Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2007-05-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
CAP SUR LE TRANSPORT COLLECTIF ¦ Montréal lance 21 chantiers ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sanst'açon Pages A 3 et A 8 ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Vol.XCVIIINMIO ?LE VENDREDI 18 MAI 2007 88c + TAXES = 1$ Riposte israélienne à Gaza Le président palestinien accuse le Hamas a 4 7^W £ Des membres du Hamas constatent les dégâts causés par une frappe israélienne à Gaza.SUHAIB SALEM REUTERS Israël a riposté hier aux tirs de roquettes contre son territoire en envoyant des chars d’assaut et des soldats dans la bande de Gaza, qui a essuyé une série de raids aériens dirigés contre le Hamas.Au moins cinq personnes sont mortes à la suite de ces raids, ce qui a suscité des menaces d’attentats suicide de la part du mouvement islamiste palestinien.Entre-temps, des responsables des services de sécurité palestiniens ont affirmé qu’une tentative d’assassinat du président Mahmoud Abbas de la part du Hamas avait été déjouée dans la bande de Gaza, où les affrontements interpalestiniens se sont poursuivis, faisant quatre morts.Ces derniers décès portent à 48 le nombre de tués de la nouvelle vague de violences opposant les forces loyales au président Abbas aux partisans du Hamas, qui a éclaté le 11 mai.Le président Abbas a annulé une visite à Gaza hier après la découverte d’un tunnel bourré d’explosifs placés par la branche militaire du Hamas, qui devaient exploser au passage de son convoi, selon de hauts responsables des services de sécurité.Abbas devait se rendre à Gaza pour discuter d’une trêve entre le Fatah, son mouvement, et les islamisas du Hamas.«Les explosijs ont été découverts sur la route qu’Abou Mazen [Mahmoud Abbas] emprunte pour se rendre à Gaza», a affirmé un haut responsable de la sécurité.Le porte-parole de la branche armée du Hamas a fermement nié toute tentative d’assassinat contre Mahmoud Abbas.«Ces informations ont pour but d’empoisonner l’atmosphère à Gaza.Nous les nions entièrement», a affirmé Abou Obeida.Le bureau de M.Abbas avait annoncé dans la journée que le président palestinien avait annulé sa visite en raison d’une réunion à laquelle il devait participer à Ramallah, en Cisjordanie.En janvier, des sources de sécurité avaient annoncé avoir découvert de grandes quantité d’explosifs dans des tunnels creusés dans la bande de Gaza qui visaient des responsables politiques du Fatah, dont son chef, Mahmoud Abbas.Selon elles, plus de huit tunnels avaient été découverts et détruits sous la même route de Salaheddine, dans le nord de la bande de Gaza.Hier soir, une quinzaine de blindés israéliens ont pénétré en cinq points du nord de la bande de Gaza, VOIR PAGE A 10: RIPOSTE L’UQAM dès 2005 L’agence DBRS avait prévenu l’université que le projet de l’îlot Voyageur n’était pas rentable KATHLEEN LÉVESQUE CLAIRAN DRÉE CAUCHY Dès décembre 2005, le recteur Roch Denis et la direction de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) savaient que l’îlot Voyageur devenait un risque pour la santé financière de l’établissement C’est à ce moment que la firme de notation de crédit Dominion Bond Rating Service (DBRS) les a prévenus que le projet n’était pas rentable et que son maintien intégral entraînerait une décote.L’avertissement était on ne peut plus clair.«Les revenus additionnels [provenant du gouvernement de l’exploitation du stationnement, des résidences étudiantes et de la tour de bureaux] ne couvriront pas entièrement l’augmentation du service de la dette à moyen terme, faisant pression sur le budget global de l’UQAM», indiquait la firme Roch Denis DBRS huit mois après que le feu vert eut été donné au chantier de l’îlot Voyageur.Le 8 février 2006, DBRS passe aux actes.L’incertitude quant à une participation financière de duc millions du gouvernement du Québec au volet pédagogique du projet justifie la décote.Le même jour, la firme Moody’s en fait autant et explique qu’un dépassement VOIR PAGE A 10: UQAM ¦ L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, à lire en page A 8 Fin des limites de publicité à la télé dès 2009 Les télédiffuseurs généralistes n’obtiendront aucune redevance des abonnés du câble PAUL CAUCHON Le CRTC a rejeté hier la demande des télédiffiiseurs généralistes d’obtenir des redevances des abonnés du câble et du satellite, ce qui laisse entier le problème du financement de la télévision.Les télédiffuseurs auront toutefois le droit de faire passer de 12 à 14 minutes le nombre de messages publicitaires à l’heure.Dans deux ans, plus aucune limite ne sera imposée au nombre de messages publicitaires qu’une chaîne peut diffuser.Enfin, le CRTC a fixé au 31 août 2011 la fin de la diffusion en mode analogique.Ce sera donc la fin des «oreilles de lapin» dans quatre ans, puisque les téléspectateurs qui possèdent un ancien téléviseur et qui ne sont abonnés ni au câble ni VOIR PAGE A 10: PUBLICITÉ INDEX T?Annonces B 4 Monde B 9 Avis publics.B 6 Mots croisés.B 7 -*35===55 SjSBbbsss wMBBSSSSSBm gS&Sjj&E Décès B 4 Reste B 7 Éditorial A 8 Sudoku B 8 Idées A 9 Télévision B 2 Météo .B 7 Week-end B1 , PM4 S, Pr15 BkNS 123 BkofMon Pr4 BkofMonPrS BkofMon Pr6 BMONT APr BMONT Split A Sf HPr 25,150 -0,450 24,450 -0,400 25,990 +0,140 0200 +0,020 0,510 0,000 0,250 0,000 10,700 -0,560 .17,850 +0,100 32,730 32.200 32,430 -0,430 37.950 37,510 37.880 +0.790 22.350 22,350 22,350 -0,150 23,040 22,750 22,980 -0,070 23,720 23,250 23,250 0,000 22,500 22,250 22,500 +0,240 23,200 23,010 23,010 -0,350 23,490 23,000 23,000 0,000 22,970 22,970 22,970 +0,020 22.500 22,050 22,500 -0,250 21.500 20,510 21,000 -0,360 23,490 23.490 23,490 +0,130 22.000 21,000 21,150 -0,850 21.900 21,260 21,600 +0,940 15,850 15,850 15,850 +0.050 1.780 1,700 1,760 +0,050 0.430 0,425 0,430 0,000 1,140 1,090 1,100 -0,010 0,850 0,810 0,810 -0,050 10.350 10,270 10,270 -0,030 57.000 56,250 56,250 -0,750 25,180 25,110 25,110 -0,090 15.780 15,520 15,780 +0,280 10,750 10,750 +0,040 1,210 1,230 0,000 2,600 2,650 -0,030 1,050 1,120 +0,100 0.680 0.710 -0,010 .0,480 0,480 -0,010 27.500 26,910 27.110 -0,560 3,490 3,280 3,340 -0,040 4,910 4.820 4.910 +0,060 0,540 0,490 0,540 0,000 24,750 24,700 24,750 0,000 69.400 68,350 69,400 -0,300 26.400 26,270 26,390 +0,070 25,740 25,520 25,520 -0,220 24.900 24,750 24,850 -0,060 ."i 24,850 -0,050 10,750 1,250 2,690 1,140 0,720 0,495 24,900 24,850 I 54,480 53,810 54,4{ ?0,240 tr irdrAMI 23.200 23,200 23,200 +0 16,860 16,300 16.860 +0 20,990 20,900 20,990 +0 0,440 0,400 0,400 +0 4,880 4,820 4,880 +0,.19,380 19,430 +0,130 BnckBrewo S® Brampton Pr 25,110 25,060 25,060 -0,040 26,280 26,210 26,220 -0,030 25,110 25,010 25,010 -0.040 27.350 27,350 27,350 -0 020 20.900 20.540 20,900 -0,110 22.750 22,500 22,750 +0.100 23.200 23,200 23,200 +0,170 .T +0,630 ) +0,090 ) +0,050 .„._c .J +0,010 18,800 If .4,870 .19,430 19,380 19,430 +0,130 23.100 22,830 22,860 -0,220 15,650 15,100 15,250 -0,650 41.850 41,290 41,360 -0,500 6.250 5,060 6,160 -0,020 23,390 23,390 23,390 -0.350 0,000 0,000 0,000 O,*" 4.990 4,MO •"* ~ 0,760 0,750 25,550 25,250 10.200 10,160 0,205 0,200 ‘ "* 1,250 6,300 2.210 1,280 _.2,150 ., 13.250 13,140 13,140 -0,110 15.900 15,760 15,900 +0,060 19.350 19,210 19,210 -0,090 .0,000 +0.050 .0,000 25,320 25,300 25,300 0,000 72,180 71,000 71,110 -0,240 24.850 24,700 24,700 -0,050 29,720 29,010 29,110 -0,680 25,700 25,530 25.660 -0,040 27.100 27,050 27,060 -0,060 27,860 27.600 27,600 -0,100 24.750 24,460 24,540 -0 1 50 24.490 24,380 24,380 -0.070 24,940 24,910 24,940 +0,010 24.990 24,990 24,990 0,000 27,000 26.710 26,860 + 0,010 27,300 27,200 27,200 -0,090 25,810 25,750 25,810 -0,070 25,960 25.770 25,770 -0,030 6,040 5,800 5,950 -0,040 3,130 3,050 3,050 0,000 0,240 0,225 0,225 4005 1,390 6,500 2,330 1,370 2.190 4,650 -0,050 0,750 0,000 fl fi 0.200 0,000 S.B 2,320 -0,010 1.350 -0,030 2,190 -0,010 iü.ouu iü.ciu iu, Canada 1960 ' lnc,o 1X589 “so 85M .P 182M —rr.Grto 15000 Shaw Comm BNV953479 ShawCor A SV 106497 ShawCor B MV IM Shermag Inc, 2500 Sberritilntt 614571 Shire Acq Exch Shoppers Drug Shore Gldo Sierra Mnlso Sierra Wirelss T Silver Eagle Silver Standar Silver Wheaton .Silver Win Wt 1i: Silvercorp 0 Silverwmg Egy Silverwmg Wt Silvr Win Wl A Silvr Win WtB Sino-Forast Siritlnc.o Sixty Split A Sixty Split Pr Skye Res 0 Skye Res WtJ SMfc wg f SMTCMtgEj SNC Lavalin Sobeys Inc, Softcnoice Ci Solectron GIL.Solitano 0 6 Solium Capo 3 Soulhemera 35 Souihemera Wt 3 Southwestern 0 414 SpectraANV 22 Spectra Exch A 6 Spectra Exch B 3 Spectra Grp A Spectral Dost Split Yld IPr Spirt Yld Cap zw Spll REIT Pr 400 Sprott Moly Wt 1158M Sprotl Molybdn 493273 SpurVenc 112313 SR Telecom 6X75 St, Andrew 0 171932 SI.Andrew Rt 145460 St, Lawrence A 531758 StarfldResb 7953418 im?a StelcoInc.WI 25142 43.750 43,750 16.7M 16,550 29.600 X.600 X.610 X.610 0,570 0.5M 0.240 0,240 5,740 5,4M 1,620 1,580 4.160 4,080 10.650 10.450 5,550 5,320 0,570 0.520 0,970 0,940 24,460 24,040 24,380 23,790 2.090 2.090 5.290 5.270 1.050 1,020 IX,OM 165,190 17.850 16,990 17.650 17,650 1.150 1,120 24,2M 24X0 3,2M 3,060 0,170 0.160 8,830 8,500 8.050 8,050 5.4M 5,3M 1,180 1,160 86110 64.940 24,900 24,800 21X0 X.610 24.750 24,750 4,030 3.9M 3,180 3,130 1.450 1,250 50,020 49,550 44,4M 43,760 23,180 22,830 23.340 22,500 24,350 24,2M 25,0» 24X0 24.850 24,720 24.600 24,260 24,750 24,530 24,590 24,350 24.450 24,3M 25,910 25,850 60.150 59,650 25,200 25,050 29.290 29,060 0,830 0,750 2,1 X 1,990 32X0 31,650 0,690 0,640 14.7M 14,3M 10,490 10,310 13,4M 13,110 1,640 1,560 4,520 4,210 43,210 42,5M 9,070 8,810 8,870 8.7M 8.8M 8,800 22,5M 22,010 1,960 1,960 5,450 5,190 24.7X 24,260 8.750 8.5M 13,IM 12,7M 2,010 1,950 1,880 1,760 7,3X 7,260 28,840 28,260 1.750 1,650 3,OX 2,960 10.090 9,990 0.450 0,450 43,630 II 1,910 25.&40 0)350 2!:!t§ 75.7M 75,7M 51.250 50,740 5,260 5,160 0.3T.21r 1,2! 39.8bu «,/su 12.2M 11,8M 1.640 1,550 18,350 18,OX 0,295 0,280 0,130 0,130 1.4M 1,390 6,4M 5,4X 13,320 12,560 0,335 0,3M 21,120 20, 25,950 25.43.750 0.0M 16 560 -0,190 29 6M -0.050 30 610 0.0M 0 560 +0,065 0 240 -0,010 5 540 +0,1 M 16M -0,070 4.110 0.M0 10.510 +0,050 5.490 -0,070 0 570 +0,030 0970 +0,0X 24 460 +0,430 23 830 -0,370 2 090 Q,0M 5.280 -O.OX 1.030 Ifl 167 090 -0,880 17,410 +0.8X 17,650 -0,250 1,150 +0,030 24,2M 0,000 3.110 -0.010 0,1» +0.0» 8.750 +0,030 8 050 +0,090 5.380 +0.020 11X +0,030 65.3M -0,130 24 850 0,0M 20,610 -0,490 24 750 0,0M 4.030 +0,130 3,1» +0,010 1,2» -0,240 50.020 *0,820 44 1 30 -0,210 22.910 -0,190 23 340 +0,890 24 340 -O.MO 24 8M -0.240 24.7X 0.0M 24,2» -0.1X 24,670 -0.030 24 500 +0.230 24 440 +0.070 25850 -0,060 60 150 +0,1» 25 050 +0,010 29 0» -1,1» 0 750 0.0M 21M 0,0M 321» -0,340 0 640 -0,040 14.4M -0.1M 10420 +0,1M 131X -0,210 1 640 +0,010 4 500 0,000 42.9M -0,070 9 0» +0,130 i « 22.500 +0,2» 1,9» +0,110 5,440 +0,140 24,7X +0,2M 8,6M -0,1» 12.930 -0,0X 2,000 +0.0» 1,800 -0,0» 7,2» 0,0M 28.840 +0,8» 1,730 -0,010 2,9» +0.0X 10.0M -0,030 0.4» 0.0M 43,5» +0,640 30,9M +1,0» 31.0» +0,0» 1.910 0,0M ÜM 51,040 -0,310 5.2M -0,0» 0,3» 0.0M 21,8» +0,410 1,170 -0,0» a a iifi 0,2» -0010 0,130 +0.030 1,390 -0.040 Sffl 25,9» -0,0» 16,5» -0,370 5,200 -0,290 0,045 -0,015 Q.OM 0.0M 38,270 +Q.1M 57 370 +0,040 15 030 -0,2» a “ 10c I g .j3nJS7ffl« SynencoCIA 372289 tSKcel a Sure -SXRUr 15,770 15,2! 2 14,6 = IBnüViM raDrnndol12 Tan Roy_ Taseko M.Tax Opt In.TD Split BPr TD Split Cl B TEAL Expl o 157 Technicoil Crp 31 Teck Com A TeckComBSI Tecsys inc, o Tekmira Pharma 131 TeknionSV Telus Corp Telus Corp Tembec In., Tenke Mng TescoCorp, Thalln Phrm o Theratechnlgs 40600 ' Third Cdn Gen 315 ! Thirty Five A 4M ! Thirty Five Pr 403 ! ThompsnCrkWI 37320 Thompson Creek1769095 ' Thomson Corp 3540020 - Thomson Pr 11 10M Thundermin o Tim Hortons Timminco Ltd, Tiomin Res o .Tiomin Res Wl TIR Systems o Titan Expl A TLC Vision Top 10 Sort Pr Toromont Ind TORRCdao TORR Cda Wl o TorstarB" Tralalgar TransAltc.Transat A.T A Transat A.T.B Iranscntl A SV TranscntIBMV TransGlobe o Transition o TranzeoWireo 1 Tri Vision o In White Corp Triant HldgJ Trican Wert Tnnorth Cap TnStar Oil fllnc.o 3 Wt d Group Tucows Inc, Tundra Semi Turbo Pwr Sy$ Turnkey EAPo TUSK Energy ‘ ivi^.+f, , Twin Butte o U.S.Gold o uj, GoW Wlo UfclCorpo ' l.lm-Select Inc Union Gn 5,5 UnMCi 1.5» 1,580 1,5» +0,010 2,1» 2,010 2,1» +0,0» 6.6» 6,620 6.6» +0,030 13,010 13,OM 13'.22,2» 4,1» .1.4» 1,! 1,4» 1,7 1,370 ffl 2000 25,2» 0.120 20» TOIO 9,9M 0,210 1 Gas 5,5 I Cora, ¦MrsalEgy Ur-Energy o J UraMmlnc.J 2 Uranium Pari I llrunum WtA Urbana A NV i US Fnd 15 A 1 -Visn Vista GW yrtranCorj) Voice M USGUCdnEjdi XI5 UTS^CorpI 471466 VaaWam Res o 122000 Van Houtte SV 93365 Vasogentnc, 9244 VearS Netwrks 16888 Vector Aero 154» VeranexEgyo 53408 Vera Energy 250573 Viceroy HAh A 4120 VethomHmno 124» Victory NMo 553052 VIRexxMedJ 232» Virgil Mtls In 1970M Virginia f*- ^ VirtekVt.flflM 11000 5200C' 431» W+OTecn Wrtss 38385’ WenonEgyo '25300' Wenzel Down 107» Wescasi ASV 14» WesdomeGoW 223»! West 49 Inc, o 28300[ West Energy 12939» West Fraser 42736 WestTimmnso1719X Westaim Corp 49X1 Westcoast Pt7 Westcoast Pr 8 .Western Fir 2217101 Western Erst 380» Western GoW o 1144» Westiet Air 638683 Westlet AirVr 695 Weston George 71001 Weston Prl 101» Weston Pr II 615 Weston Prill 5747 Weston Pr IV 9969 Weston PrV 7846 Westport Innov 886» WestmArso 2600 Westm Cdn Coa 105275 Wex Pharma o 32191 Weyerhauser Ex IX Wh Indus o 4000 Wi-Lan Inc, 401214 Winstar Res c 30128 Wireless o 239» Wolfdeno 325M Workbram 302400 World Rn A 70083 World fin Pr 11714 Work) Heart 353» World Point 4M WrW Egy Solo 3575 Wslem Oil A 12173831 Wstm Copper o 605384 xSiRkT 1400» XantrexTech ^iaatd Xoeed Mrtge XenosGrpo Xillix Tech Xpiore Tech o Xtreme Coil o H Yamana GW o 15430» YamanaWto 47675 YeBw Pages Wt 147» YGC Res o 1106» YM Biosoences 342» Yorbeau A o 50» YPG HW 4,25% 105M Yukon GW o 471» ZarlinkSemi 272191 Zarink Semi Pr _9M | Zaruma Res o 248» 248< m ,!S ,13 ë 0,710 0.6» 1690 I c>! 