Le devoir, 6 juin 2007, Page(s) complémentaire(s)
BOUCLIER ANTIMISSILE Bush tente d’apaiser Poutine mais le critique à propos de ses réformes Page C 5 ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Vol.X C V I 1 1 N " 1 2 5 LE MERCREDI 6 JUIN 2007 88c + TAXES = 1$ Fini les fautes de français au cégep ?Québec suggère de tw plus compter le nombre de fautes à Vépreuve de français C LAIRAN D RÉ E CAUCHY Le ministère de l’Éducation envisage de ne plus comptabiliser systématiquement les fautes d’orthographe, de syntaxe et de ponctuation dans la correction de l’épreuve uniforme de français au collégial, dont la réussite est obligatoire pour l’obtention du DEC.Un rapport recommande de troquer le décompte des fautes pour une évaluation «qualitative», dite «holistique», afin de mesurer la maîtrise du fiançais.Le rapport, qui circule depuis quelques jours dans le milieu collégial, qualifie de «punitive» la méthode de correction actuelle, qui consiste notamment à effectuer une recension des erreurs commises dans la copie de quelque 900 mots d’un étudiant «Ce ne sont pas les faiblesses de l’élève qui devraient intéresser l’évaluateur, mais plutôt ses forces: on devrait valoriser ce qui est réussi et non mesurer ce qui est raté», peut- on lire dans le rapport produit par l’enseignant de fiançais Richard Berger pour le compte du ministère de l’Education, des Loisirs et du Sport (MELS).Pour l’heure, on comptabilise le nombre de fautes VOIR PAGE A 8: FAUTES Cliniques privées : des accrocs à la loi Trois organisations fautives s’exposent à des recours de la RAMQ LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY implantation de cliniques jouant ouvertement ' sur le terrain du privé ne s’est pas faite sans accrocs à la Loi sur l’assurance maladie.Trois organisations ont été rabrouées par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) et deux autres font présentement l’objet d’une enquête, a prévenu hier le ministre de la Santé et des Services sociaux, qui n’entend pas à badiner en la matière.Priées de rentrer dans le rang, ces cliniques s’exposent à «des recours dont la RAMQ assumera la responsabilité et le leadership» si jamais elles s’y refusent, a promis Philippe Couifiard.Les dossiers de ces trois organisations font état de pratiques qui ont fait sursauter la RAMQ.L’une d’entre elles, Medecina de Montréal, a carrément enfreint la loi.Pour des montants allant de 92 $ à 290 $, la firme de courtage offre à ses clients de leur trouver un rendez-vous avec un spécialiste dans des délais ne dépassant pas les 72 heures.Le hic, Philippe c est qu’en versant des sommes Couillard d’argent à des médecins spécialistes participant au régime d’assurance maladie en échange de ce service, Medecina contrevient clairement à l’article 22 de la loi, affirme la RAMQ dans son rapport Quant aux 15 médecins spécialistes participants qui ont accepté de jouer le jeu de Medecina, ils sont tout aussi fautifs, précise la Régie, qui pourra exiger la récupération des sommes facturées illégalement.Le président de Medecina, Patrick Mercier, a accueilli ce jugement avec regret hier.«On va se conformer à la loi, mais il faut comprendre que c’est une opinion légale parmi d’autres.» La firme entend d’ailleurs trouver un moyen de continuer à offrir ce genre de service, mais autrement «La zone est tellement grise.Il y a certainement moyen d’ouvrir un dialogue avec les autres cliniques, mais aussi avec le gouvernement, pour voir ce qui peut être fait», a proposé M.Mercier.En point de presse hier, Philippe Couillard a convenu lui-même que certaines activités propres à la firme de courtage pourront continuer à se faire, cela en toute légalité.«Le fait d'entrer en relation avec des médecins non participants, par exemple, ou de faire payer par des patients, à la firme elle-même et non pas au médecin, des frais pour cette activité-là, ça ne contrevient pas à la Loi sur l'assurance maladie du Québec», a rappelé M.Couillard.Deux cliniques privées, RocklandMD de Montréal et Opmédic de Laval, ont aussi été pointées par la RAMQ hier.L’une comme l’autre étaient accusées d’avoir exigé des frais accessoires non conformes à la loi.L’enquête a démontré que ces cliniques ont en effet imposé des frais accessoires qui dépassent largement le cadre des ententes intervenues entre Québec et les fédération de médecins.Les deux cliniques devront donc rendre leur liste de frais accessoires conforme à la loi, sous peine de s’exposer elles aussi à des recours légaux, a précisé le ministre.Il faut bien préciser toutefois que ce ne sont pas tous les frais accessoires qui sont illégaux puisque certains font l’objet d’une lettre d'entente qui permet aux cliniques d’imposer certains frais en échange d’agents anesthésiques et de médicaments bien prés cis.Cette fameuse lettre d’entente devra toutefois être réactualisée et rapidement, a admis le ministre Couillard.