Le devoir, 7 mai 2007, Cahier A
TURQUIE La mouvance islamiste baisse pavillon : Abdullah Gill retire sa candidature Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCVIII NMOO ?LE LUNDI 7 MAI 2007 88c + TAXES = 1$ Les attaques d’André Boisclair Duceppe Gilles Duceppe ALEXANDRE SHIELDS Consdent que les attaques d’André Boisclair à son endroit ne peuvent que nuire à la cohésion du camp souverainiste, le chef bloquis-te Gilles Duceppe a lancé hier un appel à Y«unité» et au «calme», lors d’une assemblée d’investiture qui se tenait dans la circonscription d’Argenteuil-Papineau-Mirabel.Au cours d’une _ .1 entrevue télé- visée, il a f ™ néanmoins rappelé avoir été «estomaqué» par les propos du chef péquiste, qui a prétendu que M.Duceppe tentait de le déloger de son siège.«Ça prend l’unité, l’unité dans le Bloc québécois et l’unité dans le mouvement souverainiste, a lancé M.Duceppe, de passage à Plaisance.Ça prend la plus grande unité, même si nous vivons des situations tendues.Il faut rester calmes, rester solidaires, rester rigoureux, être clairs en tout temps, faire face à nos responsabilités.» «Pour nous, au Bloc, faire à face à nos responsabilités, ça veut dire faire progresser la souveraineté», a-t-il ajouté.Au cours d’une entrevue sur les ondes de RDI, le chef bloquiste a aussi lancé un appel au calme au chef du Parti québécois (PQ), André Boisclair.«H est clair qu’on vit tous une immense pression actuellement, suite aux résultats de l’élection, et je comprends que M.Boisclair la vit comme moi je la vis.Cela étant dit, il n’y a aucun fondement à une telle déclaration», a-t-il souligné.Gilles Duceppe a insisté pour dire que ni lui, ni la députée péquiste d’Hpchelaga-Maisonneuve, Louise Hard, ni aucun membre de sa formation ne préparaient sa candidature à la direction du Parti québécois en ce moment «Louise [Hard] est une amie de longue date [.].VOIR PAGE A 8: DUCEPPE Annonces.B 2 Avis publics.B 6 Décès.B2 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 THIERRY ROGE REUTERS Nicolas Sarkozy a salué la foule en sortant du restaurant Fouquefs, sur les Champs-Elysées, à Paris, hier soir.Il a remporté 53,3 % des voix à l’élection présidentielle.Victoire décisive de Sarkozy Ségolène Royal appelle à refonder la gauche en France ERIC GAILLARD REUTERS De jeunes manifestants au milieu des gaz lacrimogènes, hier soir, place de la Bastille, à Paris.L’élection de Nicolas Sarkozy a déclenché des tensions un peu partout en France.Paris — Nicolas Sarkozy est devenu hier le sixième président de la Ve République française.Avec 53,3 % des vont, le successeur de Jacques Chirac remporte une victoire décisive sur sa concurrente, la socialiste Ségolène Royal, qui essuie une dure défaite avec 46,7 %.Avec un taux de participation record de 84 %, le candidat de la droite décroche une majorité supérieure à celle de Jacques Chirac en 1995 (52,6%), mais qui ne dépasse pas celle de François Mitterrand en 1988(54%).Hier soir à Paris, plusieurs milliers de militants avaient envahi les rues des quartiers généraux des deux partis.Pendant de longues minutes, les journalistes et les photographes ont suivi dans Paris la voiture de Nicolas Sarkozy.Sur la scène de la salle Gaveau, rive droite, le nouvel élu dressait le pouce en signe de victoire.Sur un ton solennel, il s’est voulu rassembleur.«Je serai le président de tous les Français, je parlerai pour chacun d’entre eux», a-t-il déclaré.Il s’est ensuite adressé aux partisans de Ségolène Royal: «Je veux lui dire que j’ai du respect pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus».Puis le nouveau président a rappelé certains thèmes de sa campagne.«Je veux réhabiliter le travail, a-t-il déclaré, l’autorité, la morale, le respect, le mérite.Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale.Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français.Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.» Le nouveau président s’est largement adressé à ses partenaires européens et américains.«Ce soir, la France est de retour en Europe», a-t-il déclaré.Les Américains, dit-il peuvent compter sur notre amitié [.] la France sera toujours à leurs côtés».Mais, ils doivent «accepter que ses qmis puisent penser différemment».A la surprise générale, Nicolas Sarkozy a parlé du réchauffement climatique, sujet très peu développé durant la campagne, dont il fera, dit-il, son «premier combat».D a aussi lancé un appel à «bâtir ensemble me union méditerranéenne».VOIR PAGE A 8: SARKOZY JACQUES NADEAU LE DEVOIR STM Une grève pourrait être déclenchée le 22 mai ¦ À lire en page A 2 INDEX L’ENTREVUE Des excuses de trop Le philosophe belge Luc Bovens s’interroge sur une manie répandue Réduction des gaz à effet de serre Les Albertains veulent un véritable effort des compagnies pétrolières «Excusez-moi.» Cette phrase toute simple, parfois si difficile à prononcer, n’est pas restée en travers de la gorge du philosophe Luc Bovens.Ce professeur à la London School of Economies en Angleterre l’a étudiée, analysée, disséquée même.En public ou en privé, s’excuse-t-on trop peu ou pas assez?Chose certaine, on le ferait rarement de la bonne façon.LISA-MARIE GERVAIS Dans la vie, il est de bon ton de ne jamais s’excuser.Les bonnes personnes ne veulent pas d’excuses et les mauvaises y prennent un vilain plaisir.» D’un seul coup, cette assertion du romancier