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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-04-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE VENDREDI 27 AVRIL 2007 CINEMA Le capteur de ' 'Te Page B 3 NATURE Une chasse en voie d’extinction Page B 8 WiJwEnK La danse de tous les printemps La Journée internationale de la danse sort de ses gonds et déborde d'activités à travers le Québec iM***®® ****** JACQUES GRENIER LE DEVOIR Anik Bissoimette, danseuse des Grands Ballets canadiens et marraine de l’événement, et le maire de Montréal Gérald Tremblay au lancement de la Journée internationale de la danse.Tandis que les onzièmes Printemps de la danse tirent à leur fin, la Journée internationale de la danse sort de ses gonds et déborde d’activités à travers la province, six jours plutôt qu’un, à l’occasion de l’événement Pas de danse, pas de vie! (PDPV).Depuis mardi et jusqu’à dimanche, les artistes de Montréal, de Québec, de Sherbrooke, de Lennoxville et de six autres villes sèment le plaisir de la danse dans la population, à l’instigation du Regroupement québécois de la danse (RQD).FRÉDÉRIQUE DOYON Symbole de PDPV depuis trois ans, les fameuses Traces chorégraphiques, ces pas de danse signés par divers chorégraphes et peints sur le bitume, se multiplient et se répandent hors de la métropole.Depuis mardi, 25 de ces minichorégraphies sont tracées aux portes des Maisons de la culture et autres lieux consacrés à la danse.Pour en citer quelques-unes, celle de Margie Gillis orne l’entrée du .théâtre de Baie-Comeau, celle d’Édouard Lock est inscrite devant la bibliothèque de Saint-Léonard, celle de Danièle Desnoyers s’étale à la porte du théâtre Centennial de Lennoxville ainsi que devant l’hôtel de ville de Montréal.Le maire Gérald Tremblay entrait dans la danse cette année en reconnaissant pour la première fois l’importance des Journées internationales de la danse menées bénévolement depuis lors.«Le but ultime de tout cela, c’est la rencontre avec les concitoyens, avec notre public», indique Anik Bissonnette, marraine de l’événement et danseuse des Grands Ballets canadiens.Dans cet esprit, une foule de classes de danse gratuites sont offertes aujourd’hui et demain dans diverses écoles: du flamenco au Studio Bizz sur l’avenue du Mont-Royal avec Myriam Allard, de la danse africaine avec Zab Maboungou chez Nyata Nyata ou à l’école Afrique en Mouvement, du hip-hop au Club sportif MAA, du swing chez Cat’s Corner, de la danse moderne à l’Espace du Mouvement et du ballet à l’Académie de danse d’Outremont.Des institutions ouvrent également leurs portes au public afin qu’il découvre le quotidien des danseur?: les Grands Ballets canadiens, l’École supérieure de ballet contemporain (samedi), les Ateliers de danse moderne de Montréal (aujourd’hui) et l’école Dimension Arts de Longueuil.Squat à la PdA La grande fête culmine dimanche avec un SquatDanse à la Place des Arts (PdA), grand partenaire de PDPV.Plus d’une centaine d’artistes investiront des lieux plus ou moins connus de la PdA, de l’esplanade extérieure jusqu’aux monte-charge en passant par le hall des pas perdus et les quais d’embarquement, rue Saint-Urbain.Dès llh, la chorégraphe Héloïse Rémy mène La Traversée sur l’esplanade avec une trentaine de danseurs qui exécuteront «un circuit assez lent dans l’espace, précise Judith Lessard-Béru-bé, du RQD.C’est très contemplatif et inspirant».À midi, grand dilemme: il faudra choisir entre une rencontre à la Cinquième Spile avec le réputé chorégraphe Édouard Lock de La La La Human Steps, qui présente actuellement sa nouvelle création Amjad au théâtre Maisonneuve, et un duo d’improvisation dans les chic toilettes pour dames de la salle Wilfrid-Pelle-tier mené par Carol Prieur, grande interprète de Marie Choui-nard, et Bill Coleman.Les quais d’embarquement accueilleront notamment OGM (Organisme génétiquement mouvementé), une performance interac- tive du biologiste et chercheur en art François-Joseph Lapointe, tandis que le hall des pas perdus grouillera de mouvements de toutes sortes, du folklore argentin à la danse afro-contemporaine.Toutes ces activités — et bien d’autres encore, qu’on peut découvrir sur le site du RQD — sont gratuites, sauf le programme de films de danse présentés ce soir à la Cinémathèque québécoise.La ville de Québec propose aussi une vingtaine de prestations dimanche.Et puisque la fin de l’hiver se prête si bien à la danse, les activités de PDPV coïncident avec la fin du cycle des onzièmes Printemps de la danse, un événement réunissant trois spectacles choisis parmi la crème de la relève chorégraphique, qui circulent gratuitement dans dix Maisons de la culture depuis le début d’avril.Ce soir et demain, c’est au tour des Maisons de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et Rose-mont-Petite-Patrie d’accueillir pour la dernière fois le triplé Mâle de femme de Ghislaine Doté, L’Appétit du beau de Jean-François Déziel et Alcôve d’Erin Flynn.PAS DE DANSE, PAS DE VIE! Jusqu’au 29 avril www.quebecdanse.org ww.culture-quebec.qc.ca/jidanse LES PRINTEMPS DE LA DANSE http://ville.montreal.qc.ca/ portal/page?_pa-geid-1576,5030200&_dad~ portal&_schema -PORTAL Le Devoir Sitar à la GBQ Amateurs de sitar, ne manquez pas ce rendez-vous.Demain, dès 19h30, le Centre culturel Kabir présente Illuminations, un spectacle de sitar ly* rique mettant en vedette Kartik Seshadri, virtuose de sitar de renommée mondiale et Arup Chat-topadhyay au tabla.Le tout se déroule à la Grande Bibliothèque.Billets: 25 $, âge d’or et étudiants: 20 $.* 514 931-0942, www.kartikseshadri.com.SOURCE KARTIKSESHADRI.COM Kartik Seshadri Écomusée et meubles Fin de session oblige, les présentations de projets de fin d’études sont nombreuses aux quatre coins du Québec.Soulignons toutefois l’exposition gratuite Les Produits du terroir, qui présente les projets des finissants de l’École du meuble et de l’ébéniste-rie de Montréal, et don) tous les profits seront versés à l’Écomusée du Fier monde.Ces «produit^ du terroir» seront présentés à l’Èco-musée (2050, rue Amherst à Montréal), demain et dimanche, de 10h30 à 17h.Jardin japonais Le Jardin botanique aura véritablement des airs de printemps japonais tout au long de la fin de semaine.On pourra en effet y visiter une exposition gratuite d’art floral intitulée Essence: zen et présentée par Ikebana international au Pavillon japonais du Jardin, demain et dimanche de lOh à 17h.Des ateliers d’art floral pour toute la famille seront également organisés dimanche, de 13h à 14hl5, au coût de 3 $ pour les enfants et de 6 $ pour les adultes.L’art floral japonais a pour origine les offrandes rituelles de fleurs faites dans les temples bouddhiques au VF siècle.De nos jours, les arrangements floraux sont utilisés comme éléments de décoration tant chez les particuliers que dans les commerces et les entreprises.» 