Le devoir, 18 avril 2003, Page(s) complémentaire(s)
A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 AVRIL 2 0 0 » -* LE DEVOIR *-—- ACTUALITES POUVOIRS 1985 SUITE DE LA PAGE 1 efforts visant à réaliser un meilleur partage des pouvoirs entre la ville centrale et les arrondissements.Mais l’appui des membres du parti Vision Montréal comporte des limites et, lors d’un point de presse hier.M.Lemay a indiqué qu’il n’était pas question d’accorder son aval à un projet qui donnerait aux arrondissements des pouvoirs de taxation et d’emprunt.Pour Martin Lemay, satisfaire à cette requête serait inacceptable et créerait des iniquités entre les arrondissements, ce qui serait contraire au principe du partage de la richesse à la base des fusions municipales.D estime que sept ou huit arrondissements détiendraient alors une capacité d’emprunt beaucoup trop importante par rapport aux autres.«Des arrondissements qui ont une base foncière très riche, comme Saint-Laurent, Ville-Marie, Anjou ou Saint-Léonard, vont se sauver littéralement avec une capacité d’emprunt très forte pour réparer, par exemple, des infrastructures», expüque-t-il.Pendant ce temps, les arrondissements plus pauvres ne seraient plus en mesure de procéder à des travaux essentiels.La même injustice serait créée si le pouvoir de taxation était légué aux arrondissements, selon lui.«Jamais nous ne participerons au démantèlement de cette ville», ajoute-t-il.Plus tôt cette semaine, le maire Tremblay avait annoncé l’intention de son administration d’accorder à une firme externe le mandat de déterminer le meilleur scénario de modèle organisationnel afin d’accorder plus de pouvoirs aux arrondissements.Ce n’est pas un hasard s’il a abordé cette question au lendemain de l’élection du Parti libéral.D’une part, l’élection des libéraux rend bien réelle la menace de référendums sur les défusions; d’autre part, le maire doit composer avec des présidents d’arrondissement des ex-villes de banlieue insatisfaits des pouvoirs qu’ils détiennent Plusieurs d’entre eux n’ont jamais caché leur opposition aux fusions municipales et voudraient bénéficier d'une plus grande marge de manœuvre au chapitre du contrôle de leurs budgets.Le maire Tremblay se retrouve donc dans une situation fort inconfortable et devra manœuvrer prudemment sur le terrain miné des défusions.D’une part, lui qui détient avec ses 38 conseillers, une maigre majorité de trois sièges ai conseil municipal pourrait donc perdre l’appui des 26 membres de l’opposition s’il accordait aux arrondissements des pouvoirs d’emprunt et de taxation D’autre part, des démissions au sein de son parti, l’Union des citoyens de lie de Montréal (UCIM), pourraient survenir si ne donne pas satisfaction à certains membres de son équipe.Le président de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda, a indiqué cette semaine qu’il voudrait disposer d’une plus grande autonomie décisionnelle en matière budgétaire.D a également affirmé que si des citoyens demandaient un référendum sur la défusion d'Anjou, il appuierait leurs démarches, au risque de subir les foudres des membres de son parti.De son côté, Edward Janiszewski, président de l’arrondissement de Dollarddes-Onneaux-Roxboro, figure parmi les élus de ITJCIM qui réclament des pouvoirs de taxation et d’emprunt Selon lui, toutefois, le concept de «villes-arrondissements» serait préférable à des défo-sions.Il croit cependant que Jean Charest est celui qui détient la véritable autorité pour modifier la loi 170 et que c’est lui qui faudra convaincre.«M.Tremblay n’a pas donné satisfaction à mes demandes à l'égard des villes-arrondissements.Je vais essayer de convaincre mes collègues que c’est la meilleure solution.» D indique qui n’a pas l’intention de quitter le parti pour autant La leader de la majorité au conseil, Dida Berku, affirme que les conseillers de ITJCIM demeurent unis.«Cest sûr que les anciens maires de banlieue ont senti le plus de restrictions [.] Mais à l’intérieur de notre caucus, ceux qui sont les plus décentralisateurs ne sont pas des défusionnistes», dit-elle.La menace des membres de l’opposition de retirer leur appui si on donne trop de liberté aux arrondissements «démontre un manque d’ouverture de leur part», estime-t-elle.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 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Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement na 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.tf < SUITE DE LA PAGE 1 au nombre d’élus, mais c’est strictement un effet du mode de scrutin», a-t-il dit Le mécontentement pequiste n'a pas non plus vraiment servi l’ADQ, dont la clientèle est pourtant presque exclusivement francophone, comme le rappelait hier Guy Larocque, analyste pour la maison de sondages SOM.En effet l'ADQ a perdu la moitié de sa clientèle en un mois de campagne, «ce qui n est pas une débandade ordinaire».Pierre Drouilly, lui.voit les élections de cette année comme «un clone des élections de 1985».Le premier ministre péquiste de l’époque, Pierre Marc Johnson, était le chef le plus populaire dans les sondages, et le niveau de satisfaction envers le gouvernement était élevé.«Pourtant, le Parti québécois s’est fait écraser.Les gens se disaient: “On les a assez vus.’» Et le taux de participation a baissé de près de 7 % par rapport aux élections précédentes.La même réaction a prévalu cette fois-ci.Pourquoi?Les participants d’hier citaient bien des raisons.Pour M.Drouilly, il est clair que la grogne contre les fusions municipales a été déterminante dans bien des régions.«Le Parti québécois a payé cher pour les fusions: à Boucherville, dans Chambly, à Québec, où on a vu tomber des comtés qui étaient des châteaux forts péquistes depuis 25 ans.» Michel Vernie, directeur de L’Annuaire du Québec et chroniqueur au Devoir, a aussi souligné l’importance de bien regarder les chiffres avant de tirer des conclusions.Ainsi, dans la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, chacun croit que la présence de l’ex-député bloquiste Pierre Brien, passé à l’ADQ, a divisé le vote et empêché la réélection du député péquiste Rémy Trudel, permettant ainsi au candidat libéral de l’emporter.La réalité, a démontré M.Venne, c’est que Rémy Trudel a perdu plus de votes depuis 1998 que ce que son adversaire adequiste a récupéré cette année, «Cest bel et bien Trudel qui a perdu», a souligné M.Vernie.11 croit pour sa part que l’effondrement du PQ tient à différentes raisons.Il y a d’abord l'usure du pouvoir «Même chez ses sympathisants, tout le monde avait une raison d'en vouloir au PQ!», a-t-il constaté lors d’une tournée du Québec l'an dernier.Il note aussi que le parti a fait l’erreur de ne pas tenir de course au leadership au moment du départ de Lucien Bouchard, désignant un chef dont l’entourage sera au centre de divers scandales quelques mois plus tard.Une situation prévisible puisque — le parti le savait — plusieurs journalistes travaillaient sur oes dossiers.Il note aussi, comme bien d'autres, que le PQ s’est détourné des mouvements sociaux et qu’il doit les retrouver.Mais sans verser dans la récupération politique, a souligné Pierre Noreau, de l’Université de Montréal, qui croit aussi que le Parti québécois doit s’attaquer à im certain vide générationnel Une tâche qui n’est pas si simple: «Le problème, c’est que les gens qui ont 60 ans au PQ pensent encore qu’ils sont Jeunes!», a-t-il comiquement illustré.Pierre Drouilly, pour sa part, a ciblé l'espèce d'au-tosatisfaetion qui régnait et dont les gens en ont ras le bol.Ainsi, il est devenu clair «que la réussite économique n’est plus un élément suffisant pour garder le pouvoir», notait Kristoff Talin, professeur franvais invité au département de sociologie de l’UQAM.C’est un phénomène qui s’observe dans plusieurs pays, mais c’est aussi une leçon que plusieurs gouvernements sortants n’ont pas encore comprise.Le PQ aurait-il alors dû parler davantage de souveraineté?Michel Venne estime que le projet souverainiste aurait pu être rentis sur les rails.