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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-06-16, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 CINÉMA I ne voix qui crie; celle d’Andréa Arnold Page E 8 MEDIAS Nouvelles images et 3-D à l’horizon ÆB* '4±k £2007.HYBRsDi «Il est certain que la jonction entre la haute définition et le 3-Douvre des possibilités incroyables» Chez les majors tout comme à Piedmont dans les Lauren-tides, on travaille au cinéma de l’avenir PAUL CAUCHON I ans la petite ville de Piedmont, dans les Laurentides, à une heure de Montréal, l’immeuble de la compagnie Hybride ne se distingue pas des autres, au premier regard.Mais au moins 75 personnes y travaillent à définir les images que nous verrons au cinéma dans les prochaines années.Les employés sont jeunes et, à côté de leur ordinateur, on trouve souvent des figurines de monstres et des boîtes de Froot Loops.Mais c’est ce qu’on voit sur l’écran d’ordinateur qui est le plus fascinant.Hybride est une société d’effets visuels qui a créé les environnements visuels des films Sin City, 300, Snakes on a Plane, ainsi que le Marie-Antoinette de Télé-Québec, diffusé l’automne dernier.L’entreprise travaille actuellement sur Journey 3-D, un projet de film en trois dimensions de New Line Productions, qui doit envahir les écrans américains à l’été 2008, adaptation moderne du Voyage au centre de la terre de Jules Verne.«Beaucoup de producteurs croient que le 3-D connaîtra un boom énorme, explique Pierre Raymond, le président de Hybride.Les grands studios veulent réinventer le film et proposer une expérience totalement différente au cinéma.» Réinventer le film C’est l’obsession de beaucoup de monde dans l’industrie, réinventer le film.Car l’explosion du DVD et du cinéma maison, avec ses écrans de plus en plus performants et le son d’une qualité exceptionnelle, fait que le salon des consommateurs se rapproche de plus en plus de la salle de cinéma traditionnelle.«Le cinéma maison reproduit de plus en plus la qualité de certaines expériences cinéma d’ily a à peine cinq ans, explique André Heard, consistant pour Hexagram, l’institut de recherche et de création en art et technologies médiatiques.Dans quelques années, le cinéma maison proposera la transmission par Inter- net des films en temps réel.Mais il y a des limites à ce que le cinéma maison peut faire.Seuls quelques milliardaires peuvent se faire construire une salle Imax chez eux! Alors il faut se poser cette question: pourquoi se retrouver dans une salle, en groupe, à l’extérieur de chez soi?» Pour vivre une expérience encore plus forte, répondent la plupart des observateurs.Les salles de cinéma multiplient donc les expériences «ultimes», en droite ligne avec le développement du cinéma Imax Certaines salles tentent de se rapprocher du confort du foyer.Le groupe Landmark Theatre a ouvert en mai un nouveau complexe de 12 salles à Los Angeles, qui offre des sièges réservés, un bar à vin, de la bouffe santé, et même des minisalles de 50 places de type living room avec fauteuils et table à café! D’autres salles profitent de leurs nouvelles installations numériques pour offrir des spectacles.L’expérience commencée en décembre dernier par le Métropolitain Opera de New York a fait boule de neige.L’institution avait entrepris de diffuser en direct six opéras sur grand écran de cinéma aux Etats-Unis et au Cana- da, Le dernier opéra, le 28 avril, a été présenté devant 48 000 spectateurs sur 248 écrans.Au total, le MET a vendu 324 000 billets à 18 $ chacun; il va augmenter la cadence l’année prochaine, convaincu que ce sera fort rentable.«Les salles de cinéma se transformeront de plus en plus en salles multimédias», soutient Marcel Venne, qui vient tout juste d’être élu, mercredi, président de l’Association des propriétaires de cinémas et de ciné-parcs du Québec.On peut facilement imaginer que dans les prochaines années les salles de cinéma les plus performantes proposeront de grands événements sportifs et de grands spectacles, explique-t-il.Parce que les salles de cinéma commencent à remplacer la projection 35 mm par la projection numérique.«Ata États-Unis, il y a actuellement 5000 écrans sur 38 000 qui sont équipés pour la projection numérique, explique Marcel Venne.Au Canada, il y en a cinq.Tout le monde s’entend pour la technologie 2K, avec 2000 lignes de résolution, mais la transformation des salles prendra de cinq à huit ans.» Lorsque la transformation sera complétée, les grands studios estiment qu’ils économiseront 600 millions de dollars en copies de films.Mais pour les exploitants de salles, l’économie est moins évidente, compte tenu du coût de transformation des salles.Certains grands studios forcent la main des exploitants en lançant des productions de plus en plus sensationnelles.Ainsi, plusieurs ne jurent que par le 3-D, un 3-D «amélioré» avec des couleurs plus stables (et de nouvelles lunettes qui ne donnent pas mal à la tête!).James Cameron, le réalisateur de Titanic, tourne actuellement une mégaproduction de 200 millions en 3-D dont la sortie est prévue pour 2009.«Il est certain que la jonction entre la haute définition et le 3-D ouvre des possibilités incroyables, commente Pierre Raymond, de Hybride.On n’a qu’à penser à la série de la BBC Planète Terre, diffusée récemment à l'émission Découverte.Les images en haute définition étaient extraordinaires.Avec un contenu aussi riche, si elles avaient été en 3-D en plus, on aurait atteint un impact psychologique jamais vu.» VOIR PAGE E 2: IMAGES EXPOSITIONS Des chefs-d’œuvre pour l’été Avec l’exposition De Cranach à Monet: chefs-d’œuvre de la collection Pérez Simôn, le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBA) propose un panorama couvrant cinq siècles d’histoire de l’art PATRICK CAUX Québec — Décidément, le MNBA attire les grandes collections privées.Après celle d’Oscar Chez, qui proposait un siècle de peinture figurative borné par Caillebotte et Rcasso, c’est maintenant au tour du Mexicain Juan-Antonio Pérez Simôn de présenter une sélection des toiles les plus marquantes qui! possède.«Cest une collection exceptionnelle, commente à juste titre Daniel Drouin, le conservateur du MNBA attitré à l’exposition.C’est une chance unique de voir des toiles fantastiques.On peut y admirer des œuvres de grands maîtres qui n’ont jamais été exposées à Québec.Cest la première fois qu’un Cranach, un Bronzino ou un Van Dyck sont accrochés aux murs du musée.» La collection appelle en effet au sublime.«Depuis qu’il a commencé à faire des acquisitions, Juan-Antonio Pérez Simôn fait preuve d’un goût sûr à chacun de ses achats.Sa collection n’est pas constituée autour d’un thème ou d’une époque.H rassemble plutôt des œuvres en fonction de leur importance propre, mélangeant ainsi les périodes, les styles et les genres.» Le riche homme d’affaires mexicain, self-made man ayant notamment fait fortune dans l’industrie des télécommunications, a commencé à collectionner des œuvres au tournant des années 90.Aujourd’hui, sa collection est considérée par le magazine Art News comme l’une «des meilleures au monde».On y retrouve plus d’un millier de pièces (principalement des toiles et des sculptures) et une bibliothèque de près de 15 000 documents.L’e>qx)sition présentée à Québec (dernier arrêt avant sa présentation finale à Rome) a été conçue par le Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid.On peut y contempler 57 toiles parmi les plus importantes de la collection Pérez Simôn.Cette sélection, où se mélangent portraits, paysages et natures mortes, invite à un fascinant voyage s’amorçant avec les artistes du Quattrocento pour se terminer avec les impressionnistes.Afin d’insuffler une organisation cohérente à ce tout en apparence disparate, les conservateurs madrilènes ont proposé un découpage en huit grandes périodes s’étalant de la peinture italienne et allemande du XTVr siècle au XVI' siècle jusqu’à la peinture victorienne.«Pour moi, il y a quelque chose VOIR PAGE E 5: CHEFS-D’ŒUVRE fiera lofez Julien Dupré, La Seconde Récolte, vers 1879.collection Pérez Simon i LE 1> K VOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2 0 0 7 Blues linguistique Odile Tremblay JM ai ouvert la chaîne stéréo, fermé les * yeux, avant de me laisser engloutir par Le Trésor de la langue de René Lussier.Ça faisait longtemps que cette onde-là, linguistique et musicale, n’avait pas résonné dans mes tympans.J’en ai goûté chaque dissonance, chaque fracture, et ce mariage un peu timbré des paroles historiques et des mots de la rue.Le célèbre album était épuisé.De son projet élevé au rang de mythe s’étaient égarés dans ma mémoire tant de détails.Sous les accents de jazz et de la musique électro-acoustique, des fragments de notre passé et des échos de notre présent se sont de nouveau entrechoqués.Place au condensé pur Québec en vibrations sonores, au magot collectif dans son écrin musical.Sans dragons rugissants pour en garder l’entrée.Tout le monde est convié.Car Le Trésor de la langue vient d’être réédité en coffret, avec 100 minutes d’inédits, dont des extraits de la dernière entrevue de Pierre Bourgault à Indicatif présent, sa parole soudain insérée de façon posthume dans le projet organique.Le Trésor.n’en finit plus de prendre du volume au cours des ans, avec des rajouts, des étirements, comme autrefois L’Homme rapaülé de Gaston Miron.L’aventure avait commencé en 1986 par une joyeuse virée de René Lussier et de sa bande à travers le Québec, avec un micro tendu aux passants.S’y sont greffés des documents d’archives musicales et politiques.Aujourd’hui, des concerts, des tournées étirent la sauce.Dans dix ans, le coffret aura sans doute doublé de volume.Mais on n’a rien contre.Les musiciens radiographient un peuple en mouvement, après tout J’écoute les accords, les instruments qui épousent chaque intonation vocale pour faire chanter la langue d’ici.Tout en cherchant quelque chose de plus.Quoi?L’âme du Québec, peut-être.Dérisoire tentative.Le meilleur album, comme la plus belle femme, ne donne que ce qu’il a: et cette symphonie de la nation conçue par Lussier reflète avant tout nos contradictions.Il faut dire que j’arrive de la France.Un pied là-bas, un pied ici et la langue étirée entre les deux continents.Ma société, dans son rapport au français, me déçqit depuis si longtemps.Elle n’a jamais su se brancher.A l’aéroport, les mots manquants nous enveloppent, comme un vent trop humide.Dans Le Trésor de la langue, les quidams interviewés assurent que oui, bien sûr, le