514 872-0607, www.museumsnature.ca.Salon minier > A partir de dimanche et jusqu’à ZX mardi se déroule le nouveau salon Les Mines dans la société organisé par l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole, en partenariat avec le Conseil des ressources humaines de l’industrie minière.L’événement a lieu au Palais des congrès de Montréal en marge d’un salon de l’emploi, et a pour but de donner une meffleure visibilité aux possibilités de carrière dans le domaine minier, un secteur d’activité qui souffre d’un manque de travailleurs spécialisés.Un forum sur la place des femmes dans ce domaine sera également organisé dans le cadre de l’événement.www cim.org/montreal2007.Laurence Clavel 8 I K !> I- V (> IR.LE VENDREDI 2 7 AVRIL 2007 B 2 WEEK-END COLTURE THÉÂTRE Les Ouvriers constitue un les membres VALÉRIE PARENT Théâtre en sont à leur toute première production.Si Les Escaliers du Sacré-Cœur spectacle inégal, il donne de belles preuves de la créativité bouillonnante qui habite de ce jeune collectif.Un juge rejette la demande du Journal de Québec concernant Média Matin Tragique et burlesque s’entrechoquent au Prospère LES ESCALIERS DU SACRÉ-CŒUR Texte: Copi.Mise en scène: Philippe Cyr.Une production des Ouvriers Théâtre en collaboration avec la S.H.O.P, présentée au théâtre Prospero jusqu’au 5 mai.ALEXANDRE CADIEUX Il est difficile de rester indifférent devant une œuvre de Copi.Polémiste à souhait, ce dramaturge et dessinateur d’origine argentine eut souvent recours à la provocation et à la dérision pour dénoncer l’intolérance.Installé à Paris à partir des années 60, il signait en 1986 Les Escaliers du Sacré-Cœur, un texte qu’il qualifiait lui-même de «tragédie gaie».Vingt ans après la mort de Copi, les Ouvriers Théâtre présentent pour la première fois au Québec cette pièce où tragique et burlesque forment un mélange plutôt déroutant.Lorsque l’auteur sème ses différents personnages dans les escaliers qui mènent au Sacré-Cœur, l’endroit perd tout à coup son charme propret de carte postale.Une poignée de marginaux, dont deux travestis marqués par la vie et une bande de lesbiennes armées, investit pour la nuit les marches de pierre dans l’espoir d’accéder au paradis.Ce microcosme de société baigne dans la décadence, le viol, les bagarres et la prostitution.Une étrange histoire d’amour va pourtant y naître entre Ahmed, jeune Arabe âgé de 16 ans, et Lou, une adolescente fuyant ses origines bourgeoises et sa mère alcoolique.Structuré en vers de sept pieds, le texte se révèle à la fois poétique et vulgaire.Rimes et assonances abondent dans cette langue qui, par Sirf9s FESTIVAL LITTERAIRE INTERNATIONAL K METROPOLIS BLEU PU 25 AU 29 AVRIL 2007 FACE À FACE AVEC MELANIA G.MAZZUCCO UNE PASSIONANNTE RENCONTRE AVEC L'AUTEURE DE ELLE, TANT AIMÉE ET VITA ANIMÉE PAR DANIELLE LAURIN SAMEDI LE 28 AVRIL AI6H avec l'appui de ristttuto Italiano di Cuitura HÔTEL DELTA CENTRE-VILLE, 777, RUE UNIVERSITY / MÉTRO SQUARE VICTORIA ENTRÉE: 10$ ADMISSION/514-790-1245/1-000-361 4595/WVYW.AOMISSION COM Olivieri UtiAirt* ••Urn T|*.:JHrWJU9 CanadR *?* Montrai® FONOATION • sr A Mar OMttKïs ”3£Kn ÜTffirQllS VlwrtrM 4?%!' flü* WuGmrtlt lülKVJB mim INFO FESTIVAL: 514-937-BLEU / WWW.METROPOLISBLEU.ORG son rythme et son côté cru, peut rappeler cet autre langagç marginal qu’est le rap.L’excellent Éric D’Alo, qui interprète ici Ahmed, fait d'ailleurs très bien ressortir la musicalité des mots de Copi.Le jeune comédien se distingue parmi les acteurs de la relève qui forment l’essentiel de la distribution.Si les costumes de Mona-Domi-nique Régnier accentuent le côté kitsch et caricatural des personnages, il se dégage une certaine froideur de la scénographie de Martine Richard.Formé de différents praticables d’apparence un peu industrielle, le décor suggère lesdits escaliers tout en permettant à l’action d’être jouée à différents niveaux dans l’espace.Cette première mise en scène de Philippe Cyr souffre à mon avis d’un manque de choix clair.Le meilleur exemple serait le jeu des acteurs qui, selon les scènes et les personnages, oscille entre le réalisme et un burlesque parfois ou-trancier.Cette alternance constante, où le tragique et le comique finissent par se diluer l’un l’autre, s’avère lassante à la longue.Il est important de mentionner en terminant que les Ouvriers Théâtre en sont ici à leur toute première production.Si Les Escaliers du Sacré-Cœur constitue un spectacle inégal, il nous donne de belles preuves de la créativité bouillonnante qui habite les membres de ce jeune collectif.Ceux-ci ont également le mérite de porter à la scène la parole audacieuse d’un auteur rarement monté à Montréal.Collaborateur au Devoir PAUL CAUCHON Québécor a tenté hier de faire cesser la publication du Média Matin Québec, le journal gratuit des syndiqués du Journal de Québec en lock-out, mais un juge de la Cour supérieure a rejeté les prétentions de l’employeur pour le moment, remettant l’étude de cette cause à vendredi prochain.«Nous entendons demain [aujourd’hui vendredi] poursuivre la publication», a indiqué, peu après la décision du tribunal, le porte-parole syndical des employés du Journal de Québec, Denis Bolduc.La publication et la distribution dans les rues de Québec de ce journal gratuit agacent tellement Québécor que la direction du Journal de Québec avait demandé une injonction pour y mettre fin, estimant que «l’édition de ce quotidien constitue à l’évidence un acte de déloyauté préparé de longue date qui contrevient aux obligations fondamentales de loyauté inhérente à toute relation employeur-employé».Le juge Normand Gosselin a rejeté la demande en après-midi hier, mais le débat reste ouvert.Dans sa décision, le tribunal estime en effet que, «à première vue, l’argument de la requérante [Québécor] fondé sur le devoir de loyauté paraît sérieux».Mais le juge n’était pas convaincu que Québécor «subit actuellement un préjudice sérieux et irréparable, non plus qu’il y a urgence à intervenir.Ce journal aura manifestement une durée de vie limitée et rien ne permet de croire, après