécifié.C’est souvent vers l’âge de 18 mois que les parents commencent à remarquer les particularités de leur enfant.Ils se rendent compte qu’il ne parle et ne babille pratiquement pas, qu’il n’utilise pas de geste pour se faire comprendre (comme pointer vers un objet désiré), ne se retourne pas quand on l’appelle, ne tend pas les bras pour se faire prendre et répète toujours les mêmes activités avec des jouets ou d’autres objets.Toutes ces observations devraient mettre le médecin traitant srr la piste de l’autisme.D devrait alors référer san.s tarder à une clinique spécialisée d’évaluation des TED.Lorsqu’on vit dans (attente d’un service, on se sent impuissant C’est pourquoi quand arrive le rendez-vous, on se sent presque soulagé, on va enfin savoir.Mais on ne diagnostique pas un TED comme une amygdalite et plusieurs Ruptures de fonctionnement ivre avec un enfant ayant un trouble envahissant du développement peut représenter un réel défi de tolérance, d’affection et de compréhension pour sa famille.Pour l’aider à grandir, ses parents, les intervenants du monde médical, du milieu scolaire et des différents environnements auront à collaborer et s’ajuster constamment.Ce qui fonctionne pendant un mois ou une année peut aussi bien ne plus être adéquat du jour au lendemain.11 faudra alors trouver autre chose.C’est ce qu’on appelle les ruptures de fonctionnement Les familles se retrouvent à ce moment-là avec un entant en crise.D peut alors se replier sur lui-même ou devenir violent.Le plus difficile, c’est d’identifier les causes de cette crise.Comme les enfants ayant un TED ne vivent pas les choses de la même manière que les neurotypiques, il est parfois extrêmement difficile d’identifier ce qui a déclenché ces nouveaux comportements.COMPRENDRE LE LANGAGE DES AUTISTES Un concept avant-gardiste à l'Hôpital Rivière-des-Prairies E support apporté aux autistes se raffine avec le temps.Grâce aux progrès cliniques et techniques réalisés depuis quelques années, il est davantage possible de comprendre et de réagir face à leurs comportements.Si les parents d’enfants et d’adolescents autistes sont souvent dépassés par les événements, certains d’entre eux disposent maintenant d’un « guide de l’utilisateur ».Celui-ci est rendu accessible grâce à une équipe formée de sept cliniciens de l’Hôpital Rivièredes-Prairies (HRDF).Menée par Dr André Masse, psychiatre et directeur médical du Programme des troubles neurodéveloppementaux, l’Analyse fonctionnelle progressive chez les enfants et adolescents TED en rupture de fonctionnement, mise en place depuis cinq ans dans l’établissement, est en train de modifier fortement la manière de faire face à des comportements atypiques comme l’automutilation.« Comme ils ne peuvent exprimer verbalement ce qu’ils ressentent il faut dépasser la barrière de la communication à partir d’une méthodologie et d’une technologie basées sur des données psychophysiologiques pour comprendre leur réaction », explique Michel Rolland, psychologue, chef d’unité à IURDP et crdonnateur de ce projet DECODER UN LANGAGE L’Hôpital Rivière-des-Prairies est en quelque sorte en train de jeter les bases de la compréhension d’un langage non verbal.En identifiant peu à peu les raisons de comportements qui sont propres aux autistes, par exemple l’automutilation (fréquente) et la violence physique (qui reste très rare dans ce contexte), les spécialistes réussissent enfin à entrer en communication avec eux.Leurs travaux débouchent sur d’intéressantes conclusions : se réveiller et s’asseoir dans un lit la nuit se frapper la tête à maintes reprises avec une main ou encore porter un geste agressif sur autrui sont autant de gestes qui peuvent dissimuler un malaise physique, une frustration, un trouble anxieux, un irritant dans l’environnement immédiat ou encore un besoin irrépressible de les poser.« L’automutilation cache souvent un problème de santé biologique.D s’agit de l’unique moyen, pour eux, de manifester une douleur qui persiste parfois depuis des années.Nous pouvons maintenant mettre le doigt plus facilement sur l’origine d’un malaise », explique Dr Masse.DE L’ÉQUIPEMENT À LA FINE POINTE Pour parvenir à de telles conclusions, une instrumentation adéquate est notamment essentielle à « l’analyse psychophysiologique » de ces patients.Le personnel soignant dispose d’appareils de pointe, spécialistes sont impliqués.Ils utilisent les outils diagnostiques standardisés reconnus internationalement et cela prend du temps, car il faut en effet répondre à de très nombreuses questions au sujet de l’histoire du développement de son enfant.Rien ne sera négligé.C’est un long processus, c’est certain, mais il permet au parent de cheminer dans la compréhension des comportements de son enfant et de mieux cibler ses besoins.Le diagnostic ainsi obtenu permettra de tracer le profil particulier de l’enfant plutôt que de le comparer à celui d’un enfant typique.Enfin, cela permettra de mettre en évidence ses forces plutôt que seulement ses faiblesses.À l’Hôpital Rivière-des-Prairies, les intervenants de la clinique d’intervention psychiatrique, de l’hôpital de jour et de l’unité d’hospitalisation pour les enfants et adolescents de 0 à 17 ans peuvent être appelés en renfort dans ces situations.Quand on est parent d’un enfant autiste et que l’on vit une période comme celle-là se sentir appuyé par des spécialistes fait toute la différence.Tous se pencheront sur la situation pour mieux la comprendre.Pour les petits, il y a l’hôpital de jour Pas-à-Pas.On y accueille les enfants de 7 ans et moins qui présentent des facteurs aggravants pouvant mener à une rupture de fonctionnement.L’observation rigoureuse demeure un des meilleurs moyens pour analyser et comprendre les problématiques; on voit donc les enfants de 2 à 4 jours/semaine pour une période pouvant aller jusqu’à 20 semaines.On travaille ensuite avec les intervenants des différents milieux de vie de l’enfant pour que les outils d’intervention élaborés pendant son séjour soient utilisés de façon constante à la maison, à la garderie ou à l’école.Les plus âgés, enfants ou adolescents, ont accès à la clinique d’intervention.Ils peuvent aussi, au besoin, être hospitalisés jusqu’à ce que les symptômes nuisant à leur adaptation disparaissent et que le comportement se stabilise.Un comportement dépressif ou au contraire agressif se manifeste rarement sans raison.D faut donc toujours chercher ce qui se cache derrière le symptôme avant de faire quoi que ce soit Chez les enfants ayant un trouble envahissant du développement, il faut chercher plus longtemps, décortiquer les situations, s’attarder encore plus aux détails.In plupart du temps on y arrive.Lorsque Ton a résolu la crise, on peut être confiant d’avoir profité de cet épisode difficile afin d’outiller Tenfant pour une meilleure adaptation future.notamment le cardiofréquencemètre.Habituellement utilisé pour tester le rythme cardiaque des athlètes, il sert également à mesurer les battements de cœur de sujets autistes.