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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2003-05-24, Collections de BAnQ.

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LIVRES PERSPECTIVES 8000 jeunes qui lisent, ça peut faire du bruit Page F 1 Les libéraux rêvent d’un «conseil de la fédération» Page B 1 ?w w w .I e il e v o i r .c o ni ?LE DEVOIR $ Congrès de l’ACFAS La longévité n’est pas qu’une question de bons gènes PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Rimouski — Battre des records de longévité ne serait vraisemblablement pas qu’une simple question de bons gènes.En scrutant les données historiques du Québec aux XVII' et XVIH' siècles, Marie-Eve Blackburn, étudiante à la maîtrise en démographie à l’Université de Montréal, a découvert que l’environnement et le style de vie jouent probablement pour beaucoup, voire davantage que la génétique, dans la durée de vie.Afin de vérifier s’il existait un facteur génétique qui prédisposait à la longévité, Marie-Eve Blackburn a compilé les décès survenus sur le territoire québécois entre 1608 et 1799.De la banque de données historiques du Programme de recherche en démographie historique (PRDH), elle n’a retenu que les personnes décédées à un âge dépassant la cinquantaine afin d’éliminer les mortalités infantiles.«Dans ce groupe, 80 % des décès étaient survenus entre l’âge de 50 et 78 ans et 20 % entre 78 et 98 ans», a-t-elle précisé.Afin de voir s’il y avait une transmission familiale de la longévité, elle a comparé les âges auxquels de proches parents étaient morts.Elle a ainsi relevé que si les parents étaient décédés à des âges avancés, leurs enfants avaieqt eux aussi, en moyenne, trépassé à un âge avancé.Egalement, les âges au décès se ressemblaient beaucoup plus entre frères et sœurs qu’entre personnes non apparentées.De toute évidence, ces similarités familiales laissaient soupçormer l’existence d’un facteur génétique.La lon-gévité se transmettait à travers les générations.Or, lorsque les chercheurs ont comparé les époux entre eux, ils ont retrouvé cette même ressemblance dans l’âge au décès qu’ils avaient notée entre parents et enfants ainsi qu’entre frères et sœurs.Plus l’un des époux était décédé vieux, plus l’âge moyen auquel son conjoint mourait était élevé.VOIR PAGE A 10: LONGÉVITÉ ¦ Lire autres textes sur le congrès de l’ACFAS en page A 7 Le business du recours collectif Une arme mise dans les mains des consommateurs qui déchaîne des passions dans le milieu juridique FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Depuis les dernières années, le «sport» devient de plus en plus populaire dans l’appareil juridique québécois.Les participants se bousculent même au portillon pour se frotter, dans une salle de tribunal, à des grands du monde des affaires: Toyota, Bell, Pzifer, Frigidaire, Dell et consorts.Et la concurrence y est féroce.La partie peut, certes, durer plusieurs années, mais l’issue du combat en vaut la peine: un magot de plusieurs centaines de milliers de dollars pour les uns et beaucoup de crédibilité — inhérente à la quête de subventions — pour les autres.Les observateurs, eux, se feront bien souvent rembourser le prix d’un billet ou d’une prothèse mammaire.si le règlement du recours collectif joue en leur faveur! Arme juridique mise dans les mains des consommateurs en 1979 pour leur permettre d’affirmer leurs droits, le recours collectif déchaîne désormais les passions dans l’univers juridique et consumériste.L’actualité des derniers jours le prouve d’ailleurs.À grand renfort de communiqués de presse, Option Consommateurs vient en effet d’annoncer coup sur coup un règlement dans une poursuite intentée contre Servier, le fabricant des coupe-faim Redux et Pondéral, à l’origine de problèmes pulmonaires, ainsi qu’un jugement rendu en sa faveur contre une filiale de Household Finance pour une sombre histoire de frais de retard imposés à des emprunteurs.Deux victoires parmi tant d’autres qui, pour l’organisme comme pour son «concurrent», l’Union des VOIR PAGE A 10: RECOURS INDEX -4 Actualité.A2 Annonces.C 7 Avis publics.C 5 Bourse.C2 Carrières.A8 Économie.C 1 Éditorial .B 4 Éducation.B 6 Idées.B 5 Météo.