«Sur la question des frais accessoires, [.] la VOIR PAGE A 8: CLINIQUES INDEX Actualités.A2 Annonces.C 6 Avis publics.B 4 Carrières.C4 Culture.C 8 Décès.C 4 Économie.Cl Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.C 5 Mots croisés.C S Sudoku.C3 Télévision.C 7 BENOIT TESSIER REUTERS Le premier ministre Stephen Harper et le nouveau président français Nicolas Sarkozy quittant à pied le palais de l’Elysée pour aller dîner.Les deux hommes ont mis en veilleuse leurs divergences sur Kyoto et l’Afghanistan à l’occasion de leur rencontre, hier, à Paris.Sarkozy déroule le tapis rouge pour Harper La France renonce à taxer les produits canadiens pour cause de non-respect du protocole de Kyoto CHRISTIAN RIOUX \ A quelques heures de l’ouverture du Sommet du G8 aujourd’hui en Allemagne, le Canada et la France ont choisi de ne pas afficher leurs divergences sur le protocole de Kyoto et le retrait éventuel des troupes françaises d’Afghanistan.C’est donc dans la plus parfaite déconfraction que le premier ministre Stephen Harper était reçu hier par le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, et son premier ministre, François Fillon, lors d’une visite éclair dans la capitale française.Sitôt arrivé à l’Elysée, le premier ministre canadien s’est élancé avec son hôte pour une promenade de quelques centaines de mètres sous le soleil printanier.Délaissant le palais présidentiel, Stephen Harper était exceptionnellement convié à dîner dans l’ancienne résidence du marquis de Lafayette, qui abrite aujourd’hui une galerie-restaurant.Les deux hommes ont échangé en marchant pendant une quinzaine de minutes dans une avenue presque vide et quadrillée par les policiers et les journalistes.Toujours en campagne pour les élections législatives, Nicolas Sarkozy a serré quelques mains et présenté son invité aux rares passants.Stephen Harper et Nicolas Sarkozy sont «tombés d’accord pour avoir les objectifs les plus ambitieux possibles» au sommet du G8 afin de combattre le réchauffement climatique, a déclaré le porte-parole de la présidence française David Martinon.Plus tard VOIR PAGE A 8: SARKOZY ¦ La chronique de Manon Cornellier: L’écran de fumée, page A 3 ¦ Le plan vert du Canada essuie une autre rebuffade, page A 5 ¦ Une coalition réclame la démission du ministre John Baird, page A 5 Affaire Valerie Plame PROCHE-ORIENT Lewis Libby est condamné à 30 mois de prison Personne à qui parler Washington — Lewis Libby, ancien directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, a été condamné hier à 30 mois de prison pour parjure, faux témoignage et entrave à la justice dans le cadre de l’affaire Valerie Plame, dont le statut d’agente de la CIA avait été illégalement divulgué à la presse.Valerie Plame est l’épouse de l’ancien ambassadeur Joseph Wilson, qui avait contesté les arguments avancés par le président George Bush pour justifier le recours à la force en Irak.Le juge Reggie Walton a assorti la peine de Libby d’une amende de 250 000 $US et d’une période probatoire de deux ans.Il a été laissé en liberté en attendant un pourvoi en appel.L’accusation avait requis 30 à 37 mois de prison, une fourchette correspondant aux directives fédérales pour Un ancien ministre israélien exprime son profond pessimisme II y a 40 ans éclatait la guerre des Six Jours entre Israël et le monde arabe.Chacun de leur côté, Israéliens et Palestiniens soulignent cette semaine un événement qui a profondément changé la carte du Proche-Orient.Entrevue avec un acteur important de la vie politique israélienne des dernières décennies, l’ancien ministre Dan Meridor, «prince» du Likoud, joint U y a quelques jours à Jérusalem.GUY TAILLEFER \ A titre de ministre de la Justice dans le gouvernement du premier ministre Yitzhak Shamir (1988-1992), Dan Meridor mena campagne contre la brutalité des méthodes d’interrogation du Shin Beth, les services de renseignement israéliens, appliquées notamment dans la bande de Gaza.Plus tard ministre des Finances sous Benjamin Nétanyahou (1996-97), VOIR PAGE A 8: MINISTRE VOIR PAGE A 8: LIBBY LARRY DOWNING REUTERS Lewis Libby passant devant les journalistes à sa sortie du palais de justice, à Washington, hier.