Le devoir, 26 avril 2003, Cahier G
LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE A V R I 1.2 O O S le devoir héâtre S Institutions En 1948, le Rideau Vert ouvrait ses portes.Aujourd'hui, Théâtres Associés inc.compte 12 compagnies.La vie théâtrale québécoise racontée dans un rappel historique traçant révolution de ses grandes institutions.Page 3 Brigitte Haentjens «Jouer est devenu un métier; avant, c'était un art.» La metteure en scène témoigne de son expérience.Le théâtre québécois et les réflexions de ceux et celles qui le font et le pratiquent.Page 3 Û La Nuit des rois, présentée en décembre 2002 au TNM.SOURCE TNM La scène a longtemps été vide.Ils sont entrés lentement, s’infiltrant presque dans l’espace.Il y a deux générations, dans des salles aménagées pour la circonstance, ils jouaient en yiddish, sur la rue Saint-Laurent.Quelques francophones reprirent le flambeau, le plus célèbre d’entre eux étant le Gratien Gélinas des Fridolinades.Pour certains, c’est de l’histoire ancienne.Et pourtant, le recul dans le temps ne recouvre que deux générations.Ainsi, parmi les comédiens qui furent de la première grande troupe québécoise, celle rassemblée par le père Legault pour ses Compagnons de Saint-Laurent, certains montent encore en scène: un Jean-Louis Roux ou un Gabriel Gascon font toujours, avec éclat, l'affiche.On parle aussi toujours au présent des Belles-sœurs que le Rideau Vert mettait à l’affiche le 28 août 1968 (le couple Tremblay-Brassard donne d’ailleurs présentement une autre suite aux célèbres personnages dans une production de la Compagnie Jean-Du-ceppe).Et il en faut toujours aussi peu pour que le Raymond Cloutier du Grand Cirque ordinaire s’invite à nouveau pour dénoncer l’état latent dans laquelle une société fait vivre tout un pan de la création.Hier encore vivait le temps de la poésie vécue et donnée quand, sur la rue Papineau, dans les premiers locaux du Théâtre d’Au-jourd’hui, il fallait, à la saison chaude, choisir entre les portes ouvertes ou fermées, entre la chaleur étouffante ou la musique des autobus de la ligne 45.Quelques décennies seulement séparent les premiers jours du théâtre québécois d’une création actuelle.Initiatives Vint finalement une politique immobilière qui eut aussi pour lieu de retombées l’industrie théâtrale.Partout les salles furent réaménagées et une stratégie de reconversion d’espaces fut aussi adoptée.L’Espace GO descendit ainsi l’escalier pour se retrouver de plain-pied sur le boulevard Saint-Laurent quand TOM, Rideau Vert et autres salles ont connu de lourds programmes de rénovation (l'Espace libre inaugurait ainsi à la fin de l’été dernier sa nouvelle caserne).En contrepartie, toutefois, les critères dits de rentabilisation d’espace s’appliquent D faut stabiliser la fréquentation, «fidéliser» des publics, accepter le jeu de la compétition avec les autres médiums — le cinéma et surtout la télévision et les autres plateformes électroniques Les n’étant point les moindres.Dure vie que celle de ces comédiens et auteurs.Une pièce tient ainsi en moyenne une affiche dont la durée dépasse à peine, à quelques virgules près, la vingtaine de jours.Les tournées sont difficiles à mettre en place: le territoire est vaste, mais la population est de faible densité (le Québec compte, pour le meilleur et pour le pire, un peu plus de sept millions de personnes).Et si les édifices sont là, il manque toujours les budgets pour assurer aux diverses institutions un fonctionnement comparable à ce qui se passe ailleurs: il n’y a point de comédiens salariés rattachés à des troupes et les auteurs en résidence attendent toujours en leur demeure une invitation qui ne se concrétise jamais.Actions Pourtant, l’invention est toujours au rendez-vous.Le Québec s’est ainsi donné un théâtre jeunes publics qui vit presque de la tournée à l’échelle planétaire.Il y a aussi un théâtre de la marionnette (que le Mouvement Desjardins vient de reconnaître en s’associant au Centre d’interprétation des marionnettes baroques aménagé à Upton par le Théâtre de la Dame de cœur).EL d’importance, les auteurs et inventeurs de la discipline s’imposent les différentes ministres qui se sont succédé à la Culture se félicitent toujours de citer les noms des Lepage, Chaurette, Marleau, Fréchette ou Danis.En retour, les gens du milieu leur rappellent que beaucoup reste à faire: le Québec a mieux profité de la générosité de la gente théâtrale qui, elle, a su survivre malgré l’absence d’une même générosité venant de ses dirigeants.Aussi, le Conseil québécois du théâtre, l'organisme qui regroupe tous les acteurs de la discipline, a été de toutes les actions visant à établir une véritable politique culturelle québécoise: les états généraux du théâtre ou le Mouvement des arts et des lettres sont malgré les 20 ans qui les séparent des initiatives de même nature.Quand le Conseil inaugurera en fin de semaine prochaine son congrès portant sur la diffusion théâtrale, il le fera donc avec en tête toujours le même objectif: garantir qu’en la société québécoise un fauteuil, celui qui leur revient soit toujours réservé pour tous ces gens de théâtre, pour ces porteurs de l’imaginaire.Normand Thériault Le Québec a mieux profité de la générosité de la gente théâtrale qui, elle, a su survivre malgré l’absence d’une même générosité venant de ses dirigeants.1 u6 ¦fc&ÿ Dans l’ordre habituel, Anima de Michel Lemieux et Victor Pilon, La Belle et la Bête de Puppentheatre der Stadt Halle et La Bible, conçue par le Théâtre du Sous-marin jaune.Avant le congrès Page 5 En coulisses c fi scène Théâtre d'été Régions Auteurs Jeunes publics Page 5 Marionnettistes Page 8 Créateurs Page 6 Diffusion Page 7 Page 9 QUATUOR DE RONALD HARWOOD TRADUCTION PIERRE-YVES LEMIEUX MISE EN SCÈNE PHILIPPE SOLDEVILA AVEC PATRICIA NOUN, GILLES PELLETIER, LÉNIE SCOFFIÉ ET RAYMOND CLOUTIER LA BOUTIQUE AU COIN DE LA RUE DE MIKLOS LASZLO TRADUCTION ET ADAPTATION EVELYNE FALLOT ET JEAN-JACQUES ZILBERMANN MISE EN SCÈNE PIERRE-OLIVIER SCOTTO ET MARTINE FELDMANN AVEC JEAN-LOUIS ROUX, MYRIAM POIRIER, LOUIS-OLIVIER MAUFFETTE, JEAN-BERNARD HÉBERT, RÉJEAN VALLÉE, SYLVAIN DUBOIS, DAVID FONTAINE, MARJORI VAILLANCOURT, SYLVIO ARCHAMBEAULT ET ODETTE LAMPRON EN COLLABORATION AVEC LES PRODUCTIONS JEAN-BERNARD HÉBERT LA CHÈVRE OU QUI EST SYLVIA ?DE EDWARD ALBEE TRADUCTION MICHEL TREMBLAY MISE EN SCÈNE DANIEL ROUSSEL AVEC GUY NADON, LINDA SORGINI, RAYMOND LEGAULT RAPPORTS INTIMES de alan AYCKBOURN ADAPTATION ET TRADUCTION SERGE LAMOTHE MISE EN SCÈNE GUILLERMO DE ANDREA AVEC MARIE TIFO ET PIERRE LEBEAU CABARET DE JOE MASTEROFF MUSIQUE JOHN KANDER PAROLES FRED EBB TRADUCTION ET ADAPTATION YVES MORIN MISE EN SCÈNE DENISE FILIATRAULT DIRECTRICE MUSICALE PATRICIA DESLAURIERS CHORÉGRAPHE CHANTAL DAUPHINAIS AVEC SYLVIE MOREAU, FRANÇOIS PAPINEAU, NORMAND D’AMOUR,VÉRONIQUE LE FLAGUAIS, PAUL DOUCET, MARIE-ÈVE PELLETIER, ÉMILIE BÉGIN EN COPRODUCTION AVEC ZONE 3 55 ANS DU RIDEAU VERT, VERT îîTswIMIj THÉÂTRE DU RIDEAU VERT Abonnements (514) 845-0267 LE DEVOIR.LES SA M E D i (i E T D 1 M A N C il E A Y H I 1.O O ;» HEATRE L’institution théâtrale Le paysage aux 200 compagnies Des billets moins chers en favoriseront la fréquentation Théâtres Associés inc.regroupe 12 compagnies, les plus connues pourrait-on dire.Les décrire, même sommairement, permet de comprendre l’évolution de l’insdtution théâtrale québécoise.MICHEL VAIS On compte aujourd'hui environ 200 compagnies théâtrales professionnelles actives au Québec, presque toutes affiliées à des regroupements, qui sont au nombre de quatre.L'affiliation à un regroupement est une obligation pour toutes les compagnies qui engagent des professionnels: auteurs, metteurs en scène, acteurs, scénographes, etc.Par ordre décroissant d’effectifs, il s’agit de l’Association des compagnies de théâtre (ACT — une centaine de membres), Théâtres unis Eniance-Jeunesse (TUEJ — 40 compagnies), l’Association des producteurs de théâtre privé (APTP —-37 compagnies); enfin, le plus petit regroupement mais le plus prestigieux est Théâtres Associés inc.