5 240 5 OX 08» 0,850 0 330 0 3M 0470 0|425 0,5M 0.455 3 880 3 fl 0.8M 0,750 [fl Efl 162» 16,000 1,570 1,530 1,4» 1,4! 4,410 4.3L.41,240 40,410 * 0 630 0.6M 0 870 0,860 « 14» -0,040 4Î6M H 0 630 *O.OX ilflflRflfllfl 0.870 +0 010 lise IS IS « M775 153M 96635 215M 61» i I 76.140 75,5» §11:3 25,2» 25,050 25.140 24,780 23,9M 23,760 1,9X 1,880 5,380 5,2» 2,4» 2,370 0.245 0,210 87 5M 87,500 23 080 22.300 5,070 4,8» 4.9M 4,7» I.030 1.0» 3790 3,7» 12 430 1 2,3» II, 9» 11,7» 10.6» 10,5» 0 350 0,310 25 5M 25,4M 1 400 1.3» 37 OM 35,3X 1.6» 1.5» 0.3» 0,340 104» 10,130 70» 6,770 2.4» 2,470 0,030 0,025 0.410 0.3» 12,0» 11,2» 14.730 14,2» 6,4» 6,210 **“* 0,075 1.1,7 ZCLCompositesI 07275 "Corporation 1800 I, 930 .0.320 Q,3X 24:33 24 610 06» 0,6» 2.330 2,2» 25 6M 25,270 0 130 0,1» II, 0» 10,6» 1.1» 1,1» 1030 0.9» 2.2M -0,040 2.110 -0.0» 15 8» -0,2» 158» +0,140 '5 320 *£29 is a X.OM -01» 24 7» -0,3» 2: 340 -0 3» I.890 -0 320 53» -00» 2 370 0,0M 0.245 +0,025 23 5070 +0.1X ,1:1 « II, 9M +0,0» 10,510 -0,140 0,3» -0,0» 25 500 *0.810 1,4» 0,0» 36,770 +0,9» 1.5» -0,0» 0,3» *0,010 10,4» +0.310 7,0» +0150 2,470 -0,030 0,025 0,0» 0,400 0,000 11,870 -0,130 14,710 +0,2» 6,4» +0,1» 0,085 +0,005 1,790 +0,0» 1,9» +0,110 0,3» 0.0M 24,610 -0,1» 0.6» -0,040 2,2» -0,0» 25,270 -0,2» 0,1» 0.0M 10,9» -0.0» 1.1» -0.0X 1,0» +0,0» 1000 03» 10220 5.0M 0 0M 6,7» +0.0» 11,7» +0,0» 2,1» +0,0» 0,520 +0,0X 52,3» -0.040 25,5» +0,020 24,200 -0 0» 24,4» +0,010 24,6» -0,2» 25,4» -0.330 13,6» +Û.4M 94.870 +2670 12,420 +0,140 1,3» -0,040 15,4» -0.5» 15,3» +0,4» 0.3X -0.010 25.870 -0 1» tiiiS à I -0,1» 3 +1,210 .J -0,020 22,7» 23,1» -0,270 35,390 36,6» +1,4» 1,6M 1 820 +0,2» 10,720 10,940 +0,1» Adv 6.5% Db Adv Egy 7 75 D Adv Engy > 50 Algonquin Db Algonquin Deb Anatolia Deb 0 Arctic Glac Db Artis 6 25 Deb Atlantic 6 25 Bonavista6.75 Bonavista 7,5% Cameco 5% Deb Canetic 6,5% D Çanetic 6.5% D Cdn Hotel 6% D Cdn Hotel 8 5% Chartwll 59 D CharweH DO Cineplex 6% DB Clarke 6% Db Clean Power Db Clearwater Deb Clrwtr 7,25 00 Clublmk6% De Cominar5.7%D Cominar Rea1 D Cons Cp 5,5 Db Crest Pwr 8% D Discovery Db J Dundee 5,7% Do Dundee 6,5% Db Dundee Crp Db Enterra 8,25 0 Fmtra Cpr2N Frontera Nil Gateway 5,35% Harvest 6.4% D Harvest 7.X 1 Harvest 7,25 D Harvest 8% Db InnVesl 6% Db InnVest 6,25% Inter Pipe Deb Int Minis Deb Kevera 6,75 Db Lanesbrgh Db G Magellan Deb MuC Part 8% Db aPartDb d6,5D Paramnl 6.25 B Parmnt 6,25% PDMRoy 7 75D .-MRoy7.«u Pembina 7 35% Pembina Pp 7 5 Pengrowth 6,5 Pi mewes! 6 5 Progress 6 X% ProvWenl 6,5 Provident ^5 DEBENTURES _ 107 99 9» 98.3» 99,990 -0.4» 43 1» 310 100,2» 100,2» -0,740 10 1015M 101,5» 101.5M +1,0» 18 104.5M 104.5M 104,5M +0.7» » 103,5» 103.0» 103.0» -0.5» 15 1 02.020 1 02,OX 102.0X -0,830 10 108 5» 108,5» 108,5» -1.0» 40 106 0M 105,8M 105,8M +0.1» 157 103.7» 102,8» 103,0» +0,240 83 115.5» 113,3» 114.340 +2,410 15 145,0» 145,0» 145,0»+132» 10 511 730 511,5» 511,5M -3,740 18 102,2» 102,2» 102,2» -1,5» 299 99 4» 99,OM 99,4» +0,1» X 135,5» 135,5» 135,5» -0,940 10 164 970 164,970 164,970 +2,1» 478 104 480 103,7» 104,4» +0,4» 49 1065» 105,7» 106,5» +1.0» 162 107 0» 106,0» 106.0M -1.0M 552 120 0» 120,OM 120,0» 9,0» 35 1».020 1M.010 1»,010 +0.9» 28 IM 5» 100,0» 100,5» +0,5» 179 102,0M 101,OM 101.0» -1,0» X 1M1Q0 99.2» 99,2» -0.8» » 102.990 102,OM 102.5M +0,4» 145 136 0M 134,010 136,000 +1.0M 5 1M.0M 1M,0M 100,OM -1,0M 15 I04.5M 103.5M 104,5M 0,0» 11 102,010 102,OM 102,OM +1.0M 44 135 970 1 35,610 1 35.970 +0,970 X 162.920 1 62.0M 162.0M *0.6» 58 136 0M 136,OM 136,OM -0.8» 141 101.310 101.0M 101270 +1,OX 74 99,OM 98,OM 98,OM 0.0M 30 IM.OM 1M.0M 1M.0M -1,4» 75 98 OM 97.M0 97,5M 0.0M 20 I02.0M 101,230 101,2» -1,770 78 102,6M 102.6M 102.6M O.MO 12 131,4» 131.4» 131,4» 0.0M !?§ ;S 325 1»,2M 105,5» 105 5M 0.0» 11 187,290 187290 187,290 -3,440 1» 105,OM 105,0» 105,OM +0.9» 8 IS MM 25 112,5M 112.0M 112,OM +1,990 5 161,OM 161.0M 161,OM +1.710 2 102,510 1 02,510 1 02.510 -0,4» 15 159,0M 159,0» 159,OM +4,0» 105 102,2» 102,0» 102,OM 0.0» 48 lOpM 99,990 1M.0» -0 0» 40 M,010 90,0» 90,OM 0,0» " IM.OM 99,OM 1M.0M 0,0» .1114,0» 114,OM +0,840 *9,1».____00 1»"* .110,0______________________ 89 1 34.390 1 33,5X 134.3» +32» 13 159,010 157,1X10 159.010 +4,510 12 101,OM 101,0M 101.C.68 101.5M 1M.0M 10" w au.uiu : 42 1M,0M ! 1 'W Provident D Ils 6% D Royal H._.SFK Pulp Deb pM Superior b.75 Superior 5.85% Whiterxk Db E Wstem 7.5% Db YPG Hldngs 5,5 .aa 18 103.0M 102.5M 102,5M -1.5M 94 101,5» 101,0» IOVO» +0,5» 5 113,7» 113,7» 113.7» -2,250 132 102,OM 102,OM 102,OM -0,010 .1.0M 101.0M -1.0M 9,gM 99,8» +0,2» 101.0M 101.L___ ____ 108)5M 107:670 107)670 -0230 MIS IB a 101.0» 1W810 1»,860 +0,110 98,8» 98,5» 98.5M -0.3» 98.5» 96.0» 97,9» +2.4» 104.510 101,310 104.510 +2,7» 1M.570 mm 1»,570 +0.1X 1 110.5M 107,020 110,OM -2,0M 104.0M 102,5» 104,OM +1,9» 177,970 177,970 177,970 -0,0» i 1011» 1011» 101,IM 0,0M i 99 7» 99 0» 99,7» +0.5M 1 117 0» 114 9» 115 OM +0.5M I 116.0M 113.4X 1134X -0,0» ! 141 380 135 0M141140 +6,140 1 1415» 139 4» 141 5M +2.2» 1 102,OM 102 0» 102.0M +0.4» .u 96.0M 96.0» 96 OM +4,0» 222 101,240 101,0» 101 OM 0.0» (TURES (en tonds ai 97 96 0» 95 56 115,7» 115,1 55 133.5» 133 » 104,0» 104 LP 7^^1 Po 2806 ; AAW Rev Unit Aoerdeer_Tr Un S,W Algonquin Un Alliance Un Allied Prop Un AitaGas Tr Un Alius Group Un Amtelecom Un ARC Egy Tr Un f Arctic Giac Un Antec Inf Un Arriscraft Un Art Motion Un Artis REIT Un Atlantic PwrU ATS Andlaer Un AutoCanda Un Avenir Dvrs Tr Badger Inc Un Bayshore Un Baytex Egy Tr Bell Allant Fn 1 BEI Cda Inc Un BG AdvWghtd M Inc + Grow BGTopIMEql BigRxkUn Bird Const Un Black Dmnd Un Blackwatch Trs Boardwalk Un .Bonavista Un 145 Bonnett's Un a* assn" Brascan Anj 1 Brascan Eoc Ur Brascan SndVst Brascn Rise ‘ BrascnTRF Brick Grp A ." )tn Trek Un Un 2 mlor Pulp Un f iWel Bldg Un ! ¦si ojet Un earal Un .Income Un 21 laCrâjeDvU 4 ' TrfnvUn AptTrUn .Hlicptr Un In Hotel FP um* ResTrUn In RI Est Un in Wiralss Un mirai GW Un ‘ ISnU ; 1' iaôbid2Un meplex Un inramltn 17! ÇidelDivU Citadel HYUi, .Citadel Pram U 101 Citadel S-1 Un 2 Citadel S1 Un 14S Citadel Smrt u MMM Un "M JterSft ' Health U 1 ,350 16,350 22,5» 22,130 26,9» 26,5» 14,0» 13,610 14,2» 14,220 23,2» 22,370 13.6» 13,510 19,3» 19,2» '.7M 6,510 $ 111 ,7» 10,650 163» 22 3» X840 13,610 142» 23.2» +0 13.670 19,2» 6 660 2 440 17,400 isi 10.740 +0 8,5» ler* 31 840 31)4» fi % 14,4» 14.380 S iS 10,410 10,3» 18,IM 17,970 19,2» 18,9» 10,6M 10,400 2,0» 1,8» 45,310 44,4» 33,440 32,410 12,4» 12,130 30.0» 28,970 10,940 10,8» 14,910 14,8» ‘"'0 2,1» 4 4» 16» ‘::: !:S 44,5X 33 4M +0 12,3» 29)840 • 108» + il 20 2» +0 11: i 1 14.0» 14,IX fi ë il i 8.9» X,770 10,7M 16,IM + y Çnsmers WtrUn14S Çoasl Whl Un ' Colabor Un lominarRIUn L Commercial Un Un ______IT U10625 mHlUn 1» -.omDir Un 7261 ta Group Un 2875 ^ "T Un 14819 ,r & 1% .121» flfl«TrU 153» diveraiGWUn 1500 ritvwaîrEn» 1512 diversiTr FrM 1»» drversiTr Incm 3068 drversiTrStbl 1500 dneraiYMdU 9498 DmKngMUn 7500 Oomtmon Un 5000 Dnve Products 28825 DtndaeREITUn 76153 pvrsmcllUn 1400 E.D, Smrth Un 35913 !» ÜÜI Enervst Oïl Un 14767 te Plus Un 20463 Sayngs Un 376832 ExtendkareTr 126424 FA Pwr Fnd Un 22M Fantôme Ui 0 323579 Faircourt Un 5081 Fârway Div Ite flÉÉfl 10,240 e!?» 16,M' 1 +0,1» ) +0.080 first Asst RT 4262 first Natl Un 25133 first Prem Un 15103 first Tr 2 Un 9113 FùstTrHghU 1I0M HahertyfixU 12875 FbhwwUn 8157 Focus Egy Un 191972 Focused 40 Un 4828 .Fonfing Cdn Un 341803 ForemostUn 6995 FP News Fnd Un 19» Freehold Un 135"' fini St Lng Un 18 Front St Perl WÊ fist Assl-BIck 14M FrstAstDvUn 87121 Fret Ntl Alrm 15»! Futuramed Un 4400 Gateway Un X737 Gen DorHeeUn 2700 GENfVAR Inc Un 1113 Gienow Win Un 31152 Glbl Bank Un 10M GIW DISCS Un 2M Glbl Dtvre 04- 14431 GIW Divrs 2 17803 GltHPrSecUn 60» I Global DivU^0350 Go* S Gov Strie 9 Granby Un^flRA Gt Lakes Hydra Î4956 H&R Real Un 271125 Hardwoodslin 5875 Hartco Inc Fnd 175» Harvest Egy Un 707154 H>gh Arctic Un 185» TS2 ffl" 7;bS0 J) M: 6,390 8 6» 7,1» 5.4M 17,480 19.0M 9,780 16.770 ' 'll 10,970 B 194M 18,IX 9.8M X,9M ! 20 030 fl; 168» 11,700 15.6M fl 10 090 M.5M ! 6.0X 12.180 251» ! 11,380 17,280 10 890 24,7» 8,9» 8,9» 24 990 15,3» a X5M 25,170 6,2» 3,3» Huntingdon RI IAT Min IBI Income Un 1»» il in 2268 .Jl 144M rX ^ REIT 98M eUn 83» .Un X739 Jazz Air Un 163836 K-Bro Lin Un 8000 KCP Incom Un 409231 KegRyltiesUn 106» KeyeraFacUn 49331 K^slonelPSs 34046 Kmgsway LROC 22M Labrador Un 200111 ' ‘ TrUn 241M PytU 28989 ¦isr-.?üu; 10,220 14,IM 8.400 13,810 1 10,010 13,510 19,3» 9,330 ffl 5,2» 8,6» „ 14,480 14, — Un .^veUn 80» .Sust Un 13M Macquarie Un 124236 MadacyEntUn 31943 MATRIX Fnd Un 22838 MAXINUn 193» MedisysHIthU 10M Menu Foods Un 127M MG Dividend Un 8839 MWdtefieW Un 9765 MINT Inc Tr Un 3011 Monlrusco Un 7» MorguardRIUn 42622 MomeauSbcoU 8224 Movie DrstUn 14» MSP Maxxum Un 9741 Mullen Group U162140 Multi Selct Un 13» Mulvihl Cdn U 3413 NALO&GUn 166977 NewFjÿerUn 89870 New Mill Tr Un 1» Newalta Tr Un 265342 Newport Part U 28912 Noranda Cl A U 66573 North West Un X421 NQrthwaier5Y 27» Northwater75 31» Nrthlnd Pwr Un 656» Nrthwtr Mkt Un 2893 9.260 22,910 22, fl ' 13,4» , 11,OM 1 ,1 2,680 25,1» 24, ?0,010 ?0.110 ?0 380 ?0.040 W 8 -0,130 M ?0.1M ?0,170 -0,2» -O.OX +0,030 ?0.170 +0,1» +0,360 +0.1M 0.0M *0 080 -O.OX -0.060 +0,040 +1.040 +0.180 -0.0» +0,070 +0.1» +0.030 +00» +0,0» 0.0M +04» +0 0» -0,110 +0.240 -0,1» ?0,010 +OOX 0.0M -0,140 -0270 +0 230 +0040 O.OM -OIM -00» -00» -01» +0,170 +0,030 I +0.010 I +00» I +0.030 ' -0.310 -0,030 -00» I +0.360 00» -00» J 00M I +0,020 ‘ O.OM -0.360 -01» I +01X -0,080 -0,020 I +0,130 I -0,0» I +0,020 I -0,010 I +0.1X ' 0,0M -0,0» -0,2» O.OM ! +0,3M I +0,440 ) +0.0» 1 +0.1M I 0,0» I -0,0» ) +0,1» •0.410 10/3 9 Payout Prfrm U 4518 POMRyttiesUn 272» Pembma Pipe U 233806 PengrwthEgyU512389 PennWestOn 753784 Percision Un 336100 PetrowestTr 80128 Peylo Engy Un 5X761 Phoenix On 11575 Pizza Pizza Un 112» Pntra Drtl Un 10123 Pollard Bnk Un 22» Precious Ml! U 8603 PrelSecDurA 54» PrefSecIncU 5494 Premier Val Un 63S43 PremmBmdsUn 4521 Primaris Rtl U 110122 Pnme Res Un 12325 PnmeWeslUn Priszm Inc Un SSmSjs® Pro-Vest Un Progress Un provident Un PRT Forest Rainr Resolve Bus Un Retraça " Richrds_____ RioCar RI Un Rogers SgrUr Royal Host Un Royall.Saxon.r Sceptre Hgh Un )ITI Total Un 94335 bCITI Tr II Un 61f‘ SClTITr Trans 1711 Scott's RT Un ' Second Cyp Un Select 5T ‘ Sentry Glbl Sentry Lzrd Sentrv MB! Sentry Sel I Sentrv Stgi, Series S-il P» SlRRoylty "¦ ËonGrwthU 22022 on Intl Ad 500 »S-1 2 21049 p Country 8308 SntryBIChp 760 SntryCommUn 421M Sntry FIDACUn 199» SntvSclChUn 4377 Somerset Errt U151602 Sound Energy T 347995 Spclty Foods U 71000 9,3M 133.0M 1 fl 45,9» 15,2» 9,570 1; 19,840 19 37,140 “ X,7X 9,3M 9,240 7,3T* 10 8' 12 9' 2C.0 0120 m +0^40 I +0,140 I +0.2» ! 0.0» I +0,3» I -0,040 I +0,0» I +0.1» -0.2M 0.0M -0,0» I +0,070 I -0,070 .J +0,110 14 5» -0,040 7.2M -0,0» 8,9» +0,210 .9.3M +0.2M 0 133 OM +4.0M " -0,180 +0,520 -0.180 ?OIM +0,010 ?0,0» +0,070 ?0,440 .+0,360 40 +0,710 I +0,9» I +0,0» I +0.5» ' -0,0» O.OM -0,070 gtronpcoFdUn 12785 un Gro Un 10751 or Plus 74X73 nexUn 22845 table Un 16018 Water Un 25» Tax Optimized 20» TeranetfiWUn 281331 fopTûÇdn Un 15612 Top 10 Split U 18102 Toal Engy Un 27511 Transforce Un 15M35 Tree Island Un 700» Tremont Cap Un 11» Triax Divers U 107X TrHogyEgyUn 490051 Uranium Foc Un308236 Vaut! Enrgy Tr 249241 Vermilion Un 209353 VersacoW Un 3X752 VWwest Tr Un 84684 «Un 255X rvUn 42314 ffl ,1 _______kUn 1560 X Cargo Fnd Un 546» Years fin Tr U 4» Yellow Pgs Un 1802391 Yield Adv Un 15250 YIELDPLUS Un 10215 Zargon Un 147» 10:9» 24,200 fi 22,IM 9,1» 8,4» 9,7M 3,1» 4,1» 0,0» 11,31 b:5» 7,1» .m'i 9,640 ! 8,2X I 8.5» I ’il’ 6,370 10,1X 1 ’b1' 8,2» ii'p 17)070 1 )74Ô 1 11,9X '1 13,2» 36,7M fl 13,590 5,190 22,7» ! fl 28,4+ TRANSIGÉ EN F 1» Conned US 27000 Agmco US Wl 8» BkMnPrIOUS 24625 BPpIcUSF 271 Brkfid USPrG 3140 Caribbean USE 1010 Global Alum US 19267 IPCUSRTUn 2te Kinross Gld US Mmes Mgt Wt U 2 MulvihilluSJJ J PrelSecBUSF 3 Ry BRIC LS US 2 Ry Ind-Jpn US 1 SNPHIthA US 2 SNPHIthPrUS TmsAtlnlc US 144 10; 1 «fl i n 1RES DEBENTURES tXH 5nBk &jqi lkD10N12 Ik DJ NI 4 Toronto Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d’actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n’a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou bon op souscription (warrant); z= lot brisé.Les cotes Toronto New York 1 +0,0 I +0,040 I +0.1» I +0050 I -0.070 1 -OIM I +0,0» I 00M I +0140 I O.OM I +00» I 0 0M I +0,040 ) +0,110 0.140 OO» I +0,240 I +0040 ! +0.2» -0,340 +0.030 -0040 -0,150 ) +0,0» I 00» I +0.110 I +0,020 I +0.0» I +0,025 -01» -01» > 0 0» I +0,240 I -OIM I +1,0» 0,0» .