Le devoir, 6 juin 2007, Cahier B
LE DEVOIR.LE MERCREDI 6 JUIN 2007 LE DEVOIR Informatiq ne 1; >' r Pour Lauriette, Vincent et Mathieu, le monde de Finformatique a déjà beaucoup évolué depuis 2005.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Survivre dans un monde qui va en accéléré L’industrie de l’informatique québécoise a plus d’un défi à relever L’informatique a considérablement évolué depuis la fondation de la Fédération de l’informatique du Québec (FiQ) en 1977.Et elle évolue encore.Aujourd’hui, de nouveaux défis se posent à cette industrie que l’on désigne maintenant comme celle des technologies de l’information.Récemment élu à la présidence de la FiQ, Pierre Lecavalier entend bien les relever.PIERRE VALLÉE Il est temps de réorienter la FiQ afin de s’ajuster aux changements qui ont lieu dans l’industrie.R jaut s’assurer de bien comprendre les enjeux de l’industrie et de s’y arrimer, dit-fl.De plus, il faut agir en tant que porte-parole et porteur de l'industrie», déclare d’ouverture Pierre LecavaEer, le nouveau président de la Fédération de l’informatique du Québec Présentement, la FiQ compte 2500 membres individuels.Un petit sous-ensemble, de l’aveu même de Pierre Lecavalier, dans une industrie qui compte 100 000 emplois au Québec.«Évidemment, on aimerait bien augmenter le “membership” et on y travaille.Mais celui-ci est très représentatif des differents secteurs de l’industrie, précise-t-il Ensuite, nos membres ont des clients et le tout forme un réseau.On estime qu’il y a environ 10 000 personnes qui participent aux événements de la FiQ.» De plus, les membres ont suivi l’évolution de l’industrie au Québec.«R y a 15 ans, nos membres étaient surtout des analystes-programmeurs et des ingénieurs en informatique.Mais aujourd’hui, il y a beaucoup d’utilisateurs de technologies de l’information qui ne sont pas nécessairement des informaticiens.C'est pourquoi il y a de plus en plus de gestionnaires parmi nos membres.» Sans compter que le travail des informaticiens s’est transformé au fil des ans.«L’informaticien aujourd’hui est un spécialiste des tech- nologies et un analyste d’affaires.Bien sûr, il faut encore des programmeurs et des codeurs, mais le rôle de l’informaticien consiste de plus en plus à comprendre les besoins d'affaires d’un client et à les traduire en technologies.» Rare relève La relève constitue le principal défi que l’industrie des technologies de l’information au Québec aura à relever d’ici les prochaines années.Trois facteurs, selon Pierre Lecavalier, l’expliquent D’abord, la pénurie de main-d’œuvre.«Il y a beaucoup d’informaticiens qui sont des “baby-boomers” et qui approchent de l’âge de la retraite.Ce sont des emplois qu’il faudra combler.» Une tâche qui sera difficile à accomplir puisque les collèges et les universités ne forment pas assez d’informaticiens, faute d’intérêt de la part des jeunes qui, à la suite de l’éclatement de la bulle technologique, craignaient ne pas y trouver d’emploi.Aujourd’hui, c’est le contraire qui se passe.«Les nouveaux arrivants n'arrivent pas à combler les postes disponibles.Nous sommes constamment dans un manque à gagner.» La solution passe par une augmentation de la formation, ce qui oblige à susciter l’intérêt des jeunes pour le domaine.«Les jeunes ont souvent une fausse conception de l’informatique.Elle se réduit trop au rôle du codeur, toujours assis devant un clavier, un emploi perçu par beaucoup comme ennuyant.Il faut leur faire connaître les autres dimensions du travail, dont celle d’analyste d’affaires, qui est l’avenir de la profession.» Le deuxième facteur n’est pas propre au seul domaine de l’informatique; il touche l’ensemble des PME québécoises.«Les “baby-boomers” sont aussi des propriétaires d’entreprise et s’il n’y a pas de relève à qui passer le flambeau, ils vendront leurs entreprises, souvent à des intérêts ârangers.» La difficulté de se lancer en affaires nuit aussi à la relève.«R est très difficile aujourd’hui de lancer une entreprise dans le domaine de l’informatique parce qu’il n'y a pas de capital de risque disponible.Depuis l’éclatement de la bulle technologique, les investisseurs se font rares.Plusieurs doivent lancer leur entreprise avec l’argent de leur entourage, le “love money”.C’est seulement lorsqu’ils auront fait leurs preuves qu’ils pourront trouver du financement aüleurs.» Changer de mentalité Selon Pierre Lecavalier, deux changements de mentalité s’imposent si l’on veut que le Québec soit un véritable pôle informatique.Le premier concerne les utilisateurs, le deuxième, les fabricants de produits.«Les entreprises doivent mieux s’approprier les nouvelles technologies.Trop d’entre elles résistent quand vient le temps de transformer leur modèle d’affaires.Elles doivent investir davantage dans les technologies et comprendre qu’une technologie bien utilisée rendra leur entreprise plus productive et, par conséquent, plus concurrentielle.» Les fabricants québécois de logiciels, de produits ou de solutions informatiques devraient, selon lui, savoir mieux commercialiser leurs innovations.«La force présentement, au Québec, c'est la créativité et la qualité de nos cerveaux.Nous sommes capables de créer des produits innovateurs.» Mais là où le bât blesse, c’est sur le plan de la commercialisation.«Dans une industrie où la moyenne de vie d’un produit est de 18 à 24 mois, il ne faut pas trop fignoler et tout préciser au quart de tour.Les Américains l’ont bien compris puisqu’ils lancent des produits qui ne sont pas entièrement au point.Les premiers usagers en font les frais, mais qu’importe, le produit est déjà sur le marché.» Perspectives d’avenir La mobilité est devenue la prochaine étape incontournable des technologies de l’information, selon Pierre Lecavalier.«C’est ce qu’on appelle l’ubiquité des technologies.On veut avoir accès à tout, partout et en tout temps.On venu donc se multiplier ce que les Américains appellent le “wearable computing’, c’est-à-dire l’informatique portable.Déjà, un Blackberry est au fond un petit ordinateur qui contient un tëéphone.» Cette mobilité par contre aura un prix; la sécurité.«Dus on est mobile, plus on est exposé au risque.Les réseaux seront de moins en moins fermés, et la sécurité prendra davantage d’importance.R faut trouver des solutions, car la sécurité ne doit pas créer un ralentissement dans l’évolution des technologies.» Second champ incontournable: le nouveau rôle d’Internet «C’est ce qu’on appelle le Web 2.La différence, c’est que les contenus ne sont plus fournis aux utilisateurs, mais plutôt alimentés par les utilisateurs.On le voit avec les blogues.Les entreprises devront aussi ouvrir leur site à la participation des usagers.Et d'autres avenues d’affaires s’ouvrent déjà puisque des sites virtuels, comme Second Life, servent maintenant à lancer des produits.» Les entreprises québécoises devront donc envisager de nouveaux modèles d’affaires.«La FiQ est consciente de cette nouvelle orientation que prend l’informatique et elle est consciente aussi des nouveaux besoins d’affaires.Et elle entend revoir son service afin de mieux les soutenir.» Collaborateur du Devoir , ' i; ?; • * vp r>.m Merci à nos partenaires Platine Or La FiQ félicite tous les lauréats des 0CTAS 2007 ca Direction CGI INFORMATIQUE [gXIH v/.syv}’ un* «ocMté Fujitsu U ¦NKO'K,, («whmsktytto* IMteompafrminM Services gouvernementaux Québec S S Bronza Argent COM’UGÎNi» vy ohm ORACLE 'AFFAIRES ^ ci8as O TWCHNaUTEa» Above Sécurité - Banque Laurentienne - Blake, Cassels & Croydon (Blokes) - Bourse de Montréal - CBC/Radio-Canada - ŒFRIO - Compuware - Fortsum Solutions d'affaires Le Croupe CIS - Lexmark Canada inc.- NCR Canada Liée - Novipro - Office québécois de la longue française - Pecunia - R3D Conseil inc.- Simard Hamel Communications m & MW 2 0 0 7 Le réseau des Tl au Québec MMclirE www.FiQ.qc.cn \ BHHH LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JUIN 2007 B 2 — , -.L;: O Cuvée 2007 Réalisations remarquables Un double gagnant en arts numériques La Fédération de l’informatique du Québec, la FIQ, dévoilait le 2 juin dernier le nom des 24 lauréats du 21' concours des Octas, organisé cette année sous le thème «Le savoir-faire en lumière».Lors du gala annuel de la FIQ, ___________ qui se tenait devant plus de 900 source octas personnes au Palais des congrès Luc Courchesne, vice-président de la Société des arts technologiques (SAT), Lyne Bouchard, de Montréal, l’Octas de l’excellen-présidente du jury des Octas et p.