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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-05-05, Collections de BAnQ.

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?www.ledevoir.com ?.,4mm LE DEVOIR 'Vol.XCVIII N°99 ?LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2 0 0 7 2,20$ + taxes = 2,50$ Boisclair déclare la guerre à Duceppe ANTOINE ROBITAILLE Québec — André Boisclair a laissé tomber les gants.Profondément irrité par les jeux de coulisses des proches du chef du Bloc québécois Gilles Duceppe — dont Le Devoir faisait état hier —, il a décidé de crever Tabcès et de sommer le chef bloquiste de s’occuper de ses affaires.«Je Jais mon travail, qui est celui de chef du Parti québécois, en ce moment.Je pense que M.Duceppe doit faire la même chose», a-t-il déclaré hier, lors d’une interview à Radio-Canada, laquelle doit être diffusée en entier demain.Selon lui, en tentant de le déloger, le chef bloquiste fait passer ses intérêts avant ceux du mouvement souverainiste.M.Boisclair qualifie de «secret de Polichinelle» les efforts déployés par les pro-Duceppe dans ses troupes pour le déloger de la tête du PQ.«Il faut que ce soit su», a-t-il déclaré, soulignant que le chef du Bloc «se couche le soir avec l'habit du chef du Parti québécois».H s’en prend aux félons dans ses troupes, déplorant leur duplicité en ces termes: il y a «des gens qui, au Parti québécois, ont des doubles agendas, malgré les déclarations publiques qu’ils font».Le chef péquiste pourrait faire référence à nulle autre que Louise Harel qui, dans un communiqué diffusé hier, s’était dite «ulcérée» que Le Devoir lui «prête des intentions».En prenant soin de ne pas réitérer son appui à M.Boisclair, elle écrivait «je ne participe à aucune tentative concernant l'arrivée de Gilles Duceppe comme chef du Parti québécois».Elle protestait en arguant ceci: «Gilles et moi sommes des amis de longue date capables en toute amitié d’exercer notre libre arbitre».La députée de Créma-zie, Lisette Lapointe, a aussi publié un communiqué hier, dans lequel elle réitérait «son appui au chef du Parti québécois» et disait appuyer la décision de l’exécutif national de tenir un congrès en septembre 2008.Au reste, dans son entretien à Radio-Canada, M.Boisclair se pose en défenseur de l’idée de souveraineté du Québec, dépeignant M.Duceppe comme un partisan du retour à «l’affirmation nationale» de l’époque de Pierre Marc Johnson.Joint par Le Devoir en fin d’après-midi à Montréal hier, le chef péquiste s’est refusé VOIR PAGE A 10: BOISCLAIR André Boisclair Gilles Duceppe ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux: L’avenir d’André Boisclair, page B 4 L’enjeu de cette election, c’est l’adaptation de la France au monde du XXL siècle » CHRISTIAN RIOUX L M M i Q a s ! ts> CD 9 O < «La priorité absolue du prochain gouvernement devrait être de traiter la bombe des banlieues qui, avec son mélange de chômage, de concentration ethnique, d’économie souterraine et de violence larvée, peut exploser à tout moment» Paris — Dimanche soir à 20h, lorsque les premiers résultats annonceront le gagnant du second tour de l’élection présidentielle française, de nombreux observateurs auront les yeux tournés dans une autre direction que celle des quartiers généraux des deux candidats.Ils laisseront à d’autres Içs célébrations sur les Champs-Elysées pour regàrder du côté de Clichy-sous-Bois, de Bobigny et de Vaubc-en-Velin.«Je crains que dès dimanche soir, il puisse y avoir des manifestations dans les banlieues, dit l’çco- «À l’arrivée, nomiste Elie Cohen.Si Sarkozy gagne, il risque d’y avoir des violences.Et même la célébration d’une éventuelle victoire de Ségolène Royal pourrait conduire à des dérapages.Chose certaine, il y a de la matière inflammable à nos portes.» Les médias français ont été discrets sur le sujet mais on a vu jusqu’à quelques dizaines de voitures brûler dans certaines banlieues parisiennes le soir du premier tour.Et cela, même si la campagne présidentielle qui s'est achevée hier aura été menée sous le drapeau du «changement».Elle a mis en lumière un pays en crise, déchiré par un chômage massif et un débat explosif sur l’immigration.Il se pourrait que l’exceptionnelle participation de 84 % au premier tour ne soit VOIR PAGE A 10: FRANCE vous avez des deux côtés un discours qui se ressemble» IMMOBILIER , La ministre de l’Éducation rappelle les universités à l’ordre B Page A 3 INDEX -'4 O Actualités.A3 Annonces.C8 Avis publics.C 7 Bourse.C 4 Carrières.C6 Décès.C 8 Économie.C 1 Éditorial .B 4 Idées.B 5 Monde.A 8 Mots croisés.D 5 Météo.C 5 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 9 Sudoku.C 8 Anarchisme 101 «Des anarchistes», a laissé tomber le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Henri Massé, lorsque huit jeunes ont brièvement occupé son bureau mardi avant d’être délogés par des fiers-à-bras du syndicat particulièrement habiles avec une scie circulaire.La remarque a indigné certains anarchistes, qui en ont soupé d’être associés à la casse dans les médias de masse.BRIAN MYLES Elle est étudiante à la maîtrise en philosophie, mère de famille, anarchiste fâchée contre Henri Massé au point de l’envoyer paître.mais certainement pas violente, contrairement à ce qu’a laissé croire le président de la FTQ cette semaine en faisant un amalgame facile entre anarchisme et vandalisme.Louise Caroline Bergeron est une anarchiste qui n’en peut plus que ce mouvement humaniste soit associé à la casse.Mme Bergeron a sursauté lorsque le président de la FTQ, Henri Massé, a qualifié VOIR PAGE A 10: ANARCHISME ¦ « c i0°ïtrAUOM«N,t£ i.v/ué »¦' MÉLINDA WILSON Fleurs comestibles Dujardin à la table FIDES 70ans # de bonnes lectures www wDliimifctai um 4 95107340 La première hypothèque sur mesure.La première banque.ON PEUT VOUS AIDER Nos conseillers ont une solution à votre mesure Des experts qualifiés et disponibles Pour mieux cadrer vos besoins.Une solution de financement sur mesure Qui peut évoluer en fonction de vos projets.1 888 TELNAT-1 (1 888 835-6281) www.bnc.ca/surmesure BANQUE NATIONALE LA PREMIÈRE BANQUE AU QUÉBEC Sous réserve de l’approbation de crédit de la Banque Nationale.Certaines conditions s’appliquent. 2 0 0 7 LE DEVOIR LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 M A I \f,TÏÎAÏTTFS 1*^ JL JL V/ i VJ AI- XJ X X XJ KJ MONTRÉAL (51-4) 866-3876 ROLEX Vente et service Le Devoir : neuf années de croissance ! Pour la neuvième année consécutive, Le Devoir a connu une hausse de la distribution de son édition du week-end, qui atteint maintenant 45 974 exemplaires en moyenne.D s’agit d’une croissance de 25,5 % sur la période allant de 1998 à 2007 pour les six mois correspondants d’octobre à avril.Ces données ont été publiées cette semaine par l'Audit Bureau of Circulations (ABC), organisme spécialisé dans l’évaluation de la distribution des quotidiens partout sur le continent nord-américain.Si Ton compare avec la même période de l’an dernier, la distribution totale de l’édition du week-end a augmenté de 1,8 % en moyenne, pour passer de 45 176 à 45 974 exemplaires, alors que l’édition de semaine est restée stable.Depuis cinq ans, soit depuis 2002, la distribution totale du Devoir est passée de 25 753 à 28 351 exemplaires en moyenne sur semaine, une hausse de 10 %, et de 40 575 à 45 974 exemplaires le samedi, une croissance de 13,3 %.Pour ces cinq années.Le Devoir est le seul quotidien montréalais à avoir connu une hausse tant en semaine que le samedi, comme l’illustrent les données du tableau ci-contre.Ce constat se vérifie non seulement pour le nombre total d'exemplaires distribués, mais aussi pour le nombre d’exemplaires vendus à plus de la moitié du prix courant, donc sans les importants rabais promotionnels accordés aux abonnés par les journaux à grand tirage, qui se livrent une lutte sans merci pour maintenir leur position sur le marché publicitaire.Ainsi alors que les ventes à prix courant du Devoir ont crû respectivement de 10,5 % et de 14,4 % en semaine et le samedi depuis 2002, à La Presse elles ont augmenté de 3,1 % en semaine mais diminué de 5 % le samedi et diminué à la fois la semaine et le samedi au Journal de Montréal (-7 % et -13,7 %) et à The Gazette (-15,8 % et-21,1 %).Il y a deux semaines, une autre enquête annuelle, celle du PMB (Print Measurement Bureau), qui mesure le nombre de lecteurs de chaque quotidien (et non le nombre d’exemplaires vendus comme l’ABC cité ckles-sus), nous apprenait que Le Devoir est maintenant lu par quelque 353 000 personnes différentes au cours d’une semaine, soit 52 000 de plus que lors de l’enquête précédente, en 2005-06.Fait intéressant, c’est à Québec que le nombre de lecteurs du Devoir a connu l'augmentation la plus spectaculaire, avec une hausse de 60 %.A la fin du mois, nous connaîtrons les résultats financiers de l’exercice 2006 du Devoir, et tout indique qu’ils refléteront sa popularité croissante auprès d’une clientèle cible à la recherche d’un journal indépendant qui lui offre une information et une analyse approfondie de l’actualité nationale et internationale.Jean-Robert Sansfaçon, rédacteur en chef DIFFUSION 2002 À 2007 (PÉRIODE DU 1er OCTOBRE AU 31 MARS) * Diffusion Diffusion (à plus de totale 50 % du prix courant) Le Devoir Lundi au vendredi Samedi +10% +13,3 % +10,5 % +14,4 % La Presse Lundi au vendredi Samedi +5,8 % -1,9 % +3,1 % -5 % Le Journal Lundi au vendredi Samedi +2,3 % -3% -7,1 % -13,7% The Gazette Lundi au vendredi Samedi +0,7 % -13,2 % -15,8% -21,1 % * Données de Fas-Fax publiées par l’Audit Bureau of Circulations (ABC).La ministre de l’Education lance une mise en garde aux universités Gare aux idées de grandeur, dit Courchesne KATHLEEN LÉVESQUE Toutes les universités du Québec, sans exception, ont intérêt à se concentrer sur leurs missions fondamentales d’enseignement et de recherche plutôt que de s’improviser promoteurs immobiliers, prévient la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.Au terme d’une semaine au cours de laquelle la crise financière et immobilière à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) est apparue dans tout son gigantisme, la ministre Courchesne souhaite remettre les pendules à l’heure.