quelques publications, que les annonceurs et les lecteurs ont déserté /«Journal de Québec».Les parties reviendront en cour le vendredi 4 mai, alors que le tribunal examinera la demande de Québécor d’obtenir une injonction interlocutoire.En attendant, le juge ordonnait hier aux syndiqués GRATUIT MicRe! Hébert Sam et CQL- La publication et la distribution dans les rues de Québec du journal gratuit des syndiqués du Journal de Québec en lock-out agacent tellement Québécor que la direction du Journal de Québec avait demandé une injonction pour y mettre fin.de ne pas utiliser de l’information «à caractère confidentiel propriété de Québécor», concernant par exemple les clients annonceurs, les tarifs publicitaires ou les stratégies de marketing.Selon le président du syndicat, Denis Bolduc, «la demande de Québécor confirme que le moyen de pression est Efficace et qu'il dérange.Nous sommes conscients que Média Matin peut représenter des inconvénients financiers pour Le Journal de Québec».Mais c’est le but d’un moyen de pression, ajoute-t-il.Alors que la population de Québec semble de plus en plus apprécier ce nouveau quotidien, Denis Bolduc répète qu’il s’agit «d’abord d’un moyen de pression», dont «l’objectif premier est que l’employeur revienne à la table de négociation».Le porte-parole syndical a également fait valoir que c’est à l’employeur de faire un signe, puisque «nous avons déposé une contre-proposition à la mi-mars».La direction de Québécor soutient exactement le contraire, déclarant que le syndicat n’a pas répondu à sa propre contre-proposition.Bref, rien ne semble rapprocher les parties pour le moment Média Matin Québec est imprimé à 40 000 exemplaires depuis lundi par les syndiqués en lock-out Le Devoir La Chapelle survit en 2007-08 Menacé de fermeture par le manque de financement le Théâtre La Chapelle a décidé de poursuivre ses activités malgré tout pour la saison 2007-08.Encouragé par les témoignages de soutien de la communauté artistique, le personnel de l’institution souhaite continuer à chercher des solutions.Des échanges avec les partenaires publics de l’organisme laissent entrevoir une lumière au bout du tunnel.Le conseil d’administration, qui a pris cette décision le 16 w Chantal LALONGÉ Jean-Claude LAROUCHE LA GÉOGRAPHIE À U) CARIE EN BREF avril, a par ailleurs annoncé le départ de Richard Simas, directeur artistique du théâtre depuis 17 ans.Un appel de candidatures sera lancé dans les prochains jours pour le remplacer.- Le Devoir Les archives de Perreault à BAnQ Bibliothèque et Archives nationales du Québec a fait l’acquisition du fonds d’archives du chorégraphe Jean-Rerre Perreault, décédé en 2002.L’héritage du créateur de/o« témoigne bien de sa double vie, toujours partagée entre la chorégraphie et l’art visuel.Il rassemble 50 mètres linéaires de documents, œuvres visuelles, carnets de dessins, notations chorégraphiques de ses spectacles et documents liés aux productions et à l’administration de sa compagnie, la Fondation Jean-Rerre Perreault Ces archives s’ajoutent notamment à celles du sculpteur Alfred Laliber-té et du peintre Ozias Leduc.A ce jour, 2676 fonds d’archives privées divers sont mis à la disposition des chercheurs et du public afin d’être exploités et valorisés.- Le Devoir Nouvelle émission quotidienne à Radio-Canada France Castel et Michel Barette animeront l’automne prochain une nouvelle émission quotidienne de 90 minutes à la télévision de Radio-Canada.Cette nouvelle émission, produite par Zone3, sera em-egistrée devant public et diffusée le jour, probablement le matin.- Le Devoir C I p.0 Carnet d'apprentissage 1 -18,75$ 272pages - ISBN 978-2-7608-4671-5 r* année nu i8r cycle du secondaire TABLE-RONDE Poésie et livre-CD : mode ou mutation ?lidec inc.En vente dans mules les HDralries 514-843-5991 Le prix est indiqué sous réserve de modifications.RAPPEL DANS LE CADRE DU 10' ANNIVERSAIRE DE Planète rebelle EN COLLABORATION AVEC Metropolis bleu À l’époque où les nouveaux supports technologiques sont omniprésents, est-ce que le livre-CD s’inscrit comme l’une des voix incontournables de la poésie?Un débat animé par Thierry Bissonnette, avec quatre panélistes actifs dans le milieu de la poésie : les poètes/performeurs José Acquelin, Ivan Bielinski, Christine Germain et le compositeur Martin Tétreault.Vendredi 27 avril 2007, de 19h à 20h 15, Hôtel Delta Centre-Ville 777, rue Université, Montréal (métro Square-Victoria).Entrée : 5,00 S «ffO- www.planeterebelle.qc.ca Montréal I "*****“* Il dkvoik AVRIL 200 W E E K - E N D CINEMA A l’affiche cette semaine SOURCE: MÉDIAF1LM.CA 2:37 Australie, 2006,90 minutes.Drame psychologique de Murali K Thalluri avec Teresa Palmer, Joel Mackenzie, Mar ni Spillane.Il est 14h37 lorsque le concierge de l’école secondaire ouvre la porte d’un cagibi découvrant.Qui?Quoi?Pour le savoir, nous remontons le temps jusqu’au matin, à l’arrivée des élèves en classe.• V.o., s.-tl: Forum.L’EXTRÊME FRONTIÈRE -L’œuvre poétique de Gérald Leblanc Québec, 2006,77 minutes.Documentaire de Rodrigue Jean.Portrait de Gérald Leblanc, réalisé peu de temps avant la mort du célèbre poète acadien.Des gens qui l’ont bien connu, tels Hermé-négilde Chiasson, Antonine Maillet et Zachary Richard, rendent hommage à ce grand artiste issu de la Beat Generation.• V.o.: Beaubien.SAINT-JACQUES.LA MECQUE France, 2005,112 minutes Comédie dramatique de Coline Serreau avec Artus de Penguem, Muriel Robin, Pascal Légitimus.Afin de toucher l’héritage de leur mère, deux frères et une sœur qui se détestent doivent frire ensemble le pèlerinage de Saint-Jacquestie-Compostelle.Parmi les autres marcheurs, il y a un jeune beur convaincu qu’il s’en va à La Mecque.• V.o.: Cinéma du Parc (dès le lundi 30 avril).SELON CHARLIE France, 2005,115 minutes.Drame psychologique de Nicole Garcia avec Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon, Benoît Poelvoorde.Le retour d’un célèbre paléontologue dans sa ville natale bouleverse plus ou moins directement la vie d’un ancien collègue devenu humble instituteur, du maire du village, d’un petit voleur, d’un champion de tennis et d’un employé de sanatorium.• V.o.: Quartier latin.YEAR OF THE DOG États-Unis, 2007,98 minutes.Comédie dramatique de Mike White avec Molly Shannon, Laura Dern, Peter Sarsgaard.Après la mort de son chien adoré, une secrétaire célibataire et timide, habituée à écouter les confidences de ses collègues et des membres de sa famille, traverse une période de profonds bouleversements.