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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2007-06-16, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.XCVIII N" 1 34 ?LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 2,20$ + tax e s = 2,50$ L’univers secret des jurés Petit voyage derrière les portes closes d'un jury r i NEWSCOM La plupart restent bouche bée quand le juge leur dit de prendre place en avant.Mais peu importe la réaction, plus d’un millier de Québécois sont obligés chaque année de faire une pause dans leur vie pour siéger comme juré.Une expérience rare et intense.Notre journaliste l’a récemment vécue: il raconte ce qui se passe derrière les portes closes d’un jury.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ La petite salle du palais de justice de Montréal n’a pas de fenêtre.La chaleur est étouffante, un mélange de tension et de manque d’aération qui fait que tout le monde est à fleur de peau.Les nerfs à vif.D faudra pourtant se calmer nous, les 12 jurés, serons séquestrés jusqu’à ce qu’on s’entende sur un verdict unanime.Coupable ou pas, le présumé assassin manieur de couteau?Nous voilà dans un remake bien concret du film Douze hommes en colère.Même stress ambiant, même histoire louche sur le grill, mêmes discussions serrées et portées par des protagonistes aux personnalités antagoniques.On sent sur nos épaules cette pression qui retient Henry Fonda dans le film de Sidney Lumet Ce doute dont on ne sait s’il est raisonnable ou non.Cette crainte de Terreur qui enverrait un innocent derrière les barreaux.D y a aussi ce poids moral qui pèse quelque part en-dedans.Juger un de ses pairs, le balancer en prison?Pourquoi nous, de quel droit quelle compétence?Et Double comptabilité pour lllot Voyageur La direction des investissements de l’UQAM a caché l’explosion des coûts de construction KATHLEEN LÉVESQUE CLAIRANDRÉE CAUCHY L?histoire se répète.La direction des investissements f de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a caché l’explosion des coûts de construction de l’îlot Voyageur, comme elle l’avait fait dans le cas du Complexe des sciences, au conseil d’administration de l’établissement ainsi qu’au réseau de l’Université du Québec.Selon diverses sources proches du dossier contactées par le Devoir, la gestion du projet de Tîlot Voyageur a été menée avec une double comptabilité.La direction des investissements alors dirigé par M.Nicolas Buono, avait établi deux versions des analyses financières des coûts de construction selon que les chiffres étaient destinés aux membres du conseil d’administration de l’UQAM et à l’assemblée des gouverneurs du réseau de TUQ ou à im usage à l’interne.Par exemple, lorsque le conseil d’administration de TUQAM a été informé en avril 2006 des modifications apportées au projet, le directeur des investissements aurait alors affirmé que ces modifications n’entraînaient pas de majoration du budget voté en mars 2005 à hauteur de 325 millions.Or, selon nos informations, les estimations s’élevaient plutôt, à cette période, à 388 millions.En mai dernier, la direction faisait état d’un coût de construction de 406 millions.Comme Le Devoir]’a appris, le «comité de gouvernance» de TUQ conclut à une double comptabilité pour l’îlot Voyageur.«L’état des lieux n’était présenté ni au conseil d’administration de l’UQAM ni à l’UQ», a indiqué une source qui a requis l’anonymat Le rapport du «comité de gouvernance» mis sur pied afin d’analyser les façons de faire utilisées à TUQAM jusqu’à maintenant et les mesures à mettre en place pour éviter que les dérapages ne se reproduisent est en rédaction.Il devrait être déposé d’ici la fin du mois à l’assemblée des gouverneurs.Le rapport souligne les faiblesses de la gestion de TUQAM pour l’ensemble des dossiers immobiliers.Le risque VOIR PAGE A 12: UQAM ¦ Le chantier va-t-il conjurer le mauvais sort?, page B 1 ¦ L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page B 4 VOIR PAGE A 12: JURÉS Le dernier rempart de la démocratie ¦ Une loterie contestée, pages A 8 et A 9 «L’état des lieux n’était présenté ni au conseil d’administration de l’UQAM ni à l’UQ.[.1 On doit changer les mœurs.» Gaza aux mains du Hamas Gaza — Après les Etats-Unis et l’Union européenne, le Quartet des médiateurs internationaux pour la paix au Proche-Orient a apporté hier son soutien au président palestinien Mahmoud Abbas, qui a formé un cabinet de crise jugé illégitime par le Hamas.Ismaël Haniyeh, premier ministre du gouvernement d’union dissous par Abbas en vertu de Tétât d’uigence, a néanmoins souhaité la reprise des discussions avec le Fatah, évincé la veille de la bande de Gaza au terme d’une semaine dintenses combats.VOIR PAGE A 12: HAMAS ¦ Autres textes en pages A 10 et B 2 -J O' INDEX Actualités.A3 Annonces.C 10 Avis publics.C 8 Bourse.C 4 Carrières.C 6 Décès.C 10 Économie.C 1 Éditorial.B 4 Idées.B 5 Monde.A10 Mots croisés.D 5 Météo.Cil Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 11 Sudoku.C 8 CharlÉlie Couture: cœur de Pomme Pas de queue-leu-leu dans Tantichambre d’une suite d’hôtel pour CharlÉlie Couture.Il a accepté de venir dans mon 6 1/2 pour l’entrevue.Rare sortie pour un chanteur français de passage.Moins rare, sans doute, pour un artiste multidisciplinaire établi à New York, fût-il aussi chanteur français depuis trois décennies.Aussi libre de mouvement dans sa vie d’artiste new-yorkais que coincé aux entournures dans sa vie de chanteur français, CharlÉlie a trouvé la parade: tout créer à New York.Ça donne des expos de peinture, de photos, et ça donne aussi New YorCœur, album de chansons sans entraves.SYLVAIN CORMIER Vu d’en haut de 1,’escalier extérieur, c’est fou comn)e CharlÉlie Couture ressemble à CharlÉlie Couture.Le coco à nu sous la casquette, les yeux clairs derrière les lunettes noires, le menton volontaire derrière l’impériale désormais toute grise et la charpente solide sous le faux déguisement de grand gamin punk.Faux déguisement parce qu’à la longue, c’est devenu totalement lui: le bermuda noir, la veste noire, les bottes de combat noires et les bas gris.Et le t-shirt publicitaire du nouvel album.VOIR PAGE A 12: COUTURE !fif i ! .5 a» JACQUES GRENIER LE DEVOIR CharlÉlie cadre avec les mains, comme si c’était lui qui photographiait.Avec les lunettes, s’il vous plaît.CharlÉlie est sa propre création, pas question de s’afficher autrement «C’est comme ça.» 4 \ ï 94187345 i1 q * m v £$ \M / >i 'I % li 1 .ffl ^ i»:î 11 ^ X, au\V ' : '' ¦.' ; • :¦*< ô Œ3LÏÏËS QQ&Qi UNIVERSITÉ LAVAL é » i i LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 A 3 ACTUALITES Gambard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514)866-3876 ROLEX Vente et service JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nelson et Louise De Sousa, qui ont perdu leur fille Anastasia (à gauche) dans la fusillade survenue au collège Dawson, écoutent, avec le premier ministre Jean Charest, le rap de Hayder Kadim (à l’avant-plan).Ils se trouvaient tous à Dawson, en compagnie d’une bonne cinquantaine de personnes, pour souligner le dépôt du projet de loi relatif au contrôle des armes à autorisation restreinte et des armes prohibées.