Le devoir, 22 avril 2003, Cahier A
JAZZ SRAS L’épidémie continue de s’étendre Page A 3 La diva Nina Simone s’éteint en France à 70 ans Page B 8 ?w ww.ledev oir.eo m ?LE DEVOIR Star Académie Un succès qui étourdit PAUL CAUCHON LE DEVOIR Neuf semaines de délire médiatique, un CD vendu à cinq cent mille exemplaires, trois millions de téléspectateurs.Et un gagnant, Wilfred LeBouthillier, jeune et fier pêcheur de homard de Tracadie-Sheila au Nouveau-Brunswick, admirateur de Zachary Richard.Star Académie se terminait dimanche soir sur les ondes de TVA après neuf semaines de diffusion, et l’émission a atteint des proportions jamais vues.Les 14 participants de ce concours d'amateurs (inspiré d’un concept français), qui avaient tous été éliminés au fil des semaines, se sont retrouvés le soir de Pâques sur la scène du dernier gala à Montréal pour assister à la lutte finale entre les deux finalistes, Wilfred Le-Bouthilliçr, 24 ans, et Marie-Elaine Thi-bert, de Lasalle, 21 ans, étudiante au Cégep Marie-Victo-rin, défiant tous les deux les pronostics par leur personnalité qui apparaissait plutôt effacée il y a deux mois, sans flamboyance, mais qui ont graduellement séduit le public par leur simplicité et leur absence de prétention.Comme d’habitude, TVA a refusé d'indiquer combien de personnes avaient voté pour choisir leur candidat préféré, mais si on se fie aux autres chiffres connus publiquement, le résultat sera historique.Le site Web de Star Académie comptait plus de 300 000 membres inscrits qui suivaient passionnément depuis neuf semaines tout ce qui se passait dans l’«académie» située à Sainte-Adèle dans l’ancienne maison de Pierre Péladeau.VOIR PAGE A 8: SUCCÈS LE JOURNAL DE MONTREAL Wilfred LeBouthillier PERSPECTIVES Les invasions barbares Avant le début de la nouvelle guerre en Irak, le dictateur Saddam Hussein lançait un appel solennel aux Irakiens pour la défense de leur pays contre l’invasion des «nouveaux Mongols».La semaine dernière, devant le saccage du patrimoine de ce pays, le magazine de gauche américain Counterpunch posait franchement et carrément la question: «Et si Saddam avait raison?Et si les Américains étaient les nouveaux Mongols du Moyen-Orient?» Pour la grande histoire, rappelons qu'en 1258 les forces de Hulagu Khan prirent l’ancienne Babylone, mirent fin à la dynastie des califes abbassides fondée en 750, an-W nR nexèrent l’Irak et saccagèrent 1 des vestiges de civilisations anté- ’ rieures, sumérienne, mésopota- * mienne ou assyrienne.U fallut un 'Ob bon siècle pour restaurer le sys- Æt tème d’irrigation de la cité, dé- A fruit lui aussi.La première blitzkrieg du XXI' siècle a permis aux troupes d’invasion américano-britanniques d’abattre en quelques semaines un régime répressif et corrompu.Seulement le succès militaire indéniable a été entaché par le saccage et le pillage des monuments et sites d’un des berceaux de la civilisation, où ont été inventés ruibanisme, l’écriture et le monothéisme.La Bibliothèque nationale de Bagdad n’existe plus.Un incendie criminel a dévoré ses dizaines de milliers de manuscrits, de livres et de journaux Le musée national de la capitale, parfois comparé à une sorte de Louvre du Moyen-Orient a échappé à la destruction totale mais pas au brigandage systématique.La directrice de l’établissement estime que 170 000 objets ont disparu en deux jours de razzia.Les collections évacuées pendant la première guerre du Golfe avaient été rapatriées dans les salles en 2000.Elles sont devenues la proie des filous irakiens, sous l’œil impassible des soldats occidentaux.Le «coup» pourrait avoir placé sous le manteau plusieurs milliards de dollars.VOIR PAGE A 8: INVASIONS INDEX Stéphane Baillargeon ?o; oï o* o-1 vü Annonces.B 6 Météo.A4 Avis publics.A4 Monde.AS Culture.B 7 Mots croisés.A 4 Économie.B 1 Religions.B 6 Éditorial .A 6 Sports.B 4 Fonds.B2 Télévision.B7 Monsieur l’administrateur est à Bagdad ODD ANDERSEN REUTERS STROCK (Ml**1 JAY GARNER, désigné par les États-Unis administrateur civil provisoire de l’Irak, s'est installé hier à Bagdad.Dès son arrivée dans la capitale irakienne, le général à la retraite de 65 ans, qui a pour tâche de superviser la reconstruction du pays et de favoriser l’émergence de nouvelles structures politiques démocratiques, a visité un hôpital, une station de traitement des eaux et une centrale thermique.«Je vous le dis très franchement, nous allons vous aider, mais cela va prendre du temps», a déclaré le général, considéré comme un proche du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld.Jay Gamer a en outre précisé que lui-même et les quelque 450 personnes devant travailler avec lui «resteront ici le temps qu’il faudra».Mais, a-t-il ajouté, «nous partirons assez rapidement».Nos informations en page A 5.Landry reste Il sera à la barre du PQ encore un certain temps CLA1KANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Bernard Landry annoncera aujourd'hui qu’il restera à la barre du Parti québécois «un certain temps» et qu’il enfilera les habits de chef de l’opposition officielle ce printemps, selon ce que Le Devoir a appris hier de sources proches de M.Landry.Différents scénarios circulent quant à la date du congrès au leadership.L’entourage du premier ministre semble privilégier un congrès dès l'automne, alors que le clan de François Legault souhaiterait un congrès au plus tôt en février 2(X)4.Le premier ministre sortant a hésité tout au long de la semaine dernière sur le moment où il se retirerait sur ses terres, pour finalement arrêter sa décision pendant le congé pascal.Il ne précisera cependant pas la date exacte de son retndt de la vie politique.Bernard landry VOIR PAGE A 8: LANDRY « Déficit caché » : tactique libérale, dit Marois CLAI RANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR ancienne ministre des Finances, Pauline Ma-r rois, nie les allégations du comité de transition libéral selon lesquelles le gouvernement du Parti québécois aurait camouflé un déficit d’au moins deux milliards dans le dernier budget.«On connaît la tactique qui consiste à dire que ce qu’on découvre n'est pas beau et qui leur permet de mettre leurs engagements par-dessus bord.|.] Ils vont essayer de trouver un bouc émissaire.Je suis certaine qu’ils peuvent maintenir l’équilibre budgétaire tel qu'il était dans le budget, et j’espère qu’ils ne profiteront pas du fait qu’ils se sont gourés dans leurs engagements pour VOIR PAGE A 8: MAROIS L’ENTREVUE Le pèlerin des cathédrales d’eau Paul Piché revendique le droit à l’émotion dans les débats sociaux et environnementaux JACQUES GRENIER LE DEVOIR Paul Piché ne s’est jamais demandé où finissait l’artiste et où commençait le militant.LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Il n’a pas seulement créé l’expression des «cathédrales d’eau» pour traduire la magnificence et le respect qu’il voue à toutes ces chutes et rapides que des bétonneurs assidus et quelques thuriféraires voulaient et veulent encore noyer pour quelques mégawatts de plus.L’été dernier, Paul Piché a pris son bâton de pèlerin moderne pour franchir à vélo les 550 kilomètres qui séparent la Minerve, son village, et Québec, où il voulait aller traduire personnellement au premier ministre, Bernard Landry, l’opposition citoyenne grandissante au programme gouvernemental visant à construire une quinzaine de petites centrales hydroélectriques privées sur différents cours d'eau du Québec.Le programme englobait 36 projets à l’origine, mais avait été sensiblement dégrossi par la suite.Ce périple improvisé — «Souvent, je ne savais même pas où j'allais coucher.» — a suscité un si vif intérêt dans les médias locaux tout au long du parcours, puis dans les médias nationaux, que Piché a été reçu à Québec.Et entendu.En décembre dernier, au moment de divulguer la Politique nationale de l'eau, le premier ministre Landry coupait le souffle aux 300 invités du Salon rouge à l’Assemblée nationale et s’attirait une ovation quand il a annoncé la fin abrupte et définitive du programme des petites centrales, version péquiste.Paul Piché et les quelque 60 artistes, auteurs et personnalités qui s’étaient mobilisés dans le mouvement Adoptez-une-rivière ont fêté tard ce soir-là et dans les jours qui ont suivi: «Et avec le sentiment profond d’avoir agi autant comme artistes que militants.» Cette filiation entre l’art et la militance, Piché l’incarne si bien qu’il a été rapidement considéré comme porte-parole d’un mouvement qui, dans la réalité, n’avait rien de hiérarchique.La mobilisation d’artistes comme Piché, Roy Dupuis, Pauline Martin, Richard Séguin et une cinquantaine d’autres dans cette cause environnementale n'est pas sans rappeler l’engagement plus récent de Richard Desjardins dans le dossier de la forêt, mais surtout l'énorme mobilisation de dizaines d'artistes québécois dans les années 70 en faveur de la souveraineté.Artiste et militant Quelques démagogues en région les ont accusés de vouloir diriger l’arrière-pays de Montréal.Piché réplique que les artistes se sont plutôt mis à la disposition des gens qui voulaient se battre en région, pour les aider à rétablir le déséquilibre des forces qui joue en faveur de l’alliance entre l’argent de l’extérieur et les élites locales.Certes, reconnaît Piché, «je n’ai pas toujours saisi l'opposition qu’il y a entre une vision économique primaire et l'environnement.Je l'ai saisie vraiment quand je me suis impliqué pour sauver le pic Johansen [voisin du Mont-Tremblant) qui était menacé par un éventuel développement du domaine skiable.Mais j’ai découvert qu’un promoteur pouvait faire des choix intelligents et miser sur la conservation.Intrawest a compris qu’il y avait un intérêt a développer à côté d’un monument naturel bien protégé.VOIR PAGE A 8: PICHÉ > LE DEVOIR.LE MARDI 22 AVRIL 2003 A 2 ?LES ACTUALITES* Rapport d’Environnement Canada Les émissions de gaz à effet de serre diminuent.mais pas suffisamment DENNIS BUECKERT PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les émissions de gaz à effet de serre étaient en baisse pour la première fois en 10 ans en 2001 au Canada, selon un rapport préparé par Environnement Canada.Bien que modeste, la chute de 1,3 % fait naître l’espoir car elle survient au moment où l’économie a connu une croissance de 1,4 %.Le Canada a toutefois un imposant défi à relever pour réaliser l’engagement prévu dans l’accord de Kyoto qui vise, pour 2012, une réduction des gaz à effet de serre de l’ordre de 6 % sous le niveau de 1990.Malgré la baisse, les émissions de gaz à effet de serre en 2001 étaient 18,5 % plus élevées qu’en 1990.Le Canada a donc besoin d’une diminution de 24,5 % par rapport au niveau de 2001 pour atteindre l’objectif de Kyoto.•C'est un objectif très ambitieux, mais nous demeurons convaincus que nous pouvons le réaliser», a dit Elizabeth May, du Sierra Club.Selon elle, la baisse enregistrée en 2001 est survenue uniquement grâce aux efforts volontaires des entreprises et avant qu'Ottawa ait développé un plan stratégique.