Le devoir, 24 mai 2007, Cahier A
il L,BAN , f Des milliers de réfugiés MONTREAL palestiniens continuent de fuir Page B 5 M&m Des millions pour retaper les écoles délabrées de la CSDM Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCV11I N “114 ?LE JEUDI 24 MAI 2007 8 8c + T A X F.S = 1 $ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ayant été trop longtemps négligés, certains immeubles de l’îlot Balmoral, comme le Wilder, risquent d’être démolis.L’îlot Balmoral laissé à l’abandon Seul lïmmeuble Blumenthal a été chauffé ces dernières années 48 heures pour s’entendre Ultimatum de Québec à la STM et aux grévistes - - JACQUES NADEAU LÇ DEVOIR Une chauffeuse quitte un centre d’entretien de la STM après y avoir laissé son autobus à la fin de l’heure de pointe, hier matin.Le ministre du Travail, David Whissell, a accordé hier 48 heures à la STM et aux employés d’entretien en grève pour trouver un terrain d’entente.STÉPHANE BAILLARGEON L> îlot Balmoral n’est pas au bout ' de ses peines.La majorité des immeubles vides du quadrilatère du centre-ville de Montréal n’ont pas été entretenus au cours des dernières années, selon les informa-tiorjs obtenues par Le Devoir.A part le Blumenthal, dont la façade de la rue Sainte-Catherine est protégée comme bien patrimonial, tous les autres immeubles de ce site du centre-ville, y compris le grand Wilder d’une douzaine d’étages, rue De Bleury, n’ont pas été chauffés pendant les derniers hivers.La décision a permis d’économiser environ 100 000 $ par année à leur propriétaire, la Société immobilière du Québec (SIQ).Cette dernière avoue que certains de ces édifices, dont le Wilder maintenant très mal en point, devront peut-être être démolis.«Tous les systèmes mécaniques et électriques des immeubles étaient désuets et devaient être refaits entièrement, dit Martin Roy, porte-parole de la SIQ, le bras immobilier du gouvernement Le Blumenthal a été un peu chauffé pour éviter la détérioration de la façade.[.,] Un projet de recyclage pourra être développé pour l’autre édifice [le Wilder].Si tel n’est pas le cas, ce sera autre chose, peut-être la démolition.Mais on ne peut pas se prononcer là-dessus.On verra.» VOIR PAGE A 8: ÎLOT ÉCONOMIE Un deuxième groupe s’intéresse à BCE ¦ À lire en page B 1 INDEX N Annonces B 4 00====== Avis publics.B 7 LnJ ¦¦¦¦¦—— IQ——— Météo B 6 Sudoku B 4 — .rs rvi GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ ROBERT DUTRISAC KATHLEEN LÉVESQUE Quarante-huit heures chrono: c’est tout le temps dont disposent depuis hier après-midi la Société de transport de Montréal (STM) et ses 2200 employés d’entretien en grève pour trouver un règlement négocié qui permettra de mettre fin au conflit.Si les discussions achoppent, le gouvernement Charest imposera une solution.En lançant cet ultimatum aux deux parties, le ministre du Travail, David Whissell, a refusé de confirmer qu’il menaçait à mots couverts d’avoir recours à une loi spéciale.Mais il s’agit là du seul moyen dont le gouvernement dispose pour donner suite à cette requête si les employés affiliés au Syndicat du transport de Montréal ne s’y soumettent pas.«Je donne 48 heures aux parties pour faire progresser suffisamment le dossier — avec l’aide du conciliateur — afin de permettre le retour au travail, la fin de la grève, tout ça, quitte à poursuivre plus tard les négociations», a dit le ministre Whissell au cours d’un point de presse.Appelé à préciser sa pensée, il s’est contenté de dire qa «après ce délai de 48 heures, le gouvernement devra prendre ses responsabilités».«Nous sommes en mesure de constater que la population fait preuve d’une grande patience, mais la patience a ses limites», a indiqué le ministre.Hier encore, des centaines de milliers d’usagers de la STM ont dû se débrouiller par leurs propres moyens pour se déplacer en ville en dehors des heures de pointe, où les services essentiels du métro et de l’autobus étaient assurés.Comme mardi, l’achalandage sur les pistes cyclables a donc été extrêmement élevé, les taxis ont fait des affaires d’or malgré le prix de l’essence, la circulation a été lourde sur les routes alors que les utilisateurs du métro et de l’autobus se sont tassés comme des sardines pour monter à bord.La STM a accueilli chaleureusement la «proposition» de Québec.