è \ i 4 1 LE DEVOIR.LE MERCREDI 6 JUIN 2007 A 5 LES ACTUALITES Une coalition réclame la démission du ministre John Baird LOUIS-GILLES FRANCŒUR Devant l’inaction du gouvernement Harper après 18 mois de pouvoir, la faiblesse de son plan vert et son opposition aux deux projets de loi qui l’obligeraient à respecter le protocole de Kyoto, la coalition Québec-Vert-Kyoto, les trois partis d’opposition aux Communes réunis hier à Montréal, les trois grandes centrales syndicales québécoises ainsi qu’une brochette d’organismes et de personnalités écologistes ont réclamé publiquement hier la démission du ministre fédéral de l’Environnement, John Baird.Ce dernier, qui accompagne le premier ministre Stephen Harper au sommet du G8 en Allemagne, n’a pu saisir l’ampleur de la perte de crédibilité que son parti encourt au Québec.De l’Europe, où il se trouvait, le ministre Baird continuait de louer son plan, alors que Stephen Harper confirmait à Paris l’abandon de Kyoto par le Canada, tout en se présentant comme le champion de l’après-Kyoto.Le lecteur trouvera le texte intégral de la déclaration émise par les partis et les écologistes dans la page Idées.La coalition a aussi endossé la poursuite que les Amis de la Terre et le Sierra Club ont intentée contre le gouvernement pour défaut d’appliquer la loi fédérale de l’environnement, laquelle prévoit le respect des traités dans ce domaine.Au même moment, à Ottawa, l’écologiste David Suzuki, Phil Fontaine, le chef des Premières Nations, et Gerry Barr, président du Conseil canadien pour la coopération internationale, écrivaient au premier ministre pour lui demander de ne pas supprimer des projets de loi dont leurs trois milieux respectifs exigent l’adoption.L’un vise la reddition de comptes en matière d’aide internationale, un autre, les relations avec les autochtones, et le troisié- JACQUES NADEAU LE DEVOIR bne coalition formée de politiciens, d’écologistes, de syndicalistes et de gens d’affaires a réclamé hier la démission du ministre fédéral de l’Environnement.Sur la photo, on reconnaît à l’avant-plan le député libéral Pablo Rodriguez, le néo-démocrate Thomas Mulcair et, à l’arrière-plan, Hubert Bolduc, de Papiers Cascades, ainsi que le député bloquiste Bernard Bigras.Plan vert: le Canada essuie une autre rebuffade me, le respect de Kyoto.Les porte-parole des trois partis politiques qui forment l’opposition à Ottawa avaient mis hier leurs différends de côté avec le porte-parole du Parti vert du Canada pour demander au gouvernement Harper de ne pas mettre un terme à la session, ce qui ferait mourir au feuilleton le projet de loi C-30.Ce projet, présenté par les conservateurs, a été profondément modifié depuis par les trois partis d’opposition, qui y ont défini les moyens pour le Canada d’appliquer le protocole de Kyoto dans les délais prévus.Les conservateurs devraient opter pour sacrifier ce projet de loi.Les signataires de la déclaration — que n’ont pas çignée Greenpeace et le groupe Equiterre — ont aussi dénoncé avec vigueur l’obstruction parlementaire que quelques sénateurs conservateurs «non élus» imposent au projet de loi C-288, déposé par le député libéral Pablo Rodriguez, lequel a été voté au Pariement par une majorité de députés qui représentent ensemble 70 % de la population canadienne.Ces sénateurs conservateurs proposent à répétition des motions d’ajournement et des amendements à la dizaine, pour empêcher le projet de loi de recevoir la sanction royale.C-288 imposera au gouvernement Harper, s’il est sanctionné, de déposer dans un délai de 60 jours un plan respectant les engagements de Kyoto.Mais, malgré leur unanimité à dénoncer le gouvernement, les trois partis d’opposition ne sont pas prêts à défaire le gouvernement sur cette question.Us préfèrent le confronter au non-respect de la loi, une fois C-288 adopté, notamment.Mais on sent que l’hypothèse de défaire le gouvernement Harper sur ce dossier, qui a le plus d’appuis au Canada, est de plus en plus plausible.Le Devoir LOUIS-GILLES FRANCŒUR Une vingtaine d’entreprises financières d’envergure internationale, ainsi que la direction du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ont invité le sommet du G8 hier à dépasser les clivages qui opposent traditionnellement ses participants, pour qu’ils appuient sans ambiguité d'ici 2009 l’adoption de réductions des émissions planétaires de gaz à effet de serre (GES) de 20 % en chiffres absolus, par rapport au niveau de 1990, afin de permettre à l’humanité de reprendre le contrôle du climat Au même moment, au Canada, le Conference Board a réclamé du gouvernement Harper des mesures plus fermes que le récent plan vert comme des cibles alignées sur les objectifs de réduction mis de l’avant par la Californie, soit une réduction de 80 % des émissions canadiennes d’ici 