«Il aurait fallu un prétexte», croit plutôt le politologue Jean-Herman Guay, de l’Université de Sherbrooke.L’argent iqjecté par le fédéral dans la santé juste avant les élections a rendu cette option impraticable.M.Guay estime en tait que les élections de lundi marquent «la dernière bataille d'une seconde guerre» entre Ottawa et Québec.La première a eu lieu entre 1970 et 1981; celle-ci a commencé lors de l’échec de l’entente du lac Meech, en 1990.Le IX) vient de la perdre.«Cette campagne est un épisode dans une période beaucoup plus vaste, où on voit que le Parti liberal fédéral a repris son positionnement au Québec et où l'appui à la souveraineté est en baisse.» Guy Larocque, de la maison SOM, a appuyé cette analyse en soulignant que le PLC risque de se renforcer au Québec avec Paul Martin à sa tête, comme des sondages le démontrent déjà.L'avenir politique du Québec passerait-il donc encore par Ottawa?Ça dépendra de l'ADQ, dont les 18 % d'appuis ne sont pas à négliger.Le problème, c’est que ces appuis sont concentrés dans un Québec profond, où «la Révolution tranquille ne s'est pas tout à fait rendue», résumait Pierre Drouilly, qui l’a surnommé «le Québec tranquille».Mais cet électorat n’est pas captif, a analysé IXerre Noreau par la suite.11 n'a rien à voir avec cette base de baby-boomers qui appuient le IX) ou avec la communauté anglophone acquise au PLQ.De plus, l’ADQ a toujours des problèmes d'organisation: des candidats-vedettes ne font pas une équipe.Enfin, il manque à l'ADQ une crise, de celles qui permettent «d'imposer un enjeu qui recalibre l’espace politique et rend obsolète le reste».La grande crise des minées 20 a servi le Parti libéral; les enjeux de la Révolution tranquille ont donné naissance au PQ.«Il faut des contextes très précis pour y parvenir, a indiqué M.Noreau.Il y a dix ans.c’était déjà la cause d'un échec potentiel pour l'ADQ, et elle n’a toujours pas bénéficié d'un tel contexte.Il apparaît donc très peu probable que l’ADQ occupe d l’avenir plus d’espace que ce qu’elle a là.» REUTERS Les forces américaines protègent dorénavant le Musée nationnal irakien de Bagdad.Le mal est toutefois déjà fait.; ÿ • ; WM lilüü Mr TRÉSORS «On connaît les collectionneurs de ce genre d'objets.Mais ils ont beaucoup plus d'argent pour me poursuivre que j'en ai pour les faire condamner.» SUITE DE LA PAGE 1 Le chercheur est convaincu que le pillage de la semaine dernière n'est pas le seul fait de pilleurs individuels, mais aussi de groupes organisés qui ont des ramifications à l’extérieur du pays.•C’est un travail de pros.Les voleurs avaient la clef et des complices à l’intérieur.» Les responsables du musée avaient en effet placé les pièces les plus précieuses dans une voûte qui a été vidée.Une tâche impossible sans une aide de l’intérieur.Ces pillages ont «été planifiés par des gangs qui ont des agents locaux», conclut Gibson.Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Mu-séè de Bagdad était «l’un des endroits les plus sûrs», dit-il.Certainement plus sûr que les musées régionaux qui avaient été pillés en 1991.Clairement identifié aux symboles de l’UNESCO, le musée n’a d'aifleurs pas été bombardé.Tant que les experts de l’UNESCO ne se rendront pas sur place, il sera impossible d’évaluer l’ampleur réelle des dégâts.On ne sait pas, par exemple, si les 40 000 manuscrits du Centre Saddam ont pu être protégés des pilleurs.Imposable aussi d’évaluer précisément ce qui reste de l’incendie de la bibliothèque nationale et des archives de Bagdad.«Certains manuscrits semblent avoir été répandus sur le sol.D’autres pourraient être reconstitués», dit Gibson.Au ministère irakien des Affaires religieuses, Une bibliothèque de Corans anciens aurait également brûlé.Le musée de MossouL dans le nord du pays, a aussi été pillé.Les archéologues font état de rumeurs selon les-uelles certains objets seraient déjà sur les marchés es grandes villes européennes.Plusieurs auraient transité par l’Arabie Saoudite.U faut dire que trafic d’objets du patrimoine irakien a pris de l’expansion il y a 13 ans avec l’imposition de l'embargo économique.«La pauvreté a poussé de nombreux Irakiens à V piller les sites archéologiques tout simplement pour faire vivre leur famille», explique Salma el-Radi, de l'université de New York.«Si on faisait une enquête sérieuse, on retrouverait beaucoup d’objets, dit Gibson.Il suffirait d’y mettre les moyens.[.] Vous savez, on connaît les collectionneurs de ce genre d’objets.Mais ils ont beaucoup plus d'argent pour me poursuivre que J en ai pour les faire condamner.» Plus tôt cette semaine, un groupe d'archéologues a dénoncé le laissez-faire des troupes américano-britanniques dans le quotidien britannique The Guardian.Les archéologues invoquent la Convention de La Haye signée en 1953, qui oblige les belligérants à protéger le patrimoine culturel des pays en guerre.Lors de la première guerre du Golfe, neuf des treize musées régionaux avaient été pillés.Les 3000 pièces volées à l’époque ne sont pourtant qu’un détail à côté de la catastrophe actuelle.L’UNESCO a demandé au secrétaire général des Nations unies de proposer au Conseil de sécurité une résolution imposant un embargo général sur toute acquisition d'objet d’art irakien.Cette résolution aurait une portée plus large que la Convention sur le trafic des biens culturels signée en 1970 par 97 pays seulement Le directeur général de lUNESCO, Koïchiro Matsuura, a aussi annoncé la création d’un fonds spécial pour le patrimoine irakien.L’Italie a déjà fait un don de 600 000 $.Le Qatar, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Egypte ont annoncé des contributions.Le British Museum a mis trois experts à la disposition de l’UNESCO.Il peut paraître futile de s’intéresser au patrimoine irakieii au moment où des civils meurent encore dans les rues de Bagdad.«Nous sommes consternés par la disparition de toutes ces pièces assyriennes, sumériennes, babyloniennes, dit Mounir Bouchenaki, de l’UNESCO, dans la mesure où elles représentent le fondement même de l’identité du peuple irakien.» SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 répondu par la négative: «Non 1.].Après cette initiative, la proposition syrienne aux Nations unies, la Syrie n’autorisera pas d'inspections.Elle se bornera à participer avec ses frères arabes et tous les pays du monde à faire du Proche-Orient une zone libre de toute arme de destruction massive.» On ignore pour l’instant si ces propos se démarquent ou non de la position jusque-là connue de la Syrie, disant qu’elle n’autorisera des inspections en armement que si celles-ci concernent tous les pays de la région, dont Israël, qui posséderait des armes nucléaires.Soutien égyptien Un porte-parole du gouvernement syrien a refrisé de préciser les commentaires de M.el-Chara.Mercredi, la Syrie a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de l’aider à débarrasser le Proche-Orient de toutes ses armes de destruction massive.Elle a fait circuler un texte pour recueillir les initiatives en ce sens.Les responsables américains, jusqu’au président George W.Bush, ont multiplié au cours des derniers jours les accusations contre la Syrie, accusée de contrecarrer les efforts américains en Irak et de menacer les efforts de paix israélo-palestiniens.M.Powell a assuré hier que Washington n'a pas d’autres objectifs militaires dans la région après l’Irak tout en invitant Damas à méditer sur la chute de Saddam Hussein.