« Un pouls affolé peut révéler, dans certaines circonstances, une forme physique déficiente ou du stress face à une situation donnée, laquelle peut entraîner des gestes violents », ajoute Dr Masse.L’Hôpital Rivièredes-Prairies est également doté de sonomètres et de luxmètres qui fournissent de l’information quant aux réactions à différents spectres sonores et lumineux.Au niveau auditif, certaines fréquences dérangent les autistes.Ils entendent des sons qui échappent à la majorité des gens et trouvent désagréables, voire douloureux, des sons anodins pour nous.Au chapitre de la luminosité, divers types d’éclairages les indisposent également.A court terme, l’Hôpital acquerra un autre appareil fort utile : la veste physiologique (lifeshirt) permettant d’analyser à la fois les fonctions cardiaques, la respiration et les mouvements.Mieux encore, la caméra à infrarouge (qui sera utilisée en collaboration avec TUniversité Carleton d’Ottawa) donnera l’occasion de procéder à une analyse physiologique, sans requérir de contact avec les sujets.Comme ces derniers sont généralement réfractaires aux examens, la détection des douleurs musculaires et articulaires, des infections cutanées, des migraines et des abcès dentaires, entre autres choses, deviendra alors plus évidente.« Ces outils sont légers, non invasifs et fournissent l’information que les autistes ne peuvent nous livrer », d’ajouter Dr Masse.Leur sort se voit ainsi amélioré et, par le fait même, l’intégration sociale de ces personnes ne s’en porte que mieux L’annonce du diagnostic à la famille et, pour les adultes, à la personne elle-même, est une étape importante du processus.D faut prendre le temps d’expliquer le diagnostic, le profil de la personne, ses besoins, les interventions possibles, le pronostic, et répondre aux questions.Puis, la famille sera dirigée vers un professionnel pour un support post-diagnostic.Il peut s’agir de quelques rencontres parent-enfant pour montrer et expliquer comment agir avec lui dans la vie quotidienne, ou des rencontres pour donner de l’information supplémentaire sur la condition de Tenfant.Parallèlement, la famille est référée vers le CSSS (Centre de Santé et de Services Sociaux) et le CRDI TED (Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et TED) de sa région pour les services d’aide et d’intervention à plus long terme.Au besoin, un professionnel accompagne les parents dans ces démarches.Si, au cours de son développement, Tenfant présente des ruptures de fonctionnement importantes auxquelles les réseaux en place ne peuvent répondre, il pourra avoir recours à des services spécialisés en TED de THRDR dans une clinique d’intervention externe, à l’hôpital de jour pour les 0-7 ans, ou même, quand c’est nécessaire, à l’hospitalisation.Le programme des rroubles neurodéveloppementau* de THRDP offre des services spécialisés et surspécialisés externes et internes, selon Tâge et les pathologies Les services externes d'évaluation diagnostique TED 0-17 ans : • Clinique d'évaluation diagnostique en TLD pour enfants 0-5 ans avec ou sans retard de développement • Clinique d'évaluation diagnostique en TED pour enfants de 6-17 ans avec retard de développement • Clinique d'évaluation diagnostique pour une clientèle de plus de 6 ans sans déficience intellectuelle • Clinique d'évaluation diagnostique des troubles du sommeil, en processus d'actualisation • Clinique d’évaluation et conseil génétique Les services externes d'intervention TED 0-17 ans : • Hôpital de jour pour une clientèle d’enfants 0-7 ans présentant un TED et des facteurs aggravants • Clinique de gestion de crise pour enfants avec TED de ai7 ans • Partenariat avec une commission scolaire pour la scolarisation d’enfants avec un TED Les services externes de psychiatrie pour adultes DI/TED : • Clinique externe d’évaluation et de suivi psychiatrique pour adultes DI/TED • Hôpital de jour pour adultes DI/TED Les services d'hospitalisation pour clientèles enfants, adolescents TED et adultes DI/TED qui présentent un problème psychopathologique complexe ou des problèmes adaptatifs graves : • Pour une clientèle pédopsychiatrique I ED : Gestion de crise et admission courte durée, troubles psychopathologiques, rationalisation des molécules et troubles graves de la conduite • Pour une clientèle adulte DI/TED : Gestion de crise et admission courte durée, troubles psychopathologiques, rationalisation des molécules, troubles graves de la conduite et recouvrement de la santé physique. Vendredi, 27 avril, 19h-21 h v m' > Samedi, 28 avril, 9 h-17 h X INSTITUT DU NOUVKAU MONDE UNIVERSITY www.concordia.ca LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 AVRIL 2007 A 8 LES ACTUALITÉS VALERY HACHE AFP Jean-Pierre Casse! L’acteur Jean-Pierre Cassel emporté par un cancer Paris — Artiste à l'américaine, danseur de claquettes, chanteur de music-hall et comédien, Jean-Rerre Cassel est mort à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer.Il s’est éteint dans la nuit d’hier à son domicile parisien, a précisé son agent, Isabelle Gaudin.Formé au cours Simon, grand amateur de comédies musicales et admirateur de Fred Astaire, Jean-Pierre Cassel a promené son élégance et son charme au théâtre et au cinéma depuis le début des années 50 avant d’accéder à la notoriété avec les comédies des années 60 et 70 comme Les Jeux de l’amour (1960), Le Farceur (1961) de Philippe de Broca ou LOurs et la Poupée (1970) de Michel Deville, avec Brigitte Bardot Né à Paris d’un père médecin et d’une mère chanteuse d’opéra, il a débuté au cinéma avec La Route du bonheur tout en participant à des comédies musicales, notamment à Londres.Figure de Saint-Ger-main-des-Prés, il y a rencontré son modèle, Gene Kelly, l’artiste américain qui l’avait fait participer à son film The Happy Road en 1957.Père des acteurs Vincent et Cécile Cassel, Jean-Pierre Cassel a tourné avec les grands noms du cinéma français comme René Clément (Paris brûle-t-il?en 1966), Jean Renoir (Le Caporal épinglé en 1961), Claude Chabrol (Les Sept Péchés capitaux en 1962) ou Jean-Pierre Melville (J!Armée des ombres en 1969).C’était le séducteur astairien [.]: quand il marchait dans la rue à Saint-Germain, on pensait tout de suite que l’orchestre allait attaquer», a raconté Jean Roche-fort sur France Info.«Je suis très secoué, c’était un compagnon charmant qui jouait à être léger [.].C’était la politesse de la légèreté.» L’acteur Jean-Pierre Marielle a rappelé sur France 2 qu’il a tourné «des films qui ont marqué une époque», surtout ceux de Philippe de Broca, dans lesquels «il courait tout le temps» comme «une sorte d’éternel danseur».Symbole du séducteur à la française, il a tourné avec des réalisateurs étrangers comme Luis Bunuel dans Le Charme discret de la bourgeoisie (1972) ou encore Sidney Lumet pour Le Crime de l’Orient Express (1974).Dans les années 80, il a délaissé le cinéma pour retrouver les planches avec La Fille sur la banquette arrière ou Le Dindon et des comédies musicales comme Chorus Une ou La Valise en carton.D a rendu hommage à son idole Fred Astaire en 1994 dans un spectacle intitulé Jean-Pierre Cassel chante et danse Fred Astaire.Parallèlement, il a tourné pour le petit écran en France, en Grande-Bretagne et en Italie tout en reprenant les tournages, en particulier avec de jeunes cinéastes comme Matthieu Kassovitz (Métisse en 1993 et Les Rivières pourpres en 2000), Gilles Lellouche (Narco en 2004 avec Guillaume Canet).Il interprétait en 2006 le rôle du père d’Olivier Gourmet dans le film québécois Congorama de Philippe Falardeau.Il y jouait un écrivain cloué à son fauteuil roulant et incapable de parler.En