— C9 Monde.A 8 Mots croisés.C 9 Perspectives.B1 Sports.C 6 Un cow- boy sur la Croisette REUTERS L’acteur et réalisateur Clint Eastwood en compagnie de son épouse Dina Ruiz hier à Cannes, alors qu’était présenté en compétition son dernier film, Mystic River, adapté du roman de Dennis Lehane.Clint Eastwood, vedette d’un festival épris de mémoire Cannes — Dans notre mémoire cinéphi-lique, sa tête demeure à jamais coiffée d’un chapeau de cow-boy.Clint East-wood y garde un mégot de cigarette accroché aux lèvres.Son regard tue autant que le revolver du desperado sans peur.Cette légende, il l’a longuement entretenue en se mettant lui-même en scène, notamment dans l’oscarisé Unforgiven.Le personnage du dur à cuire a révélé ses failles en prenant de l’âge.Mais rien à faire: l’aura du cow-boy persiste à flotter.Cosa mentale, comme dirait l’autre.Ses traits nous renvoient à tant d’images.Ce mythe vivant du cinéma américain fait pourtant partie du paysage cannois.Pale Rider, Bird et White Hunter, Black Heart furent sélectionnés ici.Moi, je garde en tête la vision du Clint Eastwood qui présidait le jury de Cannes en 1994, souriant à Catherine Deneuve, ravi du rôle si chic qu’il prenait fort à cœur.Cette fois, il vient présenter Mystic River, adapté du roman de Dennis Lehane.Sans jouer dedans.Par contre, de grands acteurs comme Sean Penn, Tim Robbins, Kevin Bacon, Laurence Fishburne, Marcia Gay Harden et Laura linney s’y partagent la vedette.Hélas! Ni Sean Penn ni Marcia Gay Harden, en tournage, ne l'accompagnent sur la Croisette.Le grand Tim Robbins se tient à ses côtés dans l’ombre, soudain relégué au second plan, entre Kevin Bacon et Laura Linney.La vraie vedette dans ce festival épris de mémoire demeure Clint Eastwood.11 nous dira avoir été ravi de ne pas être à la fois devant et derrière la caméra.Ça lui a permis de se concentrer sur le jeu des autres, sur son travail de réalisateur.Même pour Clint Eastwood, trouver du financement pour un film difficile, qui n’offre pas un classique happy end, n’est pas une mince affaire.«Plusieurs studios ont refusé d’embarquer dans le projet, confesse-t-il.Le sujet de la pédophilie n’est pas très glamour et recette à succès, mais il faut croire que je suis trop vieux pour faire des “comic books”.» Pourquoi les tensions politiques entre la France et son pays l’auraient-elles fait hésiter à venir ici?VOIR PAGE A 10: EASTWOOD ¦ lire autre texte en page CIO Charest démolit le Québec, dit Landry Le chef péquiste dénonce l'entreprise de «déconstruction» lancée par les libéraux TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Remise en question du projet de la Grande Bibliothèque et du prolongement du métro jusqu'à laval, report de la réforme au secondaire et du plan d’action visant à lutter contre la pauvreté, gel de projets d’investissements évalués à des milliards de dollars.Après un mois au pouvoir, le gouvernement Charest se lance dans une entreprise de «déconstruction», estime le chef de l'opposition officielle, Bernard Landry.«Ce que nous voyons, ce sont des nuages qui s’accumulent rapidement au-dessus de la tête du gouvernement parce que tout ce qu'ils disent c’est couper, détruire, démolir, faire moins que ce que nous faisions», a lancé Bernard Landry hier lors d'une conférence de presse tenue au parlement à la sortie du caucus pré-sessionnel du Parti québécois.Le chef de l’opposition faisait ainsi sa première sortie devant la presse parlementaire depuis le 1" mai, au moment du dévoilement de la composition de son cabinet fantôme.Les péquistes se sont faits plutôt discrets jusqu’à hier, ce qui a permis à Jean Charest d’être exempté de critiques de la part de ses adversaires pendant le premier mois de son exercice.Bernard landry a rattrapé le temps perdu hier en lançant une attaque en règle contre les premières actions du gouvernement Charest.Selon le chef de l’opposition, un nouveau gouvernement doit inspirer l’enthousiasme, ce qui ne serait pas le cas de l’équipe dirigée par Jean Charest.«On entend parler de déconstruction à tous les jours: défaire, congédier, arrêter, bloquer, et ce, dans une improvisation totale.On n'entend pas parler de projets de construction d’un nouveau Québec», a affirmé Bernard Landry.Qui plus est, des projets de développement, évalués à plus de trois milliards de dollars et dans lesquels le VOIR PAGE A 10: LANDRY TÉLÉVISION Fini le bulletin sportif de 23h à la SRC RadiœCanada mettra fin dès le 20 juin à son bulletin sportif de 23h et diffusera maintenant de petits bulletins sportifs à chaque heure, en soirée, sur les ondes de RDI.Selon le directeur des nouvelles de Radio-Canada, Marc Gilbert, cette décision s’inscrit dans une tendance générale chez plusieurs réseaux, qui consiste à déplacer les informations sportives des chaînes principales vers les chaînes spécialisées.Dans la salle des nouvelles hier, les journalistes se disaient très déçus, faisant valoir que la télévision publique devrait normalement pouvoir continuer à présenter des informations sportives à l’ensemble du public.I Lire nos informations en page C 10 Odile Tremblay Bernard Dindry Prochain épisode, tout à coup best-seller au Canada anglais Justin Trudeau à la défense d’Hubert Aquin STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR C> est un des plus beaux incipits de la littérature québécoise: «Cuba coule en flammes au milieu du lac Léman pendant que je descends au fond des choses.» La phrase ouvre Prochain épisode, publié par Hubert Aquin en 1965, roman qui