•Il n'y a aucun plan de guerre à l'heure actuelle sur le bureau de quiconque pour marcher sur la Syrie», a-t-il déclaré.Le secrétaire d’Etat a toutefois souligné que Washington avait «clairement indiqué aux Syriens ce qui devait changer dans leur comportement au vu des changements survenus dans la région», allusion à l’Irak.Le chef d’état-major américain Richard Myer$ a pour sa part jugé «très prématuré» d’envisager uhe action militaire contre la Syrie.Il a toutefois repris les accusations sur la présence de volontaires syriens pour combattre les Américain ainsi que sur l’aide supposée de la Syrie pour la fuite de dignitaires irakiens en déroute.Interrogé lors d’un meeting public avec le personnel du Pentagone sur une attaque éventuelle contre la Syrie, le général Myers a répondu: «Pour l'avenir, cela dépendra du président [George W.Bush], probablement en consultation avec nos alliés et amis.Il est très prématuré de parler de ça, à mon avis.» Télévision Manley défend les coupures FABIEN DEGUISE LE DEVOIR Tache d’huile.De passage à Montréal hier pour faire mousser sa course à la chefferie du Parti libéral du Canada — et de facto au poste de premier ministre —, John Manley voulait parler avenir du pays.Mais c’est plutôt sur le terrain de son budget passé et des coupures de 25 millions dans le Fonds canadien de télévision que la poignée de journalistes présents l’ont amené.A son grand désespoir.Car dans ce Québec nouvellement libéral, que l’aspirant chef n’a pas manqué de saluer, la colère gronde en raison de l’effet délétère de ces millions en moins sur les productions télévisuelles à venir.Mais John Manley ne comprend pas: «L'industrie savait que la contribution gouvernementale à ce fimds était destinée à être réduite, qu’elle devait servir à lancer le fonds, h n'y a donc pas eu de coupure», a-t-il expliqué en marge de la soirée qu’une centaine de partisans libéraux lui ont organisé dans un hôtel de l’est de la ville.Il ne devait rien y avoir dedans.Nous sommes passés de zéro à 75 millions par année.Cest donc une augmentation.» Les artistes ne l’ayant pas vu du même œil, plus d’une trentaine d’entre-eux ont toutefois participé* mercredi dernier à l’enregistrement d’un message publicitaire dont la diffusion est prévue dans les prochains.En substance, ils réclament à l’actuel ministre canadien des Finances de revoir sa position pour ajouter dans le fonds les dollars jugés manquant Réponse du principal intéressé: «Nous stmmes le 17 avril, c'est un peu tôt [pour prendre une telle décision]», a-t-il lancé un brin agacé avant de couper court au point de presse sur Hnvitation de son attaché politique. B 2 LE DEVOIR LE VENDREDI AVRIL 2003 CULTURE Journée internationale des monuments et sites 20 000 lieux de mémoire sous les mers STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Quelle est la mère de toutes les épaves?Une question de rir-.constance en ce 18 avril, Journée internationale des monuments et sites, placée cette année sous le thème du patrimoine culturel sul> aquatique.Alors, cette épave mégastar?Est-ce le Titanic?Soyons sérieux.D’abord, c’est une jeunesse.Même pas cent ans.Disons plutôt les trois galions basques coulés au XVT siècle et retrouvés 400 ans plus tard à Red Bay, dans le sud du Labrador.Ces vestiges ont fait l’objet de la fouille archéologique sous-marine la plus importante jamais effectuée au Canada et même en Amérique.Les archéologues palmés ont totalisé plus de 14 000 heures de plongée entre 1979 et 1985 pour venir à bout de l'étude et du relevé minutieux de l’épave.Ils .ont même recensé au millimètre près tous les trous de la charpente pour comprendre comment étaient construits ces bateaux dont on ne possède aucun plan.«Le chantier a fait date et le Canada a défini me nonne à l'échelle internationale», dit fièrement Robert Grenier, chef de l’archéologie subaquatique à Parcs Canada, où il travaille depuis 40 ans, et qui est également président du Comité international d’archéologie subaquatique de l’ICOMOS, la branche savante et conseillère de l’UNESCO en matière patrimoniale.SOURCE PARC CANADA Un volontaire examine une partie de l’épave du Élizabeth and Mary, échoué près de la rive nord du Saint-Laurent.M.Grenier explique ensuite fièrement qu’un rapport scientifique de 3000 pages sur ce travail exceptionnel est en préparation finale dans une université du Texas et qu’une image de l’un des galions de Red Bay est maintenant utilisée pour l’identification mondiale du patrimoine culturel subaquatique.Ce choix emblématique souligne aussi que le Canada a été un des premiers pays au monde, en 1961, à faire un geste pour la «gestion des épaves» en réclamant la propriété de grands navires de guerre français coulés dans le pçrt de Louis-bourg, en Nouvelle-Ecosse.L’archéologie sous-marine date d’ailleurs à peu près de la même pé- riode, avec l’invention du scaphandre autonome.Les sites archéologiques situés au fond des lacs, des fleuves ou des océans regorgent de trésors.«Les cours d’eau ont toujours servi de routes et d’autoroutes à l’humanité et ont dominé les transports jusqu’à l’arrivée du chemin fer au XIX' siècle, explique M.Grenier.On a tendance à l’oublier, mais avec ses trois océans, le Canada a la plus longue frontière maritime du monde.» Cinq siècles d’épaves En Amérique du Nord, on recense la disparition de 65 000 bateaux au cours des cinq derniers siècles.Dans la seule baie de Montevideo, en Uruguay, plus de 200 naufrages importants ont été enregistrés entre 1772 et 1930.Et il n’y a pas que les bateaux.Les fonds marins abritent aussi des cités entières (comme Port-Royal, en Jamaïque), des vestiges de civilisations disparues (copime le phare d’Alexandrie, en Egypte), sans oublier les cavités et les cavernes englouties, témoignant des premiers âges de l’hqmme.A l’échelle mondiale, des dizaines et des centaines de milliers de sites attendent donc les archéologues.et les pillards.La chasse aux trésors (objets archéologiques, lingots d’or, etc.) peut s’avérer extrêmement lucrative.Le Nord-Américain Mel Fisher a retiré pour près de 400 millions de dollars en bijoux et objets d’or de l’épave du galion espagnol Nuestra Sehora de Atocha, qui a sombré en 1622 au large de la Floride.Afin de protéger ce patrimoine culturel, l’UNESCO a adopté en novembre 2001 une convention internationale visant à interdire les fouilles sous-marines à des fins purement commerciales.M.Grenier représentait les archéologues aux négociations.