-d.g.de TechnoMontréal, et Daniel Dion, directeur général ce a été décerné à Sologlobe pour d’Oboro.sa contribution à l’avancement l v, .y' 1 J, V ^ M, assurances générales p'ïiîœ ¦ Grande gagnante au gala des OCTAS 2007 Catégorie transformation des processus organisationnels, organisations de 250 employés et plus.La Capitale assurances générales a développé des outils pour le règlement des sinistres sur la route, laissant tomber le papier au profit de tablettes PC.Les experts-route peuvent alors accéder à distance au dossier du client sur les lieux du sinistre, offrant un service accru au bénéfice de tous ses assurés.Un processus simplifié et efficace pour un service de qualité supérieure, toujours dans le but d'en offrir à nos clients.RECEVANT LE PRIX : Pierre Minguy, directeur bureautique, réseautique et téléphonie, La Capitale assurances générales Marie-Claude Dulac, vice-présidente à l'indemnisation, La Capitale assurances générales (KTAJ 2 0 0 7 ¦ JH La Capitale assurances générales des technologies de l’information au Québec grâce à son projet «Implantation d’un système de traçabilité informatisé chez Produits alimentaires Viau».De plus, Rémi Racine, président et chef de la direction de A2M, a été nommé «Personnalité de l’année 2006 en TI au Québec».Voici la liste des lauréats, par catégorie et par projet ¦ Affaires électroniques grand public — B2C Druide informatique WebElixir, un service de veille-qualité bilingue pour Internet ¦ Affaires électroniques interentreprises — B2B Eloda Corporation «Method and System For Automated Auditing of Advertising» ¦ Apprentissage en ligne et gestion des connaissances Comité sectoriel de la main-d’œuvre des services automobiles et Ellicom Formation autonome sur les aspects juridiques et financiers des ventes dans le secteur automobile ¦Gestion de projet en TI Brault et Martineau et Bell Canada «Fini la galère, place au scanner» ¦ Innovation technologique — Entreprises de 250 employés et moins Toon Boom Animation Lancement du logiciel Toon Boom Storyboard pour les professionnels ¦ Innovation technologique — Entreprises de 251 employés et plus Ministère de la Justice du Québec — Direction générale des services de justice, Direction générale des services à l’organisation et Direction du projet SIIJ (Système intégré d’information de justice) Enregistrement numérique des audiences des tribunaux ¦ Jeux et animation Corus Entertainment et Frima Studio GalaXseeds ¦ Le fiançais dans les technologies de rinformation Communication TerDor «Le Québec au naturel» ¦ Les technologies au service de la collectivité Chambre des notaires du Québec et Notarius Registre des consentements au don d’organes et de tissus du Québec (RDOQ) ¦ Relève collégiale Cégep de Sainte-Foy et Maxime Tremblay et Simon Gingras Partage d’applications Internet ¦ Relève universitaire VAMUdeS, de la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke, avec Nicolas Caldron Asselin, Simon Jo- * /v ,T L'ASSURANCE D'EN AVOIR PLUS bin, Marc-André Lévesque, Michaël Lévesque, David Rancourt, Jean-François Roy, Stéphane Saint-André, Marc-Olivier Thibault, Charles Vidal, Nicolas Vincent Développement d’un avion autonome pour la surveillance, la recherche et le sauvetage ¦ Réussite commerciale Vidéotron Lancement de la téléphonie ¦ Services publics en ligne Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Régime québécois de l’assurance parentale Mise en oeuvre du Régime québécois d’assurance parentale ¦ Solution d’affaires — Organisations privées de 1000 employés et phis Banque Nationale Gestion des «opportunités» clients (GOC) ¦ Solution d’affaires — Organisations privées de 101 à 999 employés Garnat / CGI (Unité d'affaires de Québec) Projet Diapason, une implantation ERP hors pair ¦ Solution d’affaires — Organisation privée de 100 employés et moins Sologlobe Implantation d’un système de traçabilité informatisé chez Produits alimentaires Viau ¦ Solution d’affaires — Organisations publiques Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Régime québécois de l’assurance parentale Mise en œuvre du Régime québécois d’assurance parentale.¦ Arts numériques Société des arts technologiques (SAT) et Luc Courchesne et Guillaume Langlois «Catch & Run» / Panoscope 360 Oboro Laboratoire nouveaux médias ¦ Les technologies de l’information dans les secteurs culturel, éducatif ou médiatique Communications TerDor Le Québec au naturel / «The Nature of Québec» ¦ Transformation des processus organisationnels — Organisa-tions de 250 employés et moins Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse / Groupe Azur Chemise de liaison informatique du client pour les programmes d’accès à l’égalité CLIC_PAE ¦ Transformation des processus organisationnels — Organisations de 251 employés et plus La Capitale assurances générales Expert-route: du papier à la tablette PC Le Devoir SOURCE OCTAS Lucien Thibault, directeur Tl chez Brault et Martineau, Éveline Noël, gestionnaire de projets chez Bell Canada, et Michel Gagné, directeur des ventes pour le Québec, CA.INFORMATIQUE OCTAS 2007 CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ PAR LE DEVOIR Responsable: NORMAND THERIAULT ntheriaultaledevoir.ca 2050, rne dr Bleary, 3' flajçe.Montréal (Québec) H3A 3MB.Tel.: (514) 985-3333 redactionclfdevoir.com FAIS CE QUE DOIS d ^ LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JUIN 2007 INFORMATIQUE Octas de l’excellence Sologlobe vise le marché européen Solotrace est conçu pour améliorer la traçabilité et la productivité en usine Bon nombre d’entreprises qui envisagent de se doter d’un système pour faire le suivi détaillé de leur production le considèrent comme une dépense supplémentaire à leurs activités.Or, la société Sologlobe Logistique a remporté l’Octas de l’excellence, Solution d’affaires pour organisations privées de 100 employés et moins, pour avoir développé un logiciel de traçabilité qui améliore, et de façon notable, les processus d’affaires.CLAUDE LAFLEUR Ly implantation d’un mécanisme ' de traçabilité a pour fonction de sauver des sommes considérables lorsque surgit un défaut de fabrication qui nécessite le rappel de produits.Un tel système permet alors de savoir quels sont les lots défaillants, où se trouvent ceux-ci et d’où vient le problème.Toutefois, tant et aussi longtemps que la production se déroule normalement, la traçabilité est plutôt considérée comme un fardeau.«Or, la solution informatisée que nous avons mise au point permet non seulement de suivre à la trace toutes les étapes de fabrication d’un aliment, mais elle sert par le fait même à optimiser les processus manufacturiers», relate Emmanuel Langlois, vice-président exécutif chez Sologlobe Logistique.Baptisé Solotrace, ce système a été implanté l’an dernier dans l’usine de fabrication de pepperoni des Produits alimentaires Viau.Selon M.Langlois, ce système génère déjà des retours sur investissement.«Notre approche est par conséquent unique par rapport à ce qui se fait dans l’industrie», indique-t-il.Des solutions logistiques globales L’entreprise montréalaise, qui célèbre cette année ses dix ans d’existence, a d'abord développé une solution informatique, dite So-lochain, qui permet de gérer toutes les facettes d’une chaîne d’approvisionnement.Solochain est notamment implantée dans les usines nord-américaines de Bombardier Transport, chez Cascades et GM ainsi que dans le métro de New York, rapporte M.Langlois.Le territoire couvert par les activités de Sologlobe est d’ailleurs nord-américain, 50 % du chiffre d’affaires de l’entreprise provenant du Canada, 40 % des Etats-Unis et 10 % du Mexique.«Et nous commençons à développer le marché européen.», laisse filer le vice-président Quant à la solution Solotrace, une adaptation spécialisée de Solochain pour l’industrie agroalimentaire, elle a pour l’heure été implantée chez Produits alimentaires Viau.Comme le rapporte M.Langlois, la traçabilité s’avère particulièrement importante pour l’industrie agroalimentaire.Il faut en effet que tout fabricant d’aliments soit en mesure de découvrir rapi- dement les lots présentant une carence, surtout si celle-ci constitue un risque pour la santé.«Il s'agit alors de déterminer où est le problème et comment il s’est diffusé dans la chaîne alimentaire», dit-il.Il faut non seulement savoir où sont rendus les produits affectés, mais également quel est l’ingrédient en cause, puisque celui-ci pourrait avoir été utilisé dans d’autres préparations.«La crise déclenchée par un rappel alimentaire peut vite dégénérer si on ne dispose pas d’une traçabilité pointue, souligne M.Langlois.On peut alors être contraint de rappeler jusqu’à des mois de production, ce qui peut facilement mettre l’entreprise en danger, soit à cause des pertes énormes que cela provoque ou par suite de la très mauvaise image que l’incident génère.» Normalement, les systèmes de traçabilité dont disposent nombre d’entreprises produisent de gigantesques banques de données.dont on espère n’avoir jamais à se servir.