Le devoir, 8 mai 2003, Page(s) complémentaire(s)
CHAUFFARDS Le régime du no fault sera modifié à l’automne Page A 3 ART CONTEMPORAIN Un système révolutionnaire pour conserver les «œuvres variables» Page B 8 w w w .1 e d e v o i r .c o m ?LE DEVOIR Le virus du quoi ?Une étude montre que les perceptions sont floues et erronées au sujet du virus du Nil ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le virus du quoi?Au moment où démarre une nouvelle saison de sensibilisation au virus du Nil occidental (VNO), il semble que Québec devra mettre les bouchées doubles pour changer la perception du public.En effet, la plupart des Québécois, même ceux les plus à risques, ne se sentent pas du tout concernés par cette question.Une enquête de perception réalisée par deux chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sur la perception du public à l’endroit du VNO démontre que le virus du Nil semble être le dernier souci de la majorité des personnes interrogées.Les informations tirées d’une vingtaine de groupes de discussion {focus groups) organisés depuis le mois de janvier dernier révèlent que bien des gens saisissent mal les notions utilisées dans les campagnes d’information du ministère de la Santé au sujet du fameux virus.«H y a bien des gens qui ne com-.prennent pas tout à fait ce que c’est qu’un moustique.Il y a une confusion entre tout ce qui vole et pique, VOIR PAGE A 8: ML Bébé nourri au grain r :0 H A JACQUES NADEAU LE DEVOIR MANGER BIO sous la supervision d’un agriculteur certifié biologique des environs de Montréal: voilà le menu qui attend le petit Mathis mais aussi le maraîcher Jean Roussel qui, hier, ont solennellement entériné cette entente alimentaire lors du lancement du projet de garderies bio piloté par l’organisme Équiterre.Lire nos informations en page A 3.Cri d’alarme à l’école Victor-Doré pour handicapés La clientèle et les besoins augmentent mais les budgets stagnent MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Des parents d’enfants lourdement handicapés sonnent l’alarme: à l’école primaire Victor-Doré, que leurs petits fréquentent, les ressources ne gonflent pas au même rythme que les inscriptions, ce qui affecte les services de base offerts aux élèves.Dans un «cri de désespoir», certains parents du conseil d’établissement de l’école montréalaise Victor-Doré, qui accueille 182 élèves handicapés, interpellent la nouvelle équipe libérale dans le but d’accroître les ressources pour leurs enfants, qui côtoient à l’école non seulement des enseignants mais des ergothérapeutes, des infirmières, des physiothérapeutes, des orthophonistes et des préposés aux bénéficiaires.Les enfants, qui ont besoin de soutien pour les activités de la vie quotidienne comme manger, s’habiller et aller à la toilette, n’ont pas toujours accès à ces services au moment où ils en ont besoin.Des parents ont ainsi rapporté que leur enfant, pourtant propre à la maison, devait porter la couche à l’école parce qu’on ne pouvait pas le mener au cabinet au moment critique.«Nous nous devons aujourd’hui de mettre en évidence un problème qui prend de l’ampleur depuis plusieurs années: le manque criant de ressources en réadaptation à l’école Victor-Doré», écrit François Gagnon, président du conseil d’établissement de l’école, ayx ministres de la Santé, Philippe Couillard, et de l’Education, Pierre Reid, dans une lettre tout juste expédiée.Les parents ont préparé une petite liste de statistiques éloquentes pour appuyer leurs dires: de 130 élèves en 1989, l’école est passée à 182 à l’heure actuelle.Si, en 1989, la moitié des élèves avait besoin d’aide pour s’alimenter, ce sont désormais 96 % des enfants qui requièrent ce soutien.La quasi-totalité (96 %) a besoin d’aide pour s’habiller et 30 % d’entre eux sont incontinents tandis que la majorité a besoin de quelqu’un pour les soins d’hygiène.VOIR PAGE A 8: HANDICAPÉS INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Bourse.B2 Culture.B 8 Économie.B1 Éditorial.A6 IM Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Sports.B6 Télévision.B 7 > Jugement du Tribunal du travail Feu vert à la syndicalisation des éducatrices en milieu familial La décision touche 10 000 gardiennes liées à un CPE FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Travailleuses autonomes ou salariées?La question posée depuis deux ans par les éducatrices en milieu familial — et en mal de syndicalisation — liées à un centre de la petite enfance (CPE) vient enfin de trouver réponse après une intense bataille juridique.Le Tribunal du travail a donc tranché: ces personnes responsables d’un service de garde en milieu familial sont des salariés au sens du Code du travail et peuvent désormais aspirer à la négociation collective.Cette décision risque de bouleverser le quotidien de 10 000 gardiennes à domicile rattachées à un CPE et pourrait coûter, en hausses salariales, pas moins de 140 millions de dollars.Le jugement rendu par la juge Suzanne Hadman le 1er mai dernier vient tourner une nouvelle page dans le long conflit juridique qui oppose ces travailleuses dites atypiques aux CPE, aux regroupements de CPE ainsi qu’au Procureur général du Québec.Au cœur du litige: la reconnaissance du droit à la syndicalisation et à la négociation des conditions de travail de ces femmes qui, pour le compte d’un CPE, gardent des enfants chez elles.40 % des places à 5 $ par jour reposent d’ailleurs sur leurs épaules.Considérées par les CPE comme des travailleuses autonomes (donc non syndicables au sens de la loi), ces éducatrices affirment depuis plusieurs années être plutôt des salariées.Conséquence: en février et VOIR PAGE A 8: GARDIENNES Trois soirs pour une vie «Y en a qui se font des partys de bureau, moi, je me fais un party de scène.All the way.» Demain, samedi et dimanche au Centre Bell, la plus grande chanteuse populaire du Québec propose trois spectacles entièrement différents, revisitant peut-être pour la dernière fois sur scène les succès les plus mémorables et les chansons les plus importantes de quatre décennies de triomphes, de rendez-vous ratés, de joies et de souffrances.L’apothéose d’une amoureuse jamais rassasiée.SYLVAIN Quand Ginette arrive au Petit Extra, je remarque ses souliers.Escarpins argent avec des torsades.Elle intercepte mon regard et explique illico: «C’est mes nouveaux souliers pour les shows.Je les étren-ne, pour les casser.» On est lundi midi.Le premier de ses trois spectacles en trois soirs a lieu demain.Je me livre à un calcul savant Cinq jours pour être à l’aise dans ses pompes, ça devrait aller.Comme le reste.La surdité?Elle s’est habituée à l’appareil.Le diabète?«Contrôlé.Pas de problème.Si je fais de Ihypo sur scène, fai mes p’tits jus pas loin.» Son médecin a pourtant suggéré d’annuler.«Elle voulait me faire peur un peu, pour que je fasse attention.Y a rien là.Les gens m’aiment, ils vont comprendre.Si je tombe en hypo et que je me mets à shaker comme une vache et que le cœur me débat, je vais m’asseoir.Prendre un jus.Conter trois, quatre histoires de cul.» Elle rit Fort «Et puis, si mon heure est arrivée, c’est ben correct.Je l’ai tellement dit dans mes tou nés.» Et Ginette Reno se met à chanter en plein bistrot Presque fort «Je ne voudrais pas frôler le délire /Je voudrais mourir à ma CORMIER manière / Serrée dans les bras d’une scène / En vous chantant combien je vous aime.• Chaque fois qu’on se rencontre, c’est comme ça.Arrive un moment où elle chante.Ginette Reno est sur scène partout Et tout interlocuteur est un auditoire.À tester.À soulever.