«Est-ce que c'est le rôle d’une université de devenir promoteur immobilier ou de gérer des stationnements?», a-t-elle lancé en entrevue au Devoir.Le ton de Mme Courchesne ne laisse aucun doute: pour elle, «le mélange des genres» n'est pas souhaitable.«La vocation première d’une université, c’est l’enseignement, la recherche.Et c’est le moteur du savoir dans une ville, dans une région.Quand on finance une université, comme gouvernement, c’est pour cette rai-sondà.Il ne faut jamais perdre ça de vue», a rappelé la ministre de l’Éducation.Si Mme Courchesne a tenu à préciser que ses propos ne sont pas un frein à tout développement que souhaiteraient entreprendre les universités, il n’en demeure pas moins que l’aventure uqamienne doit susciter une nouvelle prudence de leur part.Mme Courchesne est déterminée à ce que le gouffre de l’UQAM demeure un cas isolé.«C’est une situation qui ne doit plus jamais se reproduire», a-t-elle insisté.Elle rencontrera le plus rapidement possible la Conférence des recteurs et principaux des universi- tés du Québec (CREPUQ) afin non seulement de «partager ses préoccupations» mais aussi de réfléchir au suivi à donner aux projets immobiliers.Déjà, l’automne dernier, le prédécesseur de Mme Courchesne, Jean-Marc Fournier, avait entrepris de serrer la vis aux universités.Un protocole d’entente avait été mis en avant afin de bafiser les nouveaux chantiers.Du coup, le respect des budgets était devenu une condition pour une université qui souhaitait obtenir une subvention gouvernementale.La ministre Courchesne veut emprunter cette voie, sans toutefois donner plus de précisions.Comme elle l’avait fait jeudi alors qu’elle annonçait qu’un mandat avait été confié au vérificateur général du Québec pour analyser le pourquoi, le comment et le combien de la dérive de l’UQAM, Mme Courchesne a rappelé la responsabilité des administrateurs et des directions d’université.Tous doivent s’assurer d’avoir les renseignements et de poser les questions nécessaires, a-t-elle souligné.«Avec l’argent des autres, c’est toujours facile d’avoir des idées de grandeur», a-t-elle laissé tomber.Elle a ensuite ajouté que les étudiants sont «en droit d’avoir des services de qualité et de ne pas à se retrouver dans une situation où le budget est affecté parce qu’il y a des décisions d’envergure qui ont été menées incorrectement».Pour l'UQAM, les projets immobiliers de l’îlot Voyageur et du Complexe des sciences représentent une impasse se situant entre 200 et 300 millions de dollars, comme l’a révélé Le Devoir en début de semaine.Malgré la tenue d’une conférence de presse de l’UQAM jeudi pour fait l’état de la situation, le portrait ne peut pas être plus précis, a expliqué le président du réseau de l’Université du Québec (UQ), Pierre Moreau.«L’état de la situation bouge encore.La plupart des chiffres sont liés à des projections.Et là, on entre dans le monde des firmes comptables.On va devoir attendre au 15 juin pour avoir des chiffres précis», estime M.Moreau.Le 15 juin est la date butoir pour l’UQAM afin qu’elle présente un plan de redressement acceptable.Cet exercice se fera sous la surveillance étroite de l’UQ, qui a nommé un conseiller spécial pour l’occasion.M.Moreau a rejeté le mot «tutelle», préférant parler de collaboration.Mais il a souligné que cette «expertise additionnelle» est nécessaire.«C’est assez inusité comme geste, mais ce n’est pas la première fois que cela se produit», a-t-il reconnu avant d’ajouter qu’il est confiant de voir l’UQAM sortir de cette crise.L’UQ n’est toutefois pas impliquée dans les négociations entre l’UQAM et la firme privée Busac, le promoteur de l’îlot Voyageur.L’UQAM tente de détricoter les liens contractuels qu’elle a avec Busac afin de réduire le projet et ainsi freiner l’engloutissement de fonds dans ce projet.L’UQAM souhaite que la tour de bureaux ne soit pas construite.«C’est déjà compliqué pour l’UQAM de négocier avec Busac, je pense qu’ils n’ont pas besoin d’un gérant d’estrade.On les laisse travailler.D’ailleurs, nous n’avons pas la totalité du contrat», a affirmé M.Moreau.Les déboires immobiliers de l’UQAM créent une pression sur son budget de fonctionnement.Les déficits s’accumulent Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Est-ce que c’est le rôle d’une université de devenir promoteur immobilier ou de gérer des stationnements ?» EN BREF Duceppe s’excusera Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, présentera des excuses au chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, au sujet d’un dépliant controversé émis par le Bloc à l’automne 2005.Selon ce que RadioCa-nada a appris, ses excuses mettront fin à une poursuite en libelle de 400 000 $ intentée par M.Dion, qui reprochait au Bloc québécois d’avoir associé son nom à l’aigent frauduleusement détourné dans le scandale des commandites.A l’automne 2005, le parti souverainiste a envoyé un dépliant à des centaines de milliers de foyers du Québec, dans lequel est fût un lien entre l’argent détourné des commandites et des mi- Montréal 514.845.5545 nistres comme Denis Coderre et Lucienne Robillard.la photo de Stéphane Dion apparaît également dans le dépliant Les 21 bloquistes ayant envoyé le dépliantdevront faire parvenir dans leur prochain envoi aux citoyens un mot d’excuse signé par Gilles Duceppe.- PC feet®0 Linda amyot, Carole duduis La stratégique pour concocter tes teKies ISBN978-2-7601-6949-4 stratégiques de qualité GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 En ueme dans toutes les Moraines Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Conférence publique Achetons tableaux canadiens Paul-Émile Borduas Marcelle Perron Lise Gervais Jacques Hurtubise Serge Lemoyne Rita Letendre Jean McEwen Marcelle Maltais Guide Molinari J-R Mousseau Claude Tousignant Achat à Montréal du 18 au 21 mai Appelez MAINTENANT pour un rendez-vous Lynda Marie Shearer, Canadian Art Group Cellulaire : 1.416.774.8575 55 Avenue Rd.#2975 www.canadianar1group.com Toronto M5R 3L2 canadianart@bellne1.ca La question du pluralisme philosophique : la comparaison et le choix entre les systèmes philosophiques sont-ils possibles ?m \ Avec M.Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France et titulaire de la Chaire de philosophie du langage et de la connaissance « Le jeudi 17 mai 2007, à 13 h 30 UQAM Pavillon J.-A.-DeSève, salle DS-R510 320, rue Ste-Catherine Est ES Berri-UQAM Entrée libre Renseignements : UQÀM Prenez position 1 IHIIi Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer NOUVEAU Certificat en coopération internationale Devenez coopérant grâce à un programme universitaire qui vous y prépare.Notre collaboration avec nos organismes partenaires - CCI, CECI, CUSO, Équiterre, Jeunesse Canada Monde, Oxfam-Québec et SACO - vous donne accès à une expérience des plus enrichissantes.Ce certificat vous donne les outils nécessaires pour comprendre et agir dans des contextes liés à la coopération internationale et au développement.Responsable du programme Louise Blanchette AUTOMNE 2007 514 343.6090 1 800 363.8876 www.fep.umontreal.ca/cooperation/ Université fm de Montréal 4.45^3 LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2007 A 4 LES ACTUALITES L’ADQ possède le squelette d’une éventuelle constitution du Québec Le rapport Allaire n’est toutefois plus qu’une source d’inspiration aujourd’hui Dans la foulée du débat des derniers mois autour des accommodements raisonnables, Mario Dumont a brandi l’idée de doter le Québec d’une constitution qui pourrait donner «une épine dorsale aux valeurs communes».Depuis, ses adversaires politiques ont emprunté le même chemin.KATHLEEN LÉVESQÜE L> Action démocratique du r Québec a déjà entre les mains un projet de constitution pour «le Québec de maintenant» auquel sont annexés les nouveaux pouvoirs du Québec tels que définis par le rapport Maire.Ce document remonte à juin 2001, alors que les militants de l’ADQ en avaient débattu lors d'un conseil général.Ce texte d’une douzaine de pages fonde notamment les pouvoirs des citoyens, détermine les institutions locales et régionales et définit les pouvoirs exécutif et législatif.Et il demeure le «squelette» de ce que pourrait être la constitution dont l’ADQ souhaite doter le Québec.«L’esprit de ce qu’on souhaite est là, ce sur quoi on veut travailler», a affirmé au Devoir Sébastien Proulx, député de Trois-Rivières et responsable du dossier constitutionnel.Pour ce qui est de la quatrième partie du document, qui concerne précisément les champs de compétence du Québec, M.Proulx a souligné que le rapport Allaire est certes une inspiration mais ne devrait pas être pris au pied de la lettre.Il s’agit d’«un outil» avec lequel l’ADQ va travailler pour rédiger la constitution du Québec, mais cet outil a besoin d’être remis au goût du jour, selon M.Proulx.