«Mais notre approche est différente, affirme Emmanuel Langlois, puisque nous installons un système qui optimise en même temps les processus de gestion du matériel et de fonctions manufacturières.» Au service de l’entreprise.Sologlobe a par conséquent conçu un système complètement informatisé de traçabilité qui répertorie au fur et à mesure chacune des étapes de production au moyen de codes à barres et de messageries électroniques.«Nous faisons en sorte que le tra- SOURCE OCTAS Pierre Lecavalier, président de la FIQ, Emmanuel Langlois, vice-président exécutif, et Louis Veilleux, président, Sologlobe Logistique, et Michel Ferland, président du comité organisateur vail de traçabilité soit effectué par les travailleurs, sur le plancher, en même temps qu’ils accomplissent leurs tâches.» • A cette fin, Sologlobe installe des postes de travail un peu partout dans les usines et les entrepôts et identifie chaque récipient, conteneur et palette utilisés pour déplacer le matériel.«On installe sur le plancher beaucoup de technologie afin d’aider les ouvriers à mieux faire leur travail, à être plus efficaces et plus précis, etc., rapporte M.Langlois.On optimise de la sorte les processus autant logistiques que manufacturiers.» Par exemple, les recettes qui étaient autrefois gérées manuelle- ment sont à présent informatisées.Depuis une console, le travailleur reçoit une commande.Puis, à l’aide de codes à barres, il confirme qu’il est en train de prendre les bons ingrédients pour réaliser la recette indiquée, sinon le système lui indique qu’il fait fausse route.«On optimise de la sorte l’exécution des tâches et les déplacements du matériel, ainsi que la fluidité du processus, note M.Langlois.Nous gérons donc les processus avec des outils informatisés et ce faisant, on capte l’information nécessaire à la traçabilité!» .et des travailleurs Toutefois, pour que le proces- sus fonctionne efficacement, il importe d’intégrer efficacement ces technologies auprès des travailleurs.«Il faut s'assurer qu’ils utilisent correctement notre système, celui-ci devant avoir du sens pour eux», explique M.Langlois.Par exemple, dans un entrepôt, l’opérateur d’un chariot élévateur verra à l'écran le produit qu’il doit aller chercher, où il se trouve et où, dans la chaîne de production, il doit le livrer.«Il faut que cette information soit présentée de façon simple et précise et qu’elle soit bien adaptée à la réalité opérationnelle d’un plancher de production, insiste M.Langlois.Autrement, l’opérateur s’opposera à l’implantation de notre système.» Le truc, confie-t-il, consiste à faire en sorte que les travailleurs découvrent que le système de traçabilité leur est utile en facilitant leur travail.«Par exemple, dit-il, en entrepôt, si chacun des déplacements de palettes est répertorié, les opérateurs retrouveront facilement le matériel.Si, auparavant, ils devaient souvent chercher le matériel, voilà que, grâce à Solotrace, ils retrouvent tout puisque les inventaires sont fidèles à 99,999 %!» Un tel avantage invite naturellement à l’autodiscipline, rapporte M.Langlois.«Si un opérateur ne fait pas correctement sa tâche, ses collègues le reprendront tout de suite puisque tous gagnent à ce que le système soit fiable.» Et voilà qui améliore d’autant la traçabilité de la chaîne de production.Collaborateur du Devoir Vidéotron Coup de maître Une implantation d’un nouveau réseau téléphonique particulièrement efficace La société Vidéotron a remporté l’Octas de la réussite commerciale parce que le nombre d’abonnés à son nouveau service de téléphonie par câble a dépassé de 300 % les prévisions initiales.En effet, en 2005, l’entreprise prévoyait avoir recruté 52 000 abonnés à la fin de la première année d’exploitation du service, mais c’est en réalité plus de 160 000 clients qu’elle a récoltés.CLAUDE LAFLEUR T es Octas visent à souligner ^ l-j différentes réalisations et, dans notre cas, nous nous sommes inscrits dans la catégorie Réussite commerciale parce nous avons investi 15 000jours/personne en informatique pour mettre en place la téléphonie par câble résidentielle, indique André Gascon, vice-président, Informatique, chez Vidéotron.De surcroît, en date du 31 mars dernier, nous avions déjà atteint 449 000 clients.» Or, puisque le Québec compte trois millions de foyers, une telle pénétration du marché en si peu de temps représente, au dire de M.Gascon, «une réussite commerciale hots pair».En outre, Vidéotron est devenue le premier opérateur de téléphonie par câble au Canada.«C’est nous qui avons le plus d’abonnés en téléphonie IP et ce, en dépit du fait que notre marché est plus petit que celui de l’Ontario, souligne M.Gascon.Nous avons été les premiers à lancer ce produit et nous occupons toujours le premier rang.» Le service de téléphonie par câble de Vidéotron utilise le réseau de fibre optique et de câble * * PATRICK SANSFAÇON LE DEVOIR Vidéotron est devenue le premier opérateur de téléphonie par câble au Canada.coaxial qui couvre le Québec.Pour ce faire, un technicien de Vidéotron installe à domicile un modem multi-usage qui permet aussi bien la connexion des téléphones résidentiels que le service Internet à haute vitesse.«Les communications téléphoniques sont acheminées par notre réseau Internet privé, indique André Gascon, jusqu’à nos équipements, qui donnent accès à l’ensemble du réseau conventionnel mondial.Ce qu’il importe de savoir, c’est que, pour le client, tout est transparent, il utilise son téléphone comme auparavant et s’il y a dix appareils dans la maison, tous fonctionnent comme avant.Le client conserve les mêmes numéros de téléphone.» Selon le représentant de Vidéotron, la téléphonie par câble offre plusieurs avantages, dont celui de permettre de recevoir ses messages vocaux par l’intermédiaire d’un ordinateur.«Si quelqu’un laisse un message sur votre boîte vocale, vous pouvez l’écouter sur votre ordinateur, où que vous soyez dans le monde.» De surcroît, Vidéotron s’apprête à lancer un service de téléphone logiciel.«L’abonnement au service du téléphone logiciel donne accès sur ordinateur à un numéro de téléphone dédié, indique M.Gascon.C’est dire qu’aussitôt que vous êtes branché sur le réseau Internet, vous faites vos appels sans frais.» Ce service pourra même se transformer en visiophone, c’est-à-dire que l’usager sera en mesure de voir à l’écran d’ordinateur son interlocuteur (à condition toutefois que celui-ci soit également abonné au service de téléphone logiciel de Vidéotron).«C’est le service de visiophone qu'on nous a montré à l'Expo 67, lance en riant M.Gascon.Je me rappelle —j’étais très jeune à l’époque — d’avoir vu par visiophone ma sœur à l’autre bout de la ligne! Ça m’avait beaucoup im- pressionné.Voilà donc que, 40 ans plus tard, ce service devient disponible.» A ceux qui s’inquiéteraient d’une possible saturation du réseau de Vidéotron, le vice-président à l’informatique affirme qu’on n’a rien à craindre.«Nous investissons des dizaines, voire des centaines de millions de dollars chaque année pour augmenter la capacité de notre réseau, dit-il.C’est-à-dire qu’on surveille continuellement de près le réseau et que, là où il y a des pointes d’utilisation, on s'ajuste rapidement.Ce n’est donc pas un problème.» L’importance de souligner une belle réalisation André Gascon se dit vraiment étonné par la progression que connaît le service téléphonique de Vidéotron.«Comment expliquer que tant de gens se soient si rapidement abonnés?, se demande-t-il.C’est une bonne question! Je crois que ceux qui utilisaient déjà un ou deux de nos produits appréciaient les services que nous leur offrions, et donc, ils nous ont fait confiance pour la téléphonie.Ç’a été une belle surprise pour nous!» D’autre part, le fait d’obtenir un Octas est important pour l’entreprise puisque celle-ci a un grand besoin de recruter des informaticiens et du personnel qualifié en technologie des communications.«Le fait d’obtenir une telle reconnaissance nous procure une visibilité positive, explique M.Gascon, ce qui peut inciter les meilleurs talents disponibles à poser leur candidature auprès de nous.Nous avons besoin de talents puisque nous sommes en pleine croissance.Bien évidemment, nous favorisons l’embauche de gens qui ont une formation universitaire, étant donné la complexité de nos activités.» Collaborateur du Devoir BesR IX 2 0 0 7 Jphnnie Walker ^ et Garçon une équipe .gagnante! Menu jjiL dégustation et scotch une expérience alléchante! GARÇON! 