À la mémoire d’Anastasia Charest part à la chasse aux armes semi-automatiques Le gouvernement Charest a déposé hier son projet de «loi Anastasia» pour circonscrire l’utilisation des armes à autorisation restreinte et des armes prohibées.Le texte est accompagné de mesures de 9,9 millions de dollars pour éviter, dans la mesure du possible, la répétition de fusillades en milieu scolaire.BRIAN MYLES Le premier ministre Jean Charest a appelé les Québécois à un changement de mentalité pour prévenir les fusillades meurtrières comme celle ayant coûté la vie à la jeune Anastasia De Sousa, au collège Dawson.Il les invite à la dénonciation et il part du même coup à la chasse aux armes semi-automatiques, afin d’en retirer le plus possible de la circulation.La loi impose des contraintes supplémentaires aux propriétaires d'armes et aux exploitants de clubs et champs de tir.Elle s’inscrit dans une philosophie générale de vigilance de toute la population.M.Charest en a fait l’annonce, hier, au collège Dawson.Le 13 septembre dernier, ce collège du centre-ville de Montréal a été livré à la folie de Kimveer Gill, qui a assassiné Anastasia De Sousa, 18 ans, et blessé une vingtaine d’autres étudiants avant de se suicider, au moyen d’une arme semi-automatique légalement acquise.«Ce que nous visons, c'est une société où chaque citoyen se sentira responsabilisé et concerné lorsqu’il sera devant une personne qui a un comportement [.] à risque pour soi-même ou les autres», a dit le premier ministre Charest Ce contrôle accru sur la circulation des armes est accompagné de mesures complémentaires d’une valeur de 9,9 millions.Une unité mixte de lutte contre la contrebande des armes verra le jour, au coût de 6,2 millions.L’unité mixte mobilisera une douzaine d’enquêteurs de la SQ, de la GRC, du SPVM et de certains corps de police municipaux.L’unité de cybersurveillance et de vigie de la SQ recevra 1,7 million pour que ses enquêteurs puissent patrouiller le cyberespace.Gill avait fait part de ses projets morbides dans Internet et il posait avec ses armes dans le site de Vampirefreaks.com.En surveillant mieux Internet, la SQ croit qu’elle sera en mesure de déjouer des projets de fusillade avant qu’ils ne se concrétisent Enfin, une aide de deux millions est consentie aux policiers pour qu’ils cognent à la porte de quelque 22 000 personnes qui possèdent 53 000 armes à autorisation restreinte ou prohibées sans que les autorités sachent pourquoi.Dans le cafouillage ayant présidé à la naissance du registre fédéral des armes à feu, ces 53 000 armes ont été enregistrées sans motif connu.La loi permettra aux policiers de les saisir s’il s’avère que leurs propriétaires n’entrent pas dans les quatre catégories permettant la possession d’une arme à autorisation restreinte (protection personnelle, collection, usage professionnel, pratique du tir).La loi prévoit aussi: ¦ de nouvelles exigences pour les clubs et champs de tir.Ceux-ci devront obtenir un permis de fonctionnement, tenir un registre de fréquentation des membres, signaler obligatoirement à la police les comportements anormaux et les absences de plus d’un an au sein de la clientèle; ¦ des contrôles plus serrés pour les propriétaires d’armes à autorisation restreinte ou prohibées.Ceux-ci devront obligatoirement s’inscrire à un club de tir.Il faudra s’adresser directement à la police et se soumettre à un test d’aptitude pour obtenir un nouveau permis; ¦ l’interdiction de posséder tout type d’arme à feu sur le site des écoles, des garderies et dans les transports publics ou scolaires.Les fautifs sont passibles d’une amende de 5000 $ et leur arme sera confisquée sur-le-champ; ¦ une mesure incitant les profes-sionnels de la santé (médecins, psychiatres, psychologues, conseillers en orientation et travailleurs sociaux) à signaler aux policiers les comportements à risque.Pour le personnel du milieu scolaire, la dénonciation devient obligatoire.La loi leur assure en revanche l’anonymat et la protection.Initiative touchante Les parents de la disparue, Nelson et Louise De Sousa, étaient au collège Dawson hier.Ds ont accepté que le projet du gouvernement Charest devienne symboliquement la «loi Anastasia».Le couple s’est dit 4ouché» par l'initiative des libéraux et il espère que le gouvernement Harper leur emboîtera le pas.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a d’ailleurs concédé hier que la «loi Anastasia» va aussi loin qu’eDe le peut dans la limite des pouvoirs dévolus à la province.«Ce que nom faisons aujourd’hui, c’est le maximum que nous pouvons faire à l’intérieur de nos champs de compétence.Nous voudrions pim de pouvoirs et nous demandons cette délégation au gouvernement fédéral», a dit M.Dupuis.Québec souhaite notamment resserrer les règles sur le contrôle et l’entreposage des armes.Hayder Kadim, un survivant de Dawson, a tenté de rencontrer le premier ministre Stephen Harper à plusieurs reprises pour le sensi-biliser à la question du contrôle des armes, mais sans succès.Kadim a été atteint par trois balles lors de la fusillade, dont l’une à la tête.C’est un miracle s’il a survécu.Cet artiste a joué hier une chanson rap de son cru qui détaille avec lucidité l’expérience du 13 septembre.Il juge «honteux» que Gill ait pu posséder légalement une arme semi-automatique.Québec a par ailleurs obtenu l’appui de l’Ontario dans sa bataille pour rapatrier des pouvoirs sur le contrôle des armes à feu.La Ville de Toronto éprouve de graves problèmes de violence entre les gangs criminels.Encore récemment, deux jeunes ont été assassinés, dont l’un en pleine école.«Nous devons mettre un terme aux échappatoires de la loi qui font en sorte que des milliers d’armes de poing se retrouvent dans les rues de nos villes», a dit le procureur général de l’Ontario, Michael Bryant.«Nous devons vider nos rues des armes de poing, un point c’est tout», a-t-il ajouté.Le Devoir Restauration de luminaires » H antiques et contemporains ü , V wzî r&slauromt tout.sou/'les coeurs brisés / 4652, bout.Décarie, Montréal S14-484-8332 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 Deviens chercheur en sciences de la santé.Il n'est pas trop tard pour faire une demande d’admission.ulavai.ca/sauverdesvies UNIVERSITÉ LAVAL Ü! CHUM Jacques Turgeon Le nouveau directeur du Centre de recherche du CHUM Le directeur général du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, le Dr Denis R.Roy, a le plaisir de souligner l’entrée en fonction le 31 mai 2007 de M.Jacques Turgeon.Ph.D., à titre de directeur du Centre de recherche du CHUM (CRCHUM).Après avoir obtenu un baccalauréat en pharmacie en 1963, une maîtrise en pharmacocinétique en 1984 et un doctorat en métabolisme des médicaments en 1987 à l'Université Laval, M.Turgeon a complété des études postdoctorales de 1988 à 1990 au département de pharmacologie clinique de la Vanderbilt University à Nashville, aux États-Unis.I! a {oint par la suite la faculté de pharmacie de l'Université Laval en 1990 à titre de professeur adjoint, où II est devenu professeur agrégé en 1993, puis professeur titulaire en 1998.Après avoir occupé le poste de directeur senior du département de pharmacocinétique chez Phoenix International Sciences de la Vie à Montréal, M.Turgeon a été nommé doyen de la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 2000 et vice-recteur -Recherche en 2005.| À titre de chercheur, M.Turgeon a consacré surtout ses travaux sur le rôle des facteurs génétiques dans la réponse aux agents cardiovasculaires.Plus récemment, il a su intégrer des approches de recherche novatrice de la cellule à l'homme.Membre de plusieurs comités d'organismes subventionnaires, Il a également été responsable de la recherche à l'Institut de cardiologie de l'Hôpital Laval à Ste-Foy, de 1990 à 1998.