décembre dernier, il dansait encore avec le spectacle Jean-Pierre Cassel chante et danse Serge Gainsbourg.Presse canadienne et Associated Press La lutte contre les tiES peut se faire à un coût raisonnable Une étude démontre qu ’il pourrait coûter moins de 50 $US la tonne pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre VALERY HACHE AFP Ottawa — L’ébauche d’un rapport de l’ONU indique qu’il est possible de réduire de moitié d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’écarter la menace des changements climatiques, et ce, à un coût de moins de 50 $US la tonne.Le gouvernement conservateur avait pourtant indiqué jeudi que les mesures nécessaires pour que le Canada atteigne ses objectifs du protocole de Kyoto créeraient un chaos économique.Une étude du gouvernement indiquait que l’atteinte des objectifs du protocole de Kyoto nécessiterait une importante taxe sur le carbone, de 195 $ la tonne; mais le document du Groupe d’experts intergouvememental sur l’évolution du climat suggère que d’importantes réductions peuvent être réalisées à un coût moindre si l’effort est réparti sur une plus longue période.«Un prix du carbone s’établissant entre 20 $US et 50 SUS permettrait d’importantes réductions des émissions [de GES] dans la première moitié du siècle si le tout est mis en œuvre de Japon stable et prévisible», indique l'ébauche du document, qui doit être publié dans sa version finale le mois prochain et dont la Presse canadienne a obtenu copie.Philippe Crabbe, un des auteurs du rapport, a déclaré que les effets économiques désastreux décrits par l’étude du gouvernement cette semaine reflétaient bien la situation si les objectifs de Kyoto devaient être atteints en un an, ce qui est le scénario proposé par le gouvernement «Elle [l’étude] montre que, si vous deviez atteindre les objectifs de Kyoto pour le 1" janvier 2008, ça coûterait très cher.Autant vous que moi pouvons dire ça sans regarderies chiffres, ce n’est pas une surprise», a dit M.Crabbe, professeur émérite en économie des ressources naturelles à l’Université d’Ottawa.Plusieurs investissements dans l’utilisation du territoire et l’énergie durent plusieurs décennies, selon l’étude.Essayer de concentrer ces projets de développement en quelques années produit des coûts astronomiques.Puisque les gouvernements successifs ont retardé la mise en œuvre d’actions pour réduire les émission de GES, il est peut-être trop tard pour atteindre les objectifs de Kyoto, a dit M.Crabbe.«Cette situation ne devrait pas servir à dire: “Bon, pour le Canada, c’est très coûteux de faire quoi que ce soit, donc nous ne ferons rien.” Ce n’est pas le message.Ce n’est pas une raison pour ne pas commencer.Peut-être qu’on pourrait le faire pour 2016 ou 2020.» Le protocole de Kyoto permet aux pays qui n’atteignent pas leurs objectifs en 2012 de les transférer dans la nouvelle période, mais leurs objectifs d’alors seront augmentés.Le rapport du GIEC de 110 pages recommande d'établir des règlements et des taxes pour promouvoir l’efficacité.«Une taxe sur le carbone bien ficelée ou la fixation de cibles et la création d’un mécanisme d’échange encourageront le développement de technologies efficaces pour engendrer des profits et être déployés.» Sous un programme de fixation de cibles et d’échange, une limite est placée sur les émissions totales, créant un marché pour les droits d’émissions à l’intérieur de cette limite.«Le secteur privé investira seulement si les mesures in- citatives [sur le prix du carbone ou d’autres mesures] sont plus claires, plus prévisibles, à plus long terme et plus robustes que ce que les politiques actuelles offrent.» Le gouvernement a déjà rejeté de taxer le carbone et de créer un programme d’échange.Le ministre de l’Environnement, John Baird, doit bientôt annoncer des cibles à’«intensité» pour les émissions de GES, qui permettent aux émissions d’augmenter avec la production totale.John Drexhage, un autre auteur du rapport, a averti que le document sera le sujet d’importantes négociations avant d’être publié le mois prochain, mais il assure que le message central, selon lequel la réduction des émissions de GES peut se faire à un coût raisonnable, demeurera.M.Drexhage, de l’Institut international du développement durable, a déploré que le débat politique se limite à la faisabilité de l’atteinte des objectifs de Kyoto.«C’est comme si, étant donné qu’on ne peut pas atteindre les objectifs de Kyoto, nous resterons assis et en discuterons sans rien faire.» Presse canadienne Kyoto : les Canadiens veulent qu’Ottawa respecte ses engagements, selon David Suzuki ISABELLE RODRIGUE Ottawa — Au lendemain du plus récent effort du gouvernement conservateur pour empêcher la mise en œuvre du protocole de Kyoto au Canada, un nouveau coup de sonde auprès des Canadiens tend à démontrer qu’ils tiennent au respect des engagements du pays en vertu du traité international.L’environnementaliste et scientifique bien connu David Suzuki était de passage dans la capitale fédérale hier, pour dévoiler les conclusions de sa tournée pancanadienne au cours de laquelle il a recueilli les opinions de milliers de citoyens.M.Suzuki s’est rendu dans 41 villes, petites et grandes, d’un océan à l’autre, pour discuter d’environnement avec les citoyens.S’il admet que les gens, de façon générale, ne connaissent que peu ou mal les détails du protocole de Kyoto, leur attachement envers le traité est réel.Selon M.Suzuki, les Canadiens tiennent à ce que leur pays respecte ses engagements.«Toutes les fois que j’ai dit, dans mon discours: “Le Canada a une obligation et nous voulons atteindre les cibles de Kyoto”, chaque fois j'ai été accueilli par des applaudissements nourris», a relaté l’environnementalis-te, en conférence de presse.Ce n’est pas bon signe pour le gouvernement conservateur, qui répète depuis des mois qu’il sera impossible d’atteindre les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) fixées par le protocole de Kyoto.JACQUES NADEAU LE DEVOIR David Suzuki rmm; Pour donner du poids à ses dires, le gouvernement dévoilait une étude d’impact économique jeudi, brossant un scénario catastrophe si le Canada respectait ses engagements.Selon l’étude, le pays serait précipité dans une récession importante.Les critiques se sont rapidement fait entendre pour dénoncer l’étude, faisant valoir qu’elle élabore son hypothèse en se basant sur les prémisses les plus sévères et qu'elle ne tient pas compte des bénéfices d’une réduction des GES.Même le gouvernement du Québec, qui affirme être sur la bonne voie pour respecter ses cibles, l’a qualifiée d’alarmiste.M.Suzuki partage l’avis d’un grand nombre de ses collègues environnementalistes, qui soutiennent que l’inaction devant le réchauffement climatique pourrait avoir des impacts économiques bien plus grands.Sa tournée l’a plus que jamais convaincu que les Canadiens sont prêts à mettre la main dans leur portefeuille pour améliorer le sort de la planète, pour autant que tous soient sur le même pied d'égalité, industries pétrolière, gazière et automobile y comprises.Tous les commentaires et les idées entendus au cours de la tournée ont été compilés dans un rapport que M.Suzuki a remis au ministre fédéral de l’Environnement, John Baird.L’exercice a permis à la Fondation David Suzuki de dégager les cinq secteurs principaux où les citoyens souhaitent de l’action.Ils aimeraient que les gouvernements s’attardent à bâtir un système de transport public durable et abordable, introduisent une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre pour ainsi contribuer au respect du protocole de Kyoto, inscrivent dans la Constitution le droit à l’eau potable, à l’air respirable et à l’approvisionnement alimentaire sain, protègent les espèces en péril et pénalisent les pollueurs tout en récompensant les initiatives vertes.