À bouleverser.J’imagine que c’est ainsi depuis que sa mère la faisait chanter dans les escaliers des magasins du Plateau «pour avoir des escomptes».Gagner, à tout prix, pour qu’on lui fasse des prix.Et quand la salle est gagnée d’avance?Quand il n’y a plus rien a gagner?EÜe en rajoute.Au centuple.Pour qu’on l’aime au centuple.Voyez ce tour du chapeau insensé.Trois spectacles entièrement différents (au rappel près) en autant de soirs, presque 90 titres au total, tous donnés sans téléprompteur.Du par cœur «ail the way, comme elle dit Ajoutez les présentations, les monologues.Je vous laisse le calcul savant mettons que ça fait pas mal plus de mots que la tirade du nez dans Cyrano.«Je m'en vais chanter et parler au monde, je m’en vais pas lire», tranche-t-elle.VOIR PAGE A 8: GINETTE Bouclier américain: Chrétien presse le pas Mais son caucus et son cabinet donnent des signes de division HÉLÈNE BIJZZETTI MANON CO RNELLI ER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Après des mois de silence, le gouvernement Chrétien presse le pas dans le dossier du bouclier antimissiles.11 fera savoir d’ici une dizaine de jours s’il amorcera des négociations sur cette question avec les Américains de façon à pouvoir décider d’ici l’automne si le Canada participera au nouveau système de défense américain.Malgré cet échéancier serré et une impression de fait accompli de plus en plus répandue, le premier ministre Chrétien refuse de lancer un débat sur la question au Parlement.Il préfère s’en tenir à une consultation de ses propres troupes, qui se sont révélées divisées hier matin lors de la réunion hebdoma- .daire du caucus.Même des ministres hésitent à mettre le doigt dans l’engrenage.Après Sheila Copps, c’était le cas d’Herb Dhaliwal hier.«Je ne suis pas de ceux qui croient que dépenser davantage pour la défense soit une bonne façon de bâtir un monde plus sûr», a-t-il dit avant la réunion du caucus.Le conseil des ministres doit reprendre sa réflexion la semaine prochaine, mais selon le directeur des communications du premier ministre, Jim Munson, on s’attend à ce que la décision d’entreprendre ou non des négociations avec les Américains soit prise «d’ici une dizaine de jours» au plus tard.«Il faudra [ensuite] des mois avant que nous ne soyons obligés de prendre une décision [au sujet d’une éventuelle participation canadienne au bouclier]», a précisé le premier ministre Jean Chrétien aux Communes.Il s’agit en réalité de moins de sue mois: en effet, Ottawa devrait trancher la question d’ici l’automne, a précisé M.Munson.Le fait que les Américains comptent alors entreprendre la mise en place des premiers éléments du système, qui doivent quant à eux entrer en fonction un an plus tard, expliquerait cet échéancier.Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, a insisté sur le fait que le gouvernement procédera par étapes mais que rien n’est déterminé à ce jour.«Il s’agit de savoir si nous aurons des pourparlers au niveau politique avec les Américains.Et même si nous décidons d’entreprendre ces pourparlers, il faudra que ceux-ci se concluent de façon positive afin que nous puissions décider de participer ou non», a-t-il dit à sa sortie des Communes.VOIR PAGE A 8: BOUCLIER üiOfÆ; JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ginette Reno passe le week-end au Centre Bell.Trois spectacles entièrement différents (au rappel près) en autant de soirs, presque 90 titres au total, tous donnés sans téléprompteur.« LE DEVOIR.LE JEUDI 8 MAI 2003 A 4 ?LES ACTUALITÉS ?Procès d’une agente de probation dans une affaire d’agression sexuelle Des médias contestent une entente intervenue entre les avocats AYER’S CLIFF Des concentrations extrêmes de dioxines et de furannes dans un étang Il y a 15 ans, VEnvironnement a conseillé à la municipalité de ne pas nettoyer le bassin BRIAN MYLES LE DEVOIR Le procès de l’agente de probation Marlène Chalfoun, accusée de complot en vue de commettre une agression sexuelle grave, est retardé en raison d’un marchandage inusité entre la Couronne et la défense, qui se sont entendues pour restreindre l’accès des médias aux lettres écrites par Mme Chalfoun à l’intention d’un délinquant sexuel.Les deux parties sont d’accord pour limiter le caractère public du procès, s’attaquant par le fait même à un principe essentiel pour la saine administration de la justice.Le droit à un «procès public» est clairement inscrit dans la Charte des droits et libertés.L’appareil judiciaire a érigé au rang de valeur fondamentale la publicité du procès, non pas par principe, mais parce qu’il s’agit d’une condition sine qua non à la validité de la procédure.Or le procureur de la Couronne, Louis Miville-Deschênes, appuie une demande d’ordonnance de non-publication de la défense sur le contenu intégral de ces 24 lettres renfermant des passages «scabreux ou sadiques» en échange d’une admission sur leur authenticité.Ces lettres rédigées par Chalfoun à l’intention de Nick Paccio-ne, un délinquant sexuel emprisonné à Port-Cartier, constituent l’essentiel de la preuve.«U y a des passages qui ne sont pas pertinents à la cause et qui touchent directement à la vie de l'accusée.Ce n’est pas d’intérêt public», a dit hier M' Miville-Deschênes pour se justifier.Dans cette entente écrite, M‘ Miville-Deschênes a accepté de ne pas faire la lecture des 24 lettres dans la salle d’audience et de ne pas déposer en preuve d’autres documents signés par Mme Chalfoun.Les alliés de fortune ont même demandé à la juge Micheline Corbeil-Lara-mée de prendre connaissance du contenu des missives à son bureau et non pas en salle de cour.En 16 ans de pratique en droit des médias, l’avocat Marc-André Blanchard n’a rien vu de pareil Selon lui, M' Miville-Deschênes a «marchandé» le droit du public à l’information en échange d’une admission pour accélérer la bonne marche des procédures.Ironie du sort, l’opposition manifestée par cinq médias (SRC, CFCF, La Presse, The Globe and Mail et The Gazette) a retardé le procès de trois jours.Marlène Chalfoun est accusée d’avoir comploté pour commettre une agression sexuelle grave avec deux criminels notoires, Nick Pac-cione, déclaré délinquant dangereux par la cour, et Angelo Colalil-lo, un récidiviste qui attend son procès pour les meurtres de trois femmes, ainsi que pour une tentative de meurtre et une agression sexuelle sur une autre.L’avocat de Colalillo, M" Marc Labelle, s’est joint au bal hier pour demander que le nom de son client et les passages de la preuve le concernant soient frappés d’une ordonnance de non-publication pour la durée du procès de Chalfoun.De leur côté, les avocats de l’accusée, Jean-Marc Tremblay et Charles Montpetit, ont expliqué que les lettres de Chalfoun à Paccione renferment de nombreux éléments relevant du «jardin secret» de Chalfoun et non pas de la preuve.«Le public n’a pas à connaître la vie intime de ma cliente.Ça doit demeurer du domaine privé», a plaidé M" Tremblay M1, Blanchard s’est opposé à cette requête en faisant valoir que la liberté de presse n’est pas un mal nécessaire, mais un droit fondamental reconnu à plusieurs reprises par la Cour suprême.Selon lui, l’entente passée entre les parties mènerait tout droit à un procès «en secret» ou à «huis clos».En fin de journée, les avocats de la défense se montraient prêts à accepter une solution de compromis en vertu duquel les passages pertinents des lettres seraient soumis à l’examen des médias.La juge Cor-beil-Laramée a pris la cause en délibéré et rendra sa décision demain.