• V.o.: Forum.Quelle puissance ! Martin Bilodeau Lundi dernier à Toronto, le Tout-Canada cinématographique s’était donné rendez-vous à l’angle des rues King et John afin de contempler le cratère duquel émergera d’ici 2009 le Bell Festival Center, en d’autres mots pour inaugurer le site de construction de ce qui deviendra le bateau phare du Toronto International Film Festival Group (TTFFG).L’objectif: «Create one great big meeting place», m’expliquait pendant la cérémonie Piers Handling, p.-d.g.du TIFFG qui, en dehors du festival annuel, organise plusieurs autres événements cinématographiques (Canada Top-10, Sprockets, etc.) en plus de chapeauter la Cinémathèque de l’Ontario.Bref, un grand besoin, un gros projet (cinq écrans, une galerie d’exposition, un restaurant, des commerces liés au cinéma, sans oublier les bureaux du TIFFG), le tout assorti d’un budget tita-nesque (196 millions de dollars) dont plus des deux tiers proviennent du privé.Tout ça pour promouvoir une cinématographie (ainsi qu’une activité cinématographique) réputée négligeable dans le reste de l’Amérique du Nord.Le dicton a tout faux, car lorsqu’on se compare, on se désole.Certes, on se vante au Québec du taux de fréquentation de nos films dans les salles et on dresse chaque année un bilan de santé positif de notre industrie.Mais parallèlement, on peine à doter notre cinémathèque des moyens dont elle a besoin.En outre, l'industrie privée est remarquablement absente du milieu et, à l’exception d’initiatives de mécénat isolées (Daniel Langlois et son Ex-Cen-tris, dont l’exemple donné n’a pas été suivi), rien ne bouge sans le feu et les billets verts des différents ordres de gouvernement D va de soi que, d’un point de vue démographique, le Québec n’a pas les moyens de se doter dinfrastruc-tures semblables à celles de la Ville-reine, devenue au fil des dernières décennies un des plus grands centres urbains d’Amérique du Nord.C’est à cette échelle qu’il frut mesurer son évolution et ses succès.Comparer et opposer Montréal et Toronto est devenu une aberration, sinon un réflexe dépassé.Revenons à la photo.C’est-à- dire celle pour laquelle les investisseurs, organisateurs, dignitaires et politiciens ont enfilé bottes de travail et casque de protection lundi après-midi.Aux abords du cratère, les entrepreneurs avaient élevé un monticule sur lequel ceux-ci prenaient la pose, à la manière d’un spread de Vanity Fair.La lumière incertaine (des nuages menaçaient) ainsi que le sol rocheux évoquaient plutôt la prise d’Iwo Jima.Deux évocations de circonstance pour ce qui est appelé à devenir un lieu de glamour et un symbole de puissance.Et quelle puissance! La réception organisée tout de suite après, en plein milieu d’un après-midi, dans un grand hôtel du centre-ville, laissait sans voix.Toutes les forces vives de la culture, de la politique et de l’économie étaient réunies dans la même salle.Des cinéastes et des cinéphiles, des politiciens et des promoteurs immobiliers (le L'estival Center sera surmonté d’une imposante tour de condos), tout le monde était là pour signifier sa foi, son engagement, sa reconnaissance.Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, et la ministre fédérale du Patrimoine, Bev Oda, y sont allés de leur laïus sous l’œil des Deepah Mehta, Atom Egoyan et Don McKellar (maître de cérémonie), ambassadeurs du cinéma canadien à l’étranger mais dont les spectateurs du Québec et du ROC ne connaissent pas un film sur deux.Ces cinéastes partagent la même assiette que les cinéastes québécois.Leurs films, comme ceux d’ici, sont produits grâce aux subventions fédérales et provinciales ainsi qu’aux programmes fiscaux.L’industrie privée n’investit pas son argent dans un cinéma réputé déficitaire, même quand certains films font le tour du monde, même quand ils sont candidats à la cérémonie des Oscars.Le risque est trop grand.Le bâtiment, par contre, ça fructifie et ça rapporte.D’où le Festival Center, où le TIFFG continuera de faire œuvre utile de promotion, de diffusion, d’éducation, de rayonnement.Mais le fossé entre les moyens mis à sa disposition et ceux mis à la disposition des cinéastes est au moins aussi profond que le cratère à l’angle des rues King et John.En rentrant à Montréal avec mon petit bocal scellé contenant une poignée de terre extraite du site (cadeau du TIFFG à tous ses invités), je me suis demandé si le cinéma canadien pourra, sur l’impulsion du Festival Center, éventuellement émerger, lui aussi, du trou.C’est la grâce qu’on lui souhaite.Collaborateur du Devoir SOURCE VANITY FAIR STYLE Les investisseurs, organisateurs, dignitaires et politiciens ont enfilé bottes de travail et casque de protection lundi après-midi, à Toronto.Aux abords du cratère duquel émergera d’ici 2009 le Bell Festival Center, les entrepreneurs prenaient la pose.Par un collectif Sous la direction de Régent Bouchard Livre C(W0 p.) ISBN 978-2-7S03-8055-9 Livre D (176 p.) ISBN 978-2-7608-8061-0 26 {chacun AVENTURE EXPÉDITIONS AU CŒUR DELA SCIENCE ET DE Ul TECHNOLOGIE ADorouuô par lo MÉLS s8 cwn du orimnir» lidec inc.- En vente dans toutes les UDrairies 514-843-5991 Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Rétrospective Nun Bilge Ceylan à la Cinémathèque québécoise .-œr.t , .SOURCENBCFILM.COM Cette rétrospective à la Cinémathèque est l’occasion de voir aussi en primeur le plus récent film du cinéaste Nuri Bilge Ceylan, Les Climats, dans lequel il incarne lui-même le macho alors que sa propre épouse, Ebru Ceylan, joue la belle compagne, malheureuse et repliée sur elle.Le capteur de lumière Du 28 avril au 2 mai, le grand cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan donne rendez-vous aux cinéphiles.Quatre longs métrages et un court tissent une œuvre d’une cohérence extraordinaire.ODILE TREMBLAY Ce coup de chapeau à Nuri Bilge Ceylan constitue un événement rare.Avec un coup de pouce de la revue électronique Hors Champ, la Cinémathèque québécoise consacre une des premières rétrospectives complètes à ce cinéaste-peintre (ses plans ont la beauté de ceux de Sokourov).En 2003, Cannes avait couronné son magnifique Uzak\ double prix d’interprétation masculine pour les acteurs et Grand Prix du festival.Il est le cinéaste du non-dit et de l’incommunication des êtres qui s’aiment et ne peuvent s’atteindre.Sous son regard, les visages, les corps parlent et les bouches se taisent.Quant aux sensations, elles donnent du temps au temps.Ce photographe