«Cela démontre qu’on n’a pas besoin de consommer plus d’énergie et de polluer davantage pour faire croître l’économie», ajoute Gerry Scott, de la Fondation David-SuzukL Pendant que l’économie croissait de 1,4 %, les émissions de gaz à effet de serre chutaient à 720 mégatonnes en 2001, alors qu’elles s’élevaient à 730 mégatonnes un an plus tôt D s’agit d’une première diminution depuis 1991 et la première dans une période de croissance économique depuis 1990.«De nouveaux procédés et le progrès technologique nous permettent de croire que le taux d’émissions diminuera davantage dans les prochaines années», soutient le ministre de l'environnement, David Anderson.Les émissions de gaz à effet de serre ont chuté de 18 % en 2001 dans le secteur manufacturier, de 18 % dans l’industrie de l’acier et du fer et de 11 % dans le secteur des pâtes et papier, tandis qu’une hausse de 1,6 % a été observée dans le transport routier.Une inquiétante augmentation de 150 % a été enregistrée dans la production et le transport du gaz naturel, principalement en raison de l’augmentation des exportations vers les Etats-Unis.Le gouvernement fédéral espère d’ailleurs obtenir des crédits pour ces exportations en vertu du Protocole de Kyoto.Le Canada a ratifié le Protocole en décembre dernier au Parlement La tendance se maintient.Félicitations à nos diplômés, élus à l'Assemblée nationale le 14 avril dernier.Une fois de plus, les diplômés de l'Université de Montréal sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans le développement du Québec.IVIrlAlflirr II Line Beauchamp iPS-tip-iH-ivianpiPinp Histoire 1974 Rnuravsa-Sauvé iüim-iviarc, ruurniec i narpauguay Droit 1981 et 1991 Hftnrï-Françok Gautrin VprHnn Stéphane?Bédard Psychologie 1985 rhirnutimi Mathématiques 1964 Louise Harel Hnrhplaga-Maknnnpuvp Marc Belipmarp Droit 1991 Vanipr Droit 1977 Normand luiras Dmmmnnrl Droit 1978 Droit 1964 Droit 1971 Michèle Lamquin Éthier Crémazip Droit 1976 Michel Bitsonnt'î Ipannp-Manrp-Vigpr Droit 1976 Bernard Landry Vprrhères Droit 1963 André Bo nair Sciences économiques 1988, F.E.P.1989 Cînuin Diane Legault xvAOJlcuxbdeaiL Psychologie 1974 Alexandre Bourdeau Science politique (étudiant) Criminologie 1977 EieüœXûjLheiL Médecine dentaire 1978 Philippe iLouillard.Médecine 1979, Chirurgie 1985 MUiflt m i.usa no Viau Technique éducationnelle 1971 Biecifi-JDescQlfiaiJLit.Droit 1978 et 1979 Çhamhly Médecine dentaire 1979 Acadie François Legault Rousseau Berthier ?aulineJM.amiS- HEC Montréal 1978 Tallinn Pierre Marsan HEC Montréal 1976 Rnhprt Baldwin Administration de la santé 1973 Ahitihi-Est EEaoçojs-QiJiUnfil Marqupttp Mont-Royal Sylvain Page Études anglaises 1982 et 1989 Lahpllp HEC Montréal 1991 Jean-Claude Saint-André l'Assomption Science politique 1985, Communication 1986 firnulx Sylvain Simard Richelipu Sciences de l'éducation 1967 Serge Desliàms- Beauhamni-S Daniel Turp Mercier LeandjftJRiQjQ, Orthopédagogie 1979 ____Saint-Hyacinthe ionathan_Vaiois- Droit 1980 Inlipttp F.E.P.1989 Sciences économiques 1970 et 1972 Cécile Vermette Sociologie 2000 Marie-Victorin Administration de la santé 1978 Jacques Dupuis- Saint-l aurent David Whissell Droit 1972 Argpntpuil Polytechnique 1990 www.umontreal.ca & Université de Montréal Le Conseil pour la protection des malades dépose une requête en recours collectif contre les médecins spécialistes LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le Conseil pour la protection des malades entreprendra dans les prochains jours les démarches en vue d’intenter un recours collectif contre les médecins spécialistes à cause des inconvénients subis lors de leurs trois journées d’étude.Le directeur général du Conseil, Paul Brunet, a confirmé en entrevue qu’il déposerait ce matin sa requête devant le Fonds d’aide aux recours collectifs, qui décidera si la cause est admise.Le Conseil pour la protection des malades requiert 1000 $ à titre de «dommages punitifs» pour chacun des 3300 patients qui ont vu leur chirurgie reportée à cause des journées d’étude des médecins spécialistes, pour un total de 3,3 millions.La Fédération des médecins spécialistes, en négociation avec le gouvernement du Québec, avait tenu trois journées d’étude, en novembre, en décembre et en janvier derniers.Le recours n’inclut toutefois pas les gens qui ont simplement vu leur rendez-vous médical reporté, a précisé M.Brunet.Techniquement c’est le Conseil pour la protection des malades qui est le requérant contre les médecins spécialistes ou la Fédération des médecins spédaiistes.Si la cause est admise et va de l’avant, les personnes lésées auront alors l’occasion de s’inscrire au recours collectif.Selon M.Brunet, il existe une sorte de «contrat» entre un médecin et son patient qui doit subir une intervention chirurgicale, et ce contrat a été «brisé» lorsque les soins n’ont pas été dispensés à cause d’une journée d’étude.Les dommages punitifs sont réclamés pour «rupture de contrats» et violation à la Charte québécoise des droits et libertés, a-t-il expliqué.M.Brunet aigue aussi que les médecins ont contrevenu à leur code de déontologie «en menant une action concertée», la journée d’étude, susceptible de causer des préjudices à leurs patients.Selon M.Brunet, cela pourrait prendre «quelques semaines» avant d’obtenir une décision du Fonds d’aide aux recours collectifs.Si la décision est favorable, la cause serait entendue par la Cour supérieure, ce qui pourrait prendre des mois, voire «des années» avant de connaître son dénouement ultime.Le Conseil requiert 1000$ à titre de « dommages punitifs » pour chacun des 3300 patients qui ont vu leur chirurgie reportée EN BREF Uécole Saint-Jean-de-Matha rouvre ses portes (Le Devoir) — L’école Saint-Jean-de-Matha, située dans le quartier Ville-Emard de Montréal ouvrira ses portes aujourd'hui, selon l’horaire normal.L’école avait été fermée à la suite d’un incendie survenu dans la nuit du 14 au 15 avril dernier.Le feu avait détruit deux unités préfabriquées où étaient logées des classes de maternelle.Les élèves de maternelles seront temporairement réinstallés ailleurs dans l’école.2 0 0 3 Pour annoncer : Micheline Ruelland 985-3322 ou mruelland@ledevoir.com / ,) /fi) 1007, rue LAURIER ouest, Outremont Tél.: 274-2442 femme enceinte Je choisis la «Grande Aventure.en Anglais»! 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AVRIL L> O O 3 A A -?LE DEVOIR «- ACTUALITÉS '•uxmtfV-' L’épidémie Pneumonie atypique continue de s’étendre ._ BOBBY Yll’ RKUTKRS A Hong Kong, six personnes sont mortes du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) au cours du week-end pascal et 22 cas supplémentaires ont été enregistrés.: f ilk ît AGENCE FRANCE-PRESSE Pékin — La pneumonie atypique a fait de nouvelles victimes en Chine où le bilan du ministère de la Santé a été porté hier à 92 morts tandis que 94 personnes au total sont décédées à Hong Kong, et que le Canada, pays le plus touché hors d'Asie, comptait hier 14 morts et 316 cas, la plupart en Ontario.Un virologiste de l’Institut Pasteur de Paris, Jean-Claude Manu-guerra — dont le laboratoire appartient au réseau qui a permis d’identifier le coronavirus — a craint, dans un entretien au journal Le Monde, que le virus de pneumonie atypique (SRAS) •n ’améliore son mode de transmission» au fur et à mesure de sa dissémination, devenant plus contagieux.Pour l’heure, le monde est confronté à «une phase épidémique ascendante, difficilement maîtrisable», commente le médecin, qui dit craindre une mutation du virus «donnant un caractère de plus en plus contagieux à la maladie».De ce point de vue, il estime «hautement inquiétante» l’existence d’un foyer de contagion au Canada puisque dans ce pays, «le virus du SRAS parvient sans mal à s’implanter».Entre le 19 et le 21 avril, treize personnes sont mortes du syndrome respiratoire aigu sévère en Chine et 194 nouveaux cas de la maladie ont été enregistrés, selon les chiffres du ministère de la Santé cités par l’agence Chine nouvelle.Les dernières statistiques du ministère font état de 2001 cas de pneumonie atypique enregistrés à travers le pays, dont 92 morts et 1201 patients soignés et guéris.Parmi les 2001 cas de maladie, 456 sont des personnes travaillant dans le secteur médical, précise l’agence.Les derniers décès dus au SRAS ont été enregistrés dans la province de Guangdong (sud — deux morts), dans la région de Pékin (sept), en Mongolie intérieur (nord — trois) et dans la province du Sichuan (ouest — un).Un bilan simultané et précis au niveau national reste difficile à établir à cause des délais dans la transmission des chiffres entre les provinces et Pékin, selon le ministère.La Chine a annoncé hier avoir mis au point un test permettant d’établir en une heure si un patient était ou non atteint de pneumonie atypique.Ce test devrait être disponible dans une semaine dans l’ensemble du pays, selon l’agence Nouvelles de Chine.Jeff Mc Farland, un expert de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a salué les efforts du pays pour que les cas de pneumonie atypique soient révélés par les autorités mais, selon lui, il faut s’attendre à ce que les chiffres augmentent dans les jours qui viennent Les autorités chinoises ont reconnu avoir failli dans leur gestion, tout en faisant porter la responsabilité au maire de Pékin, Meng Xue-nong, qui a perdu son poste, ainsi qu’au ministre de la Santé Zhang Wenkang, limogé de ses fonctions au sein du parti et qui devrait perdre son poste ministériel.Une équipe d’enquêteurs de l’OMS est arrivée hier à Shan- ghai où elle doit enquêter pendant quatre jours sur l’épidémie de SRAS.À Hong Kong À Hong Kong, six personnes sont mortes du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) au cours du week-end pascal et 22 cas supplémentaires ont été enregistrés, selon les autorités.Au total, 94 personnes sont décédées tandis que 1402 cas ont été répertoriés, selon un bilan officiel qui ne tient pas compte d’un Américain mort pendant son transfert à partir de la Chine.Parmi les nouveaux cas se trouvent six membres du personnel soignant, précisent les autorités.105 malades sont dans des services de soins intensifs.Au total, 436 malades ont été guéris et ont pu rentrer chez eux.27 sont sortis de l'hôpital hier.Les élèves des lycées de Hong Kong reprennent toutefois leurs cours aujourd’hui après trois semaines de fermeture des établissements en raison de l’épidémie.Tous les voyageurs au départ de Taïwan — où jusqu’à présent 28 cas «probables» de SRAS ont été annoncés par les autorités — vont devoir se soumettre à des contrôles de températures à l’occasion de la lutte pour contenir l’épidémie de pneumonie atypique.La Corée du Nord a annoncé qu’elle renforçait ses mesures de lutte contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), avec notamment davantage de personnel et d’équipements médicaux dans les gares, aéroports et ports maritimes.Au Canada, pays le plus touché hors d'Asie, les autorités ten- taient désespérément de contenir la propagation du SRAS qui semble pourtant gagner du terrain.Aux Etats-Unis, les centres de contrôle des maladies ont fait état hier de 38 cas «probables» et de 187 cas «suspects», portant le total à 225 cas.Trois nouveaux cas ont par ailleurs été enregistrés en Inde, après le premier cas confirmé la semaine dernière dans l’Etat de Goa.La pneumonie atypique a entraîné l'annulation de plusieurs manifestations dont l’exposition France-Design 2003 (design