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère québécois de l’Environnement a avisé, en 1987 ou 1988, la municipalité d’Ayer’s Cliff, en Estrie, de ne pas nettoyer l’étang situé derrière la mairie et dans lequel des concentrations de dioxines et de furannes dépassant de 23 000 fois la norme sur la qualité des eaux de surface ont été décelées l’hiver dernier.C’est ce qu’a affirmé hier au Devoir un ancien conseiller municipal d’Ayer’s Cliff, Pierre Moren-cy, aujourd’hui président des Amis de la Terre en Estrie.Le minibarrage du petit lac artificiel municipal, bourré des pires cancérigènes connus, avait alors été endommagé.Avant de procéder aux travaux de réfection, la municipalité avait demandé au ministère la permission de nettoyer les abords de l’émissaire puisque, selon le mot de Pierre Morency, «c’était rempli de sédiments graisseux et qui sentaient très mauvais: personne ne savait ce qu 'il y avait là-dedans, mais les vieux disaient que bien des choses avaient abouti au fond de l’étang».«La municipalité a écrit au ministère, poursuit M.Morency, et la réponse nous est venue en pleine séance du conseil: “Ne touchez à ça sous aucun prétexte.Vaut mieux que ça reste là bien tranquille.”» Le petit barrage a été refait sans qu’il y ait nettoyage.Le lac Massawippi est situé environ 100 mètres en aval.On y a découvert il y a quelques années que plusieurs poissons pré dateurs affichent d’inquiétantes concentrations de toxiques, dont des dioxines et furannes.Quinze ans plus tard, on apprend dans La Tribune d’hier que les tests récents réalisés dans l’étang dépassent de 22 866 fois les critères de qualité d’eau de surface pour les dioxines et furannes.D semble que les principaux apports se situeraient dans l’affluent sud, qui affiche des concentrations dépassant cette norme de 142 fois.En aval du petit lac municipal, les tests réalisés dans le ruisseau indiquent qu’on dépasse la norme de 56 fois.Ces tests font partie d’une batterie réalisée par le ministère en vue de déterminer les sources de contamination des poissons du lac Massawippi, dans lesquels on a trouvé, tout comme dans l’étang, d’inquié tantes concentrations de BPC et d’arsenic.Pour le directeur régional du ministère de l’Environnement, Emile Grieco, la municipalité a été tenue de désigner tous les égouts pluvieux et les terrains que ceux-ci drainent en amont de l’étang contaminé.Même avec les plans disponibles, il semble que personne ne puisse en dresser une carte exhaustive à ce moment-ci Cela permettra, explique M.Grieco, de remonter jusqu’au terrain en cause.Selon Pierre Morency, qui a été responsable de plusieurs dossiers environnementaux à l’époque où il était conseiller municipal d’Ayer’s Cliff, plusieurs sources de contamination pourraient être en cause.Il y avait peu d’entreprises en amont de ce petit lac.A une certaine époque cependant, dit-il, on y trouvait des voies de chemin de fer du Canadien Pacifique et un important entrepôt.Or les dormants de chemin de fer sont réputés pour contenir plusieurs contaminants toxiques apparentés aux BPC et les essieux des trains étaient à l’époque lubrifiés avec des BPC, qui pouvaient générer des dioxines et furannes en raison de la friction.Les trains en question longeaient aussi le lac Massawippi sur près de dix kilomètres, ce qui a pu contribuer à sa contamination.Pour le directeur régional du ministère, la gravité des concentrations relevées dans l’étang municipal d’Ayer’s Cliff oblige aussi le ministère à examiner quelles pourraient être les mesures d’urgence qull faudrait envisager en vue de confiner ou de décontaminer très rapidement une telle source, qui continue de s’écouler chaque jour en direction du lac.Mais la priorité, pour Finstant, semble plutôt de déterminer la ou les sources de contamination.Pour le groupe dirigé par Pierre Morency, le ministère ne peut pas se contenter de poursuivre ses analyses pour trouver la source de pollution de l’étang municipal.«Quand on fait face à des concentrations pareilles, l’inaction est inacceptable, poursuit le porte-parole environnemental.Le ministère doit passer à l’action immédiatement pour nettoyer cette source de forte contamination en même temps qu’il peut continuer à chercher l’origine des contaminants.On est ici en face d’une pollution d’une gravité exceptionnelle qui exige des mesures exceptionnelles.Il y a des municipalités qui prennent leur eau dans ce lac, même si ce n’est pas immédiatement à côté du point de déversement de l’étang.» Les dioxines et furannes sont généralement des sous-produits de réactions chimiques ou de la combustion incomplète de divers orga-nochlorés comme les BPC, des PVC, etc.On les considère actuellement comme faisant partie des dix molécules les plus toxiques présentes sur la planète, au point où leur élimination complète fait l’objet d’un traité international auquel le Canada a adhéré.Ces molécules sont réputées cancérigènes et mutagènes, c’est-à-dire susceptibles d’enclencher des mutations génétiques, notamment sous forme d’anomalies congénitales.Il pourrait s’agir d’une des sources de contamination des poissons du lac Massawippi LE DEVOIR En collaboration avec AUSTRIAN AIRLINES A.• : .Romantique ¦;~**®s* * *11 n 11 Le ministre de la Santé s’adjoint une connaissance ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le conseil des ministres a nommé un nouveau sous-ministre à la Santé, le Dr Roberto Iglesias, qui connaît bien le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.A fit titre de responsable du recrutement à la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke dans le milieu des années 90, le Dr Iglesias a contribué à l’embauche de M.Couillard au poste de directeur du département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et de professeur à la faculté de médecine.C’est en 1994, alors que le Dr Couillard se cherchait un poste en vue de son retour d’Arabie Saoudite, où il a travaillé de 1992 à 1996, que le Dr Iglesias a fait sa connaissance.«R avait beaucoup de potentiel.On lui a fiait une offre», a relaté au cours d’un entretien téléphonique le Dr Iglesias, actuellement vice-doyen aux sciences cliniques à la faculté de médecinç de l’Université de Sherbrooke.Agé de 57 ans, le nouveau sous-ministre entrera en fonction le 20 mai.D remplacera Pierre Gabrièle, ancien curateur public, qui avait été nommé par le gouvernement Landry en 2001.Au cabinet de M.CharesL on dit ne pas savoir quel avenir le nouveau régime • .1,1 I wrcs « nébergement à Vienne, petits-déjeuners, tour de ville.mno Furst Metternich Vienne AUSTRIAN AIRLINES > Adresse :.App.: réserve à M.Gabrièle.Le Dr Iglesias est optimiste quant à l’état du système de santé québécois.«Le système de santé, malgré ses défaillances et les choses qu’il faut améliorer, c’est quand même un trésor pour le Québec, a-t-il dit On ne part pas avec quelque chose qui est horrible.» Selon lui, c’est un système qui fournit «une quantité énorme de services à des coûts compétitifs» si on les compare aux autres provinces et aux autres pays.Le futur sous-ministre n’a pas pu se prononcer sur le caractère réaliste des objectifs du gouvernement, qui a promis de réduire immédiatement les listes d’attente à des niveaux raisonnables.