«Le rapport Allaire, c’est d'où on vient.Mais aujourd’hui, le Québec a changé.Le Canada aussi.Il y a des pans de notre activité qu’on contrôle complètement.Il y a plein de choses qu’on peut faire à l’intérieur de la Constitution canadienne», a fait valoir M.Proulx.Partage des pouvoirs Si M.Proulx soutient que la position autonomiste de son parti est «claire», il n’est toutefois pas question de préciser les pouvoirs qu’un gouvernement adé-quiste tenterait de rapatrier d’Ottawa.Tout au plus se risque-t-il à nommer des dossiers dans lesquels la présence fédérale est un irritant.C’est notamment le cas du développement de projets hydroélectriques, du développement régional et de la santé.«Si nous voulons un modèle de santé différent, si on voulait une mixité entre le privé et le public pour permettre une meilleure offre de services, on ne devrait pas subir le diktat de la loi canadienne sur la santé», a lancé Sébastien Proulx.Le processus de revendication de pouvoirs, qu’ils soient de compétence partagée avec le fédéral ou de compétence fédérale exclusive, reste à définir.«Quand on parle de constitution, ce n’est pas seulement pour jouer à l’arraché avec le fédéral», a souligné le député adéquiste.Pour l’auteur du projet de constitution de 2001, André Larocque, à l’époque conseiller de Mario Dumont sur cette question, ce texte est la démonstration que les mots «constitution» et «autonomie» ne sont pas des concepts vides dans la bouche du chef de l’ADQ.«L’autonomisyie de Mario Dumont, c’est plus riche, plus fertile et plus utile que de s’enfermer dans le carcan d’un autre référendum», a soutenu M.Larocque.Celui-ci a expliqué que ce document se situe en droite ligne avec le projet de réforme démocratique que René Lévesque avait lancé en 1977.De fait, le texte de l’ADQ pro-pose d'abord et avant tout une constitution fondée sur la souveraineté populaire.Concrètement, ce texte introduit l’initiative populaire, c’est-à-dire une mécanique par laquelle des citoyens (sur présentation d’une pétition), le premier ministre (avec la majorité de l’Assemblée nationale) ou des députés (avec une décision des deux tiers de la Chambre) peuvent déclencher un référendum.11 est également question du rappel des élus ainsi que de la création d’un office des citoyens qui surveillerait les institutions et ferait des recommandations à l’Assemblée nationale.On y établit aussi un mode de scrutin proportionnel, la tenue d’élections à date fixe tous les cinq ans et l’élection du premier ministre au suffrage universel.«Ç’a été accueilli dans l’enthousiasme en 2001», se rappelle André Larocque.Depuis le scrutin du 26 mars, libéraux et péquistes ont également montré leur intérêt à adopter une constitution propre au Québec.Le Devoir Jean Allaire «Le rapport Allaire, c’est d’où on vient.Mais aujourd’hui, le Québec a changé.Le Canada aussi.Il y a plein de choses qu’on peut faire à l’intérieur de la Constitution canadienne.» - Sébastien Proulx LE PASSÉ NE SE CHANGE PAS.L’AVENIR OUI.wmmm mùmmm ¦ mwm CONTINUEZ LA BELLE VIE AVEC LES OBLIGATIONS D’EPARGNE DU QUEBEC + Encaissables en tout temps.+ Taux d’intérêt de 3,50% la première année.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.+ En vente jusqu’au 1er juin 2007.EPARGNE PLACEMENTS QUEBEC 1 800 463-5229 I VOS ÉCONOMIES GARANTIES À100% www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec E9 ca ES ES Orford: le PQ déposera un projet de loi pour faire échec auPLQ ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le Parti québécois déposera «très rapidement, dans la prochaine session», un projet de loi qui aurait pour effet d’abroger la loi 23 sur la privatisation partielle du parc du Mont-Or-ford, adoptée par le gouvernement sous le bâillon en juin 2006.C’est ce que le chef du Parti québécois, André Boisclair, et le député Stéphane Bergeron, critique en matié re de parcs, ont promis à l’organisme SOS Parc Orford jeudi lors d’une rencontre à Montréal.Le chef péquiste, qui s’était engagé en campagne électorale à annuler cette vente s’il était élu, souhaite aller «plus loin que l’opposition officielle» adéquiste.Celle-ci a fait savoir qu’elle compte déposer dès la semaine prochaine une motion sommant le gouvernement de suspendre le processus d’appel d’offres pour une partie du parc du Mont-Orford.L’ouverture des enveloppes des soumissionnaires est prévue le 15 mai à 15h.Hier, Mario Dumont a précisé qu'il souhaitait ne pas avoir à déposer cette motion.Le gouvernement devrait à son sens annoncer dès le discours inaugural qu’il met fin au processus.Au reste, le chef péquiste a aussi promis à SOS Parc Orford de se pencher sur des façons de protéger davantage les parcs nationaux afin d’éviter qu’un cas comme celui du parc du Mont-Orford ne se représente à l’avenir.La loi 23 a reçu un autre coup dur cette semaine avec la volte-face de Marc Poulin, maire de Magog, qui a réclamé que le gouvernement suspende l’appel d’offres et résilie le bail du centre de ski pour nommer un autre gestionnaire.M.Poulin avait appuyé la «solution Béchard» mais l’a qualifiée de «chambranlante» cette semaine, arguant qu’il n’y a «que les fous qui ne changent pas d’idée».Le député libéral d’Orford, Pierre Reid, réélu de justesse le 26 mars, avait reconnu pendant la campagne que le projet était mal perçu dans la population.«L’aspect que la population n’aime pas [.], c’est l’aspect de changement de propriété.Je pense qu’on ne peut pas juste ignorer ça.Il va falloir, le lendemain de l’élection, que je regarde attentivement ça, et j’ai l’intention de le faire.Et on verra à apporter les ajustements qu’il faut», avait-il déclaré le 16 mars.Le Devoir EN BREF Infirmières: Couillard se trompe, dit la FIQ La solution avancée cette semaine par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, pour résoudre le problème des heures supplémentaires imposées aux infirmières déplaît souverainement à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).Cette semaine, M.Couillard a indiqué qu’il envisageait de faire des rotations entre les quarts de jour, de soir et de nuit pour tenter de diminuer — et de mieux partager — la charge de travail en heures supplémentaires.Celle-ci est actuellement en pleine croissance: selon l’Ordre de la profession, les infirmières de la province ont travaillé près de trois millions d’heures supplémentaires l’an dernier.«Dans quel monde vit Philippe Couillard pour proposer» cette solution, demande la FIQ?«C’est un remède qui date des années 60 et que nous ne voulons plus utiliser depuis très longtemps», a souligné hier dans un communiqué la présidente de la fédération, Lina Bo-namie.Selon elle, «la rotation n’amène pas la diminution des heures supplémentaires».La FIQ dénonce depuis longtemps le recours systématique aux heures supplémentaires par les employeurs, et se dit malheureuse de voir que «même le ministre de la Santé ne comprend rien» à «l’ampleur des conséquences néfastes qui sont liées» à cet enjeu.- Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 6 MAI 2007 LES ACTUALITES A 5 Vito Rizzuto condamné à dix ans en prison New York — Le chef présumé de la mafia montréalaise, Vito Rizzuto, a plaidé coupable hier, à New York, à des accusations de complot et de gangstérisme relativement à un triple meurtre commis en 1981 dans la métropole américaine pour le compte de la famille mafieuse Bonanno.En vertu d’une entente, il écopera d’une sentence ferme de 10 ans d’emprisonnement Lors de son plaidoyer de culpabilité, qui est survenu à la veille du 26‘ anniversaire du triple meurtre, l’homme de 61 ans a offert peu de détails sur les événements.Les procureurs ont prétendu que Rizzuto était allé à New York à la demande de la famille Bonanno pour aider à tuer trois capitaines soupçonnés de préparer une attaque.Rizzuto devait reconnaître sa culpabilité et décrire son rôle dans les événements pour la négociation de la sentence, mais il a d’abord hésité à entrer dans les détails, avouant seulement avoir pris part à des activités de gangstérisme.Le juge Nicholas Garaufis lui a alors demandé plus de détails.«Pourquoi devrais-je accepter une sentence spécifique quand je ne sais pas ce qu’jl [Rizzuto] a fait, a-t-il demandé.Etait-il le conducteur?Etait-il un de ceux qui ont tiré?» Rizzuto a tenu une réunion rapide avec son avocat et a donné un compte rendu très succinct «Mon travail était de dire: “C’est un braquage!”, pour que tout le monde se tienne tranquille.» 