industriel), prévue cet été au Mori Art Center à Tokyo au Japon, où aucun cas de SRAS n'a été toutefois enregistré.Un ballet canadien, le Royal Winnipeg Ballet du Manitoba, a également annulé une tournée en Chine fin mai.VOntario au cœur de la tourmente JAMES MCCARTEN PRESSE CANADIENNE Newmarket, Ontario — Le personnel des soins de santé de première ligne en Ontario et la façon dont il se protège, et protège les autres, du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a été la able de critiques, lüer.après que deux eue ployés eurent exposé la population au virus potentiellement mortel Les autorités de la région de York, au nord de Toronto, ont menacé d’imposer une amende à un travailleur de la siuité qui a assisté à des cérémonies funèbres et religieuses alors qu’il avait des symptômes de la pneumonie atypique.Par ailleurs, les autorités médicales de Toronto ont pris la défense d'une infirmière qui souffrait d’un mal de tête quand elle est montée à bord d’un train de banlieue et d’un wagon de métro, la semaine dernière, et chez qui on a ultérieurement diagnostiqué la maladie.Le docteur Colin D’Cunha, commissaire à la santé de l’Ontario, demande maintenant aux médecins et aux infirmières de porter des masques protecteurs complets, une double jaquette et une double paire de gants, dans le but de colmater d’apparentes fissures dans les mesures de protection appliquées par la communauté médicale ontarienne.Par ailleurs, des experts américains étaient attendus aujourd’hui à Toronto jxmr déterminer pourquoi des employés d’hôpitaux tombent malades malgré leurs précautions.Ijes autorités ontariennes ont annoncé hier trois nouveaux cas probables de SRAS, portant le total à 259, dont 14 décès.Par ailleurs, à Montréal, 300 personnes exposées au virus, qui devaient mettre fin à leur quarantaine aujourd'hui, devront rester en isolement pour six autres jours à titre de précaution, ont annoncé hier les responsables québécois de la santé.Aucune d’entre elles n’a jusqu’ici développé la maladie.Entrevue avec le ministre français de la Coopération et de la Francophonie Les relations France-Québec devraient rester ce qu’elles sont MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Le ministre français de la Coopération et de la Francophonie, Pierre-André Wiltzer, assure que les relations franco-québécoises «resteront ce qu’elles sont», même si un de leurs principaux enjeux politiques n’est plus à l’ordre du jour après la défaite des souverainistes.«Il y a eu dans l’Histoire des moments où il a été nécessaire pour le Québec de nouer des relations finies avec la France, dans tous les partis et au plus haut niveau, a rappelé le ministre en entrevue en fin de semaine.Louise Beaudoin a fait beaucoup d'efforts pour expliquer aux responsables français le pourquoi de la démarche souverainiste.On n’est plus dans cette situation.Tout le monde est au courant.Et on n’est pas dans une période où un nouveau débat se profile.» Avec l’arrivée au pouvoir des libéraux et le report aux «calendes grecques» d’un nouveau référendum, selon l’expression du journal Le Monde, il faut donc s'attendre à un «changement de style et de méthode», souligne M.Wiltzer.Celui-ci ne redoute fias pour autant une banalisation de la coopération franco-québécoise.«Notre relation directe et privilégiée dépasse les partis politiques, a-t-il assuré.Et indépendamment des relations personnelles, elle restera ce qu’elle est.» Par «relations personnelles», le ministre entend celles qu’une partie de la classe politique françaises entretient depuis plus de 20 ans avec certains souverainistes, Louise Beaudoin en particulier qui possédait ici de vastes réseaux politiques.M.Wiltzer est lui-même un intime de l’ex-ministre des Rela fions internationales, qu’il voit partir avec un «pincement au cœur».«Le fiait qu’elle ne soit plus directement responsable de ces relations marque un tournant, dit-il Mais sur le fond, en tant que responsable, je n'ai pas d’inquiétudes.On ne repart pas à zéro.» Un engagement solide M.Wiltzer ne croit pas en conséquence que le prochain ministre des Relations internatio- nales, ne disposant pas de l’expérience et des entrées politiques de son prédécesseur, devra se contenter d’être reçu par le ministre de la Coopération lorsqu'il viendra à Paris, comme on l’a déjà prédit «Ce serait nettement insuffisant, admet le ministre.Normalement, les ministres étrangers n’ont pas les chefs d’Etat comme interlocuteur.Mais notre relation avec le Québec dépassant le cadre protocolaire, les Québécois auront toutes leurs entrées au gouvernement, de haut en bas.» Le fait que Jean Charest, qui n’était alors que chef de l’opposition, ait été reçu il y a deux mois à Paris par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin témoigne de la «so lidité de l’engagement» de la France, selon le ministre.Il reste que les souverainistes ont longtemps accordé plus d’importance que les libéraux à leurs relations politiques avec la France.Pendant le deuxième mandat de Robert Bourassa, ces relations avaient d’ailleurs connu un net affaiblissement Cette période avait été marquée par le quasi-abandon des visites «alternées» de premiers ministres, dont s’était personnellement inquiété Jacques Chirac, alors maire de Paris, et qu’avait vivement dénoncé le président du groupe d’amitié France-Québec à l’Assemblée nationale, un certain Pierre-André Wiltzer.Visite de Raffarin Aujourd’hui, ce dernier se réjouit de voir que les relations entre la France et le Québec sont au cœur des préoccupations du nouveau premier ministre.En février à Paris, Jean Charest a en effet promis de donner un «nouveau souffle» à cette «relation d’avenir», en l’orientant davantage vers l’économie, la technologie et des dossiers comme la décentralisation.L’économie sera d'ailleurs au centre de la visite que doit effectuer à Québec le chef du gouvernement français, Jean-Pierre Raffarin, dans un mois.M.Raffarin assistera à cette occasion à Futuralia, le salon international du «maillage» des PME, né dans sa région de la Vienne en 1989, et dont Québec est l’hôte pour la premiere fois.Progrès de la recherche sur Thépatite C Ottawa demande à l’armée de se préparer pour l’Irak PRESSE CANADIENNE Le Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies, CANVAC, annonce que quatre de ses chercheurs affiliés ont traité avec succès des souris infectées par le virus de l'hépatite C.Les chercheurs et leurs collaborateurs ont utilisé à cette fin une approche inédite.Celle-ci consiste à introduire dans des cellules du foie un gène codant pour une pro- téine naturelle modifiée, qui est ensuite activée uniquement dans les cellules infectées par le VHC et les fait mourir, freinant ainsi la réplication du virus.Publiée dans le numéro de mai de la revue Nature Biotechnology, cette nouvelle approche thérapeutique pourrait théoriquement, chez l’homme, réduire la quantité de virus dans le sang et éliminer le virus aux premiers stades de l’infection ou avant une transplantation du foie.PRESSE CANADIENNE Ottawa — Déjà très sollicitée par le déploiement prévu de 2000 Casques bleus en Afghanistan, l’armée canadienne s’est fait demander de préparer des scénarios pour une contribution supplémentaire en Irak, selon des sources.Ces scénarios, qui seront soumis au ministre de la Défense, John McCallum, n’incluront pas l’annulation de l’engagement pris par Ottawa envers la Force inter- nationale d’assistance à la sécurité, autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies, à Kaboul, en Afghanistan, et que les troupes canadiennes sont censées rejoindre cet été.Les options envisageables seront limitées par les pénuries d’effectifs et d'équipements, et pourraient entraîner une réduction de la taille des troupes de maintien de la paix canadiennes déployées en Bosnie sous l’égide des Nations unies.Destinations LE PATRON VEUT VOUS VOIR m: ____________ Pour vos réunions d'affaires Courtoisie, Cuisine, Calme, Charme et Caractère sont à l'ordre du jou RELAIS & CHATEAUX LEAU À LA BOUCHE HÔTEL-RESTAURANT ^ RELAIS# GOURMANDS www.I(*lirtkni par tes maths àf Bj OftELOPPLUENt ^ ET MIX 1-888-234-8533 i T14) ’Ô'-H’l I vvwYi.dfvp.orv, AVIS AUX CRÉANCIERS Dans : alfaire de la faillite de 30904982 QUÉBEC INC.Avis est par les présentes donné que la lailüte de 30904982 QUEBEC INC.ayant sa pnnetpale Pace d'affaires au 1100, boul.René Levesque Ouest dans ia ville de Mentreal.province de Quebec, esl survenue le 10 avril 2003, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29 avril 2003.i 15 h au 1155.boui Renêlévesque CXrest, bu-eau 2010, dans la vile de Mo-tréai.province de Québec.Daté à Montréal, le 22 avü 2003.Wasserman Stotland Bratt Grossbaum & Pinsky Inc.1155.boulevard Rene-Levesque Ouest.bureau 2010 Montreal (Quebec) H36 2J8 Tél.: (514) 861-9724 • Téléc.: (514) 861 9446 FONDATION JKUNCS IT SOCIÉTÉ 0A° °C Ja EDITORIAL Fragile télévision Le milieu de la télévision est en émoi.Producteurs, acteurs, réalisateurs, auteurs, techniciens, tous se sont unis pour dénoncer les compressions fédérales dans le soutien aux émissions de télévision.La cause est bonne, mais il n’est pas acquis qu’elle sera entendue.L / Pau le des Rivières ?es règles guidant le financement des émissions de télévision sont revues quasi annuellement.Les changements, tantôt mineurs tantôt majeurs, font invariablement quelques heureux et plusieurs mécontents.Cette année, le changement apparaît d’une désarmante simplicité.En effet, à la source du problème, une bête compression budgétaire de l’ordre de 25 millions de dollars, annoncée dans le budget livré en février dernier par le ministre des Finances, John Manley.Jeudi, il a rappelé qu’à l’origine, le gouvernement ne devait plus mettre un cent dans le fonds.Il n’y aurait donc pas lieu de se plaindre mais de se réjouir.On comprend que la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, aura réussi à sauver les meubles.N’empêche.Les sommes disponibles baissent Les protestations, d'abord timides, se sont intensifiées il y a quelques jours, lorsque le couperet est tombé: au secteur français, 68 % des projets soumis ont été écartés, comparativement à 28 % l’an passé.Le budget du Fonds canadien de télévision frisait les 232 millions l’an dernier, mais cette situation était partiellement due à la présence d’une «réserve» de 37 millions, inexistante cette année.De plus, autre élément du décor, les petits câblodistributeurs n’ont plus à verser de cotisations au fonds.Leur contribution s’élevait à 4,6 millions.Les sommes disponibles n’atteignent pas 200 millions.Forcément, le nombre d’émissions soutenues sera, lui, à la baisse.Par exemple, le Fonds a autorisé le financement de 14 dramatiques, totalisant 17 millions, alors qu’il avait reçu des demandes pour 41 dramatiques, totalisant 38,7 millions.