«La première règle demande de préserver les vestiges à l’endroit où ils sont trouvés, dit-U.Ces vestiges sont donc moins visibles que les grands monuments terrestres.R faut faire un effort pour prendre conscience de la valeur des sites subaquatiques.Je pense qu’une journée comme celle d’aujourd’hui peut servir à conscientiser un peu le public.» S.O.S.TELE Les producteurs télé lancent une pub PAUL CAUCHON LE DEVOIR SO.STÉLÉ: c’est le nom d’un < message publicitaire qui sera diffusé gratuitement par les télédiffuseurs francophones à compter de mercredi prochain, afin de sensibiliser le public à la crise qui secoue actuellement l’industrie télévisuelle.Le message a été enregistré hier à Montréal sous la responsabilité de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), un message auquel participaient plus de trente comédiens, dont Michel Barrette, Raymond Cloutier, Michel Forget, Germain Houde, Nathalie Malette, Linda Malo, Marie-Chantal Perron, Francis Reddy, Maxim Roy et Marie Tifo.U APFTQ entend réclamer auprès du ministre des Finances John Manley quelque 12 millions de dollars qui manquent, selon l’Association, pour produire les émissions dont le finance- ment a été refusé cette année par le Fonds canadien de télévision, soumis à des compressions budgétaires du fédéral.Avant-hier trois télédiffuseurs privés, TVA, TQS et Astral, réclamaient plutôt une somme de huit millions pour produire leurs propres émissions refusées par le fonds, accusant Radio-Canada d’avoir trop bénéficié des largesses de cet organisme.Mais Î'APFTQ estime que tous les réseaux sont perdants.C’est également le point de vue de la Fédération nationale des communications (F'NC/CSN), qui «s’étonnait» hier des attaques dirigées par les réseaux privées contre Radio-Canada et Télé-Québec, «alors que tous les télédiffuseurs, privés comme publics, sont pénalisés par le système de financement en vigueur».La F'NC estime plutôt que la crise actuelle devrait favoriser une réflexion en profondeur sur les politiques de financement de la télévision.Un reportage à Zone libre Le terrorisme vu de l’intérieur PAUL LE CAUCHON DEVOIR Infiltrer des réseaux terroristes islamistes de France et d’Angleterre grâce à une caméra cachée, c’est ce qu'on appelle du journalisme à très haut risque.C’est pourtant ce qu’est parvenu à faire Mohamed Sifaoui, un journaliste algérien réfugié en France, dans un documentaire saisissant diffusé en mars sur une chaîne française, que Zone libre reprend ce soir.Sifaoui n’en est pas à ses premiers démêlés avec les réseaux terroristes.Son journal algérien avait été attaqué à la bombe en 1996 par le GIA, le Groupe islamiste armé, et il en était réchappé de justesse.Le journaliste a par la suite obtenu l’asile politique en France.Sifaoui a été condamné par une fatwa, une condamnation islamique r^.CONCOURS J'ÉTAIS LIBRAIRE Prix des libraires du Québec 2003 ri Boréal LEMÉAC LE DEVOIR Association des libraires du Québec vous invitent à participer au concours Si j'étais libraire.Courez la chance de GAGNER l’un des 10 ensembles souvenir des 10 livres primés au cours du Prix des libraires du Québec, dans la catégorie roman québécois.(Valeur totale de 2 000 $, une gracieuseté des Éditions du Boréal, Les Allusifs et Leméac éditeur).Firage de dix gagnants répartis dans l’ensemble du Québec, le 13 mai au Lion d’Or, lors du spectacle-hommage aux 10 ans du Prix des libraires du Québec, organisé en collaboration avec le 9e Festival international de la littérature.Entrée gratuite.Concours SI J'ÉTAIS LIBRAIRE .¦3*0., Si vous étiez libraire, quel serait votre choix, parmi les finalistes du Prix des libraires du Québec 200f, pour chacune des catégories suivantes ?FINALISTES O Dec, Miclud Dclisled cmdic) O Jours de sable, Hélin* Dorion (l.emdic) O Music-Hall1, Gitan Soucy (Boréal) O Quclqu un, Aude (XYZ éditeur) O La Tète ailleurs, Hélène Vachon (Québec Amérique) Nom ROMAN HORS QUÉBEC O Les adieux à Lt Reine, Chantal Thomas (Seuil) O Chanson des mal-aimants, Sylvie Germain (Gallimard) ) Je n'ai pas peur, Niccolé» Ammaniti (Graeer) O Mystic River, Dennis t ehane (Rivages) O La tache, Philip Roth (Gallimard) Courriel Adresse Téléphone (Jpur) i*o,ü_ Déposez ce bon de participation chez un libraire, membre de l’Association des libraires du Québec*, AVANT LE 27 AVRIL 2003 ¦ ¦¦ mm mm mm mm taaa mm mm mm aaa ¦¦ mm mm mm mm ^m mm mm mm mm mt ¦¦ mm mm mm ¦¦ sm asa mm mm mm mm ib mm mm mm mm mm mm m Le* fita-tinttlé* ne sont p** accepté*, tes partieipanta doivent avoir IR an* et plu*.* IMPORTANT i Veuillez conaulter le site Internet www.prizdealihrairea.9c.ca, ou communiquer par téléphone au (514) 526-3.549 pour vérifier si votre libraire est membre de TAaaociation.Rèylemenrs disponible* au bureau de l'Associât ion.Par un concours de circonstance, il rencontre un homme, Karim Bourti, dont il gagne la confiance en cachant sa véritable identité et en lui faisant croire qu’il partage ses idées.Commence alors un reportage à très haut risque qui s’est déroulé pendant environ trois mois, fin 2002 / début 2003, une expérience que Sifaoui raconte également dans un livre tout juste paru chez l’éditeur Cherche-midi: Mes «frères» assassins / Comment j’ai infiltré une cellule d’al-Quaïda.Son «ami» Karim est tellement confiant qu’il le laisse filmer des images qui doivent servir à la propagande islamiste.Mais Sifaoui filme également des rencontres avec une mini-caméra cachée dans sa main.Il infiltre des mosquées et des cafés à Paris, visite des planques secrètes, entend les commentaires de radicaux qui lui expliquent qu’il faut être fier d’être terroriste parce que le mot terrorisme veut dire «terroriser les ennemis de Dieu».11 réalise que les gens qu’il fréquente alimentent le réseau al-Quaïda et il se déplace en Angleterre pour suivre les préparatifs d’un attentat possible.C’est troublant, angoissant, et le tournage a cessé parce que le danger devenait trop grand.Quelques jours avant la diffusion du document en France, Sifaoui était condamné par une fatwa, une condamnation islamique.Il doit maintenant vivre sous la protection de la police.Zone libre, Radio-Canada, ce soir à 2Ih THÉÂTRE Chaurette autrement PROVINCETOWN PLAYHOUSE, JUILLET 1919, J’AVAIS 19 ANS De Normand Chaurette.Mise en scène: Carole Nadeau.Conception sonore: Jean-Sébastien Duro-cher.Direction technique: Thomas Godefroid.Avec Martin Bélanger, Christian Brisson Dargis, Eric Forget, François Marquis et Steeve Dumais.Au Hors-Bord (3655, Saint-Laurent) jusqu’au 26 avril.HERVÉ GUAY Carole Nadeau est une artiste à nulle autre pareille.Sans tambour ni trompettes, elle a fondé en 1993 une «cellule de création multidisciplinaire».Le Pont Bridge.Au début, elle a surtout fait preuve d’ingéniosité formelle.Depuis quatre ans, elle a installé ses pénates dans une ancienne «shop de laminage» du boulevard Saint-Laurent.Après s’être identifiée de manière saisissante avec une figure clé du surréalisme dans MeMyLee Miller, son œuvre la plus aboutie à ce jour, elle poursuit sur sa lancée en ramenant à elle le Provin-cetown, Playhouse, 1919, j’avais 19 ans àc Normand Chaurette.Elle peut ainsi intégrer ses «jeux de miroirs insolubles» aux siens afin d’éclairer autrement cette pièce, maintes fois jouée, ici et à l’étranger.L’effet Nadeau rend Chaurette méconnaissable: ce qui est sans doute le plus beau compliment à faire à un metteur en scène.Car personne d’autre n’aurait pu appréhender ce drame comme elle l’a fait Avec pour résultat qu’elle en révèle essentiellement la part de monstruosité et de folie, ensevelie sous l’innocente beauté des jeux formels.Pour y parvenir, elle gomme la construction brillante de Chau- rette pour renouer avec le cauchemar, le chaos, la fracture, qui ont conduit Charles Charles à la folie.Au premier plan, Nadeau installe, à l’aide d’un environnement sonore soigné, la clinique psychiatrique.De cet endroit s’opère la reconstitution à rebours de la représentation traumatique.Remontée perturbée par de nombreux dérapages, tant sonores que visuels.Derrière ceux-ci se cache le visage hideux de la schizophrénie