«C’est une façon de dénouer l’impasse», a constaté la porte-parole Odile Paradis.«On a le choix: VOIR PAGE A 8: ULTIMATUM ¦ Lire aussi la chronique de Michel David, page A 3 Un budget sans risque pour les libéraux Le gouvernement Charest pourra se passer de l’appui de l’ADQ ROBERT DUTRISAC Québec — L’Action démocratique du Québec a mis la table hier pour voter contre le budget que déposera aujourd’hui la ministre des Finances, Monique Jérô-me-Forget, tandis que le Parti québécois a déroulé le tapis pour se permettre de l’appuyer sans s’abîmer les genoux.Même avec les baisses d’impôt massives auxquelles tient mordicus le premier ministre Jean Charest et contre lesquelles s’élèvent les deux partis d’opposition, ce ne sera pas ce budget qui concourra à faire tomber le gouvernement libéral minoritaire.Le critique de l’opposition officielle en matière de finances, Gilles Taillon, a présenté quatre «exigences formelles» dont dépend l’appui de l’ADQ au budget Mais déjà, M.Taillon estime qu’il sera «extrêmement difficile» de concilier ces exigences avec les baisses d’impôt de 950 millions promises par Jean Charest en pleine campagne électorale.VOIR PAGE A 8: BUDGET Art et politique : l’héritage de Diego Rivera Guadalupe Rivera Marin est de retour à Montréal pour parler de l’œuvre de son père La dernière fois qu’elle est venue à Montréal, c’était pour concevoir le pavillon de la ville de Mexico, lors de l’Expo 67.Quarante ans plus tard, à plus de 80 ans, Guadalupe Rivera Marin, la fille du célèbre muraliste révolutionnaire mexicain Diego Rivera, est de nouveau ici pour parler de l’œuvre de son père.Elle donnera ce soir, à la Grande Bibliothèque du Québec, à Montréal, une conférence sur le message politique véhiculé dans les fresques paternelles.CAROLINE MONTPETIT MATIAS RECART AGENCE FRANCE-PRESSE Détail d’une murale du célèbre peintre mexicain Diego Rivera représentant le héros révolutionnaire Emiliano Zapata.Toute petite, Guadalupe Rivera Marin a été représentée sur la murale La tierra fe-cunda, peinte par son père en 1926, qu’on peut admirer à Chapingo, au Mexique.La murale intègre les quatre éléments, et la petite Guadalupe incarne l’air, sous la forme d’un bébé, tandis que sa mère, Guadalupe Marin, seconde femme de Diego Rivera, personnifie, nue, la terre féconde.«À deux ans, j’allais aux réunions du parti socialiste.J'étais une socialiste de deux ans», dit celle qui a elle-même fait de la politique toute sa vie et qui a été députée du PRI de 1998 à 2000.Le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel) a gouverné le Mexique de 1928 à 2000.«Le PRI était l’ennemi de mon père, se souvient d’ailleurs Guadalupe Rivera Marin.Et il JACQUES GRENIER LE DEVOIR Guadalupe Rivera Marin, fille du muraliste révolutionnaire mexicain Diego Rivera.était furieux quand il a appris, avant de mourir, que je voulais devenir membre de ce parti.» Guadalupe Rivera Marin ajoute cependant qu’elle fait partie du courant de gauche du PRI, elle qui dit VOIR PAGE A 8: RIVERA L A' b P.4 Le partenariat économique entre le Canada et Boeing repose sur près de 90 ans de création de valeur réelle dans chacune des provinces.Présentement, Boeing injecte environ 1 milliard de dollars par année dans l’économie du pays.De plus, Boeing s’est engagé à verser une somme égale à l’investissement du Canada dans l’avion C-17—ainsi réinvestissant 100% des retombées économiques dans des occasions d’affaires pour ses fournisseurs.Voilà un engagement réel, pour le présent et pour l’avenir. LE DEVOIR, LE JEUDI 24 MAI 2007 A 3 ACTUALITES Michel David " Qui mène?Le premier ministre Jean Charest a dû grimacer hier matin en voyant Mario Dumont se présenter aux côtés du maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour lancer lui-même une sorte d ultimatum aux 2200 employés d’entretien de la STM.C’était à se demander si l’ADQ n’avait pas remporté les élections du 26 mars.Le ministre du Travail, David Whissell, n’a