À ces sommes s’ajoute la contribution obligatoire des télédiffuseurs.Sans être logique, puisque le nombre de chaînes est à la hausse, la décision de M.Manley n’est pas totalement surprenante.En effet, depuis la création de ce fonds en 1996, il était clair qu’Ottawa comptait augmenter la participation du secteur privé dans la production télé, ou, à tout le moins, réduire la sienne.Dans cette optique, le rôle de l’agence Téléfilm Canada ne cesse de s’effriter.Mais contrairement à Téléfilm, qui sélectionne ses candidats en tenant compte de certains critères de qualité, le Fonds canadien a longtemps fonctionné à partir du principe «premier arrivé, premier servi».On imagine la course.Aujourd’hui, les demandes doivent correspondre à un de ces quatre genres — dramatique, jeunesse, variétés et documentaire — et les télédiffuseurs doivent établir leurs priorités en s’associant aux producteurs répondant à leurs attentes.Un système prétendument sophistiqué de points et de priorités détermine les vainqueurs.En réalité, si l’on visite le site Internet du Fonds, la compréhension de ce système ne saute pas aux yeux, c’est le moins que l’on puisse dire.Par ailleurs, la Société Radio-Canada bénéficiait, au début, d’un montant «réservé».Devant les pressions du secteur privé, cette enveloppe a été abolie.Mais cela n’empêche pas les télédiffuseurs privés de dénoncer vigoureusement les privilèges indus dont continuerait de bénéficier la SRC.Ces sorties, qui fissurent le front commun contre Ottawa, cachent avant tout une grande frustration chez TVA.Le télédiffuseur est moins bavard lorsque les règles l’avantagent.Mais globalement, le budget de John Manley ne trahit pas seule ment un parti pris en faveur d’une plus grande participation du secteur privé.Il fait également une fleur au secteur de l’audiovisuel américain en bonifiant d’une somme à peu près équivalente aux 25 millions retranchés les avantages fiscaux destinés aux producteurs venant tourner leurs films ici.Le ministre des Finances a-t-il voulu calmer le jeu des producteurs américains qui se plaignent de ce que le Canada subventionne trop son industrie et continue, ô hérésie suprême, d’exiger des quotas de production canadienne sur ses petits écrans?C’est possible.Mais les choix de John Manley n’expliquent pas tout.Les critères de sélection du Fonds canadien de télévision restent trop nébuleux.Est-ce affaire d’astuce si une chaîne est avantagée par rapport à une autre?Le fonctionnement du fonds mériterait d’être éclairci.Il est par ailleurs surprenant que les critères de qualité soient inexistants et tout aussi surprenant que des émissions qui roulent sur l’or soient abondamment soutenues.Les politiciens parlent beaucoup de diversité culturelle et de la nécessité de renvoyer aux Canadiens et aux Québécois le reflet de leur propre culture.Mais alors, il faudrait s’assurer que certains genres moins racoleurs recevront le soutien financier qu'ils ne pourront trouver ailleurs.À moins que la dictature de la cote d'écoute et la recherche du profit ne régnent sans partage.Alors, disons-le franchement et cessons de brandir la diversité culturelle comme un vertueux paravent.pdesrivieres@ledevoir,ca ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, LOUIS LAP1ERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Course P‘»RE cri cm Pq .LtS Ol^MPiCN* St PR£PAR£MTÎ ¦ â O îmVsv U Jean Charest le Québécois?Les mots ont un sens et les lapsus sont révélateurs.Le soir de sa victoire Jean Charest déclarait «Nous vivons dans l’endroit [sic] le plus extraordinaire au monde.» Le Québec un endroit?Voyons la définition de ce mot: Endroit: lieu déterminé, celui où l’on se trouve, la localité.Fam.Le petit endroit les toilettes.(Larousse).Ainsi, selon Jean Charest le Québec, le plus vaste pays de la francophonie n’est qu’un endroit! Et maintenant, le lapsus: Jean Charest au début la campagne électorale avait commis le lapsus révélateur qui en avait fait sourire plusieurs: «Je suis le futur premier ministre du Canada.» (sic) Jean Charest québécois?À Jean-René Du-fort, l’Infoman de Radio-Canada, Jean Charest avait avoué ne pas connaître les paroles de la chanson de Vigneault Gens du Pays devenue presque l’hymne national du Québec! Et il ajoutait «la chanson c’est pas mon fort».Les artistes du Québec ont raison d’être inquiets.Jean Charest est un formidable fédéraliste.Il ne s’en cache pas.L’an dernier il avait déclaré qu’il fallait tourner la page de la «Révolution tranquille» de Jean Lesage, l’un de ses prédécesseurs.Jean Lesage c'était la révolution tranquille et le «maître chez nous».Dans ses discours, Lesage employait le terme «l’Etat du Québec» et non pas «la province de Québec».Rappelons que même Jean Chrés tien et Stéphane Dion, lesquels ne sont pas d’ardents nationalistes québécois, avaient avoué que les Québécois étaient «un peuple».Pour Jean Charest, le Québec n’est qu'un endroit! La victoire de Jean Charest, c’est la victoire des fédéralistes.C’est la victoire de Jean Chrétien et de Stéphane Dion.C'est la victoire des «défusionnistes».C’est la victoire des soumis qui devront aller pleurer et quémander des sous à Ottawa pour la santé, alors qu’ils savent très bien que la porte du «déséquilibre fiscal» est fermée à double tour.Ainsi vous n’entendrez jamais Jean Charest dire que le Québec est un peuple, ni une nation.ni un pays.Fini le «maître chez nous» de ., Jean Lesage, fini le «égalité ou indépendance» LETTRES -?- de Daniel Johnson, fini la «souveraineté culturelle» de Robert Bourassa.Jean Charest, a toujours voulu être premier ministre du Canada D se trouve à la tête du gouvernement du Québec parce qu’il a été forcé par les Canadiens anglais de poursuivre sa carrière au Québec.Jean Charest c’est un Pierre-Elliott Trudeau «provincial» c’est-à-dire.en plus petit André Vézina Montréal, avril 2003 Bush et Dieu Depuis le début de la guerre en Irak, on entend souvent le président Bush invoquer Dieu.Tout récemment, il affirmait que les prières des Américains avaient sans doute permis la libération des prisonniers de guerre, américains, il va sans dire.Ce genre d'invocation serait difficilement imaginable au Canada, sauf de personnes comme des membres de l’Alliance canadienne ou de groupes sectaires.La grande majorité des Canadiens, y compris les Québécois, préfère que Dieu ne soit pas nommément mêlé aux questions politiques.Et ce, même si la Charte canadienne des droits et libertés reconnaît dans son préambule la suprématie de Dieu.Je crois que cette approche est beaucoup plus sage que celle prévalant aux Etats-Unis.Sinon le danger évident est d’accaparer Dieu à sa cause et de voir en son ennemi un disciple de Satan.Aors que les choses ne sont jamais aussi simples.Cette réserve ne devrait toutefois pas empêcher un dirigeant politique de pratiquer ouvertement sa religion et de parler avec prudence de questions religieuses, s’il le désire.Ces références américaines à Dieu s’expliquent en grande partie par l’histoire de ce pays.Les premiers colons, les Pilgrim Fathers, ne voulaient pas d'une religion établie comme en Angleterre, ayant eux-mêmes trop souffert de l’intransigeance religieuse.Mais ils croyaient au Dieu des chrétiens et ils voyaient leur nouvelle terre comme une terre élue, bénéficiant d’une destinée manifeste.Cette idéologie politico-religieuse à saveur patriotique est toujours présente aux Etats-Unis, et certainement chez le président Bush.Comme toute idéologie, elle peut assez aisément déraper.Et l’actuel titulaire de la Maison-Blanche semble bien attirer par cette sirène.Michel Lebel Entrelacs, 14 avril 2003 La guerre et la fin du Nouveau Monde Lorsque la guerre d’Irak, se terminera et que les 250 000 soldats des Etats-Unis reviendront dans leur Amérique mythique des grandes autoroutes et de l’ennui existentiel du «fast-food» et des gros hamburgers, ils s’ennuieront terriblement.Ils auront appris à tuer et à blesser; ils auront vécu l’ivresse des vainqueurs.La vie ne sera plus jamais la même pour,ces jeunes guerriers du Nouveau Monde.Les Etats-Unis auront créé une nouvelle histoire de conquêtes, une mémoire du plus fort Et si un jour papa soldat souhaite la raconter à ses petits-enfants; s’il osait songer d’en parler de cette guerre odieuse, du pays le plus fort contre un pays du tiers monde, peut-être, qu’il déciderait en fin de compte, de s’en tenir au silence de la honte; comme tout participant à un génocide.Sinon, il devra expliquer à ses petits-enfants que le progrès n'est pas toujours devant soi, que la démocratie, l’altérité et le multilatéralisme sont à réinventer à chaque génération: que l’histoire est dernière nous; que les génocides, l’holocauste et le culte des rituels sanguinaires du Nouveau Monde ont existé.H: racontera que lors de la conquête de l’Amérique par les Européens, ceux-ci avaient découvert ces rituels des guerriers Aztèques.Ce Nouveau Monde se livrait à un otite san- ; guinaire: des prêtres du précolombien immolaient des milliers d’humains sur les pyramides du pouvoir pour que le soleil continue de se lever chaque matin; un rituel cosmique de; guerres perpétuelles.Au retour d’Irak, nos! guerriers du troisième millénaire verront le soleil se lever sur notre continent, et les prêtres idéologues leur diront que, grâce à eux, ils ont accompli le rituel des dieux; le soleil se lèvera demain sur un ancien Nouveau Monde.René Derouin, artiste 10 avril 2003 REVUE DE PRESSE -*- Du complexe religieux.JEAN BRODEUR (M.A.Th) Depuis quelques aimées, il est devenu quasi impossible d’aborder la question religieuse au Québec.Sitôt évoquée, suscite-t-elle, un feu roulant d'émotions chargées, sur le point d’exploser en tout sens.Chez les uns, des sentiments de révolte et de colère, chez d'autres, nostalgie d’une époque révolue où tout était encore structuré, organisé, «ordonné».Tout comme sur la question politique, les Québécois sont excessivement partagés sur le statut de la question religieuse.Nous avons tendance depuis 30 ans à faire «maison nette» de tout référent religieux dans nos institutions publiques, nos écoles, nos hôpitaux.Cette façon de faire provoque des déchirements au plus profond de l’âme des Anciens et se réperarte dans l’existence des plus jeunes, avec des conséquences dont nous ignorons l’ampleur.Le phénomène auquel nous assistons au Québec, depuis environ 30 ans, n’est pas cette vague d’indifférence généralisée, tel qu’elle s’est manifestée dans les vieux pays d’Europe, mais bien un rejet massif du fait religieux, accompagné le plus souvent d’une profonde rancœur envers l'Eglise catholique.Or, le problème de l’identité et du social québécois tient au fait que les gens étaient habitués de se comprendre essentiellement à partir d'un fondement religieux.Il y a peu de sociétés dans le monde qui aient été aussi imprégnées de religion, «moulées» sur le religieux que le Québec, et pendant aussi longtemps.Le Québec est une société jeune aux racines peu profondes, sa réaction des années 60 fat celle d’un adolescent, qui tout à coup, prend conscience de sa liberté, et de son indépendance.On peut comparer cette situation à celle d’un enfant en bas âge qui aurait reçu son éducation d’une mère névrosée.L’Eglise du Québec manifestait, déjà au début de la colonie, des «problèmes personnels» quand à sa mission et au rôle qu’elle devait jouer dans cette société naissante d’Amérique du Nord.Telle une mère débordée par les contraintes d’implantation dans un pays dur et froid, et d’une survie menacée par l’envahisseur, cette bonne mère a éduqué son petit en «serre chaude», à l’abri des déviations politiques et des contaminations idéologiques.Quelques siècles