et maître de l’humour anglais R G.Wodehou-se vient chambouler les croyances de certains, confortées par 2000 ans de morale chrétienne.Pis encore, elle vient bouleverser l’idée reçue que nos rapports avec les 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le philosophe Luc Bovens autres s’améliorent si l’on est capable de reconnaître nos torts.L’excuse n’est-elle pas le point de départ d’une nouvelle relation, la prémisse de base d'une paix durable?Trop rarement affirme VOIR PAGE A 8: BOVENS ALEC CASTONGUAY Ottawa — Une majorité écrasante d’Albertains estime que les compagnies pétrolières devraient réduire les gaz à effet de serre dans chacune de leurs installations.De plus, ils sont 70 % à rejeter l’idée d’une réduction basée sur l’intensité des émissions, comme le plan vert du gouvernement Harper et le plan vert de leur propre province le prévoient pourtant Même dans le fief pétrolier, les Albertains jugent que les compagnies doivent réduire de manière absolue les émissions de gaz à effet de serre (GES), même si le coût est plus élevé pour les entreprises.C’est ce qui se dégage d’un nouveau sondage commandé par l’Institut Pembina et transmis au Devoir.L’organisme spécialisé en environnement a demandé à la firme Probe Reseach de mener un sondage téléphonique auprès de 500 adultes en Alberta.Le sondage a été mené du 3 au 16 avril et la marge d’erreur est de 4,4 % 19 fois sur 20.L’enquête d’opinion sera rendue publique demain.Selon Matthew Bramley, de l'Institut Pembina, les conclusions du coup de sonde démontrent de façon éclatante que le gouvernement Harper va à contre-courant de l’opinion publique, même dans la très conservatrice Alberta.«Le gouvernement Harper est déconnecté de la réalité.Non seulement les cibles basées sur l'intensité sont incompatibles avec la science des changements climatiques, mais, en plus, c’est contre la volonté de la population.Même les Albertains jugent qu’il faut avoir des cibles absolues, quitte à faire payer davantage les pétrolières», a affirmé Matthew Bramley au Devoir.La première question du sondage était la suivante: «Est-jT- NASSI NURI LE REUTERS Des secouristes fouillent les débris d’un camion heurté par un DHC-6 Twip Otter de la Force multinationale et d’observateurs (FMO) en Egypte qui a tenté un atterrissage d’urgence avant de s’écraser dans le désert du Sinaï.L’accident a fait neuf morts, dont un contrôleur canadien basé à Bagotville.Un soldat canadien meurt dans un accident d’avion au Sinaï Les employés d’entretien de la STM pourraient débrayer dès le 22 mai ALEXANDRE SHIELDS Les 2200 employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont voté hier à Tunanimité pour le déclenchement d’une grève à compter du 22 mai si aucun règlement n’intervient avec la direction.Une tel scénario perturberait grandement les services de transport en commun.Le président du syndicat Pierre St-George, affirme toutefois que l’exécution de ce moyen de pression constitue un ultime recours, soulignant que «le but n’est pas d’aller en grève, mais de négocier».«Nous ne voulons pas faire traîner cette négociation plus longtemps; nous voulons régler maintenant», ajoute-t-il, réitérant que les négociateurs syndicaux «sont disponibles, 24 heures sur 24, sept jours sur sept».Or, selon lui, «la STM refuse de s’avancer.Derrière, on sent que c’est la Ville de Montréal qui cherche à imposer son point de vue, sans donner de véritable mandat de négocier à la STM».Il soutient aussi que Montréal souhaite conclure les négociations avec ses pompiers et ses policiers avant de régler la question salariale avec les employés d’entretiens de la STM.Nouvelle rencontre La convention collective des syndiqués est échue depuis le 6 janvier dernier et ils ont voté à 97 % en faveur du déclenchement d’une grève, le 4 mars.Depuis cette date, une quinzaine de rencontres de négociations ont eu lieu, mais le syndicat estime qu’il se bute «à des porte-parole patronaux qui semblent ne pas avoir de mandat de négocier une entente globale».Une autre rencontre est prévue demain.Les employés d’entretien demandent des augmentations salariales de 2 % par année, pour un contrat de trois ans.La STM, pour sa part, propose de geler les salaires la première année et offre 2 % pour les quatre années suivantes, pour un contrat qui lierait les parties jusqu'en 2012.Les syndiqués souhaitent aussi rétablir l’équité de traitement pour tous les employés quant aux conditions de prise de la retraite.Le régime temporaire actuellement en vigueur «pénalise les plus jeunes par rapport à celles et ceux qui prendront leur retraite d’ici les 13 prochaines années», selon le syndicat Pierre Saint-Georges juge que la STM a les moyens de répondre aux exigences syndicales.«Nous avons proposé de nombreux compromis qui permettrait à la STM de réaliser des économies.Nous estimons qu’une part de ces économies devrait servir à faire le bout de chemin qu’il manque pour conclure une entente satisfaisante», a-t-il expliqué.La porte-parole de la STM, Marianne Rouette, explique pour sa part que les offres de l’employeur «respectent la capacité de payer des Montréalais», soulignant néanmoins que les négociations se poursuivent avec les syndiqués.Elle n’a pas voulu commenter les possibles effets du déclenchement d’une grève, mentionnant qu’
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