« I +0,0» ¦ -0,020 -0,040 I +0,010 I +0,010 -0,0» -0,2» +0,1» +0,1» +0,0» fi +0,1» +0,010 fl -0,0» +0,310 +0,1» -0,110 0.0» 0,0» ?1,020 S AMÉRICAINS fl fl » 26.500 26,520 -0,0» ¦ 67,2» +1.2» 26,3» -0.210 l’If ffl .,.90 12,7» -0,010 12,8» 12,9M -0.3» 1,1» 1.1» O.OM TSX 14100 ,71 Dollar 1 $ canadien 91,02 (us Dow Jones ¦¦¦¦ 13 476,72 OR à New York JiflL 656,20 $us>^ Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rend) Arabie Saoudite (riyal) Argentine (peso) Australie (dollar) Bahamas (dollar) Barbade (dollar) Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Chine (renminbi) Colombie (i Corée (won) Costa Rica (colon) Égypte (livre) États-Unis (dollar) Europe (euro) Haiti (prde) Hong Kong (dollar) Hongrie (forint) Inde (roupie) Indonésie (roupie) 0,1654 0,3053 0,36366 0,9371 1,1185 0,5748 1,1185 0,5801 0,4309 0,00219 0,1487 0,000570 0,001221 0,002185 0,1993 1,0987 1,4828 0,0313 0,1453 0,00615 0,02773 0,000129 Israël (shekel) Jamaïque (dollar) Japon (yen) Liban (livre) Malaisie (ringgit) Maroc (dirham) Mexique (peso) Norvège (couronne) Nouvelle-Zélande (dollar) Pérou (sol) Philippines (peso) Rép.dominicaine (peso) Rép.tchèque (couronne) Royaume-Uni (livre) Russie (rouble) Singapour (dollar) Suède (couronne) Suisse (franc) Taiwan (dollar) Thaïlande (baht) Tunisie (dinar) dinar Venezuela (bolivar) 0,2867 0,0177.0,009056 0,000755 0,3421 .0,1370 0,1102 0,1876 0,8376 0,3582 0,0242 0,0355 0,0545 2,1696 0,0439 0,7396 0,1669 0,9245 0,033962 0,0343 0,8733 Coup d’œil Indice Composé du TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours + 4000.00 13000.00 + 2000.00 17 Ma 14100.71 Aoû Sep Oct Novj Décj Jan La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX 211902 Canadian Smallcap 97816 Canadian MidCap 124700 60 Index 87201 60 Capped Index 87201 Cdn Consumer Discretionary 12342 Cdn Consumer Staples 3125 Cdn Div Metals & Mining 40498 Cdn Energy 44391 Cdn Financials 18580 Cdn Gold 43776 Cdn Health Care 3275 Cdn IT 4926 Cdn Industrials 10427 Cdn h/laterials 86878 Cdn Real estate 3069 Cdn Telecomm Services 7824 Cdn Utilities 2872 14100.71 +75.68 0.5 809.45 +4,99 0.6 957.38 +4.72 0.5 806.73 +4.46 0.6 892.09 +4.94 0.6 125.86 +0.65 0.5 204.10 +0.34 0.2 783.18 -5.95 -0.8 361.24 +7.02 2.0 225.66 +0.20 0.1 282.48 -2.88 -1.0 50.94 -0.01 -0.0 34.60 -0.07 -0.2 118.54 +0.97 0.8 290.74 -0.54 -0.2 264.68 -1.45 -0.5 110.07 +1.00 0.9 222.58 +1.00 0.5 Canadian Venture S&P CDNX Le Marché Américain 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX S&P 500 NASDAQ Les plus actifs de Toronto 95553 3236.55 195808 13476.72 35879 5222.38 19066 250753 Compagnies Volume (000) Haut ($) Bas ($) 529.95 4602.44 9818.98 2266.77 1512.75 2539.38 Fenn.($) -6.42 -o.; -10.81 +7.13 -3.59 -6.55 -6.45 +7.04 -1.39 -8.04 Var, (%) STARFIELD RES 7953 1,13 BREAKWATER RES 7023 2.33 GABRIEL RESOURCES6975 4.12 EQUINOX MINERALS 6724 2 66 TECK COMINCO CL B 6398 44 61 SXR URANIUM ONE BCE INC GOLDCORP INC SIRIT INC.FIRST QUANTUM 5746 16.77 4599 37.95 4362 25.54 4301 0.34 4230 87.00 0.95 0.99 -0.10 -9.2 2.21 2.32 -0.01 -0.4 3.99 4.08 -0.09 -2?2.56 2.66 43.38 44.58 -0.42 -0.9 15.25 15.40 -0.50 -3.1 37.51 37.88 +0.79 2.1 25.19 25.47 -0.32 -1.2 0.30 0.34 +0.05 15 5 84.10 85.85 -1.74 -2.0 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Compagnies (000) ($) GOLDEN CHALICE RESD359 1 77 FALCON OIL & GAS 6186 3.55 NORTH AMER GEM 5972 0.25 PLATFORM RES 5329 1.94 ROCKGATE CAPITAL 4133 2.80 DELTA INTL INDUST 3481 1.39 CYPRESS DEVLP CORB276 0.56 CROWFLIGHT 2689 1.15 SEARCHGOLD RES 2600 0.22 SKYHARBOUR DEVLP 12220 0.18 Bas (S) Perm.($) Var.(%) -0.42 +0.43 +0.63 -2.15 -1.27 +0.05 -0.02 +0.03 -0.00 — decisionplus.com ! U, Jl Ne jouez plus à pile ou face avec la bourse l éléplione: (514) 392-1.1(i6 • Sans frais: l-K77-.1>>2-136ft www.marketvisionplus.com INDICES QUEBEC 17 mai 2007 IQ-30 IQ-120 Fermeture 1405.08 1491.03 Variation journalière 6.41 4.87 Variation journalière (% Variation depuis le 1er 0.46% 0.33% 12.12% 12.78% ! f § ?S ?I?9 s?1479.68 1399.74 1319.79 1239.84 1159.89 1079.95 1000.00 , CtNIRt Une initiative du Département D’ANALYSf fl Df SUIVI de finance de l'Université de DE t'INOICf QUÉBEC sherbrooke e.de l'IRÉC UaJk.T>* > Indice • Québec ® (16 h 10) 8 LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 MAI 2007 A 7 ECONOMIE Procès Norbourg: Desjardins déposait, Lacroix retirait FRANÇOIS DESJARDINS Chaque fois que le Mouvement Desjardins confiait de l’argent à Norbourg, de 2000 à 2003, Vincent Lacroix attendait tout au plus trois semaines avant de toucher au montant, selon les informations alléguées hier par un expert juricomptable à son procès pénal.Dans le cas le plus serré, le délai n’a été que de trois jours.Et le début de ces présumés gestes coïncide avec l’expansion de Norbourg, a-t-il précisé.Au quatrième jour de son témoignage, le juricomptable François Filion, qui a co-signé le rapport d’enquête, a décortiqué chacun des cinq dépôts faits par une filiale de Desjardins auprès de Norbourg.Il a ensuite analysé les huit fois où la société de M.Lacroix a redirigé les sommes vers un compte chez la firme de courtage TD Waterhouse et dans un compte de la Caisse populaire à La Prairie.Pour son rôle présumé dans le détournement de 115 millions au sein des fonds de placement de Norbourg, M.Lacroix fait face à 51 chefs d’accusation en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec.La presque totalité des 29 fonds aurait été touchée.Environ 92()0 investisseurs ont été floués.L’Autorité des marchés financiers (AMF) demande pour chaque chef la peine maximale, soit un emprisonnement de cinq ans moins un jour et une amende de cinq millions.Le procès se déroule devant juge seulement Bien que l’investissement était fait au nom d’Opvest, une filiale de Desjardins à l’époque, l’argent était versé à Norbourg par l’entremise de Citibank.Pour l’occasion, Norbourg avait le fonds privé Eloria.Les cinq contrats entre Citibank et Norbourg, qui totalisent 20 millions, stipulent que «Norbourg ne doit en aucun temps avoir la garde de l’argent et des adds du compte».Comme toujours, l'argent était d’abord déposé chez le gardien des valeurs, Northern Trust (NT).Or, selon le témoignage de M.Filion, aussitôt que l’argent entrait chez NT, Norbourg faisait une demande de retrait Par exemple, le premier dépôt de cinq millions a eu lieu le 23 février 2(XX).Le 13 mars, Norbourg se tournait vers NT et obtenait un retrait de 4,75 millions.Un autre La perte de la BM0 s’accroît GÉRARD BÉRUBÉ La perte liée aux activités spéculatives de la Banque de Montréal dans le secteur du gaz naturel atteindra désormais les 680 millions.Parlait de possibles irrégularités, l’institution a congédié les deux spécialistes directement impliqués, coupé ses liens avec une maison de courtage new-yorkaise et mis sur pied une nouvelle équipe de gestion afin d’abaisser le risque de son portefeuille.Et l’enquête se poursuit BMO Groupe financier avait surpris les marchés le 27 avril dernier en annonçant quelle devait comptabiliser une perte, évaluée alors entre 350 et 450 millions, liée à ses activités dans l’univers des contrats à terme sur le gaz naturel.Cette perte devrait plutôt atteindre les 680 millions, a averti l’institution, hier.«Après le 27avril, de nouveaux renseignements ont été obtenus, et BMO a conclu à la nécessité de faire appel à une méthodologie davantage axée sur les forces du marché dans le cas de ce portefeuille.Ces changements, asso-dés aux inquiétudes croissantes quant à la fiabilité des cotations obtenues de la part de son courtier principal et utilisées dans l’évaluation des résultats du premier trimestre, ont conduit BMO à conclure que les pertes devraient être enregistrées à la fois sur le premier et le deuxième trimestres de l’exercice financier 2007», peut-on lire dans le communiqué.Selon la nouvelle évaluation, la perte totale atteint les 680 millions avant impôts, ou 327 millions après impôts (64 C par action).Les résultats du premier trimestre, qui faisaient ressortir un bénéfice net de 585 millions, seront réajustés pour absorber une perte de 509 millions (237 millions après impôts).Ceux du deuxième, qui seront dévoilés le 23 mai, seront amputés d’une perte de 171 millions (90 millions après impôts).La Banque a pris soin d’ajouter qu’elle poursuit «son enquête au sujet des circonstances ayant entouré ces pertes commerciales sur les marchandises, enquête qui vise également à déterminer si des irrégularités ont pu être commises lors des transactions et des évaluations».Sanctions Outre les ajustements comptables, la Banque a précisé hier que les deux spécialistes des opérations sur marchandises, suspendus à la suite de l’annonce du 27 avril dernier, «ne sont plus à l’emploi de l’entreprise».De plus, elle a mis un terme à sa relation commerciale avec la maison de courtage Optionable, «en attendant les résultats de la vérification commandée à l’externe».La Presse canadienne a indiqué que le chef de la direction de ce cabinet a quitté ses fonctions un peu plus tôt cette semaine.Enfin, une nouvelle équipe de professionnels a été affectée à ce portefeuille.Elle a pour mandat de réduire les risques de ce portefeuille, déjà abaissés du tiers par rapport au sommet de 2006.Rappelons que cette spéculation sur le marché du gaz naturel avait fait une importante victime l’an dernier, le fonds de couverture américain Amaranth ayant perdu 6 milliards $US en une semaine en septembre avant de fermer boutique.Donc, tout n’est pas fini, même si le portefeuille de la Banque est désormais évalué correctement par rapport au cours du marché en date du 30 avril dernier.«Etant donné la taille et la complexité de ce portefeuille, il se peut qu’il fluctue entre des gains et des pertes importants, du fait de son repositionnement et de la volatilité du marché.Cependant, en bout de ligne, cela ne devrait pas se traduire par des gains ou des pertes importants sur le plan financier pour ce pmiefouille», a précisé l’institution bancaire.Le Devoir exemple?Lorsque Desjardins a déposé 7,5 millions le 27 juin 2003, Norbourg a fait trois jours plus tard sa phis grosse demande de retrait six millions.«En mars 2000, Norbourg était petite», a dit M.Filion.Les fonds Norbourg n’étaient même pas encore officiellement lancés.Or, sa croissance «a débuté avec différents retraits effectués dans le fonds d’Opvest».L’argent ainsi retiré était placé dans un compte de TD Waterhouse qui a servi à acheter des actions de sociétés telles que Domtar, Canfor et Biovail, a affirmé M.Filion devant le juge Claude Leblond.Or, ces placements ont été vite liquidés et l’argent a fini par se retrouver dans divers comptes bancaires de Norbourg.Entre-temps, les employés de Norbourg travaillaient donc sur un fonds Eloria purement virtuel, a affirmé M.Filion.Les rendements que Desjardins se faisait présenter étaient «fictifs», a-t-il dit Reprendre ses billes Lorsque Desjardins a voulu reprendre ses billes en 2004, selon M.Filion, Norbourg aurait donc remboursé Desjardins avec l’argent des investisseurs qui se trouvait dans ses propres fonds.A la suite de cette fâcheuse allégation, le Mouvement Desjardins a émis un communiqué hier pour rappeler que c’est un article au sujet de Norbourg qui l’a fait sourciller, dans lequel M.Lacroix exposait publiquement sa relation d’affaires avec Desjar- ( dins.La reprise de ses billes s’est faite dans un «souci de gestion saine et prudente», a dit Desjardins.Encore une fois, M.Lacrobc n’a pas parlé hier.D a déjà affirmé devant le juge Leblond que les rapports de NT reçus par Norbourg contenaient souvent des erreurs.Il pourrait contre-interroger M.Filion la semaine prochaine.En fin de séance, la poursuite a commencé à se rapprocher du cœur des reproches faits à M.Lacroix: l’écart sidérant entre ce que montraient les rapports de NT concernant la valeur des fonds et ce que montraient des rapports trouvés dans les ordinateurs de Norbourg.Le Devoir Wolfowitz va démissionner YURI GRIPAS REUTERS t LE PRESIDENT de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz — qu’on voit ici quittant sa demeure hier matin —, va démissionner le 30 juin, à la suite d’un accord intervenu avec le conseil d’administration de la Banque, a indiqué l’institution multilatérale hier dans un communiqué.«Les administrateurs prennent acte de la décision de M.Wolfowitz de démissionner de la présidence du groupe Banque mondiale, à compter de la fin de l’année financière (30 juin 2007)», ont indiqué les parties dans ce communiqué.Les administrateurs ont ajouté qu'ils avaient «accepté» l’assurance fournie par M.Wolfowitz, accusé de népotisme, qu’il avait agi «avec éthique et de bonne foi» en ordonnant personnellement l’avancement de sa compagne, Shaha Riza, également employée de l’institution.Alcoa écrit à Alcan EN BREF Baisse des exportations Exportation et développement Canada (EDC) prévoit que le ralentissement du marché américain aura comme effet de faire baisser les exportations du Québec de 2 % cette année avant qu’elles ne se stabilisent 1 an prochain.A l’échelle canadienne, les volumes à 1 exportation devraient connaître une baisse de 1 % en 2007 avant de remonter légèrement, de 1 %, en 2008, a ajouté EDC, un organisme de crédit dont le mandat est d’aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à réussir sur les marchés mondiaux.