plus tard, notre petit Québec sort de sa «cour» pour la première fois, il rencontre l'altérité, et en subit un profond choc.Ce violent choc culturel et identitaire se produit au début des années 60, et lui fait tout remettre en question.Réflexe simpliste Ce contexte sodo-politique a des conséquences directes sur notre perception générale de la religion.Sans trop savoir pourquoi, le Québécois moyen est d’habitude contre tout ce qui se rapporte à la religion.Dans un réflexe par trop simpliste U vous avouera que ce qu’il sait des religions en général, c'est qu’elles sont une des principales causes de guerre dans certaines parties du monde, et quelles produisent de la misère pour des classes déterminées.Ceci fait qu'il devient très difficile d’échanger, de façon sensée, sur la dimension religieuse de l’être humain.Non seulement, les gens comprennent de moins en moins leur propre Tradition, celle du christianisme, mais ils s'imaginent le plus souvent pouvoir entrer dans un cheminement spirituel par l’entremise de voies «alternatives», assimilées à peu de frais.Cette réaction toute naturelle d'un être humain qui cherche te désire trouver à tout prix et rapidement comporte à la fois un aspect amusant et dangereux.On n’entre pas dans la compréhension de Traditions plus que trois fois millénaires en quelques semaines, par des cours de correspondance.Que ce soit l’hindouisme, le bouddhisme ou l’Islam, ces grandes Traditions, s'expriment toujours dans un langage approprié, c'est-àdire situé dans une culture précise à une époque donnée de l’histoire de l’humanité.Elles présupposent toujours une philosophie, une façon que l’être humain possède d’entrer en relation avec soi-même, le monde, Dieu et les autres.Vouloir niveler par le bas ces grands courants religieux et les amalgamer dans une espèce de «soupe spirituelle», est à peu près la pire chose que l’on puisse tenter au plan religieux, car cela fausse l’essence même de l'expérience religieuse.Ceux qui s’imaginent mettre à la disposition de chacun une spiritualité «universeUe» en concoctant un ramassis de principes généraux issus de traditions diverses, risquent de blesser sérieusement des individus au plan psychologique.Pour cette bonne raison que la spiritualité humaine s’adresse à ce qu'il y a de plus personnel chez l'être humain, la dimension sacrée de l’être humain et que cette dimension sacrée surgit du fonds le plus intime de chaque personne.Les grandes Traditions religieuses comportent chacune une «vision du monde» particulière, vision qui exige de la lecture, des échanges et des méditations sérieuses, sans quoi on ne respecte pas l’intégralité du cheminement proposé.L on se retrouve alors le plus souvent avec des «ersatz» de spiritualité, substituts de piètre qualité.Substituts qui contrairement à une spiritualité à dï-mension humaine visant la réflexion, la réconciliation, et le pardon, provoquent le plus souvent une désintégration de la personnalité du néophyte.Combien d'enfants ici au Québec sont soumis aux élucubrations de prophètes dangereux, et ce sans qu’aucune autorité n'intervienne.Bien sùr.plusieurs intervenants n’hésitent pas à se prononcer sur le contenu et le sens d’une spiritualité à dimension humaine.Certains prétendent avoir des entretiens privilégiés avec des extra-terrestres, d autres parlent directement à Jésus ou à la Sainte Vierge.Or, il est toujours possible d'entendre des voies intérieures dans certaines expériences mystiques, toutefois ces conversations avec l’au-delà deviennent problématiques lorsque les «mystiques» en question se proclament porte-parole autorisés d’une humanité au bord du gouffre.Chacun y va de son modèle, sa recette, sa méthode.Surgissent alors des theones religieuses pour le moins farfelues, des «visions» de Dieu, dont l'effet spirituel ne se limite trop souvent qu'à provoquer chez l’auditeur un sourire bien involontaire. ÉLECTIONS 2 0 0 3 IDEES ANALYSE Des partisans libéraux recevant la bonne nouvelle dans l’allégresse.Quelques conclusions à tirer des élections - 1 La dernière bataille d’un conflit «nationalitaire» qui a commencé avec l’échec de Meech Un après-midi d’analyse électorale - Élections 2003 : bilan et prospective - a été organisé par l’UQAM le 17 avril.Les auteurs ont souhaité rendre compte le plus largement possible de leurs conclusions sur les élections qui viennent de se dérouler.Aujourd’hui et demain, trois spécialistes de l’analyse politique vous livreront leurs réactions.PIERRE DROUILLY Professeur invité de sociologie, Université du Québec à Montréal JEAN-HERMAN GUAY, Professeur de science politique, Université de Sherbrooke KRISTOFF TALIN Professeur invité de sociologie, Université du Québec à Montréal ne élection est faite d’électeurs et d’actes de vote mais, on l’oublie trop souvent, l’élection est un processus démocratique qui s’inscrit dans la durée et qui existe grâce à la présence de candidats.Qui sont ces héros des temps modernes, capables de braver les foudres médiatiques et d’échapper aux quolibets des électeurs ?Que nous disent-elles, que nous disent-ils durant une campagne électorale un peu particulière ?C’est ce que nous vous proposons de découvrir ensemble.De plus en plus de femmes 644 personnes se sont portées candidates le 14 avril.Elles émanaient de neuf partis reconnus auxquels s’ajoutaient 36 candidatures indépendantes.C’est sensiblement moins qu’en 1994 et en 1998 et sensiblement différent selon les différents partis.Ainsi, l’ADQ, le PLQ, le PQ, l’UFP — qui avait des candidatures communes avec le Parti Vert du Québec —, représentaient à eux seuls 75 % des candidates et des candidats en lice.Cette situation est, en partie, imposée par le coût élevé d’une campagne électorale, qui décourage les petits partis.Ainsi, cinq partis autorisés n’ont pourtant déposé aucune candidature.D’un point vu scientifique, on ne peut manquer de se demander si cette concentration ne risque pas, à terme, de nuire à la démocratie en réduisant la palette des choix disponibles et en ne favorisant pas l'expression des minorités politiques.Les femmes sont de plus en plus nombreuses à se risquer dans l’arène.Ainsi, 26,6 % d’entre elles tentent de devenir députées en 2003 contre 21,8 % cinq ans plus tôt La palme de la féminisation revient aux “petits partis» qui n’ont pas d’enjeux électoraux forts.Ainsi le Parti marxiste léniniste du Québec atteint presque la parité avec 43,4 % de candidates alors que le Parti égalité est le moins égalitaire avec un faible 19,0 % de femmes.Parmi les partis susceptibles d’obtenir des députés, le PQ présentait 34,4 % de femmes, le PLQ 27,2 % et l’ADQ 25,6 %.Certes, ce score est encore loin de la parité mais on remarque qu’il progresse régulièrement, notamment dans les principaux partis politiques.En cinq ans, le pourcentage de femmes croît de 9,2 % au PQ, de 8,7 % à l’ADQ et de «seulement» 3,1 % au PLQ.Le parti de tous les Québécois ne serait-il pas celui de toutes les Québé- coises ?Cette présence des femmes dans les candidatures se traduit dans les résultats.D y a, en proportion, autant de femmes élues que de femmes candidates.Autrement dit, les femmes ont autant de chances d’être élues que les hommes.L’âge Les candidates et les candidats ont un âge moyen de 43 ans en 2003 ce qui est proche de celui de 1998 (42 ans).D y a donc un renouvellement des candidatures qui, même s’il est faible, existe.L’UFP, le PVQ et l’ADQ et surtout le Bloc Pot (29 ans) sont une source de jouvence pour la gent candidate.L’ADQ, si elle ne joue pas la cause des femmes, joue en revanche celle des jeunes (41 ans).D demeure ainsi le seul parti parlementaire à avoir une moyenne d’âge inférieure à 43 ans.Paradoxalement, c’est le parti dont l’âge moyen a le plus augmenté en cinq ans.Cette observation confirme que l'ADQ devient un parti «comme les autres» et que la jeune — un de ses traits forts distinctifs au début — est en train de s’estomper.L’apport de candidats d’expérience, Pierre Bourque par exemple, s’accompagne mal d’un rajeunissement des candidatures.Le PLQ et le PQ avec une moyenne d’âge à peu près semblable, 47 et 48 ans, apparaissent comme des partis dont les cadres ont plus de mal à se renouveler.Ainsi, nous sommes encore en présence d’une population largement masculine, relativement âgée et dont les profils varient selon les partis que les candidates et les candidats représentent.On peut, à juste titre, avoir l’impression qu’un acte de candidature à deux vitesses se profile avec d’une part les candidatures rurales, moins nombreuses, plus âgées et moins féminisées et d’autre part les candidatures dans les grandes métropoles où les différences d’âge, de genre se font moins sentir et où la course à la députation attire pourtant davantage de monde.Si les candidates et les candidates se ressemblent dans leurs caractéristiques, qu’en est-il de leurs discours ?Une campagne pleine de bruits Le faible taux de participation (70,5 %) s’explique en bonne partie par le fait que deux sujets ont mobilisé l'attention des médias et celle des lecteurs.Si l’on ne considère que les deux quotidiens La Presse et Le Devoir, ont obtient déjà une bonne image du bruit international qui a recouvert les débats électoraux.Pendant les 33 jours de la campagne, le président Bush a été cité dans 819 articles et Saddam Hussein dans 926 articles.Pendant la même période, Bernard Landry fut cité dans 539 articles et son adversaire libéral dans les mêmes proportions.En fait, il n’y a eu qu’une semaine où les projecteurs étaient braqués sur «nos affaires domestiques», c’est lors du débat et dans les jours qui ont suivi: un segment temporel qui a nettement avantagé Jean Charest Plusieurs avaient donc «la tête ailleurs».L’autre cause de la faible participation — celle des souverainistes en particulier — tient au fait que l’électorat ne fut pas mobilisé sur la question nationale.Pour une première fois depuis trente ans, l’axe gauche-droite a dominé la scène.Cette nouvelle polarisation s’explique par ¦ l’arrivée de l’UFP qui concentre des partis de gauche; ¦ la montée de l’ADQ, nettement associée à la droite; ¦ le déplacement du Parti québécois vers la gauche, craintif de voir une réédition de la partielle de Mercier.Cette reconfiguration de l’échiquier politique a fait en sorte que les enjeux les plus importants touchaient directement les responsabilités de l’Etat santé et éducation.La souveraineté n’a occupé les mé- dias que pendant les jours qui ont suivi le débat; notamment avec l’affaire Parizeau.Dans la mesure où la question constitutionnelle n'était pas un enjeu majeur, les griefs à l’endroit du gouvernement ont, même dans les couches nationalistes, supplanté l’adhésion à «la cause».La campagne des médias L’examen attentif du nombre d’articles où l’on cite les chefs des partis est révélatrice a plus d'un égard.Au début les médias accordaient souvent plus d’importance à Mario Dumont qu’à Jean Charest.Au cours de la dernière semaine, le chef de l’ADQ est nettement relégué au rang de joueur secondaire.Le débat a transformé Jean Charest en un joueur de premier plan.Lorsqu’on trace en parallèle la courbe des intentions de votes attribuées aux différents partis politiques, la corrélation est manifeste.Quant