1112, RUE SHERBROOKE OUEST TÉL .: 51 48 43 40 00 RESTAURANTGARCON.COM 7 AU 10 JUIN DÈS 18H00 Johnnie Walker, QuébechS Saviez-vous qu’une demande de prestations au Régime québécois d'assurance parentale peut être faite entièrement sur le Web?Rendez-vous au www.rqap.gouv.qc.ca LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JUIN 2007 B 4 INFORMATIOOE Justice, Emploi et Solidarité sociale Deux ministères font preuve d’imagination « Les juges sont très satisfaits de ce système et la qualité sonore est magnifique » Deux ministères remportent.trois Octas! Le ministère de la Justice (Direction générale des services de justice, Direction générale des services à l’organisation et Direction du projet SIU) remporte un Octas (catégorie Innovation technologique — Entreprises de 251 employés et plus) pour son projet d’enregistrement numérique des audiences des tribunaux.Et le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’est vu octroyer deux Octas (catégories Services publics et Solution d’affaires — Organisations publiques en ligne) pour la mise en œuvre d’une solution automatisée qui vient en appui à l’administration du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).THIERRY H A R O U N Ainsi, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) s’est employé à mettre en fonction, dès la mise en vigueur du RQAP le 1" janvier 2006, un outil destiné aux parents et futurs parents leur permettant de compléter leur demande de prestation d’assurance parentale en tout temps, 24 heures sur 24 et sept jours par semaine, de façon autonome par Internet, d’en effectuer le suivi et d’y apporter les modifications requises suivant leur situation personnelle.Cette solution automatisée permet de réduire les délais de traitement, de minimiser les coûts administratifs et les interventions humaines.Et çq fonctionne bien.«Ecoutez, on a dû concevoir une solution automatisée à partir d’une feuille blanche.Nous avons trouvé une solution qui est novatrice pour répondre à un programme, le RQPA, qui était lui-même nouveau; c’était tout un défi!», lance Michel Gauthier, directeur général adjoint des technologies de l’information au MESS, ajoutant que son outil «est multicanaux», c’est-à-dire que trois solutions s’offrent aux utilisateurs.«Aussi, dit-il, c’est une solution qui n’a aucun formulaire papier».Premièrement, le client «peut transiger par Internet sans aucune intervention humaine, ce qui représente 36 % des demandes de traitement.Le client reçoit son chèque dans les deux semaines suivantes».Deuxièmement, l’utilisateur a accès «à notre système de réponse vocale interactive qui permet d’obtenir de l’information en parlant à un agent.Et enfin, le client peut s’adresser à l’un de nos centres de service à la clientèle où il recevra de l’aide pour compléter une demande en ligne puisque l’agent au bout du fil a accès aux dossiers».Attente réduite Ce système d’échange électronique permet de réduire les temps d’attente de manière importante.«En fait, dans 80 % des cas on répond à une demande dans les deux semaines suivantes», souligne M.Gauthier.Et les demandes de traitement ou d’information dépas- sent les attentes, ajoute son collègue et responsable des communications, Claude Morin.«On avait prévu au départ devoir répondre à 5000 appels par semaine.Et durant la semaine de 20 au 26 mai, on en a reçu 11 500.Ça varie entre 10 OOO et 12000appels par semaine.» Ce service en ligne, qui a coûté environ dix millions de dollars en deniers publics, mobilise actuelle ment 150 personnes.Mais la de mande croissante force le MESS à embaucher des ressources humaines supplémentaires.«Une centaine d’agents vont s’ajouter au cours de l'été», confirme M.Gauthier, ne tant que cet outil permet des écone mies d’échelle.«En temps normal, il fout consacrer environ 10 % d’un budget à l’administration d’un programme gouvernemental.Dans le cas présent, on est en deçà de 3 %.» Le projet SIU De leur côté, les ministères de la Justice et de la Sécurité publique ont également fait preuve d’imagination et d’efficacité avec leur Système intégré d’information de justice, le projet SDJ.En vigueur depuis environ un an, ce système d’enregistrement numérique, implanté dans 400 saUes d’audience réparties dans 57 palais de justice de la province, permet de constituer une banque centralisée des débats en saUes d’audience et de conserver tous les enregistrements pendant une période de dix ans.Le SDJ a nécessité l’installation d’un microordinateur muni d’un logiciel d’enregistrement numérique, de câblage, de microphones, de mélangeurs et de numériseurs dans chaque salle.Le projet touche le travail quotidien de 400 personnes agissant à titre de greffiers audienciers et de près de 400 juges de toutes les juridictions ainsi que de leurs secrétaires, fl s’agit du plus important projet de remise à niveau et d’implantation de système d’enregistrement numérique dans des tribunaux en Amérique du Nord.Enregistrements de qualité L’implantation d’un tel système a répondu à un problème criant rappelle M1 Louise Roy, sous-ministre associée à la Direction générale des services de justice du ministère de la Justice.«Les salles d’audience de nos palais de justice étaient munies d’un système d’enregistrement audiolqgique qui datait du début des années 1970.R fallait remplacer ce système parce qu’on commençait à avoir des problèmes importants sur le plan du fonctionnement.Par exemple, il était difficile de trouver des pièces d’équipement; et dans certains cas, on remarquait une dégradation des enregistrements en raison de la vétusté des équipements.R fallait donc agir rapidement parce que les pièces d’enregistrement sont des éléments essentiels pour le bon fonctionnement du service juridique.» Ce nouveau système qui centralise les fichiers d’information permet un accès rapide et efficace aux personnes intéressées: avocats, juges et autres personnes autorisées, note M'Roy.«C’est un système vraiment efficace.Par qcemple, un juge qui a siégé à Sept-îles mais qui réside à Montréal peut demander de réécouter sa cause depuis Montréal.Les juges sont très satisfaits de ce système et la qualité sonore est magnifique».Collaborateur du Devoir Chambre des notaires et Notarius • ?Donner accès à de l’information sûre sur les consentements au don d’organes et de tissus Trente-huit Québécois en attente d’un organe ont perdu la vie l’an dernier.La Chambre des notaires du Québec et sa filiale technologique, Notarius, ont mis sur pied en 2005-2006 un Registre des consentements au don d’organes et de tissus du Québec (RDOQ).Elles viennent de remporter pour cette réalisation un prix Octas de la FiQ, le Réseau des technologies de l’information au Québec, dans la catégorie Technologies au service de la collectivité.BRIGITTE SAINT-PIERRE Au moment où une personne perd la vie, sa famille peut hésiter à consentir au don de ses organes si elle doute de sa volonté à cet égard.Le temps pour prendre une décision est compté.A la suite d’un décès, une infirmière autorisée peut désormais vérifier dans le Registre des consentements au don d’organes et de tissus du Québec (RDOQ), mis sur pied en 2005-2006 par la Chambre des notaires du Québec et par sa filiale technologique, Notarius, si un consentement est inscrit pour le donneur potentiel.Munie des résultats de sa recherche, elle pourra en informer la famille.Un registre accessible en tout temps Le Registre est accessible 24h sur 24, sept jours par semaine, aux personnes autorisées à le consulter par le ministre de la Santé et des Services sociaux.A l’heure actuelle, une trentaine de personnes le sont Elles sont attachées à l’hôpital Sacré-Cœur à Montréal, à l’hôpital de l’Enfant-Jésus à Québec, à Québec-Transplant, coordonnateur du don d’organes, ou à Héma-Québec, coordonnateur du don de tissus.Le cœur, les poumons, le foie, les reins, le pancréas et les intestins sont des organes qui peuvent faire l’objet d’une transplantation.Les os, la peau, les valves du cœur, les veines, les tendons et les cornées sont les principaux tissus greffés.Le prélèvement et les greffes de cornée relèvent de la Banque d’yeux du Québec, située à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, et de la Banque d’yeux nationale de Québec, située au Centre hospitalier de l’université Laval.La Chambre des notaires inscrit au RDOQ les consentements donnés au moyen de deux types de documents notariés: le testament et le mandat donné en prévision de l’inaptitude.Le Registre permet de s’assurer que le consentement a bien été fourni par la personne inscrite, «qu’il était libre et éclairé et qu’il est encore valable», mentionne le président de la Chambre des notaires, M'Denis Marsolais.Une personne qui changerait d’idée pourrait en effet faire modifier son testament ou le mandat donné en prévision de l’inaptitude.D’emblée, Me Marsolais mentionne que le Registre n’est pas en concurrence avec le système d'autocollants apposés au dos des cartes d’assurance maladie pour autoriser le don d’organes.