«Les Canadiens devancent, et de loin, toute la parti-sanerie à laquelle on a droit.Ils ne craignent pas de devoir payer plus, et ils veulent de l’action.Us veulent des cibles concrètes, des échéanciers, une réglementation», a résumé M.Suzuki.Presse canadienne Presses de TUniversité du Québec Homosexualités Variations régionales Enfants à protéger Parents à aider Des univers à rapprocher Sous la direction de Claire Chamberland, Sophie Léveillé et Nico Trocmé Comment les problématiques adultes comme la toxicomanie, la maladie mentale, la déficience Intellectuelle ou la violence Influencent-elles les relations parent-entant ?Quelles sont les interventions concertées les plus prometteuses et efficaces 7 Comment concilier régie juridique, souci éthique et objectifs cliniques 7 40$ ENFANTS à PROTÉGER PARENTS à AIDER Des univers à rapprocher Soo» U rhifttUm ttr CLAIRE CHAMBf lUAND sont* Uvmii NtCO TROC Ml ;«• " Sous la direction de Danielle Julien et Joseph Josy Lévy À l'extérieur des grands centres, la rareté des réseaux associatifs et la carence dans les ressources d'aide dans le domaine de la santé et des services sociaux peuvent contribuer à l'isolement, aux sentiments d'aliénation et de malaise chez les personnes homosexuelles.Afin de mieux cerner ces enjeux, les auteurs analysent les réalités de lesbiennes et gais vivant en région.30$ Trouble déficitaire de l'attention HOMOSEXUALITÉS VARIATIONS REGIONALES avec hyperactivité Soigner, éduquer, surtout valoriser Sous la direction de Nicole Chevalier, Marie-Claude Guay, André Achim, Philippe Lageix et Hélène Poissant ¦S SANTE Et SOCIÉTÉ TROUBLE DEFICITAIRE BràkJWJOI Joseph I.IlYY PrAssen d« f Université du Québec Ce livre présente de nouvelles voies d'intervention pour les professionnels de l'éducation et les parents d'enfants vivant i avec un trouble déficitaire de l'affentton avec hyperactivité (TDAH).39$ -!— mmm oe L’ATTENTION mc HYPERACTIVITÉ Sotywj édactier, Surtout valoriser métmu/a M»r*-CW»GUAY AiwteACWM PhUppeUŒtt Méh-wPOCSAKT «haoçiir>*}#pp«U9»ii fjdtÿüf ¦'> C*W«iUt3WW*i» jfff ?'»**«* de i’Un»v*n,ité duGuébec - - «i.» Disponible chez votre libraire ou au www.ca Québec an i' LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 AVRIL 2007 LES ACTUALITES Campagne à la française GU Courtemanche Toulouse — Chez nous, on aurait dit: quelle campagne passionnée, pleine d’empoignades et d’enjeux! Ici, on dit: bof! La plupart des Français sont déçus de cette campagne du premier tour dont on connaîtra le résultat demain.Pour l’étranger que je suis, habitué à la politesse et au discours comptable de l’Amérique du Nord, la politique française est comme une sorte de défoulement de la parole, un psychodrame populaire.Je trouve à la fois qu’on s’amuse et qu’on est forcé à la réflexion.Sur mon continent froid, on cherche le politicien consensuel, la personne téflon qui ne risque jamais d’offenser.Ici, la politique est encore une arène remplie de personnages plus grands que nature.Le défaut d’être femme Je l’appellerai Françoise, car elle m’en voudrait de dire son vrai nom.C’est une Bretonne de grande famille, descendante du célèbre corsaire Surcouf.Grande famille et aussi grande richesse, mais fortement ancrée à gauche.Elle approche la soixantaine et n’aime pas trop les féministes.Mais elle rage, car elle est certaine que le fait d’être femme joue résolument contre Ségolène Royal.Selon elle, il est plus facile en France d’être homosexuel que d’être femme quand on veut faire de la politique de haut niveau.Françoise ajoute: «En plus, elle est trop belle.On dirait que la beauté, l’élégance féminine, la grâce, pour beaucoup de Français, ça ne fait pas sérieux.» La femme, c’est la générosité et la compréhension; l’homme, c’est la fermeté et la sévérité.C’est encore ainsi qu’on raisonne, affirme-t-elle.Et trop de Français aujourd’hui cherchent la fermeté et l’autorité.Comme si une femme ne serait pas capable d’envoyer la police dans les banlieues qui brûlent.On a déjà oublié que Ségolène Royal avait évoqué la possibilité d’un encadrement militaire pour réformer les jeunes délinquants récidivistes.De vrais mots, des mots qui sonnent J’essaie d’imaginer les hauts cris et les réactions outrées si, chez nous, un leader politique qualifiait un adversaire de «racaille».Dans la langue française, voilà une injure, une insulte sérieuse et grave, un qualificatif bien plus lourd de sens que le «menteur» qu’avait utilisé Mario Dumont à propos de Jean Charest, accusation que d’aucuns avaient trouvée déplacée.Pourtant, le mensonge du politicien ne relève que du péché véniel.Mais une «racaille» est vouée à l’enfer.C’est un être qui fait partie de la lie de l’humanité, une personne sans conscience morale ni sens des responsabilités.On s’habitue aux menteurs, on ne peut avoir que du mépris pour une racaille.Donc, dans un discours, Jean-Marie Le Pen, lui-même une racaille, a traité Sarkozy de «racaille politicienne».On me dira que ce n’est qu’un juste retour des choses, car c’est ce même Sarko qui avait remis à la mode ce mot oublié de la langue française.Lors d’une visite en banlieue, il avait traité de «racaille» les jeunes désœuvrés et les jeunes voyous des banlieues, promettant de les nettoyer au Karcher.Le candidat Sarkozy n’est pas en reste.On lui reproche son hyperactivité et certains de ses adversaires disent qu’il est «agité».Celui qui veut devenir président de la France depuis qu’il est tout petit a répondu: «Ceux qui me disent agité sont des fascistes.» Soudainement, 50 % des Français se sont sentis fascistes.Je ne dis pas qu’il est bien d’injurier et d’insulter, mais je trouve sain et rafraîchissant qu’on puisse encore employer de vrais mots et appeler un chat un chat Le génie maléfique Nicolas Sarkozy a le génie de la politique politicienne.C’est un véritable émule de Machiavel, une sorte de génie maléfique.Tout chez lui semble spontané, surtout ce qui est planifié et réfléchi.Tout semble naturel, surtout ce qui est répété et préparé devant un miroir.Au lieu de gommer ce qui pourrait fâcher certaines personnes, il l’affirme et le grossit même.11 ne cache rien de ce qu’il est néolibéral, proaméricain, partisan de la répression, opposé à l’immigration.Ce qui fait sa force, c’est son absence totale de pudeur, si cette impudeur peut être rentable d’un point de vue politique.Ainsi, dans un discours, il a cité et récupéré le nom du fondateur du socialisme moderne français, Jean Jaurès.Un peu comme si Stéphane Dion citait admiratif, le nom de René Lévesque.Sarko a cité Jaurès, pas une fois mais 24 fois.Le lendemain, c’est de Jeanne d’Arc qu’il parlait, sous-entendant qu’il menait le même combat que la pucelle d’Orléans pour la libération de la France des vrais Français.Jaurès et Jeanne d’Arc dans le Panthéon de Sarkozy.Cette semaine, il s’est rendu verser une