2050, sans oublier un plafonnement des émissions pour les grands émetteurs et la création d’un marché d’échanges de crédits d’émissions, des taxes sur le carbone pour les secteurs non assujettis à des plafonds et une vision globale à long terme, qui inclurait la Chine et l’Inde.Troisième rebuffade servie aux conservateurs, la Deutsche Bank AG a adressé à ses clients internationaux une analyse du plan canadien de lutte contre les changements climatiques, dans laquelle elle constate que ce plan ne permettrait ni le respect des engagements internationaux du Canada, ni l’atteinte certaine des réductions de gaz à effet de serre planifiées pour 2020, parce que ses objectifs, formulés en «intensité» plutôt qu’en chiffres absolus, n’empêchent personne au pays de hausser ses émissions.Tout au plus, écri- Le Collège des médecins prescrit un auto-examen au milieu de la santé Le sommet se tiendra en Vabsence des politiciens et des financiers LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Ly automne 2007 sera santé ou ne sera pas! Outre r le dépôt du rapport de Claude Castonguay sur le financement du réseau qui promet de faire bien des vagues, la saison verra le milieu de la santé se prêter à un exercice d’auto-examen jamais vu.Le Collège des médecins du Québec a en effet annoncé hier son intention de tenir son propre sommet, un événement de mobilisation sans précédent — et sur invitation! — qui se fera en famille, à l’abri des milieux politique et financier.L’objectif du Collège est clair: il veut donner un son de cloche réaliste aux décideurs.Mais pour cela, il a choisi d’exclure les gouvernements comme les partis politiques.«Ça fait 30 arts qu’on traite des crises à coup d’argent et ça ne marche pas.Nous, on veut aller plus loin», a expliqué son président, le Dr Yves Lamontagne, qui ne croit pas que le rapport Castonguay suffise à sauver le système.«Son mandat est politique et se restreint au financement; nous, on va aussi examiner l'organisation des soins et l’administration du système.» Car le financement n’est pas le seul mal qui ronge le réseau québécois.«On sait depuis plusieurs années que le système est malade, mais on note des signes de complications structurelles qui nous inquiètent au plus haut point», a fait valoir le Dr Lamontagne.Fait éloquent, depuis le début de l’année le Collège a reçu une quinzaine de lettres de médecins qui s’inquiètent de voir que la surcharge du réseau nuit à la qualité des soins prodigués.«R s’agit d’une première qui nous étonne et nous inquiète beaucoup», a précisé le secrétaire du Collège, le*Dr Yves Robert Tous ces appels au secours ont secoué la direction du Collège, qui a décidé de passer à l’action en organisant un sommet dédié à la santé les 5, 6 et 7 no- vembre prochains.Pendant ces trois jours, 150 acteurs du réseau seront invités à partager leurs idées afin de trouver des solutions «concrètes» qui tranchent avec ce qui a été proposé jusqu’ici.«R faudra sortir des paramètres actuels, réinventer une organisation plus fiable et efficace et optimiser les investissements», a précisé le Dr Lamontagne.Listes d’attente qui persistent, accès difficile à un médecin de famille, accès limité aux plateaux techniques et aux ressources spécialisées, le parcours du malade dans le réseau québécois en est un de combattant, a rappelé hier le président du Conseil pour la protection des malades, Me Paul G.Brunet.«On n’est pas toujours d’accord avec les positions du Collèges, mais sur ce point, on l’est parfaitement et on entend participer activement à sa proposition de réflexion.» Pour cela, le réseau devra toutefois sortir des sentiers battus, quitte même à examiner une fois pour toutes la place du privé dans notre système public, a prévenu le Dr Lamontagne.«On a le système public le plus rigide au monde.R va falloir aller dans une autre direction si on veut changer les choses.» Bien sûr, entre un système privé-privé à l’américaine et un système privé arrimé à un système public fort, il y a deux mondes, a tenu à préciser le Dr Lamontagne.Ce dernier pense plutôt à mettre en avant un meilleur arrimage entre le privé et le public, un peu comipe cela se fait déjà avec les coopératives de santé, où l’Etat continue à payer pour les services médicaux mais où c’est la coopérative qui assume le coût des infrastructures.Toutes les personnes du public ou évoluant dans le réseau de la santé sont invitées à faire parvenir leurs solutions sur les sujets qui seront abordés lors du sommet à l'adresse électronique suivante: som-metdelasante@cmq.org.Le Devoir EN BREF Victimes des commandites Ottawa — Le ministre responsable de Développement économique Canada, Jean-Pierre Blackburn, estime que les organisateurs de festivals s’en prennent à la mauvaise cible lorsqu’ils attaquent son gouvernement conservateur pour sa lenteur à livrer les 30 millions de dollars promis dans le budget fédéral.