- PC GÉRARD BÉRUBÉ Si Alcan rejette l’offre d’Alcoa, elle ne pourra évo-quçr le non-respect de l’entente commerciale avec l’État québécois.Du moins, le géant américain estime que sa proposition répond, voire dépasse les exigences gouvernementales, et il exhorte le conseil d’administration d’Alcan à entreprendre dès maintenant l’examen de cette convention.Alcoa a multiplié cette semaine les annonces dans les médias réitérant ses engagements et les retombées de son offre pour l’économie québécoise.Hier, dans une lettre adressée au conseil d’administration, le géant américain de l’aluminium a rappelé les retombées et investissements promis.S’ajoute une proposition voulant que le tiers du conseil d’administration dç la société regroupée soit composé de Canadiens.A titre de comparaison, l'offre, reposant en partie sur un échange d’actions, accorderait aux actionnaires actuels d’Alcan entre 15 et 18 % de la compagnie regroupée.L’essentiel de la lettre commentait toutefois les conditions fixées par Québec advenant que le contrôle d’Alcan change de mains.Une fois cette convention de continuité rendue publique, l’acquéreur éventuel avait dix jours pour dire au conseil d’Alcan comment il entendait la respecter.Dans sa missive, Alain J.P.Belda, président du conseil et chef de la direction d’Alcoa, a indiqué que «nous avons passé la convention en revue et nous sommes très à l’aise d’assumer toutes les obligations d’Alcan ainsi que ses engagements envers le Québec.Lorsque nous additionnons les obligations d’Alcan qu’Alcoa assumera aux autres engagements d’Alcoa à l’égard du Québec et du Canada, nous sommes convaincus qu’aucune autre entreprise ne peut égaler les avantages bonifiés que notre offre présente pour le Canada, le Québec, la Colombie-Britannique, Montréal et toutes les autres parties concernées», a-t-il soutenu, tout en demandant au conseil d’administration d’Alcan «de commencer aujourd’hui la période d’examen prévue par la convention».Dans sa lettre, le président d’Alcoa reconnaît que la recommandation que doit faire le conseil aux actionnaires d’Alcan ne se limite pas au prix offert, qui chiffre l’offre à 33 milliards $US.«Je comprends clairement que les modalités de la convention de continuité que vous avez négociée avec le gouvernement du Québec font en sorte que le prix n’est qu’m des nombreux facteurs qui entrent en jeu en cas de changement de contrôle d’Alcan.Il va de soi que les intérêts de toutes les parties prenantes — employés, collectivités, gouvernement du Québec et actionnaires — pèsent dans la balance.Nous croyons fermement que nos propositions satisfont à la lettre et à l’esprit de la convention de continuité et que personne d’autre ne peut offrir mieux aux intéressés à cet égard et à bien d’autres encore.» Siège social Et sur l’un des principaux enjeux, soit le maintien d’un siège social stratégique à Montréal, Alcoa a réitéré son engagement à cet effet.«C'est à Montréal que sera situé le siège social de la société regroupée responsable des produits primaires et des activités connexes de recherche et de développement.Considérée individuellement, l’entreprise des produits primaires sera la plus importante société d’aluminium du monde, d’une envergure supérieure à celle d’Alcan à l’heure actuelle.» Dans la foulée, Alcan, qui n’a toujours pas répondu à l’offre non sollicitée rendue publique le 7 mai, est invitée à faire preuve de diligence.«Nous croyons comprendre que la convention de continuité vous permet de reporter à une date ultérieure l’étude de nos propositions visant le Québec.Nous estimons cependant qu’il est dans l’intérêt de toutes les parties, notamment celui du Québec, d’entamer votre examen dès maintenant.» Le Devoir Le taux d’inflation a été de 2,2 % en ami Ottawa — Le taux annuel d’inflation au Canada, mesuré par l’Indice des prix à la consommation (JPC), était de 2,2 % en avril, soit une croissance inférieure à celle de 2,3 % affichée en mars, en raison notamment de la variation des prix de l’essence.Le taux d’inflation de référence atteint toutefois 2,5 %, un niveau nettement plus élevé que la cible de 2 % établie par la Banque du Canada, ce qui fait craindre à certains analystes une hausse des taux d’intérêt d’ici la fin de l’année.Il s’agissait de la hausse la plus forte affichée par cet indice depuis mars 2003.«U est de plus en plus clair que le Canada, et non les États-Unis, a un problème avec le taux d’inflation», a expliqué Warren Lovely, économiste principal pour Marchés mondiaux CIBC.Les prix moyens de l’essence, quoique relativement élevés, ont été légèrement inférieurs à ceux de l’an dernier durant la période, a expliqué Statistique Canada hier en dévoilant ces données.L’agence fédérale a rappelé qu’entre mars et avril 2006, les prix payés à la pompe avaient grimpé de 13,5 %, tandis qu’ils n’ont augmenté que de 2,6 % au cours de la même période en 2007, ramenant la variation sur 12 mois de l’indice de l’essence dans la zone négative, à -0,6 %.En excluant les composantes énergétiques — qui comprennent entre autres l’essence et le gaz naturel — les prix à la consommation ont augmenté à leur rythme le plus élevé, soit 2,4 %, en près de quatre ans, au mois d’avril.«Nous avons maintenant une situation où l’économie et l’inflation surchauffent plus que ce que la Banque du Canada anticipait, a ajouté M.Lovely.Les marchés financiers attendent maintenant une hausse des taux d’intérêt.À tout le moins, la possibilité d’une réduction diminue rapidement.» D’après la Presse canadienne Black se dit confiant d’être innocenté ROMINA MAURINO Chicago — Conrad Black a dit croire «qu’aucun jury au monde» ne saurait le trouver coupable après la fin, hier, du témoignage de son ancien lieutenant, David Radier, le témoin-vedette de la poursuite.Les avocats de la défense ont passé plusieurs jours à traiter Radier, qui témoignait contre Black en retour d’une peine réduite, de menteur, et ont laissé entendre qu’il ne s’était retourné contre son ancien patron que pour sauver sa peau.«Je crois qu’il [Radier] n’a aucune crédibilité, a dit Black hier, à l’extérieur du tribunal de Chicago.Je pense qu’aucun jury au monde ne saurait me condamner en se fiant à ce qu’il a dit.Je répète ce que je vous dis depuis longtemps, à savoir que ce n 'est pas une cause criminelle — sauf peut-être contre lui.» Un avocat de la défense a soutenu, jeudi, que Radier aurait écopé d’une peine de 71 mois de prison s’il n’avait pas impliqué l’ex-baron de la presse dans des manœuvres frauduleuses.Ron Safer, qui représente Mark Kipnis, un des coaccusés, a affirmé qu’en plaidant coupable, Radier était passible d’une peine allant de 57 à 71 mois, selon les prescriptions américaines.Cette sentence a été réduite à un maximum de 29 mois après que Radier eut identifié Black comme l’organisateur d'un stratagème frauduleux pour détourner des millions de dollars dont auraient dû profiter les actionnaires de Hollinger.«Vous compreniez que si on déterminait que vous aviez organisé ou dirigé une activité criminelle, vous risquiez d’écoper d’une peine beaucoup plus lourde, a dit M' Shafer.Vous vous êtes entendu avec le gouvernement pour une peine de 29 mois — mais vous n’obtiendrez ces 29 mois que si la poursuite en fait la demande au juge.» Radier s’est montré à la fois nerveux et contrarié, lançant des regards soucieux aux jurés, soupirant et hochant la tête.«Je dois avouer que oui», a-t-il finalement laissé tomber à voix basse.Il a toutefois insisté sur le fait qui a dit la vérité pendant son témoignage mais a reconnu que, si d’autres n’avaient pas été accusés relativement à cette affaire, il aurait dû «subir un procès».Les jurés, qui ont fréquemment paru distraits pendant le procès, ont toutefois suivi ces échanges de près, se tournant dans leurs chaises pour fixer Radier du regard.Presse canadienne La Fed minimise la crise hypothécaire Washington — Les défauts de paiement des hypothèques, dont le nombre va croissant, ne devraient pas nuire sérieusement à l’économie des États-Unis, a affirmé hier Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale.«Nous pensons que les conséquences des problèmes des hypothèques à risque seront limitées, dans l’ensemble du marché résidentiel.Nous ne prévoyons pas non plus de débordement substantiel du marché des prêts à risque ailleurs dans l’économie ou dans le système financier», indiquent ses notes pour une allocution qu’il devait prononcer à Chicago.M.Bernanke, sous les critiques de plusieurs élus au Congrès pour un cadre réglementaire jugé laxiste, promet par ailleurs que la banque centrale fera «tout ce qui est possible pour empêcher les pratiques abusives de prêts, pour foire en sorte que les prêteurs ont de solides contrais de réassurance et pour nous assurer qu'ils donnent les renseignements utiles aux consommateurs».Mais le patron de la Réserve fédérale ne donne pas de détails quant à des mesures spécifiques pour resserrer la réglementation, il a simplement indiqué que la banque centrale tiendra dans quelques semaines des audiences sur ce dossier.M.Bernanke croit néanmoins probable une hausse des ças de défaut de paiement cette année et en 2008, aux États-Unis.Presse canadienne et Associated Press Dorel suspendra la majeure partie de ses activités de fabrication à Dowagiac Le fabricant de produits récréatifs et de puériculture Industries Dorel a annoncé hier, lors de son assemblée annuelle, qu’il suspendra l’essentiel des activités de fabrication de son usine de Dowagiac, dans l’Etat du Michigan.L’entreprise attribue cette décision, qui touchera environ 170 des 215 membres du personnel, à une surcapacité de production.En annonçant la nouvelle, le président et chef de la direction, Martin Schwartz, a affirmé que son équipe de direction demeure convaincue qu’il y aura une de- mande soutenue pour des meubles prêts-à-assem-bler fabriqués localement mais qu’avec les améliorations apportées jusqu’à maintenant la capacité de fabrication de la compagnie surpasse les besoins anticipés du marché.«Nous croyons que cette décision assurera la viabilité à long terme de nos activités d’exploitation domestiques et accélérera la croissance de la rentabilité d’Ameriwood [filiale spécialisée dans les meubles et produits prêts-à-assembler], » La suspension des activités à l’usine de Dowagiac entraînera des frais de restructuration avant impôt d’environ 11 millions de dollars, dont la majeure partie sera comptabilisée cette année.Dorel dit continuer de s’attendre à ce que la croissance de son chiffre d’affaires, sur une base comparable, soit modeste en 2007, mais que la croissance de ses bénéfices surpasse celle de son chiffre d’affaires.La fermeture annoncée hier à l’occasion de l’assemblée annuelle de l’entreprise, a été décidée après que l’entreprise ait développé son réseau de fournisseurs en Chine et amélioré l’efficacité de deux autres de ses usines à Cornwall, en Ontario, et à Tiffin, en Ohio.M.Schwartz a précisé que le partenariat de son entreprise avec des fournisseurs chinois lui a permis d’offrir ses produits plus rapidement et à des coûts plus avantageux, et que plusieurs centaines des produits lancés chaque année par Dorel sont fabriqués en Chine.Les produits importés de Chine, et fabriqués de selon les exigences de Dorel, représentent maintenant la moitié des revenus de l’entreprise, contre seulement 20 % ou 25 % il y a cinq ans.Presse canadienne r LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 MAI 2007 A 8 EDITORIAL D’ •ï» J Un plan ambitieux L’administration Tremblay a finalement rendu public son plan de transport 2007, frappé du slogan Réinventer Montréal.Par-delà les quelques idées plus spectaculaires, notamment les tramways et les péages, ce sont surtout les dizaines d'autres mesures qui feront la différence.Pour autant, bien sûr, que Dieu et surtout les deux ordres de gouvernement supérieurs leur prêtent vie.entrée de jeu, avant même d’en dire tout le bien qui s’impose, soyons réaliste: les chances sont minces pour Montréal d’obtenir une réponse positive de Québec et d’Ottawa à ses besoins supplémentaires de 355 millions par année, pendant dix ans, nécessaires à la réalisation de ce plan de transport II serait d’ailleurs tout aussi surprenant que les autorités actuelles de la Ville, le maire Tremblay en tête, se découvrent la détermination soudaine d’aller chercher les autres 240 millions annuels manquants dans la poche des Montréalais et des banlieusards! Montréal peut imposer les péages sans demander l’autorisation à Québec, qu’attend-elle pour agir?