français, c’est important Même qu’ils se battront si on tente de le leur arracher un jour.On entend De Gaulle s’exclamer: "Vive Montréal! Vive le Québec! Vive le Québec libre!» Sous les hourras des Montréalais rassemblés devant l’hôtel de ville.René Lévesque répète à son peuple, au lendemain d’un référendum perdu: «À la prochaine fois!» Des extraits du Manifeste du FLQ et la voix de Trudeau décrétant la Loi des mesures de guerre reviennent nous hanter.Les voix de Québécois disent de leur côté la pluie, le beau temps et le chemin à parcourir pour se rendre à la cathédrale.Richard Desjardins s’envole dans sa poésie.Tout le monde est là, ou presque.Moi, je capte au vol: «Retrouver notre voix en prenant la voie du fleuve», des mots qui me donnent envie de voguer jusqu’à Blanc-Sablon.Pourtant le spleen demeure.Le diamant du coffret est cette langue française du Québec, défendue collectivement si fort, écorchée avec le même entrain.En une folle schizophrénie jamais apaisée.En France, mes amis m’interrogent sur cette languelà.Que puis-je leur répondre, au juste?Quand je m’y risque, un ange passe, un diable aussi.Je leur sers des répliques toutes faites, guère trop allumées, sur la survivance et ses combats.Le tintouin d’usage, en mode langue de bois.Leur révéler que la qualité laisse à désirer quarante ans après la Révolution tranquille, que les lacunes de l’enseignement linguistique sont béantes.Mille pardons! Pas le courage! Autant leur épargner aussi, un coup parti, la description de tous ces documents aux phrases farfelues dont on est bombardés régulièrement, cadavres exquis traduits de l’anglais par des logiciels, dans le beau Canada bilingue rêvé par Trudeau.J’esquive aussi la valse des fautes d’orthographe garnissant les copies d’examen.Les corriger?Pas si simple, songent bien des profs.Sinon, les élèves redoubleraient en masse, voyons donc! Leur ego rudoyé pardessus le marché! Soit, la ministre Michelle Courchesne a poussé la semaine dernière les hauts cris.Les copies d’examen seront corrigées, les rapports qui invitent au laxisme iront s’empoussiérer sur les tablettes.Juré! Craché! Elle l’assure.Que s’engourdissent toutes les indignations! L’été et les terrasses invitent à la farniente.Qui voudrait protester trop longtemps?Ça s’arrangera, nous dit-on en haut lieu.SOURCE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTREAL René Lussier , Sauf que.Avec ou sans l’imprimatur du ministère de l’Éducation, bien des fautes de français garniront encore les copies des élèves, du primaire à l'université.On le sait très bien.Tant de diplômés universitaires québécois écorchent la langue écrite et parlée.Il faut qu’un système entier ait fermé les yeux en amont depuis belle lurçtte.Et comment s’arrêter en si bon chemin?A quand le vrai, le long sursaut de révolte collective?Mais chut! devant les étrangers.N’allez surtout pas.Si bien que, les pieds sur le pouf, de retour au Québec, on écoute le coffret de René Lussier avec un blues à l’âme.Parce que Le Trésor de la langue, vraie radio graphie sonore de nos tiraillements, héritage précieux, se dilapide.Et que ça donne envie de hurler.Voilà! otreniblaValedevoir.com IMAGES Y a-t-il une limite à ces nouvelles images virtuelles ?SUITE DE LA PAGE E 1 Explorer les limites Les cinémas Imax ont présenté il y a quelques années un spectacle des Rolling Stones sur écran géant qui avait fait sensation.Les fans de U2 salivent déjà avec l’arrivée cet automne dans les salles d’un grand spectacle de ce groupe en haute définition et en 3-D, qui, paraît-il, atteint de nouveaux sommets de réalisme.Dans ce nouvel univers numérique, non seulement la salle de cinéma se transforme, mais les images repoussent les limites de la représentation pour attirer les spectateurs, particulièrement les plus jeunes.Une petite visite chez Hybride permet de suivre d’un ordinateur à l’autre le développement de ces images numériques.Sur un premier écran, par exemple, on modèle un animal imaginaire.Sur KZ?WP LE FESTIVAL DÉBUTE DANS 2 SEMAINES! PLUS DE 150 CONCERTS EN VENTE MAINTENANT I DE MONTREAL ¦III II III II III O Of?ÉDITION 28 JUIN AU 8 JUILLET 2007 INFOS SUR LES AUTRES CONCERTS AU MONTREALJAZZFEST.COM 18h LES GRANDS CONCERTS ES THÉÂTRE MAISONNEUVE-PdA y - «H TRIO BEYOND JACK DEJOHNETTE JOHN SCOFIELD LARRY GOLDINGS Un concert spécial! Un voyage arabisant aux accents de flamenco, de musique balkane et de cafés parisiens.Sublime WAYNE SHORT __ | QUARTET AVEC ESÜ J ÔRJAN BLADE, JOHN PATITUC ±t JL ANOUAR BRAHEM LE VOYAGE DE SAHAR 29 juin _______________________ PROGRAMME DOUBLE PREMIÈRE PARTIE DKIBOMEKA Rencontre au sommet entre l’Europe et l’Amérique KURT ELLING DIDIER AVEC INVITÉS oPÉGIAUX/ §kî© 2 juillet SOPHIE mIiVIAN SYLV/ÏÏ ET SES MUSICIENS 20h PLEINS FEUX ^ IT-lJll t m InfoGBO pjçr SALLE WILFRID-PELLETIER-PdA CONCERT D’OUVERTURE CK t Radio-Canada PREMIÈRE PARTIE: LURA Un envoûtement aux accents portugais PREMIÈRE PARTIE: NORTH MISSISSIPPI ALLSTARS 2 Juillet CONCERT DE CLOTURE / PROGRAMME DOUBLE [OLIVE! susie choh 20 h 30 RYTHMES HYAH REGENCY MONTREAL PRtMttetPwntiArosTUorHusru PROGRAMME DOUBLE PARTIE: OHISIAIN POIRIER LIVE V| fANTIBÂLAS/ ., FEMI KUTI " & THE POSITIVE FORCE PREMIÈRE PARTIE : JESSIE BAYUN G retour attendu de la chanteuse du groupe THE CRANBERRIES! in BIILETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL " SPECTRUM DE MONTRÉAL LU ACHAT DANS LES SALLES OÙ LES CONCERTS ONT UEO _J PLACE OES ARTS RENSEIGNEMENTS INFO )AZZ Bell ¦üiiniüRnnmii Ooff Cana< l;ï Heineken CBC jf!1 Radio-Canada (Montréal QuébeC"" un autre, on y ajoute les textures, les éclairages.Un des ordinateurs se spécialise dans les effets de neige, de pluie et de vent.Un des animateurs est spécialisé dans l’utilisation d’un «logiciel de fluide» qui s’assure que, dans cet univers virtuel, l’eau coule de façon logique! Y a-t-il une limite à ces nouvelles images virtuelles?«Cela évolue très vite, explique Pierre Raymond.Il y a quelques années encore, on avait de la difficulté avec certaines textures, avec l’eau, les montagnes, et nous n’aurions pas pu créer les environnements de Sin City ou de 300.La limite actuelle, c’est qu’il est difficile de produire un acteur virtuel vraiment satisfaisant pendant une heure et demie.Ce qui manque, c’est le “rendu” de l'acteur, son émotion.On finira par créer un acteur numérique à s’y méprendre sur le plan physique, mais, dans le fond, son jeu dramatique sera celui que l’animateur décidera.» Autrement dit, les prouesses techniques ne remplacent pas la qualité des expressions humaines.Car le cinéma, ce ne sont pas que des prouesses techniques, il faut aussi une bonne histoire et de grandes interprétations dramatiques, comme une Helen Mirren dans The Queen, par exemple.Il reste que, pour retenir le spectateur, les producteurs ex- plorent des limites qui relevaient de la science-fiction il n’y a pas si longtemps.«Certains grands acteurs son t en train de faire enregistrer leurs voix et leurs mimiques pour les protéger à l’avenir, puisqu'on pourrait numériquement les reproduire, explique Pierre Raymond.Dans l’industrie du porno, des acteurs et des actrices font actuellement scanner leur corps au complet pour les réutiliser dans des jeux vidéo! Alors, dans 20 ans, on pourrait imaginer, oui, un nouveau film avec Tom Hanks ou Bruce Willis qui auraient fait scanner leur corps, et autorisé les droits d'utilisation.» Le Devoir • 1 ; .J.: Un groupe en plein travail chez Hybride SOURCE HYBRIDE EXPOSITION À L'fSPACf JfUNfÇ Df LA Gi?AN0f SieUOTHèOUf DUS FÉURIER HU 2 SEPTEMBRE 2007 t t m peu*?Horaire des visites commentées de l'exposition à *v*vw ban^.qc.ca sous l'onglet Activités.VS.RoUtfWRD Df /MAlSoNNfuLf fST: AToNT'RF'M SIY 879-1100 ou I 800 9GJ-9028 WWW.BANo.OC.CA Bibliothèque et Archives nationales KNTRRC LIRRC Québechi 4 614 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 ULTURE saison itinérante Abonnez-vous 514 845-7277 www.quatsous.com MUSIQUE CLASSIQUE La grande fete baroque JAZZ C’est vendredi prochain, 22 juin, à partir de 18h45, avec la traditionnelle parade dans le Vieux-Montréal, de la place d’Armes à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, que s’ouvrira la 5' édition de Montréal baroque.CHRISTOPHE HUSS Susie Napper est la bonne fée de Montréal baroque.C’est elle qui eut l’idée de créer cette manifestation concentrée en une fin de semaine, autour de la Saint-Jean.Le premier Montréal baroque, en juin 2003, avait été monté avec trois bouts de chandelles, un budget de 48 000 $, une volonté farouche et une bonne dose d’imagination.Un courant est passé immédiatement entre les musiciens et le public.Montréal baroque aborde l’édition 2007 avec un budget de 250 000 $, ce qui lui permet de programmer YOrfeo de Monteverdi, présenté pour la première fois il y a 400 ans à Mantoue et que l’on considère comme le premier opéra de l’histoire de la musique.Quelles que soient les arguties musicologiques (en fait, la voie de l’opéra avait été ouverte notamment par XEuridice de Jacopo Peri en 1600 et XEuridice de Giu-lio Caccini en 1602), XOrfeo — on remarquera que le sujet obsédait les créateurs de l’époque! — est effectivement le premier ouvrage opératique mettant la musique au service entier de la narration d’un drame.Chose étonnante pour une partition fondatrice d'un pan majeur de la musique classique: selon Susie Napper, XOrfeo n’a jamais été présenté à Montréal, à l’exception d’un unique concert de l’Opéra-Atelier de Toronto en 1987.Parmi les éléments qui ont amené cette programmation, il y a surtout le coup de foudre de la directrice de Montréal baroque pour la voix du ténor anglais Charles Daniels: «J’ai joué /Orfeo plusieurs fins avec lui et il m'a fait pleurer chaque fois.Bien qu’il ne soit pas le plus bel homme du monde, c’est par sa façon de chanter, ses récitatifs extraordinaires, qu’il m’a séduite, et c’est exactement cela, l’Orfeo; la séduction par le chant et la musique.» De la programmation de XOrfeo a découlé le thème «Du ciel aux enfers», fil conducteur de ce Montréal baroque 2007.Et comme dans XOrfeo il y a le premier solo de harpe jamais écrit, c’est la harpiste irlandaise Maria Cleary qui aura le privilège d’assurer le désormais fameux et emblématique concert du dimanche à 7h du matin dans la crypte de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.Il est évidemment déjà archi-complet.Le nerf de la guerre Quintupler le budget de la manifestation n’a pas été une partie de plaisir, surtout pas pour une musicienne qui cherche, en donnant bénévolement de son temps, à comprendre les méandres des divers programmes de subventions.