11 a ajouté que ses complices ont alors ouvert le feu, tuant Dominick Trinchera, Philip Giaccone et Alphonse Indelicato.La sentence de 10 ans est courte selon les normes actuelles, mais les procureurs ont dit que leurs options étaient limitées.Rizzuto était accusé de gangstérisme et, en vertu des lois de l’époque, il était passible d’un maximum de 20 ans de prison.La loi a été modifiée par après et maintenant la peine maximale est la prison à vie, mais ces changements ne s’appliquent pas aux dossiers plus anciens.Le procureur adjoint Greg Andres a précisé que le temps écoulé depuis le crime rend le dossier plus complexe et la preuve plus difficile à établir, ce qui a rendu acceptable la peine plus courte.L’avocat de Rizzuto, John Mitchell, a indiqué qu’il avait demandé à la cour que son client puisse purger sa peine dans un établissement proche des frontières canadiennes, une requête qui reste à être évaluée par les autorités.Compte tenu de l’emprisonnement déjà effectué, il lui resterait cinq ans et demi à passer derrière les barreaux.Presse canadienne » ARCHIVES REUTERS Une vue du mont Everest, le plus haut sommet du monde.Selon le GIEC, il est possible d’arrêter le réchauffement en cours autour de 2 à 2,4 °C d’ici 2015, à condition de cibler d’ici 2050 un objectif global de réduction de 50 à 80 %.Publication du troisième volet du rapport du GIEC L’humanité peut reprendre le contrôle du climat en dix ans Avec le troisième volet du quatrième rapport du Groupe d’experts intergouvememental sur l’évolution du climat, l’ONU vient de mettre la table pour la négociation de la deuxième phase du protocole de Kyoto, qui devrait débuter à Bali en décembre.LOUIS-GILLES FRANCŒUR humanité peut interrompre r la hausse du climat planétaire d’ici 10 ou 15 ans.Et cet objectif, qui exigera une mobilisation sans équivalent dans l’histoire humaine, peut être atteint à un coût pratiquement nul sur le plan économique si les gouvernements mettent en branle les moyens technologiques et réglementaires à leur disposition.Tel est le verdict final rendu hier à Bangkok par le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (GIEC) dans le troisième volet de son quatrième rapport quinquennal.Ce rapport examine les différents scénarios de contrôle du climat, les coûts de l’entreprise et les moyens à mettre en œuvre.Deux scénarios se rapprochent de la proposition européenne pour la deuxième phase de réductions sous l'autorité du protocole de Kyoto, soit d’empêcher le climat de dépasser de plus de 2 °C le niveau pré-industriel.C’est autour de ce seuil que plusieurs chercheurs pensent que les océans et le pergélisol pourraient libérer des milliards de tonnes de méthane, ce qui pourrait faire s’emballer le réchauffement au- delà de toute mesure correctrice et miner radicalement l’économie internationale.Il est possible, confirme le GIEC, d’arrêter le réchauffement en cours autour de 2 à 2,4 °C d’ici 2015 en accélérant l’effort consenti à Kyoto et à la condition de cibler d’ici 2050 un objectif global de réduction des émissions de 50 à 80 %.Ce scénario, le plus rapide, fixe un plafond pour les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère entre 445 et 490 parties par million (ppm).Présentement, les concentrations globales de GES atteignent 379 ppm.Leur croissance est d’environ 2 % par année.Entre 1970 et 2004, les émissions d’origine humaine ont augmenté de 70 %, passant de 28,7 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt) par année à 49 Gt.C’est la production d’énergie qui est responsable de la hausse principale.Les émissions de ce secteur ont augmenté de 145 %, suivies par les transports (+120 %), l'industrie (+60 %), î'utilisation du territoire et la déforestation (+40%).Dans un scénario un peu plus lent, où les émissions plafonneraient entre 490 et 535 ppm, l’objectif de stabilisation serait reporté à 2020 dans le cadre d’une réduction globale de 30 à 60 % d’ici 2050.new balance MR 1061 SB COURSE À PIED WW 748 ¦'vk&Yv.: «MSÉa -.Pour un ajustement optimal wma?LARGEURS DISPONIBLES > Tomes les laroeurs ne som pas offertes DOiif tous les modèles.• 1085, chemin Chambly, Loneueuil • 450 674-4436 M Boutique Courir 4452, rue Saint-Denis, Montréal i®! • 514 499-9600 Le GIEC confirme dans son rapport, malgré 1,’opposition de pays comme les Etats-Unis et la Chine, que la croissance d’environ 2 % de l’économie mondiale d’ici 2030 serait réduite globalement de 3 % sur cette période dans le scénario de stabilisation rapide.Dans ce scénario, l’économie mondiale serait ralentie de 0,12 % par année.Le scénario plus lent, qui cible une stabilisation d’ici 2020, réduirait le PIB mondial de 0,1 %.Mais ne rien faire coûterait beaucoup plus cher, ajoute le GIEC, même s’il ne retient pas les chiffres du rapport Stern publié en septembre dernier, qui prédisait un coût économique pour Tin-action de 20 fois supérieur à celui de l’action.Crédits de carbone L’essentiel des objectifs de réduction sera atteint grâce au marché international des crédits d’émissions de carbone, ajoute le GIEC.C’est précisément le marché auquel le gouvernement Harper n’entend pas donner accès aux entreprises d’ici.Or les économistes du GIEC démontrent que le coût des crédits sur le marché international sera de loin inférieur aux 195 $ la tonne de carbone dévoilés récemment par le gouvernement Harper comme répulsif anti-Kyoto, ce qui indique que les entreprises d’ici devront payer beaucoup plus cher dans le scénario Harper que dans le scénario GIEC.Ce dernier estime en effet que les crédits vont se vendre entre 22 $ et 88 $CAN au maximum d’ici 2030.A des prix allant tout au plus de 22 $ à 55 $ la tonne, le GIEC estime que les producteurs de pétrole et d’électricité passeront aux technologies à faibles émissions.Les gouvernements, ajoute le rapport, devront aussi mettre en place des incitations fiscales, des normes réglementaires et recourir à des programmes volontaires .et de sensibilisation pour atteindre leurs objectifs respectifs.Pour le grand patron du Programme des Nations unies pour l’environnement, Yvo de Boer, le rapport du GIEC montre que «les principaux impacts du réchauffement peuvent être évités si les mesures planifiées et à venir à l’échelle internationale sont appliquées maintenant».Mais le ministre canadien de l’Environnement, John Baird, a fait comme si ce message ne s’adressait pas à un pays qui se défile de l’effort international au profit d’un plan maison nettement inférieur.Pour le ministre Baird, le fait de cibler une stabilisation des émissions canadiennes d’ici 2015 et d’intégrer au plan canadien d’éventuelles amé- liorations aux normes sur la pollution de l’air «démontre encore plus que nous allons dans la bonne direction».Rappelant au ministre Baird que son plan réalisera tout juste les objectifs du Canada avec 10 ans de têtard sur l’échéancier international, le porte-parole libéral en environnement, David Mc-Guinty, a stigmatisé les «objectifs médiocres» mis en avant par les conservateurs en les accusant de saper l’économie canadienne en privant les entreprises d’ici d’un accès au marché international des crédits d’émissions et en ralentissant la modernisation de l’industrie canadienne.De leur côté, Equiterre et Greenpeace ont tenu à «corriger» le ministre Baird, qui prétend respecter les recommandations du rapport du GIEC.Le Canada, selon les deux groupes, tente de cacher qu’il est en contravention de ses engagements légaux alors qu’il doit réduire de façon absolue entre 2008 et 2012 ses émissions de GES à 6 % sous le niveau de 1990, et non les stabiliser d’ici 2012 à 35 % au-dessus de cet objectif.«Il est donc plus juste de dire que le Canada ne fait pas sa part pour lutter contre les changements climatiques», concluent les deux groupes.Le Devoir Les j peaux détours U Î T S CULTURELS 18-19-20 août : un beau détour aux États-Unis - patrimoine et histoire à GLENS FALLS - deux opéras à COOPERSTOWN - un musée à WILLIAMSTOWN Prix spécial jusqu’au 18 mai 16 juin : l’exposition de «Cranach à Monet» à Québec www.lesbeauxdetours.com (514) 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont Faculté de droit La religion, le droit et le « raisonnable » Comment le droit de l'État saisit-il la religion?Ou est-ce la religion qui « saisit » le droit?Accommodements raisonnables, laïcité, liberté de religion, multi-culturalisme et tolérance.les limites du négociable dans une société libre et démocratique.Enjeux préoccupants sur lesquels se pencheront juristes, philosophes et sociologues, qui proposeront des réflexions sollicitant autant le droit privé que le droit public, le droit interne que le droit international.Date: le lundi 18 juin 2007 s Heure: 8 h 30 à 16 h 30 Lieu : Centre Mont-Royal 2200, rue Mansfield Montréal (Québec) Colloque organisé par la Faculté de droit de l’Université de Montréal en collaboration avec la Chaire Jean-Louis Baudouin en droit civil et la Chaire de recherche du Canada sur les identités juridiques et culturelles nord-américaines et comparées.Réservation et information Téléphone : 514 343-6124 www.droit.umontreal.ca Université fttï de Montréal LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2 0 0 7 LES ACTUALITÉS Le Cannibale Québec Pluriel dépose une plainte contre les Têtes à claques STÉPHANIE MARIN Il ne faut pas badiner avec Kunta Kinté, figure emblématique de l’esclavage africain.L’association Québec Pluriel poursuit son attaque contre les Têtes à claques et annonce quelle a enclenché le processus de dépôt d’une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne.Québec Pluriel réitère ainsi ses doléances contre le clip Le Cannibale, qu’elle taxe de racisme et qui, selon elle, perpétue les stéréotypes contre les Noirs.Sans nouvelles de Salambo Productions (la maison des Têtes à claques) et de Bell Canada malgré une lettre de mise en demeure envoyée le 18 avril, l’association a décidé de porter plainte contre ces deux entreprises.Le clip litigieux montre un cannibale noir en train de faire mijoter dans une marmite un couple de Qué4 bécois, les désormais célèbres Lucien et Monique.JACQUFS NADKAU LE DEVOIR Lydie Olga N tap Québec Pluriel ne demande plus l’arrêt de la diffusion du clip mais le retrait de toute référence à Kunta Kinté.«H est inacceptable et inconcevable que le nom de Kunta Kinté soit associé au cannibalisme», insiste Lydie Olga Ntap, vice-présidente de Québec Pluriel.Personnage historique rendu célèbre en 1977 par la télésérie américaine Roots, Kunta Kinté est un esclave africain devenu «un symbole pour la mémoire collective et pour ce qu’il représente pour la communauté noire», indique Mme Ntap.