d’origine est aussi un œil pour des cadrages de beauté pure et un accoucheur de lumière.Travaillant souvent avec sa famille et ses amis, le cinéaste turc ne s’éparpille jamais hors des chemins qui lui sont familiers et puise une force extraordinaire dans son absence totale de concessions aux contraintes commerciales.Cette rétrospective est l’occasion de voir aussi en primeur son dernier film, Les Climats, en compétition au dernier Festival de Cannes.Une œuvre d’une beauté pure sur l’incommunicabilité dans un couple.Il incarne lui-même le macho alors que sa propre épouse, Ebru Ceylan, joue la belle compagne, malheureuse et repliée sur elle.Les Climats est un film de plans parfaits, de cadrages idéaux, de neige, de pluie et de soleil, où les éléments répondent aux états d’âme et où l'impossible union des êtres confère sa pulsation au film.Avec ces tourbillons de flocons, ces images magiques, ces rares paroles, cette musique in-cantatoire, ces gros plans sur des visages si loin, si proches, Nuri Bilge Ceylan filme le malheur des rendez-vous manqués.Les Climats offre par ailleurs une des scènes de baise les plus frénétiques qu’on ait pu voir au cinéma, entre le héros et sa maîtresse, violentes, irrésistibles, montées avec un rythme magistral et un humour final qui jette le spec- tateur à terre, comme les amants, effectivement tombés au sol.A revoir aussi, Uzak, cette lente et hypnotique relation entre un photographe d’Istanbul et son cousin de province qui s’installe chez lui.Éloignements, malaises, chassés-croisés: ces relations qui n’en sont pas entre deux êtres que le cinéaste ne nous demande pas d’aimer se tissent dans un univers clos, débordant sur Istanbul dépouillé de tout décor de carte postale.Une ville inconnue qui appelle l’errance sous sa caméra de contemplation.Nuages de mai (2001) pourrait constituer une histoire classique de film dans le film puisque le héros retourne sur les lieux de son enfance afin de filmer ses proches.Mais ceux-ci ne sont irrémédiablement qu’eux-mêmes et échappent à l’œil qui veut les mythifier.Ceylan crée lui-même ici la toile qui le capturera.Le superbe Kasaba (1997), filmé à hauteur d’enfants, emprunte le chemin d’un petit village et constitue une ode à la nature, captée de manière différente par chacun des personnages.La poésie des répliques et des images révèle déjà la profondeur d’un grand cinéaste.Intéressant aussi de découvrir Koza (1995), court métrage de 20 minutes qui met en scène les parents du cinéaste.Cette œuvre muette, en noir et blanc, joue de symbolisme, abordant la mort et le vieillissement.Tout l’univers de Nuri Bilge Ceylan, qui promène sa caméra dans les prés caressés par le vent, s’arrête sur un insecte, un chat mort, le visage buriné de ses parents, est au poste dans ce film, sans toutefois la finesse technique qui le caractérisera par la suite.Il ne glisse pas encore sur sa toile en gommant toutes les aspérités, appuie un peu fort chaque symbole, mais c’est déjà lui dans cette première œuvre.On demeure fasciné par sa constance, par sa vision personnelle que rien n'entrave, par son sens de l’esthétisme, posé sur une Turquie inconnue, fascinante et moderne.Le Devoir LA CINE-CARTE DU PARC, 8 FILMS POUR 40$ Voyez: THE HOAX, THE HOST et LE CAÏMAN dès lundi: l'univers de DAVID LYNCH en 12 films VISITE NOTRE SITE WEB: HORAIRES, | à partir du 4 mai: le nouveau Lynch INLAND EMPIRE hÜSSSm?5 3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT fCINÉMA DU PARC' | 3576 Du Parc 514-261-1900 I www.cinemaciuparc.com [S Pan-Africa lERNAÎlONAf 4 27 avril 2007; Films à ne pas manquer i^fl aujourd’hui! Au cinéma Beaubien : 18H30 - Femme à l’ombre (Burkina Faso) 21h~ Caramel (Côte d’ivoire) Au cinéma du Parc : 17h-L’or desYounga I (Burkina Faso) ! 18h-Humanitaire : (Burkina Faso/Francs 20h3û-Lesi (France/GB) Üà- ' Au cinéma ONF : 18h-Une couleur café Cinéma du Parc.ONF, Cinéma Beaubien www.vuesdafrique.org Info-Festival : (514) 990-3201 (Côte d’ivoire) BHtettruntté:7$ I Cinéma* 50$ pour 10 entrées cinéma ut Clné-carte 25 $ pour 4 entrées cinéma au Cinéma ONF, au Cinéma Beaubien et au Cinéma du Parc «J’AI VU CE FILM DEUX FOIS ET J’EN SUIS RESSORTIE AVEC LA BANANE ACCROCHÉE.LE CŒUR EN LIESSE ET DES CHANSONS D’AMOUR AU BORD DES LÈVRES.> JOStE aUNCHETTt LE DEVOIR «.L’ÉMOUVANT GÉRARD DEPARDIEU CHANTE LA POMME A L’EXQUISE CÉCILE DE FRANCE.DU BONBON.» ,__,__._.MANON OUMAIS VOIR ?«.UN FILM AUQUEL IL EST IMPOSSIBLE DE RÉSISTER.• BRENDAN KEUY THE GAZETTE QÉRARD DEPARDIEU « C’EST UN FILM DOUX, TENDRE, QUI VOUS CARESSE COMME LA BRISE.» NORMAND PROVBtCHEfl LE SOLEIL CÉCILE DE FRAIMOE QUAND J'ÉTAIS CHANTEUR UN FILM DE XAVIER GIANNOLI FESTIVAL DE CANNES (VMArrmww nrm4ttu.it AVEC MATHIEU AMALRIC .EX-CENTRIS l[?lS*i^^',Æ^l[l^;^^”ï^rBÔuCHBRvÎLLÊllOATINNEALn B À L’AFFICHE! Ëï^^1Slrii^BRogi(E-irr^^n-^-n B 4 LE DEVOIR, LE V E \ I) R E I) I AVRIL 2 0 0 7 K END CULTURE THÉÂTRE Hugues Frenette et Hélène Florent dans la pièce Le Psychomaton.MARIO VILLENEUVE À notre grand bonheur LE PSYCHOMATON Texte: Anne-Marie Olivier.Mise en scène: Véronika Makdissi-Warren.Production: Le_Groupe_Ad_Hoc.Au Périscope jusqu’au 5 mai.PATRICK CAUX Décidément, le théâtre de création se ¦ bien dans la capitale! Si Premier Acte a fait belles heures de cette saison théâtrale, c’est maintenant du côté du Périscope qu’il faut se diriger pour découvrir un théâtre vif et inspiré.Avec ses préoccupations sociales et son ton unique, Anne-Marie Olivier prouve de nouveau qu'elle est une des forces montantes de la dramaturgie québécoise.Ce n’est pas la première fois que la comédienne — qu’on a récemment vue dans Forêts de Mouawad — se commet à l’écriture.Plie a notamment participé aux Contes urbains, aventure qui l’a poussée à écrire et à interpréter Gros et Détail, un spectacle solo aux proportions toutes théâtrales (Masque du public en 2005).Avec Ac Psychomaton, elle se lance sur la piste du dialogue.Et le passage est réussi! Pour ceux qui aiment le jeu des comparaisons (même si on y perd toujours.), il y a quelque chose du Sol de Marc Fa-vreau dans la plume lumineuse d’Olivier: ses personnages modestes triturent et détonnent la langue avec une élégance et une naiveté toutes poétiques.Comme pour ses contes, elle situe l’intrigue du Psychomaton dans un quartier populaire de Québec.On y rencontre Josée (Héléne Florent), une pompiste qui ne peut pas se résoudre au malheur de gens quelle côtoie.Après diverses expériences pour tenter d’insuffler un peu de