À propos du CHUM Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal offre des services spécialisés et ultraspécialisés à une clientèle régionale et suprarégionale.Il offre également, pour sa zone de desserte plus Immédiate, des soins et des services hospitaliers généraux et spécialisés.Le CHUM réalise les cinq volets de sa mission de soins, de recherche, d'enseignement, d’évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé et de promotion de la santé dans une perspective de réseaux intégrés.L'HÔtel-Dleu, l'Hôpital Notre-Dame et l'Hôpital Saint-Luc forment le CHUM, dont les quelque 10000 employés, 900 médecins, 270 chercheurs, 5000 étudiants et stagiaires, ainsi que 800 bénévoles, accueillent plus d'un demi-million de patients par année.CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Les bloquistes disputent aux conservateurs le titre de champion de la loi et de l’ordre Porter les couleurs des Hell’s devrait être puni d’au moins cinq ans de prison HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le Bloc québécois n’entend pas laisser le champ libre au Parti conservateur dans le dossier de la justice criminelle.Afin de se faire une niche bien à lui, le parti souverainiste a accouché d’une dizaine d’idées pour durcir son image.Au menu: abolir les libérations conditionnelles automatiques au sixième de la peine et le temps d’incarcération avant la sentence qui compte en double.Parce qu’être progressiste ne signifie pas être laxiste, ont rappelé les députés.Le Bloc québécois a planché pendant six mois sur cette question.Devant l’avalanche de projets de loi déposés par le gouvernement conservateur et l’opposition frontale qu’y offrait souvent le Bloc, le parti a senti le besoin de rappeler qu’il n’était pas forcément contre le resserrement du Code criminel, mais seulement contre l’approche «dogmatique» préconisée par l’équipe de Stephen Harper.Réal Ménard, Serge Ménard, Maria Mourani et Carole Freeman ont donc accouché de huit propositions et quelques «pistes de réflexion».Celle qui est susceptible de taire parier est cette idée d’interdire l’utilisation des logos de groupes criminalisés reconnus, comme la tête de mort ailée des Hefl’s Angels.Le but est d’empêcher tout individu de s’identifier comme membre de ces groupes criminels.Réal Ménard a raconté une anecdote au sujet d’un porte-monnaie oublié lors d’un rassemblement de Hell’s Angels, que personne n’avait osé ramasser.«Que veut dire ce symbole-là?, s’est demandé M.Ménard.Ça encourage l’intimidation.» Le député reconnaît que l’idée est provocatrice.Les peines maximales pourraient aller de cinq à 14 ans de pénitencier.Les autres propositions susceptibles de récolter un succès auprès des citoyens ont trait au resserrement des normes dp remise en liberté des détenus.A l’heure actuelle, les prisonniers sont relâchés au sixième de leur peine (ou six mois, selon le délai le plus long) s’ils ne présentent pas de risque de récidive violente.Le Bloc veut abolir la notion de violence, car il rend admissible de facto tous les criminels à cravate et beaucoup de chauffards ivrognes.Tout risque de récidive devrait être pris en considération.«Nous croyons que, lorsqu’un juge rend une sentence, au sixième de cette sentence, il est bien tôt pour la modifier de façon importante», a , commenté le député Serge Ménard.«Une libération avant terme doit se mériter», ajoute-t-il.C’est pour cette même raison que le parti veut aussi mettre un terme à la libération d’office, aux deux tiers de leur peine, dont bénéficient presque tous les prisonniers ne s’étant pas qualifiés plus tôt pour une sortie hâtive.De plus, le temps passé derrière les barreaux en attendant la fin d’un procès et le verdict ne devrait plus compter en temps double dans le calcul de la sentence.«Le Bloc québécois comprend qu’il soit choquant pour la population en général et les victimes de constater une [telle] pratique arbitraire», a reconnu Carole Freeman.Les députés ont nié que cette réorientation de leur parti se veuille une réponse au Parti conservateur, qui semble faire des heureux au Québec avec son approche musclée en matière de justice.Les récents succès électoraux de l’Action démocratique du Québec en seraient une preuve supplémentaire.«Il y a des gens qui sont inquiets dans nos comtés, rétorque Réal Ménard.On reçoit des gens qui se demandent comment se fait-il qu’il y a des détenus qui sortent seulement après le sixième de leur peine, qui sont en liberté alors qu’ils ne devraient pas l’être ou encore qui ne subissent pas d’évaluation, et on pense qu’il faut s’attaquer à cela.» Il ajoute un peu plus tard «que ce ne sont pas des motivations électorales.On prend acte de ce que nos électeurs nom demandent.R y a des virages qu’il faut faire».Le Devoir Marie-Paule DESJARDINS nHNMREBIOBIMPIIIQIIE BES FEMMES CÉ1ÈBRES ET REMARBUBBIES BE BRIBE MSTBIRE 608pages-40$ ISBN 978-2-7601-6946-3 GUERIN, éditeur liée 514-842-3481 POÜRQU'OII SE S0UUIEHHE D'ELLES.En vente dans toutes les librairies Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Solde d'été de20%à75r RA.eE ALAIN GIROUX HÔTEL REINE ÉUZABEtA 900, René-Lévesque Ouest Montréal (8141861-8138 vX1 LE DEVOIR.L ES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 A 4 LES ACTUALITES Le cynisme froid Parizeau reste discret au sujet du couronnement de Pauline Marois I -5 p -l\ Gil Courtemanche Nous parvenons difficilement à comprendre les décisions de nos gouvernements, par exemple lorsqu’ils admettent que la planète est en danger et annoncent qu’on en reparlera plus tard.C’est essentiellement ce que le sommet du G8 nous a dit.Nous lisons les manchettes de tous les journaux qui nous annoncent un progrès, mais nous ne sentons pas ce progrès.Sans être des savants, nous savons que Harper et Bush ne veulent pas protéger l’environnement.Alors, nous inventons des explications pour comprendre cette absurdité.Nous leur prêtons alors l’excuse et l’explication de l’ignorance, de la bêtise ou de l’idéologie.Ces gens ne sont ni ignorants ni fanatiques.Ils sont ce qu’ils sont: des capitalistes qui protègent leurs amis.George W.Bush et son petit cousin canadien connaissent toutes les études sur le réchauffement de la planète, ils sont mieux informés que vous et moi.Ils savent en détail la catastrophe annoncée, en connaissent mieux que nous toutes les ramifications, les territoires qui seront dévastés.Ils choisissent délibérément de s’en foutre complètement.Ils invoquent l'économie, le niveau de vie, bousculent tous les arguments qui disent le contraire, ne trouvent aucun raisonnement scientifique qui les appuie, mais ils persistent A Washington, par exemple, toutes les études et les propositions dans le domaine de l’énergie et du réchauffement de la planète sont passées au crible par un comité spécial responsable de l’énergie.Ce comité est dirigé par le vice-président Dick Cheney et composé presque uniquement d’anciens responsables de l’industrie pétrolière ou de gens qui leur sont favorables.Le vice-président passe ses weekends de chasse avec ses copains de la firme Halliburton, dont il est un ancien dirigeant, et, entre deux faisans,,ils concoctent la position des Etats-Unis au G8, position qui sera par la suite celle du Canada.En clair, c’est l’industrie qui rédige sa propre politique.Puis, la comédie des communiqués commence, dûment rapportée par tous les médias de la planète.Le même cynisme et la même indifférence se manifestent dans bien d’autres domaines.Prenons par exemple la touchante unanimité qui s’est faite au G8 à propos de l’aide à l’Afrique.Le Canada et ses partenaires des pays riches se sont engagés à augmenter à 60 milliards de dollars l’aide au développement pour l’Afrique noire d’ici 2010.Cette nouvelle sollicitude s’était exprimée la première fois en 2005 lors du G8 que présidait le premier ministre Tony Blair.Bono avait accordé sa bénédiction à cette initiative du siècle qui devait porter l’aide à 50 milliards en 2010.Au moment de cette proclamation solennelle, l’aide s’élevait à environ 36 milliards.En 2006, on aurait dû, dans la foulée de cet engagement, noter une augmentation substantielle des transferts occidentaux vers l’Afrique.C’est exactement le contraire qui s'est produit puisque les huit pays les plus riches du monde ont consacré seulement 31 milliards à l’aide au développement.On