(TAI —12 membres).Si les sigles TUEJ et APTP sont des désignations claires, les noms de TACT et de TAI n’indiquent pas par eux-mêmes quel genre de théâtre ils représentent.Disons donc que TAI regroupe les théâtres dits institutionnels, selon la terminologie adoptée jadis par les subventionneurs, tandis que TACT réunit toutes les compagnies qui ne sont ni privées, ni pour la jeunesse, ni reconnues comme «institutionnelles» ou agréées par TAI.Des plus solides, comme le Théâtre Ubu, aux plus improbables, dont les noms apparaissent ou disparaissent au gré de créations éphémères, en passant par des compagnies dotées de leur propre lieu de diffusion, telles Carbone 14 (l’Usine C) ou la Veillée (Prospère).TAI fût fondé en 1985, après la disparition, sous la présidence de Mercedes Palomino, de l’Association des directeurs de théâtre (ADT).créée en 1964.Mme Palomino, présidente fondatrice de TAI, est aussi la seule à avoir occupé cette tâche depuis dix-huit ans.Jacques Cousineau, secrétaire général, est en poste depuis 1992, après avoir été longtemps «responsable du secrétariat».Continuité, donc.Au moment de sa dissolution, l’ADT regroupait «les producteurs de spectacles sur scène au Québec et dans la ville d’Ottawa, mais à l’exclusion des spectacles chorégraphiques».On y retrouvait d’abord (eux que les états généraux du théâtre professionnel au Québec de novembre 1981 nommaient, selon la hauteur de leur financement public, les «théâtres établis» (au nombre d’un seul), les «théâtres agréés» (8) et les «théâtres accrédités» (7).Mais on retrouvait égale- Eient au sein de l’ADT de nom-reux autres organismes, «de la Régie de la Place des Arts à l’oratoire Saint-Joseph», comme l’écrivit ironiquement Gilbert David dans Jeu 24 (avril 1982), soit 70 compagnies, dont 23 à but lucratif.Un ménage s'imposait Stabilité, efficacité Depuis la disparition du Théâtre populaire du Québec et du Théâtre du Bois de Coulonge, qui en faisaient aussi partie, on trouve à TAI douze théâtres, tous francophones.Ce sont les mieux établis puisque chacun est pourvu de son propre lieu de diffusion.Neuf de ces théâtres se trouvent à Montréal (Théâtre du Nouveau Monde, Rideau Vert, Compagnie Jean Duceppe, Théâtre de Quat’Sous, Théâtre Denise-Pelletier, Théâtre d’AujourdTiui, Espace GO, Théâtre de la Manufacture, Société de la Place des Arts), deux sont à Québec (le Trident et la Bordée) et un a pignon sur rue à Ottawa (le Théâtre français du Centre national des Arts — (CNA).Ces théâtres sont tous propriétaires de leur lieu, sauf le Trident et la Compagnie Jean Duceppe, qui louent à long terme leur espace de diffusion.Plusieurs ont inauguré récemment un nouveau lieu Oa Bordée, auparavant l'Espace GO, le Théâtre d’Aujourd'hui, le Rideau Vert, la Manufacture — dont le théâtre s’appelle la Licorne), ou ont connu des rénovations majeures (le TNM); il en sera de même au Trident sous peu.Parmi les membres de TAI.le cas de la Régie de la Place des Arts est particulier.Admise comme membre de TAI à l'époque du Café de la Place, la PdA ne produit plus de théâtre et en accueille assez peu — au Théâtre Maisonneuve et à la Cinquième Salle —, depuis que le sympathique café-théâtre que dirigeait Henri Barras a fait place à une salle de concerts intimes.Nommé le Café-théâtre du Maurier, puis la salle Stella Artois, au gré des partenaires privés, ce petit espace ouvre maintenant ses portes à des lectures publiques.C’est une assez faible raison pour continuer à faire partie de TAI, où la PdA paraît frire de la figuration.Il semble cependant, d’après Jacques Cousineau, que la PdA compte renouer avec la production théâtrale prochainement ce qui expliquerait sa présence continue au sein du regroupement.Et si le bureau de TAI se trouve, depuis longtemps, locataire à la Place des Arts, ce ne serait qu'une coïncidence.Vint le Rideau Vert Chaque théâtre membre de TAI possède, au moins dans sa mission d’origine, une identité qui se veut claire et distincte.Comme on le sait le Rideau Vert est le théâtre le plus ancien (fondé en 1948).On y a longtemps pratiqué les comédies et les pièces des grands auteurs dramatiques étrangers, même si c’est là qu’ont été créées à la fois Les Belles-sœurs et La Sagouine.Puis, vient le TNM (1951), qui se présente avant tout comme la maison du grand répertoire international classique et contemporain.Son équivalent à Québec est le Trident.La Compagnie Jean Duceppe s’ouvre aux textes à structure linéaire, soit divertissants, soit permettant «l’émotion et l'identification», en offrant beaucoup de pièces américaines adaptées au Québec, même si l’un de ses plus grands succès fut Broue et si l’année du 25' anniversaire fut entièrement québécoise.Le théâtre étranger — autre qu’américain ou anglais — y est cependant très rarement à l’affiche.Le Théâtre Denise-Pelletier, dont la mission est sûrement une des plus claires, se consacre au grand répertoire québécois et étranger pour les publics scolaires et étudiants.Comme cette dernière compagnie, le Théâtre d Aujourd’hui a aussi une mission limpide: le répertoire québécois.On y produit essentiellement des créations, et quelques re- prises de textes québécois.L’Espace GO, jadis Theatre expérimental des femmes, s’oriente aujourd'hui vers les textes d'auteurs français.Les autres théâtres ont des programmations qui se ressemblent davantage.Au Quat’Sous, à la Licorne et à la Bordée, on pourrait facilement voir les mêmes pièces, qu’il s'agisse de créations ou de traductions de l’anglais.avec quelques nuances dues surtout au tempérament des directeurs artistiques en place.Quant au Théâtre français du CNA, il a été longtemps sans offrir de productions originales, entre la direction artistique d’André Brassard et celle de Denis Marleau, mais on a maintenant recommencé à y produire des spectacles, en plus d'offrir des coproductions.Salles d’accueil Plusieurs de ces théâtres accueillent aussi des spectacles de compagnies sans lieu, ou étrangères, notamment à l’occasion du Festival des Amériques ou du Carrefour à Québec.Le Théâtre Denise-Pelletier a sa salle Fred-Barry, le Théâtre d'Aujourd’hui, la salle Jean-Claude-Germain et la Manu-fecture a la Petite licorne: les trois sont toujours ouvertes aux jeunes compagnies.L’Espace GO aussi, mais de façon moins systématique.Par ailleurs, ces théâtres poursuivent, à des degrés variables, des activités de développement de public, que ce soit auprès des gens du quartier, des conununautés cul- Si les compagnies dites institutionnelles sont toutes subventionnées, la plupart ne le sont que très modestement compte tenu de leurs besoins turelles, des jeunes, des familles, des personnes âgées, etc.le TNM soutient et encadre une troupe d’abonnés, et le Théâtre Denise-Pelletier cultive son indispensable réseau de professeurs, les compagnies de TAI se concertent pour des activités de promotion communes, notamment par l’entremise de l’Académie québécoise du théâtre, qui organise le gala des Masques, Elles offrent toutes (sauf la Régie de la Place des Arts, bien sûr) les «jeudis deux pour un», soit deux billets pour le prix dïm au tarit régulier, à partir de 19h le soir même.S'ils se concertent pour éviter d'afficher deux premières le même soir, les membres de TAI ne discutent pas entre eux du prix des billets qui.selon Jacques Cousineau, va sans doute baisser prochainement.(Bonne nouvelle pour le public!) En fait, même s’il ne reçoit aucune subvention pour fonctionner — ses revenus ne proviennent que des cotisations de ses douze membres —, TAI tient des réunions régulières de ses compagnies, dont U constitue un forum de concertation.Le TAI toujours au CQT Essentiellement mobilisé par les conventions collectives avec les al tistes (représentés par l’Union des artistes-UDA l’Association québécoise des auteurs dramatique-AQAD, l'Association des professionnels des arts de la scène du Québec-APASQ), TAI est un membre actif du Conseil québécois du théâtre.Cousineau reconnaît que la tentation a été forte de se retirer du CQT au moment où l’UDA et l’AQAD l’ont tait, U y a quelques mois.Mais après réflexion, les compagnies de TAI sont restées, convaincues de l'utilité de leur rôle de service public auprès du milieu théâtral.Mis ensemble, les douze de TAI, par leur stabilité, giu-.mtis-sent un nombre important d’emplois dans la communauté théâtrale.Far ailleurs, jxu leur éclectisme relatif, ils sont ouverts à l'ensemble de la pratique, ne se limitant pas à un groupe qui gravite autour d’un collectif ou d'un seul artiste, comme c’est le cas dans plusieurs compagnies de l’ACT.Jouissant des budgets les plus substantiels, les théâtres de TAI offr ent les plateaux les plus importants, des saisons ru gulières et des formules d'abonnement à des publics qu'ils s'efforcent toujours de fidéliser.Précarité Si les compagnies dites institutionnelles sont toutes subventionnées, la plupart ne le sont que tirs modestement compte tenu de leurs besoins, en comparaison avec leurs vis-à-vis en France ou en Allemagne, par exemple.Ansi, aucune compagnie ne ix-ut se constituer en troupe.Aussi, l’idée de troupe n'a-t-elle jamais vraiment été incarnée au Québec ailleurs que (Luis le très dynamique secteur du théâtre jeunes publics.Et encore s'agit-il toujours de mini-troupes.Plus souvent, on voit des compagnies recourir fréquemment aux mêmes interprètes, mais sans jamais leur offrir tm salaire annuel ou exiger d'eux l’exclusivité.Obligées de produire à un rythme essoufflant, pour un nombre limité de représentations (20 à 25 en moyenne), après seulement 100 jours de répétitions, les compagnies de TAI ne peuvent que rarement profiter d’un succès.Pour pallier ces contraintes, les théâtres comptent plus que j.unais sm- la pm b licite, très onéreuse.D’où la vogue des pièces à petite distribution: d'où, aussi, le développement du marketing et des relations nourries avec la (M esse «porte-voix», afin de früre de chaque spectacle un événement susceptible de drainer L» télévision et, donc, le grand public.Dans un texte très critique quelle vient d’ecrire pour le prochain Congrès québécois du théâtre (www.cqt.ca), Cristina Invita, directrice artistique du Théâtre de l'Utopie, énumère une série de remarques qui s’appliquent bien aux compagnies de TAI, et qui reprennent des observations déjà faites ixu Raymond Cloutier dans son pamphlet Le Beau Milieu (Lanctôt éditeur, PW): «1.I /r théâtre québécois actuel est, à mon avis, à l'état de mouvement brownien, un modèle, certes, mais non pas de structuration.La courte vie des spectacles, l’ingérence des subventionneurs, le règne absolu de la publicité dans la diffusion, l’inflation esthétique créée par les pigistes, le désarroi du public fiice aux “événements" théâtraux qui lui tombent sur la tète en guise de grêle culturelle, ne sont pas les signes d’un dérèglement du système, mais l'image même de l'absence d'un modèle dans le domaine.» «Iss causes de cette absence sont multiples, cependant on peut déceler une dominante à tout ce chaos, relie du “produit" théâtral, terme qui, en remplaçant celui de "spectacle" ou de “pièce" de théâtre, a fait calquer la vision du phénomène sur les modèles économiques en vigueur.On produit une pièce, on ne la joue plus, on la vend au lieu de la diffuser, on en fiiit la promotion au lieu de l’annoncer, VOIR PAGE G 4: TAI « .tait songer à une version ensauvagée de Zone de Marcel Dubé.La touffeur en plus.» Le Devoir « La pièce déboule avec un suspense.» C'est bien meilleur le matin, SRC « Cette poésie directe [.] ce souffle de lyrisme, ces monologues intérieurs saccadés sont impeccablement rendus par les comédiens.» La Presse « Émouvant, captivant même [.] des comédiens capables de rendre la « complexité limpide » de l'auteur.» Journal de Montréal « Écriture riche, dense, poétique [.] entièrement incarnée.