«Le Aller simple pour le succès SOURCE MONTREAL BAROQUE L’Orfeo n’a jamais été présenté à Montréal, à l’exception d’un unique concert de l’Opéra-Atelier de Toronto en 1987.financement reste très difficile, avoue Susie Napper.C’est plus qu'un job à plein temps.Dans chaque demande U s’agit de comprendre qui veut savoir quoi, car chaque département a des critères différents.Les uns veulent, par exemple, que la billetterie génère les trois quarts des revenus, alors que d’autres demandent qu’on donne le plus de choses possible gratuitement au public!» Le plus grand subventionneur public de Montréal baroque est le Conseil des arts et des lettres du Québec.Les atermoiements actuels au niveau du financement fédéral des festivals ne touchent pas spécialement Susie Napper pour l’instant: «Tout diminue un peu, mais nous avons eu notre argent du Conseil des arts du Canada.L’argent du ministère du Patrimoine canadien arrive, lui, toujours six mois plus tard.Je ne sais pas comment ils pensent qu’on peut survivre en recevant l’argent six mois après la fin d’un festival, mais, enfin, chaque année c’est comme ça et rien n’a changé pour nous jusqu'à maintenant; je ne vois pas la différence: on n’a pas l’argent! On attendra janvier2008.» Susie Napper ne sait pas quel montant elle recevra à ce moment-là.Nouveaux lieux Si Montréal baroque a su nous étonner les années précédentes, c’est non seulement par la programmation musicale mais aussi par le défrichage de nouveaux lieux accueillant la musique.Le millésime 2007 s’annonce excellent.«On a trois nouveaux lieux spectaculaires, se réjouit Susie Napper.L’an passé rien n 'a vraiment débouché, mais cette année, par hasard, des choses très intéressantes se sont décantées.» Parcs Canada a ouvert à Montréal baroque les portes de la Maison Papineau, à quelques pas à peine de la chapelle Notre-Dame-de-Bon- Secours.«Nous allons jouer dans la cour intérieure de la maison.C’est un peu abandonné, mais il y a un jardin et une fontaine; c’est charmant.Cette cour sera ouverte pour deux heures dans l’après-midi du dimanche 24 juin.» On y entendra, à 14h, le programme Pa-radiso e l’infiemo avec les cornets et saqueboutes de la Bande Montréal baroque dans un répertoire de canzonas et sonates du temps de Monteverdi.La Fonderie Darling, devenue un centre d’art contemporain, sera le lieu de représentation de XOrfeo.«C’est extraordinaire! s’exclame Susie Napper.C’est une vieille fonderie plus ou moins rénovée, en briques, en métal et en béton.C'est l’enfer, c’est génial.» Troisième lieu, «le plus extraordinaire» selon Susie Napper, est «une pièce dans laquelle personne n’est entré depuis 50 ans».La directrice a mis la main à la pâte: «La semaine dernière nous avons tout nettoyé.Il y avait un centimètre de poussière.Il n’y a pas d’électricité, rien.C’est entièrement privé; on nous a prêté l’endroit juste pour une heure.» Pour découvrir ce lieu mystère, la directrice du festival donnera rendez-vous aux spectateurs à l’angle de Bon-Secours et de Saint-Paul avant ce concert de l’ensemble Constantinople, le samedi 23 à 17h.L’aura de Montréal baroque croît sans cesse, même à l’étranger.«On commence à être assez bien connus en Europe comme une place intéressante», dit Susie Napper.Le programme de l’édition 2007 est d’une exceptionnelle richesse.\! Orfeo sera donné en clôture, lundi 25, mais aussi en prélude, le jeudi 21, lors d’une soirée-bénéfice.Les vendredi, samedi et dimanche seront marqués comme d’habitude par la succession de deux concerts.Vendredi, des sonates pour violon virtuoses du XVIII' siècle suivront un concert 3 “C «/] C O LES VIOLON S DU ROY i a c11Ait11 r i >f.< . ville de iBH Contvtl dM Am Canada Coundl J ï?ni! CoKWtonamrtUntfWti QUÉBEC duCanada forth* Art, LL ULVU1K Vivaldi, autour du fameux Gloria.Samedi se poursuit l’intégrale des cantates de Bach, avec pour thème le mystère de l’Incarnation.Deuxième partie violonistique, là aussi, avec les Sonates du rosaire de Biber.C’est également un grand Allemand qui achèvera la soirée de dimanche, Dieterich Buxtehude, avec sa sublime succession de cantates de la Membra Jesu nostri.Ce concert fera suite à la reprise, par le Studio de musique ancienne de Montréal, d’extraits du Livre d'orgue de Montréal, emblématique recueil redécouvert il y a tout juste une trentaine d’années et dont on doit l’existence à la venue des Sulpiciens à Montréal il y a 350 ans.Collaborateur du Devoir MONTRÉAL BAROQUE Du 22 au 25 juin dans le Vieux-Montréal.Renseignements: mm montrealbaroque.com et 514 845-7171.Viennent de paraître en disque: Membra Jesu nostri de Buxtehude par Les Voix baroques, Lute Songs avec Charles Daniels et Nigel North, et Du ciel aux enfers, compilation autour des artistes et des œuvres présentés à Montréal baroque—tous ces CD sont chez Alma.CAROLINE MONTPETIT Née en Russie, Sophie Milman a vécu en IsraëL avant d’atterrir à Toronto, qui est désormais sa patrie.Mais depuis qu’elle a entamé sa carrière de chanteuse jazz, le succès de Sophie Milman est tel qu’elle voyage constamment aux quatre coins du monde.Au Festival international de jazz de Montréal, elle succédera sur scène au chanteur américain Kurt Filing, au théâtre Maisonneuve, le 4 juillet Malgré son jeune âge (elle n’a que 24 ans), la jeune recrue a déjà deux albums derrière elle.Le premier, éponyme, regroupait des standards de jazz qu’elle avait choisis.Le second, Make Someone Happy, qui sort ces joursci, est dit-elle, plus proche d’efie, plus intime.«Ma vie a tellement changé au cours des trois dernières années.Je-me rends compte à quel point j’étais jeune et innocente lorsque j’ai enregistré mon premier disque», dit-elle, alors qu’elle enfile les entrevues à Montréal.La jolie blonde a eu un succès presque spontané.Alors qu’elle commençait à peine, à 21 ans, à chanter pour le plaisir et à donner quelques spectacles, la compagnie ünus l’approche pour enregistrer un disque.Commence pour elle le cycle des tournées internationales.Son album se retrouve en effet au spmmet des palmarès flunes aux Etats-Unis, au Canada, en Suède et au Japon.«Cela a beaucoup changé mon rapport à la musique, reconnaît celle qui se dit autodidacte en musique.Au début, la musique était pour moi un hobby Maintenant, il y a plus de pression, c’est comme un travail.» Il faut dire que la demoiselle a une jolie voix, qu’elle chante d’agréables ballades, qu’elle rend particulièrement bien pour son âge, avec de bons arrangements.Alors qu’on lui demande souvent à elle a la chanteuse de jazz Diana Krall pour modèle, la jeune chanteuse dit suivre son propre chemin mais cultiver une admiration pour différentes chanteuses, dont Cassandra Wilson, K.D.Lang et Diana Reeves.La chanson eli, eli, qui clôt son album, lui permet d’explorer d’autres dimensions de sa voix, plus graves, plus langoureuses.Quand on lui demande si elle préfère le studio d’enregistrement à la scène, elle répond que les expériences sont complètement différentes.Le studio est une expérience «microscopique», dit-elle, au cours de laquelle la chanteuse est livrée à elle-même et rend ses chansons dans un environnement stérile.La scène, elle, est nourrie du contact avec le public, les musiciens, laisse place à la magie, aux blagues, à certains imprévus.Elle aime les deux.Entre ses courses à travers le monde, Sophie Milman termine un diplôme en commerce à l’Université de Toronto.Elle y travaille parfois dans les avions qui l’emmènent en tournée.«Je suis très cérébrale», dit-elle.Si elle n’a pas abandonné l’idée de faire carrière en dehors de la musique, parions que la jeune femme n’est pas près de laisser l’art pour autant Et que la vie lui donnera l’occasion d’explorer plus profondément les diverses possibilités de Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sophie Milman se produira au théâtre Maisonneuve, le 4 juillet.FESTIVAL DES ARTS OE S A.I Psi ' 1 ' - SA.LJ V I-; LJ 1* DU 2 AU 11 AOÛT AUGUST 2 TO AUGUST 1 1 fi /< / ' rr LA DANSE ! MOMIX DE NEW YORK Première c/W/ulienne rie Lunar Sen LES BALLETS JAZZ DE MONTRÉAL |bmj_danse) RUBBERBANDANCE MONTRÉAL DANSE 20 dns r!'excellence ! ALBERTA BALLET .60 EVENEMENTS GRATUITS Terrasses musicales Spectacles de soirée sur la scène extérieure Ciné danse .60 FREE EVENTS Music on the terraces Evening shows on the outdoor stage Ciné danse ;ji LA MUSIQUE ! ALAIN LEFÈVRE OLIVER JONES „ NIKKI YANOFSKY PURCELL ODES nancy argenta BACH AND BEYOND! .v, KARINA GAUVIN ¦ JAMES KUDELKA BILLETS / TICKETS / INFO : TICKETPRO 1-866-908-9090 www.fass.ca I, æSTST11 QuébecSS BMoQornuiwNiMiHlm Q^’oîStwc LE DEVOIR ¦ Patrimoine Canadian UWU canadien Heritage % LE D £ V 0 1 R , LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 E 4 JAZZ & BLUES Dee Dee s’en va t’au Mali La chanteuse afro-américaine de Paris propose un disque de blues malien SERGE TRUFFAUT Dee Dee ici, Dee Dee là.Dee Dee qui?Bridgewater.Id parce qu'elle fait la une de l’avant dernier/azz Magazine-, là parce qu’elle orne la couverture AtJazzMan.Pourquoi ce battage, d’ailleurs fondé?Parce que la belle de Memphis, Tennessee, vient de publier un album de.blues malien.De jazz du Mali.Bon.Il y a un an, l’Américaine de Paris avait réalisé un disque fait dç chansons chères à la môme Piaf, Edith de son prénom.Les arrangements, les orchestrations, étaient si riches — riches à l’image de Versailles et non de la densité —, que le tout avait fini en eau de boudin.On exagère, c’était loin d’être insignifiant Mais ce n’était pas propre à susciter une écoute constante ou régulière du tout Aujourd’hui, elle renoue avec ce qui a fait sa renommée.Cette fois, elle a pris le chemin du Mali.Elle a poursuivi une route analogue à celles empruntées antérieurement par Randy Weston, l’Art Ensemble of Chicago, Archie Shepp, Chico Freeman et le regretté Julius Hemphill.Une route faite de spiritualité, d’antiques légendes africaines, de sensualité et de chaleur extrême.Dans un entretien accordé à Jazz Magazine, elle confie ceci: «Je suis née à Memphis.Ma mère m’a dit que, quand J’étais bébé, j’adorais enlever mes vêtements et me rouler dans la terre rouge, qu’il y a aussi là-bas.Je me Jrottais le corps, les cheveux.et encore aujourd’hui, quand je vois la terre rouge du Mali, j’ai envie d’y plonger mes mains, et de faire comme ça.Quand je suis arrivée, le premier matin j’ai ouvert les rideaux et j’ai vu cette terre rouge.J’ai compris.Compris aussi que tous les Noirs sont un peu africains, et même les Blancs.C’est le berceau de l’humanité.» Bien.Sur pratiquement