pas voulu être en reste, mais son propre ultimatum de 48 heures avait toutes les apparences d’une opération de rattrapage.Encore une fois, le gouvernement a donné l’impression d’être à la remorque de l’opposition.Certes, il vaut mieux tard que jamais, mais il était tout de même un peu curieux d’entendre M.Whissell déclarer que les députés libéraux réunis en caucus avaient été unanimes à dire qu’ils avaient été élus pour défendre les intérêts de la population.Voilà une excellente nouvelle! En réalité, même si le syndicat a déclenché les hostilités de façon nettement prématurée, à peine quatre mois après l’échéance de la convention collective, et que les chances d’une entente semblent bien minces, il est tout à fait normal de laisser une petite chance à la négociation, au moins pour la forme.M.Dumont le sait très bien, mais D sait surtout que chaque journée de grève additionnelle en est une de trop pour les centaines de milliers d’usagers des transports en commun, qui sont autant d’électeurs.On a déjà écrit que le chef de l’ADQ ne «sentait» pas Montréal, mais il a très bien mesuré le ras-le-bol ambiant Aux dernières élections, la vague adéquiste s’est arrêtée aux portes de Montréal.Pour aspirer à former le prochain gouvernement, l’ADQ doit trouver un moyen de fàire une percée dans Tile.Certains lui seront sans doute reconnaissants d’avoir forcé la main au gouvernement Sa proposition de revoir complètement le mode de gestion des transports en commun dans la métropole risque également de trouver une oreille attentive au cours de la prochaine campagne électorale.Même si la visite de M.Dumont était prévue depuis longtemps, le maire Tremblay ne devait pas être si mécontent de lui offrir cette tribune.Tout libéral qu’il soit, M.Tremblay n’a jamais caché à quel point il était mécontent de la façon dont le gouvernement Charest avait géré le dossier des défusions.Au cours de la dernière campagne, le premier ministre en a également déçu plusieurs à l’hôtel de ville en utilisant la tribune que lui offrait la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour annoncer de nouvelles baisses d’impôt plutôt que pour faire connaître ses intentions à l’égard de la métropole.C’est la deuxième fois en autant de semaines que le chef de l’ADQ donne l’impression de réveiller le gou-vêrnement et lui impose un virage à 180 degrés en 24 heures.Dans un premier temps, aussi bien M.Charest que son ministre des Affaires intergouvernementales, Benoit Pelletier, avaient réagi avec une étonnante résignation au projet de loi fédéral C-56, qui aura pour effet de diminuer encore un peu plus la proportion de députes québécois à la Chambre des communes.Le lendemain, sous les railleries de M.Dumont, les deux hommes faisaient une volte-face humiliante et s'associaient aux partis d’opposition pour demander à la Chambre des communes de retirer aussi bien le projet de loi C-56 que le projet de loi C-43, qui porte sur la réforme du Sénat Déjà, à l’époque où il était le seul député de son parti à l’Assemblée nationale, tout le monde reconnaissait à M.Dumont un talent certain pour lancer ces petites phrases assassines qui trouvent leur che-ntin jusqu’aux bulletins de nouvelles.Malgré une bonne performance au cours de la dernière campagne électorale, plusieurs s’interrogeaient sur sa capacité à aller au-delà du clip.La nouvelle législature est encore jeune, mais il faut reconnaître qu’il se montre plutôt efficace dans le rôle de chef de l’opposition officielle.IjC projet de loi C-56 et la grève des employés d’entretien de la STM étaient des thèmes qui s'imposaient d’évidence, mais le chef adéquiste engage parfis les hostilités à l’Assemblée nationale sur des su-jtrts inattendus.M.Dumont fait manifestement un effort pour élargir le champ de ses préoccupations.Le silence com-pjet de la plate-forme électorale de l’ADQ sur la cultu-re'avait été vivement critiqué pendant la campagne électorale.La semaine dernière, il a ouvert la période de questions en réclamant une modification à la Loi sur le cinéma pour rendre obligatoire le doublage au Québec des films présentés dans nos salles.?Au