figure maintenant sur plusieurs listes de best-sellers du Canada anglais, plus de deux décennies après sa traduction.Dans celle du Globe and Mail, Next Episode figure en excellente compagnie, notamment avec Life Of Pi de Yann Martel et Unless de Carol Shields.Le fait que le maître ouvrage d’Hubert Aquin raconte la mission d’un révolutionnaire québécois chargé d’abattre un agent lié aux forces fédéralistes canadiennes rajoute à la curiosité.Le fait que Justin Trudeau soit en partie respon- sable de cette soudaine notoriété de l’ouvrage fait mousser encore davantage l’intérêt pour cette intrigante histoire.Justin Trudeau est le fils de Pierre Elliott Trudeau, un ennemi idéologique objectif du romancier, qui avait précisément écrit La Fatigue culturelle du Canada français contre les idées fédéralistes de l’ancien premier ministre.L'affaire littéraire s’explique par la sélection gagnante de Next Episode dans le cadre du concours annuel de l’émission Canada Reads, de la CBC.Le concept de ce club virtuel de lecture original, lancé en 2002, est tout simple: un jury propose cinq livres, en discute à l’émission et finit par en choisir un seul que le public peut à son tour lire et commenter sur Internet Prochain épisode a été soumis par l’animatrice et romancière Denise Bombardier, aussi chroniqueuse au Devoir.VOIR PAGE A 10: AQUIN CINEMATHEQUE QUÉBÉCOISE Hubert Aquin, auteur de Prochain épisode, publié en 1965.L’écrivain s'est suicidé en 1977.T 56301129 LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 25 MAI 2003 A 2 ?LES ACTUALITES- La réconciliation attendra Chrétien et Bush se croiseront en Europe mais ils n’auront pas de tête-à-tête Un musée canadien de la politique verra le jour PRESSE CANADIENNE Ottawa — Aucun entretien formel n’a été prévu entre le premier ministre fédéral, Jean Chrétien, et le président américain, George W.Bush, en Europe, la semaine prochaine, alors que les chemins des deux hommes se croiseront à deux reprises à l’occasion de rencontres internationales.Les responsables canadiens dépêchés au Sommet du G8 devant avoir lieu du 1" au 3 juin à Évian, en France, n’en qualifient pas moins cette rencontre de •sommet de la réconciliation».A la veille de ce sommet annuel, MM.Bush et Chrétien ainsi que d’autres dirigeants et chefs d’Etat se trouveront à Saint-Pétersbourg, en Russie, dans le cadre des célébrations du 300 anniversaire de la fondation de la ville.Les leaders de la planète seront alors réunis pour la première fois depuis la récente guerre en Irak.George Bush se retrouvera donc en face du premier ministre Chrétien et du président français Jacques Chirac, qui s’étaient tous deux opposés à l’intervention militaire menée sous la direction des États-Unis.MM.Chrétien et Bush ne se sont pas parlé depuis trois mois, ont affirmé des assistants fédéraux à la Presse canadienne.Leur dernier entretien téléphonique remonte au 27 février, lorsque le Canada a décidé de se tenir à l’écart du conflit parce qu’il n’avait pas reçu l’assentiment des Nations unies.Aucune rencontre n’est pour le moment prévue entre les deux hommes, mais sous le couvert de l’anonymat, hier, des responsables canadiens ont minimisé en présence de journalistes tout ressentiment que pourrait avoir M.Bush à l’égard du gouvernement canadien.Le programme du G8 au sujet de l’économie globale, de la sécu- rité, de l’Afrique et d’autres questions ne peut avoir de succès sans la coopération des dirigeants mondiaux, et ces derniers souhaitent sa réussite, a ajouté un représentant canadien.•Alors, oui, vous pourriez le qualifier de “sommet de la réconciliation” parce que leur objectif est de travailler de concert», a déclaré un haut responsable.Les responsables s’attendent à ce que le plan de paix au Moyen-Orient préconisé par le président Bush fasse l’objet de discussions en France, tout comme l’instabilité en Afrique et le rôle que TONU devrait jouer.Satisfaction garantie et argent remis : LîÿSims ¦ OBLIGATIONS D’EPARGNE DU QUEBEC Encaissables en tout temps sans pénalité.Capital garanti à 100 %.Achat à partir de 100 $.la première année En vente jusqu’au 31 mai.2,00 Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca Epargne Placements Québec a E9 ES PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement fédéral va annoncer lundi la création d'un musée canadien de l’histoire et de la politique dans une ancienne gare du centre-ville d’Ottawa, a appris la Presse canadienne.