À cette époque où il faut consacrer des milliards par année à la seule réfection des infrastructures et où les gouvernements s’entêtent à vouloir ajouter de nouveaux fronçons d’autoroute, les autorités montréalaises devront faire preuve d’une force de persuasion qu’on ne leur connaît pas afin d’attirer l’attention sur leurs projets, dont certains, comme les tramways, peuvent difficilement être qualifiés de prioritaires.Cela étant, il faut applaudir à ce plan dans son ensemble.Enfin, les autorités montréalaises paraissent sérieuses quand elles affirment vouloir accorder la priorité au transport collectif.Et si on exclut le prolongement du métro vers l’est et la desserte de l’aéroport par train, deux investissements qu’il faudra pourtant se résoudre à faire bientôt, la plupart des mesures les plus efficaces de ce plan ne sont pas si coûteuses.Ajouter des rames de métro aux heures de pointe, augmenter le nombre de voies réservées, reconfigurer la signalisation aux coins des rues, ajouter des autobus et améliorer le confort pour les passagers, installer quelques circuits de trolleybus et accroître le nombre de stationnements incitatifs: voilà des changements indispensables si on veut éviter que l’explosion démographique des banlieues n’aggrave à la fois la congestion et la pollution à Montréal.Quant aux tramways, les études manquent pour nous permettre d’évaluer leur véritable pertinence compte tenu de leur coût dans une ville comme Montréal.Moins spectaculaires, les trolleybus ou les hybrides ne seraient-ils pas plus économiques et mieux adaptés à des circuits comme ceux de l’avenue du Parc, du chemin de la Côte-des-Neiges et du boulevard Pie-DC?Et pourquoi le Vieux-Port comme projet initial?A quoi servirait un tramway parallèle au métro dans l’axe René-Lévesque, entre Berri et Peel?Ceinturer le centre-ville de Papineau à Peel dans l’axe Sherbrooke et René-Lévesque, peut-être, mais pourquoi la rue de la Commune, qui n’est fréquentée que par des touristes?A moins que l’idée consiste à faire mousser le développement immobilier à la Cité du Havre! Mauvaise idée! Dans l’ensemble, il faut donc applaudir à cette initiative de l’administration Tremblay et souhaiter que les consultations à venir serviront à consolider les propositions les plus prometteuses pour l'amélioration de la qualité de vie à Montréal.Quant aux gouvernements de Québec et d’Ottawa, le temps est venu pour eux de prouver qu’ils sont sérieux quand ils prétendent vouloir lutter confre les gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique.L’argent pour la mise en oeuvre du protocole de Kyoto est là; le temps est venu de passer à l’action.j- rsansfacon@ledevoir.com Encore des coupables ! Jean-Robert Sansfaçon L Marie-Andrée Chouinard a crise financière à l’UQAM a agité le théâtre politique cette semaine avec une question centrale: qui sont les responsables?On sait maintenant que dans la cour gouvernementale, plusieurs voyants rouges avaient été allumés sans que soit enclenchée quelque véritable opération de sauvetage.Décidément, plus on avance dans ce dossier, plus les fautifs potentiels se multiplient! Après avoir tenté de comprendre qui, à l’UQAM, avait pu causer une telle catastrophe, c’est maintenant sur la scène gouvernementale que se porte l’attention.On apprenait cette semaine que dès avril 2006, le ministère des Finances avait racheté des obligations de 269 millions de dollars émises pour l’UQAM, et ce, à cause d’un taux d’intérêt anormalement élevé.Le sous-ministre associé Bernard Turgeon a reconnu avoir été secoué par un excès de colère — il était «en calvaire!» — lorsqu’on l’a informé de cette transaction inhabituelle.Or, mitraillée par les deux partis d’opposition en Chambre pour son inaction apparente, la faction libérale soutient que ce n’est que l’automne suivant, à la lecture des révélations du Devoir, qu’elle a compris que l’UQAM était en difficulté.Pourtant, tout était en place depuis bien longtemps pour qu’on s’inquiète et qu’on agisse! Déjà, en décembre 2005, un avertissement sévère émanait de la firme de cotation DBRS.En février 2006, Moody’s allumait un autre clignotant En décembre de la même année, c’était la première décote, bientôt suivie d’une seconde.Des marges de crédit totalisant 275 millions de dollars ont été autorisées par les instances officielles.Au total, c’est d’obligations de 419 millions que l’UQAM se porte garante.A la lecture de ce tableau accablant qui pourra dire que c’était insuffisant pour annoncer la déconvenue?De la bouche de la grande argentière du gouvernement, Monique Jérôme-Forget, les condamnations ont fusé cette semaine.La ministre a multiplié les sarcasmes à l’endroit du recteur démissionnaire, Roch Denis.Un «pauvre monsieur» complètement «à côté de la plaque».Un homme associé à «un héros» mais qui dirigeait finalement «un château de cartes».Un recteur dont le «gène masculin» a été titillé par l’appel de la «pépine».Quelle mouche a donc piqué la ministre?Emportée par cet élan qui étonne et détonne, Mme Jérôme-Forget tente-t-elle, par cette agressivité hors du commun, de diriger l’attention sur le seul des coupables identifié à ce jour, épargnant du coup tous les autres?Les faits l’indiquent maintenant ou le ministre de l’Éducation d’alors, Jean-Marc Fournier, ou les sbires du ministère des Finances très au fait des communiqués de DBRS et de Moody’s — et fort probablement toutes ces personnes! — étaient au courant Ils auraient dû intervenir pour éviter le pire.À l’époque, le gouvernement Charest et les universités faisaient front commun pour convaincre Ottawa de délier les cordons de sa bourse.Un scandale universitaire à saveur financière et immobilière aurait entaché cette démarche politique, ce qui explique peut-être cette passivité.En explosant aujourd’hui plutôt qu’alors, cette bombe cause toutefois de bien plus grands dommages.machouinardf&ledevoir.com LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910, FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE ?Rt£tNTATi0N T>u Flan Pu AAAtRE ‘FPCmÇlAV.M'ARRCff •MUm GRÈVE DES fdTuK gtAfi-oifS yEwW.e* VçmonTREAi- LETTRES Les jeux partisans des comités Mercredi, les trois partis d’opposition ont choisi de se livrer à des jeux politiques partisans en mettant fin aux activités du Comité permanent des langues officielles.Les députés du NPD, du Parti libéral et du Bloc québécois ne cessent de déclarer à quel point ils s’engagent à lutter en faveur du bilinguisme et de la diversité linguistique au Canada, mais ensemble, ils ont décidé de mettre fin aux travaux du Comité des langues officielles.C’est ce qu’ils ont choisi de faire.Je trouve essentiel de mettre les choses au clair afin de chasser tout commentaire incorrect ou trompeur sur ce sujet de la part de certains députés des partis d’opposition.Les membres du comité avaient prévu de discuter de programmes de contestation judiciaire et du tout nouveau rapport du commissaire aux langues officielles.Toutefois, puisque l’opposition a décidé d’appuyer une motion de non-confiance afin de forcer la démission du président, le comité ne peut plus poursuivre ses travaux.C’est grâce au leadership de Guy Lauzon, un député du gouvernement qui travaille avec acharnement, que le comité a voyagé à travers le pays afin de rencontrer des communautés minoritaires pour la première fois en 25 ans.La semaine dernière, le comité a déposé à la Chambre des communes un rapport approfondi décrivant ses trouvailles.De plus, dans le budget 2007, notre gouvernement s’est engagé à accroître le financement pour les communautés minoritaires de langues officielles d’une somme de 30 millions de dollars pour les deux prochaines années.Guy Lauzon a toujours été un président juste et professionnel, et avant la motion de non-confiance, les députés de l’opposition n’avaient jamais exprimé leur insatisfaction à propos de son travail.Les statuts permanents de la Chambre des communes stipulent que le président du Comité des langues officielles doit être un député du gouvernement.Les membres conservateurs de ce comité respectent M.Lauzon et, ainsi, l’appuient en tant que président Ceci explique donc pourquoi ils ont tous refusé les demandes incessantes de l’opposition afin qu’un membre du gouvernement pose sa candidature à titre de président , En tant que whip, je n’obligerai aucun membre de ce comité à se présenter comme président.Nous avions précédemment informé les partis de l’opposition que si la motion de non-confiance forçant la démission de notre président était adoptée, nous n’obligerions aucun de nos députés à poser sa candidature afin de devenir président du Comité des langues officielles.Malgré notre souhait de voir le comité reprendre ses travaux, l’opposition a choisi les jeux politiques partisans plutôt que d’agir en faveur des communautés de langues minoritaires au Canada, mettant ainsi les intérêts des Canadiens de langues minoritaires de côté, le tout afin d’offrir de la matière aux médias.Jay Hill Whip en chef du gouvernement conservateur Ottawa, le 17 mai 2007 Penser au parti.Avec l’arrivée de Pauline Marois à la tête du PQ, le Parti libéral du Québec devrait sérieusement penser à changer de chef.Le PLQ a eu la chance de gagner les dernières élections.Si le PQ n’avait pas été aussi faible, jamais Jean Charest n’aurait été réélu.Il ne faut pas se leurrer: les Québécois n’aiment pas Jean Charest.En tant que libéral, je suis tout à fait conscient que mon parti doit trouver une nouvelle figure, plus attrayante aux yeux de l’électorat.M.Charest, faites comme André Boisclair, pensez à votre parti et quittez votre poste.Karl Lemire Pointe-Claire, le 14 mai 2007 Des baisses d’impôt méritées?Le premier ministre Jean Charest annonçait la semaine dernière que son gouvernement inclura dans le prochain budget des baisses d’impôt (probablement les 700 millions promis en fin de campagne électorale).Comment justifie-t-il une telle décision?Voici un extrait du discours d’ouverture de la session parlementaire: «Vous travaillez, vous travaillez déjà très fort pour chaque dollar gagné.Vous avez droit, vous les contribuables québécois, à un répit.Je demande à l’opposition de faire comme nous, de prendre le parti de la classe moyenne et de permettre des baisses d’impôt enfin pour la classe moyenne du Québec.» Une telle justification me laisse très perplexe.Si, un jour, le gouvernement devait augmenter ses impôts ou ses taxes, justifiera-t-il cette décision en disant que les Québécois ne travaillent pas assez fort?Non.A-t-il décidé d’accroître les frais de scolarité pour les études universitaires parce que les étudiants ne travaillent pas assez fort?Non.Il est important que le gouvernement prenne de telles décisions avec soin et qu’il explique clairement à la population les raisons qui les motivent.11 faut également éviter une situation où ces baisses d’impôt seraient renversées dans un an ou deux.Je dirais plutôt que les Québécois ont droit à ce que cette décision de diminuer les impôts hisse partie d’un budget mûrement réfléchi et intégré dans un plan budgétaire de plusieurs années (au moins cinq ans), à ce que ce budget et ce plan budgétaire contiennent une provision adéquate pour imprévus et à ce que la présentation du budget, du plan budgétaire et des comptes publics soit faite selon les principes comptables généralement reconnus et en tenant compte des observations faites par le vérificateur général du Québec pendant la dernière session parlementaire.Jean-Pierre Aubry Association des économistes québécois Le 14 mai 2007 Des GES paralysants.À voir le comportement de nos gouvernements, des partis d’opposition et même des groupes écologistes, c’est à croire que les GES ont des effets non seulement sur le climat mais aussi sur l’imagination, la vision et la volonté.Beaucoup de paroles sont dites à propos de Kyoto, certains partis politiques en revendiquent presque la paternité, d’aucuns appellent leur chien Kyoto, mais rien ne change, même pas certaines questions essentielles en ce qui a trait à nos choix de société.