lendemain des élections, Pierre Paradis avait déclaré que la condition minoritaire du gouvernement allait forcer celui-ci à se comporter avec «humilité».Dans son discours inaugural du 9 mai dernier, le premier ministre n’est pas allé aussi loin, mais il a promis un gouvernement «différent».De là à laisser le chef de l’opposition gouverner à sa place, c’est une autre affaire.M.Charest a clairement indiqué qu’il tenait mordicus à ce que le budget que Monique Jérôme-For-get présentera cet après-midi contienne les baisses d’impôt additionnelles annoncées pendant la campagne électorale.n est vrai qu’il a payé très cher pour avoir manqué aux engagements pris en 2002, mais presque tout le monde estime aujourd’hui que le Québec a des besoins plus urgents que des réductions d’impôt Même s’il était secrètement du même avis, M.Charest ne voudrait sans doute pas y renoncer, ne serait-ce que p£»ur prouver qu’il mène encore quelque chose.mdavid@ledevoir.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mario Dumont JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des poutrelles d’acier ont été installées sur la facade de l’école Notre-Dame-de-l’Assomption pour éviter qu’elle ne s’effondre.— ISS - " - »**•>*»» m* 0" Des millions pour retaper les écoles délabrées de la CSDM Des toits qui fuient, des briques qui tombent, des morceaux de plâtre qui assaisonnent le repas des petits au gymnase, des toilettes à ce point insalubres que les enfants se retiennent jusqu’à leur retour à la maison.Ces histoires d’horreur sur l’état des écoles montréalaises ponctuent le quotidien des élèves et des enseignants.Consciente de l’état de délabrement de ses écoles, la Commission scolaire de Montréal a lancé hier un plan d’action étalé sur 15 ans pour remettre les compteurs à zéro.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les employés de l’école de l’école Notre-Dame-de-l’Assomption ont dû improviser un système de récupération de l’eau qui s’infiltrait jusque dans cette classe.C LAIRANDRÉE CAUCHY La Commission scolaire de Montréal (CSDM) compte investir 710 millions did 15 ans pour remettre en état son parc immobilier d’une valeur de deux milliards de dollars, presque laissé à l’abandon depuis des années.L’exerd-ce débutera par l’injection de 140 millions au cours des quatre prochaines années afin de régler seulement «l’urgence de l’urgence».De l’aveu même de la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, les écoles montréalaises sont dans un tel état que certaines d’entre elles constituent un «danger» pour la sécurité des élèves et des enseignants en raison du «retard terrible» accumulé ces 15 dernières années dans la rénovation des bâtiments.Le parc immobilier de la CSDM est âgé de 55 ans en moyenne, comparativement à 44 ans dans l’ensemble du Québec.La CSDM entend donner un coup de barre qui commencera par un investissement de 140 millions d’iri 2011, à raison de 37 millions par année.En comparaison, la CSDM allouait auparavant entre huit et dix millions seulement par année à l’entretien de ses immeubles.Pour y parvenir, la CSDM a obtenu l’autorisation de Québec de se doter d’une marge de crédit de 26 millions.La commission scolaire peut en outre compter sur des investissements supplémentaires de Québec de 13 millions en 2006-07 et de 17 millions l’année suivante.Ce programme spécial destiné à accélérer les rénovations des immeubles doit en théorie prendre fin en 2009.Mme De Courcy appelait d’ailleurs hier de tous ses vœux une reconduction du programme à long terme.La commission scolaire devra aussi fournir des sommes pour compléter l’opération.«On a fouillé les fonds de tiroirs, mais pas dans n’importe quels tiroirs», a précisé Mme De Courcy, assurant que ces investissements ne réduiront en rien les sommes destinées à la mission pédagogique.La première vague de travaux permettra de refaire des toitures et de la maçonnerie, de changer des portes et des fenêtres et de remettre à neuf les systèmes de chauffage, de plomberie, d’électricité et de ventilation.