«Pour moi, c’est une nouvelle assez importante», a déclaré Rudyard Griffiths, le directeur exécutif de l’Institut du Dominion, qui garde un œil sur l’histoire du Canada et sur les connaissances des Canadiens en cette matière.Le projet de 100 millions impliquerait des rénovations importantes au Centre de conférences du gouvernement, un immeuble à colonnes gris niché entre le canal Rideau et le Monument commémoratif de guerre du Canada.Le site donne sur l’hôtel Château Laurier et la colline du Parlement Son ministère n’a pas voulu faire de commentaires immédiatement mais la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a confirmé qu’elle tiendra une conférence de presse importante lundi.Une grande partie de l’immeuble a été pratiquement inutilisée au cours des dernières années et il n’y a plus de trains qui y passent depuis environ 40 ans.L’immeuble a été utilisé comme centre de conférences et a été un lieu de réunions du gouvernement comme celles tenues lors des débats sur l’accord du lac Meech pendant les années 1990.Il y a deux ans, il y avait un projet provisoire qui visait à transfor- Susanna Johnson Récit d’une captive en Nouvelle-France R*'cil: d'utit- typfîv* è't1.Nh*wvê|ic*rr»m < 1754- Le récit de Susanna commence le jour où elle et son mari, leurs trois enfants, sa sœur et ! deux amis sont capturés dans leur maison par des Indiens, le 30 août 1754.Après une série de déboires, les autorités de la colonie les enverront à Québec où ils seront jetés, comme des malfaiteurs, dans un sordide cachot de la prison royale.Ils y subiront l'humiliation, la maladie, la persécution.SEPTENTRK www.septentrion.qc.ca mer l’édifice rarement utilise afin qu’il puisse accueillir un Temple de la renommée des sports du Canada, mais ce projet a été abandonné lorsqu’on a découvert que l’immeuble avait besoin de rénovations majeures.Des sources affirment qu’une partie du nouveau musée va commémorer les contributions des premiers ministres et que le projet inclura les Archives nationales et la Bibliothèque nationale, qui pourraient être fusionnées en une seule institution, alors que des éléments de leurs collections seraient exposés dans l’immeuble rénové.«Nous croyons que c’est une bonne idée, a affirmé M.Griffiths.Ce que le premier ministre fait ici, c’est laisser un héritage.» M.Griffiths a souligné que l’emplacement, situé près du Monument commémoratif de guerre du Canada, est idéal parce que les Canadiens qui sont morts à la guerre l’ont fait pour la démocratie, un thè me central du futur musée.Mais ce n’est pas tout le monde qui est enthousiasmé par ce projet.•Les musées du Canada sont désespérément sous-financés, a déclaré Victoria Dickenson, la direc trice exécutive du Musée McCord d’histoire canadienne, situé à Montréal.Certains sont même au bord de la faillite.» Mme Dickenson a affirmé qu’elle aimerait mieux voir le gou vernement fédéral s’engager dans un financement soutenu, qui est.nécessaire pour garder les musées ouverts.«Il y avait un temps où le ministère du Patrimoine offrait certaine-, ment beaucoup plus de fonds aux.musées», a-t-elle indiqué.1007, rue IjAURIER ouest, ! Outremont Tél.: 274-2442 hslotfj/vy* : femme enceinte LE COLLECTIF expose QUINZE PEINTRES COLORISTES Vernissages Vendredi 30 mai de 17h à 22h Dimanche 1 juin de 13h à 1 8h .L'exposition se: poursuivra le samedi-et lundi : 30 mai et 2 juin de I3h à 1 8h 75*75, boul.St-Laurent, espace 201 Montréal métro Castelnau (514) 278-3136 www.francine.labelle.qc.ca Les Wolfsburg sont e n i I I LE DEVOIR.LES S A N» E D I 24 ET DIMANCHE 25 MAI 2 0 0 » A -* LE DEVOIR «- POLITIQUE Relations Québec-France Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer.514343.6090 www.fep.umontreal.ca Université fm de Montréal Raffarin refuse de verser dans la nostalgie «Il est nécessaire, pour nous, aujourd'hui, de construire l'avenir» ROBERT DUTRISAC DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Le premier ministre de la France, Jean-Pierre Raffarin, estime que l’amitié entre son pays et le Québec ne doit pas verser dans la nostalgie et les histoires anciennes mais plutôt se traduire par des projets concrets, axés sur l’avenir.Les relations franco-québécoises, «ce n’est pas simplement de ressasser une nostalgie ou de ressasser des relations anciennes, historiques», a prévenu M.Raffarin au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue avec le premier ministre Jean Cha-rest et qui suivait une séance de travail entre les deux premiers ministres et les membres de leur délégation respective.