«C'est une mission hautement réalisable», mais il n’a pas pu préciser quand.Des moyens financiers accrus et de nouvelles façons de faire devraient produire des résultats notables, estime-t-il.Par ailleurs, le conseil des ministres a nommé Jean Pronovost, 65 ans, sous-ministre au Développement économique régional et André Trudeau, 61 ans, sous-ministre à l’Emploi, à la Solidarité sociale, à la Famille et à l’Enfance.Ce sont deux hauts fonctionnaires de carrière qui ont traversé diverses administrations.Enfin, Jocelyn Girard, 55 ans, l’actuel directeur général de l’administration de la Commission des normes du travail, en devient le président intérimaire en remplacement de M.Pronovost LE DEVOIR Retournez à : Contours Vienne, 2050, me de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec) H3A 351 le tirage aura lieu le 22 mai 2003 a 15h.Faites-nous parvenir les coupons de participation avant le 21 mai 2003 à 17h30 le concours s'adresse aux personnes de 18 ans et plus.Un seul coupon par enveloppe, les reproductions électroniques ne seront pas acceptées les conditions et règlements du concours sont disponibles à la réception du Devoir.Valeur de 2800$.DIRECTEMENT DE 'a/wns rtcayf/f Q/mc.Depuis 25 ans Costumes pour hommes à partir de Dormeuü.720$ Italiens.370$ Smokings - Vestes - Pantalons Chemises - Cravates - Impers.Sportswear Importés d'Italie Rapport qualité/prix inégalé Code postal :.Courriel Téléphone: (rés.).(bur.).Question mathématique : (51 +4) -17 =.Abonné(e) : Oui Q Non ?10 h à 18 h SAM 10 h à 16 h Soir sur rendez-vous 2015 Drummond ou 1205 de Maisonneuve O.suite 102 (514) 845-6067 Montréal Visite éclair de Charest à New York Le premier ministre se fait rassurant auprès des Américains D’APRÈS LA PRESSE CANADIENNE New York— Le premier ministre Jean Charest s’est rendu hier à New York pour une courte visite de 24 heures avec l’espoiy de «renforcer» les liens avec l’Etat de New York, le plus important partepaire commercial du Québec aux Etats-Unis.«Il y a un nouveau gouvernement au Québec et je pense que c’était très important que Ton annonce nos couleurs très rapidement et que nous puissions affirmer notre volonté de travailler de très près avec nos voisins américains», a déclaré M.CharesL en point de presse, à son arrivée dans la métropole économique américame.Le premier ministre rencontrera, ce matin, le gouverneur de l’Etat, Georges E.Pataki, et entend aborder la question de la sécurité aux frontières, sous l’angle de la collaboration.«Je veux donner une assurance au gouvernement de l’Etat de New York que nous comprenons très bien les enjeux de sécurité et que nous attachons une très grande importance au fait que nous devons répondre à cette préoccupation», a-t-il souligné.La fluidité des échanges commerciaux entre le Québec et l’État de New York est sérieusement entravée depuis les événements du 11 septembre 2001.Le premier ministre considère que le Québec a cependant tout intérêt, sur le plan économique, à offrir une pleine et entière collaboration aux Américains plutôt que de maugréer sur les tracasseries administratives et l’attente aux frontières.Jean Charest n’aura guère l’occasion d’approfondir ses réflexions lors de sa rencontre avec M.Pataki — occupé par l’adotion du budget de l’État — puisque ce dernier n’a trouvé qu’une vingtaine de minutes à lui consacrer.Les grandes marches pacifistes des derniers mois au Québec et les quelques manifestations d’antiaméricanisme qui ont suivi le déclenchement des hostilités en Irak ont eu des échos aux États-Unis.Jean Charest estime que ces événements illustrent parfaitement l’importance pour le nouveau gouvernement de réitérer la relation solide unissant les Québécois aux Américains.«Cela [les manifestations] a attiré l’attention ici, alors raison de plus pour rapidement réaffirmer nos liens d’amitié avec les Américains.Il faut faire la part des choses, il est vrai qu’au Québec, il y a m fort sentiment pacifiste qui est un reflet de nos valeurs, mais ce sentiment pacifiste n’est pas antiaméricain», a-t-il insisté.M.Charest a assisté, en soiréç, à une allocution du Secrétaire d’É-taL Colin Powell, au cours d’un dîner de gala réunissant 700 convives au Foreign Policy Association.Plus tôt dans la journée à Montréal, M.Charest a promis de se faire «un défenseur acharné» de la diversité culturelle et de s’opposer à toute inclusion de la culture dans les grands accords commerciaux — comme l’ont fait les gouvernements québécois avant lui.«Le Québec sera de toutes les batailles afin de conserver son droit de promouvoir sa culture, a-t-il lancé.Nous ne céderons jamais sur notre détermination à exclure la culture de tous les accords de libéralisation commerciale.» Le premier ministre a vanté la «différence» québécoise, sa spécificité, signalant que c’est dans cette optique qu’il abordera les relations entre les Amériques et l’Europe.«Le Québec a la responsabilité de sa différence.R doit la protéger et la promouvoir», a-t-il lancé à son auditoire.D a aussi fait la promotion d’une présence québécoise forte et active sur la scène internationale.3 MAGASINS une seule adresse 1007 rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: 274-2442 67999 LE DEVOIR.LE J E l' D 1 8 MAI 2 0 0 3 a r> -* LE DEVOIR «- LE MONDE Al-Qaïda menace de frapper de nouveau AGENCE FRANCE-PRESSE Dubai — Le réseau terroriste al-Qaïda d’Oussama ben Laden affirme s’ètre doté d’un nouveau commandement et se préparer à mener une frappe contre les Etats-Unis, de la même ampleur que cefie du 11 septembre 2001, rapporte l’hebdomadaire saoudien al-Majallah à paraître demain.Al-Majallah a indiqué avoir obtenu un message électronique du nouveau responsable de la presse d’al-Qaïda, Thabet ben Qaïss, dans lequel il affirme que le réseau «a écarté l’équipe dirigeante du 11 septembre 2001», commanditaire des attentats de New York et de Washington.«Une frappe contre l’Amérique est inéluctable», souligne le message, ajoutant qu’«un plan est en cours de préparation pour mener une frappe de l'ampleur des attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis».Le responsable tourne par ailleurs et) dérision les inquiétudes des Etats-Unis sur un éventuel attentat contre le consulat américain à Karachi, la métropole du sud du Pakistan.Inquiétude Les Etats-Unis se sont inquiétés vendredi d’éventuels attentats terroristes au Pakistan, notamment contre leur consulat à Karachi, et en Arabie Saoudite, ainsi que contre des cibles de l’aviation américaine.«Certes, le consulat à Karachi est un intérêt américain et un repaire pour les membres de la police fédérale américaine au Pakistan, mais il ne représente nécessairement pas un objectif pressant.Le frapper n’est pas une priorité pour al-Qaïda», indique le texte.Le responsable affirme accorder peu d’importance aux informations de presse ayant évoqué ces derniers mois une éventuelle arrestation d’Oussama ben Laden, dont le sort demeure mystérieux depuis la chute, il y a 18 mois, du régime afghan des talibans.«Nous gardons notre sang-froid face à de telles informations ou face à d’autres qui parlent de la découverte par les Américains de nouveaux plans d’al-Qaïda ou de l’arrestation de dirigeants» du réseau, indique le texte.«L’organisation al-Qaïda ne se laisse pas influencer par la mort ou l’arrestation de l’un de ses membres [.] parce qu'elle a toujours des plans de rechange», affirme-t-il.