bonheur aux clients de son dépanneur, elle a l’idée d’inventer une machine pour délester ses semblables de leurs tracas.A l’aide de Polo (Hugues Frenette), elle construit le psychomaton, une boîte où on peut faire prendre l’air à ses soucis.De l'univers de Gros et Détail, Olivier a conservé l’appétit pour des personnages délicieusement humains.Par une série de confidences à la machine, on découvre la petite faune qui gravite dans le quartier.Du jeune skateux (Eric Leblanc) qui vient y faire un exposé oral sur la mort à la dépendante affective (Edith Paquet) en passant par une punk qui fait tricoter des vieilles dans un hospice (Véronika Gagnon), tous prennent goût à cet outil à extraire les angoisses, à remplir la solitude.Il faut dire au passage que la distribution impeccable, dirigée avec inventivité et fraîcheur par Véronika Makdissi-Warren, donne le souffle juste aux mots de la jeune dramaturge.Sans surprise, cette première incursion dans le monde du dialogue comporte quelques imperfections, comme si l’auteure se demandait parfois comment faire progresser le récit D en résulte un petit flottement dans le dernier quart — ponctué de certaines répétitions et longueurs —, largement compensé par le pur plaisir théâtral d’assister au spectacle.Mais aucune inquiétude à avoir on sent par la richesse de son univers qu'Anne-Marie Olivier saura vite trouver comment vaincre ces doutes et ces imprécisions.Car il ne faut pas se tromper on assiste bel et bien à la naissance d’une écriture qui risque, à notre plus grand bonheur, de nous accompagner longtemps.Collaborateur du Devoir E N BREF Paul Houde revient à la maison lundi C’est lundi que Paul Houde prend la barre de l’émission de retour l’après-midi au 98,5, le «FMparlé à Montréal».Il sera entouré de plusieurs collaborateurs, dont Marie Grégoire, Jean Lapierre, Thérèse Parisien, Réjean Tremblay, Claude Poirier.Montréal maintenant sera diffusée tous les jours, de 15h30 à 19h.-Le Devoir Directeur / Directrice d'une librairie spécialisée en littératures et sciences humaines et dotée d'un important site de vente Internet Si vous avez un vrai talent pour l'organisation et la gestion administrative, si la direction d'une équipe vous motive et que vous avez acquis une bonne connaissance du livre, ne tardez pas à poser votre candidature avant le 8 mai 2007 ! Le salaire, les avantages sociaux et la participation aux résultats sont compétitifs.Merci de transmettre votre CV à rpuls@gallimard.qc.ca ou postez-le à Rolf Puis Gallimard 3700A bd St-Laurent Montréal H2X 2V4 ÉTATS-UNIS Internet contribue à la fréquentation accrue des bibliothèques publiques PAUL CAUCHON L>arrivée d’Internet semble 1 avoir largement contribué à la fréquentation des bjblio-thèques publiques aux Etats-Unis.C’est ce que soutient l’Ame-rican Library Association (ALA) dans un rapport publié ces derniers jours, qui indique que le nombre de visites dans les bibliothèques publiques a augmenté de 61 % entre 1994 et 2004.L'ALA établit un lien direct entre la fréquentation des bibliothèques et la présence d’Internet.«Il y a dix ans, les experts avaient prédit l’écroulement des bibliothèques publiques à cause de l’explosion d’Internet, mais les données les plus récentes démontrent exactement le contraire», écrit l’association.Alors que 99 % des bibliothèques publiques américaines offrent Internet, l’ALA soutient qu’internet a «développé l’utilisation des bibliothèques et augmenté la soif de savoir et d’information».La situation au Québec On ignore s’il existe une étude qui établit le même constat au Québec, mais on remarque que la fréquentation des bibliothèques publiques semble également suivre la courbe du développement d’Internet.Ainsi, selon les données de l’Observatoire de la culture et des communications, le nombre d’usagers dans les bibliothèques publiques du Québec est passé de 1,63 million à 1,66 million entre 1995 et 1999, et de 1,69 million à 1,96 million de 2000 à 2004, alors qu'internet se déployait plus massivement.A Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), on fait remarquer que le nombre de visites enregistré sur le portail Internet de la BAnQ est de 3,1 millions pour l’année 2006-07.Les services à distance de la Grande Bibliothèque de Montréal sont fortement appréciés: par exemple, 70 % des renouvellements d’emprunt de documents à la Grande Bibliothèque sont effectués par les usagers eux-mêmes par Internet.De plus, quiconque a déjà visité la Grande Bibliothèque sait à quel point les 350 postes multimédias y sont populaires.La direction de l’institution a enregistré 340 000 utilisations distinctes de ces postes au cours de la dernière année, une utilisation qui peut aller jusqu’à trois heqres de façon continue.Aux Etats-Unis, le rapport de l’ALA indique que l’utilisation des bibliothèques publiques continue d’augmenter et que le public soutient les institutions par des dons, mais plusieurs bibliothèques scolaires ont subi des coupes budgétaires, des réductions de personnel et une baisse de leurs heures d’ouverture.Un constat dans lequel le Québec peut malheureusement se retrouver, puisque l’état pitoyable des bibliothèques scolaires au Québec a souvent été dénoncé ces dernières années.Le Devoir CINÉMA Madame Iktli-Putli, court métrage d’animation de l’ONF, sera lancé à Cannes O U I LE TREMBLAY Le court métrage d’animation de l’ONF Madame Tutli-Putli, de Chris Lavis et Maciek Szczer-bowski, odyssée existentielle déjantée de marionnettes à bord d'un train, sera lancé à Cannes à la 46' Semaine internationale de la critique.Cette section parallèle, qui se veut une porte ouverte sur la relève, ne présente que des premiers et des seconds films.Elle se déroulera du 17 au 25 mai dans le cadre du chic festival français.C’est confirmé: Voleurs de chevaux, premier long métrage du Belge Micha Wald, violente histoire de vengeance cosaque, coproduit avec le Québec par Richard Lalonde de Forum Film, fait partie de la sélection de la 46 Semaine de la critique.Il met en scène Grégoire Collin, François-René Dupont, Grégoire Le-prince-Ringuet et Igor Skreblin.La jeune Québécoise Mylène Saint-Sauveur (remarquée dans Familia) fait partie de la distribution.La Semaine de la critique s’est offert comme ambassadeur le populaire comédien mexicain Gael Garcia Bernai, qui lancera son premier film.Deficit, en séance spéciale.La comédie Héros du Français Bruno Merle ouvrira le bal de la Semaine.Elle donne la vedette à Michaël