«C’est complémentaire», assure-t-il.Les personnes autorisées peuvent effectuer une recherche dans le RDOQ sur un site Internet sécurisé, explique la registraire de la Chambre des notaires du Québec, M' Guylaine Trépanier.Pour ce faire, elles doivent d’abord entrer leur numéro d’identification personnel et le code inscrit sur le jeton RSA qu’elles ont reçu et qui génère un nouveau code, de façon aléatoire, toutes les 60 secondes.Pour obtenir un jeton, un notaire accrédité Agent vérificateur d’identité (AVI) devra avoir vérifié leur identité au préalable.Près de 160 OOO noms Le Registre compte actuellement près de 160 000 noms.Environ 11 % des inscriptions concernent des personnes qui ont fait part de leur refus de donner des organes et des tissus, consigné au RDOQ, alors que quelque 89 % des personnes inscrites y ont consenti.Environ 40 % des testaments ou mandats donnés en prévision de l’inaptitude effectués récemment contenaient une clause concernant le don d’organes et de tissus.La Chambre des notaires espère que cette proportion augmentera.Elle tient par ailleurs depuis 1961 un registre des testaments.La création du RDOQ s’accompagne d’un rôle de sensibilisation au don d’organes et de tissus, mentionne M' Trépanier.Les notaires abordent la question du don d’organes et de tissus avec les personnes qui entrent en contact avec eux pour préparer un testament ou un mandat en prévision de l’inaptitude.Environ 250 000 personnes par an consultent un notaire à cette fin, (fit la registraire.Les notaires voient, sur une période de cinq ans, la moitié de la population adulte au Québec, ajoute M1' Marsolais.La Chambre des notaires a en outre participé à une campagne de sensibilisation dans le cadre de la Semaine nationale des dons d’organes et de tissus, en avril, comprenant des conférences sur le sujet dans une soixantaine de centres hospitaliers québécois.Au Québec, 1040 personnes étaient en attente d’un organe au 31 décembre dernier.Le bassin de donneurs potentiels est limité par le fait qu’un don n’est possible que dans une faible proportion des décès.En 2006, près de 400 patients québécois ont bénéficié d’un don d’organes.Collaboratrice du Devoir AVIS LÉGAUX ET APPELS D’OFFRES /'“N Hydro Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l’information sur les ;appels de soumissions ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l’entreprise : www.hydro-quebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 840-4903 Extérieur : 1 800 324-1759 [ Appel d'offres public VJrâÿ Sî nt Mitfc Parc-Fïten'icn Montréal^ Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h le vendredi 22 juin 2007, au 529, rue Jarry Est, bureau 300, Montréal Catégorie : Travaux Appel d'offres : 07-DET 403 Descriptif : Surveillance des travaux de réfection d'infrastructures de génie civil dans le cadre du programme de réfection routière 2007 - Partie 2 Date d'ouverture : 22 juin 2007 Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles au bureau ACCÈS-MONTRÉAL SAINT MICHEL, situé au 7511, rue François Perrault, à Montréal, à compter du 6 juin 2007, moyennant un paiement NON REMBOURSABLE DE 75 $, incluant les taxes Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l’ordre de la Villa de Montréal.Renseignement : Marie-Josée Goulet, ing.au 514 872-5958 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires préparés par l'Arrondissement et transmise dans l’enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d'arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (Arrondissement de Villeray—Saint-Michel—Parc-Extension) ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 6 juin 2007 La secrétaire d'arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR: DU QUEBEC CHAMBRE CIVILE, N0: 500-32-091959-058.PLOMBERIE CHAUFFAGE ANDRÉ PR0V0ÇT ENR.C.9059 8798 QUEBEC INC.F/A ROYAL CONSTRUCTION INC.Le 18-06-2007 à 10HO0 heures au 220, CHEMIN DU GOLF, APP.404, VERDUN seront vendus par autorité de justice, les biens et el-lets de 9059-8798 QUEBEC INC.F/A ROYAL CONSTRUCTION INC., saisis en cette cause, consistant en: équipement et mobilier de bureau.CONDITION: ARGENT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ.Informations: 514-256-3622.Richard Gagné, HUISSIER DE JUSTICE.Étude Richard Gagné, Huissiers de Justice, T.P.S.#R127222149 T.V.Q #1011562899.5199, rue Sherbrooke Est, Bureau 2670, Montréal, Québec, HIT 3X1, Téléphone: (514) 256-3622 / Télécopieur 256-5769.COUR DU QUÉBEC/ CHAMBRE CIVILE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No: 500-22-135161-076 SOUS LA PRÉSIDENCE DU GREFFIER ADJOINT COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC Partie demanderesse c.LES ENTREPRISES DE DÉMOLITION GUY PLANTE INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (1) ORDRE est donné à la partie défenderesse de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame Est à Montréal à la salle 1.120 dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.(2) Si la partie défenderesse comparait, la requête introductive d'instance sera présentée devant le tribunal le 20 juillet 2007, è 9h00 en salle 2.06 au Palais de justice de Montréal; (3) Une copie de la Requête introductive d'instance, de l'avis à la défenderesse, la liste de pièces et les pièces P-1 à P-6 a été remise au greffe à l'intention de Les Entreprises de dêmolilions Guy Plante inc.(4) Lieu: Montréal 01 juin 2007 MARIE-FRANCE DEVLIN Greffier adjoint J.D.2513 Prenez avis que la compagnie GROUPE GESTION IMM0BI- ÜËRË (C6I1 INC, demandera au Registraire des Entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, le 29 mai 2007 Le Président AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-041931-065 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) ROSA PEREIRA, ayant élue domicile auprès de son procureure au 330 boul.Rosemont, bureau 218 C, ville el district de Montréal H1X1K2 Partie demanderesse c.BELMIRO BAPTISTAANGELI-NO, adresse inconnue Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Belmino Baptista Angelino de comparaître au Palais de justice de Montréal, situé au, 1 rue Notre-Dame est, Montréal, province de Québec, H2Y1B6, bureau 1.120, dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la requête pour déchéance de l'autorité parentale a été remise au greffe à l'intention de Belmiro Baptista Angelino.Montréal, 18 mai 2007 Michel Pellerin Greffier adjoint AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (Article 102(4) de la Loi sur la faillite et l’insohrablllté) Dans l’affaire de la faillite de : STENCO ÉLECTRIQUE INC.COMPAGNIE OÉBmflCE Avis est par les présentes donné que la laillite de Stenco Électrique Inc., société légalement constituée selon ta Loi et ayant lait affaires au 5405, me Thimmens à Vile St-Laurent (Québec), est survenue le f jour de juin 2007 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 19" jour de juin 2007 à 10 h 30 de l'avant-midi au bureau du Séquestre olfioiet, 5, Place Ville-Mane, 8* étage, Salle 3 à Montréal (Québec).Fait à Montréal, ce * jour de juin 2007.Richard Lapointe, BAA, CIRP, Syndic Responsable désigné RICHARD LAPOINTE A ASSOCIÉS INC.Syndic 2114, rue St-Denis Montréal (Oc) H2X 3K9 Tél.: (514) 288-9339 Téléc.: (514) 288-1378 m CASILOC APPELS DE CANDIDATURES SERVICES PROFESSIONNELS EN ARCHITECTURE GÉNIE MÉCANIQUE/ÉLECTRIQUE GÉNIE STRUCTURAL/CIVIL GÉRANCE DE TRAVAUX DE CONSTRUCTION Projets RÉAMÉNAGEMENTS ET MAINTIEN DE L'ACTIF CASINO DE MONTRÉAL Les firmes peuvent obtenir de l'information sur les appels de candidatures en visitant le site Internet de l'entreprise : www.casiloc.com AVIS LÉGAUX & APPELS D OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com Grâce à vas dans, l’Amiéu du Sslut est le plus important fournisseur non gouvernemental de serv ces sociaux au Canada Armée du Salut 1655 rue Richardson Montréal QC H3K 3J7 Pour donner des meubles et des vêtements 514-935-7425 Sept-lles 14/7.Bate-Comeau 1 Saguenay 11/-1 pifr teomedia.com 1/9 m Québec Trois-Rivières 15^ 15/5 ^ * Val d'Or 14/4 Lever du soleil: 5h07 Coucher du soleil: 20h40 MétéoMédia 2007 Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Sol 17/3 Sol 18/8 Londres Nua 20/13 Sol 23/15 Moncton Sol 22/11 Var 18/9 