à venir, qui mènera ultimement à l’enfermement du héros.Par à-coups, des jeux de miroirs ingénieux permettent à la folie de se manifester.Ces glaces réfléchissent le corps et la voix fiéformée du double (terrifiant Eric Forget) à quoi s’ajoutent des effets sonores et visuels proches des films d’horreur de série B.Des projections diverses (vagues, toile d’araignée, branchages,.) achèvent d’évoquer le déchaînement intérieur que déclenche le périlleux retour en arrière au cœur de cette pièce.C’est par ces effets multiples, bien plus par que le jeu inégal mais non sans charme de ses comédiens (Martin Bélanger en a à revendre), que le travail de Carole Nadeau porte.Ici, la technique rend visible ce que les mots ne révèlent qu’accessoire-ment Sa mise en scène laisse en outre entendre que Charles Charles, le héros de ce drame, n’est pas le seul à être habité d’un trop plein d’images qui le hante.Bien sûr, il n’appartient pas à tout le monde d’en faire un usage aussi brillant.Ce Chaurette «remixé» par Carole Nadeau confirme de plus que celle-ci est à son meilleur lorsqu’elle établit de fructueuses correspondances avec le travail d’un autre artiste.Autre effet de miroir, son savoir-faire, mis au service d’un alter ego, l’aide à devenir encore plus elle-même.Ariane Moffatt à l’Usine C Dans son élément SYLVAIN CORMIER Un décor comme une page blanche.Quatre écrans vierges au-dessus de la scène.Un grand voile blanc au fond.La scène, les moniteurs, jusqu’aux pieds de chrome des deux batteries, drapés de blanc.Même les musiciens, tous de blanc vêtus, sauf le batteur, en rouge, pour que l’exception confirme la règle.La règle?Que tout soit possible.Toutes couleurs, toutes musiques.liberté absolue, en autant que ça groove et que les versions des chansons ressemblent juste assez à celles de l’album pour qu’on puisse les chanter en même temps quelle.Ariane Moffatt se présentait hier en première montréalaise à l’Usine C comme si elle était peintre en direct avec les chansons de X&humAquanaute comme canevas de base: à la fin, c’était son pari, on ressortirait tous avec la tête pleine de sons, de mots, de rythmes et d’images.Pari gagné.Quand j’ai quitté à mi-chemin de la deuxième partie, ça se bousculait déjà au portillon: je revoyais Ariane sautillant dans ses souliers de boxeur, complètement asujettie à l’électro-reggae qu’elle avait cru bon imprimer avec sa puissante bande de musiciens au Cerf-volant de Vigneault tout à fait le genre d’idée que personne n’aurait eu sauf elle.C’est fou comme la chanson se prêtait bien à une telle équipée: il faut dire qu'avec Ariane Moffatt, on irait n’importe où, tellement la musi- cienne semble savoir où elle va.Je la revoyais aussi à la batterie une heure plus tôt pendant la formidable séquence instrumentale qui prolongeait Fracture du crâne: le duo de patterns rythmiques qu’elle a élaboré en compagnie de l'extraordinaire batteur Tony Albino l’emplissait d’une joie si entière et si enfantine qu’elle en colorait la salle de mille traits de Crayolas.Je la revoyais en même temps à la guitare, au piano à queue, au piano électrique, totalement dans son élément, musicienne d’abord et auteur-compositeur-interprète ensuite.Et je trouvais que ma collègue Marie-Christine Blais avait bien raison de me glisser à l’oreille qu’elle était encore accompagnatrice dans sa tête, qu’elle faisait encore partie du band.Et je me repassais aussi pêle-mêle le solo de flûte traversière de Francis Collard dans Drapeau blanc, la basse promeneuse de Maurice S0S0 Williams, les guitares fines de Joseph Marchand, les éclairages d’aquarium de Pyer Desrochers, les mille images du Commando Kino sur les écrans, bombardement de tous les sens qui ressemblait à cette jeune femme qui aura 24 ans le 26 avril et qui a déjà mille ans de musique dans le corps, pro jusqu’au bout des doigts et pure jusqu’au fond de l’âme.Et ivre du bonheur de remplir d’imagination et d’énergie des page?blanches grandes commes de* scènes.Elle recommence ce soi£ demain et dimanche.Mort du photographe Charles Gagnon LE DEVOIR Le peintre et photographe, Charles Gagnon est décédé à Montréal cette semaine.Originaire du Québec, artiste pendant prés de quatre décennies, ü a produit une œuvre exceptionnelle qui comprend un imposant corpus de tableaux et de photographies, des travaux cinématographiques et des créations sonores.Intéressé part l’art dès l'adolescence, Charles Gagnon décide très jeune de se faire artiste.Il quitte son emploi et s’installe à New York où il séjournera de 1955 à 1960.D étudie à Parsons, à la New York School of Design, à la New York University et à la Art Students League.Il côtoie l’art des expressionnistes abstraits, subit aussi l’influence de John Cage, fréquente les musées et les galeries où lui est révélée la richesse de l’art égyptien et mésopotamien et il se découvre de grandes affinités avec les mystères, les signes et les hiéroglyphes qui caractérisent les deux cultures.Malgré le fait qu’il travaille à l'extérieur du pays, il participe déjà à des expositions à Montréal où sa démarche attire l’attention.Rentré au Québec, en 1960, il réalise les séries de tableaux intitulées Espace Écran,, Cassation, jusqu’au tout récent États et conditions (1990-1992), qui donnent la véritable mesure de son talent et de sa virtuosité.Parallèlement, il s’affirme comme un photographe important.Les œuvres de Charles Gagnon ont été exposées dans une vingtaine de pays.Il s'en trouve des exemples dans de très nombreuses collections privées et dans les grands musées partout au Canada, dont le Musée des beaux-arts du Canada, la Art Gallery of Ontario, le Musée du Qué- bec, le Musée d’art contemporaiq et le Musée des beaux-arts dç Montréal.Ce dernier avait d’ailleurs réalisé en 1978-1979 uné importante rétrospective: Charles Gagnon, œuvres/works 1956* 1978, qui a circulé dans les princif pales villes du pays.Le grand talent de Charles Gar gnon lui a valu de nombreuse^ distinctions; parmi celles-ci, 1$ Banff School of Fuie Arts National Medal et la Donald Cameron Mel dal, en 1981, remises par le Banff Centre for the Arts.En 1991, il est reçu Chevalier de l’Ordre du Québec et l’Université de Montréal lui décerne un doctorat honoris pat*-sa.Il est lauréat du prix Paul-Emile Borduas du gouvernement du Québec en 1995.Les funérailles de Charles G» gnon seront célébrées lundi prochain, à llh, en la chapelle Notre* Dame du Sacré-Cœur de la Basi lique Notre-Dame, à Montréal.: LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 AVRIL 2 0 0 3 H 7 w m l’B E Le retour des oies Champs de plumes au lac Saint-Pierre Les oies sont de retour et, dame Nature aidant, elles se massent pour l’instant dans le sud du Québec, ce qui permettra aux gens de la métropole d’aller les observer plus facilement que jamais en profitant de la longue fin de semaine de Pâques pour faire la fabuleuse tournée du lac Saint-Pierre, rives nord et sud.Une magnifique balade qui donnera le goût du printemps mieux que n’importe quelle visite dans une pseudo-cabane à sucre commerciale.Pierre Brousseau fait partie de cette race bien particulière d’oiseaux migrateurs que sont les biologistes, qui préparent chaque printemps leur attirail pour, sur le terrain, aller aux oies, aux outardes, à la sauvagine, aux oiseaux de marais, aux goélands, aux poissons, aux frayères, etc.Lors de la dernière tempête de neige, dit-il, les oies qui s’étaient pointées dans la région de Québec sont retournées précipitamment dans la plaine du Richelieu, une des zones les plus chaudes du Québec.Elles se dénombrent en effet par milliers dans cette région voisine de la métropole, mais il faut souvent voyager beaucoup à travers la campagne pour les dénicher au hasard des champs, des marais et des voies d’eau.Les plus belles balades à moto de l’année! Mais c’est au lac Saint-Pierre et dans les environs que l’essentiel du troupeau d’oies blanches se retrouve à l’heure actuelle.D y en aurait, selon Pierre Brousseau, autour de 100 000, avec des dizaines de milliers d’outardes, sans oublier les milliers de pilets et autres spécimens de sauvagine qu’on peut observer facilement dans les champs de cette région, qui se recouvrent d’abord de plumes avant de se recouvrir de vert.C’est la semaine prochaine que commencera la première phase de l’inventaire aérien sur le corridor fluvial, le premier signal de la chasse aux données par les biolo- .