toutes les pièces elle chante en duo.Dee Dee en anglais, son complice en malien.Sur tous les morceaux, il y a abondance de percussions, évidemment, et de cordes.Les instruments?Djembé, cora, calebasse, balafon et autres objets fabriqués avec des bouts de bois, des bouts de ficelle, le tout accompagné de la contrebasse, tenue ici par l’excellent Ira Coleman, et du piano entre les mains d’Edsel Gamea.Aux connaisseurs des choses africaines, mentionnons que Tamani Diabaté est de la partie.Bon.Très bien produit, fort bien enregistré, cet album intitulé Red Earth A Malian Journey et publié par Emarcy/Universal devrait séduire tous ceux et celles qui avaient été séduits par l’aventure cubaine de Ry Cooder et son Buena Vista Social Club, par les aventures d’Ali Farka Touré et de Taj Mahal.C’est beaucoup.Bien, non pas bien.Monsieur le producteur, on veut bien comprendre l’obligation qui vous est faite de réaliser des économies d’échelle en cette époque de baisse tendancielle du taux de profit augmentée de la trappe des liquidités.Mais de là à pousser l’avarice jusqu’à réduire la grosseur des lettres, des mots, à une allégorie du microscope.C’est très impoli! En rafales ¦ Souvent l’esthétique ECM, l’étiquette de l’exigeant et très autoritaire Manfred Eicher, agace à cause de son inclination marquée pour la lenteur.Le vaporeux, l’évanescent Bref, c’est souvent académique, 1% ‘fr_ ftiiflil •TSîîl SOURCE EMARCY-UNIVERSAL Dee Dee Bridgewater: «Tous les Noirs sont un peu africains, et même les Blancs.» froid, bourgeois.Mais là.ECM nous propose ces joursei un nouvel album du pianiste Tord Gustavsen accompagné du contrebassiste Ha-rald Johnsen et du batteur Jarle Vespestad.Baptisé Being There, ce disque est excellent de bout en bout C’çst bien balancé.C’est chaloupé.A l’écoute des premières pièces, toutes composées par le pianiste sauf une par le contrebassiste, on a eu le sentiment et non la certitude, ce serait présomptueux, que Gustavsen s’employait à faire méticuleusement l’alchimie entre les exercices de style chers à Erik Satie et ceux tout en élégance de l’extraordinaire et très regretté pianiste John Lewis du Modem Jazz Quartet Chose certaine, Gustavsen admire le style, le grand style de Le- wis.Rn soi, cela révèle un goût très fin.A l’instar de Lewis, le jeu de notre Suédois est fluide, clair, économe.Il ne s’attache pas à mettre en relief un chapelet de notes, mais bien à sculpter chacune d’entre elles.Excellent! ¦ Randy Chortkoff n’est pas le plus grand harmoniciste du monde.Mais il a une qualité essentielle.Laquelle?Animer, dynamiser, activer.En ce sens, il fait beaucoup penser à Art Blakey.Car comme ce dernier il pousse les autres.Producteur et cheville ouvrière du groupe The Mannish Boys, Chortkoff présente aujourd’hui un nouvel enregistrement paru sur sa propre étiquette, Del-taGrooveMusic, que Fusion III distribue.Le titre?Big Bans.Bien trouvé, car approprié.Pour réaliser cette troisième aventure discographique des Mannish Boys, Chortkoff a rassemblé les vétérans chanteurs Finis Tasby et John Dyer et la fine fleur californienne et texane des six cordes, soit Kid Ramos, Kirk Fletcher et Rick Holmstrom.Les amateurs de blues devraient être ravis.C’est shuffle en diable.Léger, bien espacé.C’est très petit rosé accompagnant la paella aux fruits de mer.Mais plutôt palourdes que moules.C’est dire.¦ Le saxophoniste André Leroux occupera la scène du Upstair’s les 22 et 23 juin prochains.Puis celle du Lion d’or le 29 juin prochain dans le cadre du.Off Festival de jazz, qui débute le 22 juin et se conclut le 1" juillet ¦ L’harmoniciste Carey Bell est décédé à Chicago.Il avait 70 ans.Sa carrière a vraiment démarré lorsque Muddy Waters l’engagea.Entre autres moments forts de sa vie musicale, mentionnons sa participation à la fabuleuse série Living Chicago Blues.Snif, snif.¦ Le dernier numéro de Down Beat propose un long entretien avec la pianiste, compositrice et chef de big band Maria Schneider.Quoi d’autre?Des portraits de guitaristes: Kenny Burrell qui vient d’avoir 75 ans, John Abercrombie et Lionel Loueke.¦ Le dernier numéro du magazine torontois Coda présente un portrait du saxophoniste Grant Steward, un article à la mémoire du violoniste Leroy Jenkins qui vient de mourir, la réédition d’un long entretien avec un de nos favoris, le pianiste Duke Jordan, ainsi qu’un guide des festivals de jazz au pays.Le Devoir LOtAaoua/s en Les grandes festivités nationales Au parc des Cèdres, à ùatineau, dans le secteur d'Aylmer Bill Fris s.du 20 au 24 juin 2007 DU MERCREDI 20 AU DIMANCHE 24 JUIN 2007 De 12 h à 23 h 30 • PARC DE MANÈGES SPECTACLES Gratuits jusqu’à 17 h 9) • Soirée : 10$ Interdit d’apporter contenants en verre et boissons alcoolisées rlMpÉRATif fRANÇAÎS JEUDI 21 JUIN 2007 18 h PAULE MAGNAN 19 h 45 ARIANE M0FFATT 21 h 45 MARJ0 VENDREDI 22 JUIN 2007 18 h LE DIABLE AUX CORSETS 19 h 45 YVES LAMBERT ET SON BÉBERT ORCHESTRA 21 h 45 MES AÏEUX 23 h 15 FEU DE JOIE Billets en vente au PALAIS MONTCALM 418 641-6040 et sur le réseau Billetech Desjardins Bénéficiez d’avantages avec le programme de récompenses VISA DESJARDINS au 1 877 BILLETS.Offre valide sur le réseau Billetech: www.billetech.com ou en personne, dans les points de vente du réseau.INFO FESTIVAL Bell «_t _ e _ _ m • i _ 418 529-5200 mfofestival.com —-¦¦¦:¦- y 1888 992-5200 y A L’OUTAOUAIS en/fête/ L'autobut jTO uutraJMHfjif SrTiaSiTHïijr PROGRAMME COMPLET : www.imperatif-francais.org SAMEDI 23 JUIN 2007 16 h LE FESTIVAL DE MONTGOLFIÈRES EST DE LA FÊTE 18 h LES FOURMIS INTERSIDÉRALES 19 h 45 LUCEDUFAULT 21 h 45 LES TROIS ACCORDS 23 h 15 LES GRANDS FEUX D’ARTIFICE D’IMPÉRATIF FRANÇAIS La fête nationale du Québec DIMANCHE 24 JUIN 2007 11 h LA MESSE DE LA SAINT-JEAN au parc de l’Imaginaire 12h DU GOSPEL EN FRANÇAIS! au parc de l'Imaginaire 13 h L’ÉCODÉFILÉ Thème : Québec en fête, Québec en fleurs! Thème musical : Le tintamarre.Costume : Bleu! Bleu! Bleu! Rassemblement : Super C aux Galeries Aylmer 14 h Levée du drapeau : Micheline Scott est des nôtres 15h MONOCYCLISME ET JONGLERIE JEAN-GUY BEAUDRY 16 h LE FESTIVAL DE MONTGOLFIÈRES EST DE LA FÊTE 18 h DANIEL LAL0NDE 19h45 STEFIE SHOCK 21 h 15 Discours patriotique 21645 KANASUTAET RICHARD DESJARDINS 23615 FEU DE JOIE Service de navette continu et gratuit du 21 au 24 juin entre 18 h 45 et 23 h 45 du parc-o-bus des Galeries Aylmer, www.sto.ca ou 819 770-3242 L'autobus vous y amène! « H vyî » Ql leSoleil n/n PALAIS M( JNTCALM ARCHAMBAUIT Vit 11 i>i ^béC Québec î-OvW Québec S Eî Canada IMIrr du tourisme lie QuéM< OUTAOUA IS LOutaouais en fête, les grandes festivités nationales du Québec, remercie : Partenaires Æk SwT de prestige cSSn£*j dJS Commanditaire /’NMrtn» de prestige: OUTAOUALS Oèmec Partenaire official : de privilège: Partenaires médiatiques : % « IP lo4^„ 24 iceaj, *907- ** StBB SI le devoir u jfiwe 3*.^ lpE3 1994 DEVOIR LES L E SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007__________________ £ 5 PHOTOGRAPHIE Lisette Model et le dixième de seconde SOURCE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA, OTTAWA Jambes de passants, 5’ Avenue, New York, vers 1940-1941, tiré en 1980 JEAN-FRANÇOIS NADEAU On a dit de Lisette Model qu’elle a eu les yeux les plus instinctifs de tpute l’histoire de la photographie.A voir la cinquantaine de ses photographies qu’expose, jusqu’au 6 août le Musée d’arts de Jo-liette, on serait tpnté de croire que c’est bien vrai.A l’évidence, cette femme s’intéresse moins à la qualité technique de ses photos qu’au supplément d’âme que son regard peut transmettre dans l’instant grâce à l’usage d’un appareil photo.Petite, têtue et taiseuse, pour reprendre la description qu’en fit Hervé Guibert à sa mort en 1983, Lisette Seybert est née à Vienne en 1906 d’un père austro-italien et d’une mère française.Elle appartient à une famille particulièrement bien nantie.Les deux enfants du couple sont élevés par des domestiques dans une immense propriété classée aujourd’hui patrimoine national par l'Autriche.Petite, Lisette apprend la musique.Elle est l’élève d’Arnold Schoenberg, dont l'influence sur la musique contemporaine et son langage est profonde, comme on le sait Elle fréquente durant plusieurs années l’univers de Schoenberg.«Si dans ma vie fai eu un professeur et une influence majeure, dira-t-elle, ce flit Schoenberg.» A vingt ans, elle part s’installer à Paris pour poursuivre son éducation musicale.Dans la capitale française, elle fait la connaissance d’un jeune peintre qu’elle va épouser.Evsa Model.Né en Sibérie, il ne gagne jamais de quoi vivre et c’est sa femme qui, très vite, l’entretient complètement Elle apprend à se servir d’un appareil photo en empruntant d’abord celui de sa sœur.Elisabeth Ker-tesz, la femme du grand photographe hongrois, lui montre comment utiliser au mieux un rolleiflex.Elle développe alors une nouvelle passion pour le regard.Dans ce Paris de l’entre-deux-guerres, Lisette Model scrute les visages.Elle fouille pour savoir et rendre ce qu’il y a derrière ces masques qui composent les attitudes humaines.Pour elle, l’appareil photo est un instrument qui permet de découvrir le monde.