Le devoir, 17 mai 2003, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 17 D I M A .V C H E 18 M A I 2 O (I 3 E T CINÉMA Le nouvel âge de la machine Page E 6 DE VISU Vuillard, l’autre moderne Page E 7 ?LE DEVOIR ?Festival de théâtre des Amériques Dans le ventre du dragon Du 22 mai au 8 juin, Marie-Hélène Falcon nous donne rendez-vous avec des théâtres qui dérangent Vingt-trois spectacles présentés dans 15 lieux différents sur une période de 15 jours.Des compagnies qui viennent de partout, de Bogota ou de Berlin, comme de Toronto, de Madrid, de Montréal ou de Varsovie.Avec des propositions théâtrales métissées de toutes les influences culturelles.Avec un regard sur le monde qui se définit d’abord par l’audace et la remise en question.MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR Moins de dix jours avant l’ouverture de la 10e édition du Festival de théâtre des Amériques (FTA), Marie-Hélène Falcon a l’air étonnamment calme.On la dirait presque sereine, détachée de tout malgré les échéances qui déboulent autour d’elle, sur les chapeaux de roues.Après 20 ans d’une telle routine, on doit s’y faire.Elle revient à peine d’une séance de photo à l’IIsine Alstom où Robert Lepage reprendra l’intégrale de sa mythique Trilogie des dragons (FTÀ, 1987) pour ouvrir et clore le festival — un spectacle de près de six heures que le metteur en scène a évidemment remanié.Tout autour, le bureau se met peu à peu à bourdonner fébrilement Elle me reçoit sans artifices dans son antre, au huitième étage d’un immeuble paquebot du centre-ville, comme elle en recevra d’autres plus tard en après-midi puis demain, avec ou sans caméra, et encore plus tard, et encore plus nombreux, durant deux longues et pleines semaines trop chargées.La machine roule maintenant à pleine vitesse dans les bureaux du festival, qui en période de pointe emploie jusqu’à 150 personnes sans compter ses six employés permanents.Marie-Hélène Falcon survole tout cela.donc, l’air calme: il faut croire qu’avec les années, la patronne a aussi appris à déléguer.Sauf que ses yeux s’allument dès que je lui demande ce qui devrait marquer ce dixième FTA.Points de rupture •H y aura beaucoup de choses, vous savez: 23 productions, c’est beaucoup.Cinq de plus que lors de la dernière édition.Mais on peut certainement faire ressortir des points importants.Comme ce retour en force de l’Amérique latine que nous avons un peu délaissée au cours des dernières éditions.Et ces grands spectacles d’ici et d'ailleurs: Robert Lepage qui ne pouvait pas ne pas faire partie de la dixième édition du festival; le retour de Frank Castorf aussi, un des plus grands metteurs en scène de notre époque, qui s’attaque cette fois à Dostoïevski et à la logique totalitaire; Krzysztof Warlikowski, ce brillant metteur en scène polonais, qui monte une sorte de voyage au bout de la nuit signé Sarah Kane.Et tous ceux qui sont là, en fait: les expérimentateurs de chez nous, les Flamands iconoclastes de ü Bung, les Britanniques aussi et les Latins.Je pense que cette édition anniversaire du festival est très riche et permet de sentir ce que j’appelle les avancées théâtrales de notre époque.» Evidemment, le FTA n’est pas un «festival à thème» et il serait un peu ridicule de vouloir trouver un point commun à toutes les productions qu’il offre cette année.Ce n’est pas non plus avec 23 productions à l’affiche qu’on pourrait prétendre représenter «toutes» les tendances théâtrales du monde.Mais on peut quand même parler d’un lien entre tous les spectacles du festival puisque, comme le dit Marie-Hélène Falcon qui les a choisis un par un: «Ce sont