[.] Portrait de société d'une grande pertinence, d'une grande acuité.» Montréal Express, SRC «.capte notre attention jusqu'à la fin.[.] Souvent très drôle.» ICI La Nature Mêue du continENt de Jean-François Caron mise en scène D'Antoine Laprise assisté d Annick Asselin avec Normand Daneau Patrice RobHaille Louise Bombardier Paul-Patrick Charfoonneau Eveline Gélinas Luc Proulx Martin Desgagné Steve Pilarezik Sébastien Delorme les concepteurs Jean Sard Claude Accolas i Stéphane Cloutier Ludovic Bonnier SavniL au 3 imi 2003 PRÉSENTÉE PAR BANQUE PV NATIONALE UNE CRÉATION DU Théâtre Urbi et Orbi DIRECTION Yvan Bienvenue.Sylvie Gagné ET DU Théâtre d’Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis, Montréal www.theatredaujourdhui.qc.ca (514) 282-3900 DIRECTION René Richard Cyr Jacques Vézina Gilles Renaud EN COLLABORATION AVEC Hydro Québec FESTIVAL DE THEATRE DES AMERIQUES ^ Q° I du 22 mai édition au 8 juin 2003 W%ü Humiliés et offenses Dostoïevski / Frank Castorf berlin La Trilogie des dragons Robert Lepage québec First Night & And on the Thousandth Night Forced Entertainment Sheffield ÜBUNG Josse de Pauw / Victoria gand Purifiés Sarah Kane / Krzysztof Warlikowski varsovie After Sun Rodrigo Garcia Madrid Ricardo I Shakespeare / Mapa Teatro Bogota La Hada Homère / César Brie sucre OJos do ciervo rumanos Beatriz Catani la plata Incendies Wajdi Mouawad Montréal La Noirceur Marie Brassard Montréal L'Asile de la pureté Claude Gauvreau / Lorraine Pintal Montréal LÉden ùnéma Marguerite Duras / Brigitte Haentjens Ottawa Chekhov longs.In the ravine Tchékhov / Smith-Gilmour Toronto Burning Vision Marie Clements / Peter Hinton vancouver nouvelles SCÈNES CoïicMence d’un potentiel MH Farine Orpheline Le requin Mène se multiple Marcelle Hudon Problématique provisoire Julie Andrée T.Tragédie microscopique, Opus 17 Le frère de la sangsue Coming Home to Roost Usa Rae Vineberg Le Boson de Higgs Le Groupe de poésie moderne ÉVÉNEMENT FLAMBOYANT GRATUIT Un peu plus de lumière Groupe F Quai de l’Horloge - Vieux-Port de Montréal - 31 mai à 22 h 30 En cas d'orages électriques et de vents forts : remis au lendemain FORFAITS INFO-FESTIVAL FORFAITS FIA HÉRERGEMENT (514) 871-2224 disponibles 1-866-533-7848 jusqu’au 10 mai www.fta.qc.ca billetterie Articulée (514) 871-2224 1-866-844-2172 La vitalité de notre métropole culturelle prend sa source dans le formidable élan innove.,, crée.rayonne créateur de ses artistes et artisans.Montréal salue leur talent, leur dynamisme et leur • • • volonté constante d'innover, www.ville.montreal.qc.ca/culture vuie de Montréal LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 AVRIL 2 0 0 3 (1 4 THEATRE Artistes et praticiens Scènes de la vie théâtrale Vingt ans dominés par l’essor de l’écriture dramatique Nul besoin d’être un spectateur assidu pour constater que le théâtre a considérablement changé au Québec depuis le début des années 1980.Mais comment et en quoi a-t-il changé?Pour le meilleur ou pour le pire?Qu’en pensent ceux qui pratiquent le théâtre?Rejoints au téléphone, des comédiens et des metteurs en scène (qui cumulent parfois les deux fonctions) tentent de cerner cette évolution à partir de leur expérience.SOLANGE LÉVESQUE La metteure en scène Brigitte Haentjens a la certitude que quelque chose d’important s’est perdu: «Jouer est devenu un métier; avant, c’était un art, affirme-t-elle.Dès qu’on tente de produire un travail en restant intègre face à soi, on est de plus en plus seul.Cet isolement est dû au fait que le théâtre s’est beaucoup institutionnalisé.Depuis 20 ans, le "business” s’est infiltré dans le milieu du théâtre.» Brigitte Haentjens remarque que tous les acteurs font de la télé et qu’il y a de moins en moins de véritables interprètes de théâtre.«Les critères ayant forcément changé, la formation s’est adaptée aux pratiques du marché.» Elle regrette de rencontrer moins de «têtes fortes» chez les acteurs: «l/i plupart des interprètes me paraissent plus serviles qu'autre-fins.» Egalement metteur en scène, Claude Poissant a l’impression q\i’«après avoir exploité les nombreux sentiers ouverts par l’évolution technologique dans les années 1980, les créateurs en reviennent à plus de profondeur et de contenu», ce qui lui fait plutôt plaisir.La comédienne Micheline Bernard constate avec bonheur que la mise en scène délaisse «le style pour le style» pour revenir à la simplicité.«On dépasse cette fâcheuse tendance à “relire” à tout prix, on respecte le texte davantage, et ce sont d’abord des idées qui justifient les choix de la plupart des metteurs en scène.» Ixs horaires ne permettent pas souvent aux acteurs d’une distribution de se retrouver ensemble pendant les répétitions d’une pièce; les agendas sont de plus en plus difficiles à accorder parce que tout le monde fait autre chose en parallèle.«Et pourtant, ajoute-t-elle, cela fait grand bien de travailler au théâtre quand on fait de la télé, car la scène est le seul endroit où on a le temps de réflé- «Pour les 20 ans du CQT et les 20 années à venir, les théâtres privés du Québec souhaitent à tout le milieu théâtrale santé et dynamisme.» L’APTP ST une quarantaine de membres au Québec qui oeuvrent dans les domaines du théâtre d'été, des spectacles musicaux et des spectacles de commande.Année après année plus de 600 000 personnes assistent aux spectacles présentés par nos membres.€*4*- / La programmation des spectacles d’été 2003 sera bientôt disponible pour la recevoir communiquez avec : -Alain Monast, coordonnateur- Tél.: (514) 590-0660 ax.(514) 5vü 0190 -Courriel : aptp@qc.aira- rTJ EtP Association des producteurs de théâtre privé chir et une grande liberté pour essayer des choses en équipe.» Sa collègue Isabel Richer, plus jeune, a terminé sa formation Û y a dix ans.Elle est aussi frappée par le fait que la majorité des interprètes font aussi de la télé et du cinéma, qui sont plus lucratifs.«Il faut multiplier les champs de pratique et accepter plusieurs contrats en même temps, ce qui est très difficile quand on joue au théâtre et ce que j’essaie d’éviter le plus possible.» Elle envie des comédiennes comme Rita Lafontaine, qui travaille au théâtre sans interruption depuis plus de 30 ans.Vers l’excellence, toujours ! Rita Lafontaine, elle, se trouve privilégiée d’avoir pu participer à tant de créations et d’avoir beaucoup travaillé avec André Brassard: «C’est très valorisant de travailler avec des metteurs en scène qui nous laissent trouver notre route tout en la balisant.» Elle se dit épatée par la recherche toujours plus grande de perfection et d’excellence de la part des créateurs et de tous les artisans.«On s’aperçoit du progrès quand on considère l’ensemble de la production.Le travail de décodage du texte, la compréhension du personnage et le travail de table ont toujours été là, mais ils se sont affinés.» Micheline Bernard constate également un progrès notable dans tout ce qui concerne la conception des spectacles: «La scénographie, les éclairages, les costumes, le maquillage, tout cela s’est grandement amélioré par rapport aux années 1980.» Mais si la production a gagné sur le plan de l’esthétique, elle s’est standardisée JACQUES GRENIER LE DEVOIR Brigitte Haentjens quant au fond, selon Brigitte Haentjens: «Les voix alternatives peinent.La majorité aspire à un certain standard, et l’on trouve peu de voix radicales chez les jeunes.Il me semble que c’était plus anarchique et plus éclectique il y a 20 ans.» Yves Jacques travaille autant en France qu’au Québec.Comme plusieurs, il regrette que les acteurs doivent cumuler plusieurs emplois: «Se retrouver tous ensemble en même temps est devenu quasiment impossible; les répétitions se font à petites doses, et la pièce se répète par bouts, sans enchaînement chronologique jusqu’aux derniers jours.En France, on est payé pour être là, et toute la distribution peut se retrouver en répétition en même temps, ce que j’apprécie grandement.» Dans la mesure du possible, quand Yves Jacques joue, il s’empêche de faire Cascades présente une production du Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls y; DES LE 18 JUIN 2003 AVEC MICHEL CHARETTE NORMAND CHOUINARD SYLVIE FERLATTE FRANÇOIS L’ÉCUYER MONIQUE SPAZIANI TEXTE DE JOSÉE FORTIER ET FRANÇOIS CAMIRAND MISE EN SCÈNE SOPHIE CLÉMENT CONCEPTEURS JEAN BARD FRANCINE ÉMOND STÉPHANE VÉZINA RELATIONS PUBLIQUES KARINE COUSINEAU COMMUNICATIONS CATHERINE CUÈVREMONT RÉSERVEZ MAINTENANT (819) 363-2900 www.grandschenes.ca Québec t Cascades aptp ¦ l /HTk'.chose.