«Nous photographions non seulement ce que nous savons, mais aussi ce que nous ne savons pas», se plaît-elle à répéter.Pamphlets muets Ses premières vraies photos sont prises sur la promenade des Anglais, à Nice.L’exposition présentée à Joliette en donne plusieurs à voir.Ces photos sont de véritables pamphlets muets.Model s’attarde à rendre sa vision d'une bourgeoisie déliquescente qui semble tout simplement écrasée par des habits trop lourds pour le soleil et des maquillages trop apparents.En 1937, une visite à des parents lui fait découvrir l’Amérique.Elle en tombe amoureuse.En 1941, en pleine guerre, elle s’installe à New York.Fuit-elle aussi l’Europç en raison de ses origines juives?Evidemment Durant ces premiers temps passés à New York, aucune photo.Rien.Elle ne sait plus voir, dit-elle.Trop de nouveautés dans cette ville où tout apparaît comme une découverte éclatante.Mais peu à peu, elle se ressaisit et ses photos paraissent dans des magazines américains prestigieux, dont Harper’s, Vogue, le Saturday Evening Post, ce qui la fait vite remarquer par Edward Steichen du MOMA, où elle va exposer.Ansel Adams et Walker Evans, deux des principaux photographes américains, chantent alors ses louanges.Comment cela se peut-il?A l’époque, la photographe n’est encore au fond qu’une débutante.Et d’un coup, la voilà portée aux nues.Tout va vite, trop vite.Comment en arrive-t-elle à obtenir ce grain si original dans ses photos, lui demande-t-on?Tout simplement, répond-elle, en confiant ses rouleaux de pellicule à la pharmacie du coin.Les magazines lui confient des reportages.Elle photographie New York la nuit, notamment dans le reflet des vitrines des grands magasins.La perspective est déjà plutôt originale, mais moins que sa série personnelle consacrée aux pieds, où apparaît, très clairement, une volonté de repenser le regard et de le moderniser.Les pieds, après tout, c’est le rythme et la vitalité qu’elle cherche dans l’anonymat de cette grande ville.Ceux qui voulurent nuire à Model la traitèrent de gauchiste, ce qui est quand même déjà une indication de l’inclination naturelle de son travail On évoque dans cette exposition l’aspect satirique d’une partie de l’œuvre de Model Mais en y regardant de plus près, il s’agit davantage d’une position critique que d’une satire à proprement parler.Dans ses clichés de bourgeois de Nice ou devant les riches dames de la société new-yorkaise, on sent à l’évidence un certain haut-le-cœur chez elle.Et lorsqu’elle réalise sa série de photos sur les immigrants de Lower East Side, on sent bien par ailleurs que, derrière l’apparence dégagée et froide du traitement le caractère dramatique des sujets est décuplé.Model a enseigné et donné nombre de conférences.Ses cours sont très riches.Ils mélangent une part de bon sens très terrien avec une part substantielle de mysticisme qui puise dans les préceptes de KrishnamurtL Parmi ses élèves, on trouve Rosalind Salomon, Larry Fink et Diane Arbus.Cette dernière, très célèbre aujourd’hui, avoue toute sa vie un attachement considérable à Model Tout comme Arbus le fit plus tard.Model photographia des «monstres» à visages humains avec une sorte de détachement clinique.Elle s’approche d’obèses, de prostitués, de travestis ou de chanteuses des bas-fonds au point de devenir parfois intime avec ses modèles.Ses études du grotesque de certaines situations influencèrent beaucoup le travail d’Arbus.Les deux œuvres, par moments, pourraient presque être confondues s’il n’y avait pas, il est vrai, plus de vingt ans de différence entre les deux.Mais c’est bien Model qui pousse Arbus à s’approcher de la photographie comme d’une expérience vertigineuse qui confronte le réel à sa propre perception du monde.Mode! était une femme distante et peu commode.Elle refusait entre autres les entrevues, après s’être fait prendre plusieurs fois à nier ce qu’elle avait pourtant dit.Elle croyait que la parole, tout comme la lumière, disparaissait en un dixième de seconde mais qu’il convenait mieux de laisser passer les mots que l’instant magique d’une photo.jfnadeau@ledevoir.com « u ^«#orcHestre W _ SYDlEHOniQUe ne L'isLe Choeur DIRECTION MUSICALE , CRISTUN DOST & ROBERT INGARI MENDELSSOHN Symphonie n° 2 «LoBQesanqg» FRANCE CAYA ET ASHLEY BECKER,___ DAVID MEHMS, TÉNOR sàmeôi 16 juin jeuôi 21 juin 2007 20 HEURES SAUE POLLACK (UNIVERSITÉ MCGILL) i, RUE SHERBROOKE 0.20$ ADULTES 15$ ÉTUDIANTS À U PO RTE LE SOIR OU CONCERT WWW.OSIMONTREAL.CA WWW.CHOEURCLASSIOUEDEMONTREAL.QC.CA HVOROSTOVSKY Un des plus célèbres barytons au monde remarquables carrières internationales.Sa uoix est un pur joyau.” îw NEW YORK TIMES L’art de la musique vocale russe avec L'Grchestre de chambre de Moscou L'Académie d'art vocal de Moscou Constantine ürbeiian, Direction Samedi, 24 novembre 2007, 20h00 Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts 514 842.2112 1 866 842.2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission su 790.1245 Show One Entertainment www showoneproduct.ions.ca Llv CHEFS-D’ŒUVRE SUITE DE LA PAGE E 1 de vertigineux dans le fait d’offrir la chance aux visiteurs de côtoyer des œuvres qui ont traversé le temps, confie Daniel Drouin.C’est fabuleux de pouvoir contempler dans la même exposition une Madone et l’Enfant de Spinello Aretino datant de 1390 et des œuvres de Van Gogh, Renoir ou Gauguin.» Un peu à Tunage de la collection Chez présentée l’automne dernier, celle de Pérez Simon comporte l’immense qualité de ne pas s’attarder uniquement aux peintres les plus célèbres; on prend aussi le soin d’explorer les univers de grands artistes un peu moins connus qui ont également eu des productions importantes.On peut ainsi penser à ce magnifique Philosophe de Ferdinand Bol, qui n’est pas sans rappeler L’homme vêtu à l’oriental peint quelques années plus tôt par son inçontour-nable maître Rembrandt A cet effet, le catalogue particulièrement bien documenté enrichit grandement la visite.On a aussi judicieusement choisi de laisser les toiles s’exprimer en conservant l’affichage au strict minimum.On ne retrouve que des vignettes signalétiques sur les murs et les cimaises.Des explications plus complètes sont fournies dans un petit cahier d’accompagnement disponible à l’entrée des salles et Taudio-guide permet d’obtenir des explications plus poussées encorepour une sélection de tableaux Il faut souligner au passage la qualité de l’accrochage réalisé par l’équipe du MNBA, qui offre une lecture captivante des œuvres présentées.L’entrée de la seconde sal- le, par exemple, est consacrée à la peinture d’histoire académique admise au Salon de Paris, aux réalistes et aux impressionnistes.La disposition pertinente des toiles permet d’embrasser d’un seul regard des œuvres de Bouguereau, Dupré et Pissaro ayant toutes trois pour particularité de mettre en scène des femmes effectuant des travaux aux champs.On peut ainsi comparer les qualités de fraitement d’un même thème par des peintres de ces frois mouvements.De la même manière, la percutante Cléopâtre mettant à l’essai le poison sur les condamnés à mort de Cabanel fait face au décadent Roses d’Héliogabale de Tadema D’une extrémité à l’autre de la grande salle, la qualité de la recherche picturale de la peinture académique frit un écho sensuel et terrifiant à la peinture victorienne.L’œuvre de Tadema fait partie d’une importante série de toiles consacrées à ce dernier courant, où l’on présente, entre autres, des Tissot, Rossetti, Long et Moore.«La collection s’attache tout particulièrement à ces œuvres réalisées en Angleterre à la fin du XIX' siècle, précise Daniel Drouin.Ce sont des toiles que les critiques ont longtemps trouvées un peu “guimauve”, à cause des thèmes traités.Mais avec le recul, on se rend compte que ce jugement est un peu sévère et que ces toiles ont été réalisées par des artistes très talentueux.» Le Devoir DE CRANACH À MONET MNBA Jusqu’au 3 septembre 2007 unm.mnba.qc.ca estival ORFORD Plus de 40 concerts de musique classique et jazz Soirée d'ouverture Hommage à Baudelaire présentée par McCarthy Tétrault vendredi 22juin Création unissant musique et théâtre D'après Les fleurs du mal de Baudelaire Musique : de Debussy à Ferré Une soirée de découverte ! • Marc Boucher • Jean Marchand • Olivier Sodin • Mise en scdne de Lorraine Pintal samedi 23 juin Mozart Beethoven Czerny Chopin Anton Kuerti 1 vendredi 29juin Les grands • classiques du jazz Oliver Jones Ranee Lee Anne Robert samedi 30 juin Six passionnés se retrouvent à l'occasion d'un concert, ils interpréteront des œuvres de Beethoven, Franck, Glière et Weber.Une soirée où diversité et grands talents sont au rendez-vous! Anne Robert, violon Charles-Étienne Marchand, violon Bertrand Robin, alto Benoît Loiselle, violoncelle John Perry, piano James Campbsll, clarinette Les concerts sont présentés à 20 h Direction autoroute 10 Est, sortie 118 7S~pchpn Tél 819 843-3981 ou 1800 567-6155 UnrUnU www.arts-orford.org LE DEVOIR Canada Québec SS Québec Le Festival International du Domaine 23 JUIN AU 25 AOUT 2007 (TOUS US CONCERTS SONT PRÉSENTÉS A 20 H 30 À MOINS D'AVIS CONTRAIRE) www.domaineforget.com 1 888-DFORGET / 418 452-3535 Québec 5ÏÎÎ If Billetech ¦& LES AVANT-GOUTS DU FESTIVAL VENDREDI, 22 JUIN zoh LA MUSIQUE DE CHAMBRE CAMILLE CHURCHHELD, CAROLYN CHRISTIE et MICHEL DffiOST, flûtes, MAURICE BOURGUE et DIANE LACELU, haittx*, JEAN-FRANÇOIS NORMAND, MARIE PICARD, et CORRADO GtUFTREDI, clarinettes RICHARD GAGNON et GUSTAVO NUftEZ, bassons, GUY CARMICHAEL, cor, DENISE PÉPIN, LOUSE DEUSLE-BOUCHARD et JEAN SUTHERLAND, piano HAAS ¦ DEBUSSY/DEBOST ¦ BASSI ¦ BOUTRY - BEETHOVEN ¦ CAPLET SoHe -ealaxie * RETOUR DES BRUNCHES-MUSIQUE 17 JUIN 00 24 JUIN VIRGINIE HAMEL, voix VINCENT GAGNON, piano RENAUD PAQUET, contrebasse m du Brésil BERNARD CIMON, accordéon Chanson française Verne découvrir un , tout nouveau bâtiment offrant une vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent! LE FESTIVAL INTERNATIONAL ^ SAMEDI, 23 JUIN LES GRANDS CONCERTS LES VIOLONS DU ROY BERNARD LABADIE, chef d'orchestre BACH - HABNOEL Soirée Financière % Sun Life MERCREDI, 27 JUIN LA MUSIQUE DE CHAMBRE MATHIEU DUFOUR, flûte PEDRO R.DIAZ, ELAINE OOUVAS et NORMAND FORGET, hautbois MARIE PICARD et ROBERT SPRING, clarinettes RICHARD GAGNON et CHRISTOPHER MILLARD, bassons GUY CARMICHAEL, cor DENISE PÉPIN, piano POULENC - DBING -LAUtET- MAHTINU BEETHOVEN 614 D.D LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 E 6 Nauman’s land L’imprévisible Bruce Nauman propose une série de variations au MACM BRUCE NAUMAN Musée d’art contemporain de Montréal Jusqu’au 3 septembre RENÉ VIA U Voilà une expo en deux volets.Avec comme toile de fond le sexe, la violence, le sida et un cocktail détonnant et psychanalytique d’angoisses et d’obsessions, une quinzaine de pièces datent des années 1965 à 1985.Composées de néon, celles-ci, rassemblées par le Milwaukee Art Museum, clignotent à tire-larigot sous le titre Elusive Signs Bruce Nauman.Works with Light.Grâce au néon, et à l’appui de galeries telles Léo Castel à New York ou Konrad Fischer en Europe, Nauman a conquis dès 1972 une visibilité internationale.Mais Nauman ne s’est pas limité à ce matériau.Pour nous en convaincre, à la présentation initiale se sont ajoutées quelques vidéos et une œuvre récente intitulée One Hundred Fish Fountain.Celle-ci, mi-bassin mi-fontaine, fait référence aux souvenirs de l’artiste pêchant, enfant, avec son père sur les bords de lac Michigan.Résolument américain mais davantage apprécié en Europe, cet univers emblématique de la jungle urbaine qu’est celui de Bruce Nauman glisse du coup dans une ruralité décalée, atypique par rapport à ce que l’on connaît de l’artiste.Se faisant autobiographique avec l’âge, Nauman, né à Fort Wayne (Indiana) en 1941, affiche ses racines du Middle West Mais il est vrai qu’avec ses boucles, ses retours, ses schèmes récurrents et répétitifs, mais aussi ses surprises dignes d’une psychanalyse, l’art de ce cow-boy — Nauman vit dans un