«C’est nous qui sommes en train de corriger l’erreur du passé, au niveau du scandale des commandites, alors que tout a été coupé, a indiqué M.Blackburn hier.C’est nous qui ramenons de l’argent frais, et tout le monde veut nous tirer dessus parce qu’il y a un délai de quelques mois.Il faut laisser la chance au coureur.» Le programme fédéral de financement des festivals avait été aboli en 2003 dans la foulée des révélations sur le programme des commandites.Devant les demandes répétées des divers événements désormais sous-financés, Ottawa s’est engagé à leur verser 60 millions sur deux ans.- Le Devoir Le danger croît avec.Ottawa—Le projet de loi conservateur visant à faciliter la désignation des abonnés à la délinquance comme des criminels dangereux devrait faire doubler le nombre de cas chaque année.En comité parlementaire hier, le minisfre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a en effet affirmé que, si son projet de loi est adopté, pas moins de 50 personnes pourraient, chaque année, être visées.À lheure actuelle, 22 hommes sont désignés criminels dangereux en moyenne.Un criminel désigné dangereux croupit généralement en prison pour le reste de ses jours.Ottawa veut faciliter cette désignation en renversant le fardeau de la preuve lorsqu’une personne est reconnue coupable pour la troisième fois d’un crime grave (meurtre, agressions sexuelles, etc.).L’augmentation du nombre de cas entraînera des coûts puisqu’une détermination peut prendre entre un et deux ans devant les tribunaux Ces coûts n’ont pas été évalués par Ottawa, a prétendu le ministre, car ils varient d’une province à l’autre.- Le Devoir Moins de décès au Québec en 2006 Québec — L’Institut de la statistique du Québec a révélé hier que le nombre de décès enregistrés au Québec en 2006 a diminué.Il est passé de 55 200 en 2005 à 53 800 l’année dernière.Contrairement à la tendance anticipée en raison du vieillissement de la population, le nombre de décès n’a pas augmenté graduellement au cours des dernières années.Les données de l’Institut indiquent également que l’espérance de vie à la naissance continue sa progression.Elle atteint 83 ans chez les femmes et 78 ans chez les hommes pour la période de 2004 à 2006.Hommes et femmes réunis, la durée de vie moyenne au Québec est de 80,6ans.-FC JWi .TV !.•; vent les banquiers de la Deutsche Bank AG, le Canada va-t-il ouvrir un mini-marché d’émissions d’environ six mégatonnes par année alors qu’il devrait, en vertu de Kyoto, atteindre une réduction annuelle moyenne en cinq ans de 180 mégatonnes par an.A ce rythme, le Canada, qui se présente depuis deux jours comme le champion de la période «post-Kyoto», n’atteindra même pas les objectifs de la première phase de Kyoto en 2020, alors que lEurope aura terminé sa deuxième phase de réductions.La proposition adressée hier au G8 par les multinationales de la haute finance et de l’assurance ainsi que par Achim Steiner, le directeur du PNUE, propose une fourchette de réductions de GES allant de 20 à 30 % d’ici 2020 et de 60 à 80 % did 2050.En comparaison, le plan Baird-Haiper propose une réduction de 50 % did 2050, sur la base non pas de 1990 mais de 2006.Les multinationales de la haute finance estiment que l’évolution des changements climatiques constitue la «plus grande faillite des marchés» de tous les temps, parce que les acteurs économiques font leur argent aux dépens de l’atmosphère terrestre et de ses écosystèmes.Elles évaluent ensemble à mille milliards de dollars par année les pertes finandères qui seront imputables, autour de 2040, aux répercussions des changements climatiques, ce qui, ajoutent-elles, pénalisera le produit mondial brut de l’équivalent du coût de tous les conflits du XX" siècle réunis, fi en résultera inéluctablement, écrivent dans leur déclaration les 23 chefs de ces multinationales, de profondes perturbations des marchés, des sodétés, des écosystèmes et des cultures.Le Devoir s-,-, .