«Cela nous prendra quatre ans pour traiter l’urgence de l’urgence», a fait valoir Mme De Courcy.Outre les rénovations d’enveigure à la structure des bâtiments, on investira également cinq millions en 2007-08 à l’intérieur de plusieurs écoles, montant puisé à même les sommes recueillies par la vente d’immeubles au cours des dernières années.Rénovation des douches et des toilettes, réfection de cafétérias, de gymnases et de laboratoires, travaux de peinture et nettoyage des systèmes de ventilation: la liste des tâches est longue.Les parents pourront d’ailleurs consulter cette liste sur le site Internet de la CSDM.On peut par exemple y apprendre que l’école Saint-Louis, dans le Mile-End, aura enfin une cafétéria.Les cours d’école auront aussi droit à une cure de rajeunissement On y investira 300 000 $ supplémentaires par année jusqu’en 2012 afin notamment de refaire des clôtures, de changer l’asphalte, de repeindre des lignes sur les aires de jeu, d’aménager un peu de verdure pour combattre les îlots de chaleur et d’instaL 1er des supports à vélo.Les compteurs à zéro Une fois effectuées les rénovations les plus urgentes, la Commission scolaire de Montréal souhaite accélérer la cadence entre 2011 et 2021 pour remettre les compteurs à zéro et compléter la remise en état de ses infrastructures.L’investissement annuel dans les rénovations d’envergure devrait alors passer de 36 millions à 55 millions par année.«On ne veut pas recommencer en 2021.On croit que lorsqu'on sera rendus en 2021, seul le maintien des bâtisses devra être assuré», estime Mme De Courcy.Si le financement de la prerhière vague de travaux est assuré, le montage financier est un peu plus incertain pour la période 2011-21.Des scénarios de vente d’actifs ou d’augmentation des revenus de location des locaux inutilisés pour l’enseignement sont sur la table, ce qui pourrait rapporter environ 60 millions, selon des évaluations préliminaires.Des actifs de deux milliards de dollars que possède la CSDM, on estime que des immeubles d’une valeur de 300 millions ne sont pas utilisés à des fins scolaires.Québec est également invité à contribuer.Réactions L’annonce de la CSDM a été bien accueillie par les représentants des directeurs d’école et des enseighants, qui espèrent néanmoins que ces grands chantiers ne bouleverseront pas trop le quotidien des élèves.Le président de l’Association montréalaise des directeurs d’établissements scolaires (AMDES), Gaétan Neault, a noté que les ouvriers de la CSDM sont passés experts dans l’art de poser des diachylons.«Au lieu de refaire des sections de toit, on se contente de colmater les plus grosses brèches», a fait observer M.Neault, qui anticipe avec soulagement le moment où il n’y aura plus «d’érablières dans les écoles au printemps».L’Alliance des professeurs de Montréal se réjouissait elle aussi de cette annonce, notant cependant le flou entourant le financement de la deuxième phase des travaux.«On pense qu’il y aurait eu moyen défaire mieux.On permet à la CSDM d’emprunter 26 millions alors que les 700 millions d’Ottawa pour la santé et l’éducation iront en baisses d’impôts», a souligné le responsable des communications du syndicat Yves Bellavance.Dans l’ensemble des commissions scolaires, le gouvernement estime qu’il faudrait 1,4 milliard pour remettre à niveau les infrastructures.Le programme d’accélération des rénovations, qui a débuté en 2005, allouera jusqu’à 292 millions pour l’année 20084)9. gie des événements.Le dernier en date est donc cette demande d’extradition d’Andreï Lougovoï qui, selon les conclusions d’une enquête menée par Scotland Yard, aurait versé du polonium dans la tasse de thé, évidemment d Alexandre Litvinenko.Ancien des services de renseignement russes, ce dernier était un proche de Boris Berezovski, oligarque réputé pour être le plus farouche adversaire de Poutine.Cela précisé, la démarche britannique présente deux singularités qui méritent autant de précisions.La première?Cette requête en extradition a été articulée en fonction de la Convention européenne à laquelle ont adhéré tous les pays membres de l’Union européenne et non en fonction du strict droit britannique.La deuxième?Ce geste, Londres