«Le théâtre y perd si on n 'est pas disponible.Je deplore qu’on soit si collé sur la télé pour exister en tant qu’acteur au Québec.» Par contre, il est heureux de voir la vitalité de la nouveUe génération au théâtre.«Le théâtre me parait ici en pleine effervescence, bouillonnant d’audace.» Marcelle Hudon fait partie de ces créateurs qui exploitent plusieurs disciplines, dont la marionnette: en 25 ans de pratique, elle a vu un créneau s’ouvrir pour ce nouveau genre de spectacle: «Une curiosité s’est installée pour les arts hybrides; une porte s’ouvre pour ce type d’expression, autant chez les créateurs que chez le public.Avant, les formes non codées effrayaient davantage.» Gagner sa vie Bien que plusieurs se plaignent de devoir multiplier leurs champs de travail pour gagner leur vie, les praticiens interrogés ont presque tous mentionné l’augmentation des cachets comme l’un des plus grands changements ayant marqué leur travail au théâtre depuis 20 ans; un progrès que Rita Lafontaine qualifie de «spectaculaire»; «À la création des Belles-sœurs en 1968, je gagnais 15 $ par représentation! Autrefois, parler de cachets était tabou.La route n'a pas toujours été facile, sur ce plan.Si on fiait de la télé, ça va mieux.» Marcelle Hudon bénit l’existence des bourses de soutien à la création grâce auxquelles elle peut se consacrer à la création «en faisant des semaines de six jours à 10 heures par jour, avec des conditions de pigiste», précise-t-elle.Jean-Pierre Ronfard se réjouit de l’effort consenti par les théâtres pour augmenter les salaires et payer le personnel tout en gardant le coût des places abordable: «C’est souvent la quadrature du cercle, et cela commande une certaine esthétique! Nous avons encore beaucoup à rattraper par rapport à des pays comme la France ou l’Allemagne, par exemple.» Contrairement à plusieurs, Ronfard pense que de grands théâtres comme le TNM et le Trident, notamment, devraient recevoir suffisamment de subventions pour pouvoir programmer plus de créations.Reste à savoir s’ils présenteraient plus de créations avec plus de subventions.Ecriture dramatique Mais le changement majeur des SOURCE TELÉ-QUÊBEC Rita Lafontaine 20 dernières années mis en avant par presque toutes les personnes qui ont accepté de se pencher sur la question, c’est la place que l’écriture dramatique québécoise a conquise et son abondance.Jean-Pierre Ronfard se réjouit que cette écriture occupe maintenant une place importante partout et voyage outre-frontières.Il insiste sur le rôle essentiel joué par le Centre des auteurs dramatiques (CAD), lequel, relayé par les diverses écoles de théâtre et par les cégeps, favorise les écritures nouvelles.«On trouve de nombreuses petites initiatives axées sur l’écriture: le Festival du ja->nais lu, par exemple, et d’autres activités ayant lieu à l’Aparté, notamment.Il y a partout des spectacles qui témoignent d’une poussée anarchique et de la vitalité du théâtre.» Micheline Bernard apprécie que les traductions de pièces étrangères soient effectuées par des Québécois qui sont aussi des auteurs.«Les théâtres, surtout les petits et les moyens, sont beaucoup moins frileux qu’avant face aux textes québécois.» Pour compléter ce survol: trois aînés très actifs au théâtre et qui le fréquentent assidûment, et une benjamine.Gérard Poirier est ravi des changements qui se manifestent au sein du public de théâtre: «Il y a maintenant un public qui s’intéresse à la recherche et au théâtre québécois.Heureusement, de jeunes comédiens et metteurs en scène iconoclastes sont venus et ont chaviré la façon d’aborder le répertoire.Avec tous les débordements que cela peut entraîner.» La prépondérance croissante de l’image et de tout l’aspect visuel sur le texte le laisse un peu perplexe.Il souligne enfin le confort des lieux de travail: des loges salubres, chauffées et commodes.Huguette Oligny remarque une meilleure qualité de la formation en général: «Les jeunes qui sortent des écoles savent tout faire.Un bémol: les exigences se sont nettement relâchées quant à la technique de la diction.Les metteurs en scène manifestent plus d’inventivité, ils ont beaucoup d’idées et ils osent les mettre en action.» Françoise Faucher apprécie grandement la liberté que le théâtre à conquise depuis les années 1980; mais «cette liberté, explique-t-elle, n’est pas toujours aussi féconde; il arrive que l’on effectue des relectures qui faussent le contenu des œuvres».Par contre, une certaine rigidité s’est estompée, la manière de travailler s’est assouplie et il est désormais possible d’explorer plusieurs pistes, souligne-t-elle.Nous laisserons le mot de la fin à Evelyne de la Chenelière, jeune dramaturge et comédienne de la nouvelle génération d’écrivains de théâtre.De retour au Québec après des années d’études à Paris, elle a été très surprise de trouver ici un grand fourmillement de paroles et d’écritures, et contente qu’il y ait de la place pour les jeunes.«Si j’arrive à gagner ma vie avec le théâtre depuis trois ans, c’est parce que je suis aussi comédienne», avoue-t-elle.Pour les 20 prochaines années, elle souhaite «que les différents théâtrei clarifient leur mandat et leur orientation; cela permettrait à divers textes de prendre leur envol dans le lieu le plus favorable».MI .g l\st f=*ë-i ITÏ-4 dêe: à St-Mathieu-du Parc POUR SAISON UNE LESTROYENNES dans une mise en scène de Jacques Crête production de La Compagne de Théâtre L'Eskabei Tous les jeudis, vendredis et samedis du 31 juillet au 30 août 2003 Un pur enchantement Le Soleil la luiiiet 2001 POUR UNE S A I S N UN ÉTRANGE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ p vlBL jjffP Adaptation t’f mil?en scène d- John ^trasbera Avec : Paul Uoucet i lean Duceppe > tes'-u a Barkit v s Du mardi au dimanche du 24 juin au 26 juillet 2003 www thcattena.com Production du T N A pour réservation (819)376-2428 courriel leskabel@cgocable ca site internet http//aquebec com/~leskabel Coût du billet: $35.00 Prix Sfh'duuxpoui (poupes TAI SUITE DE LA PAGE G 3 et on la liquide quand elle ne se vend plus.Les directeurs artistiques sont des producteurs, les artistes des contractuels, les subventionneurs des investisseurs ou pire, des institutions charitables, les théâtres sont devenus des corporations et le public est la clientèle; pour peu, on se mettrait à fabriquer des chaussures que cela ne serait pas moins viable comme modèle! Question de jargon, dirait-on, mais il y a plus que cela, il y va de l’application forcée d’un modèle à un domaine différent de celui qui l'a engendré, des connotations et implications que ce jargon apporte au discours théâtral, de la pulvérisation de ce dernier par l’adoption du discours économique.» Le rôle de la critique dans ce cirque médiatico-industriel?Elle subsiste encore, malgré l’important roulement que connaît la profession et la place ténue que lui laisse le rouleau compresseur de la promotion.De nouveaux venus de la plume ou du micro apparaissent de façon cyclique, faisant leurs classes sur le tas, pour voir leur espace ou leur temps médiatique accordé ou enlevé sans véritable justification.De toutes manières, rarissimes sont les journalistes qui peuvent se consacrer au théâtre à plein temps.À TAI, après avoir longuement discuté des relations, parfois tendues, avec les critiques, on n’en parle plus aujourd’hui.«Le sujet nous a épuisés!», soupire Jacques Cousineau avec un grand éclat de rire.L'Association des compagnies de théâtre (ACT) regroupe plus de 120 compagnies dédiées au renouvellement de la création théâtrale sur tout le territoire du Québec et de l'Ontario francophone C.P.1321, Suce.Desjardins, Montreal (Quebec) H5B 1C4 Téléphone 1 866 348-8960 / télécopieur 1 866 821 0174 LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ti ET DIMANCHE AVRIL 200 A ( i .") THEATRE Conseil québécois du théâtre Trop court, le spectacle ! Un congrès axé sur la diffusion Le Conseil québécois du théâtre (CQT) soufflera ses 20 bougies le 3 mai prochain, alors qu'il amorcera le dixième congrès de son histoire.Ce sera aussi l'occasion de poursuivre la réflexion sur une thématique — la diffusion du théâtre au Québec — qui a retenu son attention à plusieurs reprises au cours de ses deux décennies d'existence.C LAI RAN D RÉ E CAUCHY Le CQT constitue un véritable microcosme du milieu théâtral, réunissant autant des associations professionnelles, des compagnies de théâtre que des praticiens individuels (comédiens, gestionnaires, directeurs artistiques, metteurs en scène, etc.).«On fonctionne par consensus.II faut que les dossiers sur lesquels le CQT travaille concernent les intérêts supérieurs du théâtre et non les intérêts corporatistes de chacun», fait valoir la directrice générale, Raymonde Gazaille, qui précise que le CQT est le seul organisme disciplinaire du genre au Québec, voire même à travers le monde.Le Conseil a vu le jour en 1983, à la suite des états généraux du théâtre professionnel.