Youn, Patrick Chesnais et Elodie Bouchez.Expired, de \Ldj- SOURCE ONECA/TUTLIPUTLI Un avant-goût du court métrage d’animation Madame Tutli-Putli.l’Américaine Cecilia Miniucchi (avec Samantha Morton), clôture la marche.Parmi les longs métrages sélectionnés: Meduzot des Israéliens Etgar Keret et Shi-ra Geffen, Nos retrouvailles du Français David Oelhof-fen, La Voie lactée de la Brésilienne Lina Chamie, Par-pados Azules du Mexicain Ernesto Confretas.Le Devoir Plus de techno, plus de télé Selon des données Nielsen diffusées mercredi, l’utilisation des enregistreurs numériques personnels augmente de façon importante l’écoute de la télévision aux Etats-Unis.C’est la première fois que Nielsen diffuse publiquement des données révisées tenant compte de ces appareils, mais depuis le début de la saison, les données étaient disponibles pour les télédiffuseurs et les annonceurs.A titre d’exemple, la série Hou- se sm Fox a été créditée de 2,7 millions de téléspectateurs supplémentaires (sur un total de 19 millions) et la série Lost, sur ABC, a vu 2,5 millions de personnes s’ajouter à ses 10,8 millions de téléspectateurs.La série The Office, sur NBC, a connu la hausse la plus importante, de 31 %, passant de 5,8 millions de téléspectateurs à 7,6 millions.Les données diffusées par Nielsen vont aggraver les relations entre les annonceurs et l’industrie de la télévision.L’enregistreur numérique personnel permet en effet de passer pardessus les publicités.Nielsen soutient d’ailleurs qu’environ 50 % des publicités sont «sautées» par les utilisateurs de l’enregistreur numérique personnel.Cet appareil se retrouve maintenant dans 16 % des foyers améri-cains, et sa progression ne semble pas s’arrêter.Le Devoir A LA TELEVISION rôlejournal Le TVA 1 8 heures Macaroni tout gar ni Gr Journal (18:30) Le Cercle Ramdam J Zone libre / Der nière Cinéma / COMPLOT AU CRÉPUSCULE (5) avec Pierce Brosnan, Woody Harraison JE./ Les Garneries Te i né ma / TÈMOINS'À CHARGE (S) _______ I avec Janel Moloney, Nathan Anderson Il va y avoir du sport / Jean- |À la di Stasio / Pierre Charbonneau Flash / Flash d’or Dominique Poirier en direct Question La violence dans le sport | Jrnl FR2 fMéga Catastrophes MX VRAK.TV ART v SERIES -*¦ CANAL Z C.SAVOIR VASION CTV (Mont.) FOX____ PBS (33) PBS (87) CTV (Corn.) A&E BRAVO DISCOVERY HISTORY NEWSWORLD SHOWCASE LEARNING LIFE Le Goût.Top5.franco Déco sur Top5._ Simmons Charmed Simpson | be I Hah.Sports 30 Ténacité, Devoir, Vérité * I * i ' * pays cl on haut Amy________ La porte des étoiles I e Québec A la loupe Ro'ios des sables La Quête JVIsez.T! ICBC News at Six [CTV News New-.J House !" Lilly Saddle.Raymond |ABC News News______ News ] NBC Isiews 3 nwrt /Os.| King.Hill The Newshour BBC News ^Business CTV News La porte des étoiles Le Vrai Boris Eltsine S'installer en cuisine Sexy cam non.Monsieur Rlpley d._________I Thalassa / Depuis l'île de Port-Cros Témoins de l'étrange Le Téléjournal Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée Le TVA 22 heures Le Cercle Belle et Bum / Jean Leclerc.Héléne Bourgeois Leclerc Le Journal du soir S.Bernier Les animaux du Mont.anglo 6TEEN Di-Gata.Autopale _____ .noces [Ça passe .Décompte Nouveaux Détectives Musicogra./ The Doors Parents.Kappa.70 Futurama Pop! L'Index Dutrizac / S.Ménard Le National Chasse à l'homme .maison! Clan Carter Newport Beach / Deux épisodes Fou raide .à Granby! Hockey / Séries éliminatoires: Rangers - Sabres Simpson Tragédies / Katr ina Moi et.| La Job Simplement Zoé Boom! |z^MC2 Cinq ans apt ès Jet set.Lybie._ This Hour Access H.ET Canada Cuba.Arabie.Gags eTalk Full Circle Raymond CBS News Jeopardy Simpsons BBC News Will, Grace The Newshour eTalk Cold Case Files / Deux émissions Street Legal How it’s Made Master | Jeopardy BBC News I hmys CBC News New Addams Family Flip that House__ F h r o e I a k o • TSN YTV | CANAUX 1 niioo I Sportscent.Videos[Bravo! Fact Daily Planet CSI: New York CBC News jCBC News Andromeda Take Home Chef I Skin Deep Mystères Pour l’amour du country Les Experts Monstres mécaniques Parole rouge parole Dans la^ roue du tour L'art d’être parent Ron James: West.Ghost Whisperer House___________ The Agenda Grey’s Anatomy Ghost Whisperer Identity House .Week Now Boondocks Sports 30 South Park Décalés.La fosse aux lionnes / Marc Labrèche Dans ma caméra Denis Lévesque Cinéma / LES SE- CRETS DE BARAN (3) L'avocat du diable Le^ Téléjournal Journal Sexstar Everwood Max Danse Grenade.Simpson Degrassl Star.Cinéma Hockey / Séries éliminatoires: Canucks - Ducks South Park La Vie .| La Trentaine Cinéma / LE COMMANDO DE SA MAJESTÉ (4) avec Gregory Peck L.A.Enquêtes prioritaires Battlestar Galactica Regards Juste Cause Cinéma / L I E.L'AUTOROUTE DE LONG ISLAND (4)~ Délire techno Le destin de Lisa Doctor Who Mort de la globalisation Pilot Guides [.temps [Parcours d'artistes Cinéma / RQCCQ ET SES FRÈRES (3) avec Alain Delon, Renato Salvatori The National Close to Home Bones Heartbeat / Family Ties Wife Swap Close to Home Raines / Finale Bones Bill Moyer’s Journal Les Experts Surnaturel Énergie.Roses.Hockey / Séries éliminatoires: Canucks - Ducks Vu.(23:45) Law & Order NumbSrs Person | Film 1 Q1 Numb3rs Law & Order CTV News ET Canada CTV News The Agenda .Catering Sex.City News Friday Night Smackdown Nightline Heartbeat Late Show (23 35) The Tonight Show (23:35) Mountain Lake Art Auction / Encan d'objets d'art Hold your Breath Ghost Whisperer * [Close to Home CSI : Miami / Deux épisodes Movies .Howie Worst Handyman Underworld Histories The Hour Doc l ittle I Vnpliy Big Wnrl SI corj reffiticmhle i un ie»t île mutli*.visite/ mnrhtrcniraïucs.i** ou Kppele* le 1 WN» .«O.1-10O4.f.