«Kunta Kinté incarne la tragédie de la traite négrière.On ne rigole pas avec une tragédie.On ne fait pas de blagues avec les camps de concentration.C’est une question de respect», poursuit-elle.Selon la vice-présidente de Québec Pluriel, la communauté noire a le sens de l’humour et est capable d’autodérision: «Si le clip n’avait pas eu le nom de Kunta Kinté, on aurait réagi, mais pas avec une mise en demeure.» Québec Pluriel exclut toute poursuite pour le moment mais exige des excuses publiques.La vice-présidente reconnaît cependant ne pas avoir reçu de plainte au sujet du sketch Le Cannibale.La Fondation américaine Kunta Kinté - Alex Haley a fait parvenir une lettre d’appui à la démarche de Québec Pluriel et qualifie le clip de «dégradant» pour les personnes d’origine africaine.Pour sa part, Bell Canada n’a pas l’intention de retirer le clip.«On n’a reçu aucune plainte de nos clients au sujet de ce clip», a confirmé hier au Devoir Pierre Leclerc, de chez Bell Canada, qui a souligné que l’entreprise n’est pas le créateur mais seulement le diffuseur de ces clips populaires.Les responsables des Têtes à claques indiquent sur leur site Internet qu’ils ne vont pas non plus retirer ce clip.Québec Pluriel fait la promotion de la diversité culturelle.Composé de Québécois de toutes les origines, ce groupe a été constitué légalement il y a un peu plus d’un mois.Le Devoir Le marché Jean-Talon réservé aux piétons Cet été, les voitures seront interdites du vendredi au dimanche soir GUILLAUME BOURGAULT CÔTÉ La Ville de Montréal et la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM) ne se lanceront plus de tomates à propos du projet de «piétonnisation» du marché Jean-Talon.Après avoir férocement combattu l’implantation de cette mesure, la corporation s’est en effet convertie à ses bienfaits et participera cette année de plein gré à son application.Les relations entre la Ville et la CGMPM ont drôlement évolué en deux ans.A l’été 2005, la corporation avait obtenu une injonction pour suspendre le projet-pilo- te de piétonnisation du marché, élaboré par l’arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie.La Ville avait toutefois porté le dossier en Cour supérieure, où on a statué l’an dernier que Montréal avait le droit de procéder à cette modification.La corporation a interjeté appel de cette décision, mais le succès en 2006 de la première édition de la piétonnisation partielle a changé la donne.Le recours a ainsi été abandonné en octobre et, hier matin, les représentants de la Ville et la présidente de la CGMPM se sont retrouvés côte à côte, tout sourire sous le soleil pour annoncer une deuxième année plus piétonne que la première.Entre le 8 juin et le 30 septembre, les voitures seront donc interdites au marché du vendredi au dimanche, de llh à 17h.Des chariots à roulettes et des livreurs seront par ailleurs disponibles afin d’aider les clients à transporter leurs achats.Le maire de l’arrondissement, André Lavallée, estime qu’il s’agit là des «meilleurs accommodements possibles pour que le marché fonctionne bien».En conférence de presse, le maire Gérald Tremblay a salué hier «le changement de culture, de mentalité et d’attitude» de la corporation.Selon la présidente de cette dernière, Liette Lauzon, il était toutefois normal que ses membres rouspètent avant l’im- plantation de la mesure.«On avait peur, on n'était pas habitués à ça et c’est de notre portefeuille qu'on parlait, dit-elle.Sauf que, vraiment, les marchands ont bien répondu et les clients aussi.Nos craintes se sont évaporées.» La corporation craignait notamment que les acheteurs en gros ne cessent de fréquenter le marché — ce qui n’a pas été le cas.Hier, la grande majorité des marchands interrogés par Le Devoir ont indiqué ne pas avoir senti de différence sur leurs ventes l’an dernier, les clients s’étant rapidement adaptés aux changements imposés.Le Devoir Le chef des clowns honoré Les honneurs pleuvent sur Gilbert Rozon, fondateur du Festival Juste pour rire.Hier, l’homme a reçu en effet le Prix du ministre du Tourisme lors du 22' Gala annuel des Grands Prix du tourisme québécois, qui s’est tenu en soirée à Québec.Remis par Raymond Bachand, E N le trophée veut souligner «la contribution exceptionnelle d’un homme ou d’une femme» au développement du secteur touristique de la province, ce que le festival, avec ces deux millions de visiteurs ainsi que les 500 médias nationaux et internationaux qui s’y intéressent, fait sans aucun doute, a indiqué le ministre.En avril dernier, M.Rozon a été nommé «deuxième personnalité la plus influente de la scène culturelle» par le BREF quotidien La Presse.Le Groupe Juste pour rire vient aussi en 11e position parmi les entreprises les plus admirées des Québécois, selon le palmarès établi par la revue Commerce en mars 2006.- Le Devoir Réformez, et vite! Québec — Le chef-du Parti vert du Québec, Scott McKay, a qualifié de «très intéressante», sa rencontre, hier, avec le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier, qu’il a invité à continuer de promouvoir le dossier de la réforme du mode de scrutin.Le Parti vert du Québec considère que les résultats de la dernière élection provinciale ont clairement démontré que le mode de scrutin actuel n’assure pas une juste représentation des idées politiques.- PC Assemblée annuelle des actionnaires de L’IMPRIMERIE POPULAIRE, LIMITÉE (Le Devoir) Avis est par les présentes donné aux détenteurs d’actions des classes A et B de L’Imprimerie Populaire, Limitée (“Société") que l’assemblée annuelle des actionnaires se tiendra le mercredi 23 mai 2007, à 17 h 30, heure locale, à l’Hôtel Delta, salon Concerto, 475 Président-Kennedy, Montréal, (Québec), pour y traiter des points suivants : Recevoir et examiner les états financiers de la Société pour l’exercice terminé le 31 décembre 2006 et le rapport des vérificateurs ; 1.élire les administrateurs ; 2.nommer les vérificateurs pour l’exercice suivant; 3.traiter tout autre sqjet qui pourrait être dûment soumis à l’assemblée.PAR ORDRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Bernard Descôteaux _____________________________________________y Restauration de porcelaine Lladro, Moorcroft, Limoges, Wedgewood IH?3 restaurons tout.sauf les cœurs /unsésS 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8312 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 Le mal absolu GH Courtemanche JJ ai eu beau vérifier sur toutes les chaînes d’information continue, on ne faisait nulle mention de l’Irak en ce vendredi de printemps, sinon pour évoquer la conférence internationale qui se déroule en Egypte.Donc, pourrait-on présumer, une belle journée calme à Bagdad, à Najaf ou à Bassora, sans attentats suicide, sans fusillades ni bombes posées dans les marchés populaires.Ce n’est pas le cas.Si les nouvelles sont silencieuses, c’est tout simplement que le nombre de victimes n’est pas suffisamment élevé et, surtout, qu’on n’évoque que les grands attentats, pas la mort quotidienne, les crimes sectaires, les viols et les crimes d’honneur qui sont devenus le lot habituel des Irakiens.Ce matin, en se réveillant, les citoyens de Bagdad découvriront entre 25 et 50 cadavres que les assassins auront déposés le long des rues.Voilà des victimes dont on ne parle jamais mais qui sont évoquées dans le rapport trimestriel de la Mission d’assistance de l’ONU en Irak (UNAMI).Ce rapport, qui a quelque chose de médical et d’aseptisé dans le ton, décrit l’ampleur de l’horreur quotidienne que vivent aujourd’hui les Irakiens.En terminant la lecture de cette trentaine de pages, je me suis demandé si, parfois, on ne préférerait pas vivre dans une horrible dictature que dans un pays «libéré».Je me suis souvenu d’un débat que j’avais eu avec Bernard Kouchner, cet homme de gauche que j’estime et qui, au nom du «droit d’ingérence», avait appuyé l’invasion américaine en 2003.«Quand on a l’occasion de se débarrasser du mal absolu, c’est un devoir moral de le faire.» Mais il y a peut-être pire que le «mal absolu».Saddam Hussein tuait.Il a ordonné des massacres, pratiqué la torture et emprisonné les opposants.Cependant, il ne tuait pas 30 000 personnes par année.C’est l’estimation du nombre de victimes de la violence quotidienne en Irak qu’on obtient en consultant les anciens rapports de l’ONU.Dans ce dernier rapport, rilNAMI regrette que le gouvernement retuse maintenant de lui transmettre les chiffres officiels sur lesquels elle fondait ses évaluations.La raison de ce revirement est simple: les chiffres prouvaient que le nouveau plan de sécurisation de Bagdad s’est soldé par un échec total.Sous Saddam Hussein, on emprisonnait sans raison, mais on vivait à peu près normalement.Le pays avait un des plus haut taux de scolarisation du monde arabe, l’égalité entre les hommes et les femmes existait et, même pauvre, on mangeait.Aujourd’hui, selon 1TJNAMI, plus de 50 % de la population vit avec moins de 1 $ par jour, une situation comparable à celle de pays sous-développés comme le Mali ou le Niger.Depuis décembre 2006, les violences et le nettoyage ethnique ont entraîné l'exode de 200 000 personnes qui s’ajoutent au 1,2 million de personnes déplacées que la guerre civile a provoqué depuis quatre ans.Le système d’éducation, autrefois un modèle, ne fonctionne qu’à moitié.C’est que les insurgés s’attaquent systématiquement aux institutions d’enseignement et à