•ff.Lou is- G illes Fr a ncœ ur ?gistes gouvernementaux, universitaires ou d’organismes privés.La deuxième phase surviendra entre le 7 et le 10 mai.D est intéressant de connaître ces dates: en effet, pour un observateur amateur, elles indiquent les moments forts de la saison dans les champs de plumes du centre du Québec.Les chasseurs d'oies les plus mordus, qui sont aux champs depuis le 1" avril, n’ont pas fait grande récolte dans la région de Québec, où le troupeau est encore très absent Cette cinquième saison est une surprise en soi car celle de l’an dernier devait être la dernière des chasses visant à contrôler la taille du troupeau.Mais les gestionnaires du Plan nord-américain de la sauvagine ont décidé de réviser les objectifs de réduction du troupeau, au départ fixés à 800 000 têtes.L’objectif a été ramené à 500 000 oies blanches pour trois raisons.On craint toujours pour la régénération des grands marais nordiques de l’île Bylot, dénudés par le troupeau trop important des dernières années.Par ailleurs, jusqu’à la fjn du printemps au Québec et aux Etats-Unis, cette chasse génère des retombées économiques qui ne sont pas négligeables.De plus, les dommages subis par les champs québécois ne cessent de s’élever quand les oiseaux se concentrent Ces dommages ont dépassé le million de dollars l’an dernier, ce que n’apprécient pas tellement les mi- nistères fédéral et provincial de l'Agriculture, qui paient ensemble cette facture.Le derangement provoqué par les chasseurs sauve en ce sens pas mal de sous au trésor public tout en contribuant à la pérennité du troupeau.Commerce de vésicules Environnement Canada a porte des accusations pour possession, transport, exportation et commerce illicite de vésicules biliaires d’ours noir contre deux résidants de la région de Québec, Binh Nguyen Quoc, 48 ans, de Sainte-Foy, et Marc Langlois, 51 ans, de Lévis, à la suite d’une enquête.Les accusations ont été portées en vertu de la Loi sur la protection des espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation sur le commerce international et interprovincial.Binh Nguyen Quoc est accusé de contrebande de 102 vésicules biliaires.L’amende dont il risque d’écoper pourrait s'élever à 30 600 $, en plus de frais judiciaires de 2706 $.Langlois fait pour sa part l’objet de 26 accusations relatives au commerce de 316 vésicules biliaires, ce qui pourrait lui attirer des amendes et des frais totalisant 116 361 $.La peine maximale pour des infractions de ce genre est de 25 000 $ d’amende, de six mois de prison ou les deux.Cette enquête, qui avait entraîné en novembre dernier des perquisitions en Ontario et au Québec, avait donné lieu à la saisie de centaines de vésicules biliaires.Dans cette affaire, les agents de la faune d’Environnement Canada ont travaillé de pair avec ceux de la Société de la faune et des parcs du Québec et ceux des Richesses naturelles de l’Ontario.Les services d’enquête canadiens ont été avisés de ce trafic par leurs vis-à-vis américains des United States Fish and Wildlife Services, qui avaient découvert les activités de ces trafiquants sur le réseau Internet.L’enquête devait révéler que le réseau avait des ramifications au Québec, en Ontario, aux Etats-Unis et en Asie, là où les vésicules sont utilisées en médecine tradi-tionnelle pour redoiuier fort hypothétiquement santé et puissance sexuelle.Sur le marché noir, une vésicule peut valoir entre 2000 $ et 10 000 $, soit 55 $ le gramme! la réglementation québécoise sur la chasse à l'ours interdit d’être en possession dime vésicule biliaire détachée de la carcasse ou de la vendre.Les agents de la faune estiment que les vésicules saisies ont pu avoir été obtenues de chasseurs en règle et de braconniers.Ashuapmushuan La Fédération québécoise de la taune (FQF), par voie de communiqué, s'est dite «consternée» par les propos tenus au Devoir par le nouveau député libéral de Roberval, Karl Blackburn, fils d'un ancien ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pèche, Gaston Blackburn.Le nouveau député avait déclaré pendant la campagne électorale qu'il voulait faire abolir le statut patrimonial de la rivière Ashuapmushuan afin d’y ouvrir la porte à des projets de minicentrales privées, voire à des projets de barrage plus importants, y compris par Hydro-Qué-bec, qui a pourtant fermé définitivement le dossier.La section de la FQF au Sague-nay-Lac-Saint-Jean, qui représente les chasseurs et pêcheurs de cette région, «n’entendpas se laisser mener en barque» par les propos du député.Elle n’accepte pas la courte vue de ce représentant libéral envers la volonté historique de la population de sauver la dernière rivière sauvage de la région.La FQF est ses membres annoncent qu’ils vont tout faire pour faire barrage à tout éventuel projet des bétonneurs de rivières sur ce cours d’eau patrimonial.De l’action en perspective.Bar rayé La Fondation Hydro-Québec W E E K Y SPORTS DOPAGE Christiane Ayotte atténue la portée des accusations contre Cari Lewis GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Christiane Ayotte, la directrice du laboratoire antidopage de l’Institut national de recherche scientifique (INRS), s’est portée à la défense de Cari Lewis et d’autres athlètes américains incriminés dans la dernière affaire de dopage.Lewis, a-t-on appris, a déjà échoué des tests qui ont révélé la présence d’éphédri-ne, de pseudoéphédrine et de phénylpropanolamine., «Le cas de Cari Lewis, tel que je le vois actuellement, n’a rien à voir avec le salissage qui est en main de se faire», a déclaré hier la spécialiste de réputation internationale.¦ «On ne peut pas comparer les cas de Lewis et de Ben Johnson, a-t-elle dit R faut faire une différence entre les substances concernées.On ne peut pas du tout comparer huit ans de stéroïdes pour Ben Johnson à un produit pour le rhume.Qu'on parle d’enlever des médailles est complètement hors de proportion.» Mme Ayotte affirme néanmoins que Lewis et les autres athlètes américains concernés ont bel et bien commis une infraction de dopage.Cependant, dit-elle, «ce sont des infractions qui auraient dû être sanctionnées par une disqualification et un avertissement public ou, au maximum, par une suspension de trois mois».C’est d’ailleurs le genre de sanction prévue au Canada, a-t-elle précisé.«Je peux vous dire, sans être cynique, que des infractions semblables sont jugées dans 99 % des cas comme mineures et qu’on accorde alors le bénéfice du doute aux athlètes.» Même au Canada, où on aime se vanter d'être juste et sévère en matière de dopage, des athlètes comme Silken Laumann (aviron) et Eric Lamaze (sports équestres), qui ont échoué des tests, s’en sont tirés sans sanction dans des cas semblables, a tenu à rappeler Mme Ayotte.De nombreux cas identiques à travers le monde ont été traités avec la même clémence, selon elle.