à savoir si c’est l’intérêt des médias qui a provoqué le déplacement des intentions de vote ou l'inverse, l'analyse ne permet pas d’établir une antériorité de l’œuf ou de la poule.Un phénomène demeure: l’ADQ a toujours eu plus de place dans les deux quotidiens que ce que les sondeurs lui accordaient dans les opinions.Pour sa part, l’UFP une jeune formation qui n’a pas un an, a reçu une soixantaine d’articles de IjO Presse et du Devoir, un score qui satisfaisait Gorden lœfebvre, conseiller au programme.C’est cependant nettement moins que Star Académie qui s’est retrouvé dans 82 articles! Une campagne dans une continuité historique Le nez collé sur l’arbre, on perd de vue l’ensemble du processus.Cette campagne constitue la dernière bataille d'un conflit «nationalitaire» qui a commencé avec l’échec de Meech.Cet événement avait provoqué une croissance marquée des appuis à la souveraineté, atteignant la barre des 60 %.Bon nombre d’analystes avaient diagnostiqué un phénomène structurel, irréversible.Les huit dernières années nous ont prouvé le contraire.La remontée du Parti libéral du Canada, l’effritement des appuis à la souveraineté dans les enquêtes d’opinion et son effacement de l’agenda des médias, le tout joint à la désaffection de l’ADQ du camp souverainiste, tous ces facteurs contribuent à rendre, dans la réalité et dans les perceptions, plus hypothétique que jamais la souveraineté du Québec.C’est aussi dans ce contexte général que beaucoup de souverainistes mous ont hésité à se rendre dans les bureaux de vote.La défaite du Parti québécois, qui malgré une performance exceptionnelle de l’économie, n'obtient que 33 %, son pire score depuis 1973, s’inscrit dans un processus qui semble s’achever.Privé de l’agenda gouvernemental, les souverainistes entrent dans une période d’examens de conscience qui pourrait les amener dans une morosité profonde et faire imploser le PQ.Bien plus, Jean Charest et Paul Martin, plus pragmatiques et moins trudeauistes que Jean Chrétien et Stéphane Dion, pourraient formuler une asymétrie avantageuse pour le Québec en concoctant des ententes administratives majeures.Forts de l’expérience de Meech et Charlettetown, ils savent tous les deux que l’enjeu ne doit pas être symbolique mais budgétaire et fiscal S’ils relèvent le défi, il se pourrait que les appuis à la souveraineté tombent à 10 ou 15 %, cette option retomberait dans la marginalité.S’ils échouent on peut penser que les souverainistes pourraient connaître un rebond! Ils devront cependant éviter de sortir leurs vieux habits fripés et trouver de nouveaux arguments pour convaincre leurs concitoyens.La seconde partie de cette analyse rédigée pour Le Devoir sera publiée demain.Hauts faits et dérapages JEAN CHEVRIER L'auteur est politicologue, avocat et éditeur.Il n a pas gagné ses élections.ne éclatante victoire libérale.Une victoire historique aussi lors de la guerre en Irak.Chez nous, cette guerre a coupé l’herbe sous le pied de l’ADQ qui avait bien besoin d'espace médiatique pour promouvoir ses idées et reparer si's erreurs.Mais la guerre, qui devait surtout profiter à Bernard Landry lorsqu’elle a été déclenchée, a plutôt servi la cause de Jean Chart's).C'est lui qui.d’im point de vue psychologique, a al fiché l'image la plus rassurante, celle d’un chef expérimenté, voire d'un homme d’État en pleine possession de si's moyens et de ses dossiers.Au IX), avant les élections, on appréhendait un désastre politique.Dans les circonstances, l’élection de 45 députés tient presque du miracle et témoigne de la sagacité et de l’instinct de préservation de Bernard laie dry.Mais il reste que sa performance durant la campagne laissait à désirer.Son discours, trop souvent saccadé, n’arrivait pas à convaincre pleinement.Aussi, son image «grand-père» le rendait vulnérable fact' à une société qui vante démesurément les vertus de la jeunesse et de la réussite.Dans une élection, il est souvent difficile d’affirmer avec certitude quels ont été les facteurs déterminants ou l’enjeu véritable.Quel rôle ont joué les médias, par exemple, par rapport aux politiques elles-mêmes?Ces dernières avaient été tellement débattues avant les élections que c’est plutôt l’image des chefs, leur personnalité et leurs réparties qui devenaient le véritable point de mire.À ce chapitre, Jean Charest a excellé, non seulement lors du débat des chefs, mais durant toute la campagne.Fermeté, détermination et bonne humeur ne se sont jamais démenties.Cette personnalité ragaillardie du chef libéral a séduit l’électorat et aura eu raison finalement des velléités que les Québécois entretenaient envers lui.Donnons aussi crédit à la stratégie de communication du Parti libéral qui s’harmonisait avec le tempo de la campagne.Tel un athlète, Jean Charest atteignait son maximum à chacune des compétitions, et le slogan «Je suis prêt» prenait toute sa dimension.U's annonces télévisées axées sur le chef, de même que ces nouvelles pancartes, qui sont apparues dans les dernières semaines, venaient à un moment crucial renforcer le message.En contrepartie, la défaite de Mario Dumont résulte d’erreurs stratégiques magistrales.L’on comprend mal l’abandon soudain de sa politique nationaliste qui avait pris naissance avec le rapjx)rt Allaire et qui lui avait attiré une clientèle fidèle.Pouvait-on vraiment remettre aux calendes grecques ce débat sur l’avenir du Québec qui passionne au plus haut point les Québécois?L’ADQ a aussi souffert du fait qu’elle a voulu implanter une politique de droite de façon draconienne.Ijh population n’en demandait pas tant et se serait fort bien accommodée du système de sapté à deux vitesses, du redressement de la taille de l’Etat et d’un remboursement plus rapide de la dette.Vouloir renchérir avec un concept révolutionnaire, comme les bons d’éducation, par exemple, concordait mal avec l’idée que se faisaient les Québécois du système d’éducation.A leurs yeux, ce système n’avait nullement besoin d’être réaménagé.D’autre part, l’humiliante défaite subie par Pierre Bourque illustre aussi un manque de planification.Ce dernier s’est retrouvé sans outils et sans plan d’action pour livrer bataille dans l’Est de Montréal.Il aurait fallu développer des projets précis pour appuyer, par exemple, les mouvements sociaux et combattre la pauvreté chronique qui afflige ce secteur.Les poignées de main à elles seules n’étaient pas suffisantes pour conquérir les bastions péquistes.Aussi, curieuse anomalie, une attaque en règle dirigée par l’ex-maire contre le parti libéral sur la question des défusions ne s’est jamais réalisée.Ce sujet explosif aurait pu très facilement trancher le débat électoral à Montréal en faveur de l’ADQ.En terminant, disons que la campagne s’est déroulée sous le signe d’une rare civilité.la cordialité était aussi à l’honneur lorsque les chefs se sont adressés à la population le soir de l’élection.Suivront cependant d’âpres débats, tels que ceux portant sur les défusions et le rapport de force avec Ottawa.Déjà, le gouvernement fédéral laisse entendre qu’il n’a pas l’intention de donner suite aux revendications sur le dé-quilibre fiscal et le transfert des points d’impôt Cette victoire pourrait être lourde de conséquences pour le Parti libéral.Que fera Jean Charest s’il n’obtient pas gain de cause ou s’il ne peut amener le Canada anglais à effacer les traces des accords du lac Meech et de Charlottetown?Bref, on pourrait assister, à plus ou moins brève échéance, à de nouveaux affrontements, alors que les trois partis devront encore une fois prendre des décisions historiques.Ëcrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou IKK) mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.Tel un athlète, Jean Charest atteignait son maximum à chacune des compétitions, et le slogan «Je suis prêt» prenait toute sa dimension L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journilintrs à l'information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adjoin a» dirrettur dt l'information), Jeanne Corriveau (vigile/.Marie-Andrée Chouinard (éducation) .Paule de» Rivière» (éditorialiste).Jean Dion, I-ouiü-Ciille» Kranctrur (environnement), Benoît Munger (responsable dn site Internet).Josée Boileau.Julie Carpentier (sports), Brian Myle» (justice et faits divers/.Isabelle Paré (santé).Pauline Gravel (science) ; Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Duclo» et Christine Dumazet (relecteun); Jacques Grenier el Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle Michel Bélair (responsable), Jean-Pierre Legauh.Stéphane Baillargeon (thédtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetil (livres).Odile I remblay (cinéma), Bernard lamarche (arts visuels); b l'information économique : Gérard Bérubé (od/oist ou directeur de l'in/brrnation), Dominique Reny, Eric Desrosier», Valérie Dufour, Claude Turcotte, b l'information internationale Claude Lévesque, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); b l'information politique Hélène Huzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d Québec), Kathleen levesque .Marie-Hélene Alarie (secrétaire a la rédactum).louise-Maude Rioux Soucy, Genevieve OtMBonne (commis) la documentation (elles Paré (directeur); Manon Derome.Serge Laplante (Québec( Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Cété, Marlene Côté, Annie Duguay.Martin Fournier.Christiane legault.Amélie Maltais.Jacques A Nadeau, Claire Paquet.Micheline Ruelland.(publicitaires).Laurence Thèriault (directrice ad/omte).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle ( antara, Richard De» Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yankk Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thèriault (responsable service d la clientèle, distribution et tirage).Marie-Eve Santerre.(coordonnatrice a la promotion et à la sollicitation), MoniqueL'Heureux, Use Lachapelle.Rachelle Leclerc.Marie-France Dalcourt.