leur personnel.Depuis quatre ans, 200 professeurs d’université ont été la cible d’assassinats ciblés et 150 ont été kidnappés.Une grande partie des meilleurs professeurs choisit l’exil.Pour les remplacer, on utilise des étudiants en fin de cycle.Récemment, le président d’une des universités les plus prestigieuses du pays a démissionné pour protester contre l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité de son établissement.Si la vie est plus difficile aujourd’hui pour l’ensemble de la population que sous Saddam Hussein, ce sont les femmes qui en souffrent le plus et qui paient un double prix.La montée de l’extrémisme religieux, tant chez les sunnites que chez les chiites, a fait disparaître presque tous les droits dont elles jouissaient avant l’invasion.Mais c’est surtout la violence faite aux femmes, les crimes d’honneur, les immolations et les viols, qui connaît une croissance vertigineuse.Dans certaines régions comme le Kurdistan, la situation des femmes ressemble à celle des Afghanes.Dans la seule ville d’Erbil, les tribunaux ont enregistré 596 cas de viol en 2006 alors qu’on en comptait 150 en 2003.Dans la même région, les cas d’immolation sont passés de 289 en 2005 à 366 l’année dernière.Quarante-six femmes avaient succombé à leurs blessures, contre 66 cette année.Toujours en 2006, 41 femmes ont été tuées par balle dans des incidents de violence conjugale ou lors de crimes d’honneur.Selon le rapport de l’UNAMI, la situation humanitaire est tout simplement catastrophique.Huit millions d’irakiens vivent dans un état de «vulnérabilité», deux millions vivent en exil dans les pays voisins, deux millions sont déplacés à l’intérieur du pays et quatre millions souffrent de carences alimentaires graves.En deux ans, le taux de malnutrition chronique est passé de 4,4 à 9 %.Les deux tiers des Irakiens n’ont pas d’emploi et seulement 32 % ont accès à de l’eau potable.Ancienne fierté de l’Irak, le système de santé est en ruine.12 000 des 34 000 médecins que comptait le pays en 2003 ont quitté le pays et 2000 ont été assassinés.Le rapport évoque aussi les milliers de détentions arbitraires, les procès qui se déroulent sans aucun respect pour le droit, les discriminations et les violences contre les minorités religieuses, la montée du crime organisé, etc.Bref, ce rapport nous dit qu’il existe peut-être quelque chose de pire que le «mal absolu».Collaborateur du Devoir 220 pages-26,80$ ISBN 978-2-7601-5409-4 André F.CHARETTE, Ph.D.LE GUIDE DES GESTIONNAIRES DE RESSOURCES HDIKIAIBES Pour iniorvanir dans las situations ou gestion des ressources humaines.GUÉRIN, universitaire 514-842-3481 En uente dans toutes les iinrairies Le prix est indiqué sous réserve do modifications.WWW.TV5.CA v* * ¦LlÀ.'V'V A A ; un (./ ¥ Un jour un jour il y a 40 ans.Images évocatrices de souvenirs inoubliables.EXPO 67 40 ANS PLUS TARD DIMANCHE 21 h30 L’AGENDA .! I I - L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MAI 2007 A LES ACTUALITES L’aéroport de Saint-Hubert menace de fermer boutique Le refus d'Ottawa d'aider Pratt & Whitney menacerait 300 emplois • ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le refus du gouvernement fédéral de débloquer une somme de 70 millions de dollars pour aider l’aéroport de Saint-Hubert à se moderniser met en péril 300 emplois et des retombées économiques de deux milliards de dollars en 20 ans pour la région de Montréal.Inquiet de voir déménager à Plattsburgh un de ses plus gros clients, Prati & Whitney, l’aéroport de Saint-Hubert menace maintenant de céder les clés de ses installations à Transports Canada et de fermer boutique si rien ne change rapidement L’ouverture prochaine d’un aéroport moderne à Plattsburgh, à la frontière québécoise, met énormément de pression sur l’organisme sans but lucratif qui gère l’aéroport de Saint-Hubert, à Lon-gueuil.Pratt & Whitney souhaite en effet agrandir les installations où elle teste ses moteurs d’avion.L’entreprise a deux options: agrandir ses bâtiments de Saint-Hubert ou consolider ses installations à Plattsburgh.Le directeur de Développement Aéroport Saint-Hubert de Lon-gueuil (DASH-L), Jacques Malenfant, a expliqué que le projet de Pratt & Whitney représente de 150 à 200 nouveaux emplois, en plus de la sauvegarde des 100 emplois existants.«En tout, on parie de 300 emplois en jeu et de deux milliards de dollars sur 20 ans.C’est majeur.On ne peut pas se permettre de perdre ça», a-t-il dit au Devoir hier.L’aéroport de Saint-Hubert a un projet de développement de 300 millions dans ses cartons.D est notamment question d’agrandir et de rénover sa piste principale, d’ajouter un hangar qui sera loué par Pratt & Whitney, de construire un petit termina] pour passagers et de bâtir un centre de déglaçage des avions.Le montage financier prévoit l’aide du gouvernement du Québec pour les bâtiments (18 millions), de h Ville de Longueuil (25 millions) et du gouvernement fédéral pour les pistes (70 millions).Le reste sera payé par des investisseurs privés, l’aéroport recevant aussi de petits vols nolisés.Jacques Malenfant a précisé que la décision à venir de Pratt & Whitney force l’accélération du dossier.«Il juut qu'une décision soit prise rapidement.On parie de jours, peut-être de deux semaines, maximum», a-t-il dit Mais selon le directeur de DASH-L, l’aéroport a besoin d’être rénové, peu importe l’entrée en scène ou non de Pratt & Whitney.«Nos installations ont 60 ans.On a réussi à faire passer le déficit annuel de 1,3 million en 2005 à 500 OOO $ l’an dernier.Mais on ne peut pas faire plus avec ce qu’on a.» Pratt & Wftitney n’a pas rappelé Le Devoir hier pour commenter.Ottawa refuse son aide Si le gouvernement Harper refuse d’accorder une subvention, DASH-L pourrait prendre les grands moyens.«S’ils ne veulent pas nous aider, c’est simple, on va remettre les clés à Transports Canada», a lâché Jacques Malenfant, soutenant toutefois avoir encore des contacts avec les politiciens fédéraux.A Ottawa, les différents ministres concernés par ce dossier ont toutefois laissé peu d’espoir hier.Jean-Pierre Blackburn, ministre du Travail et responsable de Développement économique Canada (DEC), a soutenu que les 70 millions demandés représentent une somme trop élevée pour son ministère.Une rencontre entre DASH-L et les fonctionnaires de DEC a eu lieu le 17 avril dernier, sans résultat.A une question du Bloc québécois aux Communes hier, le ministre Blackburn a répondu que «cette somme est trop volumineuse pour le développement économique du Canada pour les régions du Québec.Cependant, nous travaillons avec les parties», a-t-il dit.A son cabinet, on indique que le dossier a été transmis à Transports Canada.Or le ministre des Transports, Lawrence Cannon, a été catégorique hier: cet argent n’est pas disponible.«Ce n’est pas un projet de sécurité ni de sûreté», a-t-il tranché avant d’expliquer que son ministère ne dispose pas de fonds destinés au développement économique.«C’est un projet de développement économique et ça relève de Développement économique Canada», a-t-il dit, renvoyant la balle au ministre Blackburn.Le De voir Patrice POTVIW L’ENSEIGNEMENT RADICAL Réflexion sur les possibilités ot ill WNM-2-7601-6724-7 IBS llRIItBS 00 r8nS8l9Rén!6Rt Gucrin urjversnajre .r millérairv GUERIN, éditeur liée 514-842-3481 En iiente nans toutes les unrairies Le prix est indiqué sous réserve de modifications.VIOLENCE ET MALADIE MENTALE Avons-nous tort d'avoir peur ?Données actuelles Évaluation du risque de violence Traitement médiatique CONFÉRENCIERS Jean-Luc DUBREUCQ, psychiatre Frédéric MILLAUD, psychiatre et Magali ALLARD, médecin Yanick VILLEDIEU, journaliste Mardi 8 mai 2007 18 h - Inscription et visite des kiosques 19 h - Conférences Salle Marie-Gérin-Lajoie Pavillon Judith-Jasmin Université du Québec à Montréal 405, rue Sainte-Catherine Est f SOCIÉTÉ l QUÉHÉCOISEm la HIZOPHRENIE Entrée libre Inscription obligatoire info@>schizophrenie.qc.ca 514 251-4000, poste 3400 ou 1 866 888-2323 Cette conférence a été rendue possible grâce à une subvention à l'éducation de: NOVA RT I S AFGHANISTAN Prisonniers torturés : le gouvernement â menti, accuse l’opposition Au moins un cas de mauvais traitements a été passé sous silence HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement conservateur a menti.Aux députés et à la population.C’est la conclusion à laquelle l’opposition à la Chambre des communes, hystérique, est arrivée hier en constatant que Stephen Harper et ses ministres lui ont caché des informations cruciales à propos du traitement réservé aux prisonniers en Afghanistan.Depuis deux semaines maintenant, le gouvernement affirme ne pas avoir en sa possession d’allégations spécifiques — et encore moins prouvées — de torture de la part d’un prisonnier.Or un très haut gradé de l’armée canadienne a affirmé sous serment qu'un détenu confié par le Canada aux autorités afghanes avait été battu par ses gardiens.Au point où les forces canadiennes ont dû le leur retirer et le remettre à d’autres autorités pour assurer sa sécurité.Camouflage.Fausseté.Déshonneur.Duperie.L’opposition manquait de mots hier pour qualifier les cachottenes du gouvernement «Les Canadiens ne peuvent plus faire confiance à leur gouvernement pour connaître la vérité», a lancé, furieuse, la députée libérale Marle- ne Jennings.