larme, une vraie larme, sur la tombe de Charles de Gaulle et s’est fait photographier sous une immense croix de Lorraine.Pas un mot pas une déclaration, juste des symboles.Et puis, cette semaine encore, sans état d’âme aucun, il a rameuté Jean-Paul II, dont il partageait le combat pour la liberté.La coupe n’était pas encore pleine.D en a remis.D a rappelé avec émotion la catholicité profonde de la France, souligné avec émotion sa totale adhésion aux valeurs chrétiennes qui ont contribué à former cette Europe moderne qu’il veut dynamiser.On aurait cru entendre un premier ministre polonais.Du génie, je vous le dis, le génie de la racaille et de la bête fauve.Ségolène Un petit commerçant français à l’apéro: «Tu vois Ségolène présidente?Durant une rencontre avec un chefd'État, elle va s’excuser quelques minutes pour aller s’occuper de ses enfants.» Je le connais, ce commerçant.Il a toujours voté à gauche.Cette année, ü vote Sarko.CHARLES PLATIAU REUTERS Restauration de crystal â £ Spécialisé dans le taillage de crystal traditionnel Jfàaa mstuurona tout.euiyf/ea coeurs brûlé*/ 4652, bout.Décarie, Montréal 514-484-8332 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 Autopsie du système carcéral Stockwell Day demande notamment une analyse des libérations conditionnelles ARCHIVES REUTERS Le glas des peines de prison écourtées a-t-il sonné?Ottawa lance une révision du fonctionnement du système carcéral canadien.Un apôtre de la privatisation des pénitenciers mènera l’enquête, même si la vente des prisons ne figure pas au menu.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement fédéral entreprend un vaste examen de son système carcéral.Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, veut à la fois dégraisser l’appareil et déterminer si les remises en liberté de prisonniers ayant purgé une fraction de leur peine ont encore leur raison d’être.M.Day était fier d’annoncer hier matin le respect d’une autre promesse de son gouvernement celle de brasser la cage du système correctionnel au pays.Le ministre a créé un comité de cinq experts qui ont jusqu’en octobre prochain pour mener leur étude à bien et formuler des recommandations.Ce comité a pour mandat de revoir les divers programmes de ré- habilitation des prisonniers et d’en évaluer l’efficacité.Il s’agit ici des mécanismes de soutien lors des remises en liberté, des services en santé mentale, de l’aide destinée aux autochtones (qui représentent 19 % de la population carcérale canadienne malgré un poids démographique d’à peine 3 %) et des programmes de travail.En point de presse, M.Day a reconnu que les libérations conditionnelles, bien que non mentionnées dans les documents d’information, figurent aussi au menu de cette révision.«Cela fera certainement partie de cette révision, a déclaré le ministre.75 % des récidivistes commettent leurs crimes alors qu’ils sont en liberté conditionnelle.» Le ministre pourrait-il alors mettre un terme aux diverses mesures de libération hâti- ve non méritoire?«Je ne veux pas préjuger de ce que le comité me conseillera, mais il étudiera ces questions.C’est quelque chose dont on entend beaucoup parier.» Les prisonniers relevant des autorités fédérales (ceux qui ont reçu une peine de deux ans de prison ou plus) sont relâchés en semi-liberté au sixième de leur peine ou après six mois de détention, selon la période la plus longue.La libération totale survient au tiers de la peine, sauf en cas de mauvais comportement Les autres sortiront de prison aux deux tiers de leur peine, à moins qu’ils aient obtenu une sentence indéterminée («à vie» ou en cas de désignation comme «criminel dangereux»).Les criminels purgent donc très rarement la totalité de la peine imposée par les tribunaux.C’est ce que plusieurs appellent les portes tournantes du système carcéral.Pierre-Hugues Boisvenu, de l’Association des familles de personnes assassinées, s’est réjoui de cette annonce.«On ne peut pas accepter un taux de récidive de 40 %, a-t-il lancé.Dans ce système-là, il doit y avoir des gens qui soient imputables quand des crimes sont commis [par des] récidivistes.C’est une question de sécurité publique.» Le président de l’Association canadienne des policiers, Tony Cannavino, se réjouissait lui aussi: d’après lui, les libérations automatiques sont une «farce».Selon lui, la perspective d’un séjour abrégé détourne les prisonniers des thérapies.«Les gens qui sont là pour quelques mois passent leur temps au gymnase pour se refaire plus de muscles.» La composition du comité a toutefois fait lever quelques sourcils.Robert Sampson, qui le présidera, a été ministre des Services correctionnels ontariens dans le gouvernement de Mike Harris.Sous sa gouverne, la province a ouvert des prisons privées très contestées.Les documents remis hier stipulent que «le comité n’a pas le mandat d’étudier la privatisation des pénitenciers».Le ministre Stockwell Day l’a répété à plusieurs reprises.«Ce n’était pas dans notre programme électoral, cela ne fait pas partie de notre mandat.Nous n’envisageons pas la privatisation.» Qu’importe, les trois partis d'opposition étaient sceptiques.«C’est écrit noir sur blanc qu’ils n’ont pas le mandat d'étudier la privatisation.Cependant, ils ont le mandat de rechercher des occasions de réaliser des économies», a fait valoir le bloquiste Serge Ménard.La néo-démocrate Libby Davies craint elle aussi la présence de «M.Privatisation» à la tête de ce comité.La libérale Sue Barnes est inquiète pour les mêmes raisons mais voit cette révision d’un bon œil.«C’est important que nous ne fassions pas qu’entreposer ces gens.» M.Boisvenu invite le gouvernement du Québec à imiter Ottawa, les prisons provinciales étant selon lui les pépinières des pénitenciers fédéraux.«On dit maintenant au Québec: faites vos devoirs!» Les cinq membres du comité seront payés à raison de LOGO $ par jour de travail, dont le nombre est estimé à 50.Une somme de 3,5 millions de dollars a été mise de côté dans le dernier budget pour mener cette étude.«Cependant, on prévoit que les dépenses réelles n’atteindront pas ce montant», peut-on lire dans les documents d’information.Le Devoir Les aveux de Ressam soulagent Charkaoui Les conditions de liberté de Mohammed Harkat sont légèrement assouplies Le Montréalais Adil Charkaoui, toujours sous le coup d’un certificat de sécurité, se réjouit des aveux faits par le terroriste Ahmed Ressam, qui déclare avoir menti en l’incriminant comme ayant des liens avec al-Qaïda., Ahmed Ressam, détenu aux Etats-Unis, avait affirmé en 2002, à des agents du Service canadien du renseignement, avoir aperçu Adil Charkaoui dans un camp d’al-Qaïda, en Afghanistan.Dans un document qu’il a fait parvenir au Journal de Montréal, il soutient maintenant qu’il ne faut plus tenir compte de ses allégations parce qu’il était confronté à des circonstances psychologiques difficiles lorsqu’il a formulé ces propos.L’avocate d’Adil Charkaoui, Dominique Larochelle, estime que ces aveux d’Ahmed Ressam sont susceptibles d’être utilisés dans une éventuelle requête en modification des conditions de remise en liberté de son client Selon Mf Larochelle, cette admission démontre que le recours à de tels «témoins» dénonciateurs n’offre pas de preuves crédibles aux autorités.Elle rappelle avoir sollicité, à maintes reprises, un contre-interrogatoire