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy.Germain Haeck (contrôleur).Ghialaine Lafleur.Claudette Béliveau (adjoiute administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) h » -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES t E.U.: espionnage dans les bibliothèques CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Une bibliothèque publique de l’État de l’Ohio a porté plainte contre le «vol», par les autorités locales de la Federal Emergency Management Agency (FEMA), d’un plan d’urgence destiné à indiquer aux ci-toyeng comment agir en cas de désastre, le 26 mars dernier.Pour justifier le «vol» de ce document sur les tablettes de la bibliothèque, les membres de la FEMA ont avancé que ce plan aurait pu servir à d’éventuels terroristes.Ce plan d’urgence indiquait entre autres comme réagir en cas de déversements d’usines chimiques locales, les dangers que représentait l’émission de certains gaz et à quelle distance ces gaz voyageaient «C'est le genre de document que tout le monde est sûr de trouvera la bibliothèque», expliquait hier Emily Sheke-toff, du bureau de Washington de l’American Libraries Association.Cet incident s’ajoute au vent de protestation qui a monté les bibliothèques publiques contre l’administration américaine, depuis l’adoption du Patriot Ad, peu après les événements du 11 septembre 2001.En vertu de cette loi, non seulement les agents du LANDRY SUITE DE LA PAGE 1 Cette décision tranche avec le scénario évoqué par certains médias la semaine dernière, selon lequel M.Landry quitterait rapidement ses fonctions pour céder le flambeau à Louise Hard de façon intérimaire en attendant la tenue d’un congrès au leadership.En choisissant de rester en selle pour l’instant, M.Landry souhaite assurer l’unité du parti et offrir une opposition vigoureuse au nouveau gouvernement libéral.Le PQ ne fera pas de quartier au sujet des défusions et s’opposera catégoriquement à ce que le projet de loi-cadre libéral puisse être étudié même s’il était déposé après la date limite du 15 mai.Jean Charest a indiqué la semaine dernière que les travaux de l’Assemblée nationale ne reprendraient pas avant le 20 mai.Or, pour qu’un projet de loi soit adopté avant la fin de la session parlementaire, il doit avoir été déposé avant la mi-mai, sans quoi le gouvernement doit obtenir l’accord de l’opposition ou suspendre les règles de l’Assemblée.Mercredi dernier, deux des prétendants à la direction du PQ, François Legault et André Boisclair, ont manifesté le souhait de voir M.Landry demeurer chef de l’opposition le plus longtemps possible.C’est aussi le message envoyé par le caucus des députés.Une course au leadership rapide forcerait Fran- MARDIS SUITE DE LA PAGE 1 nous ramener vers un déficit», déclare Mme Marois.Elle souligne que les normes comptables employées par le gouvernement du Québec sont reconnues par l’Institut canadien des comptables agréés et que les agences de cotation Moody’s et Standard and Poor’s ont bien réévalué la cote du gouvernement en 2001.La Presse révélait samedi que l’équipe de transition libérale avait constaté un trou d’au moins deux milliards dans le budget québécois, entre autres en raison des prévisions budgétaires optimistes adoptées par Mme Marois, de l’exclusion du périmètre comptable de la caisse de la Cour mission de la santé et de la sécurité au travail (CSSD, largement déficitaire l’année dernière, et des compressions budgétaires de 400 millions prévues en cours d’année pour financer de nou-veUes dépenses.ARCHIVES LE DEVOIR .A Pauline Marois Pauline Marois estime que le budget faisait preuve de transparence.L’exclusion de la CSST du périmètre comptable avait été adoptée sous forme de loi à l’Assemblée nationale, fait-elle valoir.Elle ajoute qu’il était clairement écrit dans le budget qu’une somme de 400 millions devrait être puisée à même les crédits périmés en fin d’année fies budgets non dépensés par les ministères et organismes en fin d’année serviraient à financer d’autres postes budgétaires).Pour ce qui est des prévisions de croissance, elle souligne que le budget se basait sur la moyenne des prévisions formulées par les économistes au moment où le budget a été déposé.«Cela demeurait une prévision raisonnable et réaliste au moment où elle a été faite», ajoute-t-elle.Mme Marois reconnaît cependant qu’un gouvernement pé-quiste aurait lui aussi été forcé de revoir certains éléments du budget, notamment à la lumière de la présente donne économique et pour trouver les 400 millions nécessaires lors de la révision des crédits.«Nous savons que les finances publiques du Québec sont fragiles et qu a chaque année, on doit faire des efforts considérables pour respecter l’équilibre budgétaire.Contre vents et marées, et malgré le déséquilibre fiscal, nous sommes arrivés à le maintenir.Cependant, il est certain que les libéraux ne pourront pas arriver à honorer leurs promesses.On ne peut pas dire sur tous les toits qu'il y a un déséquilibre fiscal et ensuite dire sur tous les toits qu’il ne nous embête pas.» FICHÉ INVASIONS SUITE DE LA PAGE 1 Ces chiffres sont mis en doute par certains spécialistes.D’abord parce qu’il est difficile de voler autant d’objets en si peu de temps; ensuite parce qu’il serait tout de même étonnant que les objets les plus importants, comme les tablettes du code d’Ammourabi, le plus vieux texte juridique de l’humanité, n’aient pas été mieux protégés.Les estimations les moins pessimistes parlent tout de même d’environ 50 000 objets truandés.Cette fois, la barbarie est donc venue de l’intérieur.L’armée d’invasion (ou de libération, comme l’on voudra) avait ordre de ne protéger que les ministères de l’Intérieur et du Pétrole.La non-assistance au patrimoine en danger peut-elle être considérée comme un crime?Les nombreuses mises en garde adressées avant et au début de la guerre par l’UNES-CO, le Bouclier-Bleu (la Croix-Rouge du patrimoine) et même par des universitaires américains, aggra-vent-ellçs les responsabilités?Les États-Unis et la Grande-Bretagne sont très sévèrement critiqués depuis une dizaine de jours.Ces deux pays n’ont pas entériné la Convention de La Haye (1954) sur la protection des biens culturels en cas de conflit N’empêche, ils l’ont généralement respectée depuis un demi-siècle.Les Américains sont au cœur du mouvement de recherche et de restitution des biens volés pendant la période nazie en Europe.En Afghanistan, les soldats de la coalition ont protégé le patrimoine et les biens culturels qui ont d’ailleurs bien plus souffert du gouvernement barbare des talibans, destructeur des grands bouddhas de Bamyan, pilleur du Musée de Kaboul.La triste histoire de cette institution peut éclairer ce qu’il adviendra peut-être des milliers d’objets précieux irakiens.Le musée était intact jusqu’à la prise de Kaboul par les moudjahidin, en 1992.D’innombrables pièces pillées ensuite ont été transportées au Pakistan, puis éparpillées dans le monde entier, notamment vers Londres et New York, les deux grands pôles du marché de l’art.Comme dans tout crime, il faut se demander à qui le nouveau profitera.Les archéologues britanniques accusent des marchands d’art américains d’avoir fait pression sur Washington, avant même le début de la guerre, pour libéraliser le marché des antiquités, en contravention des grandes chartes internationales interdisant ce trafic.Le département de la Défense dément ces accusations.Le secrétaire d’État Colin Powell promet d’aider à retrouver les trésors dilapidés.On peut imaginer que ¦ dans les prochaines semaines sera lancé un appel général à la restitution des biens, au nom du patrimoine national, ou éventuellement en payant un peu les pièces rapportées.Quelques dollars pourraient suffire à convaincre les pillards dans un marché saturé de bien volés.1^ mécanique sentimentalocommeraale a fonctionné en Europe après la Deuxième Guerre mondiale.Il faut aussi mobiliser toutes les instances internationales concernées (UNESCO, Interpol, etc.) — ce qui est déjà en cours —, et fermer au plus vite les frontières — ce qui semble plus difficile à réaliser.Après tout, si un gros poisson comme Saddam Hussein (ou Ben Laden) peut passer à travers les mailles du filet, pourquoi y prendrait-on des tablettes en terre cuite de quelques grammes.EN BREF Greenspan opéré de la prostate Washington (Reuters) — U* président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, sera opéré de la prostate aujourd’hui, mais compte retourner au travail avant la fin de la semaine, a annoncé hier la Fed.Une porte-parole a précisé que des tests destinés à déterminer si M.Greenspan souffrait d’im cancer de la prostate s’étaient révélés négatifs.Elle a ajouté qu’il ne subirait pas d’anesthésie générale pour les besoins de l’opération.Le président de la Fed, âgé de 77 ans, avait subi une opération similaire en juin 1994.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ed Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration; (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Ijt Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaiter pas recevoir de correspontlaiXY de ce» nriwl—tiona.veuille/ en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est publie du lundi au samedi par 1/* iVvnir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Hleury, 9 étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 8tX), boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint Jacques Ouest, Montréal.I agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans /y Detvir U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l^ival.Envoi de publication — Enregistrement n* 0558.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 «Cest aussi ce qui fait que la bataille des chutes et des ritrières ne sera jamais terminée.Quand on aura tassé un promoteur de petite centrale, il y en aura un autre qui voudra profiter du site pour y élever une série de condos.Ces batailles ne font que commencer, et il n’y a que le profond attachement des citoyens pour les cathé-drafes d'eau qui peut les sauver à long terme.» A écouter Fiché se raconter, on se rend compte qu’il ne s'est jamais demandé où finissait l’artiste et où commençait le militant.Ou l’inverse.Au contraire, il revendique le «droit à l’émotion» dans les débats sociaux et environnementaux, une dimension que certains voudraient bien confiner aux chiffres et aux experts.«L’émotion, explique le chansonnier, ce n ’est pas l’irrationalité.Les artistes réintroduisent l'émotion dans ces débats publics, parce qu’elle fait partie de la vie des gens et qu'elle est une composante indissociable des valeurs et de l'expérience qu 'ils ont des cours d'eau.Évacuer cette dimension, c’est tricher autant qu en limitant le débat aux chiffres.L’émotion, elle, ne ment pas.Et tous le sentent.Nous, on s'est dit.comme artistes, qu'il fallait réintroduire la beauté et son importance dans le débat.L'expérience d'aller à la rivière amène à peu près tout le monde pris de la chute s'il y en a une.«Pourquoi est-ce comme cela?Cest parce qu’on vit quelque chose d'unique à côté d'une chute, petite ou majestueuse.qui dure entre une seconde et beaucoup plus longtemps.On écoute alors vraiment la nature.On la sent On la perçoit même physiquement par les vibrations de la chute.Puis la fébrilité du début nous conduit de façon surprenante à une grande paix Souvent, ce genre d'expérience peut modifier jusqu d notre regard sur notre propre trie, sur la trie en général.Et on dira que cela n'a pas de valeur?Nomme-moi une expérience qu’on peut se payer et qui a autant de profondeur et d'effets?» Une expérience profonde Paul Fiché raconte que, tout au long de son périple de 550 kilomètres comme à foccasion des visites faites à des comités de défense de rivières au Québec, il a «senti que les gens défendent, a tant le patrimoine, une ex- FBI américain peuvent-ils consulter les dossiers des clients des bibliothèques avec un mandat de la cour, sans démontrer la nécessité de ce mandat, mais les bibliothécaires n’ont désormais plus le droit, dans certaines circonstances, d’en avertir les usagers visés, ni d’en avertir les autres membres du conseil d’administration de leur organisme.Plus récemment, au printemps 2002, les autorités américaines ont également obtenu de nouveau la possibilité, perdue dans les années 70, d’espionner ou de collecter des informations dans des lieux public, y compris dans les bibliothèques.Selon un récent sondage mené par le Library Research Center, 10,7 % des bibliothèques américaines ont affirmé avoir reçu des demandes de dossiers de la part d’autorités policières fédérales ou locales, depuis le 11 septembre 2001, et 3,5 % de ces demandes avaient été formulées par le FBI.Selon le Library Research Center, ces données pourraient cependant être faussées du fait que les bibliothécaires sont désormais tenus au secret concernant des demandes des autorités fédérales.Au moment de répondre au sondage, 15 bibliothécaires ont çois Legault et André Boisclair à mettre leur organisation en branle rapidement, alors que l’équipe de Pauline Marois prépare le changement de garde depuis longtemps.Le scénario d’une course à la direction à l’automne, contrairement au printemps 2004, pourrait être à l’avantage de Mme Marois, qui travaille de longue haleine en vue de ce moment Jointe hier, Mme Marois a assuré M.Landry de son entière collaboration: «J’avais souhaité que M.Landry indique quel était son désir; à partir de là, je vais respecter ce point de vue et l’accompagner tant qu’il le souhaitera pour assumer sa responsabilité de chef de l’opposition.