reconnaîtra que cela prend quand même un sacré culot pour revenir un an plus tard et proclamer de nouveaux objectifs ambitieux alors qu’on vient tout juste de constater qu’on n’avait pas atteint des objectifs plus modestes.Cela ressemble aussi à la méthode Harper dans son plan de contrôle des émissions de gaz à effet de serre: on proclame des objectifs ronflants et lointains pour, en fait dissimuler des reculs à court et moyen terme.?Ce même cynisme dans l’exercice du pouvoir, on peut le constater sans arrêt.Il s’agit en fait de prendre des décisions dont on sait très bien qu’elles vont à l’encontre de l’intérêt collectif mais qui font plaisir à un petit groupe de proches ou à un lobby efficace.Voici deux exemples récents.Depuis qu’il est minoritaire, le gouvernement Charest est devenu le gouvernement le plus vert du pays.Il a reculé dans l’affaire du parc du Mont-Orford, il promet la vigilance dans le projet de développement des îles de Boucher-vifie, il a souligné les qualités du programme de transports du maire Tremblay et il vient d’annoncer comment il pénalisera l’industrie pétrolière pour ses émissions de GES.Voilà qui réjouit et qui fera peut-être oublier à la majorité de la population que, du même souffle, il vient de s’engager à prolonger l’autoroute 25 et à construire un pont à péage dont le coût de passage sera inférieur à celui du tarif des transports en commun.Le gouvernement sait fort bien que ce projet va à l’encontre de toutes les politiques qu’il vient d’annoncer, mais cela ne le dérange absolument pas.Un dernier exemple: depuis des années, on compte sur la sensibilisation du public et des campagnes de publicité inutiles pour accroître la sécurité routière.En Europe, on sait depuis longtemps que seule la répression est efficace en ce domaine.C’est pourquoi on interdit de plus en plus l’utilisation des téléphones portables qui multiplient les risques d’accident par quatre et que toutes les grandes routes sont maintenant truffées d’appareils photo radar.Ici, les transporteurs et les chauffeurs de taxi s’opposent.Le gouvernement tergiverse et continue d’engloutir des millions dans des messages qui ne dissuadent personne.C’est cela, le cynisme.On sait bien qu’on tue des gens en ne faisant rien et on ne fait rien.Collaborateur du Devoir euébec — L’ancien premier ministre Jacques Parizeau a sé hier de commenter le couronnement probable, d’ici la fin du mois, de Pauline Marois à la tête du Parti québécois.M.Parizeau, intellectuellement alerte mais physiquement affaibli, était de passage à Québec pour prononcer une conférence devant les fonctionnaires du Québec et vanter les mérites d’un Etat fort et souverain.Agé de 76 ans, l’ancien premier ministre a commencé par livrer son allocution debout mais il a dû s’interrompre et, les mains tremblantes, s’asseoir avant de retrouver le fil et de poursuivre son discours 30 secondes phis tard.Invité un peu phis tôt à commenter les chambardements survenus au sein du PQ au cours des derniers mois et surtout à dire si Pauline Marois était la meilleure personne, dans les circonstances, pour diriger le parti souverainiste et le mener à la victoire, M.Parizeau a conservé le mutisme.«f ai réussi à passer toute une campagne électorale sans faire une seule déclaration, alors vous pensez bien que je vais être capable de passer à travers un colloque sans en jaire non plus», a déclaré M.Parizeau, à qui on a souvent reproché par le passé de jouer les «bellesmères».A propos du changement de la garde au PQ, il a dit qu’il ne soufflerait pas un mot «ni aujourd’hui, ni hier, ni demain.Ces commentaires-là, je n’en fais plus», a-t-il tranché.M.Parizeau était invité par les membres du Syndicat de la fonction publique (SFPQ) réunis en col-loquç à expliquer sa vision du rôle de l’Etat Devant une salle à moitié vide, il a répondu à l’appel en présentant une allocution d’une quarantaine de pages, dans laquelle il a retracé l’évolution de l’Etat québécois depuis la Révolution tranquille.Par la suite, M.Parizeau s’est levé et est retourné au lutrin pour répondre aux questions des syndiqués.L’un d’eux lui a reproché d’avoir été l'artisan des coupes salariales sans précédent de l’ordre de 20 %, en 1982-83, et lui a demandé de faire amende honorable.Toutefois, loin de s’excuser, M.Parizeau en a remis en tournant en ridicule la demande du fonctionnaire.Ces événements sont survenus il y a 25 ans, alors que le Québec traversait «la pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale», a-t-il fait valoir.«On ne va pas maintenant commencer des séances de pénitence nationale», a-t-il dit «Quand même!» Presse canadienne Les époux n’ont pas à témoigner l’un contre l’autre, confirme la Cour suprême BRIAN MYLES Une pratique vieille de 350 ans, qui évite aux époux de témoigner l’un contre l'autre dans un procès, a de nouveau trouvé confirmation hier en Cour suprême.Le plus haut tribunal a ordonné la tenue d’un nouveau procès pour David Couture concernant les meurtres au deuxième degré de son ex-conjointe et de l’amie de celle-ci, survenus à Vancouver en 1986.L’épouse de Couture, Darlene, était au courant de ces crimes.L’accusé lui a avoué les meurtres lorsqu’elle faisait de la pastorale en prison.C’était bien avant qu’ils ne célèbrent leur mariage.En 1997, à la suite d’une dispute conjugale, Darlene Couture a livré deux déclarations à la police au sujet des confidences de Couture.Lors du procès, le couple était réconcilié et leur mariage tenait le coup.Comme le ministère public ne pouvait contraindre Darlene Couture à témoigner contre son époux il a donc mis en preuve ses déclarations faites à la police.Couture a été reconnu coupable des deux accusations de meurtre au deuxième degré, mais ce verdict a ensuite été renversé par la Cour d’appel.Dans une décision partagée à cinq contre quatre, la Cour suprême ordonne la tenue d’un nouveau procès pour Couture.L’admission en preuve des déclarations de Mme Couture «modifierait radicalement le rôle du conjoint dans les procès criminels».Or c'est au législateur que revient la responsabilité de changer les règles sur l’inhabilité du conjoint à témoigner, estime la Cour suprême.La Loi sur la preuve encadre les circonstances dans lesquelles un conjoint peut témoigner contre un autre.Elle prévoit aussi que «nul ne peut être contraint de divulguer une communication que son conjoint lui a faite durant leur mariage».Ces règles ont pour but de favoriser les confidences entre époux et de protéger «l’harmonie conjugale», en plus d’empêcher «l’indignité» d’avoir à forcer le conjoint d’un accusé à participer aux poursuites.Le Devoir LES 16 ET 17 JUIN PRENEZ GOÛT A NOS CONSEILS n Et Lm modérmUon m bl»n rrmOHu/r qoOt .jg«»3l»too«w~| Titulaires de permis, agences de la SAQ, Comptoirs Vin en vrac, SAU Dépôt et SAQ.COm exclus.Pour chaque tranche d'achat de 100 S.i une seule bouteille d'une valeur de 15$ ou moins sera déduite de la facture, le produit choisi sera celui dont le prix se rapproche le plus du — T .