tous des spectacles qui tranchent sur la pratique courante.Des points de rupture.» Des points de rupture, on en trouvera beaucoup dans ce 10' FTA s’il faut en croire sa directrice.Elle parle d’abord avec enthousiasme de la relecture de Humiliés et offensés de Dostoïevski par Castorf (le spectacle est présenté deux soirs au théâtre Maisonneuve de la PdA, les 3 et 4 juin), qui continue sa dénonciation virulente de toutes les sociétés sans âme, qu’elles soient totalitaires ou consuméristes: «Il a construit un monde hallucinant truffé de micros et de caméras cachés qu’il relie à celui de Dostoïevski de façon ingénieuse».Puis je la vois littéralement se laisser envahir par un tout autre type de présence, celle des Flamands — dont on vous reparlera plus longuement en cours de festival — qu’on a déjà vus aux Coups de théâtre et qui présentent ici ü Bung, un spectacle dans la lignée du travail d’Alain Platel et où des enfants jouent les rôles de leurs parents (Monument-National, du 28 au 31 mai).Et celle de César Brie, le Bolivien d’origine argentine, et de son Teatro de Los Andes, qui arrivent ici avec une lecture «andine» de Yllliade (du 23 au 26, à l’Usine C).VOIR PAGE E 3: FALCON « Ce sont tous des spectacles qui tranchent sur la pratique courante.Des points de rupture.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR « i H BLUES FI MAY La truite de Ray SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Chaque printemps parait toujours un disque, et un seul, rempli d’accents.Lesquels?Ceux qui vont ou, plutôt, se conjuguent avec l’air d’un temps qu’on voudrait {Jus printanier que ce qui est cette année mais qui.On s’embrouille! Disons-le comme ça vient chaque printemps est publié un album si frais, si ensoleillé, qu’il s’avère le bon compagnon des soirées au cours desqueDes le rosé est davantage à l’honneur que le rouge.Far le passé, on se souvient que les auteurs du coup parfait de la saison estivale s’appelaient Greg Brown, Bo Ramsey, J.J.Cale, Lucinda Williams, The Band, Johnny Cash avec Tom Petty, Tom Petty sans Johnny Cash et.c’est tout! Cette année, le premier rôle du coup musicalement rafraîchissant se nomme Ray Bonneville.11 joue de la guitare tendance fine, légère, et non «heavy macho m’as tu vu en cadavre».Il joue aussi de ITiarmonica; il chante sa petite voix intérieure.Et il compose, il écrit toutes ses chansons.Cèües de son nouveau compact, paru sur étiquette Stony Plain, ont été rassemblées sur Roll It Down.Ray Bonneville l’a produit avec le soutien de Colin Linden, connu pour avoir participé à des enregistrements d’un groupe justement baptisé The Band à la bande sonore du film O Brother! des frères Cohen, en plus de signer lui-même des albums bien enveloppés dans ces musiques qu’on désigne ainsi: les roots.Bon, euh.Là, il faut peut-être indiquer que Ray Bonneville s’est acheté une petite maison dans un petit village de l’Arkansas que traverse la White River.On mentionne cela parce que notre homme a fedt cela pour échapper à l’hiver et STONEV PLAIN RECORDS Un gros défaut de Bonneville: il se fait trop rare.pécher la truite quand il veut.On précise cela parce que ce Roll It Down est un ensemble de belles histoires de pêcheur sans les exagérations, sans les fioritures.Il y a la pêche qui fait son bonheur et l'inspire, mais il y a aussi, comme il l’a confié, le train de marchandises qui fait sa joie et l’inspire presque autant et qui passe et repasse trois fois par jour.Bref, de quoi faire rêver cet éternel voyageur devant l’éternel blues.Et puis, ce qui ne gâte rien, habiter l’Arkansas six mois par années facilite certaines