«Les participants avaient alors souhaité qu'une instance puisse prendre la parole au nom de l’ensemble de la discipline», rappelle l'actuel président, Pierre MacDuff, qui était déjà très actif dans le milieu théâtral à l’époque.Le CQT a lui aussi fait des petits et donné naissance dix ans plus tard à l’Académie du théâtre, destinée à promouvoir cet art.L'Académie est désormais bien connue par sa vitrine qu’est la Soirée des Masques.Avec les années, la voix du théâtre qu’est le Conseil a dû faire face à un univers de plus en plus complexe.Alors que les représentations politiques se limitaient presque au ministère de la Culture il y a une vingtaine d’années, le CQT intervient maintenant auprès de ceux du Tourisme, de l’Industrie et du Commerce, des Affaires municipales et de la Métropole, etc.Et c’est sans compter le niveau municipal et les ministères et organismes fédéraux.Pour bien défendre les droits et les intérêts des gens de théâtre, le CQT analyse l’impact de l’ensemble des politiques gouvernementales sur les artisans du milieu.Il s'appuie sur ses travaux de recherche et ses consultations.«Comme le théâtre est un art collectif nous cherchons à percevoir autant la réalité du scénographe, de l’interprète que de la compagnie», souligne M.MacDuff.C’est précisément en cherchant à obtenir le pouls des différentes composantes du domaine que le CQT a mené pendant près de she mois ses travaux préparatoires en vue du congrès, qui portera sur la diffusion théâtrale.Diffusion théâtrale La problématique n’est pas nouvelle, elle a déjà été débattue par le passé.Elle se pose cependant en des termes différents.Dans les années 1970 et 1980, la diffusion était difficile en raison du manque de lieux théâtraux appropriés.C’est d’ailleurs un des premiers sujets qui a mobilisé les énergies du CQT.«Nous disions que le théâtre était un art locataire, parce que toutes les salles appartenaient à des intérêts privés et étaient dans un état de délabrement.Après avoir fait le tour des musées, le gouvernement du Québec s’est attaqué au problème», relate le président du CQT, qui est aussi directeur général du Théâtre des Deux Mondes.«Maintenant au Québec, il y a de plus en plus de salles dans toutes les régions.Il existe maintenant un réseau potentiel de tournée.Mais la question demeure: pourquoi le théâtre ne circule-t-il pas davantage?», s’interroge M.MacDuff.En effet, les études montrent qu’un même spectacle fait l’objet de seulement 20,3 représentations en moyenne.«Faire du théâtre au Québec, dans la plupart des cas, cela signifie répéter pendant deux mois, jouer pendant un mois, puis passer à autre chose.On est un peu dans une dynamique d'essouf- y t ARCHIVES LE DEVOIR La Reine de Beauté de Leenane, avec Micheline Bernard et Jean Maheu, a connu un grand succès de diffusion au Québec.flement.C’est du moins le son de cloche entendu lors des consultations dans les différentes régions.» M.MacDuff souligne que le faible nombre de représentations entraîne non seulement des frustrations sur le plan artistique, mais aussi sur le plan financier pour les gens de théâtre.Développement du public, plus grande circulation des pièces entre les régions, reprises d’une saison à l’autre, importance accrue accordée au théâtre dans les institutions d’enseignement, plusieurs pistes de solution se profilent déjà à l’horizon.La clé réside selon Mme Gazaille dans la concertation: «Les freins peuvent être d’ordre financier, mais on s’est rendu compte qu'il y avait aussi une question de volonté.On va essayer de mettre en place une plateforme pour que les gens continuent à se parler après le congrès.» En santé le théâtre?Si le CQT travaille surtout à régler des problèmes, cela n’empêche pas l’organisme de poser un regard très positif sur la production théâtrale québécoise.En santé le théâtre?Le président du CQT répond sans hésitation: «Oui! U y a une grande diversité et une grande qualité.Les compagnies de recherche et de création québécoises ont une présence phénoménale à l’échelle planétaire, disproportionnée comparativement à la taille de notre société.» Il souligne également que le théâtre «agit comme une pépinière de formateurs.Beaucoup de techniciens, de concepteurs, de metteurs en scène qui ont fait leurs classes au théâtre vont ensuite travailler dans le milieu du cinéma, de la télévision, du cirque».Par ailleurs, la concertation des intervenants du milieu, à travers le Conseil, a permis de consolider la situation auparavant précaire des compagnies qui ont vu le jour dans les années 1970 et au début 1980.«Hya 20 ans, une dizaine de compagnies recueillaient 60 % à 70 % des subventions et le reste des fonds était disséminé à travers une multitude d’autres.L’action du Conseil a permis l’émergence d’une classe moyenne du théâtre», affirme Pierre MacDuff, reconnaissant du même souffle que les jeunes compagnies vivent maintenant à leur tour une situation difficile.«Le congrès sera l’occasion de réfléchir à ce qu’on laisse aux prochaines générations.Montréal présente déjà une grande diversité.En région, est-ce que la prochaine génération va être obligée de consacrer les mêmes énergies que nous [les compagnies qui ont vu le jour dans les années 1970] pour vivoter économiquement?Il y a des choses de grande qualité qui se font, mais elles sont encore tenues à bout de bras.Le défi, c’est de prendre du recul pour servir les intérêts supérieurs du théâtre», conclut Pierre MacDuff.•M.FESTIVAL ANNUEL D'INNOVATION théâtrale -m de théâtre?SoyezauFAIT^ PLUS DE 25 ACTIVITES DONT.CE SAMEDI M CADETTE d'ANNIE RANGER i14 h) 2025, L'ANNÉE DU SERPENT de PHILIPPE DUCROS (15 h 30) LES CELEBRATIONS 6e MICHEL GARNEAU !19 h 30) DIMANCHE 27 AVRIL LES NIGAUDS6e CARLOS LISCANO (15 h) LES GRANDES VACANCES 6e SERVAIS BOUCHARD (16 hl DU PEPIN A LA FISSURE 6e PATRICE DESBIENS (19 h 30) CONTES DE TORONTO de GUY MIGNAULT (21 h 30i LUNDI 28 AVRIL NUITS D’AILLEURS : SAHEL de FRANCO CATANZARITI (16 h 30) PROPHETES SANS DIEU6e SLIMANE BENAiSSA (18 h 30) «.Ode KOBOL MARIONNETTES -.20 h 45- MARDI 29 AVRIL UN NOIR, UNE BLANCHE 11 A h et 19 h 30) BEYROUTH, LITTORAL (FILM) avec WAJDI MOUAWAD (16 h) MERCREDI 30 AVRIL LENTEMENT LA BEAUTÉ {20 h).PASSEPORTS ET BILLETS INDIVIDUELS AU (450) 589-9198 / www.hector-charland.com _____ Une initiative , /OJ n AU ciii ¦.I wrmcA.r-.».* 1 AVRIL 20 0 :i (i (> THEATRE JEUNES PUBLICS « Success story » à la québécoise Grâce à l’école, le «jeune théâtre» touche les enfants de (presque) toutes les tranches d’âge Quelques événements majeurs expliquent la progression exponentielle du théâtre jeunes publics au cours des 15 ou 20 dernières années.Parmi ceux-là, il faut souligner la création des centres de diffusion que sont la Maison Théâtre et Les Gros Becs.Et le partenariat avec l’école.MICHEL HÉLAIR LE DEVOIR Disons-le franchement: il y a un quart de siècle, le théâtre jeunes publics végétait.11 pataugeait sur place, n’éclaboussant encore qu’une mince frange de spectateurs attentifs.C’était une grande idée de s’adresser directement aux enfants! Mais elle n’arrivait pas à s’accrocher solidement à la réalité.Oh, il y avait bien des compagnies qui produisaient des spectacles: tous les «ancêtres» d’aujourd’hui travaillaient déjà sur le terrain.Sur le tas.Issus des villes, le Théâtre de l’Œil, le Théâtre de Quartier, la Marmaille et toutes les autres compagnies empruntaient des embryons de réseau en parvenant à sillonner le Québec dans des conditions aléatoires par définition.Epoque héroïque.Presque mythique.Sauf que les joies et misères de l’itinérance créatrice allaient se buter sur les dures années 1980.Ce n’est pas là un portrait misérabiliste ni idyllique.Bien au contraire, tout reste à écrire sur les origines du théâtre jeunes publics, ici et ailleurs.Pour bien marquer le temps, disons qu’on s’approchait à l’époque des premiers (et des derniers) états généraux sur le théâtre au Québec.Grosso modo, c’était il y a un peu plus d’une vingtaine d’années.Et, répétons-le, le théâtre jeunes publics était en crise.Sans argent.Sans public surtout.C’était bien avant qu’on fasse entrer le théâtre dans les écoles.Et, encore mieux, les écoles dans les théâtres.Un partenariat profitable Tout cela est un peu difficile à croire quand on sait le «success story» qu’est devenu le théâtre jeunes publics avec les années.Le Québec compte une cinquantaine de troupes et compagnies de théâtre s'adressant directement aux enfants.Des compagnies qui vivent souvent au rythme d’une création annuelle et qui tournent parfois jusqu’à trois spectacles différents en même temps au Québec et un peu partout à travers le monde.En Üiéâtre jeunes publics (on y met des «s» pour signifier la diversité des approches et des publics), la durée de vie d’un spectacle peut s'étendre sur plusieurs années et ses représentations se compter par centaines, plutôt que par dizaines comme dans le «théâtre pour les grands».Le secteur est aujourdThui si diversifié et touche tellement de gens qu’on a peine à se souvenir de ses origines modestes reliées à l’animation sociale et culturelle.On ne souligne d'ailleurs pas assez souvent le fait que le théâtre pour la jeunesse est un enfant des grandes revendications des années 1960 et 1970, un exemple (réussi) de démocratisation de la culture.Mais c’est grâce à l’école — et surtout à la politique culturelle que nous nous sommes donnée collectivement — que cela est devenu possible.La mayonnaise a pris, le projet socioculturel s’est réalisé lorsqu’on a pu enfin lire une phrase comme celle-ci, tirée de la politique culturelle du gouvernement québécois: «L'accès au monde de la culture et des arts suppose une familiarisation ARCHIVES LE DEVOIR Mémoire vive, de Normand Canac-Marquis.avec les œuvres et l’univers culturels; tout objectif de démocratisation de la culture se tourne donc forcément vers l’école, qui doit jouer un rôle fondamental pour ouvrir la voie aux valeurs culturelles.» Depuis plusieurs années déjà, l’école et le jeune théâtre sont étroitement liés dans le cadre de ce que l’on pourrait appeler un partenariat profitable.Le développement et l’ouverture de l’un et de l’autre reposent sur un travail de collaboration que le$ gens connaissent rarement.Evidemment les compagnies trouvent désormais la très forte majorité de leur public dans le «réservoir» des écoles qui choisissent «d’ouvrir la voie aux valeurs culturelles» de leurs élèves par le théâtre.Mais il y a aussi que, dans les faits, les deux grands diffuseurs que sont la Maison Théâtre, à Montréal, et les Gros Becs, à Québec, ont inventé une sorte de «pratique du public» qui a tendance à se répandre comme une traînée de poudre chez les plus petits diffuseurs.Cette «pratique», avouons-le, apporte une plus-value intéressante au partenariat école-jeune théâtre.Animation C’est qu’en plus de la pièce offerte à l’école, les théâtreux ont mis sur pied tout un secteur animation.Avant le spectacle, les animateurs se rendent dans les classes pour préparer d’abord les enfants à ce qu’ils vont voir — on discute des thèmes abordés, de la forme utilisée, etc.