ranch au Nouveau-Mexique — recèle une sensibilité déroutante et antinomique L’être et le néon Avec Dan Flavin et de nombreux autres artistes américains, le néon s’impose au tournant des années 60.Nauman inscrit cette métamorphose dans l’expression de signes issus d’un folklore urbain quasi primitif.En même temps, le néon chez Nauman, si lié d’abord au mot et aux jeux de mots, demeure une dimension complémentaire du langage que l’artiste manipule et bouleverse.Exploitant, sur les traces de Duchamp et de Jasper Johns, les contradictions entre la forme et le langage, l’écriture qui s’y allume et s’y éteint offre des choix.Elle crée de nouveaux sens rendus visibles et lisibles.Sans cesse en mouvement, cette écriture, à l’instar de la publicité, s’exprime par fragments.Le langage y glisse.D se s Mean Clown Welcome, 1985, de Bruce Nauman.Collection Udo et Annette Brandhorst.SOURCE MACM / AVEC LA PERMISSION DE IA DONALD YOUNG GALLERY modifie.Il est dévié selon des variables qui empêchent d’en pétrifier le sens.Poète à sa façon, Nauman le serait sans jamais terminer ou clore ses phrases.Bien qu’inachevées, ses scansions vous heurtent et ne vous lâchent plus.Avec sa finalité fluctuante, le système qu’il vous jette au visage continue de vous agresser à cause de cette absence de fermeture.Avec force, Nauman nous oblige à parachever ses brides de réflexion.Pas étonnant que, selon l’artiste, ses œuvres nous font l’effet «d’un coup de batte de baseball à la figure.Ou mieux, d’un coup de point sur la nuque.Vous ne le voyez pas venir et cela vous frappe avec surprise».Par leur intensité, ces œuvres en vien- nent à neutraliser vos défenses assaillies et à vous pousser dans vos derniers retranchements.Avec ces jeux de permutations, de disparitions, de réapparitions successives, cet art traduit, contradictoires, les besoins du corps.«Feed me / eat me».Il affiche ses fonctions: «Cry and Die / Spit and Live / Sleep and Die/Fuck and Live».Ailleurs, dans PREMIERES NATIONS CO ELECTIONS ROYACKS DE FRANCE DU 5 JUIN AU 14 OCTOBRE 2007 / / ^ Vrf K*"1 W/T // ' «IMilUil AID r ANADA 'tir Mu < il iti< lit •ritifl) | p| il hlkfitin t|t MiihIu.iI MonUOnl ., tici Quebec oo ce* \ V/T *o w\l 7 AVIS tMPO^ NE pas S’ABSTENIR COEURS SENSlBlEVr^^y^^^ son étrange chambre d’échos, Nauman s’attache à l’énumération des valçurs: «Good Boy/ Bad boy».A coté des installations architec-turées de la série Corridor (1971) qui déconstruisent l’espace en l’enveloppant d’une étrange luminescence, les premières œuvres exclusivement au néon lancent dès 1970 cette production changeante, kaléidoscopique.Elles utilisent le langage pour faire état d’une menace tout autant sociale qu’individuelle.Raw/War (cru/guerre).Run from fear/ Fun from rear constituent des propositions chargées de connotations sociales et sexuelles.Plus tard, Nauman, dans son fameux Live and die / Live and live / Die and die / Die and live, fait se «flasher» une centaine de phrases suivant des variations aussi polarisées.L’être et le néant se confondent à la lettre et au néon.Ici se télescopent et s’opposent vie et mort, ironie et drame, plaisir et douleur.A ces œuvres nées de l’associa- tion réductrice d'antonymes succèdent celles où le corps est soumis à toutes sortes de manipulations.Lorsque ces néons figuratifs en forme de personnages brandissant leur sexe et affichant parfois des nez de clowns furent montrés pour la première fois à New York en 1985, la critique y vit un changement radical.Pourtant, le propos est le même quoique servi d’une autre façon et dans un cadre aussi bien métaphorique que socialement banal.Tandis quelles traduisent un sentiment de fragilité, ces œuvres réaffirment vouloir repousser l’exploration des limites de l’humain.Paradoxaux, à la fois simplistes et denses, les trajets en va-et-vient de Nauman expriment à la fois une vision ludique et austère du monde, une réalité toute simple et quelque chose d’insaisissable, une beauté aussi fascinante qu’irritante.Vous avez dit double piège?Collaborateur du Devoir X ?ro m» % *=.o biecJtW3'100-1 c:Mtp~//sites.iapifa troù-nvietes SOURCE MACM/ AVEC LA PERMISSION DE LA DONALD YOUNG GALLERY One Hundred Fish Fountain (2005), mi-bassin mi-fontaine, fait référence aux souvenirs de l'artiste pêchant, père sur les bords de lac Michigan.enfant, avec son IJfj)eaux détours C I * C U I I S CUUUKtlS Quelques places seulement! 31 juillet - DE CRANACH À MONET à Québec 18-19-20 août - OPÉRAS ET MUSÉE Festival de Glimmerglass - Musée de Williamstown Du 2 au 13 octobre - ART - MUSIQUE - HISTOIRE PRAGUE - BRATISLAVA - VIENNE www.lesbeauxdetours.com (514) 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosomont m Association québécoise des troubles d'apprentissage « J’apprends différemment parce qu j’ai de la difficulté.» www.aqeta.qc.ca t LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 CULTURE CINÉMA Hommage à la solidarité humaine sur fond de destins croisés ENSEMBLE, C’EST TOUT Ecnt et réalisé par Claude Berri, d apres le roman d’Anna Gavalda.Avec Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker, Françoise Bertin.Firmine Richard, Hélène Surgère.Image: Agnès Godard.Montage: François Gedi-gier.Musique: Frédéric Botton.France, 2007,102 min.MARTIN BILODEAU Sans rien lui enlever de ses indéniables qualités littéraires, le best-seller d’Anna Gavalda semblait particulièrement bien moulé pour répondre aux besoins d’une adaptation cinématographique: des chapitres courts où le dialogue prime, des personnages dont les contours sont définis par leurs paroles davantage que par le point de vue d’un narrateur omniscient, une chronologie linéaire, des décors urbains et ruraux d’un commun pittoresque, etc.Sur papier, Ensemble, c'est tout faisait l’effet d’un scénario haut de gamme.C’est du reste le constat auquel semble être arrivé le cinéaste-producteur Claude Berri (Je vous aime, Uranus, La Débandade).Son adaptation, d’une fidélité exemplaire (moyennant quelques légers sacrifices au nom de la simplicité), reproduit minutieusement l’esprit et la lettre de cet hommage à la solidarité humaine et à la simplicité volontaire, raconté à travers les destins croisés de quatre solitaires.Camille Fauque (Audrey Tautou) est à la fois le ciment et le déclencheur de leur histoire.Jeune artiste supérieurement douée pour le dessin, mais en situation de repli face à ses ambitions artistiques, elle est amenée à partager l’appartement cossu d’un fils d’aristocrates bègue (Laurent Stocker), lui-même colocataire d’un chef cuisinier taciturne (Guillaume Canet), lui-même petit-fils d’une vieille campagnarde désormais incapable de rester seule (Françoise Ber-tin).Emancipation, rébellion, prises de bec et amours secrètes composent le menu de leur commune nouveau genre, où pour un instant ils vivront ensemble, c’est tout De toute évidence, Claude Berri n’a rien voulu bousculer.Aux admirateurs du roman, il offre une copie conforme, dans laquelle il compense par la légèreté de ton et la vigueur de la © ETIENNE GEORGE Guillaume Canet et Audrey Tautou dans Ensemble, c’est tout WWW.GALERIESIMONBLAIS .COM Lucy Blanchette Du 6 juin au 15 «Monument de souvenir : l'Hymne des carillons continue» (Des églises de Montréal) Bas-reliefs en aluminium de récupération (Euvres uniques _______GALERIE BERNARD_________________________ 3926 rue Saint Denis, Montréal (Quebec) H2W 2M2, Tél.: (614) 277-0770 mercredi llh-17b jeudi-vendredi llh-I9h samedi 12h-17h www.galenebemard.ca * MUSÉE D’ART DE JOL1ETTE 7 Lisette Model 20 mai - 6 août Marie-Claude Pratte MAC.(histoire de i'tirusrc couuinqxwiu) 13 mai - 2 septembre Eric Simon Portraits séquentiels 20 mai - 2 septembre Eadweard Muybridge [ intuition du photographe 20 mai - 2 septembre 145, rue Wilfrid-Corbeil HH— (450) 756-0311 www.musee.joliette.org Sept, à juin : merer, au dim.12 h A 17 h Juill.et août : mardi au dim.11 h A 17 h MUStC D’ART DK JOLIKTTK 1 l«^7~WfilW 2007 | I __ c£> ' (foJJsIkiiinfiJ')) riW Mwmo ûmt tMMu» *»t* NaIkhiaI dtMmry H du Caiutdj of ConMA S?t Guillaume Canet, Françoise Berlin et Audrey Tautou dans Ensemble, c’est tout, de Claude Berri.peinture son manque d’invention ou d’ambition.D’où cette impression d’un film qui, sympathique et attachant, survole plus qu’il ne pénètre et récite plus qu’il ne dit.Grand amateur des personnages romanesques décalés et marginalisés (Tchao Pantin, Jean de Florette et Manon des sources, Lucie Aubrac), et fidèle à son habitude, Berri disparaît derrière eux, tel un serviteur consciencieux qui sait se rendre invisible.Il se dégage néanmoins de son film un petit bonheur tranquille, mais de modeste portée, ainsi qu’une légèreté d’humeur qui, sans exclure l’amertume et la douleur, l’adoucit plus que nécessaire.Cela dit, le plus bel atout du film demeure sans contredit l’usage fait par Berri de la très belle musique de Frédéric Botton.Celle-ci module, tempère, tonifie, voire par moments agit comme une voix hors champ, tant elle nous informe de ce qui se passe dans la tête des personnages, bien campés au demeurant par une distribution harmonieuse.Une distribution au sein de laquelle se distingue néanmoins Laurent Stocker, un nouveau venu issu de la Comédie- © ETIENNE GEORGE Française, qui campe un jeune vulnérable au cœur tendre et qui, par sa délicatesse, oppose un contraste au fantasque Guillaume Canet.Si toutes les femmes rêvent de prendre ce dernier comme amant, elles veulent du premier pour frère.Foi d’Anna Gavalda.Claude Berri ne la contredit pas.Collaborateur du Devoir plus tout Many 3 EXPOS A L’ESPACE SHAWINIGAN 2 JUIN - 30 SEPTEMBRE 2007 mr -Je hmuère (détail).200?EXPOSITION SOLO EN GRANDE PREMIERE AU CANADA euAu/mir AU 1882’rue Cascacle’ Shawinigan (Québec) SHAWINIGAN 819 537.5300 1 866 900.2483 Organisée par le Musee des beaux arts du Canada et présentée par la Cité de l’énergie musee.beaux-arts.ca LEspace Shawinigan accueille les expositions du Musée des beaux-arts du Canada.LA CITE DE LENERGIE Musée des beaux arts National Gallery , < SHAWINIGAN ¦ duc*n,d» otC»i.»d.OlIUK h 1 4 LE DEVOIR.LES SAM EDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 Cinmno llHjlliui Red Road tisse sa trame mystérieuse sur des liens passés entre les protagonistes, livrant ses secrets goutte à goutte SOURCE FILMS SÉVILLE Une voix qui crie ARCHAMBAULT?» PALMARÈS DVD Réiuttat* des mites : Ou 5 au 11 Juin 2007 * QUiSKOt MKU* FILM/ TÉLÉSÉRIE COMING TO AMERICA PASSE-PARTOUT Coffret 2 SERGIO LEONE ANTHOLOGY DUCK, YOU SUCKER DEAD ZONE Complete season 5 SEINFELD Complete Season 8 MISSION IMPOSSIBLE Complete Season 2 PAN'S