* tolmiott par 1er maths DEVOIR L E , LE VENDREDI 27 AVRIL 2007 B 7 WEEK-END RESTOS Les bonnes fourchettes du mois Qu’elles soient de récentes découvertes ou des repaires revisités, voici certaines bonnes tables, tous budgets et arrondissements confondus, du petit boui-boui sympathique au grand rendez-vous gastronomique.Nos tables coups-de-cœur ILTEATRO 972, rue Saint-Jean Québec *418 694-9996 Lorsqu’on cherche un repas italien de qualité et, printemps oblige, une terrasse qui permet de jouir du soleil et de l’ambiance du Vieux-Québec, cette pierre d’assise du complexe du Capitole sait y faire.D’ailleurs, le chef a fait ses classes en Italie.Avis aux couche-tard: les cuisines du D Teatro sont les dernières à fermer dans la Vieille Capitale.LE CAFÉ DU MONDE 84, rue Dalhousie Québec *4186924455 D y a de ces établissements qui font l’unanimité, tellement qu’on se demande presque s’il est encore nécessaire d’en parler.Mais puisqu’il s’agit ici d’évoquer quelques terrasses de Québec, alors remettons-en un coup.Avec sa position en surplomb du fleuve, sa cuisine de brasserie parisienne et son design d'un rare raffinement, ce resta décontracté est un incontournable.BUFFET DE L’ANTIQUAIRE 95, rue Saint-Paul Québec *418692-2661 SU y a des incontournables, il y a aussi des institutions.Sorte d’équivalent de Schwartz à Montréal, Le Buffet de l’antiquaire est le restaurant de quartier où toute la ville passe un jour.Personnel chaleureux, petitsdéjeuners bien gras: chaque passage est une visite patrimoniale.Un des derniers représentants de l’esprit qui régnait dans ce quartier autrefois populaire.BISTRO OH PINO 1019, avenue Cartier Québec *418525-3535 A propos de terrasses, Oh Pino a le privilège d’occuper un des meilleurs emplacements de l’avenue Cartier.Et c’est aussi la seule terrasse de cette artère culturelle à offrir une carte étoffée.Celle-ci s’est d’ailleurs renouvelée avec l’arrivée récente d’une nouvelle administration.C’est l’été, au soleil, que ce bistro se vit le mieux.Le Moine Échanson, une ambiance bistro intimiste et conviviale François X Côté Apparu discrètement i’autompe dernier, Le Moine Échanson jouit déjà d’une réputation des plus enviables.C’est du moins ce qu’on conclut si on se fie à l’achalandage et à la rumeur.Installé rue Saint-Jean, dans l’ex-local du Gr^nd Méchant Loup, Le Moine Échanson offre une ambiance de bistro intimiste et particulièrement conviviale.En fait, c’est tellement convivial que la direction s’affaire présentement à faire disparaître la plupart de ses dernières tables individuelles au profit de grandes tables qui feront l’essentiel de la longueur du restaurant.Le concept du Moine Échanson est facile à cerner dès qu’on y entre: un bistro à vins avec une cuisine d’Europe simple mais raffinée.Le menu change de région à chaque saison et un accord de vin est proposé pour chaque mets., Le Moine Échanson est sans doute un des rares bistros de Québec à emboîter le pas à cette tendance, souvent réservée aux tables qui donnent dans la grande gastronomie.On ne peut que saluer cet effort, une stratégie hors pair d’éducation des palais.Il faut dire que le jeune propriétaire est sommelier et qu’il a notamment perfectionné son art à L’Utopie, établissement d’exception dont la prédilection pour les vins sortant de l’ordinaire a fait la renommée.La carte est bien pensée et la grande ardoise au mur donne toute l’information nécessaire.On y retrouve des entrées fines, des assiettes de vins et fromages, des plats principaux et des desserts.Ce printemps, la cuisine s’inspirait du sud-ouest de la France.La présentation des plats est sympathique.Elle joue sur une rencontre entre planches de bois rustiques et raffinement visuel des aliments.Ainsi, la baguette est servie sur une fine planche qui épouse sa forme allongée.Et le plat principal vous arrive également sur une planche, plus carrée et plus ample, qui remplace à la fois le sous-plat et le napperon.Dans ce cas, tout y loge, y compris les ustensiles et l’éventuelle salade d’accompagnement Maintenant, que penser de ce qu’on y déguste?Disons que le concept est parfait mais que la réalisation reste à peaufiner.En fait tous les éléments semblent présents pour que ce restaurant devienne un nouvel incontournable du quartier Saint-Jean-Baptiste: ambiance décontractée, raffinement, qualité de la cuisine, bas prix, originalité, caractère chaleureux des lieux.Toutefois, pour que la magie opère vraiment, il reste du travail à faite.Faute d’enseigne, Le Moine Échanson est difficile à repérer et encore plus à remarquer.Et son nom n’est pas très facile à retenir pour le commun des mortels.En ce qui a trait à la présentation des plats, c’est inégal.Tout dépend de ce qu’on commande.J’ai vu passer de superbes assiettes alors que ma toulouse «comme un cassoulet» est arrivée dans un plat à four, sans ornementation et accompagnée d’à peine un peu de laitue.Même inégalité du côté des prix Si certains plats sont une aubaine, je me demande encore ce qui justifiait que ma pauvre saucisse et ses quelques haricots coûtent à eux seuls 18 $.Sinon, deux autres notes dissonantes.D’abord, un gâteau dit basque, si copieusement arrosé d’arak qu’il en perdait toute subtilité.Ensuite, un thé vert de qualité servi ébouillanté, sacrilège sans nom pour quiconque s’intéresse le moindrement à ce breuvage.Mais bon, cela étant, la cuisine du Moine Échanson vaut le détour, elle qui joue dans le registre des bistros gastronomiques avec ses prix assez bas et ses metç plutôt recherchés.Le Moine Échanson est un endroit à découvrir.Parfait dans sa formule, dans ses entrées et ses assiettes de vins et fromages, mais parfois inégal et un peu cher du côté des plats principaux II rehausse l’offre du quartier Saint-Jean-Baptiste en y ajoutant une touche gastronomique tout en demeurant au diapason de la bonne franquette qui caractérise ce coin de Québec.Il ne manque qu’un peu d’efforts pour que, comme un bon vin, il s’«ouvre» et exprime enfin pleinement son potentiel.LE MOINE ÉCHANSON 585, rue Saint-Jean *418524-7832 L’offre agrotouristique de l’île d’Orléans Pour ceux qui n’en auraient pas encore entendu parler, un nouvel ouvrage dresse depuis peu le panorama de l’offre agrotouristique de l’île d’Orléans.Ce livre, Les Producteurs toqués de l’île d’Orléans, présente une trentaine de producteurs locaux et leurs recettes respectives.D est l’œuvre d’une fille de maraîchers, Linda Arsenault installée depuis quelques années à lUe et tombée en amour avec l’endroit depuis lors.Sa passion est bien sentie.C’est qu’il en faut, de la passion, pour réunir autant de colla- Sudoku par Fabien Savary 7 9 — 5 9 2 1 5 4 — 1 2 6 3 — 2 — 1 6 7 5 3 9 9 8 4 8 5 Niveau de difficulté : DIFFICILE 0544 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 5 2 1 6 3 4 7 8 9 3 8 6 7 9 5 2 4 1 4 9 7 8 1 2 3 6 5 2 4 5 9 8 1 6 3 7 6 3 9 5 4 7 1 2 8 1 7 8 2 6 3 5 9 4 9 6 2 1 5 8 4 7 3 7 ‘5 4 3 2 9 8 1 6 8 1 3 4 7 6 9 5 2 0543 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com jr _ FRANÇOIS X CÔTÉ •^concept du Moine Echanson est facile à cerner dès qu’on y entre: un bistro à vins avec une cuisine d’Europe simple mais raffinée.r v .Çiiçî' à MMR 1 mmmmÈ isjyist'O# irth-XÏ £ MMftL \ *.ri ' F fk.k.
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