Los Angeles Sol 20/13 Sol 23/14 Saint-Jean Nua 19/11 Var 15/10 Mexico Sol 25/12 Sol 26/12 Toronto Sol 18/8 Var 23/16 New York Var 22/12 Sol 24/17 Vancouver Plu 16/11 Nua 17/12 Paris Sol 24/16 Var 25/17 Winnipeg Plu 19/9 Plu 14/8 Tokyo Var 24/21 Ave 25/21 Montréal Aujourd-hyi 15 Passages nuageux.Québec Ce soir 5 Ciel loir Demain té) dégagé.ueneraiement Vendred 29/13 ueneraiement ensoleillé.Samedi 4:1- 0 4 Quelques avers- Quelques averses, pdp 40%.as, pdp 40%.15 Ciel variable: Gatineau Aujourd-16 Ensoleillé, Ce soir 4 i* Ciel dégagé.Demain 20/11 Généralement ensoleillé.Ce soir Demain 22/16 Généralemeht ensoleillé.26/10 Quelquesavars-es, pdp 40%.Vendredi 27/12 Averses sées, pdp 70%.Samedi -yw, 18/6 ;*• - - Quelques averses, pdp 40%.Samedi nuageux Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com « LE DEVOIR.LE MERCREDI 6 JUIN 2007 B 5 INFORMATIQUE Personnalité de l’année Monsieur le président reçoit les grands honneurs Vivre et bien vivre par les jeux vidéo Rémi Racine, président et chef de la direction de l’entreprise Artificial Mind and Mouvement (A2M), un des développeurs importants de jeux vidéo au Canada, a été nommé cette fin de semaine Personnalité de l’année dans l’industrie des technologies de l’information par la Fédération de l’informatique du Québec (FiQ).Toute une surprise pour l’homme d’affaires de 43 ans qui a commencé sa carrière dans le domaine de la gestion immobilière.MARTINE LETARTE A2M, c’est 34 titres de jeux différents et 16,5 millions d’exemplaires vendus à travers le monde.Parmi les plus populaires, on retrouve Happy Feet, Monsters Inc.et Scooby Doo.A2M, c’est également l’histoire d’un homme, Rémi Racine, qui s’ennuyait dans la gestion de projets immobiliers, après des études en administration à l’Université du Québec à Montréal.«Je ne trouvais pas mon travail si intéressant que ça et je n’étais pas très motivé.Je cherchais autre chose», se souvient-il.Grand fan de jeux vidéo et ce, dès l’arrivée du légendaire Pong, dans les années 1970, Rémi Racine a tout de suite été emballé lorsqu’un ami lui est arrivé avec l’idée de se lancer dans l’industrie du jeu vidéo, au début des années 1990.Ce qu’il fit.Les années suivantes ont été plutôt tumultueuses.L’entreprise a été fusionnée, vendue et rachetée par Rémi Racine, avant de prendre finalement le nom d’A2M et de fermer ses bureaux de Toronto et de Québec, pour s’installer à Montréal.«Nous avons vécu trois années de vaches très maigres, de 1996 à 1998.Quand j’ai racheté, en 1999, je sentais que l’entreprise était en train de reprendre du mieux», explique-t-il.Il avait visé juste, et comment! 3 i&iêt.aiiWBi À l I SOURCE OCTAS Rémi Racine, président et chef de la direction, A2M, et Michel Ferland, président du comité organisateur et directeur, Technologies de formation et Distribution, CDMV Une croissance effrénée Entre 2000 et 2005, le chiffre d’affaires d’A2M est passé de six à 17 millions.L’an passé, l’entreprise a atteint 27 millions et cette année, elle grimpera à 36.Si la croissance est telle, c’est qu’A2M peut compter sur un noyau d’éditeurs fidèles qui lui confient toujours de plus en plus de projets de jeux.On peut penser entre autres à Disney, Vivendi, Sega, LucasArts etTHQ.«Je crois que, si ces compagnies nous sont fidèles depuis toutes ces années, c’est parce que nous sommes très bien organisés dans un milieu plutôt chaotique.Nous livrons de très bons produits à temps, avec un petit budget, alors que l'industrie a en général de la difficulté à y arriver», affirme M.Racine.Pour soutenir une telle croissance, le personnel de l’entreprise a également bondi en l’espace de quelques années.Avec seulement 57 employés il y a sept ans, A2M en compte maintenant plus de 400.«Notre déménagement à Montréal en 2000 marque vraiment un tournant pour A2M.Nous nous sommes dit, à ce momenüà, que nous allions vraiment faire notre place à l’échelle mondiale.Nous sommes allés chercher des gens très expérimentés dans le reste du Canada et en Europe, surtout en France.Localement, nous avons aussi embauché plusieurs jeunes fraîchement sortis de l’école», indique M.Racine.Toutefois, le président d’A2M précise que les attentes qu’il a envers ses employés sont bien différentes de celles de plusieurs de ses concurrents, souvent reconnus pour être très exigeants en ce qui concerne le nombre d’heures travaillées chaque semaine.«Lorsque j’accueille de nouveaux employés, je leur dis qu'ils ne sont pas ici pour s’amuser, même si c’est souvent “le fun".Lorsqu’ils sont au bureau, je m’attends à ce que mes employés travaillent.Nous n’avons pas de tables de ping-pong, ou quoi que ce soit du genre dans nos locaux.Toutefois, je ne m’attends pas à ce qu’ils travaillent des heures supplémentaires.Je veux que mes employés aient une vie à l'extérieur.Lors d’un de nos derniers projets, nous avons eu une moyenne de seulement une demi-heure de temps supplémentaire par employé», se réjouit M.Racine.Plusieurs stratégies gagnantes Si A2M a connu une telle croissance en quelques années, c’est également beaucoup grâce à certaines décisions d’affaires importantes qui ont été prises et qui se sont avérées de grands succès.Par exemple, au départ, A2M n’avait qu’une équipe de travail et développait un jeu à la fois.En 1999, tout a changé.«Je me disais que ça n’avait pas de bon sens de continuer comme ça, affirme Rémi Racine.Nous étions trop à la merci du client.Nous sommes finalement devenus l’un des premiers développeurs de jeux indépendants à travailler sur plusieurs projets en même temps.» De plus, avec la génération de consoles qui ont été lancées au début des années 2000, soit Game-Cube, PlayStation 2 et Xbox, A2M a pris un autre virage.«Nous avons décidé d’offrir la possibilité à nos clients^ de développer le même jeu pour toutes les consoles.A ce moment-là, c’était assez rare dans l'industrie», soutient M.Racine.Enfin, A2M a toujours eu la particularité de réaliser tout à l’interne, même la technologie qui est derrière le jeu.«C’est une bonne chose puisque ça permet à l’entreprise de couper dans les dépenses et d’être plus flexible», ajoute le président.Un récent virage Dernièrement, A2M a pris un autre virage important.Ayant toujours été uniquement dans l’univers du jeu pour enfants, l’entreprise apprivoise maintenant le jeu mature, pour les 13 ans et plus.«Nous avons recruté des gens qui avaient de l’expérience dans le domaine et nous avons signé pour des projets qui sont maintenant en développement», indique M.Racine.A2M a décroché les contrats d’Indiana Jones et d’Iron Man, tous deux prévus pour 2008.L’entreprise montréalaise travaille également sur deux projets originaux, toujours pour les 13 ans et plus.«C’est un gros défi que nous nous lançons en allant vers les jeux matures et toutes nos énergies sont actuellement dirigées là-dessus», conclut le président et chef de la direction qui, indéniablement, semble avoir trouvé dans la dynamique industrie du jeu vidéo les sensations fortes qu’il recherchait.Gageons qu’il ne retournera jamais dans la gestion immobilière.Collaboratrice du Devoir Druide L’informatique au quotidien Druide informatique concevait et mettait sur le marché en 1996 Antidote, un logiciel d’aide à la rédaction du français; il est devenu une référence en la matière.Et puis la gamme des produits s’est sensiblement agrandie.Récemment, le Web Elixir est apparu sur la grande toile et cet outil innovateur vaut à l’entreprise un Octas.Eloda REGINALD HARVEY A ndré d’Orsonnens est prési-ljL dent et chef de la direction de Druide, dont il retrace en partie le parcours: «Le succès d’Antidote nous a ouvert une porte dans la distribution; c’est devenu un produit d’appel en ce sens que, lorsque des gens ouvrent une boutique ou un rayon en informatique, ça leur prend Antidote dans leurs rayons.Je le dis souvent à la blague: Antidote c’est le “Office” de la langue française.» Ce logiciel frit partie intégrante de l’environnement dans l’exécution du travail de bureau.Le suivi de l’envol Il s’en est suivi des répercussions: «Devant le succès commercial de ce produit, on a ouvert une division commerciale; en fin de compte, il y en a maintenant deux, soit Druide édition et Druide distribution, dans laquelle on a évidemment Antidote comme client.On a également des partenariats avec quatre autres sociétés dont on distribue les produits au Canada français: il y a, bien sûr, Québec Amérique et son catalogue informatique, et il y a une compagnie française qui s’appelle Auralog, le chef de file mondial des solutions pour apprendre une langue seconde avec l’aide de cédéroms; les deux autres sociétés sont québécoises: il y a CREO, qui est connue pour la collection “Les Débrouillards”, et l’entreprise LMSOFT qui fait les logiciels Web-Creator destinés, cela va de soi, à la création de sites Internet.» H apporte une précision: «Le fer de lance de la section Druide distribution, c’est qu’on ne distribue que des logiciels en français.On est encore au service de la langue française, même s’il ne s'agit pas d’améliorer cette langue en l’écrivant ou en aidant les gens à l’apprendre.Une fois de plus, on est là pour aider la collectivité francophone.» Un rejeton prometteur WebElbdr est venu se greffer à la gamme de tous ces produits il y a tout juste un an et le plus jeune de la famille a remporté un Octas.M.d’Orsonnens situe l’origine de cet outil destiné à bonifier la qualité des sites Internet: «Son concept tient sa source d’Antidote.On a adapté les analyseurs de ce dernier pour Internet parce qu’on voulait positionner ce service non seulement par rapport à la qualité de la langue des sites, mais aussi par rapport à la notion de qualité purement et simplement.On lui a donc adjoint un deuxième volet qui est la vérification des liens, ce qui est très apprécié par les clients: lorsqu'ils reçoivent le rafr port de qualité, ils peuvent savoir s’il existe des liens qui sont défectueux, lents ou autre.» Cette application est aussi disponible dans une version pour professionnels: «Les services de vérification de l’orthographe en anglais et en français et la détection des liens sont communs à WebElixiretà WebElixir Pro.On n’a pas présenté cette version aux prix Octas, mais il est bon de mentionner qu’elle existe.La différence de celle-ci avec celle qui est destinée au grand public, c’est qu’elle fait exactement la même chose, sauf qu’elle réussit à le faire sur un beaucoup plus grand nombre de pages et de liens; elk ajoute v.n troisième volet de vérification des changements en présentant l’état de ces derniers avant et après k passage de notre robot dans k sik.» D n’en coûte rien Cette potion magique est distribuée gratuitement à quiconque veut donner plus de mordant et de pertinence à son site: «Le WebElixir est tout à fait gratuit.La façon dont on a pu arriver à l’offrir gratuitement, et ce avec une certaine pérennité, c’est qu’on ne s’occupe pas de l’aspect des changements, qui nous aurait demandé de garder une image des sites qu’on vérifie; cela aurait doublé le poids sur nos serveurs.Dans la version Pro, si on peut vous dire ce qui a changé, c’est que, manifestement, on garde sur nos serveurs une copie complète de votre site, ce qui est assez pesant.» Que réserve l’avenir à WebElixir?André d’Orsonnens apporte cette réponse: «Présentement, c’est ouvert seulement sur invitation et il peut y avoir un certain délai quand quelqu’un demande d'être invité; on a fiiit cela justement pour être en mesure de contrôler le poids sur les serveurs pour pouvoir continuer d’offrir le produit gratuitement de façon vraiment permanente.La prochaine étape, c’est d’ouvrir cela de façon plus large et de s’assurer qu’on a bien fait le tour des besoins des consommateurs.On veut utiliser les commentaires de milliers d’utilisateurs de la version gratuite pour améliorer le sendee car il est encore tout jeune, et parce qu’il n’a pas du tout la maturité qu’Antidote peut avoir après dix ans de commercialisation.Pour n’importe quelle société qui veut réussir en informatique, la clé, c’est d’être à l’écoute des commentaires des clknts afin d’adapter ensuite ses produits aux besoins de ceux-ci.» Dans un an, quand cette opération aura été réussie, Druide souhaite lancer ce service sur le marché anglophone à l’échelle internationale.Collaborateur du Devoir Des messages publicitaires vus à la loupe.Et un marché de 65 milliards à la clé Eloda a développé un service informatique à l’intention des annonceurs publicitaires.Ils peuvent s’assurer que les ententes conclues avec les diffuseurs sont bel et bien respectées.Avec ce produit, la compagnie s’attaque maintenant au marché publicitaire américain de la télévision.En ce lundi matin qui suivait la remise des prix Octas le samedi précédent, les quelque 35 employés de la compagnie étaient bien fiers en entrant au travail d’admirer le trophée placé à la réception, au.dire du chef de la direction chez Eloda, Jean Charles Dupuis: «Us ont eu le plaisir de voir le résultat de leur travail.» Il explique la raison d’être de l’entreprise: «La technologie primée à la Fédération de l’informatique du Québec [FiQ] sert aux annonceurs pour contrôler la diffusion de leurs messages à la télévision selon leurs achats; ils peuvent s’assurer que le produit est diffusé.De nos jours, avec les émissions par satellite et par câble et avec la multiplicité des canaux, les annonceurs achètent des milliers et des milliers de messages publicitaires et, jusqu’à maintenant, ils n’avaient pas d’outils pour vérifier s’ils étaient diffusés au bon moment selon la quantité achetée.» Comment fonctionne l’outil?La technologie «Method and System For Automated Auditing of Advertising» ou, en français, la vérification automatique des publicités télé, est un système de surveillance: «De façon très simple, on peut dire que l’annonceur nous remet une copie de sa publicité, et on fait un relevé de ce qu’on pourrait appeler son ADN; de la sorte, on peut la “scanner” et la mettre dans nos ordinateurs, qui sont en écoute continue, soit par l’intermédiaire du câbk ou des satellites.Ils reconnaissent la pub chaque fois qu’elk passe et prennent en note la date, l’heure et k nom du diffuseur.En plus, ils prélèvent me preuve audiovisuelle de la diffusion sur laquelle figure le temps encodé, indiquant l’heure où la pub a été diffusée ou encore ce qui a été diffusé à sa place.» Selon Eloda, ce service offre la possibilité de réaliser des économies de temps et d’argent «Grâce aux rapports détaillés disponibles dès le lendemain de la diffusion de la publkité, l’annonceur peut réagir plus rapidement si une “occurrence” de la pub manque à l’appel.Cette pratique s’avère particulièrement utile dans le cas de campagnes publicitaires où le moment de diffusion est important: l’annonceur est alors en mesure de programmer de nouveau l’occurrence ratée avant la fin du cycle de la campagne.» D’un point de vue économique, «les rapports de diffusion servent également à l’annonceur ou à l’agence de publicité pour s'assurer que l’ar- & om 'flo* ie rocou SOURCE OCTAS André Valois, directeur TI chez Eloda Corporation, et Marc André Bélanger, vice-président Québec-Europe, Groupe LGS gent déboursé lors de l’achat du temps d’antenne a été investi conformément au plan médias.Le cas échéant, à l’aide des preuves horoda-tées, des mesures de rectification de la facture ou de “reprogrammation” de l’occurrence sont alors possibles».L’entreprise est fière de l’existence d’un système qui vient combler un vide dans l’industrie: «Jusqu’à maintenant, il n’y avait aucune méthode de vérification indépendante venant confirmer que les messages publicitaire étaient diffusés conformément aux achats médias effectués par les annonceurs.Les agences de placement étaient obligés de se fier aux factures des diffuseurs en guise de preuves de diffusion.» Vers le sud.Eloda a déjà testé son produit avec des clients canadiens, selon le chef de la direction: «On vise le marché américain.On a développé la technologie et ses services au Canada, ce qui a représenté la planche de développement et le terrain d’essai.Maintenant, notre objectif, c’est de s’implanter **•_* 4 ' & 4 Université de Sherbrooke Un petit avion intelligent L’avion fascine toujours.Quel enfant ne s’est pas amusé un jour avec un modèle d’avion?Certains poussent leur passion plus loin et s’en voient même récompensés.C’est le cas de l’équipe du VAMU de l’Université de Sherbrooke (VAMUdeS) qui reçoit pour ses efforts le prix Octas de la relève universitaire.Innovation technologique Troquer le papier contre l’ordinateur Toon Boom Animation reçoit un prix Octas pour le lancement d’un logiciel de scénarimage Les Triplettes de Belleville et Bob l’Éponge sont deux films d’animation conçus avec la technologie développée par l’entreprise québécoise Toon Boom Animation.L’entreprise a lancé en avril le logiciel Toon Boom Storyboard Pro, permettant de produire un scénarimage sur ordinateur.Elle vient de recevoir pour ce logiciel un prix Octas de la FiQ, le Réseau des technologies de l’information au Québec, dans la catégorie Innovation technologique — Entreprises de 250 employés et moins.BRIGITTE SAINT-PIERRE Plutôt que de noircir, et colorer, des pages et des pages de papier pour produire un «storyboard» ou scénarimage, une série de dessins réalisée avant un tournage et définissant le contenu de chaque plan, il est maintenant possible d’utiliser le logiciel Toon Boom Storyboard Pro.