«Comment les députés de ce gouvernement ont-ils pu se lever les uns après les autres en cette Chambre et affirmer qu’il n’y avait pas de torture en Ajghanistan, sinon qu’ils voulaient cacher sciemment la vérité à la population?», a renchéri le bloquiste Michel Guimond.La teneur des propos était la même du côté des nécnlémocrates.Le gouvernement n’a jamais répondu directement aux questions soulevées par cette troublante révélation.Il s’est contenté de répéter que cet incident prouvait au contraire qu’il était possible d’agir lorsque des allégations de mauvais traitements étaient formulées.«Ceci est en fait une nouvelle positive», a même dit le ministre Peter Van Loan, qui répond au nom du premier ministre en son absence.Il n’en demeure pas moins que, pendant 10 jours où il a été assailli de questions, jamais le gouvernement n’a reconnu qu’il y avait des possibilités réelles de mauvais traitements.Au contraire, encore jeudi soir, le premier ministre Harper affirmait que la controverse actuelle «s’appuie sur rien de plus qu’une poignée d’allégations non prouvées de prisonniers talibans».A ce moment, les avocats du gouvernement avaient entre leurs mains depuis deux jours la preuve du contraire, fournie par nul autre que le colonel Steven Noonan, celui qui a été jusqu’en mars dernier le grand responsable de la mission canadienne en Afghanistan.Dans une déclaration sous serment déposée en Cour fédérale, le colonel Noonan affirme «qu’ily a eu un cas où les forces canadiennes ont repris en charge un détenu qui avait été remis par les forces à la Police nationale afghane [ANP).Dans ce cas-ci, les forces canadiennes avaient appris que le détenu avait été battu par la Police nationale afghane».Personne au gouvernement n’a dit un seul mot à propos de cette révélation.Les attachés de presse étaient in communicado hier.Tout comme leurs patrons d’ailleurs.Aucun des trois ministres interpellés par cette question (Peter MacKay aux Affaires étrangères, Gordon O’Connor à la Défense nationale et Stockwell Day à la Sécurité publique) ne s’est adressé aux médias depuis que la controverse a éclaté.Encore hier, Peter Van Loan a tout fait pour déjouer les journalistes à sa sortie des Communes.Son bureau est situé juste en face de la sortie de la Chambre, mais comme deux reporters l’y atten- daient, le ministre a préféré s’enfuir par la porte arrière, inaccessible aux médias, descendre un étage plus bas, emprunter des corridors qui allongeaient son tra-jet, puis remonter par l’escalier situé à deux pas de sa porte.Une fois engouffré dans son bureau, on pouvait voir son adjointe qui rigolait de l’entourloupette.Mises à jour périodiques Le Bloc québécois réclame désormais que le gouvernement rende compte à intervalles réguliers de l’application de la nouvelle entente sur le transfert de prisonniers.Le Canada a désormais des droits de visite et d’interrogation privée des prisonniers qu’il confie aux autorités afghanes.On ignore toujours le nombre de prisonniers que le Canada leur a remis, un secret justifié au nom de la «sécurité nationale».Les groupes de défense des droits de la personne évaluaient leur nombre à 40, mais dans sa déclaration sous serment le colonel Noonan affirme qu’il est «plus élevé».«Le nombre de détenus, depuis que nous sommes en Afghanistan, est supérieur à 40», a affirmé le colonel.Le Devoir EN BREF Plainte rejetée Le Conseil de presse du Québec (CPQ) a rejeté cette semaine une plainte déposée par l’urbaniste Luc-Normand Tellier contre le chroniqueur du Devoir Gü Courte-manche.Elle concernait un article paru dans le numéro du 16 septembre («Le nouveau Rwanda»), Directeur du département d’études urbaines et touristiques de 1TJQAM — et ancien professeur au Rwanda —, M.Tellier alléguait es- sentiellement que Gil Courte-manche avait lait état de statistiques inexactes qui donnaient un portrait trompeur de la situation économique et sociale du Rwanda en 2006.D contredisait les chiffres avancés par M.Courtemanche en citant des calculs de l’ONU et de Globalis, que le journaliste a ensuite contestés dans sa défense.Tout en soumettant que le journaliste aurait pu être plus clair sur la provenance de ses sources d’information, le CPQ statue que «le choix des statistiques employées parle chroniqueur relève de la discrétion rédactionnelle» usuelle des journalistes et que ces choix «n’induisaient nullement le lecteur en erreur» dans ce cas-là, puisque «aucune inexactitude n’a été relevée».- Le Devoir Prix de l’essence Le Nouveau Parti démocratique réclame de nouveau la création d'un organisme indépendant chargé de surveiller les prix de l’essence.Hier à Montréal, Jack Layton, accompagné de son lieutenant québécois, Thomas Mulcair, a exhorté le gouvernement Harper de prendre des mesures immédiates pour protéger les consommateurs contre les hausses constantes du coût de l’essence.M.Layton a qualifié d’inacceptable le M que les sodétés pétrolières continuent à cumuler des profits mirobolants, alors que les Canadiens subissent des augmentations répétées des prix de l'essence.- PC l *.t-U Design Design Boutique mode sur mesure • prêt à porter a Quand l'art devient vêtement Cocktail Mercredi le 9 Mai de 17:00 à 19:00 364 boul.St-Joseph ouest Montréal, H2V 2N9 ianecarledesign.com | | / EN COLLABORATION AVEC Sothebys-ritchies i\ Paul-Émile Borduas.Pierres angulaires, 88.9 x 116.8 cm 300 000 $ - 400 000 $ ŒUVRES CANADIENNES IMPORTANTES EXPOSITIONS DE PRÉ-VENTE À MONTRÉAL Ritchies.I960 rue Sherbrooke ouest, suite 100 Vendredi le I I mai I2h à I8h Samedi le 12 mai I Ih à I8h 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Rice, et son homologue iranien, Manouchehr Mottaki, qui aurait constitué la rencontre au plus niveau depuis la rupture des relations diplomatiques entre des deux pays en 1980.Mais les deux dirigeants n’ont eu aucun face-à-face, se contentant jeudi d’échanger quelques formules de politesse à un déjeuner.Êt hier, dans un discours devant les représentants d’une soixantaine de pays et organisations internationales, M.Mottaki a accusé Washington de se livrer à des actes de «terrorisme» en Irak.Plus tard, il a imputé la situation chaotique en Irak à «l’échec de la politique des Etats-Unis».«Les Etats-Unis nous verront à leurs côtés s’ils travaillent pour la paix et la stabilité en Irak», a-t-il ajouté lois d’une conférence de presse.Des experts iraniens et américains se sont toutefois rencontrés en marge de la conférence, d’après le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari.L’ambassadeur des États-Unis à Bagdad a confirmé avoir rencontré un vice-ministre des Affaires étrangères iranien, tout en minimisant la portée de l’entretien: «Cétait très limité, trèf court et c'était sur l’Irak.» Les États-Unis semblent en revanche avoir assoupli leur position sur la Syrie, Mme Rice ayant rencontré jeudi pendant une demi-heure son homologue syrien Walid Mouallem, première rencontre à ce niveau depuis janvier 2004.Elle a précisé avoir évoqué avec lui le «problème des combattants étrangers à l'origine de la plupart des attentats suicide en Irak».«C’était une conversation très importante, je suis très heureuse que nous ayons eu cette occasion», a-t-elle ajouté hier, avant son départ pour Washington.Au terme de leurs deux jours de travaux, les États voisins de l’Irak et les représentants de la communauté internationale se sont engagés à respecter «le principe de non-ingérence dans les affaires internes de Vlrçk» et «l’obligation de tous les Etats à combattre» le terrorisme.Ils «réitèrent en particulier leur appel à empêcher le transit de terroristes et d’armes vers et depuis l’Irak, et soulignent de nouveau l'importance de renforcer la coopération entre l’Irak et ses pays voisins pour contrôler leurs frontières communes».La Maison-Blanche a salué la conférence de Charm el-Cheikh.«Globalement [.] nous sommes très satisfaits», a déclaré la porte-parole Dana Perino.«Mais il faut y donner suite», et c'est l’objet d’une tournée du vice-président Dick Cheney à partir de mardi, a-t-elle ajouté.Agence France-Presse Écosse : les indépendantistes prennent le pouvoir Le Parti national gagne 20 sièges mais sera minoritaire Irak: 40 % des soldats américains pour la torture Washington — Environ 40 % des militaires américains engagés dans des opérations de combats en Irak estiment que la torture devrait être autorisée pour sauver des vies ou obtenir des informations importantes, selon un rapport du Pentagone publié hier.Respectivement, 41 % des soldats de l’armée de terre et 44 % des marines déployés en Irak sont favorables à l’uülisation de la torture pour sauver la vie d’un autre militaire américain, d’après cette enquête menée entre août et octobre 2006 par une équipe de spécialistes de santé de l’armée américaine.De plus, 36 % des soldats de l’armée de terre et 39 % des marines sont favorables à l’utilisation de la torture pour obtenir des informations importantes concernant les insurgés.Bien que le rapport ait été achevé en novembre, il n’a été publié qu’hier, sous une forme censurée, après des fuites dans la presse.Le général Gale Pollock, médecin en chef de l’armée de terre par intérim, a établi une distinction entre ce que pensent les militaires et leurs actes.«Ces hommes et ces femmes ont m leurs amis blessés et je pense qu’avoir ce genre de pensées est normal», a-t-elle dit lors d’une conference de presse.