- r——.rv., .V,,.»,»,.uci»» ne ici a enwiow w aucun argent ne sera remis.Cette promotion ne peut être convertie en crédit.Elle ne peut non plus être appliquée à un produit dont le orii est sunérieur à 15$ Cette promotion est en vigueur les 16 et 17 |um 2007 seulement et s applique uniquement aux produits offerts en succursale é l’exception des cartes-cadeaux SAQ.des bons-cadeaux.Les Connaisseurs» et des cartes de dégustation Les produits commandés par l'entrenuse du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.18 ans et plus Achats non cumulatils.K 1 elllreml56 uu L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dam Le Devoir du samedi D E VOIR.LES SAMEDI 16 ET DIM AX CHE 17 JUIX 2007 LES ACTUALITÉS A 5 Pas certain que le français sera au cœur du sonunet de la Francophonie à Québec JACQUES NADEAU LE DEVOIR V daîtente m A Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a une fois encore essuyé le tir groupé des forces de l’opposition, qui lui reprochent le chaos actuel dans les urgences des hôpitaux.SANTÉ Désespoir dans les urgences Un autre chef d’urgence démissionne ANTOINE ROBITAILLE Québec — Rien n’assure que la langue française soit au cœur du thème du douzième sommet de la Francophonie, qui aura lieu à Québec du 17 au 19 octobre 2008.C’est ce qu’a révélé au Devoir hier la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, quelques jours avant l’arrivée au Québec du secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf.Les sommets, qui ont lieu tous les deux ans, sont toujours axés sur un thème central.En 2006, à Bucarest, on avait traité des «technologies de l’information dans l’éducation».Plusieurs croyaient que pour celui de Québec, qui coïncide avec le 400' anniversaire de fondation de la capitale nationale, «berceau du fait français en Amérique du Nord», un thème comme «le français au XXI' siècle» s’imposerait.«Pas nécessairement, pas nécessairement», a toutefois insisté la ministre hier, soulignant que pour l’instant, «il n’y a absolument rien d’arrêté».«Actuellement, on échange, on rencontre, on fait des consultations.» Solidarité Mme Gagnon-Tremblay a souligné que M.Diouf n’a d’ailleurs pas encore été consulté.«Il faut aussi que tout le monde se sente à l’aise avec le thème» et que celui-ci ait un lien «avec celui du dernier sommet».Selon nos sources, des pays souhaiteraient opter pour les thèmes de la «solidarité» ou de la «coopération».La visite de deux jours de M.Diouf, ancien président du Sénégal, aura d’ailleurs pour thème «la solidarité, une des assises de la Francophonie».Lundi à Montréal, il prononcera au Forum économique international des Amériques une allocution intitulée «Mondialisation et solidarité économique».Mais pour le Parti québécois, il serait inconcevable qu’on évite la question «centrale» de la langue.Le critique péquiste en la matière, Pierre Curzi, craint qu’on s’arrête sur un thème «tar- te aux pqmmes» comme la «solidarité».A ses dires, «le vrai sujet qui s'impose, ici au Québec mais aussi partout dans le monde, c’est celui du français, de sa présence, de son rôle, de son avenir comme lieu de rassemblement, le français comme pilier de ce qu’on appelle la diversité».Ancien président de l’Union des artistes, M.Curzi a milité pour l’adoption d’une convention internationale sur la diversité culturelle.Il annonce qu’il tentera, la semaine prochaine, de «faire comprendre» au gouvernement qu’il doit militer pour que «la langue française dans la mondialisation et la diversité» soit le thème du sommet à Québec en 2008.Financement Un des sujets abordés lors de la visite de M.Diouf sera le financement de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).Le Canada fournit environ 20 % du budget de l’OIF.La portion de la France s’élève à quelque 70 %.Plusieurs croient que le Canada, «plein de fric», comme l’a récemment dit l’ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin, devrait donner davantage à l’OIF.Québec, Ottawa et le Nouveau-Brunswick ont dévoilé hier à Québec le protocole d’entente signé le 29 mai et qui les lie dans la préparation du sommet.Québec et le fédéral y consacreront 16 millions chacun.Quant au Nouveau-Brunswick, il investira 750 000 $.Ottawa se chargera de la sécurité, dont le coût est évalué à 30 millions.Tenu à Québec en 1987, le deuxième sommet de la Francophonie avait coûté 11 millions (en dollars de l’époque).40 chefs d’Etat y avaient participé.En 2008, on attend 68 délégations et environ 5000 personnes.Hier, la ministre fédérale responsable de la Francophonie, Josée Verner, a argué que de tels événements ont des retombées économiques considérables.Celles du sommet de Moncton, en 1999, ont été évaluées à 78 millions.Le Devoir ROBERT DUTRISAC Québec — Après la démission des chefs des urgences des hôpitaux Pierre-Boucher et Charles-LeMoyne en Montérégie, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a eu à répondre hier de la démission d’un troisième chef d’une urgence, celle de l’hôpital de Granby.Le chef de l’urgence de l’hôpital de Granby, le D' Philippe Gariépy, quittera ses fonctions à la fin de juin, et on ne lui a pas encore trouvé de successeur, a rapporté La Voix de l’Est dans son édition d’hier.Cette démission s’ajoute à celles du Dr Bruno Baril, à Charles-LeMoyne, et du Dr Claude Rivard, à Pierre-Boucher.Hier, comme ce fut le cas jeudi, Philippe Couillard a été la cible de tirs groupés de la part des deux partis d’opposition lors de la période de questions à l’Assemblée nationale au sujet non seulement des graves difficultés qu’éprouvent bon nombre de salles d’urgence au Québec mais aussi de l’éclosion de C.difficile qui a fait 18 morts depuis trois mois à l’hô- pital Saint-François-d’Assise, à Québec.Pour la deuxième journée consécutive, le premier ministre Jean Charest s’est porté à la défense de son ministre.M.Charest a accusé le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, de chercher «à créer une crise alors qu’il y a des difficultés».Le problème le plus urgent du réseau de la santé, c’est le manque de ressources humaines, a réitéré le premier ministre.De son côté, Mario Dumont a cité le Dr Alain Vadeboncœur, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec, qui a prédit que d’autres chefs d’urgence démissionneront sous peu, notamment à Montréal.Selon le Dr Vadeboncœur, après quelques années d’améliorations, les difficultés actuelles en démoralisent plusieurs.Or on se retrouve «avec m ministre qui est de plus en plus erratique dans ses réactions face à la crise, [qui rejette] le blâme, jette de l’huile sur le jeu», a dénoncé le chef de l'opposition officielle.Philippe Couillard a reconnu les difficultés qui affectent les urgences, mais il a tenu à souligner les progrès accomplis.«C’est qu’il y a eu trois ou quatre ans d’améliorations successives — on pourrait ajouter: après dix ans de détérioration ininterrompue — et que, cette année, ç’a été très difficile.On comprend que les gens sont fatigués.» Le ministre a signalé qu’une «kyrielle d’actions» avaient été entreprises pour remédier à la situation.Quant aux problèmes qu’éprouve l’urgence de l’hôpital de Granby, M.Couillard a fourni une courte explication.«C’est un problème très simple: l’urgence est trop petite.» Aussi, le gouvernement a annoncé l’agrandissement de cette urgence, a-t-il indiqué.A l’Assemblée nationale, Philippe Couillard n’était pas au bout de ses peines.Le cinglant porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Eric Caire, a soutenu que le ministre avait atteint «un sommet dans le jovialisme», ajoutant que sa «crédibilité est nulle».C’est au sujet de l’éclosion de C.difficile à l’hôpital Saint-François-d’Assise que M.Caire a attaqué le ministre, se demandant pourquoi il était possible d’endiguer l’éclosion de l’infection mais pourquoi il était impossible de la prévenir.Puis, le député péquiste de Ma-rie-Victorin, Bernard Drainville, est revenu à la charge à propos de la situation des urgences en suggérant au ministre de réunir les chefs d’urgence le plus rapidement possible afin d’entendre les solutions qu’ils pourraient proposer.M.Couillard a répondu qu’il avait rencontré des chefs d’urgence.D s’est dit prêt notamment, à nommer un médecin gestionnaire de séjours à Montréal «Amenez-nous des projets spécifiques.On va les financer, on va être avec vous», a dit M.Couillard, qui a dit attendre que les chefs d’urgence lui reviennent En outre, M.Couillard a dû répondre à une question du député adéquiste de Blainville, Pierre Gingras, au sujet de la situation difficile des urgences dans la région de l’Outaouais et des moyens de pression que les infirmières ont commencé à prendre.Enfin, son collègue de Prévost, Martin Camirand, a relancé le ministre sur l’absence d’un centre de radiothérapie à Saint-Jérôme.Le Devoir Télé-Québec, une vitrine de choix pour le long métrage documentaire.