l’a fait au surlendemain d’un constat d échec.En effet, tout un chacun s’accorde pour souligner que le dernier sommet Union européenne-Russie a été un four.Complet Total.Lobjectif du sommet en question était pourtant modeste: relancer les pourparlers en vue d’une nouvelle entente de partenariat entre les deux camps.Mais voilà, plutôt que de discuter sereinement du sujet presque tous les acteurs concernés ont étalé les contentieux qui opposent la Russie à l’Europe et inversement De telle sorte qu’aujourd’hui, l’inventaire des divergences est le suivant: les Russes sont furieux que des membres de l’UE aient accepté l’installation du bouclier antimissile américain; furieux également que l’ensemble de l’UE soit favorable à l’indépendance du Kosovo; furieux enfin que l’Estonie et la Lettonie harcèlent les minorités russes.Passons aux Européens.Au cours de cette rencontre, ils ont reproché à Moscou d’user de manière trop brutale de l’arme énergétique, de restreindre la liberté de mouvement et de parole des opposants au régime, de maintenir un embargo sur la viande polonaise, sans oublier évidemment les assassinats de la journaliste Anna Politkovs-kai'a et de l’ex-agent Litvinenko.Une semaine avant le sommet, dix jours avant le dépôt de la requête, le président Poutine avait déployé une rare agressivité à l'endroit des États-Unis.Il était allé jusqu’à comparer la politique de Bush à celle du.Troisième Reich.Illico, une rencontre entre les chefs de la diplomatie des deux nations avait été exigée par Washington pour demander qu’un bémol soit imposé à cette rhétorique très guerrière.Et ce, sur fond de menaces, toutes moscovites.Lesquelles?Utilisation du droit de veto contre la souveraineté du Kosovo et refus d’autres sanctions contre l’Iran.Tout bien considéré, jamais depuis la chute du mur de Berlin les relations entre la Russie et le tandem UE-É.-U.n’ont été aussi acrimonieuses, jamais le ton n’a été aussi acerbe, voire aussi vindicatif.En un mot, décrire l’horizon comme étant encombré de discordes iÊtliSy Serge Truffaut équivaut à formuler une lapalissade.EDITORIAL LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE ÇWFÇT 0P£R£ À l’AuRicuiAiRÉ DRciT $uiT£ 'A p£ mA.'n un ?£u ÎRo?‘DuRAnT lA £AaaPa£n£-.%on! îoîT |tR£ £i#iD & i'K ftüCiTf j 4 fatlR So* fcftU /'JL y CA&ïi^T/ £ v ôoL Sureau' % f CoitfC Vt 'lofl-os-m Une publicité qui dérange On ne peut pas le nier notre société valorise énormément la consommation.Les médias de masse ainsi que d’autres institutions et agents de socialisation véhiculent cette valorisation de façon parfois abusive.Montrer une petite fille d’environ six ans avec un message disant: «Transforme-moi en propriétaire!» me semble en effet trop manipulateur.D n’est pas besoin de trop de lumières pour comprendre que le marketing joue énormément sur les sentiments des gens.De ce fait, l’innocence d’une jeune fille est clairement un outil très vendeur.Mais il y a, à mon avis, un problème qui relève du domaine de la morale: celui de la vulnérabilité des enfants devant de telles publicités.Peut-être suis-je une jeune incomprise, incroyablement naiVe, qui rêve d’un monde meilleur, peut-être suis-je incapable de concrétiser quoi que ce soit, car je reste avec mes beaux idéaux de jeunesse.Je voudrais cependant m’attarder très rapidement sur le message transmis par cette publicité.La banque dont il est ici question fait la promotion d’une hypothèque.Or ce que je vois spontanément dans une hypothèque, c’est une dette.S’il s’agit d’une jeune fille d’environ six ans, il est peu probable que ce soit elle qui paiera cette dette; ça, je le concède volontiers.Cependant, on transmet ici la volonté d’être propriétaire, c’est-à-dire de posséder des biens matériels en vue d’un avenir meilleur.