— et leur offrir aussi de travailler en atelier selon la production présentée: on aura ainsi la possibilité d’en savoir plus, par exemple, sur la marionnette, sur les nouvelles technologies ou même sur les différents métiers du théâtre.Après la représentation, les animateurs reviennent en classe pour boucler la boucle en recueillant les réactions des enfants et en discutant avec eux des impacts de la production.Corollaire intéressant, ce lien étroit entre l’école et le jeune théâtre aura contribué à diversifier et à enrichir les approches.Pour l’école, l’apport du théâtre est indéniable puisqu’il permet aux éducateurs de travailler sur du concret tout en ouvrant la conscience des enfants à la dimension artistique.Mais cela se vérifie tout autant du côté des compagnies.Depuis une vingtaine d’années, elles en sont venues à couvrir toute la gamme des publics en s’adressant à des tranches d’âge de plus en plus précises.Exemple: le théâtre pour adolescents n’existait tout simplement pas il y a une vingtaine d’années.Et le théâtre pour bébés, dont on vous a parlé abondamment il y a quelques semaines à la suite du festival Méli’môme pour la petite enfance, n’existe tout simplement pas encore.Mais comme le partenariat profite à tout le monde, qui sait jusqu’où on ira quand viendra le temps du prochain bilan.MARIONNETTES Pantins en tous genres Le théâtre de marionnettes ne s’adresse plus exclusivement aux enfants Rares sont les compagnies de théâtre jeunes publics qui n’ont pas tâté de la marionnette.Marionnettes géantes comme celles du Sans-fil ou de la Dame de cœur, marionnettes «ordinaires», à fil, à tringle, à main ou à n’importe quoi, elles promènent depuis longtemps leurs chiffons et leurs rêves partout à travers le monde, ambassadrices de la «différence québécoise».Mais aujourd’hui, les marionnettes parlent aussi aux publics adultes.Les plus vieux se souviennent de la «filière télévision»: Pépinot et Capucine, Frisson de colline, Bobè nette et tous leurs descendants.Gérard 1).et les Guignols de l’Info aussi, beaucoup plus tard.Mais pour le théâtre, on a beau fouiller dans sa mémoire et se triturer le Google à souris raccourcie, c’est à peu de chose près le vide total.Ce n’est vraiment qu’au milieu des années 1970 que les marionnettes font leur véritable apparition sur les scènes du Québec.Un rôle important Aujourd’hui, quand on clique sur la case «Compagnies de théâtre-Marionnettes» sur le site de l’Académie québécoise du théâtre (theatrequebec.com), on trouve 22 inscriptions.Le site de l'Association québécoise des marionnettistes (AQM) en donne 24, Mtbelmnt-païs THÉÂTRE DE L’AVANT-PAYS 27 saisons / 29 productions 2 888 représentations plus de 600 000 spectateurs SAISON 2003-2004 Nouvelle création À NOUS DEUX ! de Joël da Silva mise en scène Michel Fréchette et Michel P.Ranger CHARLOTTE SICOTTE de Pascale Rafie mise en scène Michel Fréchette et Michel R Ranger grand succès du répertoire de théâtre jeune public joué plus de 500 fois LES GARDIENS DU FEU de Joël da Silva mise en scène Michel Fréchette et Michel P.Ranger Renseignements : Francine Pinard (514) 844-6084 marionnettes@avantpays.qc.ca Québec (B COftMNdM *• Canada F lui (wumaei.ca/~aqm/cie.htm).En principe donc, il y a une bonne vingtaine de compagnies québécoises qui travaillent avec la marionnette.Oh, bien sûr, il y a là des compagnies dont on n’entend pas parler souvent.Et d’autres aussi qui, au contraire, font régulièrement jaser par l’audace ou l’originalité de leur démarche.Mais quand on suit un peu, avec ses enfants ou pas, les activités du secteur jeunes publics, on se rend compte que la marionnette y joue un rôle fort important Tout cela s’est amorcé quelque part au milieu des années 1970: la plupart des grandes compagnies comme le Théâtre de l'Œil, le Théâtre de Quartier, le Carrousel aussi et le Sans-fil, même les Deux Mondes qui s’appelaient encore la Marmaille, le Théâtre de Sable à Québec, les Confettis et le Théâtre de l’Avant-Pays voyaient le jour il y a 25 ou 30 ans.Et toutes ont tâté de la marionnette d’une façon ou d’une autre, quitte à s’en détacher par la suite.Comment rendre compte du bouillonnement qui a animé et anime encore tout ce secteur?Hum?Vous devinez bien que l’espace disponible ici ne nous permet pas de faire allusion à tout.Pour cela, on pourra consulter les deux sites Internet mentionnés plus haut et se promener d’un lien à l’autre.Mais, hors chronologie, certains événements et spectacles s’imposent comme des relais.On pense tout de suite à la création de la Maison Théâtre (1984) et des Gros Becs (1987), les deux centres de diffusion qui ont provoqué littéralement l’explosion du théâtre jeunes publics.On avait vu des spectacles de marionnettes avant, oui, surtout grâce au Théâtre de l'Œil qui ne lâche pas depuis 1973, mais on allait en rencontrer beaucoup plus fréquemment.On pense à des spectacles aussi.À Petits Orteils de Louis-Dominique Lavigne et son Théâtre de Quartier qui réussissait à donner à la perspective de l’enfant, devant la venue d'un nouveau membre dans la famille, une approche séduisante.A Contes d'enfants réels du Carrousel, qui affrontait le monde des peurs enfantines avec autant de lucidité que de bonheur.A La Balade du plombier du Théâtre de l'Illusion et surtout au Porteur du Théâtre de l’Œil, dont la mer-veillçuse Me a fait le tour du monde.A des tas d'autres exemples aussi, plus et moins récents, qu’il est évidemment impossible de nommer ici.C’est triste mais c’est comme ça.Mais partouL quelles que soient les démarches, quelles que soient les compagnies, les marionnettes ont joué un rôle central dans le développement du théâtre jeunes publics chez nous.Et l'on pourra faire, grasso modo, le même constat de résurgence, puis de croissance exponentielle, en fouillant un peu dans les diverses traditions euro-péemies.Cela ne semble d’ailleurs pas vouloir s'arrêter puisqu’au cours des dernières années, la ma- rionnette s’est gagné un tout nouveau public: celui des adultes.Un potentiel d’expression illimité De nos jours en effet, il n’y a pas que les enfants qui s’intéressent aux marionnettes: il y a ceux qui les manipulent Et qui s’en servent de plus en plus souvent pour parler à tout le monde.Si vous ne le saviez pas, apprenez que la marionnette pour adultes est en pleine croissance.Vraiment?Que oui! En France d’abord, avec Emilie Valentin qu’on a pu voir ici l'an dernier, puis un peu partout en Europe à travers l’éclosion des divers théâtres de rue.Ici, la tendance n’arrête pas de s’affinner depuis la fin des années 1990.Cette percée du côté des adultes s’explique surtout par le fait que, sous leurs habits de chiffons et leurs traits grossiers, les marionnettes cachent un potentiel d’expression illimité.On peut tout leur faire dire, tout leur faire vivre et tout leur faire faire.Sans restrictions.De toutes les façons.Et souvent.Il y a aussi que nous entretenons tous un lien particulier avec les poupées depuis que nous sonunes tout petits: sans tomber dans le fétichisme ou la quétaine-rie, c’est un peu de la conscience de l’enfant qui remonte aussi quand on fait face à des marionnettes.Au moment décrire ces lignes et si la tendance se maintient, le Québec compte trois principales compagnies de «marionnettes pour adultes».Les gens du Sous-marin jaune qui, avec l’aide du Loup bleu, se sont amusés à relire la Bible et qu’on a vus à Montréal en début de saison.Ceux de Kobol marionnettes (www.aei.ca/~aqm/kobol.htm) et ceux du Théâtre de la Pire Espèce (www.pire-espece.com).Au Théâtre de la Pire Espèce, par exemple, où l’on fait ce que l’on pourrait appeler de la «marionnette trash», on se sert d’objets grossiers pour raconter l’histoire de l’abominable Père Ubu dans Ubu sur la table.L’approche de la compagnie est si différente, si efficace aussi, qu’elle n’arrête pas de tourner son spectacle un peu partout, ici comme ailleurs, en Europe et en Amérique.Chez Kobol marionnettes, on en est déjà au troisième spectacle depuis la fondation de la compagnie en 1996.Eko prend bientôt fa route du festival de Charleville-Mézières alors qu’/fo s’installera à l’Usine C dans quelques jours après être passé par le Festival d’innovation théâtrale.Cette production toute neuve illustre bien fa poésie visuelle et musicale qui caractérise le travail de fa compagnie, comme l'explique son directeur artistique Louis Ayotte.Par petites touches, par petits tableaux, Kobol explore un monde avec lequel les adultes sont quand même assez familiers: les émotions.Avec un tel programme, comment s’étonner de voir les marionnettes occuper de plus en plus de territoire?M.B.