«Ils n’agissent pas en fonction de ces pensées.Us ne torturent pas les gens», a-t-elle affirmé.D’après l’enquête qui a été menée anonymement auprès de 1300 soldats et 450 marines, seulement 47 % des soldats et 38 % des marines interrogés estiment que les civils irakiens doivent être traités avec dignité et respect Environ 10 % des militaires interrogés ont indiqué avoir maltraité des civils irakiens alors que ce n’était pas nécessaire, soit en détruisant leur propriété soit en les frappant.Moins de la moitié ont dit qu’ils signaleraient à leurs supérieurs le comportement non éthique d’un camarade.Alors qu’ils indiquent avoir reçu une formation en matière d’éthique, près d’un tiers des soldats et des marines ont indiqué avoir rencontré des situations éthiques où ils ne savaient pas quelle était la réponse à donner.Agence France-Presse PHIL HAZLEWOOD Aberdeen, Écosse — Les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) sont devenus hier la première force au Parlement autonome d’Écosse, où ils devancent un parti travailliste qui a accumulé les mauvais résultats lors des élections locales et régionales britanniques.Avant même de connaître les résultats finaux de ce scrutin organisé jeudi, le premier ministre britannique Tony Blair a tenté hier de mi-nimisef les pertes du Labour.En Écosse, un de ses bastions traditionnels, le Labour a abandonné sa place de premier parti au Parlement au SNP, qui a gagné 20 sièges par rapport à 2003.Au Pays de Galles, où les 60 sièges de l'Assemblée galloise étaient soumis au renouvellement, le Labour a aussi perdu trois sièges, au profit des nationalistes gallois du Plaid Cymru.Et en Angleterre, les pertes des travaillistes au sein des instances locales se comptent par centaines de sièges.Pour la première fois depuis la dévolution de 1999 — une sorte de semi-autonomie accordée à l’Écos-se —, le premier parti au parlement d’Édimbourg sera une formation favorable à l’indépendance.Mais les indépendantistes sont cependant loin de la majorité absolue de 65 sièges.le chef du SNP, Alex Salmond, devra donc négocier une alliance pour succéder à l’actuelle coalition entre travaillistes et libéraux-démocrates ou, à défaut, former un gouvernement minoritaire.Avant même l’annonce des résultats définitifs, M.Salmond, candidat au poste de premier ministre écossais, a estimé qu’ils montraient que le Labour n’avait plus «un droit divin» de diriger l’Écosse et qu’il avait perdu «l’autorité morale pour gouverner».Il a cependant évité dans ce discours de mentionner un référendum sur l’indépendance.WIÊM, -hv ¦ 'vfc : ,, vf', Le chef du Parti national écossais, Alex Salmond, a estimp que le Labour n’avait plus «un droit divin» de diriger l’Ei morale pour gouverner».PAUL ELUS AGENCE FRANCE-PRESSE que les résultats du vote montraient cosse et qu’il avait perdu «l’autorité Les libéraux-démocrates ont exclu l’éventualité d’une entente avec le SNP tant qu’il ne reviendra pas sur cette revendication.Blair optimiste La victoire des indépendantistes est en tout cas de mauvais augure pour le ministre des Finances, Gordon Brown, un Écossais, successeur présumé de M.Blair.Mais ce dernier n’a pas semblé affecté par ces résultats.M.Blair, pour lequel ce scrutin était le dernier avant son départ, attendu début juillet après dix ans au pouvoir, s’est comme toujours montré optimiste.«Vous prenez toujours un coup aux élections de mi-mandat, mais ces résultats offrent un tremplin parfait pour gagner les prochaines élections» législatives, prévues en 2009 ou 2010, a affirmé M.Blair.«Tout le monde nous avait prédit une raclée, cela ne s’est pas produit», a-t-il ajouté.Pour les libéraux-démocrates, c’est «une terrible série de résultats», et les conservateurs «n’ont pas effectué de percée, notamment dans les villes du nord, comme ils le voulaient», a-t-il estimé.Un avis contredit par le chef des conservateurs, David Cameron, selon qui son parti a réussi cette percée dans le nord, bastion traditionnel des travaillistes.«Nous sommes maintenant le parti représentant toutes les parties de la Grande-Bretagne et sommes prêts à servir ce pays», a-t-il dit Selon une estimation de la BBC, les conservateurs ont recueilli 41 % des voix en Angleter- re, un pourcentage qui leur donne l’espoir de l’emporter aux prochaines législatives.Ils ont gagné plus de 800 sièges aux différentes instances locales.Le score du Labour se situe à 27 %.Ce scrutin a été marqué en Écosse par de nombreux problèmes liés au vote électronique.En outre, des milliers de bulletins de vote ont été annulés en raison d’erreurs des électeurs troublés par le fait qu’ils devaient à la fois désigner leurs députés et leurs conseillers locaux selon un nouveau mode de scrutin.Au total, quelque 39 millions de Britanniques étaient appelés aux urnes jeudi pour renouveler les instances locales et régionales.Agence France-Presse Ukraine: les deux Viktor font un grand pas vers la fin de la crise AN 1A TSOUKANOVA Kiev — Le president ukrainien Viktor louchtchenko a arraché hier à son adversaire, le premier ministre Viktor lanoukovitch, un accord sur l’organisation de législatives anticipées, un grand pas vers le règlement de la crise politique qui secoue le pays depuis un mois.«Nous avons trouvé un accord de principe sur l’organisation d’élections anticipées», a déclaré M.louchtchenko après une rencontre avec son premier ministre, selon des propos publiés sur le site officiel de la présidence.Le chef du gouvernement a confirmé avoir accepté l’idée d’élections anticipées, assurant que son parti allait les «gagner».«Nous sommes arrivés à la même conclusion qu’il n’y a pas d’autre voie pour régler cette crise que l'organisation d'élections démocratiques et honnêtes», a-t-il lancé devant une quinzaine de milliers de ses partisans réunis sur la place centrale de Kiev.Cet accord entre les deux «Viktor», adversaires politiques réguliers depuis plus de deux ans, au cours de la présidentielle de 2004 suivie de la Révolution orange, ainsi que des batailles législatives ultérieures, devrait mettre un terme à la crise politique qui agite le pays depuis Je 2 avril.Ce jour-là, le chef de l’État ukrainien avait prononcé la dissolution du Parlement, s’en prenant aux défections de certains de ses députés passés dans la coalition gouvernementale prorusse de M.lanoukovitch.Cette dernière avait adopté des lois privant le chef de l’État d’une bonne partie de ses pouvoirs et espérait réunir vers le mois de mai une majorité constitutionnelle au Parlement, ce qui lui pennettrait de surmonter tout veto présidentiel et de modifier la Constitution à son gré.Après l’accord trouvé avec son premier ministre, M.louchtchenko devrait toutefois ajourner encore la date du scrutin, probablement au début de juillet I^e vote pourrait se dérouler dans les 60 jours suivant l’adoption par le Parlement de textes nécessaires à l’organisation des législatives, selon le président M.louchtchenko va également chercher à obtenir l’annulation d’une loi qui a réduit ses pouvoirs et l’interdiction aux députés de changer d’étiquette politique.Up vote pourrait se dérouler mardi, a indiqué le chef de l’Etat en soulignant qu’il suspendait ponctuellement son décret de dissolution.M.lanoukovitch a quant à lui estimé, dans une entrevue à la télévision russe Rossia, que «les élections n’étaient possibles» qu «en octobre».Agence France-Presse • -jfll WM'®1” -•'W ^ W&t / k'M: H v''%.Pour Elle 277, av.Laurier O.514-270-6154 Centre de Commerce Mondial 413, St-Jacques O.514-844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 383, St-Jacques O.514-281-7999 5107, av.du Parc (angle Launer) 514-277-7558 I EN BREF 20 émigrés haïtiens meurent en mer South Dock, archipel des Turks et Caicos — Un bateau transportant quelque 150 émigrés haïtiens a chaviré tôt hier matin dans des eaux infestées de requins, en mer des Caraïbes, faisant une vingtaine de morts et une soixantaine de disparus, selon les autorités locales et les gardecôtes américains.Quelque 20 corps ont été retrouvés, certains amputés d’un ou plusieurs membres dévorés par les requins, selon la police.Un journaliste de l’Assodated Press a vu une dizaine de corps, certains avec des membres en moins: il s’agissait de cadavres qui avaient été récupérés par les sauveteurs et ramenés à South Dock, port situé sur lUe de Providenciales, à moins de 200 km au nord d’Haïti.Les gardecôtes américains recherchaient une soixantaine de migrants portés disparus et affirmaient que le bateau avait chaviré avant l’aube, vers 4h30 du matin heure locale, alors qu’un navire de la police de l’archipel des Tuiks et Caicos était en train de le remorquer.Les autorités de ce territoire britannique autonome ont démenti cette version des faits.La police des Turks et Caicos a récupéré 63 surrivants qui se trouvaient encore sur le bateau après le chavirage.-AP Hamas: l’été «sera chaud» Syrie — Le chef du bureau politique du Hamas en exil, Khaled Mechaal, a appelé hier depuis la Syrie les habitants de Cisjordanie à se «préparer au combat», affirmant que l’été «sera chaud».«Préparez-vous bien au combat.Nous sommes déjà en plein combat [.] contre la colonisation, la construction du mur [séparant Israël de la Cisjordanie] et la détention de 11 000 prisonniers palestiniens» en Israël, a déclaré Khaled Mechaal.«Nous n’abandonnerons pas nos conditions concernant l’échange de prisonniers» avec Israël, a par ailleurs déclaré le dirigeant du Hamas, affirmant qu’«après notre capture de Gilad Shalit [.] Israël a été obligé de négocier sa libération» contre des détenus palestiniens.D’autre part, M.Mechaal a salué les rebelles en Irak qui ont «noyé les Américains dans le bourbier», ainsi que le Hezbollah libanais qui,a «brisé l’avenir politique
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