üsÊVv JACQUES NADEAU LE DEVOIR À Montréal, hier, l’anniversaire de la fondation de l’État d’Israël a été marqué par un face à face entre manifestants pro-israéliens et pro-palestiniens.v'TV * * - ^ I*# Cinquante-cinquième anniversaire de la création de l’État juif Israël fête sous haute protection Trois Palestiniens, dont un bébé, sont tués MARIUS SCHATTNER AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Les Israéliens ont fêté hier sous haute protection,policière le SS' anniversaire de la création de leur Etat dans la crainte d’un attentat suicide tandis que trois Palestiniens, dont un bébé, trouvaient la mort durant la journée.Des colons israéliens ont de leur côté posé la première pierre pour la construction de 72 logements à Beit El, une colonie de Cisjordanie, dont le premier ministre Ariel Sharon avait évoqué récemment le possible démantèlement Sur le terrain, Aliyan al-Bashiti, un petit Palestinien de 18 mois, blessé à la nuque par des tirs de soldats israéliens alors qu’il se trouvait dans sa maison, dans le camp de réfugiés de Khan Younès (sud de la bande de Gaza), est décédé.L’armée israélienne a indiqué avoir répliqué à des tirs de mortiers palestiniens, qui n’ont pas fait de blessé, contre des colonies situées dans ce secteur.Activiste Dans le nord de la bande de Gaza, un activiste palestinien du mouvement islamiste radical Hamas a été tué par des tirs de soldats israéliens à Beit Hanoun, selon des responsables des sendees de sécurité palestiniens.Un autre activiste du Hamas, Amin Menzalaoui, 28 ans, a été tué à Zawata, village proche de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, à la suite d’une mystérieuse explosion dans la maison où il se trouvait Il pourrait s’agir, selon des Palestiniens, d’une roquette tirée par des soldats israéliens.Mais, démentant qui y ait eu une opération de l’armée dans le secteur, une source militaire israélienne a émis l’hypothè- se que l'activiste s’est tué en manipulant des explosifs.Ces décès ont porté à 3212 le nombre de personnes tuées depuis le début de l’intifada fin septembre 2000, dont 2422 Palestiniens et 730 Israéliens.Sous protection En Israël, les célébrations de «fête de l’Indépendance», marquant la création de l’Etat hébreu le 14 mai 1948, ont été protégées par des milliers de policiers et soldats déployés autour des bals, spectacles et lieux publics, compte tenu de plusieurs dizaines d’alertes à l’attentat suicide, selon des sources policières.Comme pour chaque grande fête en Israël, les territoires palestiniens ont été bouclés, de mardi soir à ce matin.Des colons israéliens ont organisé à cette occasion une cérémonie de pose de la première pierre pour la construction de 72 logements à Beit El, a indiqué à l’AFP David Shaouat, un des responsables du conseil municipal de la colonie.Selon lui, «la construction d'un autre quartier à Beit El [4600 habitants actuellement] comprenant 40 logements supplémentaires devrait être lancée d’ici deux à trois semaines».Pendant la cérémonie, le chef du conseil municipal de Beit El, Israël Rosenberg, a affirmé que cette initiative avait été prise à la suite des déclarations de M.Sharon le 13 avril.Dans une interview au quotidien Haaretz, M.Sharon avait alors évoqué la possibilité d’un démantèlement de colonies de Cisjordanie dans le cadre d’un règlement de paix avec les Palestiniens.C'est la première fois que le premier ministre désignait nommément des colonies comme Beit El et Shilo en laissant entendre qu’Israël pourrait s’en retirer un jour.Publication de documents d’archives de la commission McCarthy Lumière sur un maccarthysme qui pointe de nouveau son nez PASCAL PICHÉ LIBÉRATION Washington — Le 18 février 1954, le sénateur républicain du Wisconsin Joseph McCarthy essaie d’en savoir plus sur la récente promotion d’un dentiste de l’armée, le major Irving Peress, soupçonné d’être un membre du Parti communiste.D convoque le colonel Chester Brown devant sa célèbre commission d’enquête.La discussion a lieu à huis clos.On demande si Brown a soumis au major Peress un «questionnaire» sur son «statut dans l’armée».Le colonel: «Je ne peux pas répondre à cette question.Cest classifié [.] je ne suis pas autorisé, monsieur.» McCarthy explose alors de rage: «Sur quelles bases?Puis-je vous dire quelque chose, monsieur, à vous et aux autres officiers comme vous?Je peux comprendre que des communistes refusent de répondre, mais je ne comprendrai pas qu’un quelconque officier de l’armée les protège.Et vous allez répondre à ces questions ou vous serez poursuivi devant le Sénat pour outrage, et j’ai bien lïntention d'aUerjusqu’au bout [.].» Le public, à l’époque, c’est notamment la télévision, ce média révolutionnaire qui fait ses premiers pas.En noir et blanc, elle commence à filmer avec délectation les auditions publiques de la commission d’enquête permanente, présidée alors par ce sénateur jusque-là obscur.L'échange avec le colonel Brown était jusque-là inconnu.Il est tiré des 4232 pages de verbatim rendues publiques par le Sé- nat, lundi, au cours d’une conférence de presse.Cinq gros volumes qui retracent les interrogatoires à huis clos conduits dans des lieux divers par Joseph McCarthy, souvent seul, entre 1953 et 1954.Après les 50 années réglementaires, la haute Chambre du Congrès américain a pu enfin lever le secret qui entourait ces interrogatoires, à la plus grande joie des historiens qui devaient jusque-là se contenter des auditions publiques.Ces nouveaux documents permettent de préciser la personnalité paranoïaque de McCarthy et la perversité de ces méthodes dignes de l’Inquisition.Américains terrorisés Pendant deux ans à la tête de la sous-commission d’enquête permanente, en pleine guerre froide, le sénateur a terrorisé de nombreux Américains de gauche, généralement des fonctionnaires, ingénieurs travaillant pour le gouvernement, militaires.D n’a trouvé aucun vrai espion, mais a brisé nombre de carrières par le simple fait «d’exposer au public» ceux qu’il soupçonnait d’être des agents du Parti communiste.Comme en témoignent les documents publiés, il s'agissait la plupart du temps de gens ordinaires, sur lesquels les membres de la commission d’enquête sénatoriale n'avaient que très peu d’informations: ils ne connaissent que leur appartenance syndicale, ou leur participation à un club de lecture dans lequel Karl Marx était lu, parfois leur lien avec un militant communiste.Ainsi, lors d’une des auditions, McCarthy interroge un jeune ingénieur ayant travaillé aux transmissions de PUS Army, Stanley Berins-ki, dont la mère est une ex-membre du parti.«Bon, vous lui avez demandé un jour si elle était communiste?», demande-t-il.Le jeune militaire: «Non, monsieur.» McCarthy s’emporte alors: «Quand vous alliez la voir, vous n 'étiez pas curieux?Si quelqu’un me disait que ma mère était communiste, je me nierais sur le téléphone pour lui demander: mère, c’est vrai?» L’échange avec le colonel Brown — jusque-là inconnu des historiens — confirme la folie du sénateur.D conduira à la perte du colonel.Dans la foulée de cette audition, il convoque, en public cette fois, le supérieur de Brown, le général Ralph Z wicker.L’audition est filmée par la télévision.McCarthy lance alors de sa célèbre voix nasale: «Vous êtes indigne de porter l’uniforme» ou encore: «Vous avez la cervelle d’un enfant de cinq ans!» Zwicker est un héros de la Seconde Guerre mondiale.Le nouveau président américain, Dwight Eisenhower, ancien général qui a commandé les forces américaines en Europe, décide alors d’avoir la peau de McCarthy.Ce dernier sera rapidement censuré par ses pairs, sombrera dans l’alcool et mourra trois ans plus tard d’une hépatite, âgé de seulement 47 ans et ruiné.Témoins cités Plus de 400 témoins sont cités dans les documents publiés cette semaine.L’historien du Sénat, Do- nald Ritchie, qui a le premier décortiqué ces milliers de pages, estime que McCarthy utilisait ces sessions à huis clos pour sélectionner ses victimes.Ceux qui lui tenaient tête sans être déstabilisés n’étaient pas convoqués aux auditions publiques: «McCarthy ne s’intéressait qu’aux gens qu’il pouvait démonter en public», a expliqué Ritchie.D’un point de vue pédagogique, les archives