d’Ahmed Ressam, ce qui a toujours été refusé.Adil Charkaoui est un professeur de français d’origine marocaine qui a été arrêté en 2003 et détenu pendant 21 mois à l’établissement de Rivière-des-Prairies.Deux autres terroristes confirmés l’ont dénoncé.Mais, comme Ahmed Ressam, l’un d’eux, Nou-reddine Nfiâ, s’est lui aussi rétracté.Mohammed Harkat Par ailleurs, la Cour fédérale a accepté d’assouplir certaines des conditions de la détention à domicile du ressortissant d’origine algérienne Mohammed Harkat Les modifications sont cependant mineures et ne constituent de l’aveu même du juge Simon Noël, que des «réglages».M.Harkat est soupçonné par le Service canadien du renseignement et de sécurité (SCRS) d’entretenir des liens avec le réseau terroriste al-Qaïda.La nature de la preuve contre lui demeure toutefois secrète.Il était emprisonné en vertu d’un certificat de sécurité jusqu’en mai dernier.Depuis sa libération, il doit respecter une trentaine de règles strictes, dont porter en tout temps un dispositif de télésurveillance.Il ne peut sortir plus de trois fois par semaine, pendant un maximum de quatre heures, et doit avertir les Services frontaliers du Canada 48 heures à l’avance afin d’obtenir une autorisation.Son épouse, Sophie Lamarche, est responsable de surveiller ses allées et venues.Le couple, qui vit dans la région d’Ottawa, souhaitait entre autres pouvoir sortir plus souvent et pendant de plus longues périodes.M.Harkat aurait en outre voulu pouvoir rester seul chez lui pendant de courts intervalles.Le juge Simon Noël a jugé que de tels changements aux conditions seraient prématurés «compte tenu de la menace» que l’homme représente.D a toutefois accepté que M.Harkat et une personne autorisée puisse faire une promenade de santé, dans les environs de son domicile.Presse canadienne Colloque Environnement et Droite humains Quand la planète souffre.'i ^ Sont ïïacîs; 5&s«di 28 mil, colloque organisé par Aaniati* internationale à l’écola Paul-Gérin-lajoU-iJ'Outreaont, entrée 10 $ Conférence de Pierre Sané, noua directeur général de l'TOBSCO.Les Zapsrtiates en spectacle bénéfice à 20h00 - 10 $ jmeripttose « tottigtanu 514-766-9766 / www.amiisti8.ca Nouveau chez SoH'Or'Filtroni(|ue*)| Encore plus près DE LA MUSIQUE Intégré S300 2 XI50W : 2495$ prise 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de gommer ce côté anxiogène.Le 14 janvier, à la porte de Versailles, il lançait sa campagne en citant Jean Jaurès et en s’écriant «/ai changé!» D s’agis-sait de recentrer son discours, de projeter une image plus consensuelle et de faire oublier ses aspects les plus controversés.Deux mois plus tard, il est revenu à son point de départ «H s’est rendu compte dans les dernières semaines que, pour assurer ses positions, il devait aller chercher les électeurs du Front national et droitiser son discours, dit William Emmanuel.Le résultat, c’est qu’on ne sait plus trop où il se situe ni ce qu’il pense.» Sur l’entrefaites, Nicolas Sarkozy a trouvé le moyen de se brouiller avec presque tout le monde en affirmant dans une discussion avec le philosophe Michel Onfray, que la pédophilie et le suicide ont des origines génétiques.Même l’archevêque de Paris, André Vingt-Trois, généralement réservé, a critiqué publiquement ses propos.Alors qu’il avait tout fait pour soigner ses relations avec la chancelière Angela Merkel, le voilà qui affirme que «la France n’a posa rougir de son histoire, elle n’a pas commis de génocide, elle n’a pas inventé la solution finale».Ces propos ont été reçus froidement outre-Rhin, où on sait que la France frit la dernière à reconnaître les torts du régime de Vichy.«A cause de ce va-et-vient, on ne sait plus très bien ce que pense Nicolas Sarkozy sur l’économie et la politique internationale, dit William Emmanuel.Sur l’économie, il a toujours été libéral.Le voilà qui critique la Banque centrale européenne et l’Europe.Lors de sa visite à Washington, il s'affichait proche de George W.Bush.Maintenant, il reprend la politique de Chirac.» Même le magazine britannique The Economist, dont la page éditoriale appelle à voter pour lui, se demande si le candidat est toujours «cohérent» avec UQAM SUITE DE LA PAGE 1 Sanguinet, où loge le CLSC des Faubourgs à l’heure actuelle, est rentable.Acheté pour 5,6 millions de dollars il y a deux ans, cet immeuble rapporte des revenus de location qui couvrent les coûts d’exploitation et le remboursement du capital.Les cinq autres bâtiments, soit la Bibliothèque nationale Saint-Sulpice, le domaine seigneurial de Mas-couche, l’édifice de La Patrie et deux immeubles de la rue Sainte-Catherine, seront bientôt remis sur le marché.LTJQAM attend le rapport de la section immobilière de la firme comptable Raymond Chabot Grant Thornton pour en établir le prix de vente.Compte tenu de la situation financière pour le moins fragile de lUQAM, cette décision a des allures de vente de feu, selon les sources du Devoir.Rien n’est laissé au hasard pour tenter de renflouer cette université.Depuis l’automne dernier, lUQAM vit une crise grave, provoquée par la découverte d’un problème portant sur une somme de 100 millions de dollars et lié à la construction du Complexe des sciences.S’est ensuivi un grand questionnement sur le processus décisionnel qui a mené à ce problème.Le recteur Roch Denis a été forcé de remettre sa démission et une démarche de vérification a été enclenchée.Le projet de l’ilôt Voyageur est analysé sous toutes ses coutures; le partenaire de cette aventure, la firme Busac, soulève bien des questions.C’est donc dans ce contexte instable que le Service des immeubles et de l’équipement, le Bureau des transactions immobilières et le vice-rectorat aux affaires administratives et financières ont recommandé la vente.Le coût d’achat de ces propriétés totalise 6,7 millions.Cependant, d’autres factures se sont ajoutées depuis.L’édifice de La Patrie, payé 1,8 million, a nécessité des travaux de deux millions de dollars dès sa prise de possession, en 2004.«Les coûts de réfection et d'aménagement sont devenus prohibitifs relativement aux espaces récupérables», écrit-on dans le document En clair, cet édifice exige à lui seul des investissements de dix millions afin de permettre l'utilisation de 2250 mètres carrés.A l’origine, on avait pour objectif d’y créer la «Maison des sciences humaines».La Bibliothèque nationale Saint-Sulpice, qui devait être transformée en «centre de diffusum et de.création», «se prête mal à un usage académique», a découvert l'UQAM après avoir déboursé plus de 2,5 millions en 2005.Cet immeuble a été loué de façon occasionnelle, sans plus.En outre, son caractère patrimonial commande des interventions sur mesure.A court terme, le propriétaire devra remplacer les réservoirs de mazout (des travaux dont le coût est évalué entre 50 000 et 80 000 $), et ce, sans compter les coûts d’exploitation de 67 500 $ par année.Quant au domaine seigneurial de Mascouche, il nécessiterait 850 000 $ en rénovations.C’est la Sûreté du Québec qui occupe les lieux jusqu’en 2009.Les revenus de location s’établissent à 120 000 $ par année.Des réparations ont toutefois été faites au coût évalué entre 15 000 et 25 000 $, affirme-t-on.L’UQAM croyait pouvoir y créer un centre international d’excellence notamment à cause de la forêt sur le site.Mais voilà, l’UQAM s’est rendu compte après coup que la forêt ne présente pas le potentiel d’abord estimé pour les chercheurs.Pour ce qui est des deux édifices sis aux n" 221 et 223 de la rue Sainte-Catherine Est (achetés pour 790 000 $ en 2004), ils ne sont plus requis compte tenu du nouveau pavillon à l’îlot Voyageur.L’UQAM avait prévu démolir cet ensemble pour agrandir le pavillon V.Un débours de 40 000 $ en frais de rénovation (toiture, système de gicleurs et entrée électrique) serait nécessaire pour que l’édifice puisse être utilisé par l’UQAM.A l’heure actuelle, le rez-de-chaussée est occupé par des restaurants.SARKOZY ELECTION PRÉSIDENTIELLE l’homme politique d’hier.