«Et je crois vraiment qu’il est nécessaire, pour nous, aujourd’hui, de construire l’avenir.Et on construira l’avenir avec la capacité d’avoir des projets en commun», a dit le premier ministre Raffarin.Affirmant que «la nostalgie est une consolation», ce représentant de la droite française s’est même permis de citer Lénine: «Toute consolation est réactionnaire.» Tout en louant «la capacité formidable» du Québec «de résister quatre siècles durant pour ses valeurs, pour sa langue, pour sa culture», M.Raffarin a souligné que les pays européens, qui sont en train de construire une nouvelle constitution européenne, peuvent trouver ici «un exemple extraordinaire» à la fois pour défendre les identités et affirmer l’unité.M.Raffarin a dit qu’il avait trouvé auprès de M.Charest «cette fermeté dans la capacité de défendre l’identité comme un élément moteur d’avenir, pas une force nostalgique mais une force de création, tout en acceptant les exigences de l’unité et de la capacité stratégique».Les deux premiers ministres se sont entendus pour préparer «un projet-pilote», selon les mots de M.Charest, afin de mener en 2004 une mission économique France-Québec au Mexique puis une autre, plus tard, en Europe.Dans la nouvelle alliance franco-québécoise que les deux premiers ministres ont scellée hier, il est amplement question de la promotion de la diversité culturelle.L’instrument international visant à assurer la diversité culturelle a été porté à l’ordre du jour de la prochaine Conférence générale de l’UNES-CO, en octobre, ce dont la France et le Québec se sont félicités.En pariant de diversité culturelle, M.Raffarin a évoqué la position de la France sur la guerre en Irak.«La diversité culturelle, c’est, pour nous, un projet politique», a-t-il diL «Récemment, nous avons expliqué pourquoi nous voulions m monde multipolaire», a poursuivi M.Raffarin.«Nous ne pensons pas que l'avenir du monde, ce soit le choc des civilisations.Nous ne pensons pas que l’avenir du monde, c’est le combat des riches contre les pauvres, du Nord contre le Sud.C’est la reconnaissance de la spécfocité des uns et des autres, le respect de la culture des uns des autres.» De son côté.M.Charest a souligné qui y a au Québec un courant pacifiste et que la France et le Québec, en ce sens, partagent les mânes valeurs.«Avec un peu de recul, je suis convaincu qu'il y a quelqu’un aux États-Unis qui va se rappeler d’où vient la statue de la Liberté», a-t-il diL La nouvelle alliance franco-québécoise porte aussi sur le développement régional.Les deux premiers ministres ont retenu le principe d’un fonds franco-québécois pour soutenir des initiatives régionales.Ils ont aussi convenu d’élaborer une stratégie concertée de promotion du français.Il est également question de stimuler la mobilité des étudiants et des professeurs de part et d’autre de l’Atlantique.Plus tôt en matinée, dans un discours qu’il prononçait devant des gens d’affaires qui prenaient part à Futurallia, une foire réunissant 700 PME françaises et québécoises, M.Raffarin a déploré le manque de présence des entreprises françaises sur les marchés internationaux.«Le Québec est sur la route du développement de la France parce que l’internationali- sation des entreprises françaises passe par le Québec», a-t-il déclare.A cette occasion, MM.Charest et Raffarin ont annoncé la conclusion d’une vingtaine d’ententes qui généreront des investissements de 55 millions et des ventes annuelles d’au moins 35 millions des deux côtés de l’Atlantique.Une de ces ententes réunit l’Institut national d'optique québécois et le Conseil régional d’Aquitaine de Bordeaux pour le développement de lasers.Trois de ces ententes touchent des entre-jrises dans lesquelles la Société générale de financement (SGF) détient des participations.Quand un journaliste lui a demandé si la SGF ou Investissement Québec pourraient continuer à investir en France ou soutenir des entreprises québécoises à l’étranger, M.Charest a éludé la question.«Est-ce qu ’üy aura une SGF?La réponse, c’est oui.Est-ce qu ’Investissement Québec va exister?La réponse, c’est oui, mais elle n’existera pas dans la forme où elle existe actuellement», a dit le premier ministre, rappelant que son gouvernement a reçu le mandat de reyoir les modes d’intervention de l’Etat auprès des entreprises.Comme le veut l’usage, M.Raffarin s’est entretenu avec le chef de l’opposition officielle, Bernard Landry, qui lui a assuré que «les relations bilatérales entre la France et le Québec doivent transcender les partis politiques».' * *' > •' ; j j RKUTKKS sæflifK -Ai C f r f p Les premiers ministres de la France et du Québec, Jean-Pierre Raffarin et Jean Charest.Améliorer le soutien à domicile (PC) — Les personnes âgées et en perte d’autonomie bénéficieront à court terme d’un soutien accru à domicile, a promis, hier, la ministre déléguée à la Santé, Julie Boulet.L’investissement de 40 millions supplémentaires annoncé jeudi par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, permettra selon Mme Boulet, d’augmenter d’environ 10 000 le nombre de personnes rejointes chez elles.Les services de soutien aux proches seront aussi bonifiés, de sorte que 2800 familles de plus seront desservies.En ce qui concerne l’hébergement des personnes âgées, la ministre a fait part de son intention de développer des partenariats, dès cette année, avec les offices municipaux d’habitation, les coopératives et le secteur privé.Cette formule vise entre autres à éviter l’isolement des bénéficiaires.Par ailleurs, une enveloppe de 20 millions a été réservée