> US i üB •y* jM V V, W‘ï- ~ DOCS Dimanche 20 h 30 Cet été, venez découvrir des œuvres bouleversantes de vérité, entre autres, Barbiers : une histoire d'hommes, L'âge de passion, Nestor et les oubliés et Les vrais perdants.Ce soir : Chez Schwartz, portrait de cette institution du smoked meat.telequebec.tv LE I) E V 0 I R.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 A 6 LES ACTUALITES 6ES : Montréal souhaite que les pétrolières fassent un effort de plus LOUIS-GILLES FRANCŒUR Montréal veut discuter avec les deux raffineurs de l'Est pour examiner avec eux les avenues possibles qui permettraient ou bien ide réduire davantage leurs émis-Ssions de gaz à effet de serre .(GES), ou bien d’optimiser encore plus la récupération d’énergie afin d’améliorer un bilan énergétique qu’on dit sur la bonne voie.C’est ce qu’a expliqué hier au Devoir le porte-parole du comité exécutif de la Ville, Alan DeSousa.Celui-ci a précisé qu’un comité réunissant les raffineurs et d’autres grands émetteurs comme Gaz Métropolitain a été créé et a même commencé à se réunir.Ce comité très spécialisé sera présidé par Jean Simard, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales chez Gaz Métro.Du côté des raffineurs, qui avaient pris connaissance du bilan des GES de la collectivité montréalaise dans lequel ils figurent en tête du palmarès des émetteurs ponctuels avec 20 % des émissions totales, les réactions ont été di- verses.Chez Pétro-Canada, a expliqué le porte-parole Andrew Pelletier, les employés étaient très mécontents de la «mauvaise image» que les médias leur donnent dans cette affaire.«Présenté ainsi, sans perspective des réalisations antérieures, a expli qué Andrew Pelletier, ça donne l'impression qu’on ne fait rien, alors qu’on respecte toutes les normes gouvernementales et qu’on en fait encore davantage.» Le porte-parole a donné comme exemple le fait que Pétro-Canada va acheter toute la production de l’usine d’éthanol de Varennes, qui doit ouvrir officieDe-ment ses portes la semaine prochaine.L’utilisation de cet éthanol en lieu et place d’additifs importés, a-t-il dit, va permettre de diminuer les émissions globales de la raffinerie même si on va y ajouter un procédé de cokéfaction.Ce procédé va permettre à la pétrolière d’accroître de 15 % sa production de pétrole à partir de ses résidus actuels.Du côté de Shell Canada, la porte-parole Annie Bissonnette a soutenu qu’il est injuste de comptabiliser les émissions de GES des raffi- neries dans le bilan d’une seule ville, fût-elle de la taille de Montréal, parce que leur productioq est destinée à toute la province.A l’échelle provinciale, les trois raffineries du Québec comptent pour 3 % des émissions globales, soit environ 1 % chacune, a indiqué Mme Bissonnette.La part des pétrolières serait moins lourde, a-t-elle ajouté, si Montréal comptait un plus grand nombre d’industries lourdes.Du côté de Shell, on travaille à mettre au point un procédé de production d’éthanol «à partir de déchets plutôt que d’aliments».Shell Canada, a ajouté sa porte-parole, va atteindre au début de 2008 l’objectif canadien de Kyoto: ses émissions de GES, liées à la production et à l’exploration, seront ramenées à 6 % sous la barre de 1990, soit l’objectif que le gouvernement Harper se dit incapable d’atteindre.Il faut préciser ici que cette comptabilité des émissions de Shell ne tient pas compte de ses activités de raffinage des sables bitumineux de l’Alberta, qui génère des émissions six fois plus intenses.Au Conseil régional de l’envi- ronnement de Montréal, on estime que les deux pétrolières de l’île ont un lourd fardeau de preuve sur les épaules et qu’il leur appartient de démontrer qu’elles ont fait le plein des possibilités de la technologie, d’autant plus que d’autres projets pétroliers se pointent dans l’Est.Le CRE entend prendre contact avec les raffineurs pour dresser avec elles ce bilan, y compris le potentiel d’améliorations possibles.Le CRE, comme le porte-parole de Pétro-Canada, a cependant souligné que ce sont les consommateurs de pétrole et les habitudes de vie de la population qui sont les premiers responsables de la consommation d’hydrocarbures, comme le démontre l’énormité des émissions du secteur des transports, responsable de la moitié des émissions de la collectivité.Ce contexte, a expliqué le porte-parole du CRE, André Portier, impose à Québec de mettre fin au projet d’autoroute 25, qui ne peut que stimuler à la hausse les émissions de GES de la métropole.Le Devoir L’Europe réduit un peu plus ses émissions de GES LOUIS-GILLES FRANCŒUR Ly Europe des 15 (UE-15) a ré-' duit ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 0,8 % en 2005, selon un rapport publié hier par l’Agence européenne de l’environnement (AEE).Avec cette réduction additionnelle de près de 1 % en un an, l’UE-15 a ramené ses émissjons à 2 % sous le niveau de 1990.À Kyoto, les Quinze se sont engagés à atteindre une réduction de 8 % sous le niveau de 1990, un objectif qui entre en vigueur pour les cinq prochaines années à compter du T r janvier prochain.Par contre, l’Europe des 27 (UE-27) dépasse son objectif car ses émissions se situent à 11 % sous la barre de 1990.Durant la même période, l’économie européenne des 27 a crû de 1,8 %.Quatre pays ont dépassé la moyenne de réductions entre 2004 et 2005.Il s’agit de l’Allemagne (-2,3 %), de la Finlande (-14,6 %), des Pays-Bas (-2,9 %) et de la Roumanie (4 %).D’autres pays, comme la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la France, le Luxembourg, la Slovaquie, la Suède et le Royaume-Uni, ont aussi réduit leurs émissions mais dans des proportions moindres.Pour l’essentiel, ces réductions ont été obtenues grâce à une baisse des rejets de CO, par les centrales thermiques, aux efforts des ménages et aux progrès accomplis du côté des transports routiers, principalement en Allemagne dans ce dernier cas.C’est l’Espagne qui a par contre enregistré la plus forte hausse, soit 3,6 %, parce que ce pays a dû augmenter rapidement sa capacité de production thermique de 17 % pour compenser une réduction marquée de sa production hydroélectrique de 33 %, en raison de l’assèchement de ses grands fleuves.L’Espagne est par contre un des pays d’Europe qui connaît un des plus forts taux de développement de l’éolien.Pour le commissaire européen à l’environnement, Stravos Dimas, ces résultats ne doivent pas éluder la nécessité pour les Etats membres de «redoubler d’efforts» afin d’atteindre collectivement les objectifs de Kyoto.«Il n’y a, a-t-il déclaré, aucune raison d'attendre plus longtemps pour prendre des mesures ambitieuses afin d’obtenir des changements structurels qui s’imposent dans nos modes de production et de consommation d’énergie», puisque tous les pays d’Europe se sont liés à des objectifs à long terme.Le Devoir c\nq façon* de s’enga&eï HiSKffS À go, on changL- La Grande Déclaration Jeunes, science et démocratie Explorations médias Une école de citoyenneté aux au* de festival oebm^I mc SS" STEPHEN LE"1* Nations Unies P°u VeVW/SMa PATRICK LAOW* fission Les Francs tireur HERVtKEWW chcs N1REN MKARtfE des Cris pèmbre du groupe Loco locess X PAULINE MXROlS C^idere Machete M du Parti Québécois RAYMOND CHRÉTIEN SX^u'duCan Washington et Pars VINCENT MAMMAL louînaiiste an quotidien la Presse CHICO «WEAKER Co-iondateur du Forum Social Mondial Vfi Poète de Siam So PLUS DE EDO PERS SrUinrstre^ ta Fatntiie THOM*5 "piment du Québec et lieutenant auQuébec T GÉRAROBOUEHAROons^ ^pfatitpres'tf accommodements CHXW-ES ^^mtssion sur Coprésibentée^om^odements tes pratiques Joui FRtotRlC SACHEZ 'me, au* opérations de Eu1?