«Est-ce bien le même qui multiplie les promesses électorales, décrédibilisant son objectif de baisser les prélèvements obligatoires?, se demande la correspondante parisienne Sophie Pedder.Pourquoi le candidat a-t-il escamoté sa proposition de discrimination positive, tout en abandonnant sa politique équilibrée entre justice et fermeté, à propos de l’immigration et de l’intégration?» On a peine à se souvenir que Nicolas Sarkozy a déjà encouragé la promption des jeunes Maghrébins et même demandé à l’État d’aider à la construction de mosquées.The Economist s’inquiète d’autant plus que la droite française a souvent été moins libérale que la gauche.Selon le directeur du Monde, Jean-Marie Colombani, le chef de l’UMP serait redevenu «classiquement colbertiste».«Son échec dans cette campagne, c’est qu’on ne sait plus quel est son programme, confirme le sociologue Patrick Weil.Son modèle, c’est Napoléon sans la grandeur, Napoléon le petit qui dit: “Donnez-moi le pouvoir et je déciderai plus tard ce que j’en ferai.”» Pour Weil, s’il est élu, Nicolas Sarkozy aurait tous les pouvoirs, une situation inédite puisque ses prédécesseurs ont tous dû composer avec l’opposition du Sénat, un rival potentiel ou des élections législatives en cours de mandat.Selon le politologue le plus réputé de France, Alain Duhamel, Sarkozy «aurait pu exprimer ses choix avec modération, en nuances, façon Balladur.Il a préféré, non seulement pour attirer une fraction de l’électorat du Front national mais aussi par tempérament personnel, aiguiser les angles, durcir les mots, provoquer, déranger, assumer, bousculer et contraindre, au risque de susciter un cartel des “non”au sarkozysme».Même le plus modéré des socialistes, Michel Rocard, juge aujourd’hui que «la brutalité de cet homme et son goût de montrer une police qui cogne ont déjà suffi une fois à mettre le feu à nos banlieues.Je crains beaucoup qu’avec lui, cela ne se renouvelle».Selon les instituts de sondage, Sarkozy serait parvenu à ravir le quart des électeurs du Front national.La réplique ne s’est pas fait attendre.Après avoir d’abord jugé que Sarkozy était un interlocuteur respectable, Jean-Marie Le Pen l’accuse maintenant de ne pas pouvoir représenter la France parce qu’il n’a qu’un seul grand-père d’origine française.Dans cette campagne erratique, une seule chose est certame: c’est Nicolas Sarkozy qui a défini les thèmes et le rythme de la campagne.Au cours des dernières semaines, il a vu se rallier à lui tous les anciens chira-quiens les uns après les autres.Mais il s’agit de ralliements sans conviction, précise William Emmanuel.«En réalité, les chiraquiens ont toujours estimé, comme l’a dit Jacques Chirac, que le pire ennemi de Nicolas Sarkozy, c’était.Nicolas Sarkozy Le président n 'avait-il pas prédit qu’il exploserait en plein vol?Nombreux sont ceux qui attendent patiemment l’événement.» Contrairement à Jacques Chirac, qui ralliait largement autour de lui, Nicolas Sarkozy travaille avec une équipe très restreinte.Parmi les fidèles de la première heure, on ne lui connaît pratiquement que l’ancien ministre Patrick Devedjian, Brice Hortefeux, ami personnel et témoin à son mariage, ainsi que le député Christian Estrosi.Même François Filion, que tous voient déjà à Matignon, est un rallié de fraîche date.«Nicolas Sarkozy a toujours eu des problèmes avec son caractère, dit William Emmanuel.C’était encore pire en 1995.Il peut exploser pour un rien.» Chacun a en mémoire ces images récentes de France 3 où, après une entrevue plutôt calme, il a explosé devant les caméras hors micro, s’engueulant avec les animateurs pendant que défilait le générique.Plus tôt, il avait menacé de congédier la direction de la chaîne.Selon Max Gallo, un ancien socialiste devenu sar-kozyste, le candidat est aujourd’hui la cible d’une «dérive haineuse».A ces critiques, Nicolas Sarkozy répliquait hier dans Le Parisien en réaffirmant son souhait de rompre avec «la pensée unique».Le discours séduit visiblement une grande partie des Français.Au quartier général du candidat, rue d’Enghien, à Paris, où défilent tous les nouveaux barons de l’UMR on a déjà élaboré des scénarios de conseil des ministres.Convaincus que leur candidat se classera facilement au premier tour, les militants sont déjà dans le second.Un second tour qui sera en réalité un référendum pour ou contre Nicolas Sarkozy.Correspondant du Devoir à Paris DAVID SUZUKI HOLLY DRESSEL de bon a .Enfin de bonnes nouvelles Mille et un moyens d'aider la planète.Une véritable source d'inspiration pour tous ceux qui désirent apporter une contribution à notre environnement.Pour faire de chaque jour le jour de la Terre.BOKtAI 560 pages - 27,95 $ Boréal www.editionsboreai.qc.ca AÎNÉS Un duel gauche-droite se profile CHRISTIAN RIOUX Paris—À 24 heures du premier tour de l’élection présidentielle française, les derniers sondages laissent entrevoir un resserrement des intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.Avec toute la prudence qui les caractérise depuis leur échec en 2002, les sondeurs notent un tassement des intentions de vote en faveur des deux favoris.La dernière enquête rendue publique hier à 19h (heure de Paris) par Le Parisien accordait 27 % des voix à Nicolas Sarkozy et 26 % à Ségolène Royal.Le troisième homme, le centriste François Bayrou, n’obtenait que 17 % des intentions de vote alors que le candidat d’extrême droite Jean-Marie Le Pen le talonnait à 16 %.Ce résultat qui peut permettre au leader du Front national de coiffer au poteau François Bayrou, n’est pas très loin de celui qu’il avait fait en 2002.Au second tour, Le Parisien prévoit un résultat à sommes égales: 50-50.Depuis ce matin, la campagne officielle a pris fin et la publication de nouveaux sondages est interdite.On sait cependant qu’un certain nombre d’indécis peuvent encore changer d’idée d’ici demain.Ces électeurs hésitants, plus nombreux dans le camp de François Bayrou, feront toute la différence pour Ségolène Royal.Ils pourraient lui permettre d’égaler le résultat de Nicolas Sarkozy ou même hisser François Bayrou au second tour.La même instabilité, bien qu’à un degré moindre, se retrouve aussi du côté des électeurs de Jean-Marie Le Pen qui hésitent encore.C’est d’eux que dépendra l’ampleur de la victoire du candidat de ITJME Aucun sondeur ne prévoit une victoire du candidat du Front national, même si chacun la redoute puisque le vote d’extrême droite a régulièrement été sousestimé par les sondeurs, notamment en 2002.D n’est donc pas exclu que Jean-Marie Le Pen, dont Nicolas Sarkozy a emprunté plusieurs des thèmes de campagne ces dernières semaines, se classe troisième devant François Bayrou.Fait à noter, dans cette élection, Jean-Marie Iæ Pen était loin d’être le seul à se réclamer de la «rupture» comme en 2002, ce qui pourrait expliquer ses résultats.Mais la crédibilité des sondages français est si faible depuis 2002, alors qu’ils n’avaient pas prévu la disqualification de Lionel Jospin, que chacun peuty aller des scénarios les plus étonnants.Ce retour à un duel entre la gauche et la droite pourrait être le résultat des nombreux appels au «vote utile» du côté socialiste.Plusieurs ont récemment pris position en faveur d’un duel gauche-droite.Au nom de ce qu’il nomme un «impératif démocratique», Jean-Marie Colombani, directeur du Monde, a invité les électeurs à faire en sorte que Ségolène Royal se retrouve au second tour.Même choix pour Laurent Joffrin, p.