pour les services destinés aux enfants autistes et pour réduire les listes d’attente en protection de la jeunesse de même que l’engorgement dans les centres jeunesse.Enfin, la ministre a annoncé huit millions de plus pour les femmes victimes de violence et leurs enfants.Elle a aussi assuré que le financement de base des maisons d’hébergement pour les EN BREF femmes victimes de violence ainsi que celui des centres de femmes sera rehaussé.Bellemare nie toute ingérence politique (PC) — Le ministre québécois de la Justice, Marc Bellemare, a rejeté en bloc les récentes allégations d’ingérence dans l’enquête sur le réseau de prostitution juvénile de Québec, affirmant qu’aucune preuve ne vient démontrer qu’il y a eu malversation ou protection de personnalités.«À ce que je sache, il n’y a aucun fait, il n’y a aucun témoin, il n’y a aucune personne qui a fait des déclarations, il n’y a aucun document qui a été produit qui nous permette de croire qu’il y a eu quelque part malversation ou protection», a déclaré M.Bellemare, de passage à Gatineau dans le cadre d’un congrès des procureurs de la Couronne du Québec.Sans preuve appuyant les allégations, le ministre n’ouvrira pas d’enquête sur le travail des employés de son ministère.«On fait des enquêtes lorsqu’il y a matière à faire des enquêtes», a-t-il mentionné.Selon le journal hebdomadaire Allô-Police, des dossiers confiés à quatre substituts du procureur général auraient été aiguillés, en cours d’enquête, vers le bureau d’un sous-ministre de la Justice, sous la responsabilité, à l’époque, du péquiste Normand Jutras.Le journal affirme que des mises en accusation ont été abandonnées, en outre contre certains artistes bien connus, notamment pour faute de preuves.Faire des affaires en Irak (PC) Le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, souhaite que le Canada rouvre «le plus tôt possible» son ambassade à Bagdad dans le but d’y soutenir les exportations.M.Pettigrew a fait cette déclaration hier devant le Conseil de commerce.Son allocution portait sur les relations entre le Canada et le monde arabe, notamment sur la situation en Irak.M.Pettigrew a noté que l’Irak représentait le plus important marché d’exportation pour le Canada dans le monde arabe avant l’imposition de sanctions par les Nations unies, en 1991.D’ici à ce que la situation y soit normalisée, les meilleures occasions d’affaires pour les entreprises canadiennes proviendront des projets coordonnés par les agences américaines chargées de la reconstruction, a-t-il mentionné.DIRECTEMENT DE L'IMPORTATEUR Depuis 25 ans Costumes pour hommes à partir de Dormeuil.720$ Italiens.370$ Smokings - Vestes - Pantalons Chemises - Cravates - Impers.Sportswear Importés d'Italie Rapport qualité/prix inégalé SAM 10 h à 16 h I 10 h à 18 h Soir sur rendez-vous 2015 Drummond Ou 1205 de Maisonneuve O suite 102 (514) 845-6067 Montréal En inifemMfes, c'est surtout un courmiii nu sous dtarm m tonnes: teuHIeton FEUtUETf, CD 3 ¦Mttssttsmt « CD r—+- proses DteANTtES, ctinmiques PflESÛUf NON FICTIVES, poésies CtfflOMQUES, 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LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 MAI 2 0 0 3 A 4 ?LES ACTUALITES- Violence conjugale Michelle Courchesne promet un soutien accru aux femmes Elle devra cependant compter sur la compréhension du ministre de la Santé, responsable du budget KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement libéral accordera des fonds supplémentaires aux maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale sans toutefois injecter pour l’instant les 30 millions promis en campagne électorale.Avec le sombre tableau des finances publiques qu’a récemment brossé le premier ministre Jean Charest, l’engagement électoral franchira plutôt une première étape d’investissement.«Notre gouvernement prendra des actions très précises.[.] Il y aura un pas dans la bonne direction.C’est une priorité et ça va demeurer une priorité», a affirmé hier en entrevue au Devoir la ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Michelle Courchesne.Même si la responsabilité politique du dossier de la condition féminine échoit à Mme Courchesne, le budget destiné à contrer la violence faite aux femmes relève de son collègue à la Santé, Philippe Couillard.L’ampleur de l’enveloppe sera connue lors du dépôt du budget prévu à la reprise des travaux parlementaires, le 3 juin.«Pour tout ce qui concerne le développement social, je sens une très grande réceptivité de mon collègue.