choses.Les géographiques.Et d’une, il n’est guère éloigné des musiques de Nashville.Et de deux, il joue de plu$ en plus fréquemment dans les Etats des environs.On prend tout cela.On mélange tranquillement; on touille gentiment et ça produit un album qui a ceci de très séduisant qu’il est l’alchimie parfaite entre le country et le blues, le folk et le rock.C’est extrêmement bien joué.C’est un régal, un bonheur.Tellement qu’on a trouvé un gros défaut à Ray Bonneville: il se fait trop rare.Il est vrai que lorsqu’on peut pêcher quand on veut.ROLL IT DOWN Ray Bonneville Stoney Plain Records m codHtut'o11.»« I.Théàtr* d.U Manufacture Écrit, mis an acina at interprété DUBOIS MICHAUD 2D AVRIL 24 MAI 2003 ¦ * 4559, PAPINEAU-MONTRÉAL-QC ' www theatrelalicornf.com té LICORNE 514.523.2246 Janvier ToupinJhéM!li^^ un,eu roulant.^ J d'une grande efficacité.La Pre ludique et éclaté.«"•“““"‘«s* DERNIERES’^ RÉSEAU ADMISSION 514.790 1245 ou 1.800 361.4595 Le Kid rapplique DAVID CANTIN Dans le milieu de la musique électronique, Miguel Depedro a bien mauvaise réputation.Sous le nom d’emprunt de Kid 606, il ne se gêne pas trop pour parodier ITDM, réutiliser des bribes de succès de Missy Elliott et d’Eminem ou encore déconstruire la techno du mieux qu’il peut Pour le ‘2fï Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), on doit probablement s’attendre à une autre performance incendiaire, ce soir au Cégep de Victoriaville.Est-ce qu’on arrivera à en savoir phis sur ce CaK-fomien des plus controversés?À l’essentiel Joint à son domicile, l’artiste à qui l’on parle va à l’essentiel Depuis la parution de Down With The Scene en 2000 (sur l’étiquette Ipecac de Mike Patton), Kid 606 est devenu une sorte d’enfant terrible de l’électronique.Comment lui-même perçoit-il cette image qui le rattrape sans cesse?«Je ne m’en Jais pas trop, c'est secondaire à mon avis.Pour moi, ce qui importe, c’est d’avoir la liberté nécessaire afin de produire la musique qui m’intéresse.Je ne veux surtout pas me répéter.Le changement est ce qui me stimule.» On ne peut qu’être d’accord avec l’affirmation de ce cabotin mi-sérieux.Lorsqu’on regarde de près la discographie du surdoué, les extrêmes se côtoient d’une parution à l’autre.Du glitch minimal de PS 1 Love You (sur Mille Plateaux) à l’exubérance chaotique de The Action Packed Mentalist [.] (sur sa propre étiquette Tigerbeat6), il y a une marge assez large.D’ailleurs, on revient sur ce dernier titre qui récupère des noms aussi connus que Soul II Soul ou D12 à l’intérieur d’un mix plutôt bordélique.«Mon but était d’aller à l’encontre de toute une intelligentsia de l’électronique qui ne veut rien savoir de la musique populaire.Je ressentais le besoin de détourner un hit comme Get Ur Freak On afin d’en insérer des bribes dans un tout autre contexte.Depuis, la pratique est devenue courante.Ce n’est pas simplement de choquer, mais plutôt de prendre des risques.» Comment un fan de Missy Elliott se retrouve-t-il soudainement dans la programmation du FIMAV?On précise que Michel Levasseur, le di- recteur en chef, a aussi invité des duos comme Tim Hecker-Oren Ambarchi ou Peaches-Pan Sonic (demain soir au cégep) pour cette 2Qf édition.De l’avis du rebelle du laptop lui-même, «tout peut arriver lors d’une prestation de Kid 606.Je n'aime pas trop préparer quelque chose de défini à l’avance.On verra surplace l’énergie qui circulera».Puisque l’artiste californien refuse le moindre compromis, on s’informe également sur ses projets à venir.La réponse est immédiate, «fai un disque de prêt pour Ipecac qui devrait paraître normalement à la fin de l’été ou au début de