*'-“ns Frontières Médecins Sans ^ GEORGE RE1D ’ ^rS'^tived'tcosse !p sssKr i des Nations Unies GUV HMttEL Humoriste FRAHÇOISBUGWGO ;S-«-Québec ItMCCl^SS les dessous deOndustrie pharmaceutique SSr de Belgique PHILIPPE FlHt*W Amateur, producteur et [êaüsateur autres pets0 A UROtR, L”'_ .,taisonoaMes ue5,Mcomn»d«m ^ autochtone re du Canada québecoise performance de_ uïfat social CITOYEN poURLES caoa'tqw- .,pn> jeux Qt- Speed dating "dan5 \e noir > 5 à 7 Prise de Paï0 -Théâtre-forums U“-^Ccné^ , I .L'édition 2007 de l’École d’été L'École d'été vite la certlfl- L'édition 2008 de l’École d'été est est la conférence préparatoire cation carboneutre obtenue un événement officiel det Têtes du Congrès Mondial des leunes è l'École d'élé 2006 du MW anniversaire , de Québec À —^ ' Çi planetair ^ajèbec V»CLUU% LE Devoir uqàm fondation RONA •*' CanadS is_ 0 ï!Fi rï®» Régime de retraite des employés de la GRC Zaccardelli est sévèrement critiqué Ottawa — Un enquêteur indépendant mandaté par Ottawa pour examiner la gestion du régime de retraite des employés de la GRC critique sévèrement Giulia-no Zaccardelli, l’ex-commissaire de la police fédérale.Dans son rapport déposé hier à Ottawa, David Brown, ancien directeur de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, ne va pas jusqu’à recommander la tenue d’une enquête publique sur cette affaire.Mais il propose la mise sur pied d’un comité formé de policiers, de fonctionnaires et d’experts du secteur privé, afin d’examiner les méthodes de gestion à la Gendarmerie royale du Canada et de proposer des façons d’améliorer un système «qui ne tourne vraiment pas rond».Selon M.Brown, le caractère d’autocrate du commissaire Zaccardelli a aggravé des problèmes déjà existants dans la gestion du régime de retraite du corps policier, dont l’actif atteint 12 milliards de dollars.«Le commissaire Zaccardelli s’est comporté d’une façon qui montrait peu de considération ou de respect apparent pour ceux avec qui il transigeait», a indiqué M.Brown lorsque son rapport remis au ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a été rendu public.«R a permis l’existence d'une culture — et sa croissance — dans le cadre de laquelle le fait de déplaire au commissaire était un empêchement à tout avancement de carrière.» L’enquêteur spécial conclut aussi que des dénonciateurs de grade inférieur ont été victimes de représailles.M.Brown recommande que la Police provinciale de l’Ontario revoie l’enquête criminelle menée par la police d’Ottawa, une enquête abandonnée, selon certains, avant même qu’on n’ait accumulé assez de preuves pour pouvoir porter des accusations.L’enquêteur spécial estime enfin que, à cause de toute cette affaire, le lien de confiance s’est rompu entre les policiers et leurs supérieurs.La controverse autour du régime de retraite mijote depuis 2003 et a déjà fait l’objet d’une enquête criminelle, d’une vérification interne, d’un rapport de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, et d’audiences devant le comité des comptes publics de la Chambre des communes.L’affaire a commencé avec des allégations de mauvaise gestion du régime de retraite de la GRC et de fraude d’assurance.Les accu- ARCHIVES REUTERS .Giuliano Zaccardelli sations faisaient état de népotisme, de réclamations de comptes de dépenses douteuses et de contrats improprement attribués à des consultants qui travaillaient peu ou pas.L’intérêt s’est depuis tourné vers des accusations contre les officiers principaux, qui ont semblé Élire fi des problèmes, caché certaines malversations, contourné les mesures disciplinaires et judiciaires prises contre les auteurs d’infractions et engagé des repré-sailles contre les dénonciateurs de grade inférieur.M.Zaccardelli, qui a été forcé de quitter son poste de commissaire l’an dernier dans le cadre de l’affaire Maher Arar — qui n’a aucun lien avec celleci — a nié avoir mal agi.La sous-commissaire Barbara George, qui nie avec insistance qu’elle ait à se reprocher quoi que ce soit, a été suspendue à la suite d’allégations selon lesquelles elle aurait approuvé des transactions financières douteuses et fait dérailler un enquête à ce sujet Les choses sont compliquées par le fait que le poste de commissaire est vacant depuis le départ de M.Zaccardelli, en décembre dernier.La sous-commissaire Bev Busson a hérité de ses tâches sur une base intérimaire, mais elle a indiqué qu’elle ne voulait pas du poste de façon permanente.Un comité de recherche gouvernemental a été chargé de trouver un nouveau commissaire.Le premier ministre Stephen Harper, qui détient l’ultime responsabilité de nommer le commissaire, devrait bientôt annoncer son choix.Presse canadienne IlifHHS STORES SUR MESURE 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pour jeter un pavé dans la mare de la Çommission Taylor-Bouchard.A quelques points de pourcentage près, les Québécois (28 %) et les autres Canadiens (33 %) reconnaissent la grande importance de la question des accommodements raisonnables, selon ce sondage mené en avril auprès de 1500 citoyens, qui comporte une marge d’erreur de ±2,6 %, 19 fois sur 20.«Cela est beaucoup plus nuancé que cette observation récente qu’il y a un sentiment anti-accommodement dans la société québécoise», estime Jack Jedwab, directeur général de TAEC, qui évoque entre autres le sondage Léger-Marke-ting sur le racisme et la tolérance des Québécois qui a été effectué au début de l’année.L’étude montre aussi que ceux qui se préoccupent des questions d’accommodements raisonnables sont les mêmes qui ont à cœur le respect des droits individuels, l’égalité entre les sexes et, la séparation de l’Eglise et de l’État Accepter de s’accommoder raisonnablement avec les communautés culturelles ne menace donc pas l’égalité entre hommes et femmes, contrairement à ce qui ressortait des débats récents, insiste M.Jedwab.Le directeur de l’AEC a profité du dévoilement de l’étude pour critiquer certaines pistes de recherche de la Commission de consultation sur les pratiques reliées aux différences culturelles (CCPRDC), dirigée par MM.Charles Taylor et Gérard Bouchard.Malgré la crédibilité des deux coprésidents, l’énoncé de certains thèmes à explorer par la CCPRDC au cours de l’année lui fait craindre un débat centré sur «le nationalisme ethnique», dit-ü.Selon un document de travail qui circule parmi les chercheurs liés à la Commission, que le directeur a transmis au Devoir, MM.Taylor et Bouchard réaliseront un «sondage sur l’existence de valeurs communes parmi les néo-Québé-cois, les membres des communautés culturelles et les francophones d’ascendance», puis ils feront le point sur l’intégration «entre les francophones d’ascendance, d’une part, et les néo-Québécois ainsi que les membres des communautés culturelles, d’autre part».Bien que la liste soit «hypothétique et provisoire», selon le document, et que la suite des énoncés renvoie à la «population québécoise», M.Jedwab s’inquiète de voir le débat restreint à des enjeux nationalistes et glisser vers l’approche française des rapports interculturels.