À titre d’exemple, nous privilégions le transport des marchandises par camions lourds alors que ce type de transport est beaucoup plus coûteux en énergie que le transport ferroviaire ou maritime.Et ce, sans compter les dépenses faramineuses liées à l’entretien de notre réseau routier et à la construction de nouvelles autoroutes afin de réduire l’engorgement de nos grands axes routiers.Statistique intéressante: au Canada, entre 1990 et 2004, les GES produits par les camions lourds ont augmenté de 83 %, dépassant ainsi la quantité de GES libérés par les millions d’automobiles.Autre fait à noter, les camions légers et les populaires VUS ont doublé leurs émissions de GES depuis 1990.Qu’est-ce qu’on attend pour agir contre ces fléaux?Le discours gouvernemental et celui des écologistes visent presque toujours les méchants automobilistes.Le gouvernement Harper a bien adopté quelques mesures timides pour rendre moins attrayant l’achat de véhicules très énergivores, mais rien n’est fait pour revoir le transport par camipns lourds, même pas l’amorce d’une réflexion.A Québec, c’est le néant, si ce n’est que nous taxons les automobilistes pour subventionner les transports en commun et que nous récupérons les voies ferrées abandonnées pour en faire des pistes cyclables.Quelle vision! Jean-Maurice Hamel L’Ancienne-Lorette, le 17 mai 2007 Une industrie infantilisée En décembre dernier, en dévoilant le résultat de ses analyses, le forestier en chef a «grondé» les compagnies forestières en les avisant qu’elles devraient couper dans les secteurs de leur unité d’aménagement qu’elles avaient tendance à négliger.Quant à lui, le nouveau ministre s’impatiente devant ce qu’il juge être une lenteur dans la restructuration de l’industrie forestière (lire: consolidation et pertes d’emplois).Ce sont deux exemples récents qui viennent de «haut».On pourrait les multiplier à différents niveaux de l’aménagement forestier où l’industrie se fait dire «fais ceci, ne fais pas ça».Pourquoi le Canada n’a-t-il pas de géants dans l’industrie forestière?On peut se poser la question compte tenu de l’immensité de cette ressource au pays.Mais faut-il s’en surprendre quand le gouvernement veut presque décider quelles usines fermeront et lesquelles seront «consolidées»?Il faudrait arrêter de prendre l’industrie par la main.Le monde change, et il change très vite.Les besoins se trouvent eux aussi à changer.La consolidation est-elle la seule solution dans un monde qui demandera de plus en plus de souplesse à des conditions changeantes?Je n’ai pas la réponse, mais je serais plus rassuré si le gouvernement n’avait pas l’impression, lui, de l’avoir.Après 30 ans passés à prendre notre industrie par la main, à l’infantiliser et à se retrouver avec 12 000 emplois perdus (au dernier décompte), peut-être faudrait-il changer de stratégie?Notre industrie n’est pas compétitive?Depuis quand un enfant est-il compétitif contre un adulte?Eric Alvarez Québec, le 11 mai 2007 Les graffitis Ayant enseigné la sociologie des médias pendant une vingtaine d’années, il est arrivé assez souvent que des étudiants demandent de faire leur travail de session sur le phénomène des graffitis.Une des premières observations que j’ai faites dans la foulée de cet intérêt pour les graffitis, c’est que, dans un monde envahi par des milliers de panneaux publicitaires, les graffitis, parfois, représentent un véritable effort pour dire et signifier «autre chose».Deuxième observation que je fais, en toute modestie: il me semble que, depuis 25 ans, l’univers des graffitis s’est considérablement modifié.Maintenant, les graffitis, dans une trop large mesure, consacrent la montée du narcissisme et de l’égocentrisme.En effet, de nombreux graffitis sont des tags ou des signatures de personnes nombrilistes dont le but premier est de laisser leur marque, souvent vide et stérile.Troisième observation: les graffitis comportent moins qu’autrefois des textes de toutes sortes.Il y a à peu près 20 ans, on pouvait lire de nombreux poèmes dont certains étaient parfois bouleversants et hautement signifiants et significatifs.On voyait aussi des phrases un peu lapidaires.Par exemple, au début des années 80, on pouvait lire, à plusieurs endroits, cette phrase émouvante: «Y a-t-il une vie avant la mort?» On retrouvait aussi ce slogan anarchisant: «If voting could change anything, it would be illegal!» Il y a de cela une dizaine d’années, dans le tunnel de la rue Georges-Vanier à Montréal, il y avait une pléthore de poèmes dont certains étaient touchants et marqués au sceau du talent.J’avais décidé d’aller prendre des photos, mais le tout a été effacé, allez savoir pourquoi.Mieux vaut un poème bien ficelé et signifiant qu’un mur gris et sale ou une affiche publicitaire.Quatrième observation: certains graffitis sont l’œuvre d’artistes vraiment talentueux et certaines de ces œuvres mériteraient d’échapper à l’anéantissement.Jean-Serge Baribeau Montréal, le 11 mai 2007 LE DEVOIR.LE VENDREDI 18 MAI 2 0 0 7 A 9 IDEES Le Canada, une superpuissance dans les domaines de la santé et des sciences ALAN BERNSTEIN Président des Instituts de recherche en santé du Canada émergence de l’Inde et de la Chine comme puissances économiques, les nouvelles technologies de communications mondiales, le réchauffement planétaire, l'émergence de nouveaux pathogènes infectieux comme celui qui a causé le SRAS, les toutes dernières percées en ce qui concerne le fonctionnement du corps humain: voilà des éléments offrant des défis et des possibilités immenses pour un pays comme le Canada.Aucun pays n’est l’abri de ces changements tectoniques mondiaux.Nous sommes engagés dans une course sans ligne d’arrivée.Le XX' siècle a été marqué par des améliorations incroyables en ce qui a trait à la santé, et ce, presque partout, sauf en Afrique subsaharienne.La longévité en Occident s’est accrue de presque deux ans par décennie au cours des 16 dernières décennies.De nouveaux médicaments et de nouvelles méthodes diagnostiques, qui ont vu le jour grâce à des percées en biologie, sont de plus en plus fondés sur la compréhension des mécanismes moléculaires de la biologie humaine et de la maladie.Il est maintenant possible de prévenir ou de ralentir l’apparition de certaines maladies avant même que les symptômes cliniques ne soient apparents.Les technologies de l’information et des communications joueront aussi un rôle clé.Au fur et à mesure que notre population vieillit et que nous passons de plus en plus des maladies aiguës aux affections chroniques du vieillissement (démence, diabète, arthrite, fragilité), ces technologies serviront à relier notre maison, notre corps, nos cliniques et nos hôpitaux.La médecine regénérative, notamment les nanotechnologies, la bio-ingénierie et peut-être les cellules souches, transformera notre façon de réparer ou de remplacer des parties défectueuses ou usées de l’organisme.Mais surtout, la santé et notre système de santé seront transformés grâce à la synergie qui résultera de la combinaison de la nouvelle science et des nouvelles technologies et grâce à une plus grande prise de conscience de notre responsabilité personnelle envers notre corps.Les soins de santé sont devenus une activité fondée sur les connaissances; cette transformation profonde a d’énormes répercussions économiques.Dans notre pays, les soins de santé correspondant à une industrie de 140 milliards de dollars.Aux Etats-Unjs, il est question de deux billions de dollars.A l’heure actuelle, la Chine dépense environ 60 $ par personne par année pour les soins de santé.Le Canada, quant à lui, en consacre environ 4600 $.Ainsi, lorsque les dépenses en soins de santé de la Chine seront passées de 60 à 600 millions de dollars au cours de la prochaine décennie, la valeur de l’industrie des soins de santé en Chine s’élèvera à 800 milliards de dollars.Et malgré toutes nos préoccupations en ce qui ooncerne notre système de soins de santé, il est permis de penser qu’il est bien géré et qu’il est un des meilleurs au monde.Ce savoir-faire, ces connaissances sont aussi exportables et rentables que le bois ou le pétrole.Les soins de santé constituent l’industrie du savoir la plus importante au Canada, une industrie qui connaîtra une croissance fulgurante et de grandes possibilités d’exportation au cours des 25 prochaines années.Les soins de santé illustrent bien l’importance du savoir et des industries du savoir pour l’avenir du Canada.De plus, ils constituent un modèle pour la façon dont nous devons concevoir les sciences et les technologies.i il / s- Revoir la productivité Pour commencer, nous devons repenser notre conception de la productivité et de la concurrence.Aujourd’hui, la productivité ne consiste pas à réduire le coût unitaire de la fabrication des téléviseurs à tubes-images.Elle consiste plutôt à inventer des téléviseurs à écran plat.Aujourd’hui, la productivité ne consiste pas à réduire le coût unitaire de la production d’insuline bovine.Il s’agit plutôt d’inventer la technologie utilisant l’ADN recombinant pour produire de l’insuline humaine dans les bactéries.Aujourd’hui, la productivité ne consiste pas à accroître l’efficacité de notre système de santé en formant moins de médecins et d’infirmières.Elle porte plutôt sur l’invention et l’application, à la grandeur du système, de nouveaux concepts et de nouvelles technologies qui accéléreront et amélioreront la prestation des services de santé.Le processus de découverte transforme lui-mème la nature de la concurrence.Dans une économie basée sur les ressources, la rareté fait monter les prix.Mais dans une économie du savoir, c’est tout le contraire.Plus un logiciel est utilisé, plus sa valeur augmente.Le premier télécopieur et le premier téléphone étaient inutiles.Et la découverte des connaissances semble être illimitée.Le savoir n’est pas comme le pétrole ou comme une pièce d’équipement.Le savoir ne s’use pas et ne se consomme pas.Bien au contraire, la connaissance et les nouvelles idées sont différentes: plus vous les utilisez, plus elles prennent de la valeur.Collaborer pour grandir Le caractère fondamental des sciences et des technologies pour l’avenir du Canada fait naître d’autres enjeux, notamment la nécessité d’établir des partenariats et de travailler en collaboration.Dans une économie du savoir, les connaissances sont le produit le plus précieux.Souvent les idées et la propriété intellectuelle produites par une entreprise ou une université prennent de la valeur seulement lorsqu’elles sont combinées aux idées d’une autre entreprise ou d’une autre université.Les entreprises, les universités et les pays doivent donc établir des collaborations stratégiques et dynamiques afin de créer les synergies et les complémentarités qui peuvent émerger uniquement de la fusion des idées, de la création de partenariats et de l’établissement de relations.Le Canada est en bonne position pour assurer le leadership dans ce secteur.La diplomatie scientifique, particulièrement en sciences de la santé, deviendra un moyen puissant pour le Canada de se manifester dans le monde.Nous accordons de l’importance à la bonne santé et au système de santé public.Je suis d’avis que ces valeurs, conjuguées au dynamisme exceptionnel de la recherche dans ce pays et à la nature universelle de la science, qui transcende la langue et la culture, feront de la diplomatie scientifique en santé un outil diplomatique aussi utile au cours de ce siècle que la diplomatie de Pearson l’a été pour le Canada au siècle dernier.Pour que nos villes puissent devenir des centres du savoir, ce n’est pas tant la proximité du marché qui compte mais la proximité des meilleures universités et des meilleurs chercheurs au monde.Instruire et favoriser la recherche Le dernier point est évident.Pour avoir une économie du savoir fructueuse, il faut une main-d’œuvre ARCHIVES LE DEVOIR très instruite et une société qui comprenne l’importance de la recherche, qui soit fascinée par la science et qui participe aux enjeux soulevés par celle-ci.La science est tout simplement le meilleur moyen que l’humanité a trouvé pour résoudre les problèmes les plus graves.En fait, certaines des plus grandes possibilités de progrès économique découleront de la participation à la résolution des plus grands problèmes du monde: santé, énergie, environnement, développement urbain durable.Voici comment, selon moi, nous allons générer de nouveaux emplois et de la richesse pour notre pays et contribuer au mieux-être de nos concitoyens.La science et l’innovation peuvent se résumer ainsi: découvrir et appliquer de nouvelles idées scientifiques et un nouveau savoir pour transformer le monde.Mais transformer la science en nouveaux produits et en nouvelles politiques est encore plus difficile: il s’agit d’un processus complexe qui nécessite des interactions itératives entre les producteurs et les utilisateurs du nouveau savoir.Le Canada est dans une course sans ligne d’arrivée.Il s’agit d’une course pour bâtir un pays qui offre des carrières gratifiantes à nos enfants, qui ait un système de soins de santé viable ainsi qu’un système d’éducation solide et qui constitue un paradigme pour la planète.Nous participons à une course en vue d’engendrer de nouvelles idées et de les transformer en avantages économiques.Je crois sincèrement que le Canada peut gagner cette course.Mais sur Terre, comment peut-on gagner une course sans ligne d’arrivée?Il faut d’abord participer à la course.Il faut ensuite y participer pour gagner.Stephen Harper veut marginaliser la nation québécoise PIERRE PAQUETTE Député de Joliette, leader parlementaire du Bloc québécois et porte-parole en matière de réforme démocratique -=— n proposant un projet de loi (C-56) qui Eva marginaliser la nation québécoise dans l’ensemble canadien, Stephen Harper voudrait continuer de réduire notre poids politique aux Communes.Ainsi, =JJ de 36 % des sièges qu’il était en 1867, le poids du Québec ne serait plus que de 22,7 % des sièges en 2014.Stephen Harper a promis un fédéralisme d’ouverture; il nous offre plutôt un fédéralisme de pacotille.Les parlementaires canadiens ont reconnu la nation québécoise à la Chambre des communes parce qu’ils étaient bien obligés de le faire, coincés par le Bloc québécois.Mais on se dépêche ensuite, libéraux, néo-démocrates et conservateurs tous ensemble, de marginaliser le poids politique du Québec.Ces partis pancanadiens et fédéralistes rêvent du jour, pas si lointain si rien n’est fait, où ils pourront obtenir une majorité à la Chambre des communes en ignorant complètement le Québec.C’est de cela qu’il s’agit.L’Assemblée nationale du Québec exige donc à l’unanimité le retrait du projet de loi C-56.C’est dire que l’ensemble des élus de la nation québécoise à UAssemblée nationale, plus les 49 députés du Bloc québécois — soit les deux tiers des élus québécois à la Chambre des communes —, exigent le retrait de ce projet de loi.En tout, 87 % des élus de la nation québécoise exigent ce retrait.Il y a là un test fondamental pour Stephen Harper çt, plus largement, pour les députés de la Chambre des communes (donc pour les Canadiens), qui ont reconnu l’existence de la nation québécoise.Cette reconnaissance était-elle une reconnaissance véritable ou une simple reconnaissance de pacotille?Le fédéralisme d’ouverture de Stephen Harper est-il sincère et vrai ou n’est-il qu’un fédéralisme de pacotille?Nous aurons bientôt notre réponse.En attendant, il faut noter que l’argument de la juste représentation avancé par les libéraux, les néo-démocrates et les conservateurs ne tient pas la route.En effet, si ce projet de loi était adopté, le poids politique d’un électeur de l’île-du-Prince-Edouard serait trois fois plus élevé que celui d’un électeur québécois.Pour la juste représentation des citoyens, on repassera! Quant aux ministres conservateurs du Québec et aux autres élus, qu’ils soient conservateurs ou libéraux, leur silence complice est une honte.Voilà une démonstration supplémentaire des compromissions obligées, de l’aveu d’impuissance indécent de la part de nos élus québécois au sein des partis fédéralistes.Cela est bien loin des intérêts du Québec.Ce n’est pas pour rien que les Québécois ont donné cinq majorités de sièges consécutives au Bloc québécois.Si la reconnaissance de la nation québécoise signifie quelque chose, le gouvernement va retirer son projet de loi et garantir au Québec une proportion minimale de 25 % des sièges à la Chambre des communes.Pour ma part, tout en continuant à défendre les intérêts fondamentaux du Québec à Ottawa, je dois souligner que pour une nation comme la nôtre, 25 % du poids politique, c’est encore très peu.Trop peu.Ce qu’il nous faut, c’est 100 % du poids politique.