-d.g.de Libération, selon qui la répétition de l’accident de 2002 pourrait «rayer de la carte» la gauche et le Parti socialiste.61 % des Français considèrent que l’absence de Ségolène Royal au second tour serait «grave pour la démocratie».L’hebdomadaire Paris-Match a quant à lui appelé à voter François Bayrou.Le ton a par ailleurs monté dans la campagne.Avant d’être réduit au silence depuis ce matin, Nicolas Sarkozy s’est payé une paisible balade à cheval en Camargue, suivi d’une nuée de photographes.D faut dire qu’on lui a reproché de manquer de calme depuis une semaine.«Si jamais j’étais au deuxième tour, je pense que ce sera difficile quoi qu’il arrive», at-il déclaré.Dans Le Parisien, il a pris à partie ceux qui le critiquent souvent de façon virulente en disant «J’ai des cicatrices partout.» Ce à quoi Ségolène Royal a répliqué sur France Inter.«C’est quand même curieux de la part du candidat UMPde s’engager dans une échéance comme celle-ci où chacun connaît les épreuves, de s’en plaindre.Je suis étonnée de voir à quel point Nicolas Sarkozy parie sans arrêt de lui.» Correspondant du Devoir à Paris Le travail de détachement du dossier des aînés de celui de la famille constitue une «perte de temps», estime la FADOQ SUITE DE LA PAGE 1 vais relever du ministère de la Famille.Il n’y aura pas une nouvelle structure de créée.» Mme Langlois qualifie ce comportement à’«un peu aberrant».«Ça démontre leur peu de préparation [.]», a-t-elle commenté hier.Selon Mme Langlois, le gouvernement a semblé vouloir remplir «vitement sa promesse électorale, un peu par-dessus l’épaule.Us se sont dit: “On va créer ça et ils vont être contents”».Il a été impossible de joindre Mme Blais hier.Au cabinet du premier ministre, on a répondu que celle-ci n’avait pas encore d’attaché de presse.Quant au type de ministère envisagé pour les aînés, aucun scénario n’était encore ébauché.La ministre responsable récu-pérera-t-elle toute la portion du budget du ministère de la Famille dédiée aux «aînés»?«Il faut attendre le budget et les crédits», a répondu hier l’attaché de presse du premier ministre, Hugo d’Amours, soutenant qu’il ne faut pas précéder le processus budgétaire.En détachant le dossier des aînés de celui de la famille, Mme Langlois déplore qu’on donne l’impression que les personnes âgées sont «en dehors de la famille».On risque selon elle de les «infantiliser» parce qu’elles sembleront former un groupe dont il faut «s’occuper».Ainsi, on envoie le signal selon lequel elles ne sont pas «membres à part entière de la société et de la famille», soutient-elle.Mme Langlois met également en relief un effet pervers probable de la nomination d’un ministre responsable: les autres ministres pourront désormais dire aux organismes comme la FADOQ de s’adresser à «leur» ministre et, ainsi, «ils pourront se laver les mains des questions relatives aux aînés».Dans un communiqué publié jeudi soir, le président de la FA- DOQ, Ernest Boyer, écrivait que le fait d’avoir une ministre désignée aurait l’effet pervers de «réduire l’accès des aînés à l’appareil gouvernemental».Mme Langlois soutient de plus que l’existence d’un tel ministre responsable pourrait faire double emploi.Des organismes défenseurs des aînés existent déjà: «Il y a le Secrétariat aux aînés, qui conseille différents ministères.Il existe aussi le Conseil des aînés.Donc, il y a déjà des éléments qui sont en place et qui ont été créés pour s’assurer que chacun des ministères ait une préoccupation “aînés”», fait-elle remarquer.Le travail de détachement du dossier des aînés de celui de la famille constitue une «perte de temps», soutient Mme Langlois, qui se demande ce qui arrivera aux organismes déjà existants.L’ADQ n’est pas mieux Mme Langlois s’est aussi dite déçue de la ministre Blais, qui a déclaré qu’elle songeait à appuyer le projet adéquiste d’une grande commission d’enquête publique sur les conditions de vie des aînés.On se souvient qu’en campagne électorale, Mario Dumont avait promis que s’il était élu, ce serait un de ses «premiers gestes».Le chef adéquiste parlait d’une commission de l’envergure de la commission Parent — sur l’instruction publique, lancée en 1961—, qui aurait pour but de «déclencher une vaste réflexion pour une nouvelle culture en matière d’hébergement et de soins pour les aînés».La directrice générale de la FADOQ estime toutefois que cette enquête serait une perte de temps et d’argent.D’autres organismes ont déjà fait ce travail, la Commission des droits de la personne, par exemple.Le Conseil des aînés a justement fait une grande enquête l’an dernier, dit Mme Langlois: «U a parcouru le Québec, a rencontré à peu près 1000personnes justement pour savoir comment les aînés voulaient qu’on traite leur dossier.Il y a eu un gros rapport d’émis sur ce sujet-là, qui a été remisé sur une tablette.On pourrait peut-être, au lieu défaire une enquête publique, ressortir ce rapport-là», a-t-elle dit hier.Cela, a-t-elle ajouté, permettrait d’économiser des sous—une préoccupation de l’ADQ —, «qu’on pourrait peut-être utiliser pour l’amélioration de la vie en CHSID», a-t-elle souligné.La nouvelle critique adéquiste pour les aînés, la députée Ginette Grandmont (Masson), a confié hier au Devoir qu’après avoir examiné les enquêtes qui existent déjà, l’opposition officielle décidera si elle continue ou non de réclamer une grande enquête.«Si on juge que le travail qui a été fait n’est pas suffisant, vous pouvez être sûrs qu’on va revenir à la charge», a noté Mme Grandmont, qui dit avoir été «aidante naturelle».Elle a ajouté avoir espoir que le gouvernement accordera les budgets nécessaires à la ministre responsable des aînés.En campagne électorale, l’ADQ avait proposé de débloquer chaque année un budget additionnel de 20 millions de dollars pour appuyer les «aidants naturels».Notons enfin que d’autres organismes se sont montrés enthousiastes devant la création d’un poste de ministre responsable des aînés.C’est le cas de l’Association québécoise des retraité (e) s des secteurs public et parapublic, qui a publié dès jeudi soir un communiqué pour répondre à la FADOQ.L’AQRP a félicité Mme Blais et en a profité pour demander à la nouvelle ministre de réclamer, pour l’ensemble des retraités de l’État, le même niveau d’indexation de leur rente que celui qui sera accordé à la majorité des nouveaux députés québécois.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Ê3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 3630305 Les avis publics et appels d’offres Au 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