McCarthy tombent à pic.Depuis le 11 septembre, les méthodes et les pulsions «maccar-thystes» retrouvent de la vigueur.The Progressive, un mensuel de gauche, a même récemment lancé un «Observatoire du maccarthysme» et rapporte chaque incident relevant du délit d’opinion: une descente du Service Secret chez une étudiante de la Caroline du Nord, au motif qu’elle aurait chez elle du «matériel antiaméricain» (une affiche anti-Bush); l’interrogatoire, par deux policiers fédéraux, de la responsable d’un musée texan qui organise une exposition antiguerre, les deux hommes exigeant les noms et les adresses des artistes; le groupe Dixie Chicks banni des radios de musique country parce que sa chanteuse texane, Natalie Maines, s’est permis de dire qu’elle avait honte de Bush.Pour Matthew Rothschild, le directeur du magazine, «la divulgation des documents McCarthy est une chance: alors que se développe un “néo-maccarthysme” aux États-Unis, cela permet de rappeler l’abjection des chasses aux sorcières, qui sont elles-mêmes antiaméricaines».Pétrole irakien Le rôle d’Halliburton est plus important que prévu GABRIELLE GRENZ AGENCE FRANCE-PRESSE TlITashington — Le groupe éner-V V gétique et d'ingénierie Halliburton, dirigé jusqu'en 2(XX) par le vice-président américain Dick Cheney, accumule les critiques pour son rôle dans la reconstruction du secteur pétrolier en Irak.Une filiale du groupe, la société Kellogg, Brown and Root, qui avait obtenu en mars dernier un contrat de l’armée américaine pour l'extinction des puits de pétrole en feu en Irak, a en fait égalt^ ment remporté un contrat bien plus large s’étendant à l’exploitation et la distribution de pétrole irakien, principale richesse de ce pays, jusqu'à 2004 au moins.Le contrat élargi, attribué sans passer par la traditionnelle procédure d’appels d’offres, a été révélé mardi par un parlementaire américain, le démocrate Henry Waxman.élu à la Chambre des représentants.M.Waxman a rendu publique une récente lettre du général Robert Flowers détaillant les opérations prévues par le contrat accordé à la filiale d'Halliburton, qui vont de l’extinction des feux de puits à l'exploitation de champs pétroliers en passant ixir l’évaluation de l'état des installations, leur réparation et même le nettoyage des dommages environnementaux.«Ces nouvelles révélations vont à rencontre des assurâmes repétées que l’administration américaine a données selon lesquelles le pétrole irakien appartient aux Irakiens», s’est indigné M.Waxman.«Ce qui est troublant, c’est que ce contrat ait été attribué à huis clos, et je ne sais pas ce que l'administration cherche à cacher en n'optant pas pour une pnKédure publique», a rat-chéri Lee Drutman, un des responsables de l'association de consommateurs Citizen Works, dirigée par l’ancien candidat écologiste à l’élection présidentielle Ralph Nader.Washington lève des sanctions contre l’Irak Washington (AFP) — Washington a décidé hier de 1^ ver immédiatement certaines sanctions économiques frappant Bagdad et annoncé qu’un projet de résolution allait être soumis cette semaine au Conseil de sécurité pour supprimer celles de l’ONU pesant sur l’Irak depuis 1990.La levée partielle de sanctions américaines permet l’envoi d’argent dans c,e pays de personnes vivant aux États-Unis, a annoncé le secrétaire au Trésor américain John Snow.Elle facilite aussi l’envoi d’aide humanitaire, autorise des activités payées par le gouver-nemenent américain, notamment en matière de reconstruction, et l’intervention d’organisations non gouvernementales basées aux États-Unis.A New York, le secrétaire d’État Colin Powell a annoncé la présentation cette semaine au Conseil de sécurité d’un projet de résolution.«Nous pensons quïl y a une envie de collaborer pour parvenir à une résolution.Cela accélérera la reconstruction de l'Irak», a estimé le président américain George W.Bush, en mettant en avant un nouveau contexte.M.Bush a estimé qu’aucun pays ne devrait utiliser ces sanctions «pour retenir les espoirs du peuple irakien».11 a déclaré que «l’humeur était à présent au travail en commun» pour l’élaboration d’une résolution permettant la levée des sanctions.«L’atmosphère qui a existé avant la guerre a changé.» Pour la Russie, les sanctions ne peuvent être levées qu’après que l’ONU ait constaté que l’Irak ne dispose plus d’armes de destruction massive.In France a proposé que les sanctions ne soient que suspendues, une offre rejetée par Washington.Haïti : des hommes armés attaquent une centrale Port-au-Prince (AFP) — Un groupe d’hommes armés a attaqué hier matin la plus grande centrale hydroélectrique de Haiti, à Péligre (est), tuant deux agents de sécurité et blessant deux policiers, a-t-on appris de source policière.Des renforts d’unités spécialisées ont été envoyés sur place à la suite de cette attaque, commise vers 3h locales par des hommes qui ont pris la fuite.Une partie des installations techniques de contrôle de cette centrale, qui peut produire jusqu’à 50 millions de kilowatts par heure, a été sabotée.Construite au début des années 1950 à 60 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince, sur le fleuve dominicano-haitien Arti-bonite, avec des fonds exclusivement haïtiens et sous la supervision des Nations unies, cette installation a été inaugurée en 1971.Félicitations à Gilbert Proulx, lauréat du Prix Reconnaissance UQAM 2003 pour la Faculté des sciences.Gilbert Proulx (M.Sc.biologie 1978) Directeur scientifique Alpha Wildlife Research & Management Ltd. HORS-JEU BASEBALL LES SPORTS ;!S22iF Je an Dion ?Un de chaque Une faveur pour commencer.Puisque je suis trop gêné pour le faire, pourriez-vous aller voir le musicien du métro qui a un répertoire de trois chansons et est tous les jours au même endroit dans la même station à la même heure et lui dire soit de changer de station, soit de changer d’heure, soit d’apprendre d’autres ?%$#*©& de tounes?C’est que c’est sournois, ce truc-là.Vous vous en allez au travail sans rien demander à personne, ul-traconcentré sur la tâche à accomplir à travers laquelle vous vous réaliserez comme humain, et quelques heures plus tard, vous vous surprenez à fredonner dans votre cor intérieur une quelconque ritournelle débilitante de Sacha Distel ou de la Compagnie créole.Du piratage de cervelle, si vous voulez mon avis.Et on n’a pas encore parlé du «journal» Métro.Mais si on le fait, on va se concocter des ulcères et des tumeurs et de la démangeaison, aussi passons à autre chose.Quelques nouvelles de sport universitaire américain, par exemple, où l’on peut constater que l’activité athlétique est excellente pour former le caractère de notre belle jeunesse et lui donner des personnes à émuler, genre.D’abord Larry Eustachy, 47 ans, entraîneur de basket à l’université Iowa State, s’est fait virer il y a quelques jours après qu'on eut appris qu’il avait participé, à la suite d’une défaite au Missouri, à une petite fiesta en compagnie d’étudiants dans une fraternité.Ce n’était pas la première fois qu’Eustachy s’adonnait au plaisir des libations en compagnie agréable et née bien après lui, mais c’était la première fois que des photos du monsieur avec une bière dans une main, la taille de bachelières en devenir dans l’autre et les lèvres sur des joues apparaissaient dans le Des Moines Register, auquel je regrette moins que jamais d’être abonné à la semaine.En larmes, Eustachy a plaidé l’alcoolisme, dit qu’il allait se taper une cure de désintox, mais sa cause (il en a appelé) semble foutue.Un peu plus au sud, il y a Mike Price, 57 ans, engagé en décembre dernier comme entraîneur de football à l’université de l’Alabama.Le mois dernier, Price s’est rendu en Floride pour représenter l’université à un tournoi de golf et à un dîner d’honneur.