« La marionnette remue en nous des choses profondes.Elle est l’art de la partie pour le tout; c'est la main à la place de la tête, ou du corps entier.En possédant ce fragment de l'autre, c'est l'essence même de l’homme que l'on touche, du monde par surcroît.» Selon les mots du metteur en scène français Antoine Vite:.Association québécoise des marionnettistes (AQM) Tel.: 514-522-1919 courriel : aqm( Trajectoire d'un festival en Amérique > Rodrigo Garcia ou l'esthétique de la contre-attaque > Sarah Kane, dans la souillure du monde > Le paradoxe Castorf > Entretien avec Marie Gignac sur la Trilogie des dragons ABONNEMENT ; 1 AN, 4 NUMÉROS,46 S (T.l.) RENSEIGNEMENTS : (SU) 875-2549 WWW.REVUEJEU.ORG JEU SUIT LE THÉÂTRE.À LA TRACE Lis Arts du Maurier 7/o WWW Centre des auteurs dramatiques MEXICO — MONTREAL Jeudi S juin 2003 i 16 h *** Opdôn Multiple de luis Mario Moncada Gil, traduction de Suzanne 18 h — Fcdra y otras griegos de Ximena Escalante, traduction de Cenevt .e en lecture de M.aida Lo/,ii Au studio-théâtre Stella Artois de la Réservations e des Arts 3-3384.post LE THÉÂTRE DE MO PREMIERED AMOUR ——n c r\ ma u, IMlC freoBbarry Choisissez S spectacles au prix de I y- Abonnés : tarife privilégiés pour les speelarlcs hors saison et Fred-Barry._____firn fini il fiîÿËËŒSi: Abonnement en ligne : Québec www.ileflise-pelletier.qG.ca MMHMM LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE A V R I l.2 0 0 S THEATRE REGIONS SUITE DE LA PAGE G 8 programmation se fait en fonction du public qu'ils connaissent.Sans cette expertise, nous aurions tous beaucoup de difficulté à faire sortir les gens.- Pour Benoît Vaillancourt, directeur artistique du Théâtre des Gens d’en bas et responsable de la programmation du Bic, deux constantes sont similaires pour toutes les compagnies: «Premièrement, il y a l'isolement.Tu dois t’alimenter par toi-même.Nous avons longtemps été cantonnés, mais depuis les cinq dernières années, on voit davantage de complicité entre les compagnies et les autres intervenants du secteur artistique.Il y a un nouveau voisinage qui nous aide tous puisque nous sommes tous dans la même situation, que Ton fasse du théâtre, de la musique ou de la danse.» Deuxième constante: l’engagement social.En région, les compagnies font principalement du théâtre de création et elles abordent souvent des thématiques sociales.«Déjà juste le fait de persister à faire du théâtre de qualité en région, c’est un gros engagement!», ajoute-t-il en riant Le manque d’artistes Sans vouloir être misérabilistes, les deux hommes constatent que les compagnies de théâtre en région sont confrontées à de grandes difficultés.La plus importante est, naturellement, le manque d’artistes.Même s’ils tentent dans la mesure du possible, de travailler avec des auteurs, comédiens, scénaristes et techniciens locaux, les producteurs doivent souvent avoir recours aux artistes des grands centres urbains.«Les jeunes qui veulent faire carrière en théâtre vont généralement déménager à Montréal pour y faire leurs études et tenter leur chance.Ils sont rares ceux qui restent en région ou qui y reviennent après leurs études, car c'est très difficile de vivre de son art ici avec deux productions annuelles», souligne Jean-Claude Côté.Ainsi, ceux qui optent pour la vie en région doivent souvent combiner théâtre et petits boulots.Certains enseignent, d’autres acceptent des contrats d’animation ou donnent des ateliers.«À l’exception peut-être de TOutaouais et du Saguenay-Lac-Saint-Jean, aucun acteur ne peut vivre de son métier dans les régions», ajoute-t-il.Lorsqu’ils recrutent à Montréal, les producteurs tentent généralement d’aller chercher des artistes qui viennent de la région: «Les gens les connaissent, ils aiment toujours voir comment se débrouille un jeune de chez eux qui fait carrière dans la métropole.» Une des conséquences de cette pénurie d’artistes professionnels dans les régions est l’augmentation des coûts de production.En effet, les acteurs ou metteurs en scène qui viennent des grands centres doivent être hébergés et Ceux qui optent pour la vie en région doivent souvent combiner théâtre et petits boulots leurs frais de séjour payés, ce qui peut faire augmenter le coût de production de 10 % ou 15 %, estime Benoît Vaillancourt.Pas le droit à l’erreur Autre problème majeur le petit bassin de population.Pour éviter de fractionner le public, les compagnies misent généralement sur des créations assez accessibles: «Nous faisons du travail de création, mais on ne peut pas faire de l'expérimentation trop pointue, car on serait cantonné à un public trop restreint.Si les publics se distinguent beaucoup plus à Montréal en raison du nombre de théâtres et de spectateurs, il y a la même proportion de spectateurs qui souhaitent voir du théâtre expérimental en région, mais le nombre restera toujours moindre en raison du petit bassin de population», constate Jean-Guy Côté.De son côté, le directeur du Théâtre des Gens d’en bas ne croit pas que le moins grand nombre de gens en région les affecte vraiment.«À Montréal, il y a plus de monde, mais plus de théâtres.Ici, il y a moins de gens, mais moins de compétition.Cest tout aussi difficile d’aller chercher le monde.» Toute fois, le petit nombre de théâtres en région oblige les compagnies à exceller: «À Montréal, une production qui échoue peut passer un peu inaperçue, mais ici, on n’a pas le droit à Terreur.Ici, c’est comme un petit village et le bouche à oreille marche beaucoup, alors si tu te plantes, il n’y aura personne et ça peut être long avant que les gens ne reviennent.» Dans les régions les plus populeuses telles que l’Abitibi-Témisca-mingue ou le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le problème reste le même parce que les gens sont trop dispersés.«Pour survivre, les productions doivent circuler et tourner à l’intérieur même des régions.Un grand nombre de compagnies travaillent sur deux saisons, faisant des productions saisonnières régulières et des productions estivales.D’autres tournent à l’extérieur et sont accueillies ou coproduites à Montréal dans des salles de spectacles comme la Licorne, qui s’intéresse à ce qui se fait en région», explique Jean-Guy Côté.Il ajoute que, si quelques critiques montréalais sont encore trop sévères avec les productions régionales, c’est qu’ils ne comprennent pas les conditions de pratique en dehors des centres urbains: «Nos créations sont faites d’abord pour la population de cette région et il n’y a généralement pas de vedettes.» La beauté de l’environnement et la qualité de vie différente influencent aussi la création en région, croit Benoît Vaillancourt «II y a beaucoup moins de productions “trash” en région et ça me semble normal, car quand ton regard porte loin, la pensée aussi porte loin.Il me semble beaucoup plus normal de faire des pièces sombres dans un contexte urbain.» J.N.DU 22 AVRIL AU 1 7 MAI 2003 jpAULO COELHO ^AULO COE Adaptation théâtrale Guillermo de Andrea et Serge Turgeon Traduction Jean Orecchioni Mise en scène GUILLERMO DE ANDREA Avec Pierre CHagnon, Guillaume Champoux, Jean-Louis Roux, Jean Harvey, Richard Fréchette, Peter Farbridge, Bénédicte Décary, Bruno Paquet, Chokri Trabelsi, Yassine Dfouf, Shawn Mativetsky.Concepteurs Carol Clément, Yvan Gaudin, François Barbeau, Michel Beaulieu, Bruno Paquet, Huy Phong Doan.Représentations du mardi au vendredi 19h30 • samedi 16h et 20h30 Réservations (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca â W2T -y" OXSSD - ^.l) 1 F F U S 1 O N Des sous pour la démocratisation «Il y a tout un travail d’éducation populaire à entreprendre pour que les gens sortent au théâtre et prennent le risque de supporter le travail de création.Aujourd’hui encore, les gens se déplacent quand il y a des vedettes de la télévision, mais hésitent à dépenser sur un auteur ou une pièce moins connus», déplore Daniel Simard, directeur artistique du Théâtre Lionel-Groulx.JESSICA NADEAU Depuis les dix dernières années, les diffuseurs ont développe des réseaux de tournée, des politiques artistiques, et ils tentent d’élargir leur public.Mais ils font toujours face aujourd'hui à un grave problème de sous-financement «Un de nos grands problèmes, c’est le sous-financement.Souvent, les gouvernements vont donner des subventions à ceux qui produisent les spectacles, mais ce ne sont pas toutes les compagnies qui partent en tournée.Et nous, les diffuseurs, nous manquons de moyens pour les faire venir chez nous, nous avons besoin d’aide pour faire circuler les spectacles, mais aussi pour les vendre au public qui ne viendra pas nécessairement s’il n'y a pas de gros noms ou s’ils n’en ont pas trop entendu parler», affirme d'emblée Daniel Simard.Selon Claude de Grandpré, directeur général du Théâtre Hec-tor-Charland à l’Assomption, «le gouvernement a une très bonne politique culturelle, mais n’a pas les moyens de la soutenir, ce qui créé une situation difficile pour les diffuseurs qui ne sont pas assez aidés financièrement».La situation est d’autant plus difficile lorsqu’il s'agit de présenter du théâtre de création, encore trop souvent as- socié au théâtre expérimental: «Il faut démocratiser le théâtre de creation et le rendre plus accessible pour le grand public.Il y a un travail de longue haleine à .faire dans ce sens.» Selon Daniel Simard, le prix des billets contribue aussi à ce phénomène: «Les gens considèrent encore le théâtre comme un risque, car les billets sont plus chers qu ’une entrée de cinéma.Ils n'investissent pas s'ils ne sont pas sûrs de leur coup.» Malgré le manque de financement et la difficulté de faire sortir les gens, la situation s’est franchement améliorée pour les diffuseurs québécois au cours des dix dernières années.