«Ce qui m’inquiète davantage, ce sont les cas de testostérone dont on n ’a pas entendu parler parce que les Américains disaient que les tests internationaux n 'étaient pas bons.Rs étaient les seuls à avoir le pas», a déclaré Mme Ayotte, qui n'est pas tendre à l’endroit du Comité olympique américain.«Le USOC, je l’ai toujours dit, était incompétent en matière d’infractions de dopage, et j’ai dénoncé leur façon d’exonérer les athlètes et d’avoir empêché la révision de ces cas-là en ne les transmettant pas aux instances internationales.» Mme Ayotte souligne aussi que le docteur Wade Exum, qui a vendu la mèche dans le cas de Lewis, était responsable du programme antidopage de l’USOC à l’époque.«On comprend bien alors que c’est une affaire de reglement de comptes», estime Mme Ayotte.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est Braves 14, Expos 8 Deux séries, deux balayages RICHARD MILO PRESSE CANADIENNE San Juan, Porto Rico - Après avoir balayé les Mets en quatre matchs, les Expos ont été balayés en trois matchs par les Braves, subissant la défaite 14-8 en 10 manches devant 13170 personnes au Stade Hiram Bithom, hier.Les Braves ont totalisé 13 coups sûrs, dont cinq circuits.C’est ce qui a fait la différence alors que les Expos ont perdu l’avance pour la troisième fois dans le dernier tiers d’un match.Les Braves ont effectué une poussée de six points contre Rocky Biddle à la 10e pour filer avec la victoire.Ce fut une défaite amère alors que les Braves ont rendu la monnaie de leur pièce aux Expos qui les avaient balayés en trois matchs à Atlanta au début de la saison.Le match a été fertile en rebondissements lors des dernières manches.Les Expos ont pris l'avance 64 à la sixième à l’aide d’un double de trois points de Jose Vidro mais An-druw Jones et Javy Lopez ont claqué des circuits de deux points contre Luis Ayala, à la septième.Endy Chavez a créé l’égalité à l’aide d’un circuit de deux points contre Roberto Hernandez à la huitième mais les Braves ont inscrit six points, cinq mérités, contre Biddle, à la 10e.Biddle avait fait le travail à la neuvième après avoir rempli les buts en mettant fin à la manche à la suite d’un roulant au monticule de Darren Bragg mais il s’est de nouveau compliqué la tâche à la 10e avec un but sur balles à Chipper Jones, le premier frappeur de la manche, et cette fois-ci, il ne s’en est pas tiré- Marcus Giles a brisé l’égalité avec un double d’un point et Vladimir Guerrero a commis sa deuxième erreur de la rencontre en échappant un ballon, ce qui a permis aux Braves d’inscrire un deuxième point Lopez, qui est originaire de Porto Rico, a couronné l'attaque avec un grand chelem, son septième en carrière.Les Expos menaient 3-2 après trois manches même s’ils n’avaient réussi que deux coups sûrs contre Russ Ortiz.Ils ont profité de la générosité du partant des Giants pour inscrire deux points dès la première quand il a donné quatre buts sur balles, dont un intentionnel.Les deux points ont été le résultat de buts sur balles avec les buts remplis soutirés par Orlando Cabrera et Wil Cordero.Ortiz a donné un but sur balles à Jose Vidro, le premier frappeur de la troisième manche, une passe gratuite qui lui a coûté un point à la suite d’un ballon-sacrifice de Cabrera.Livan Hernandez a alloué quatre points, trois mérités, huit coups sûrs et un but sur balles en six manches.D a accordé des circuits en solo à Rafael Furcal, le premier frappeur du match, et Marcus Gilles.Hernandez, qui a donné les circuits en solo à Rafael Furcal et Marcus Giles, a cédé sa place au frappeur suppléant José Macias à la sixième lors de la poussée de trois points qui a permis aux Expos de prendre l'avance 64.G P Moy.Diff Montréal 9 7 .563 Philadelphie 9 7 563 — Atlanta 8 8 500 1 Floride 8 9 .471 1 1/2 New York 6 10 .375 Section Centrale 3 Chicago 10 6 625 St.Louis 8 6 .571 1 Houston 8 7 .533 1 1/2 Pittsburgh 8 7 .533 11/2 Milwaukee 6 10 .375 4 Cincinnati 5 Section 11 Ouest .313 5 San Francisco 13 2 867 Colorado 9 7 .563 4 1/2 San Diego 7 8 467 6 Los Angeles e 9 .400 7 Arizona 5 11 .313 81/2 Hier Atlanta 14 Montréal 8 (10 m) Chicago Cubs 16 Cincinnati 3 Floride 7 Philadelphie 3 Arizona 11 Colorado 2 N.Y.Mets 7 Pittsburgh 2 Milwaukee 4 Houston 2 San Diego à Los Angeles LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy Diff New York 12 3 800 Boston 10 5 667 2 Baltimore 6 8 .429 51/2 Toronto 6 10 .375 61/2 Tampa Bay 5 10 .333 7 Section Centrale Kansas City n 3 .786 Chicago 9 6 .600 21/2 Minnesota 9 6 600 21/2 Cleveland 5 10 333 61/2 Detroit 1 13 .071 10 Section Ouest Seattle 9 7 563 Anaheim 8 8 500 1 Oakland 8 8 500 1 Texas 7 9 438 2 Hier N.Y Yankees 4 Toronto 0 Texas 9 Anaheim 7 Chicago White Sox 8 Kansas City 2 Seattle 4 Oakland 3 (10 manches) Boston 6 Tampa Bay 0 Baltimore 6 Cleveland 4 (12 manches) Minnesota 6 Detroit 0 HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES Quarts de finale d'association ASSOCIATION 0E L'EST Ottawa (1) c.N.Y.Islanders (8) Hlar____________ Ottawa 4 N.Y Islanders 1 (Ottawa gagne la série 4-1) New Jersey (2) c.Boston (7) Hier New Jersey 3 Boston 0 (New Jersey gagne la série 4-1 ) ASSOCIATION DE L'OUEST Dallas (1)c.Edmonton (8) Hier Dallas 5 Edmonton 2 pour l'environnement a décidé de fournir 530 000 $ en trois ans au projet de réintroduction du bar raye dans le Saint-Laurent, une espèce désormais disparue du fleuve.Cette somme servira à augmenter la capacité des installations de la station Baldwin Mills, où seront élevés quelque 50 000 alevins éventuellement relâches dans le Saint-Laurent.Cette stratégie d'ensemencement est d'autant plus nécessaire que les géniteurs capturés dans la Mira-michi, au Nouveau-Brunswick, ne peuvent pas y être capturés en grand nombre à des tins de réintroduction.Les premiers ensemencements devraient commencer l'an prochain au rythme de 50 (XX) fretins par année, et ce, durant une décennie.Jusqu'ici, plus de 2(XX) juvéniles ont été capturés dans la Miramichi et acheminés en pisciculture pour la moitié, l'autre moitié ayant déjà été réintroduite dans le fleuve.La pisciculture sera codec à la Société de la faune et des parcs à la fin du projet afin de soutenir d’autres espèces en déclin.¦ Lecture: Atlas mondial de l’eau - Une pénurie annoncée, par Dalif Diop et Philippe Kekacewicz, Édi- tions Autrement, Paris, 2003, 63 pages.Une étonnante synthèse des données disponibles sur l’eau dans le monde et sur les effets des sécheresses chroniques en voie de se multiplier sous l’effet des changements climatiques.Ce [>e lit livre, facile d'abord, présente les cycles de l’eau dans les grands écosystèmes avec les problèmes qu'on y prévoit pour diverses espèces.Synthétique, certes, mais efficace grâce aux multiples tableaux et courts textes.Eminemment pédagogique aussi et fort à jour sur le plan statistique.¦ Rabaska: Randonnées guidées en canot dans les chenaux du pu e national des Iles-de-Boucherville sur le thème «Regard sur les canards en migration», les départs ont lieu tous les samedis et dimanches matins à 9h30 dès le di-manche 27 avril, et ce, jusqu’à la lin du mois de mai.In duree de l'activité est d’environ 2h30.4,35 $ par adulte et 2,17 $ pu' enfant (taxes et tarification d’accès en sus).¦ Jour de la Terre: Mardi prochain, à 21h au réseau TVA, un spectacle unique d’artistes québécois: «J'ai trouvé l’eau si Ix-llo», en cette Année internationale de l’eau douce.