[.] Je n’ai aucune crainte que M.Landry puisse être un chef de l’opposition vigoureux.» Elle a refusé de s’avancer sur les appuis dont elle dispose au sein de la députation péquiste ou de commenter les échéanciers qui circulent sur la date du congrès au leadership.«Nous n’en sommes pas là.Quand cette possibilité se présentera, j’indiquerai mes intentions.[.] Tant que le chef est là, c’est lu{ qui exerce l’autorité.[.] Il y a de la décence à y avoir À partir du moment où M.Landry décide de rester, il faut le servir loyalement.» De son côté, François Legault souhaite que M.Landry reste en poste au moins un an, soit jusqu’à un congrès au leadership au printemps prochain, ou au plus tôt en février.«Cest la meilleure personne pour initier le post-mortem de l’élection et le débat d’idées sur la façon de vendre la souveraineté et le projet social-démocrate aux Québécois.C’est important de garder une certaine stabilité pendant qu ’on initie ce débat-là.» périence personnelle profonde de l’eau, une valeur impossible à chiffrer mais qui dépasse tout./ai perçu ce sentiment même chez des promoteurs qui savent, en réalité, qu ’ils ont tort pour cette raison et qu ’ils vont perdre ces batailles ou vont faire perdre quelque chose de très précieux à la collectivité.Ils se sont d’ailleurs terrés collectivement après la fin du programme des petites centrales.Quand tu as raison, tu te débats.Tu argumentes!» Piché et ses «complices» de cette lutte ont vécu durement la défaite du Parti québécois au soir du 14 avril, un revers «crève-cœur» que Piché appréhendait depuis une semaine mais qu’U a tenté avec d’autres d’éviter en s’engageant activement derrière le gouvernement Landry.Ce dernier, dit-il, avait fait preuve «d'un grand courage politique, car il y avait pas mal de gourmands qui réclamaient leurs turbines à dollars: pour une fois, on était devant un choix noir et blanc».Les libéraux de Jean Charest lui apparaissent d’autant plus dangereux que leur programme lui rappelle la «stratégie du flou et de l’insaisissable de Robert Bouras-sa»\ ils n'ont pas de programme de construction de petites centrales défini, sur lequel les militants et les artistes pourraient centrer le débat public.Mais ils se disent ouverts aux projets, n'importe lesquels, quitte à les évaluer au mérite.«Ce que ça veut dire en clair, lance Piché, lapidaire, quand on déblaie cette culture du flou et du mensonge, c’est que maintenant, toutes les rivières du Québec, toutes les chutes et tous les rapides sont menacés.On ne peut pas donner plus de corde aux promoteurs.Ils sont chez eux partout désormais Mais on n'est pas démunis pour autant Le mouvement a appris à aider efficacement les groupes en région.Et on est maintenant devant une énorme prise de conscience qui change tout «Cest cette prise de conscience qui a mis fin à la dépression environnementale qui a frappé le Québec après Rio, et à laquelle Richard Desjardins a mis fin avec L'Erreur boréale.Jusquedà, les écologistes passaient pour des illuminés.Mais, quand le Québec a vu le film de Desjardins, les Québécois se sont dit: on n 'en veut pas.de ça.Tout comme ils voient venir des guerres, qu’ils refusent «Maintenant, les gens disent que les écologistes sont peut-être les plus prudents, ceux qu'il faut écouter Plusieurs commencent à penser que les aventuriers sans lendemain sont peut-être ces vendeurs de projets qui veulent siphonner les fonds d'institutions publiques comme HydroQuébec.• Ce langage de militant aguerri n’est pas venu à Paul Fiché du jour au lendemain.Dans les années 70, quand en effet admis ne pas avoir répondu à certaines questions parce que la loi le leur interdisait Dejxiis les événements du 11 septembre, 69,1 % des bibliothécaires américains interrogés ont par ailleurs reconnu avoir donné des directives à leur personnel concernant la confidentialité des dossiers des usagers.7,1 % des bibliothécaires ont dit que des usagers avaient exprimé des préoccupations à propos de la confidentialité de leurs dossiers.8,5 % des bibliothécaires ont dit être plus enclins à surveiller le matériel emprunté, et 4,1 % des bibliothécaires ont dit avoir volontairement signalé à leurs supérieurs ou aux autorités policières les dossiers ou les comportements d'usagers, en relation avec la menace terroriste.Selon Mme Sheketoff, la situation est «affligeante» et compromet la liberté des usagers des bibliothèques.Une pétition circule, signée notamment par le sénateur Patrick Leahy, du Vermont, et par Bernard Sanders, membre du Congrès et également du Vermont Cette pétition réclame que les autorités policières établissent en cour les raisons qui les amènent à consulter le dossier de tel ou tel usager d’une bibliothèque.SUCCES SUITE DE LA PAGE 1 L’émission quotidienne de 30 minutes diffusée sur TVA du lundi au jeudi, qui montrait la formation des 14 jeunes dans le style télé-réalité, a atteint une audience de deux millions de personnes.Cette formation intensive se terminait chaque semaine par un gala diffusé en direct le dimanche soir où chacun devait prouver sa compétence vocale, entouré de vedettes connues, gala qui a franchi la semaine dernière la barre des trois millions de téléspectateurs, soit la moitié du Québec.Et dimanche soir, les 14 participants ont appris de la bouche de l’animatrice et productrice de l’émission, Julie Snyder, que le CD de Star Académie, lancé il y a deux semaines à peine, une collection de reprises et de quelques chansons originales fournies aux «académiciens», avait maintenant atteint des ventes stratosphériques de 500 000 exemplaires.au grand désespoir des artistes reconnus qui rament et galè-rent depuis des années pour des ventes de misère.Un tel succès défie les explications.On peut avancer, pêle-mêle, la fascination pour le vedettariat et le showbiz, l’identification envers des jeunes qui réalisent leur rêve, la personnalité chaleureuse de plusieurs participants, un brin de voyeurisme, la consommation rapide de vedettes instantanées, les émotions brutes, le matraquage promotionnel inouï de toutes les composantes de l’empire Québécor, le désir d’évasion alors que l’hiver s’éternisait et que la guerre en Irak faisait rage, un show totalement familial, et des racines profondes partout en région, alors que de l’Abitibi au Bas-du-fleuve la population se mobilisait pour «faire sortir le vote» en faveur de son préféré.TVA a écrasé tous ses concurrents (part de marché générale de la chaîne ces deux dernières semaines; entre 32 et 34 % de l’auditoire total, contre 11 à 13 % pour Radio-Canada et TQS), les Productions J de Julie Snyder, qui coproduisent le disque et la tournée de spectacles qui suivra, accumuleront les billets de banque, et l’ensemble de l’empire Québécor aura testé une véritable machine de guerre commerciale axée sur la convergence de toutes ses constituantes.Et c'est pas fini, comme le dit la chanson-thème de l’émission; après une semaine de vacances tous frais payés par TVA en République dominicaine avec leurs conjoints et conjointes, les 14 participants partiront cet été sur les routes du Québec et de l’Acadie pour des spectacles, déjà à guichets fermés.Le lauréat, lui, aura droit à son propre CD enregistré cet été, et on n’a aucune idée pour le moment de quel répertoire il sera constitué.Devenu un héros au Nouveau-Brunswick, Wilfred LeBouthillier, un jeune homme sympathique qui n’en demandait pas tant, a reçu l’appui officiel du premier ministre Bernard Lord, qui a carrément pressé sa population d’enregistrer des votes (payants) pour lui.Son gouvernement rêve maintenant d’en faire le porte-parole de ses campagnes touristiques.Succès étourdissant donc.Et ceux et celles qui n’en pouvaient plus d’entendre parler de Star Académie prendront note qu'une deuxième édition est prévue pour 2004! il était archéologue de métier, «je rêvais, dit-il, d’arrêter les travaux de la Baiejames» où il travaillait avec des Cris à déterrer au sens littéral leur passé.D s’est senti accepté, aimé par ces gens simples et entiers qui croupissaient dans des «cabanes bardées de vieilles affiches de Coke» et qui ont pleuré sans retenue quand ils ont quitté ce territoire ancestral qui allait irrémédiablement être noyé.«Je ne peux plus allumer une lumière sans penser à cela», dit-il sur un ton qui laisse transparaître une sourde colère intérieure, un autre type d’émotion qu'il tente, dit-il, de faire partager aussi par son art «pour bâtir la motivation, pour structurer le dynamisme, moteur obligé de la contestation».Tai trouvé Veau si belle Et les engagements se sont poursuivis.Entre les spectacles, Paul Piché s’est retrouvé engagé dans la lutte, toujours méconnue des historiens et des médias, des bûcherons de la Mauricie, à la fin des années 70, une dure lutte syndicale qui, pour la première fois au Québec, a mis en avant l’enjeu environnemental du pillage des forêts.Piché s’est retrouvé chansonnier, animateur, voire porte-parole des bûcherons dans cette saga méconnue.Il avait organisé des soirées-bénéfice avec Gilles Gauthier et Gilles Vigneauh pour renflouer le fonds de grève.On l’a retrouvé ensuite impliqué dans des coops, des garderies, contre la privatisation des parcs et maintenant en environnement Sa passion ne s'éteindra visiblement pas demain.Et c’est le message que Paul Piché laissera au public ce soir dans/ai trouvé l’eau si belle, un spectacle sur les eaux libres et propres enregistré avant le scrutin du 14 avril Un message quasiment prémonitoire.De mémoire, car je n’ai pas noté ses mots exactement Piché conclut ce spectacle en disant à l’auditoire que les politiciens lui ont finalement donné raison en arrêtant les petites centrales et en lui donnant une Politique nationale de l’eau.Mais que ce n’était pas fini et que la suite dépendrait encore des citoyens.?Le spectacle fai trouvé l'eau si belle conçu par Paul Piché, réalisé par Alain Chicoine et produit par Guy La-traverse est présenté ce soir, à 21h, sur les ondes de TVA Animé par Luck Mçryü et Sylvie Legault on y retrouve Daniel Boucher, Eric Lapointe, Claire Pelletier, Richard Séguin, Isabelle Boulay et Florent VoDant z
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