-¦.V'''' w » mmm .RüpPiSI® JE PARAIS DANS UNE PUBLICITÉ OÙ J’AI LE T-SHIRT MOUILLÉ.PERSONNE S’EN PLAINT.' WfSXA : 'V , êSêMê # mm ÏMÊi ET VOUS?VOUS POUVEZ PORTER PLAINTE CONTRE TOUTE PUBLICITE OU PROMOTION D'ALCOOL TRAITANT LES PERSONNES COMME OBJETS DE PLAISIR.Le Conseil d'éthique de l'industrie québécoise des boissons alcooliques voit au respect d'un code interdisant toute communication qui: • favorise le sexisme; • incite à l'abus; • laisse entendre que la consommation va de pair avec la réussite sociale ou la popularité, améliore la santé, les capacités intellectuelles et physiques, etc.Le Conseil d'éthique est un organisme indépendant, doté du pouvoir d'intervenir.Il rend ses décisions rapidement et s'engage à respecter l'anonymat des plaignants.Pour plus de renseignements et pour porter plainte: www.educalcool.qc.ca/ethique info@conseilethique.qc.ca DE L’INDUSTRIE QUÉBÉCOISE DES BOISSONS ALCOOLIQUES LE DEVOIR, LE MERCREDI 6 JUIN 2007 C 7 CULTURE MÉDIAS Un arbitre du Tribunal du travail a tranché Le Journal de Québec continuer à publier les textes du Journal de Montréal PAUL CAUCHON Le Journal de Québec peut continuer à publier les textes du Journal de Montréal, malgré l’actuel lock-out à Québec.C’est ce qu’a décidé hier un arbitre du Tribunal du travail, qui a ainsi rejeté les prétentions des journalistes du Journal de Montréal.Le syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal contestait, par deux griefs, la pratique de Québécor de publier les textes de ses journalistes dans Le Journal de Québec.Le syndicat cherchait surtout à faire préciser l’interprétation de la clause de la convention collective qui prévoit déjà l’échange de textes, en fai- sant valoir que cette clause n’avait jamais eu pour but de remplacer le contenu rédactionnel du Journal de Québec, ni ses salariés.L’arbitre Alain Corriveau a rejeté la plainte dans sa totalité.L’arbitre fait en effet valoir que le syndicat n’a pas démontré que le contenu rédactionnel provenant de Montréal avait sensiblement augmenté depuis le début du conflit, le 22 avril.Le Journal de Québec produit environ 30 % de son contenu rédactionnel, de 30 à 40 % provient de la banque de données du Journal de Montréal et de 30 et 40 % provient des agences de presse.Cette proportion, présente avant le conflit n’a pas changé, dit-il.Donc, les salariés de Mont- réal ne remplacent pas ceux de Québec en lock-out.Le tribunal fait également valoir que l’actuel conflit de travail au Journal de Québec n’est pas illégal et que le droit de l’employeur est clairement défini: il est propriétaire du matériel rédactionnel et il peut rendre disponible le matériel de Montréal dans Le Journal de Québec ou dans tout autre quotidien francophone publié par Québécor à l’extérieur d’un rayon de 180 km de Montréal, comme le prévoit la convention collective.Le tribunal soutient également que les affectations de travail au Journal de Montréal ne sont pas faites en fonction de fournir du matériel rédactionnel au Journal de Québec.Le tribunal fait même valoir que, pour émettre une ordonnance, il lui aurait fallu accepter la prémisse syndicale voulant qu’on est en présence d’un même employeur, Corporation Sun Media.Or, juridiquement, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec sont deux employeurs distincts, dit-il.Les accréditations syndicales sont différentes d’un quotidien à l’autre (CSN à Montréal et FTQ à Québec), ajoute-t-il.Le syndicat du Journal de Montréal s’est dit «extrêmement déçu» de la décision du tribunal hier et a réitéré son appui aux «lock-outés» du Journal de Québec.Le Devoir RUSSIE Le Prix d’État à Soljenitspe Moscou — Le président russe, Vladimir Poutine, a décerné à Alexandre Soljénitsyne, l’ancien dissident soviétique, le prestigieux Prix d’Etat pour «accomplissements exceptionnels dans le domaine humaniste».M.Poutine a signé un décret présidentiel en ce sens, a annoncé le Kremlin hier dans un bref communiqué.«Alexandre Issaïevitch [Soljénitsyne] voit ce prix comme une marque d’attention pour l’œuvre de toute sa vie», a déclaré peu après son épouse, Natalia Soljénitsyne, à l’agence Interfax, l'écrivain, malade et âgé, ne s’exprimant lui-même presque plus en public.«Toute sa vie, Alexandre Issaïevitch a étudié l’histoire démentielle de la Russie du XX' siècle qui a engendré la révolution autodestructrice et rendu possible l’existence de L’Archipel du Goulag», a ajouté Mme Soljénitsyne.L'écrivain, âgé de 88 ans, a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans les ouvrages Une journée d’Ivan Denissovitch, Le Premier Cercle et L’Archipel du Goulag.Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d’URSS.Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux États-Unis, jusqu’à son retour en Russie en 1994.Depuis, il se montre critique envers l’Occident et l’évolution de la Russie post-soviétique, prônant un retour aux valeurs morales traditionnelles dans son pays.Agence France-Presse Festival TransAmériques Sublime déroute ARENA Compania Israel Galvân Ce soir au Théâtre Maisonneuve FRÉDÉRIQUE DOYON Il arrivait devancé d’une réputation de nouveau prince du flamenco.non sans raison.On sort tout à la fois séduit et désorienté de l’expérience Israel Galvân.Sublime déroute.Le chorégraphe et danseur espagnol, en visite pour la première fois à Montréal, insuffle au flamenco un sens du temps et de l’espace tout à fait inusité.Il y a bien là, en concentré, toutes les composantes du flamenco: le tempérament les jeux de pieds fulgurants, le dia-logue-duel avec les musiciens, une certaine fatalité (qui ne verse jamais dans le tragique), le chant, les palmas et taconeos.Mais tout cela est déconstruit et ponctué d’éléments étranges: les moments où la danse semble en suspens, les pieds nus, parfois pointés de l’artiste, les cambrures quasi grotesques de son port altier, sa main qui tranche l’espace et le travail latéral du corps qui rappellent le Faune de Nijinski.Un parallèle moins lié à l’élégance qu’au magnétisme et à la prestance naturelle du danseur.Dans Arena, le chorégraphe-interprète revisite d’une manière extrêmement personnelle l’art de la corrida.La pièce divisée en six tableaux distincts se laisse difficilement appréhender, apprivoiser par la raison.La danse instinctive de ?Jr Marc Ribot à la Sala Rossa lundi Hypnotique leçon de guitare PHILIPPE PAPINEAU Le Festival Suoni Per II Popolo, qui propose de la musique avant-gardiste en tout genre, est en branle depuis vendredi.Lundi soir, c’était au tour de Marc Ribot — la plus belle prise du festival, selon les organisateurs — de monter sur les planches de la Sala Rossa, boulevard Saint-Laurent à Montréal.Sans surprise, la salle était remplie à pleine capacité pour l’occasion.Abstraction faite des chaises pliantes au confort relatif, la Sala Rossa se prête bien à ce type de concert Le son y est bon, il y a de l’ambiance et la scène y est assez haute, ce qui permettait de bien voir Ribot faire danser ses doigts sur le manche de ses guitares.Ses guitares, oui, parce que le célèbre collaborateur de Torn Waits, Elvis Costello et John Zorn, pour ne nommer que ceux-là, était équipé de trois instruments.Une électrique, réverbération dans le tapis, une acoustique (cordes de métal) et une classique (cordes de nylon).C’est sur cette dernière que Ribot s’est le plus souvent affairé au cours des deux actes de son concert essentiellement instrumental et fortement nourri par la musique d’un film qu’il a récemment composée.Loin des délires expérimentaux appréhendés, il a livré une musique parfois déconstruite mais aux forts accents de musique classique, liant d’une seule main l’air et l’accompagnement Me sont alors revenus en mémoire mes cours de guitare de l’école secondaire, cette satanée Gavotte et cette fichue Bourrée en mi mineur de Bach, qui m’avaient donné tant de fil à retordre.Ribot pourrait les jouer d’une seule main en préparant son lunch.En l’entendant jouer, j’ai aussi repensé à ces airs hispaniques vaguement pratiqués, à la Segovia et Albeniz, et à ces mélodies presque flamenco à la Paco de Lucia, qui se sont entremêlées à des sections plus insolites, comme lorsque Ribot frottait ses cordes de ses doigts pour en faire sortir une sonorité intrigante.J’étais hypnotisé par cet homme de peu de mots qui, penché sur son instrument, mêlait le neuf et le vieux, les sons doux et les sons forts, les harmonies et les dissonances.J'étais hypnotisé par la répétition de certains motifs, par la respiration du virtuose qu’on entendait grâce à un de ces micros qui permettent de capter un gargouillis d’estomac à deux mètres.Pour le gratteux de salon que je suis, c’était toute une leçon.Je pense que je vais rappeler mon vieux professeur.Le Devoir EN BREF SOURCE FESTIVAL TRANSAMERIQUES Le chorégraphe et danseur espagnol Israel Galvân: un sens inusité du temps et de l’espace.Le chemin de l’oubli La compositrice de musique actuelle Diane Labrosse, réputée pour ses riches collaborations avec divers artistes (Robert Lepage, Louise Bédard, Andrew Harwood), signe une nouvelle installation-performance où elle donne voix à une foule d'objets du quotidien sur le chemin de l’oubli.Téléphone à roulette, machine à écrire, percolateur, imprimante à ruban, répondeur à cassette lui fournissent des matières sonores an- ciennes qu’elle orchestre à sa manière toute personnelle dans Espèces en voie de disparition, c’est-à-dire en les manipulant, les spatialisant les amplifiant etc.Le public entre d’abord dans un espace galerie où les objets mécanisés ou interactifs sont exposés sous forme d’installation.Puis, il pénètre dans l’espace-performance où la codirectrice des Productions Supermusique entreprend un parcours en huit étapes avec son équipe.Du 6 au 9 juin, au 5455, de Gaspé, espace 701.