Ça s’appelle la liberté politique.En un mot la souveraineté.STM: faire la grève, pourquoi?CLAUDE TRUDEL Président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal quelques jours d’une grève appréhendée des 2200 employés d’entretien, je crois pertinent de rappeler la position de la Société de transport de Montréal (STM) dans le dossier des négociations avec le Syndicat du transport de Montréal, affilié à la CSN.Il est difficile de comprendre les raisons qui motivent ce syndicat à déclencher la grève le mardi 22 mai à Ohl, la convention collective n’étant expirée que depuis le 6 janvier 2007.Réagissant rapidement à cette menace de grève annoncée le 6 mai, nous avons demandé et obtenu l’intervention d’un conciliateur afin de taire avancer les discussions.Nous espérons en venir à une entente négociée le plus rapidement possible.Depuis le début des négociations, nous avons tenu une trentaine de rencontres avec les représentants du syndicat qui n’ont retiré pratiquement aucune de leurs demandes d’ordre financier, lesquelles totalisent plusieurs dizaines de millions de dollars.Nous affirmons que les demandes salariales des représentants syndicaux sont tout simplement irréalistes et injustifiables dans le contexte financier de la STM.Notre position sur l’enjeu salarial est claire: le budget 2007 ne prévoit aucune augmentation au chapitre de la rémunération.Par contre, nous sommes prêts à offrir des augmentations de 2 % pour chacune des quatre années subséquentes de la convention de cinq ans que nous proposons.Par ailleurs, le syndicat réclame la protection de son pouvoir d’achat (IPC), plus une augmentation de 2 %, ce qui représente une hausse totale de 3,6 % par année.Il exige également une prime de rattrapage salarial applicable à tous les employés.Le syndicat connaît pourtant bien la situation financière de la STM, dont le budget 2007 affiche un 26-037 -/ -s es> JACQUES NADEAU LE DEVOIR manque à gagner de 22 millions de dollars.La STM doit travailler à l’intérieur des limites que lui imposent son cadre financier et sa capacité de payer.Je tiens à préciser que les employés d’entretien bénéficient déjà d’excellentes conditions de travail et que la STM s’engage à les protéger et à les maintenir.Aucun de leurs représentants syndicaux ne peut affirmer publiquement que le régime de retraite est peu généreux, tout comme aucun ne peut dire qu il est mal géré puisqu’il figure parmi les meilleurs au Québec.Alors, comment le syndicat peut-il justifier sa demande de «prendre le contrôle» de la caisse de retraite?En mettant sa menace de grève à exécution, le syndicat devra répondre des répercussions négatives pour les clients et la population.Pensons-y bien: nous ne fermons pas l’entreprise, nous ne coupons pas de postes, nous ne réduisons pas les payes, nous demandons seulement un gel de salaire en 2007.Est-ce une raison valable pour faire la grève et perturber la vie de centaines de milliers d’usagers dont la majorité n’ont pas droit à de telles conditions de travail?La réponse est non.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LÀ RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Général).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin, Vincent Cauchy (commis internet) I^urence ClavelJean-Guillaume Dumont, Philippe Papineau (pupitre), Louise-Maude Rioux Soucy (Santé)-, Paulhie Ciravel (sciences) ; Michel Gameau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématùjues) ; Martin Duclos, Michèle Malcntant et Christine Dumazet (rWertoir); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à Pmfortnalkin culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture).Iulie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baülargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (rôiéma J Isabelle Paré (culture): à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre), Éric Desrosiers.Claude Turcotte, François Desjardins; à l’information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale).Claude Lévesque, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'infirmation).Serge Truffent (éditorialiste) : à l’information politique : Hélène Buzzetti et Alec fastonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): Marie-Pier Frappier, Emilie Parent Bouchard (commis à la rédaction), lu documentation : Gilles Paré (directeur), Manon Dnronie, Patrick Cossette (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Amélie Bessette.Jean de Billy, Jean-François Bossé.Dave Cameron.Marlène Côté, Christiane lx*gault, Amélie Maltais.Claire Paquet.Martine Riopelle, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai.Mélisande Simard (publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Michel Bernatchez, Johanne Brunet.Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu.Manon Blanchette, Nathalie Filion, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier.Monique Proteau, Danielle Ross. A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 18 MAI 2007 CTDALITES L Mahmoud Abbas RIPOSTE AGENCE FRANCE-PRESSE PUBLICITÉ Déception à TVA et à Radio-Canada SUITE DE LA PAGE 1 au satellite ne recevront plus de signaux.Cette décision fort attendue du CRTC faisait suite à la grande audience qui s’était tenue en novembre sur l’avenir de la télévision généraliste.Mais c’est une décision qui a laissé les télédiffuseurs généralistes, comme Radio-Canada et TVA, fort déçus.Car ceux-ci avaient demandé d’avoir accès aux revenus des abonnés du câble et du satellite.Ces revenus sont actuellement versés aux chaînes spécialisées, mais pas aux chaînes généralistes.Dans sa décision, le CRTC affirme qu’il n’a pas été convaincu de l’urgence de la situation.L’organisme fédéral admet que les revenus et les bénéfices des télédiffuseurs généralistes ont diminué en 2006, mais ils connaissaient une croissance annuelle de 3,8 % depuis 2002.Le CRTC «n’est pas convaincu que le rendement financier de l’année 2006 constitue un déclin permanent de la rentabilité».La part d’écoute des chaînes spécialisées a fortement augmenté depuis dix ans, et celle des chaînes généralistes a diminué, mais le CRTC fait valoir que la plus grande partie de ce déclin s’est produit il y a plusieurs années, et que l’écoute des chaînes généralistes se maintient actuellement autour de 40 %.On invoque donc l’absence de données (fiables et convaincantes» pour rejeter la demande des télédiffuseurs, et on fait valoir que l’impact d’un nouveau tarif sur le consommateur «n'a pas été suffisamment approfondi».«Nous sommes très déçus, parce qu’une nouvelle redevance devait redonner du souffle à l’industrie, fait valoir Sylvain Lafrance, vice-président aux services français de Radio-Canada.Cela laisse le problème entier.Il faut trouver d’autres avenues.Mais le CRTC ne ferme pas toutes les portes, puisqu’il dit que nous pourrons en rediscuter lors du renouvellement des licences.» Même son de cloche chez Québécor (TVA).«Nous sommes déçus, affirme Luc Lavoie, vice-président chez Québécor, mais ce n’est pas sans espoir parce que la discussion continue.Ce qui est certain, c’est que nous sommes obligés de solidifier l’approche actuelle: nous ne pouvons plus faire des émissions à 800 000 $ l’heure, nous ne sommes pas certains de pouvoir offrir le même niveau de couverture en information, nous ne sommes pas certains de faire de grandes émissions de variétés, et nous sommes pas mal certains de diffuser des émissions en traduction.» Luc Lavoie s’en prenait vertement hier aux chaînes spécialisées, qui investissent très peu dans la programmation d’ici, dit-il, tout en ayant accès à un financement dont on prive les chaînes généralistes.TQS faisait également savoir que «le problème de l'iniquité demeure entier entre les chaînes généralistes et les chaînes spécialisées».Par ailleurs, le CRTC s’engage dans une déréglementation de l’espace publicitaire.Dès septembre, les chaînes auront le droit de diffuser 14 minutes de publicité à l’heure (plutôt que 12).Cette limite sera portée à 15 minutes en septembre 2008, et elle n’existera plus en septembre 2009.Mais cette mesure n’est pas une panacée.«Cela ne représente pas un mine d’or, explique Luc Lavoie.Cela nous permettra de mieux gérer notre inventaire publicitaire, et on pourrait décider de mettre huit minutes dans une émission et 14 et demi dans une autre.Mais on ne peut pas en mettre trop, au risque de perdre le téléspectateur.» Du côté de Radio-Canada, on indique que «de toute façon nous n’augmenterons pas le nombre de minutes à l’heure», déclare Sylvain Lafrance.Cela n’est pas dans l’esprit d’un service public, et cela pourrait heurter la tolérance du téléspectateur.De plus, le marché publicitaire québécois n’est pas si élastique que ça».Enfin, le CRTC s’aligne sur l’expérience américaine en ce qui concerne le numérique, puisqu’aux Etats-Unis la FCC (l'équivalent du CRTC) a décrété la fin de la transmission analogique pour février 2009.En fixant une date pour le Canada (celle d’août 2011), le CRTC affirme vouloir aider les télédiffuseurs à planifier leurs besoins en capitaux, et à prévoir les installations adéquates.Le CRTC craignait que le public ne soit forcé de se tourner vers la production étrangère pour bénéficier de la nouvelle technologie en haute définition.En 2011, donc, un consommateur qui possède un ancien téléviseur sans être abonné au câble ou au satellite ne pourra plus capter les signaux de télévision.Selon le CRTC, environ 10 % des Canadiens seraient actuellement dans cette situation, et 14,3 % des Québécois.Il se vendra probablement un décodeur spécial pour pouvoir capter les signaux.Le CRTC prévoit que les citoyens de régions éloignées pourraient bénéficier d’un délai, si les télédiffuseurs demandent des exceptions en ce sens.Le Devoir Rectificatif Dans le texte portant sur l’annonce officielle de la candidature de Pauline Marois à la direction du Parti québécois publié lundi, il aurait fallu lire que Mme Marois avait reçu l’appui de la députée Lorraine Richard plutôt que celui de la présidente du parti, Monique Richard.Précision Une erreur s’est glissée dans l’article de Michel Heilman intitulé «Mobilier urbain - L’art à l’heure de pointe», publié dans l’édition du week-end des 5 et 6 mai.Dans sa description de la sculpture de Ja-cek Jarnuszkiewicz, l’auteur donne l’impression que l’œuvre est située à l’intérieur de la station, ce qui n’est pas le cas.De plus, le texte suggère que l’artiste voit son œuvre comme un pont alors qu’il la considère plutôt comme un mât de navire, voire comme une aile de libellule.SUITE DE LA PAGE 1 selon les services de sécurité palestiniens.«Quelques blindés sont entrés dans le nord de la bande de Gaza à des fins défensives et sans s’éloigner de la barrière» séparant Israël du territoire palestinien, a indiqué un porte-parole de l’armée israélienne.Dans le sud de la bande de Gaza, deux adolescents à bord d’une voiture ont été tués et leur sœur grièvement blessée en début de soirée dans un raid aérien israélien à Soufa, non loin d’un point de passage entre Israël et la bande de Gaza Un premier bilan avait fait état de trois morts.La première frappe avait auparavant détruit un bâtiment du Hamas à Gaza, faisant un mort et 45 blessés, selon des témoins et des responsables médicaux.Le Mouvement de la résistance islamique a précisé que cet édifice abritait l’administration de son unité d’élite de gardes du corps.Les bâtiments voisins ont également été détruits dans l’explosion.L’aviation israélienne a ensuite attaqué une voiture transportant deux commandants du Hamas, tuant l’un et blessant l’autre, selon le Mouvement de la résistance islamique.Quelques minutes après, un missile israélien a touché une caravane où logeaient les gardes du corps d’un haut responsable du Hamas, tuant l’un d’entre eux et en blessant huit autres.Dans le sud de la bande de Gaza, un autre missile a touché une camionnette appartenant à la municipalité de Rafah, tuant les trois personnes à son bord, ont rapporté des responsables de la sécurité palestinienne.Ce type de véhicules est parfois utilisé pour transporter des roquettes.Des activistes du Hamas ont reconnu en avoir tiré trois depuis cette zone juste avant la frappe.Cependant, ce sont trois civils qui ont été tués, un père et ses deux fils adolescents, ont affirmé des proches des victimes.Vengeance Après ces frappes, le Hamas a crié vengeance.