«Avant, les directeurs de salles de spectacles étaient des gérants de caisses populaires.Ils regardaient combien coûte un spectacle, combien il peut rapporter, et ne prenaient des décisions qu'en fonction des profits possibles, sans considération aucune pour le côté artistique de la production», raconte Daniel Simard.Heureusement, les mentalités ont changé, des réseaux de diffuseurs se sont créés et des échanges se sont développés.«Maintenant, tous les diffuseurs ont une politique artistique qui guide le directeur dans son choix de spectacles.De plus, nous sommes beaucoup plus solidaires, nous nous suggé- rons des choses, nous nous soutenons les uns les autres.» Il existe désormais des réseaux structurés dims toutes les régions du Quebec.«Notre rôle est d'être à l’affût des productions artistiquis en deivnir et d’organiser des rencontres avec des diffuseurs, assure Claude Goulet, directeur de Reseau-Seène, qui regroupe 21 diffuseurs de Montréal et des environs.U faut faire en sorte que l'information rir-cule en.favorisant les échangés dtx-pertise et la réflexion commune.» Se Ion lui, les réseaux québécois sont très bien structures, même par rapport à des pays comme la Fraie ce.«Ce ne sont pas les idées qui manquent au Quebec pour diffuser le théâtre, mais le problème, c'est toujours l'argent.» Nouveaux publics Pour sensibiliser les jeunes au théâtre et les inciter à devenir de futurs spectateurs réguliers, des centres de diffusion du théâtre jeunesse travaillent avec les écoles.Il existe au Québec trois diffuseurs spécialisés pour le jeune public, «l/i première condition pour développer des publics, c’est de mettre les jeunes en contact avec des œuvres de qualité», affirme Louise Allaire, directrice artistique du centre Gros Becs et re- présentante de l'Association des diffuseurs specialises en théâtre au Conseil québécois du théâtre.Selon elle, les diffuseurs rejoignent entre 20 % et 25 % des jeunes au Quebec.«Il y a une sensibilisation importante à faire auprès des en/hnts.il.faut leur donner cette experience de beauté artistique pour qu 'iis puissent eventuellement s'intéresser au théâtre adulte.» Micheline Marois, directrice administrative d’Espace GO et représentante du Théâtre Associé inc.(TA1) au Conseil québécois du théâtre, souligne que «c’est souvent plus finie de toucher les deuxièmes générations d'immigrants».Elle constate que les gens viennent lorsque le spectacle concerne leur communauté, mais qu’ils sont très difficiles à fidéliser: «Nous avons présente un spectacle sur le genocùte en Yougoslavie et, par l'intermédiaire du Café Sarajevo notamment, nous sommes allés chercher un public ethnique qui a adoré Texperien-ce, mais il ne revient pas néeessaitr-ment.» Elle ajoute que les communautés ethniques du quartier connaissent bien l'Espace GO et qu'ils en sont tiers, mais qu’ils n'assistent pas aux représentations.«Nous croyons pourtant que ce serait un magnifique outil d'intégration», conclut Micheline Marois.• Le Groupe de la* yi PETIT l Théâtre DE SHERBROOKE Notre prochaine production Du théâtre de création DIFFUSÉ PARTOUT AU QUÉBEC Lt Giamtae noire B ^nouilles Mise en scène PATRICE TREMBLAY Michell- Uéaudcmin ^nebéile/Cloutier «athalié Grenier làyne l.efort Mathieu Marleau * Marie-Claude Mailéa Christine Pinard 2 MAI AU*17 ^ MA]/tVt)3‘ THÉÂTRE PROSPERO 1371.tjh» Ontario Est, Montre,û * * : os» Un texte de Michel Garneau pour les jeunes de 10 à 14 ans.Au Petit Théâtre de Sherbrooke du 14 au 25 octobre 2003.Une coproduction du Petit Théâtre de Sherbrooke, du Collectif Moncton Sable et du Théâtre Vert du Bénin.Billetterie (514) ^4k$S82 Admission (514) 79(^245 TUEJ Confit dot urts Québec S “ Sherbrooke Conseil des Arts du Canada PASSEPORT-PROSPERO 6 «titrées - 96 $ Ammm4uiI«ii île «llrfn*i»iii'» isés en iliéniee NOTRE MISSION : Permettre la rencontre entre la création théâtrale et le public.dès l’enfance et pour toujours.Au BIC Théâtre du Bic thetbic@globetrotter.net T* À BELOEIL i.’âit r R i i: R r: s i: è N >¦ alrnwt.ti^M* ftrtnf l'rnfufttr «t lu jrusetir L'Arrière Scène, centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse en Montérégie www.arrierescene.qc.ca À MONTRÉAL te H Lâ 1IC6INE frbJbarry Centre de diffusion et d’animation théâtrale pour l’enfance et la jeunesse www.maisontheatre.qc.ca Théâtre La Licorne www.theatrelalicorne.com Théâtre Denise Pelletier et la salle Fred Barry www.denise-pelletier.qc.ca À QUÉBEC IlejCrdM »» TNtAfEl MWM \ théâtre PERISCOPE Les Gros Becs, centre de diffusion de théâtre jeunesse www.lesgrosbecs.qc.ca Théâtre Périscope www.theatreperiscope.qc.ca le Théâtre du Trident LE THÉÂTRE DE LA CAPITALE NATIONALE Saison 2003-2004 Abonnez-vous jusqu'à 37% d'économie! «mff JL « " "T’-T- h ' .», «*** 1 l HA haï.Œdipe La Bonne Turcaret Aux portes De Réjean Ducharme à Colone âme de D'Abln«René Leuige du royaume De Sophocle Se Tchouan De Knul Hamwn De Bertnld Brecht j’Y SERAI.et VOUS?BONNE FÊTE AU CONSEIL QUÉBÉCOIS DU THÉÂTRE 20 ans d’échange pour l’avancement du théâtre au Québec (418)643-8131 www.letrident.com Tlîïïftech ¦ïçsr; le Conseil québécois du théâtre Avis aux comédiens, praticiens, gestionnaires, membres des compagnies et des associations nationales du théâtre Le 10e Congrès québécois du théâtre du Conseil québécois du théâtre Les 2, 3 et 4 mai 2003 Université du Québec à Montréal (UQÀM) 405, rue Sainte-Catherine Est (niveau métro) ^ Pavillon Judith-Jasmin, Studio Alfred-Laliberté, Local JM-400 c&vi' tfoé&Cïe' cxa* Qt^éieo etrtefr rv^odefr de/ tÂé&tu*£e/>> C'est sous ce thème que s'ouvrira le 10e Congrès québécois du théâtre à l'Université du Québec à Montréal.Ce congrès réunit les artisans du théâtre et leur permet d'échanger sur des enjeux majeurs en lien direct avec leur profession et leur milieu.Pour plus de renseignements, consultez notre site Web : www.cqt.ca 1 f I i 1 I i 1 * I 1 ( % iruwies Vendredi 2 mai 17 h 00 Cocktail du 20“ anniversaire du Conseil québécois du théâtre et ouverture du congrès Samedi 3 mai 8 h 30 Accueil et inscriptions 9 h 00 Ouverture •Présentation d’éléments du portrait de la diffusion •Informations sur les consultations 10 h 15 ATELIERS 13 h 15 Dîner 14 h 30 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PLÉNIÈRE Présentation et débat sur toutes les propositions qui auront été communiquées avant le congrès et sur celles quf découleront des ateliers de l'avant-midi 17 h 30 Ajournement Dimanche 4 mai 9 h 00 Inscriptions de dernière minute 9 h 00 Poursuite de l’assemblée générale plénière Présentation des rapports du Conseil québécois du théâtre et amendements aux statuts et règlements 12 h 00 Dîner 13 h 30 Présentation et adoption des propositions 15 h 00 Pause 15 h 30 Élections 17 h 00 Levée de l’assemblée Le Conseil québécois du théâtre fête ses 20 ans zo ç&/ Fondé en 1983, le Conseil québécois du théâtre célèbre en 2003 vingt ans de présence en première ligne sur tous les fronts là où la défense des droits et des intérêts des praticiens de théâtre est nécessaire.Le Conseil québécois du théâtre (CQT) est d'abord un organisme de pression.Il intervient régulièrement auprès des pouvoirs publics afin de faire valoir l'importance d'un meilleur soutien pour le théâtre et de réclamer des conditions plus adéquates pour ses praticiens.Outre ses activités de représentation sur le plan politique, le Conseil québécois du théâtre travaille à informer la communauté théâtrale.Associations membres du Conseil québécois du théâtre et leurs représentants Représentants des compagnies membres du Conseil québécois du théâtre Association des diffuseurs spécialisés en théâtre (ADST) Louise Allaire Association des compagnies de théâtre (ACT) Jacques Jobin Association des productettrs de théâtre privé (APTP) Alain Monast Association des professionnels des arts de la scène (APASQ) David Gaucher Association québécoise des marionnettistes (AQM) Jean-Marie da Silva Centre des auteurs dramatiques (CEAD) Diane Mlljours Conseil sufiérieur de la formation en art dramatique (CSFAD) Jane Needles Quebec Drama Federation (QDF) Élise Menard Théâtres Unis Enfance Jeunesse (TUEJ) Andrée Garon Théâtres associés inc (TAI) Micheline Marais Odette Caron.représentante des compagnies en région Éva Daigle, représentante des compagnies Pierre MacDuff, représentant des compagnies Représentants des praticiens membres du Conseil québécois du théâtre Jean-Claude Côté, représentant des praticiens Philippe Ducros représentant des compagnies Morcela Pizarro.représentante des praticiens Martin Roussy, représentant des praticiens c±~> l+l Pnlrimnine Cnnacà^n Nèritaq# UQÀM LE CONSEIL QUÉBÉCOIS DU THÉÂTRE 460 rue Sainte-Catherine Ouest, bur.808 Montréal, (Québec) H3B IA7 Tél.: (514) 954-0270 Téléc.: (514) 954-0165 www.cqt.ca cqt@cqt.qc.ca
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