LABYRINTH THE O.C.: Complete Season 4 FANTASTIC 4 VARIETES THE POUCE Synchronicity Concert PINK FLOYD The Wall : Live in Berlin PATRICK NORMAN Tu peux frapper à ma porte US RESPECTABLES Live au Centre Bell JESSE COOK One Night At The Métropolis NATHALIE LAMBERT Cardio Latino MARCEL LE BOEUF Le chemin de compostelle PLANET EARTH Complete collection AN INCONVENIENT TRUTH ROGER WATERS In The Resh : Live RED ROAD Réalisation et scénario: Andrea Arnold.Avec Kate Dickie, Tony Curran, Martin Compston, Natalie Press, Andrew Armour.Image: Robbie Ryan.Montage: Nicolas Chaudeurge.ODILE TREMBLAY Red Road surgit au confluent du cinéma social britannique et d’une école de contraintes, cousine du Dogme danois.Andrea Arnold réalisait à travers lui le premier film du projet collectif Advance Party.Celui-ci met à contribution trois cinéastes qui développent des scénarios à partir d’un même groupe de person-pages, en situant l’action en Ecosse.Appuyée sur ces restrictions, la réalisatrice britannique livre un film très réussi, nerveux, réaliste et tragique, couronné du prix du jury au Festival de Cannes en 2006.Red Road tisse sa trame mystérieuse sur des liens passés entre les protagonistes, livrant ses secrets goutte à goutte.Plusieurs éléments de Red Road ont pourtant déjà été servis ailleurs.Notamment ces caméras de vidéosurveillance à travers lesquelles l'héroïne Jac- kie (excellente Kate Dickie, une interprète venue du théâtre) épie les allers et venues des gens du quartier, cherchant à détecter voleurs et prostituées.Les mises en abîme des écrans sont devenues des procédés cinématographiques qui conservent toutefois leur efficacité, renvoyant dos à dos voyeurisme et solitude.De Jackie, on ne connaît au départ pas grand-chose.Mais la vue du client d’une prostituée sur son écran de contrôle la remplit d’un trouble profond.Elle n'aura de cesse de découvrir où il crèche et de le traquer de par-tys privés en bars enfumés jusqu’à son antre pour le séduire.Mais pourquoi?Ici, la vengeance, la douleur, les blocages émotifs sont le point focal d’une intrigue psychologique où une femme brisée se dresse avec ses fantasmes assumés et son chagrin intarissable.Dans la lignée du cinéma cru de Mike Leigh et de Ken Loach, avec un rythme haletant de bout en bout, Andrea Arnold nous entraîne au cœur d’un quartier défavorisé où demeure ITiomme qui hante ses cauchemars.On y entend le soir crier les renards lâchés dans la petite ville écossaise: Clyde, fraîchement sorti de prison (Tony Curran, admiré dans The Good German), est pourchassé par la dame tout en se croyant séducteur.La caméra épouse l’anxiété de l’héroïne: dans le pub où une bagarre éclate, dans l’appartement que Clyde partage avec un jeune couple paumé, etc.Apparemment brave gars aux poings trop prompts, Clyde est responsable de la blessure de cette femme, qui ne peut guérir que dans un exutoire de violence.Par son thème, comme par le traitement hyperréaliste et le corps qui parle là où la voix se tait, Red Road rappelle Le Fils des frères Dardenne.Là aussi Olivier Gourmet, hanté par le deuil et la vengeance, était filmé de dos, la nuque éloquente, tout comme cette étonnante Kate Dickie, dont on salue ici la remarquable présence à l’écran et la finesse de jeu.Le fait que la cinéaste soit une femme ajoute à l’acuité du personnage féminin, dont la sexualité, ni niée ni instrumentalisée, apparaît aussi puissante que les pulsions qui l’habitent.Red Road révèle à la fois une actrice de haut vol au physique atypique et une cinéaste dotée d’un vrai regard, d’une sensibilité aiguë et d’une voix qui crie.Le Devoir Le crépuscule des brigands Triad Election oppose deux hommes au style décontracté, élégants même dans leurs basses œuvres TRIAD ELECTION Réalisation et scénario: Johnnie To.Avec Simon Yarn, Louis Koo, Lam Ka-tung, Nick Cheung.Image: Cheung Siu-keung.Montage: Law Wing-cheong.Musique: Robert Eltis-Geiger.Hong Kong, 2006,92 min.ANDRÉ LAVOIE Les suites suscitent toujours une certaine méfiance: sup-posément moins accomplies et moins originales, brassant les mêmes ingrédients livrés dans un enrobage différent pour créer l’illusion de la nouveauté.Nos craintes sont souvent fondées, et les exemples pouvant nous contredire n’abondent pas.Les deux premiers Parrain de Coppola faisaient mentir les oiseaux de malheur, et voilà que Johnnie To, qui s’en inspire ouvertement, fait de Triad Election une réussite plus achevée qu'Election (toujours à l’affiche au Cinéma du Parc).En fait, il s’agit moins d’une suite que d’une variation sur les mêmes thèmes (l’ivresse du pouvoir, les méthodes musclées et archaïques des triades chinoises, la corruption policière), et le spectateur qui n’aurait pas vu le premier volet ne se sentirait ni égaré ni négligé.L’heure des choix Certains connaissent déjà les complots qui agitent la société Wo Shing de Hong Kong: la dernière élection du nouveau parrain de cette triade, tenue tous les deux ans, fut plus tendue que jamais.L’heureux élu, Lok (Simon Yarn), a amadoué son plus proche rival avant de l’éliminer de manière expéditive.C’est de nouveau l’heure des choix et Lok, bien installé sur son trône, voudrait rompre la tradition et obtenir un autre mandat.Il voit d’ailleurs d’un mauvais œil le prestige entourant son possible successeur, Jimmy (Louis Koo), un homme d’affaires prospère au style ténébreux, rêvant de multiplier les liens commerciaux avec la Chine.Jimmy ambitionne également d’accomplir des réformes au sein Johnnie To donne à chaque bagarre les allures d’un ballet de la triade, et surtout de s’engager sur le chemin de l’honnêteté.Il sera alors coincé entre Lok, barbare au sourire carnassier, et Xi (Yao Yung), le chef de la sécurité chinoise, qui le place devant un choix impossible: devenir à la fois parrain et informateur pour la police.Pour en souligner le caractère archaïque, Johnnie To amorce ce second volet sur des images d’archives de Hong Kong, à l’époque où la ligne d’horizon n'était pas encore obstruée par les gratte-ciel.D prend ainsi la mesure du décalage entre les vieux rituels sanglants des triades et la modernité tapageuse qui contamine l’ancienne colonie britannique.Jimmy incarne d’ailleurs très bien ce dilemme, non seulement tiraillé entre le bien et le mal mais, pour mener des affaires au pays du capitalisme stalinien, entre les réflexes brutaux d’autrefois et les belles manières hypocrites d’aujourd’hui.Mais ce n’est pas ce qui fait de Triad Election une réussite exemplaire.Fortement épuré du bavardage explicatif qui tapissait le scénario A’Election, le film propose une vision crépusculaire, souvent glauque et sordide, de ce monde qu’il avait précédemment décrit d’une façon moins spectaculaire.Orchestrant avec brio une suite de règlements de comptes où personne n’est épargné, pas même les «oncles» faisant office de vieux sages, celui que l’on considère comme le dernier des grands du film d’action de Hong Kong donne à chaque bagarre les allures d’un ballet.Après l'élimination des quelques têtes folles qui irritaient autant leurs compagnons d’armes que les spectateurs, Triad Election oppose deux hommes au style décontracté, élégants même dans leurs basses œuvres (et certaines sont particulièrement dégoûtantes).Simon Yarn et Louis Koo représentent, version complet-cravate, l’avenir bien incertain de l’univers des triades, fragilisé par d’autres crapules qui vénèrent d’autres dieux et s’inspirent d’autres codes.Collaborateur du Devoir '»>¦ .A A A.jiË ' ^ 'V 17» édition PRÉSENCE TPCHTONE 2007 TERRES EN VUES ( i » y UNO ïriSïGHTS I festival 514 6777877 '/w V'Av,V, -V : - “7’ P - Avec DJ Gwgramo Modeildmo, aux ambioncet sonores Vainvard, voix et perfonnaness Akinbie, chanteuse de gorge Les rythma urbains remués sur lés accents du Grand Nord Parc Émilie-Gamelin, métro Berri-LKIAM 16 JUIN, 21 H < ailadâ Québec Le Düvoik Îy Montréal Afflr # #88.51 CINEMA SEMAINE DU 16 AU 22 JUIN 2007 Les NOUVEAUTÉS et le CINEMA en résumé, pages 4,6 La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES, pages 7,13 dans LAGENDA culturel SOURCE ALLIANC Triad Election propose un vision crépusculaire, souvei glauque et sordide, du moud des triades.LAGENDA LE DEVOIR L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 JUIN 2007 inûimo illUlllU) e x Centris v4^ EX-CENTfllS.COM / 514.847.2206 LE VIOLON (el violin) /FRANCISCO VARGAS 14h30 17630 19620 SOURCE MONGREL MEDIAS Jindabyne repose beaucoup sur les épaules de Laura Linney, une actrice tout en finesse qui entre dans la peau de l’épouse bouleversée, laquelle cherche à réparer la faute de son mari (Gabriel Byrne).Lamentable affaire Les thèmes de Jindabyne, affrontement hommes-femmes, Blancs-aborigènes, ouvrent sur tous les déchirements dramatiques JINDABYNE Réalisation: Jay Lawrence.Scénario: Beatrix Christian.Avec Laura Linney, Gabriel Byrne, Deborra-lee Furness.John Howard, Leah Purcell, Stelios Yiakmis, Alice Garner, Simon Stone, Betty Lucas, Chris Haywood, Eva Lazzaro, Sean Rees-Wemyss, Tatea Reilly.Image: David Willliamson.Montage: Karl Sodersten.Musique: Paul Kelly et Dan Luscombe.ODILE TREMBLAY On avait déjà vu la scène dans un des segments de Short Cuts, du grand cinéaste américain Robert Altman.Et comment oublier la vision de ce groupe d’amis qui refusaient d’interrompre leur partie de pêche après avoir découvert un corps de femme flottant dans la rivière?