«Si on veut explorer les valeurs communes de la société, toute la société doit être incluse, ça devrait être un débat entre Québécois et Québécoises indépendamment de leurs origines, croit-il.On mélange valeurs et ethnicité, on prétend qu’il y a un système de valeurs communes chez les francophones de souche et on veut les comparer avec les valeurs des autres communautés culturelles; je trouve que ça renforce les stéréotypes.» Le Devoir Montréal intensifie la lutte contre l'insalubrité GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Des logements infestés de rats, aux odeurs de merde et aux murs à forte contamination fongique, Montréal n’en veut phis.Et les propriétaires qui refusent de se plier aux ordres de rénovation vont devoir payer.Après la propreté des rues, l’administration Tremblay s’attaque donc à l’insalubrité des logements.Elle a annoncé hier matin l'adoption d’un plan d’action coercitif qui vise les propriétaires délinquants.Trois millions de dollars seront dégagés pour régler, d’ici trois ans, les cas les plus problématiques: quelque 2000 logements — notamment ceux des Places de l’Acadie et Hen-ri-Bourçssa, répartis dans 70 bâtiments.A terme, l’opération touchera 10 000 logements.Le plan vient durcir ce que prévoit le Règlement sur la salubrité et l’entretien des logements, adopté en 2008.«Le gros défaut de ce plan, c’est que les arrondissements étaient laissés à eux-mêmes, estime André Trépa-nier, du Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec (RECLALQ).Là, ceux qui ont besoin d’aide en recevront et le code sera appliqué uniformément partout, ce qui n’était pas le cas Cest une très bonne nouvelle.» Selon ce qu’a indiqué hier Cosmo Maciocia, responsable de l'habitation au comité exécutif, huit employés de la Ville seront maintenant affectés à temps plein au dossier de l’insalubrité, de concert avec les inspecteurs des arrondissements.Ces employés travailleront surtout à pousser les dossiers pour que les plaintes mènent réellement à des travaux de rénovation.«Il faut pallier les manquements des propriétaires qui refusent obstinément d’exécuter les travaux requis malgré les constats JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans certains cas extrêmes, la Ville pourrait entreprendre elle-même les travaux de rénovation — aux frais du propriétaire — , si celui-ci refuse de se plier aux constats d’infraction et au jugement de la Cour municipale.d’infraction», dit M.Maciocia.Dans certains «cas extrêmes», la Ville pourrait entreprendre elle-même les travaux de rénovation — aux frais du propriétaire — si celui-ci refuse de se plier aux constats d’infraction et au jugement de la Cour municipale.La Ville prendrait alors une hypothèque légale qui lui garantirait de recouvrer son argent même si l’immeuble était vendu.Mais cette solution est vraiment un «derniers recours», précise M.Maciocia.«Nous allons tout faire pour que les propriétaires réagissent avant.Notre équipe va les pousser systématiquement.H n’y aura plus de laissez-passer.» On mise sur l’incitation économique pour convaincre les propriétaires d’agir si la Ville lait les travaux, le propriétaire devra payer ceux-ci en plus de toutes les amendes quU aura accumulées auparavant Tandis que, s’il se plie au jugement de la Cour et entame les travaux de son plein gré, une partie des amendes pourrait être annulée.En gros: rénover coûtera moins cher que de se croiser les bras.Cette perspective semble d’ailleurs avoir convaincu le propriétaire des logements infects de Place Henri-Bourassa, un classique d’insalubrité à Montréal.Selon la Ville, le propriétaire aurait récemment reconnu sa culpabilité à 28 constats d’infraction.L’investissement qu’il fera en rénovation pourrait donc diminuer d’un bon montant la valeur des amendes qu’il a accumulées au fil des ans.Globalement satisfait du plan de la Ville, le RECLALQ estime toutefois que certains trous sut> sistent encore.«U faudrait savoir qui va payer pour la relocalisation des locataires déplacés», demande André Trépanier.Le regroupement estime aussi que les infractions devraient être rattachées aux immeubles en cas de vente, pour éviter qu’on reprenne sans cesse le processus à zéro.Du côté de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), le porte-parole, Hans Brouillette, a salué l’objectif central du plan — qui consiste à forcer les propriétaires fautifs à corriger le tir — mais il a dénoncé le fait que seuls les propriétaires soient visés.«On ne reconnaît pçs la responsabilité partagée», dit-fl.A cela, la Ville répond que la «très grande majorité des problèmes d’insalubrité viennent des propriétaires, pas l’inverse».Le Devoir fV* VoP, ^ «h.fài* I Fais un certificat en études sur le Québec comtemporain.Il n’est pas trop tard pour faire une demande d’admission.uiavalxa/tourduquebec UNIVERSITÉ LAVAL COLLECTION LOTO-QUEBEC « ŒUVRES CHOISIES » jusqu'au 28 juillet 2007 Galerie d'art L'Union-Vie du Centre culturel de Drummondville 175 me Ringuet, Dmmmondville Du lundi au samedi, de 13h00 à 16h30 - 819-477-5518 Nathalie ELLIOTT PETIT CODE GRAMMATICAL Frimaire ADProuué par le MEQ 160 pages -24,50$ ISBN 978-2-7608-5292-1 LIDEC inc.514-843-5991 En uente flans toutes les linrairies Le prix est indiqué sous réserve de modifications Dépôt du Plein Air 8267 St-Laurent, Métro Jarry • 514 381-4399 TENTES Plus de 30 modèles Tente familiale en exposition avec énorme vestibule 10' x 8' x 6' 149"* KAYAKS Choix de 9 couleurs * .rfl 9'6" Rabais de 10* sur achat de 80* et plus.Un coupon-soiefl CUISINETTE Rabat de pluie SACS DE 169"* COUCHAGE Plus de 50 modèles -5°C flanelle 29"* 349"* Z # 13'6"«sitontop» 449"* 'U ''"MP-i!’ 3***-io'6- 689"* SACS À DOS Plus de 50 modèles Asolo 50L 9999$ 16' tandem 899"* 16' avec gouvernail 969"* Tente deux places, 5 Ibs aluminium 99"* Matelas autogonflants 2" x 26"x 74" 39»»* 3" x 26"x 74" Réchaud 49”* 2 brûleurs 16 000BTU 29"* Canot 16' 599“* 1 Jours d’ouverture des commerces POUR QUE TOUT LE MONDE SOIT DE LA FÊTE! A LA SUITE DE MODIFICATIONS LÉGISLATIVES, LE 24 JUIN, JOUR DE LA FÊTE NATIONALE, ET LE 1er JUILLET, JOUR DE LA FÊTE DU CANADA, LES COMMERCES DE DÉTAIL ET LES ÉTABLISSEMENTS COMMERCIAUX SERONT FERMÉS, MÊME LORSQUE CES JOURS TOMBENT UN DIMANCHE.ILS POURRONT TOUTEFOIS OUVRIR LE LUNDI SUIVANT.LES QUELQUES COMMERCES BÉNÉFICIANT DÉJÀ D'UNE EXEMPTION PARTICULIÈRE, TELS QUE LES RESTAURANTS ET LES STATIONS SERVICES, POURRONT OUVRIR SANS RESTRICTION, ALORS QUE LES COMMERCES DU SECTEUR DE L'ALIMENTATION ET LES PHARMACIES POURRONT ÊTRE OUVERTS AVEC UN MAXIMUM DE QUATRE EMPLOYÉS.CÉLÉBRONS TOUS ENSEMBLE! Quebec o ra LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 DOSSIER Le dernier rempart delà démocratie Quand douze têtes valent mieux qu'une GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Douze jurys, des constables spéciaux, des avocats monopolisés pendant des semaines, le juge, le greffier, le huissier un procès devant jury coûte cher, prend du temps et se révèle bien complexe à gérer pour les procureurs.Mais ceux qui portent la toge au criminel sont unanimes: c’est le meilleur type de procès au monde.La justice par les pairs.Au Québec, on la pratique officiellement depuis la conquête anglaise au XVIIIe siècle.L’institution était déjà vieille à l’époque.Les Grecs, entre autres, avaient développé un système semblable avant Jésus-Christ.Aux balbutiements de la démocratie, donc.C’est d’ailleurs un peu pour ça qu’on en parle aujourd’hui encore comme du «dernier rempart de la démocratie».Un «cran de sécurité», dit le criminaliste Jean-Claude Hébert Il s’en trouve parfois pour remettre en question l’utilité de l’institution.Trop chère, trop lourde.L’avocat Julius Grey est un de ceux qui n’y voit pas d’avantages.«Dans la grande majorité des cas, les juges arriveraient à la même conclusion que le jury, dit-il.Si c’est évident qu’une personne est coupable ou pas, le juge va le savoir.Aussi, les raisons historiques pour lesquelles on a créé le procès par jury — la division des classes — ne Un procès se déroule automatiquement devant un jury lorsqu’une personne est accusée de meurtre, comme c’est le cas du présumé ,.vv sont plus valides aujourd’hui.Alors, pourquoi continue-t-on?Qu’est
de

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