À partir de là, l’histoire se brouille sérieusement selon les sources, mais certains détails se recoupent: plusieurs centaines de dollars dépensés dans un estaminet de danse avec pas de linge, et une ou deux ou trois madames dans la chambre d’hôtel de Price, qui dit ne se souvenir de rien.Le lendemain, pendant que Price arpente les verts, une madame commande pour 1000 $ de victuailles à la chambre — elle a pris le menu, a appelé la réception, et a dit: «apportez-moi un de chaque», la snoreaude —, le coach revient illico à l'hôtel qui l’a informé de l'embrouillamini, paie pour tout.Puis ça se $ait et Price est congédié.Evidemment, il s’en est trouvé pour faire de la morale à cinq cennes.Mais nous, nous sommes ici pour nous amuser, avec ou sans boisson.Aussi faut-il souligner que si Eustachy s’est défendu en disant que «tout le monde fait des erreurs», il n’a pas accoté Price, qui s’est dit d’avis qu’en le mettant à la porte, le président de l’université avait «commis une erreur de jugement».Ha Par ailleurs, la direction de l’université de l’Alaba-ma, qui savait que Price ne passait pas nécessairement toutes ses soirées à jouer de l’orgue à tuyaux pour la chorale de sa paroisse, avait pris soin d’inclure dans son contrat une clause stipulant que le nouvel entraîneur devait se garder de tout comportement «jetant sur sa personne le discrédit public, le mépris, le scandale ou le ridicule, ou affectant négativement la réputation ou les normes morales et éthiques élevées de l’université».Cela venant d’une institution qui figure parmi les meneuses aux Etats-Unis pour les violations aux règlements de la NCAA en matière d’embauche, de rémunération, de fausses notes, etc.Et puis, signalons juste en passant, comme ça, qp’Eustachy était l'employé public le mieux payé de l’Etat de l’Iowa: un million $US par année.Quant à Price, il avait accepté une entente de dix millions $US pour sept ans.Pour entraîner des équipes sportives amateurs, calvette.Si ce n’est pas une incitation à trinquer, ça.?Je crois vous avoir déjà glissé mot dans le creux de la clavicule du fait que sans le mot «incroyable», les commentateurs sportifs de tout acabit n’auraient plus rien à dire quand il n'y a rien à dire.Bien voici.La semaine dernière, Kevin Millwood, du Philadelphie, a lancé un match sans point ni coup sûr contre le San Francisco.Or les trois dernières fois que cela est arrivé au S.E, le lanceur se prénommait Kevin — Millwood, Kevin Brown, Kevin Gross; par contre, dans toute histoire du baseball, jamais une autre équipe ne s’est fait passer le sans point ni coup sûr par un Kevin.Franchement incroyable.Incroyable surtout qu’il y ait quelqu’un quelque part qui compile ce genre de données.jdio n&lede voir Le Canada a joué avec le feu L’équipe canadienne bat l’Allemagne 3-2 en prolongation au championnat mondial de hockey PIERRE LEBRUN PRESSE CANADIENNE Turku, Finlande — Le Canada a joué avec le feu, mais un but d’Eric Brewer marqué en avantage numérique à 37 secondes de la prolongation lui a permis de battre l’Allemagne 3-2 et de passer aux demi-finales du championnat du monde de hockey.Ryan Smyth, à la première période, et Daniel Brière, à la seconde, avaient procuré un avantage de 2-0 au Canada, mais Lasse Kopitz et Daniel Kreutzer ont créé l’égalité à la troisième.Le Canada va affronter la République tchèque dans une demi-finale tandis que l’autre opposera la Slovaquie, qui défend son titre contre la Suède.Si le Canada échappe encore une avance à son prochain match, c’est contre des joueurs comme Milan Hej-duk et Martin Straka qu’il va se retrouver, et non pas contre une équipe allemande qui a le mérite de travailler fort, mais qui a manqué de punch offensif pour achever un adversaire pourtant sous le choc.Les Canadiens ont reconnu qu’il leur faudrait un bien meilleur effort s’ils veulent mettre fin à une séquence de six ans sans médaille d’or.«C’est tout ce dont un joueur a toujours rêvé, a dit le défenseur Brewer de son but, mais on n’aurait pas dû se rendre en prolongation.» Tout en reconnaissant qu’ils n’avaient pas joué comme ils auraient dû en troisième période, l’entraîneur Andy Murray a défendu ses joueurs en disant que tout ce qui compte, c’est qu’ils soient rendus en demi-finales.ALEXANDER DEMIANCHUK REUTERS Ryan Smyth (à droite) et Daniel Brière, de l’équipe canadienne, ont vivement célébré le but vainqueur en période de prolongation, réussi par Eric Brewer, de leur match contre l’Allemagne, devant l’air déconfit du gardien de l’équipe adverse, Robert Muller, hier au championnat mondial.«Il ne fait pas de doute qu’il va falloir hausser notre jeu d’un cran et même deux», a toutefois prévenu Brière.«Nous voulions bien jouer défensivement à la troisième période en nous assurant de ne rien leur donner, mais je pense que nous avons commis l’erreur de jouer trop mollement offensivement.On n’a pas fait d’échec avant, on n’a pas attaqué, on a trop reculé.Espérons qu’on aura appris.» Les Allemands ont pu diriger 16 lancers en direction de Sean Burke au cours de cette troisième période et ont créé l’égalité à six minutes de la fin.Guerrero à la rescousse Il procure une victoire spectaculaire aux Expos contre les Padres MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Rocky Biddle n’est pas parfait.Mais Vladimir Guerrero.lui, l’est.ou presque.Il a claqué un circuit de trois points après un retrait en Ifr pour donner une victoire de 12-9 aux Expos contre les Padres de San Diego.Biddle a bousillé son deuxième sauvetage de la saison hier quand il a cédé deux points en neuvième, après avoir donné des simples aux frappeurs suppléants Dave Hansen et Keith Lockhart et un solide double à Ramon Vazquez.D a ainsi permis aux Padres d’égaler les chances 9-9 en neuvième.Mais l’attaque l’a sorti du pétrin et lui a procuré une troisième victoire en quatre décisions quand Guerrero a mis fin au match de façon spectaculaire.Face au vétéran de 46 ans Jesse Orosco, Endy Chavez a soutiré un but sur balles et a été poussé au troisième par le simple au centre d’Orlando Cabrera, son quatrième coup sûr du match, mais a été retiré en tentant de marquer à la suite du roulant de Jose Vidro.Guerrero a accueilli Jaret Wright avec une longue claque dans la gauche, son sixième circuit.Zach Day avait donné congé aux releveurs des Expos à ses deux derniers départs.Mais devant une petite foule de 5111 spectateurs, il a eu besoin de toute l’aide possible.La relève l’a aidé, mais c’est surtout en attaque que les Expos ont tonné.Ceux-ci ont obtenu 16 coups sûrs, dont deux circuits et sept doubles.Brad Wilkerson a dirigé l’attaque avec un circuit et un double et a produit quatre points, égalant un sommet en carrière.Cabrera a obtenu deux doubles et un circuit en plus de son simple et a produit deux points.Jose Vidro et Wil Cordero ont obtenu deux doubles et produit un point chacun.Day n’était pas en grande forme après avoir lancé pendant 17 manches et un tiers à ses deux derniers départs.Sa balle tombante bougeait beaucoup moins, surtout en début de match.Dès le départ, après avoir accordé un but sur balles à Mark Loretta, il a cédé le neuvième circuit de la saison à Ryan Klesko.Un double retrait lui a permis de s’en tirer sans donner de point en deuxième quand il en a encore arraché.En quatrième, il a donné deux autres coups sûrs et un but sur balles quand les Padres ont marqué deux autres fois.Mais ses coéquipiers l'ont bien appuyé en attaque.Wilkerson a claqué son cinquième circuit, un coup de deux points en fin de deuxième, puis Cabrera a claqué un solo son cinquième circuit en troisième.Les Expos ont arraché quatre autres points à Clay Condrey et au releveur Mike Matthews en cinquième.Des doubles consécutifs de Cabrera et Vidro ont parti le bal et on a accordé un but sur balles inten-üonnel à Guerrero, qui avait sauvé un point avec un attrapé spectaculaire contre Wild Gonzalez en quatrième.SOCCER Ulmpact, amélioré en profondeur PRESSE CANADIENNE Les amateurs de soccer ont pu voir de près la formation 2003 de l’Impact de Montréal, hier midi, à l’occasion de la présentation officielle des joueurs au Complexe Desjardins.L’entraîneur-chef Bob Lilley a sélectionné 23 joueurs pour disputer la saison 2003 de la A-League, qui se poursuivra ce samedi à Toronto, contre les Lynx.Quatorze joueurs de l’édition 2002, qui avait terminé au premier rang de la section Nord-Est à égalité avec les Raging Rhinos de Rochester, sont de retour.Il y a neuf nouveaux venus.