— «Elle est déjà morte.Pourquoi se déranger?» — En cette ère de perte de repères, la blonde victime semblait vouloir illustrer toutes les dérives éthiques qui entraînent la post-humanité à vau-l’eau.Adaptée de la même nouvelle, So Much Water, So Close to Home, de l’écrivain américain Raymond Carver, cette fois transposée en Australie et avec des intrigues parallèles beaucoup transformées, cette même scène s’inscrit dans un drame collectif plus global.Ici, c’est le corps assassiné d’une jeune aborigène qui flotte sur l’onde comme Ophélie, ajoutant une notion raciste à l’épisode de la partie de pêche qui suit son cours.Le film trouve aussi son axe autour du couple que forme un des pêcheurs du dimanche, Stewart (Gabriel Byrne), avec Claire (Laura Linney), une épouse jusque-là plutôt assoupie mais incapable d’accepter le comportement de son mari et de ses compagnons.Elle se met alors en marche vers une sorte d’exorcisme communautaire.Les thèmes du film — affrontement hommes-femmes, Blancs-aborigènes — ouvrent sur tous les déchirements dramatiques.Par ailleurs, le cinéaste a eu ici l’appui des deux grands interprètes que sont Laura Linney et Gabriel Byrne.Ray Lawrence, à qui on devait les excellents Bliss et Santana, n’est pourtant pas parvenu à insuffler un rythme assez puissant à son film.Le plupart des scènes languissent quelque peu, sans trouver leur tonus dans cette œuvre complexe mais inaboutie.Des lignes multiples de récits s’entrecroisent toutefois.La goujaterie et l’indifférence des pêcheurs révoltent la communauté, et des secrets enfouis refont surface à l’heure où un tueur en série rôde.La peur, la hame, le racisme se distillent dans l’air, les gens s’épient, les couples se haïssent.Le mal rôde et le cinéaste rend cette tension palpable.Au nombre des moments forts: la scène clé de la pêche où quatre joyeux compagnons attachent le corps dénudé de la jeune morte pour pouvoir continuer à taquiner le brochet Egalement, la cérémonie aborigène finale, au bord de l’eau, avec ses rituels animistes aux racines profondes.Jindabyne repose beaucoup sur les épaules de Laura Linney, une actrice tout en finesse qui entre dans la peau de l’épouse bouleversée, laquelle cherche à réparer la faute de son mari, à mobiliser la communauté et à se rapprocher des aborigènes bafoués dans cette lamentable affaire.Le fil d’Ariane est entre ses mains.C’est par sa révolte, sa détermination, qu’une grande partie de la crise pourra éclater et se dénouer.Gabriel Byrne, ici plus inégal, hérite du rôle ingrat de celui qui justifie sa faiblesse, son égoïsme, avant de craquer sur le chemin du remords.Malheureusement, la plupart des acteurs secondaires sont inconsistants et la partition d’ensemble sonne souvent faux.La comparaison avec le segment de Short Cuts qui brosse la même histoire dessert Jindabyne, mené d’une main plus molle, même si le film de Ray Lawrence inscrit l’événement dans une trame sociale plus vaste, avec des implications communautaires supérieures.Mais l’ensemble boitille souvent.Jindabyne, malgré l’appui d’un bon scénario et des pistes pleines de promesses, malgré aussi certaines scènes inspirées, un dénouement ouvert percutant et la présence habitée de Laura Linney, accuse des problèmes de réalisation et de montage qui l’empêchent de se déployer toutes voiles dehors.Le Devoir Baroque à souhait NANCY DREW Réalisation: Andrew Fleming.Scénario: Tiffany Paulsen.Avec Emma Roberts, Tate Donovan, Josh Flitter, Max Thieriot, Daniella Monet, Kelly Vitz, Rachael Leigh Cook.Image: Alexander Gruszynski.Montage: Jeff Freeman.Musique: Ralph Sail.OD1LE TREMBLAY Les aventures de la jeune détective Nancy Drew, créées par Edward Sfratemeyer puis reprises par des plumes diverses, font la joie du fan club adolescent de la détective depuis plus de 75 ans.L’intrépide demoiselle est une Miss Marple en herbe, qui débusque les mystères partout où elle met les pieds.Plus de 200 millions de livres de la série se sont écoulés au fil des ans.La voici transposée à l’écran dans un film fort charmant, destiné à une clientèle pré-adolescente.On sait gré au cinéaste Andrew Fleming d’avoir respecté dans une esthétique joyeusement décalée l’aspect «conte intemporel» de ses aventures, tout en situant l’action dans une Amérique on ne peut plus contemporaine.C’est l’héroïne elle-même, délicieusement campée par la jeune Emma Roberts, ado déterminée et curieuse, qui, en arborant des tenues vieillottes, impose ce petit côté suranné qui parcourt le film.Les lieux des mystères furent aussi préservés par le temps, telle la maison intouchée d’une actrice célèbre de Los Angeles morte mystérieusement au cours des années 70, que louent la jeune détective et son père (Tate Donovan, toujours sur un mode ahuri).Passages secrets, lustres pesants, fantômes à domicile: le décor, presque irréel, est baroque à souhait Ainsi la boutique du vieil antiquaire du Chinatown, aux boîtes ornées de dragons, qui recèlent des secrets enfouis.Le petit Josh Flitter, complice de la détective, avec son physique encore enfantin et ses maladresses, s’impose comme un des éléments comiques bien dessinés de Nancy Drew.Autres figures amusantes: les deux adolescentes sexy et hébétés de l’école qui ridiculisent la jeune fille au départ puis se collent à ses basques.L’histoire est à la fois charmante et invraisemblable, servie avec un clin d’œil et au second degré: policiers pas trop brillants, bandits guère plus lumineux, faune adolescente bruyante et colorée.Tout un chacun sert de faire-valoir à la petite étoile détective, qui porte haut son intelligence et sa passion, en laissant les autres figures mariner dans son ombre, comme elles le méritent bien entendu.Le film est mignon comme tout avec sa joyeuse morale d’ode à la différence et une jeune actrice parfaite pour le rôle.Le Devoir SOURCE WARNER L’intrépide Nancy Drew est une Miss Marple en herbe, qui débusque les mystères partout où elle met les pieds.SOURCE MONGREL MÉDIAS Ray Lawrence, à qui on devait les excellents Bliss et Santana, n’est pourtant pas parvenu à insuffler un rythme assez puissant à son film.|C K-FIIMS AMÉRIQUE > FESTIVAL DE CANNES FESTIVAL DE CANNES 2006 - UN CERTAIN REGARD PRIX D'INTERPRÉTATION MASCULINE FESTIVAL DE CINÉMA DES 3 AMÉRIQUES 2007 PRIX DU JURY pour MEILLEUR FILM et PRIX DU PUBLIC www.cinemaduparc.com iriAD ELECIjÜN LA SUITE PERCUTANTE D'ELECTION DU RÉALISATEUR JOHNNIE TO version originale cantonaise avec s.-t.anglais à 19h30 el 21h20 T "fA "Un regard fascinant sur l’Irak ignore des I r< HI I f ’ médias, ce film est une révélation.» Newsweek lun.mar.mer.jeu.à 19h15 version originale kurde et arabe l N FRAGMENTS , | sam.et dim.à 15h30 et 19h15 avec sous-titres anglais sam.et dim.à 15h30 et 19h15 RED ROAD (avec S.-t français) lun.mar.mar.jeu.à IBhOO • sam.et dim.h 14h30 at 1»hOO RED ROAD (avec s.-t anglais) h 16h46 et 21h15 VISITEZ NOTRE SITE WEB: HORAIRES,TEXTES, PHOTOS.POLITIQUES DE PRIX heures de STATIONNEMENT GRATUIT LA CINE-CARTE DU PARC, 8 FILMS POUR 40$ JCINÉMA DU PARC 3575 Du Parc 514-281-1900 cRNital films présente «.un petit bijou de fraîcheur, de pureté, de gaieté.Tout est exquis dans cette fantaisie qui tait pétiller la vie quotidienne.)) Manc-Noélle Iranchanl.il mm «.une jubilation qui affirme que le bonheur existe.» Jean A.Gili.miw « Faites-vous plaisir, allez-y ! » lairent Dip, mm il apres le roman d anoa pailla www.ensemhlecesttout-lElilin.cflin prAsantemant r-CINtPUX DWKmMgMPffn f-CINflPdX MVBtimTOPH-i rriM*MA P I QUARTIER LATIN I ISTARCrTÉ MONTREAL! A l’affiche H r——«wPw Fomw —-, ¦— MtOA-piPt- auao — IICARR AMQRIQWOWl IMARCHÉ CCIfnUL IB I—MÉOA-PLBT» OUZZO—I I— MiQA PCEX' OUZZO —I r-CWÈPLBI -CINEMA- rC**PLEX iXVtRTIWMeKT- 1 JACQUES CARTIEW 14 ] | PONT-VI AU 16 ] I COLOSSUS LAVAL 115T-EUSTACHi 11BOUCHEWVILLE [ONmBI qyimiMgMjMT -, P- MÉaA-PVZX- OUZZO —11 ¦¦ —— CINÉMA 9 -il-CMCMM FORTUNC r— MAISON DU CINÉMA — BRQ8SARP 1 [ TERREBONNE 14| [qATIMEAUI ISTARCITE HULlI [SHERBROOKE F— CINÉMA TRIOMPHE —i r UAI FRIES ST HYAONTOf -I rCMCPUX «vmTISSFMtWT-I I L* CARREFOUR 10 1 r—LFS ÇIN«MAS ROFM ILACHENAIeI 18T-HYACINTHB 1 iTHPIS-RIviÉRE» 1 [jOLllTTB | [rqfm DRUWSOWDVtliî1 I—— CINF FNTRFPn»* I I CINÉMA LAURttfl ——l 1 ÉLYSÉE QRAHBY |[ VICTOWIAVILLE J PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE EX-CENTRI8 [CINÉMA 1 [ cy.^csfTpic ! ****¦ I 2396, B—ublwi E.721-4000 | [ I Kl> j mtr UMtMA.tr4l*4T-t— l WWW.CHRtSTALFILMS.COMI CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS [ CINÉMA -i l LE CLAP 1 17e édition PRESENCE AUTOCHTONE 2007 du 10 au 21 juin à Montréal Arts visuels Joan>Pierre Pelchat, Horixons Œuvres sur papier.L'univers des Cris en 20 tableaux.DU 1“ AU 30 JUIN GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART 1460, rue Sherbrooke Ouest Fictions et ré.Parcours Identitaires Regards de l'autre, regards sur soi, que voit-on au juste ?DU 29 MAI AU 2 SEPTEMBRE GRANDE BIBUOTHÉQUE, niveau 1 475, boul.De Maisonneuve Est Films et vidéos des Premières Nations Des images exceptionnelles pour mieux saisir les enjeux et les défis auxquels doivent faire face les peuples premiers.AU CINÉMA ONF, 1564, rue St-Denis Meet The Prick L'héritage maori, à fleur de peau ou tatoué sur le cœur?MARDI 19 JUIN À 19H30 La programmation complète et une filmographie de plus de 700 titres sur la natlvelynx.qc.ca Uttkboy, aquarelle sur papier, 12x 18,2006 Walter K.Scott - jonasNkrissa, encre et acrylique sur papier, 9 x 12,2006 GuiMc < an.*fcïf«r.c *¦> mMfcii d'M fwiM nf O.ift-i Québec ! Journée du maïs éclaté y A ¦ f 1 tu itH'i du tnniy fiikm .¦ f’ntr* 'j Prise 1 Vidées des jeunes du Centre d'amitié autochtone de Montréal réalisées en ateliers sous la direction de Vidéo Paradiso.Invités spéciaux : les jeunes Innus de Mashteuiatsh des ateliers donnés par le Wapikoni mobile et les participants de la prochaine Course autour de la Grande Tortue.16 H 30, ENTRÉE LIBRE Prise 2 Mixsessions happening, djing, vjing, performances, hip hop et danse.21 H, ENTRÉE: 6$ À LA PORTE JEUDI 21 JUIN SOCIÉTÉ DES ARTS TECHNOLOGIQUES (SAT) 1195, boul.Saint-Laurent "te «£^§1^ , Parc Émiiie-Gamelin, au camir du Montréal l'archéologie y, Yves Chrétien > de techniques une approche experte pas exclue.iitsti «P ,, .Les Borucas, ancestrale dv Costa-RIca Une tisserande et un fabricant lonstrations et not sur place de masques mettent en valeur la richesse d'une culture qui a su préserver son identité.17 JUIN m LES JOURS mm' -Si"'1 ! -.¦¦te.recherches^ amerindienries au quebec SX*; Ci S f *Mt A tlt fH S \AIH rV> I f LA I UHf f Oi.: .V,® mm* L'événement populaire par excellance du festival Présence autochtone Des danseurs des trois Amériques partagent leurs traditions avec la fougue et la créativité de la 16 ET 17 JUIN, DE 14H À 18H f Invités spéciaux de Kahnawake, Keepers of the •* — Eastern Door MtCoratw à Koefitn of ibt ham Dow •m Cérémonie civique en présence ’f S de dignitaires des gouvernements et d' de dirigeants des Premières Nations.Le tambour fait danser le soleil Suivi du Solstice des nations, une célébration de l'amitié entre les peuples.JEUDI 21 JUIN À 10H BELVEDERE KONDIARONK sur le M - te.¦ remixés sur les accents Avec DJ Geronimo aux ambiances sonores Vainvard, voix et perfon Akinisie, chanteuse de gorge SAMEDI 16 JUIN À 21H Une brise arctique sur la chaleur de la ville I Canada Québec SS Montréal Awk; la participation 'Je • Société de développement des entreposes culturelles • Conseil des arts et lettres du Québec Conseil des Arts Canada Council cE> “¦air-* ocom i Développement « Pal* le Devoir pSy Aboriginal Peoples aptn Television Network ms /.a K»** c®c radio W for the Arts CANAL TELEFILM I CANADA CBaelevision CONStIL OES ARTS 0f: MONTRÉAL y «te.#
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