-Le Devoir Galvân, tantôt solitaire tantôt entouré de deux, cinq ou sue musiciens-chanteurs, tranche avec sa mise en scène épurée et sophistiquée.Un tableau énigmatique le livre à un drôle de duel avec une chaise berçante en métal à laquelle il se bute ou s’abandonne, ses pieds ou les sons métalliques battant la cadence.Une autre scène donne lieu à un dialogue plein d’humour avec une musicienne jouant d’un instrument traditionnel au son nasillard, ou encore avec un quatuor de chanteurs-conteurs interpellant le public.Ni taureau, ni toréador, Galvân jette plutôt son flamenco dans l’arè- ne, laissant au public le soin de trancher.Ce même public, on le retrouve dans les extraits vidéo qui entrelacent les tableaux dansés, véritable public de corrida dont la caméra guette les attentes, les exaspérations, les angoisses, les moments d’ennui aussi, que canalise le chanteur Emique Morente.Né en 1973 de parents andalous et danseurs, Israel Galvân aime puiser dans les références populaires.D’où la fanfare et le rôle chapli-nesque qu’il tient dans le tableau final, mélange tragi-comique auquel on succombe volontiers.Le Devoir Michel DAVID DES IDÉES ET DES IKIOTS Vif snnées Cahiers 24,10$ chacun GUERIN, éditeur Itée 514-842-3481 Français l8P et 2e cycles du secondaire En uente dans toutes les HDrairies Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.A LA TELEVISION jTinsmHi Le Télôjournal .dans le L’Épicerie La Petite Séduction / Smash Le Téléjournal Au-dessus Des kiwis et des./ placard Judi Richards de la mêlée Gaston Lepage Le TVA Sucré Par-dessus La Poule Qui perd gagne Dr House Le TVA 22 heures Sucré Cinéma / ALERTE À 18 heures Salé le marché aux oeufs.L Salé MALIBU: MARIAGE.Macaroni Ramdam Les P’tites Les Francs-tireurs/ Wallander: enquêtes criminelles / Une DocsPlus / Éloize, une histoire de tout garni Vues Mathieu Côté femme est retrouvée | pendue.cirque Le Grand Journal Les rois 450.[Cinéma / GLISSEMENT DE TERRAIN Le Journal 1 1 00/o Pub (17:00) de la pop Chemin.avec Vincent Spano, Alexandra Paul du soir Dominique Poirier en direct [Six jours en juin (1/2) Le Téléjournal .en parlait Le National [ Le Télôjournal Jrnl RDI Question.I Jrnl FR2 1 Vivre à vélo [Cinéma / LES INNOCENTS (4) Chirac 24 idées.Chroniques [ Journal [.étonnes! .couché Mayday Biographies / F.Chaloult J [Victimes / Entraîneur.Casse-cou 72 heures chrono | Dossiers Mystère Cinéma Déco sur.ménage Tout.noces Interventions Miracles Le goût.I | .d’un été | [Décore.[César.30 Jours / Pro-vie.Cinéma TopS.anglo Top5.InfoPlus M.Net | .clips | Le Flow [VJ TopRock.[.Pussycat Doll Hogan a.Mes vieux TopS.anglo En chute.franco TopS.anglo Musique I Patrick Bruel Gene Simmons Génération i 90 .in France Musique Top5.Summerland : la vie après Grenade.j'aime [Parents.1 PTO Les Sauvages Frank.R-Force .le trouble Degrassi Simpson [Delilah.6TEEN Di-Gata.Skyland Futurama [Simpson | [ Henri pis.Futurama Décalés.Simpson Star.Henri pis.Sports 30 Sport.Avant.| Hockey / Finale de la coupe Stanley: Sénateurs - Ducks | Sports 30 Boxe Chantiers Histoires de trains .ont changé le monde J AG [Cinéma / AU-DELÀ DE LA GLOIRE (4) .la prairie .des pays d en haut Viens voir./ C.Legault | Pour l'amour du country [Cinéma / ENZO FERRARI avec S.Castellltto (1/2) | L'Actors Studio Cinéma C.S.I.: Miami Porté disparu Pacific Homicide Whistler Nip/Tuck Le destin de Llsa Six pieds.La porte d Atlantis .nerdz I .fait Surnaturel Mélinda.La porte d Atlantis Les Stupéfiants Threshold Les artisans d'une.La société québécoise.Conférences.CORIM [ La "Boss".| [ Quartier.Entre l'arbre et l'école Étudiants.Caphar.loupe .de l'eau .camping Les Grands Aventuriers Cap sur la Catalogne Inspiration / A.Cousture Americas / Honululu [.aventure | [Jardins.de l'eau Zoé Safari Volt Panorama Staline [Cinéma / DEUX CRIMES (4) avec Damian Alcazar | Panorama Volt CBC News at Six This Hour .Gags | Hockey / Finale de la coupe Stanley: Sénateurs - Ducks I The National The Hour CTV News Access H.eTalk CSI: New York .Think you can Dance I Traveler CTV News CTV News .(00:05) News House.ET Canada ET 1 vs lOO American Inventor I Friday Night Lights ET Canada | 1 Taste.ET.Art Attack Lilly A Herd of their own | The Best of the Agenda New Tricks J .a Twitch n Spy The Best of the Agenda New Tricks .Raymond ABC News .Raymond Will, Grace The Next Best Thing American Inventor J Traveler Sex.City | Nightline | Kimmel News CBS News E.T.King of Queens Criminal Minds I CSI: New York News Late Chow with.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.