Én effet lorsqu’on montre un enfant, ce qu’on veut «vendre», c’est bien son avenir, car il a encore sa vie devant lui.Je ne veux pas dire que la possession de biens matériels soit mauvaise en soi, mais il me semble que le bonheur, s’il existe, est loin d’être garanti par la possession de quoi que ce soit C’est justement ce message qui m’a choqué: celui qui consiste à transmettre aux enfants cette obsession de la consommation pour trouver le «bonheur».De surcroît leur faire croire qu’il s’agit de quelque chose de simple (ce qui serait exprimé par la première partie du message, c’est-à-dire «Transforme-moi») me semble illusoire.Certes, c’est l’immédiateté recherchée par LETTRES -4- notre société, mais c’est loin de représenter la réalité.L’achat d’une maison comporte des risques, et ce n’est pas une décision qu’on pourrait prendre du jour au lendemain.Pourquoi avoir choisi un enfant et non pas un jeune couple?Cela me laisse extrêmement perplexe.N’a-t-on pas de meilleures valeurs à transmettre aux enfants?La consommation est-elle devenue le nouveau culte des sociétés hypermodernes?Au moins, on a encore la possibilité d’exprimer nos inquiétudes et de proposer des réflexions sur la place publique en tentant de ne pas rester passifs devant un monde qui semble nous dépasser.Maria Hôtes Montréal, le 22 mai 2007 Recours au secteur privé Cette grève des transports en commun à Montréal me mène à conclure que ce genre de service devrait être imparti au domaine privé, de la même manière que la construction des éléments roulants est livrée par le privé, tout comme l’entretien de nos voitures privées, l’entretien de nos routes et bien d’autres services.Il n’y a rien qui nous oblige à engager et à (grassement) payer des employés à l’interne.Je crois plutôt que les réseaux de transport devraient faire jouer la concurrence dans le plus grand nombre de domaines possible: entretien du matériel et des réseaux de transport, gestion des stations de métro, laissant à la STM le devoir de bien gérer l’ensemble des contrats et de voir au bon fonctionnement du service fourni aux usagers.C’en est assez de ces prises d’otages perpétuelles et récurrentes.Ces employés ne seront jamais contents.Ce n’est pas parce que l’organisme est public qu’il doit être pris en otage par des employés qui exécutent un travail très essentiel au fonctionnement de notre société.Combien un mécanicien doit-il être payé?Comparons donc avec les mécaniciens d’auto, ceux qui entretiennent nos Toyota et nos Honda.Je doute fort qu’ils reçoivent 50 000 $ ou 70 000 $ par an, plus un régime de retraite ultra généreux.De toute manière, le paradigme qui anime ce syndicat est un vieux rêve communiste qui date du XIXe siècle.Qui sont les véritables exploités là-dedans?La population avec son salaire moyen de 35 (XX) $ par minée ou bien des syndiqués grassement payés à 60 000 $ par année?C’est assez! Aucun employé n’a le droit de prendre toute une population en otage.Ces autobus, ces métros, ils nous appartiennent.Et s’il faut vraiment négocier, parler de salaires, je suggère une offre comparée avec ce qui est offert à un mécanicien qui fait le même travail à Montréal.Il risque d’y avoir une sacrée baisse.Peut-être s’agit-il de la clé du déficit annuel de la STM?Charles Reny Montréal, le 22 mai 2007 Climat de travail et climat tout court Nous ne vaincrons jamais nos problèmes collectifs d’énergie et de réchauffement planétaire si nous continuons de construire nos villes en fonction de l’automobile privée.Quelle ironie qu’une semaine après que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, eut dévoilé son plan de transport pour l’avenir, nous nous trouvions ce matin devant un système de transports en commun au ralenti! Il est impératif qu’une solution soit trouvée pour les conflits du travail dans les transports en commun, une solution à longue terme, jus-' te, équitable et bien ancrée dans une saine gestion des finances publiques.Cette solution inclura sans doute du financement additionnel provenant des taxes sur l’essence et d’un système de crédits de carbone.Mais il faut aussi que les dirigeants des systèmes de transport ainsi que les leaders syndicaux comprennent que les transports en commun puissent devenir une industrie de croissance rapide avec des retombées attirantes pour les employés du secteur.Assamir le climat du travail ici sera une étape vers une amélioration du climat global.Mary Soderstrom Montréal, le 22 mai 2007 LIBRE OPINION