«Cette année, nous serons un peu plus rapides à toutes les positions sur le terrain, déclare Lilley.Avec ce groupe de joueurs, je m’attends aussi à plus de constance au niveau de la circulation du ballon.Nous avons de très bons fabricants de jeu au milieu du terrain.Notre principal obstacle, ce sera le fait que la plupart des équipes dans notre section ont des joueurs grands et robustes.La clé pour nous, ce sera de faire bouger le ballon rapidement et d’utiliser notre mobilité pour quand même avoir l’avantage du jeu.» Parmi les nouvelles acquisitions, on retrouve notamment le milieu de 27 ans, Martin Nash, membre de l’équipe canadienne qui a joué en Angleterre cet hiver et aidé les Rhinos à remporter le championnat de la A-League en 2000 et 2001.Il y a aussi deux autres joueurs ayant déjà une année d’expérience dans la A-League, soit l’attaquant Chris Lemire, meilleur marqueur du Storm de Calgary la saison dernière, et le gardien Michael Uelt-schey, qui a amorcé la saison 2002 avec les Riverhawks de Cincinnati avant de compléter la campagne avec les Rapids du Colorado de la Major League Soccer.Trois visages familiers du soccer québécois s’ajoutent à l'équipe cette saison, soit le défenseur Abraham François, qui avait effectué un premier séjour avec la formation montréalaise en 2000 et 2001, l’attaquant Sita-Taty Maton-do, qui fait partie des équipes canadiennes olympiques et U-20 même s’il n’a que 18 ans, et le gar- dien montréalais Andrew Olivieri.L’embauche d’Olivieri a été annoncée hier.Premier choix de l’Impact au dernier repêchage de la A-League, le gardien de 22 ans se rapportera à son ancienne équipe, le Voltage du Vermont au sein de la Premier Developmental League, et sera rappelé au besoin.Lilley a également embauché deux jeunes membres de la sélection olympique du Canada, le milieu Chris Williams et le défenseur Andres Arango, ainsi que le défenseur Larry McDonald, qui a joué avec la sélection olympique de Trinité-et-Tobago.Des joueurs de haut niveau En tout, 17 des 23 joueurs de l’Impact font partie ou ont déjà joué pour une équipe nationale: 13 avec l’équipe senior, olympique ou U-20 du Canada, et quatre pour d’autres pays — Lloyd Barker avec la Jamaïque, Eduardo Se-brango avec Cuba, Larry McDonald avec Trinidad et Tobago (olympiqpe) et Michael Ueltschey avec les Etats-Unis (U-17, U-18).«Nous voulions nous améliorer sur le plan de la profondeur, surtout avec des joueurs offensifs jouant à l’aile, et nous avons réussi, explique Lilley.Non seulement avons-nous ajouté de bons jeunes joueurs, mais nous constatons aussi que des joueurs déjà en place gagnent en maturité.» Parmi les vétérans de retour cette année, soulignons la présence d’Eduardo Sebrango, recordman de l’Impact l’an dernier avec ses 18 buts et 36 points, de Mauro Biello, meilleur fabricant de jeu de l’équipe en 2002 avec sept mentions d’aide, et du vétéran de 35 ans Nick DeSantis, qui disputera une dixième saison avec l’Impact, tout comme Biello.Les autres joueurs à surveiller sont Gabriel Gervais, choisi à titre de joueur défensif de l’année chez l’Impact en 2002, le milieu brésilien Zé Roberto, proclamé nouveau venu de l’année 2002 au sein du onze montréalais, et le Montréalais de 19 ans, Jason DiTullio, récipiendaire du trophée de la quatrième étoile la saison dernière.LIGUE NATIONALE Section Est G p Moy.Diff Atlanta 21 il 656 — Montreal 20 13 .606 11/2 Philadelphie 20 15 .571 21/2 Flonde 15 20 429 71/2 New Vont 14 19 .424 71/2 Section Centrale Chicago 19 15 559 — St.Louis 17 15 531 1 Houston 17 16 .515 1 1/2 Cincinnati 16 18 .471 3 Pittsburgh 14 19 .424 41/2 Milwaukee 12 22 .353 7 Section Ouest San Francisco 23 9 .719 — Los Angeles 17 17 500 7 Colorado 16 16 .500 7 Arizona 15 20 .429 91/2 San Diego 11 22 333 1215 Hier Milwaukee 1 Chicago Cubs 2 San Diego 9 Montréal 12 (10 manches) Colorado à Atlanta (remis, pluie) San Francisco 3 Floride 2 St.Louis 2 Cincinnati 4 Los Angeles 2 N.Y.Mets 1 Pittsburgh 4 Houston 13 Philadelphie 5 Arizona 2 Aujourd'hui St.Louis à Cincinnati, 12h35 Pittsburgh à Houston, 14h05 San Francisco en Floride, 19h05 San Diego à Montréal, 19h05 Los Angeles à N.Y.Mets, 19h10 Colorado à Atlanta, 19h35.LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 23 9 .719 — Boston 22 12 .647 2 Baltimore 16 17 .485 71/2 Toronto 15 19 .441 9 Tampa Bay 12 21 .364 11 1/2 Section Centrale Kansas City 20 11 .645 — Minnesota 17 15 .531 31/2 Chicago 15 17 .469 51/2 Cleveland 9 22 .290 11 Detroit 7 25 .219 131/2 Section Ouest Seattle 21 11 .656 — Oakland 20 12 .625 1 Texas 15 18 .455 61/2 Anaheim 14 17 .452 61/2 Hier Boston 9 Kansas City 6 Detroit 9 Baltimore 4 Minnesotan Tampa Bay 6 Toronto 4 Texas 5 N.Y.Yankees à Seattle Chicago White Sox à Oakland Cleveland à Anaheim Aujourd’hui Toronto au Texas, 14h05 Chicago White Sox à Oakland, 15h35 Minnesota à Tampa Bay, 19h15 Baltimore à Kansas City, 20h05 N.Y.Yankees à Seattle, 22h05 Cleveland à Anaheim, 22h05 HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES Demi-finales d’association ASSOCIATION DE L’OUEST Vancouver (4) c.Minnesota (6) Hier Vancouver 1 Minnesota 5 (La série est égale 3-3) HOCKEY Le Wild provoque la tenue d’un septième match St Paul (PC) — Le Wild du Minnesota, qui tente de devenir la première équipe de l’histoire de la LNH à combler des déficits de 3-1 deux fois au cours des mêmes séries, n’est plus qu’à une autre victoire de réussir son pari.Andrew Brunette, Antti Laaksonen, Marian Gaborik et Cliff Ronning ont tous participé à deux buts, hier, pour mener le Wild vers une victoire de 5-1 contre les Canucks de Vancouver à l’occasion du sixième match de la demi-finale de l'Association de l’Ouest C’est le jeu de puissance du Wild qui a lancé les hommes de Jacques Lemaire vers la victoire, leur procurant une avance de 2-0 en deuxième période grâce aux buts de Brunette et Lubomir Seke-ras.Darby Hendrickson, Laaksonen et Brunette, ce dernier avec son deuxième filet de la soirée en avantage numérique, ont assuré la victoire en troisième.Ed Jovanoski a été le seul à déjouer Dwayne Ro-loson, enfilant son septième but des séries, son quatrième avec l’avantage d’un joueur.Gaborik et Ronning ont tous deux amassé deux mentions d’aide au cours de la soirée, tandis que Laaksonen a aussi préparé le filet de Hendrick-son.La série est donc égale 3-3.Le septième match a lieu ce soir à Vancouver.Cahier__s _p é c I v Écosystèmes et santé humaine F Tombée publicitaire le 9 mai LE DEVOIR
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