«C’est un logiciel qui permet de couvrir les principales étapes du procédé de préproduction en animation ou pour un film.Généralement, avant qu’on commence à prendre la caméra et à filmer, on fait un plan qui est composé de cases, comme une bande dessinée, dans lesquelles on marque les principales actions qui vont se passer, on décrit le lieu et on dessine dans ces cases afin d’expliquer à l’équipe de production l’histoire et comment va se dérouler le film», explique Sébastien Miglio, gestionnaire de produit pour le logiciel Toon Boom Storyboard Pro à Toon Boom Animation.La clientèle visée?Des réalisateurs, des directeurs, des producteurs, des artistes dans le domaine du film, de l’animation, de la série télé, de la publicité télévisée, voire des jeux vidéo.Des compagnies d’animation canadiennes, américaines et européennes ont déjà acheté le logiciel.Sébastien Miglio ainsi que la directrice du marketing à Toon Boom Animation, Karina Bessoudo, en citent quelques-unes: Kiwi Animation, la compagnie sœur de celle qui a produit l’émission Et Dieu créa Laflaque, les studios torontois Nelvana et français Alphanim, ainsi que la compagnie états-unienne Film Roman, qui a animé les personnages des Simpsons et de la série télévisée King of the Hill.Simuler sur ordinateur le processus traditionnel Il n’existe pas vraiment à l’heure actuelle de logiciel comparable à Toon Boom Storyboard Pro, affirme Sébastien Miglio.«Le procédé qu’on rencontre le plus souvent, c’est le procédé papier.Les gens dessinaient avec un crayon sur une feuille, puis faisaient des photocopies», mentionne-t-il.«Les logiciels qui existent sur le marché aujourd'hui sont des logiciels essentiellement 3D, mais il n’y avait aucun logiciel qui reproduisait sur ordina- teur le procédé exact qui existait sur papier» comme c’est le cas pour le logiciel Storyboard Pro, dit-il.Les utilisateurs de ce logiciel dessinent avec un stylet sur une tablette graphique d’ordinateur.La similitude entre le fonctionnement du logiciel et le procédé traditionnel sur papier fait en sorte que les équipes peuvent s’adapter facilement à cette nouvelle façon de procéder, sans avoir besoin d’une longue formation, dit le gestionnaire du produit Utiliser le logiciel plutôt que d’avoir recours à la méthode traditionnelle sur papier présente plusieurs avantages, fait-il valoir.Le scénarimage sur papier d’un épisode d’une vingtaine de minutes peut compter quelque 300 pages et environ 900 dessins.Comme les membres de l’équipe doivent en avoir une copie, cela obligeait à faire plusieurs photocopies de ce document volumineux.En cas de modification, il fallait la faire sur la ver-sion papier originale et refaire des photocopies.Le logiciel Toon Boom Storyboard Pro permet d’obtenir une version du scénarimage en format pdf et de l’envoyer par courriel aux collègues sur place ou à des sous-contractants ou des membres de l’équipe travaillant dans d’autres lieux.«L’autre chose intéressante, c’est que, comme le logiciel permet de dessiner sur ordinateur, on a des outils d’animation qui permettent d’importer du son et d’animer, de façon très sommaire, les personnages à l’écran.Cela veut dire qu’on peut sortir en plus une petite vidéo, qu’on appelle une “animatic”, qui comporte déjà du son et des mouvements suffisants pour donner une idée de la dynamique de Ihistoire», mentionne Sébastien Miglio.Pour obtenir la même chose avec la méthode papier, il fallait prendre le scénarimage, faire des agrandissements à la photocopieuse, les filmer ou les numériser, puis utiliser un logiciel de montage, dit-il.«Là, tout est intégré dans un même produit.» Toon Boom Animation travaille actuellement, de concert avec des studios importants, à l’amélioration du logiciel.L’entreprise a remporté en 2005 un prix Emmy de l’Académie des arts et des sciences 4e la télévision aux Etats-Unis pour sa contribution à l’injiustrie de l’animation télévisée.A l’heure actuelle, environ 85 % du chiffre d’affaires de Toon Boom Animation est réalisé à l’extérieur du Canada, mentionne Mme Bessoudo.China Central Television et Toonz Animation India font partie des utilisateurs de la technologie mise au point par Toon Boom.Collaboratrice du Devoir PIERRE VALLÉE Le VAMUdeS est une équipe composée d’une dizaine d’étudiants du premier cycle inscrits à la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke.L’équipe remportait le mois dernier les honneurs lors de la première compétition étudiante UVS Canada en conception d’avion sans pilote, ce qu’on appelle souvent un drone.«Le projet a démarré il y a trois ans, explique Marc-André Lévesque, porte-parole du groupe, et il regroupait des étudiants en génie mécanique, en génie électrique et en génie informatique.Nous avons choisi un projet en aéronautique parce qu’on aimait tous le domaine, mais aussi parce qu’on voulait en apprendre davantage.» Dès la première année, l’équipe se rend à une première compétition en Allemagne.«Nous avions conçu un appareil miniature qui se pilotait avec une télécommande.Nous n'étions pas tout à fait dans le coup, puisque les autres équipes disposaient d’avions équipés d’autopilotes.» Retour donc à la planche à dessin.«Le coût d’achat d’un autopilote commercial est d’environ 10 000 $, un prix trop élevé pour nous.On s’est alors,tourné vers le groupe Paparazzi de l’Ecole nationale d’aviation civile en France, qui rend disponible sur Internet des logiciels libres servant à construire un autopilote.» La participation à une seconde compétition en Floride Tannée suivante a permis de peaufiner l’engin.Le concours UVS Canada comporte trois étapes.La première consiste à présenter un rapport technique qui donne une idée précise du prototype d’avion sans pilote qu’entend construire l’équipe.C’est à la suite de cette étape que Ton choisit les finalistes qui passeront à la seconde étape, soit la fabrication du prototype.«B a fallu un an de travail pour préparer le rapport technique et une autre année pour fabriquer le prototype.» La dernière étape du concours se déroulait à Goose Bay et consistait à faire voler l’appareil et à lui faire accomplir des tâches.«L’avion devait survoler un territoire boisé de 4 fort1 et participer à une mission de recherche et de sauvetage L’avion devait être en mesure de repérer et de reconnaître des cibles, comme le lieu de l’écrasement d’un avion, [de déterminer] s’il y avait des survivants et où ils se trouvaient.» L'avion conçu par le VAMUdeS s’est classé premier.Le drone L'avion miniature sans pilote — ou le drone — construit par le VAMUdeS est fabriqué en fibre de verre.L’envergure des ailes est de un mètre, le fuselage étant légèrement phis petit L’avion est propulsé par deux moteurs électriques alimentés par une batterie au lithium polymère rechargeable.L’autonomie de vol est d’environ 45 minutes.Le décollage de l’appareil se fait de manière conventionnelle, le pilote guidant Tavion à l’aide d’une télécommande.Mais une fois Tavion en vol, Tautopilote prend la relève.«Au sol, on se croise alors les bras.Et dès que l’avion disparaît de notre vue, on suit son vol sur l’écran de l’ordinateur.» L’avion est aussi équipé d’une caméra à haute précision qui transmet à l’ordinateur des images en temps réel.Un modem assure la fransmission des données entre Tavion et la station au soL Le système d’autopilotage est muni d’un ordinateur et d’un système de positionnement par satellite (GPS).«On peut donc spécifier des Points et des trajectoires que reconnaît l’avion et l’on suit son déplacement sur une carte géographique satellitaire.» L’avion possède aussi un système de stabilisation lui permettant de garder la position horizontale, d’effectuer un virage, de grimper ou de piquer du nez.«Le système de stabilisation fonctionne grâce à des capteurs infrarouges qui mesurent la différence de température entre le ciel et le sol, ce qui permet à l’ordinateur de bord de connaître la position dans l’ait;de l’avion.» Étudiant en génie électrique, Marc-André Lévesque a grandement apprécié cette aventure.«D une part, c’est extrêmement formateur.On en apprend plus quasiment que dans un cours.D’autre part, c’est un projet multidisciplinaire.Ilfout donc savoir vulgariser ses connaissances aupvès des autres membres de l'équipe.» Collaborateur du Devoir L’entreprise a remporté en 2005 un prix Emmy de l’Académie des arts et des sciences de la télévision aux États-Unis (
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