Un soldat mort au combat DAVID BERGERON Travailleur social en Estrie on, je ne vous parle pas de la guerre en Afghanistan.Je vous parle du combat d’une personne handicapée qui, toute sa vie, s’est battqe pour obtenir des service d’aide à domicile.A la fin, le 11 mars 2007, à l’âge de 63 ans, Jean-Claude est mort alors qu’U tentait de convaincre son centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la nécessité de maintenir des services de nuit, dont il bénéficiait depuis plus de 20 ans.Tétraplégique depuis l’âge de 21 ans des suites d’un grave accident, Jean-Claude avait dû renoncer à mener une vie «comme tout le monde»: fonder une famille, gagner sa vie honorablement, entretenir sa maison, etc.D’une nature vaillante et, surtout, déterminé à ne pas subir son handicap pour le restant de ses jours, Jean-Claude s’était alors décidé à consacrer toute son énergie à servir la cause des personnes handicapées.Son ambition: vivre seul à domicile.Dans son élan de passion, il aura entraîné d’autres gens qui, tout comme lui, rêvaient de reprendre le contrôle de leur destinée.Nous étions à la fin des années 70, à une époque où tout était encore possible! Ainsi, après avoir vécu une dizaine d’années «en institution», JeanClaude a suivi un itinéraire que bien des personnes handicapées connaissent hôpital spécialisé, centre de réadaptation, foyers de groupe et finalement un appartement qu’il avait fait adapter à ses besoins.A l’époque, le CLSC s’était engagé, avec d’autres partenaires de la communauté, à lui offrir les services spécifiques requis par son état Or, voilà que ces dernières années, à la suite de réformes et de rationalisation des services, son CLSC (qui était pourtant à l’avant-garde!) ne reconnaissait plus le bien-fondé de lui donner certains services de nuit Quoi qu’en disait Jean-Claude, la décision du conseil d'administration avait été prise: il fallait trouver une autre façon — moins onéreuse! — de répondre à ses besoins complexes.Jean-Claude le savait mais devant cette éventualité inéluctable, son corps s’engonçait dans une angoisse indicible et son esprit s’agitait à l’idée de voir disparaître ce qui, à son sens, garantissait sa sécurité.voire sa survie.Rien à faire! Tour à tour, on lui rappelait qu’avec les nouvelles technologies (matelas hyper efficace), il n’avait plus besoin d’être retourné aux quatre heures afin d’éviter les plaies de lit Pourtant en dépit des multiples tentatives de réassurance, Jean-Claude demeurait inquiet Finalement toujours dans l’angoisse de ce qui l’attendait et après 40 ans de combat dans le silence d’une chambre d’hôpital, Jean-Claude a poussé son dernier souffle (lui qui s’était juré de mourir à domicile!).D’aucuns diront que Jean-Claude était «quand même» privilégié de recevoir l'assistance d’un auxiliaire familial la nuit pour répondre à son «anxiété», d’autant que Sherbrooke était la seule ville a offrir de tels services.Mais d’autres, corn-H?® ™0?>83118 doute plus convaincus de l’humanité de Ihomme, continuaient à réclamer le statu quo, sachant qu’une personne handicapée est plus que la somme de ses incapacités motrices et que 1 anxiété découlant d’un sentiment de perte de contrôle doit être retenue comme facteur dans un plan d intervention.}î~ , y1 uiLipes gestionnaires «a saveur socia- liste» (Pnncipes d’équité, d’efficacité, etc.) Elles sont en fait dictées par des contraintes budgé^ taires, puis retraduites en de multiples processus de contrôle technocratique dans le but de confondre les esprits les plus fins En clair, je me demande s’il est vraiment ixis-sdfie de conjuguer promotion des libertés des personnes handicapées et efficacité d’im sysS me essouffle qui perd de son sens dans ùTem chevêtrement de procédures.Quand je songe à tous ces nouveaux-nés quon sauve de plus en plus jeunes et à toutes les S^f^tegmves qu’on sauve iïeltrl mis grâce a des technologies de pointe mais oui souvent, demeurent lourdeniem hanEés mon corps se raidit.Lorsqu’ils sortiront de Lh J pital que leur proposera notre société démoîï demande.TOUée * Pr°jet
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