(Dallas mène la série 3-2) ÉCÈS LAVIGNE, J.CONRAD Nous avons le regret d'annoncer le décès, à Timmins, Ontario, le 16 avril 2003, de J.Conrad Lavigne, après une longue lutte contre l'emphysème.Né en 1916 à Chénéville, Québec, il a été élevé à Cochrane, Ontario mais a passé la plus grande partie de sa vie à Timmins.Prédécédé par son épouse, Jeanne Canie, en 1995, il laisse sept enfants, Michelle (Jacques de Courville Nicol), Marc (trika Fenske), Andrée (Doug Forrester), Nicole (Pierre Lavigne), Jean-luc (Suzanne Turenne), Pierre et Marie-France (Bill McDonald), 16 petits enfants, Alexandre (Frédérrca Dupuis), Valérie (Pascal Harvey), Isabelle (François Baril) et Pascale de Courville Nicol (Kristopher Von Lignau Gerecz), Nathalie (Sean Gregson) et Julie Lavigne, Erik et Nicolas Forrester, Louis-Gabriel, Geneviève et Guillaume Lavigne, Catherine et Etienne Lavigne, Daniel, Joël et Jean-Luc McDonald, ainsi que cinq arrière petits enfants, Mackenzie et Spencer Gregson, Loïc et Juliette Von l ignau Gerecz et Gabrielle Baril.J.Conrad Lavigne a fondé CFCL radio, le premier poste de radio de langue française en Ontario et était fondateur, propriétaire et président du Mid-Canada 1 envision System.Durant ses quarante années en radiodiffusion, Monsieur lavigne s'est créé une solide réputation en érigeant, pièce par pièce, le plus grand réseau de télévision privé au monde.Son rayonnement, de Hearst à Ottawa, et d’Elliot Lake à Val d'Or, soit une superficie d'environ 100 000 milles carrés, comprenait quatre postes avec production locale et une dizaine de satellites ou de postes réémetteurs liés à l’époque par le plus grand système de micro-ondes privé du monde.Il entreprit sa carrière de pionnier de (a radiodiffusion en obtenant, en 1950, la permission de construire à Timmins, le premier poste de radio d'expression française en Ontario, auquel s'ajoutèrent des postes de relais à Kapuskasing et à Hearst.La radio française devait lui servir de tremplin pour financer ce qui allait devenir un vaste empire de télévision de langue anglaise desservant presque la moitié de l'Ontario et tout le nord du Québec, qu'il fut seul à desservir pendant environ vingt ans, soit de 1955 à 1975.Récipiendaire à deux reprises dans les années 1970 du prestigieux prix annuel Colonel Keith Rogers Memorial Award pour sa contribution exceptionnelle au développement technique de la radiodiffusion au Canada, il devait également être élu par ses pairs au Temple de la renommée de la radiodiffusion canadienne en 1990.- 11 5'est dévoué bénévolement durant de nombreuses années en siégeant au conseil de divers organismes associés à la radiodiffusion, dont le Bureau of Broadcast Measurement, où il réussit à faire changer certaines pratiques défavorables aux postes d'expression française, et le Bureau national des ventes de la radio et de la télévision.Directeur de l'Association canadienne de radio et télévi sion de langue française (ACRTF), il accéda à sa présidence tout en étant vice-pré sident de la Canadian Association of Broadcasters (CAB).Ces deux rôles lui ont offert une occasion unique de créer une meilleure entente, un climat plus sympathique et une répartition plus équitable entre les deux peuples fondateurs, partenaires sur les ondes canadiennes.Pour ses efforts, entre autres, on lui remettait l'ordre du Canada en 1982.Directeur pendant de nombreuses années du Conseil canadien des chrétiens et des juifs, on lui avait décerné la médaille du centenaire en 1967.En 1986, inquiet de l'avenir de la radiodiffusion canadienne, il siégeait à la Corn mission d'étude fédérale Caplan-Sauvageau sur les communications, qui dura deux ans, et dont on peut retrouver nombre de recommandations dans la nou-velle Loi sur la radiodiffusion.En reconnaissance de ses contributions au domaine de la radiodiffusion, l'Association canadienne des radiodiffuseurs le nommait peu après membre à vie.Ses nombreuses années de dévouement è la promotion et à la défense de la langue française lui ont valu de devenir chevalier de la Société du bon parler français, président d'honneur de l’Association canadienne française de l'Ontario (ACFO), chevalier de la Survivance française, membre de l'Ordre des francophones d’Amérique, membre des Cents Associés et du Conseil de la vie française en Amérique, et frère servant de l'ordre de Saint Jean d'Acre.En 1982, le club Richelieu International, lors de son congrès mondial à Ottawa, le nommait personnalité Richelieu International de l'année.Au cours des années, il a siégé aux conseils de direction de sociétés ou d'organismes aussi variés que la Chambre de Commerce, l'Association des Hôtels de l'Ontario, Hydro Ontario, Northern and Central Gas, la Banque nationale du Canada, Royal Oak Mines, CML Industries et Parcap Management.Membre fondateur de la Waferboard Corporation, il a également agi comme président du ; conseil de Northern Telephone pendant plusieurs années.Son dernier projet a été le développement d'une vaste subdivision en cinq phases à partir du boulevard Lavigne à Timmins.j.Conrad Lavigne a touché à plusieurs domaines d'intérêt social par ses oeuvres humanitaires et philanthropiques.Ainsi, dans les années trente, à titre de membre fondateur du Conseil régional d'orientation de Cochrane et Témiska-mingue, il a participé au lancement d'une douzaine de caisses populaires dans le nord de la province.Co-fondateur de l’Association des handicapés mentaux de Timmins dans les années cinquante, il leur fit don d'un terrain et a contribué à l’établissement d'une école et d'un centre occupationnel.C'est sous sa présidence que l'Hôpital Ste-Marie de Timmins a finalement pu bâtir une nouvelle aile.J.Conrad Lavigne fût un des pionniers de l'Université Laurentienne de Sudbury au début des années soixante lorsqu'il accepta de siéger â son bureau des gouverneurs.Malgré une formule difficile de fédération entre deux groupes linguistiques et trois groupes religieux dans un milieu ouvrier hostile et dépourvu d'entreprises, cette institution devint un grand succès.La Laurentienne lui remettait d'ailleurs en 1981 un doctorat honorifique en droit.C'est également â Sudbury qu'il devint lieutenant colonel honoraire du 2e bataillon du régiment irlandais de Toronto avec lequel il avait servi en tant que capitaine d’infanterie en Hollande au cours de la 2' guerre mondiale.Membre fondateur du Cercle Alouette de Timmins, du Cercle Saint Louis de Kirkland Lake, directeur du cercle dramatique Maître Chantre, basse du fameux quatuor Les Gais Lurons, tout au long des années, malgré toutes ses responsabilités de père et d'homme d'affaires, Conrad Lavigne a toujours trouvé le temps de s'impliquer et de promouvoir sa langue, sa culture, son patrimoine et l'intérêt des siens.Au lieu de fleurs, sa famille préférerait des dons î une cause qui lui tenait beau- ! coup â cœur ces derniers temps, la nouvelle bibliothèque publique de la ville de Timmins.Les dons (déductibles des impôts) peuvent être transmis au Fonds de la bibliothèque publique de Timmins, 220 boul.Algonquin Est, Timmins (Ontario) P4N1B3 Pour plus de renseignements, communiquer avec Rémi Boileau au 268-3100.Les obsèques auront heu le samedi 19 avril 2003 â 11 h 00 à la Cathédrale St-Amoi-ne.La famille recevra les condoléances vendredi de 14 h 00 â 16 h 00 et 19 h 00 à 21 h 00 â la Maison funéraire StephenvLessard Funeral Home.(268-4488)
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