«Toutes les options contre l’ennemi sioniste sont ouvertes, y compris des attaques suicide en temps, en heure et dans le lieu appropriés», a réagi Abou Obeida, SUITE DE LA PAGE 1 membre du jury, était assis au premier rang.Comme si le comédien mythique avait besoin de prendre des cours d’interprétation.«Jamais trop tard», a-t-il ironisé.La presse italienne, si nombreuse à Cannes, s’était déplacée au grand complet pour cette leçon d’acteur, tâchant aussi de panser ses plaies.Il est très rare qu’aucun film italien ne soit sélectionné en compétition.Pour eux, cette éclipse en 2007 est un véritable crève-cœur.Castellitto se sent l’enfant de son pays, non seulement de cette Italie bouffonne de la commedia dell’arte mais aussi de celle du néoréalisme, si dramatique.Il n’est pas Nanni Moretti, n’a pas créé lui-mème une cinématographie afin de s’insérer dedans, réglant ainsi le problème du manque de rôles intéressants au cinéma.Sergio Castellitto se dit bien conscient d’appartenir à une génération qui n’a pas connu l’âge d’or du septième art en sa patrie.«Mastroianni et Gassman ont vécu les années de gloire de Cinecittà.Pas moi.» Naître après eux a signifié accepter souvent des rôles à la télé, faute de trouver à boire et à manger au cinéma.Jouer beaucoup au théâtre aussi, pour son grand bonheur.Il a fréquemment tourné chez les Français, bilinguisme aidant.Dès 1988, Castellitto apparaissait dans Le Grand Bleu de Luc Besson (et tout dernièrement dans son Arthur et les Minimoys).Jacques Rivette, Olivier Assayas et Laetitia Masson l'ont mis en scène.«Quand vous ne jouez pas dans votre langue, dit-il, mieux vaut atterrir dans le registre de la comédie pour pouvoir mettre l’accent et les erreurs de prononciation à contribution des gags.Dans la tragédie, on risque le ridicule.» Drôle de personnage, si associé aux rôles de séducteur mais qui se présente comme un bon père de famille, refusant des rôles afin que ses fils ne le voient pas incarner de parfaits salauds.Sa fille, son épouse et toute sa smala sont venues l’écouter hier.Il se dit croyant aussi, affirme s’être laissé porter par le destin au long de sa vie.Dans sa jeunesse, des comédiens ont croisé sa route et l’ont convaincu de prendre des cours au Conservatoire.«Et si j’avais rencontré les Brigades rouges?», demande-t-il, rieur.porte-parole de la branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam.Le dernier attentat suicide contre Israël revendiqué par le Hamas remonte au 18 janvier 2005.D avait fait six blessés israéliens dans le bloc de colonies de Goush Katif, dans la bande de Gaza, évacuée en août de la même année.Deux autres membres du Hamas ont également été tués dans deux autres raids à Gaza contre un véhicule et près du domicile du porte-parole du ministre de l’Intérieur, Khaled Abou Hillal.Au total, une quarantaine de Palestiniens ont été blessés dans la série de raids.La ville israélienne de Sderot, proche de la bande de Gaza, a reçu plus de 50 roquettes ces trois derniers jours et, mercredi, Israël avait déjà attaqué des objectifs du Hamas en représailles, faisant quatre morts dans ses rangs.Le premier ministre israélien Ehoud Olmert avait mis en garde mercredi contre une réaction sévère de son pays aux tirs de roquettes incessants depuis la bande de Gaza contre le sud d’Israël, qui ont fait six blessés, au cours des derniers jours.Les Etats-Unis ont fait porter au Hamas la responsabilité des violences dans la bande de Gaza, saluant la «grande retenue» manifestée par Israël dans sa réponse aux tirs de roquettes sur le sud de son territoire.Le président Bush a appelé les parties prenantes à «travailler vers une solution à deux États», fi a noté que la population palestinienne souffre des restrictions imposées par l’armée israélienne, évoquant la «proftm-de humiliation qui peut résulter de vivre sur une terre où on ne peut pas se déplacer librenfent».Le premier ministre israélien Ehoud Olmert s’est rendu dans la soirée à Sderot, a déclaré sa porte-parole.«Le premier ministre s’est rendu à Sderot pendant quelques heures.Il y a rencontré des habitants, a visité le service d’urgence de l’hôpital ainsi que le centre pour les victimes de troubles post-traumatiques», a indiqué Mfri Eisin.Ehoud Olmert s’est aussi longuement entretenu avec le ministre de la Défense, Amir Peretz, dans la résidence de ce dernier, qui habite Sderot Ses secrets de comédien se confondent avec ceux des judokas: «Utiliser l’énergie de l’autre et ne pas se faire mal en tombant.» Il aborde toujours un rôle à travers les postures du corps, laissant sa conscience hors du coup.«C’est par ses gestes, ses expressions, qu’un être se révèle, pas parses idées.» Ses maîtres furent ses aînés, partenaires des premiers jours: Mastroianni, Piccofi, qui lui ont enseigné les arcanes d’un métier «qui réclame à la fois orgueil et humilité».A ses yeux, la véritable mégalomanie est l’apanage du cinéaste, pas des interprètes.«L’acteur est comme un cheval, mais un cheval assez intelligent pour pouvoir trahir le metteur en scène sans qu’il s’en aperçoive.» Le métier d’acteur, il le voit partout chez les politiciens par exemple.«Durant la campagne de Nicolas Sarkozy, en France, je suis allé sur son site Internet, et il remerciait comme un acteur, avec le mouvement, le sens du spectacle.Comme nous.Très bon comédien, cet homme.Par contre, je dois dire que Mme Royal n’était pas assez actrice pour le rôle.» ?A propos, viendra, viendra pas, le nouveau président français, avec sa nouvelle ministre de la Culture?Chacun suppute.Nicolas Sarkozy fera-t-il un saut à Cannes en fin de festival et, si oui, demandera-t-il à un de ses richissimes amis de l’y conduire en yacht privé?Ici, les paris sont ouverts.?De son côté, notre nouvelle ministre de la Culture, Christine St-Pierre, sera bel et bien présente sur la Croisette.On l’attend le samedi 26 mai.Le lendemain, elle assistera à la cérémonie de clôture et à la projection de L’Agç des ténèbres de Denys Arcand.A propos de L'Âge des ténèbres, il faut voir l’affiche que Studio Canal a conçue pour la promotion du film sur le territoire français, pas mal plus rigolote que sa consœur québécoise.Un dessin du personnage principal plutôt qu'une photo, une paire de fesses pour rappeler Le Déclin.Aussi, un nuage en guise de phylactère.C’est plein de références et d’humour.On la préfère à la nôtre.Voilà! Le Devoir UQAM Monique Jérôme-Forget répète que le gouvernement n'a rien su, tout comme le conseil d'administration de l'établissement SUITE DE LA PAGE 1 de coûts et des délais de construction de l’îlot Voya-geur pourrait avoir un impact négatif sur les liquidi-tés.de rUQAM.A ce jour, l’UQAM a toujours soutenu n’avoir pris conscience des problèmes occasionnés par ses projets immobiliers du Complexe des sciences et de l’ilôt Voyageur qu’en août 2006.Du côté du gouvernement, on assure n’avoir été placé devant les faits qu’en novembre 2006.Le député du Parti québécois François Legault a brandi hier à l’Assemblée nationale les documents des firmes new-yorkaises, se demandant si elles connaissaient mieux la situation financières de • l’UQAM que le gouvernement.Pour le critique en matière de finances, le gouvernement ne peut pas prétendre qu’il s’agit d’une surprise.Selon la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, ce dossier est le «fiasco de l’UQAM».Elle a martelé que le gouvernement n’en a rien su — tout comme le conseil d’administration de l’établissement, a-t-elle précisé — avant (’automne dernier.Ministre de l’Education au moment de la décote, Jean-Marc Fournier a indiqué hier qu’il ne savait pas que l’université éprouvait quelque difficulté que ce soit au début de 2006.«Non seulement on n’était pas au courant de ça, c’est [même] le contraire: ça allait bien au Complexe des sciences, même que ça avait respecté les échéanciers et les coûts», a avancé Jean-Marc Fournier.Ce sont les révélations du Devoir au sujet de l’impasse de 40 millions au Complexe des sciences en novembre dernier qui l’ont mis au parfum.Et même à ce moment-là, a-t-il souligné, le président du conseil d’administration l’a assuré que tout allait bien à l’îlot Voyageur.Selon ses dires, Jean-Marc Fournier aurait été berné par le recteur Roch Denis lors de l’inauguration du Complexe des sciences, en janvier 2006.«Dans une séance publique de l’Université du Québec où il y avait plus de 200 personnes, le recteur nous a dit que tout allait bien.Le conseil d’administration l’a dit», a relaté le ministre.En avril 2006, le ministère des Finances avait pourtant été contraint d’intervenir dans cette affaire puisque l’UQAM avait décidé, sans prévenir Québec, d’émettre des obligations de 269 millions de dollars qui risquaient de perturber les marchés financiers.Les Finances ont tout acheté sur-le-champ, prévenant l,e ministre d’alors, Michel Audet, et le ministère de l’Education.Des questions ont été posées à 1UQAM mais aucune intervention n’a été entreprise.Ce bloc d’obligations faisait suite à celles de 150 millions de dollars émises en 2004 par ITJQAM pour financer notamment le Complexe des sciences.Au total, l’UQAM est donc allée chercher 419 millions sur le marché obligataire afin de financer ses projets immobiliers.Cet élément du dossier doit être mis en perspective par rapport aux augmentations successives de la marge de crédit de l’UQAM.En mai 2004, l’UQAM obtient une hausse qui fait passer sa marge de crédit de 90 millions à 175 millions.Un an plus tard, elle revient à la charge et réclame que sa marge de crédit fasse un bond de 100 millions, s’élevant désormais à 275 millions.Encore récemment, l’UQAM a demandé au réseau de l’Université du Québec de l’autoriser à négocier une nouvelle hausse de 75 millions de sa marge de crédit, ce qui l’aurait portée à 350 millions.L’UQAM s’est heurtée à une fin de non-recevoir.L’endettement considérable de l’UQAM aura des conséquences directes sur le fonctionnement de l’établissement.Comme Le Devoir le révélait hier, l’ébauche du plan de redressement que l’UQAM doit déposer au plus tard le 15 juin prévoit en effet une ponction de 15 millions dans les dépenses de fonctionnement au cours des deux prochaines années, soit cinq millions en 2007-08 et dix millions l’année suivante.Sur le campus, on évoque déjà le gel possible de l’embauche de professeurs et l’augmentation du nombre d’étudiants dans les cours.Le déficit de l’université devrait s’élever à 41 millions en 2007-08.La ministre de l’Education, Michelle Courchesne, rencontrait par ailleurs hier soir à Montréal tous les recteurs de la province lors d’une réunion de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREFUQ).La situation financière de ITJQAM et, plus largement, les projets de développement immobilier universitaires figuraient au cœur des discussions.La ministre Courchesne a exposé les «grandes lignes» des mesures que son gouvernement entend prendre pour éviter que la saga uqamienne ne se reproduise ailleurs.Soulignant qu’il s’agissait d’une rencontre privée, Mme Courchesne s’est abstenue de préciser publiquement comment elle entend baliser les ambitions immobilières des universités.Déjà, la semaine dernière, la ministre Jérôme-Forget indiquait qu’il était «aberrant» que les universités puissent entreprendre des projets de construction sans avoir obtenu au préalable l’autorisation du gouvernement «Nous avons eu une bonne discussion», s’est contenté de déclarer le président sortant de la CREPUQ, Michel Pigeon, au terme de la rencontre d’une heure avec la ministre Courchesne.M.Pigeon ayant été défait à la course au rectorat de l’Université Laval, il sera remplacé à la tête de la CREPUQ par la rectrice de l’université McGill, Heather Munroe-Blum, élue lors du conseil d’administration hier.Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir Agence France-Presse et Reuters CANNES LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, & étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 3634)305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-8004637559 L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur Lg Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de U Devoirs* publié du lundi au samedi i>ar le Devoir L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer avertir notre service à la clientèle.514-985-3346 514-985-3390 i de Imprimeries Québécor tac.612.aie Sajm-J*cqua» Ouest, Montréal.Knregistrement n1 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.