[.] Il n’y a pas de résistance par rapport à ça», a assuré Mme Courchesne.En fin d’après-midi hier, la ministre a eu l’occasion de réitérer sa préoccupation dans le dossier de la violence faite aux femmes alors qu’elle participait à un événement soulignant le trentième anniversaire du Conseil du statut de la femme.Si elle y a souligné «l’action déterminée, généreuse, persévérante, voire obstinée des femmes», elle a également souligné qu’il reste beaucoup de chemin à faire contre la pauvreté des femmes et la violence que certaines subissent.Au cours de la campagne électorale, le Regroupement provincial des maisons dhébergement du Québec avait talonné les principaux chefs de parti politique.Les maisons dhébergement reçoivent actuellement 32 millions par année, ce qui couvre le gîte et le couvert des femmes et des enfants qui Ment la violence.Le regroupement réclamait que cette somme soit doublée.En milieu urbain, les besoins portent principalement sur le manque de places disponibles.L’année dernière, faute de place, 528 femmes et enfants de la région de Laval n’ont pas pu obtenir d’aide, selon le regroupement.Pour Michelle Courchesne, le soutien financier aux organismes qui travaillent directement auprès des femmes est une démonstration du partenariat que le gouvernement souhaite instaurer.Mais le développement d’un partenariat accru avec les organismes communautaires ne signifie pas nécessairement que ces derniers obtiendront automatiquement de l’argent La ministre Courchesne refuse d’établir une norme; elle préfère juger à partir de chacune des situations.«Ije cas de la violence, ça veut dire plus d’atgent; le cas des communautés culturelles, pas nécessairement.Les réalités sont différentes, les enjeux ne sont pas les mêmes.La violence faite aux femmes et am enfants, c’est une question de vie ou de mort dans certains cas.Cest grave.L'intégration des communautés culturelles, la vie de personne n’est en danger», a expliqué Michelle Courchesne.Chose certaine, ce partenariat correspond au projet de «réingénierie» de l’État.«Je suis une fervente adepte de la réforme et de la modernisation de l’État.C’est un exercice fondamental.Je crois à de nouvelles façons de faire.Notre société évolue, nos façons de faire aussi.Hya de nouvelles solutions qui se présentent.Il faut être créatif et oser», a-t-elle expliqué.Dans cette vision que la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, balisera l’automne prochain, Mme Courchesne nhésite pas à souligner l’importance d’entreprendre une révision complète des structures de sa responsabilité.«Il faut revoir et questionner le rôle du Conseil [du statut de la femme], celui du Secrétariat [à la condition féminine] et le rôle de la responsabilité de la condition féminine au sein du gouvernement.Ce sont des questions qui seront abordées de façon constructive», a souligné la ministre, qui a dit regretter la perception selon laquelle une réforme équivaut à une disparition.?\ 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michelle Courchesne veut revoir le rôle des organismes dont elle a la responsabilité.Inclonable./ / / Golf CL 2003 location 48 mois par mois • Freins à disque aux quatre roues avec ABS • Quatre coussins gonflables • Siège inclinable à hauteur réglable côté conducteur • Banquette arrière rabattable et divisée 60/40 • Garantie pare-chocs à pare-chocs de 4 ans ou 80 000 km** Pour en savoir davantage sur ce qui rend la Golf si unique, rendez-vous sur vw.ca Êtes-vous fait pour Volkswagen ?' vw.ca Remis* d* 730 $ pour nouveaux diplômés collégiaux *t universitaires.Certaines conditions s'appliquent.Offre 0 $ comptant, mensualités 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3 A ;> LES ACTUALITES* Cinq nouveaux cas de SRAS à Toronto PRESSE CANADIENNE Une porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé à Genève, le D'Isabelle NutalL a déclaré hier qu’il était prématuré de dire si Toronto risquait de se retrouver de nouveau sur la liste des endroits à éviter en raison du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).«On ne peut répondre aujourd'hui à cette question.Tout va dépendre de l’évolution.Tout sera fait pour que les quatre cas suspects soient bien isolés afin qu’il n’y ait pas d'autres transmissions de la nuüadie», a commenté Mme Nutall.Toronto croyait avoir jugulé le SRAS, mais au cours des dernières heures, cinq personnes ont été hospitalisées en raison d’une exposition présumée, dont deux sont dans un état grave.Le dernier cas de SRAS à Toronto avait été rapporté le 19 avril.Il y a dix jours, Toronto avait été retirée de la liste des zones à risque établie par l’OMS.Hier, l’OMS a levé l’avis d’éviter Hong Kong et la province chinoise de Canton.D est par contre toujours recommandé de reporter les voyages projetés dans différentes provinces de Chine.Au sujet des nouveaux cas de Toronto, le D’ Nutall a indiqué qu’il s’agit fi «une nouvelle qui, tout en nous attristant, ne nous surprend pas dans la mesure où elle confirme qu’il y a un bon système de surveillance en place».