l’automne.Je crois qu'on voulait que je refasse un autre Down With The Scene, ce qui ne m'intéressait vraiment pas.L'album emprunte une sorte de virage électronique du côté de la dancehall et du ragga.Mes collaborations avec des artistes comme The Bug ou D] Rupture ont beaucoup influencé mon travail dernièrement.Cest peut-être mon truc le plus accessible.En même temps, il y a des éléments assez bizarres qui fusionnent.Ensuite, j'ai quelque chose d’autre de prêt mais je ne sais pas encore où cela va sortir.Cest encore plus personnel.» Avant de terminer la discussion, la fameuse scène montréalaise se glisse entre quelques propos au sujet de l’état de santé de la musique électronique en ce moment.Kid 606 maintient tout de même certaines réserves.«Comme partout, il y a du bon et du mauvais, fadore quelqu’un comme Akufen.H faut aussi se méfier de ce que les médias inventent.Le même phénomène s’est produit à San Francisco.» En parlant de bon, le créateur s’empresse de dire quelques mots au sujet de son label Tigerbeat 6.«Ça se passe plutôt bien.C’est très stimulant de travailler avec des personnes comme Lesser ou Electric Company Us ont une manière bien à eux de détourner l’électronique au sens habituel du terme.» On pourrait en dire autant de Kid 606 dans sa démarche des plus paradoxales.FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE ACTUELLE DE VICTORIAVILLE Jusqu’au 19 mai VITRINE DU DISQUE Et en plus, Caria Bruni a du giilil caria bruni QUELQU’UN M’A DIT Caria Bruni NaiVe/Audiogram (Sélect) '\T oyez comme la vie est injuste.D V se trouve que Caria Bruni a aussi du talent C’est rageant.Les ex-mannequins célèbres ne peuvent pas avoir du talent, c’est Dieu qui veut ça, tout l’équilibre naturel des choses tient là-dessus.Ce serait trop disproportionné, autrement Déjà qu’il y a ce navrant écart entre les riches et les pauvres qui ne cesse de s’agrandir, si faut en plus que les déesses de beauté soient autre chose que des muses, on finira par ne plus croire en rien.Avec Naomi Campbell et Karen Mulder, au moins, on était rassurés: les disques nés de leurs velléités de chanteuse ont confirmé l’inéluctable vérité.Nunuches elles paradent, nu-nuches elles chantonnent.Et ce, malgré les efforts des rockstars qui leur tournent autour comme de vieux 45-tours rayés.Avec la Bruni, ex-p’tite copine des Clapton, Jagger et autres Julien Clerc (je tiens ce curriculum du cœur de mon amie Louise Dugas du Elle-Québec: je ne sais jamais qui sort avec qui, moi), ça ne pouvait qu’être pareil.De fait, quand j’ai lu qu’il y avait ce vieux punk de Louis Bertignac, l’ancien loubard de Téléphone, à la réalisation et aux guitares de ce premier album intitulé Quelqu’un m’a (itf, j’ai fait hé hé.Quelqu’un avait bien travaillé pour la princesse, supputais-je.Et puis j’ai écouté, écouté et encore écouté le disque.Et constaté que mam’zelle Caria, en plus de chanter fort joliment écrit et compose toutes ses admirables chansons tout en grattant elle-même sa sèche.J’ai fait ça alors.Faut croire que ça se peut.Talent beauté, sensualité, finesse et pertinence à la même adresse.Ça rend fou: elle a tout Un peu de la mélancolie de Françoise Hardy, un peu du timbre étouffé de Barbara, un peu de la délicieuse légèreté de Jeanne Moreau quand elle chantait Le Tourbillon dans Jules et Jim, et aussi un peu beaucoup de tout ce qu’il y a de bon dans la nouvelle chanson française des Keren Ann, Benjamin Biolay, Coralie Çlément Vincent Delerm et autres Emilie Simon, à savoir des textes en forme de petit cinéma personnel, des mélodies en filigrane, une voix diaphane.Bret de quoi craquer en même temps que son alibi.Et réécouter Le Toi du moi, débité par la belle à trois cents à l’heure: «Tu es mon pile, je suis ton face / Toi mon nombril, et moi ta glace, /Tues l’envie et moi le geste / Tes le citron, et moi le zeste.» Zoui, je le veux.Quand je pense qu’elle est même pas mon genre.Ce visage trop parfait, ce corps impossible-ment filiforme, c’est repoussoir tel lement c’est inaccessible.Et pourtant, par les chansons, on a accès.Quelqu’un qui écrit et chante: «Tout le monde est une drôle de personne, / Tout le monde a l’âme emmêlée, / Tout le monde a de l’enfance qui ronronne /Au fond d’une poche oubliée» (Tout le monde), c’est quelqu’un qui vibre comme vous et mol fût-ce sous une peau trop lisse.Caria Bruni a aussi du cœur, c'est effarant.Et même de l’humour, c’est patent dans/en connais, chanson à propos des tas de types qui lui tombent aux pieds: «fen connais tant tellement ça me prend trop de temps,/Et ma pauvre maman se dit en soupirant, / “Qu’ai-je fait pour cela?Est-ce ma faute à moi, / Si ma fille est comme ça?”» D faut bien l’avouer, Bertignac n’a fait qu’ajouter un peu de paille — guitare slide, mandoline, quatuor de cordes — sous un lit déjà bien fait.Les chansons tiennent toutes seules telles que données guitare-voix par Caria, pas compliquées mais pas si faciles non plus, un brin folk-blues ici (J’en connais, L’Amour), un chouia slow-rock là (Le Ciel dans une chambre, Chanson triste), avec juste ce qu’il faut d’originalité dans les phrasés pour distinguer la manière Bruni de la petite foule des contemporains nommés plus haut (ses airs à débit rapide, Le Toi du moi, La Dernière Minute, sont à ce titre les plus inimitables).de LARRY TREMBLAY mise en scène de CLAUDE POISSANT talent Pas moyen d’en sortir ce disque est fichtrement bon, D n’y a qu’à l’apprécier.Que dis-je, le goûter, le laisser dégouliner partout comme une glace italienne sous un trop chaud soleil.En se disant tout bas qu’il y a quand même un semblant de justice en ce bas monde: Caria Bruni en effet semble à peu près incapable, de rendre ses chansons sur scène.À la télé française l’autre soir, elle s’emmêlait les pinceaux que c’en était gênant Et charmant forcément Décidément on ne lui résiste pas.Sylvain Cormier ROCK FEVER TO TELL Yeah Yeah Yeahs (Interscope-Universal) Miracle.Les Yeah Yeah Yeahs ont survécu à ces nombreuses rumeurs qui entouraient la sortie éventuelle de Fever To Tell.Après avoir retenu l’attention grâce à quelques singles dévastateurs, ce trio issu de la «nouvelle vague new-yorkaise» réussit à convaincre avec un premier album de rock gonflé à bloc.D y a surtout la présence de la sulfureuse Karen O., qui se retrouve quelque part entre Patti Smith, Kim Gordon et Courtney Love.Autrement ce groupe poursuit dans la lignée des Sonic Youth, Jon Spencer Blues Explosion ou encore les défunts Royal Trux.Aussi cru qu’enflammé, Fever To Tell commence avec une fougue similaire au Master EP: un chaos spontané qui brille par sa nonchalance, de même que par son énergie fulgurante.Bordélique à souhait, des mélodies puissantes se bousculent sur des titres comme Rich ou Black Tongue.Malgré des influences très présentes (des racines punk au no-wave) , les Yeah Yeah Yeahs malmènent un rock qui en a grandement besoin ces temps-ci.Avec beaucoup de charisme, la chanteuse et ses deux acolytes poussent la fièvre à son paroxysme.De plus, l’album se termine sur une note assez calme.Après les Whites Stripes, c’est au tour des Yeah Yeah Yeahs de s’élever au premier rang.La hype disait vrai après tout David Cantin #TN|U
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