«La vigilance est en place, c’est un bon signe.Par contre, il va maintenant falloir avoir davantage d’information sur la cause de ces cas, la façon dont les personnes ont été contaminées», a-t-elle poursuivi.Mme Nutall croit que l’apparition de nouveaux cas n’est pas «forcément surprenante dans la mesure où les voyages ont continué.R va falloir enquêter de façon beaucoup plus précise».Jusqu’à maintenant, le SRAS a fait 24 morts à Toronto.Maladie de la vache folle Les mises en quarantaine s’étendent à la Colombie-Britannique PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les enquêteurs fédéraux qui tentent de retracer l’histoire de la vache infectée par la maladie de la vache folle en Alberta ont placé trois fermes de la Colombie-Britannique en quarantaine, hier, en soulignant toutefois qu’il n’y avait toujours qu’un seul animal qui a été contaminé par la maladie.Et pendant que la ministre de l’Agriculture de l’Alberta continuait de défendre les protocoles d’éva-luation de sa province, un de ses homologues provinciaux a affirmé qu’un abattage massif dans toutes les fermes mises en quarantaine pourrait être nécessaire pour rétablir la confiance à l'endroit de l’industrie canadienne du bœuf.Le docteur Brian Evans, le vétérinaire en chef de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il y avait maintenant 13 fermes — huit en Alberta, deux en Saskatchewan et trois en Colombie-Britannique — qui ont été placées en quarantaine.Le ministre de l’Agriculture de la Colombie-Britannique, John van Dongen, a confirmé qu’une ferme mixte située près de Prince George et deux autres près de Langley ont été ajoutées à la liste.On croit que les fermes de la Colombie-Britannique ont reçu des aliments pour animaux qui ont été produits par une usine d’équarrissage qui a transformé la carcasse de la vache infectée de l’Alberta.Au Canada et aux Etats-Unis, il est illégal de nourrir des vaches et des moutons avec de la protéine d’autres vaches ou d’autres moutons depuis 1997.On croit que cette interdiction a permis de protéger les troupeaux nord-américains de la maladie.M.Evans a indiqué qu’aucune nourritu re produite à partir de la carcasse de la vache de l’Alberta n’a été donnée illégalement à d’autres vaches ou à d’autres moutons.«Nous avons vérifié et elle n’a pas été mise dans la nourriture des ruminants», a-t-il affirmé.«Et au point où nous en sommes dans l’enquête, nous avons pu vérifier que, depuis que la nourriture est arrivée dans ces firmes, aucun animal n’a quitté ces firmes pour entrer dans la chaîne alimentaire.Alors tout ce qui a trait à la question de la nourriture a été contenu.» Les 10 autres troupeaux en quarantaine sont ceux où la vache de l’Alberta ou sa progéniture pourraient avoir séjourné.M.Evans a affirmé que les mises en quarantaine sont nécessaires pendant que les enquêteurs tentent de retracer la ferme de naissance de l’animal et de découvrir ce qui est arrivé à ses veaux.«Je veux répéter que l’augmentation du nombre de troupeaux mis en quarantaine est un événement normal dans une enquête de ce genre et que cela ne signifie pas que la situation empire.En attendant les résultats de nos analyses, il n’y a toujours qu’un seul cas confirmé de la maladie», a-t-il souligné.M.Evans a affirmé que les au- torités croient qu’elles pourront lever les mises en quarantaine sur certaines des fermes si des preuves démontrent que l’animal infecté ne s’y trouvait pas et quelles ne sont pas à risque pour une autre raison.C’est la faute aux médias Par ailleurs, la ministre fédérale de la Santé, Aime McLellan, est dé çue de la couverture médiatique de l’épidémie du SRAS et du dossier de la maladie de la vache folle, affirmant que les journalistes alimentent la peur de la population.Mme McLellan est fâchée que certains bulletins de nouvelles aient placé les craintes actuelles liées à la maladie de la vache folle au Canada sur un pied d’égalité avec l’épidémie dévastatrice qui s’est produite au Royaume-Uni pendant les années 90.«Selon moi, il est complètement irresponsable pour quiconque dans les médias d'affirmer que la situa- tion actuelle ressemble à ce qui s’est passé au Royaume-Uni», a-t-elle dé daré dans une entrevue.«Pourquoi quelqu'un affirmerait une chose semblable?Ils ont eu environ deux millions de vaches infectées.Nous en avons eu une.» Pendant l’épidémie au Royaume-Uni, certains prédisaient que des milliers de personnes mourraient de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jacob, l’équivalent de l’encéphalopathie spongifonne bovine pour les humains, mais le bilan a finalement été de moins de 130 morts.Ijes scientifiques affirment que manger du bœuf canadien est beaucoup moins risqué que cela l’était en Grande-Bretagne, mais ce message ne semble pas être reçu par la population, a déclaré Mme McLellan.Elle croit qu’une attention supplémentaire doit être apportée aux composantes psychologiques de la santé publique.«Nous ne pouvons plus considérer des situations comme celle du SRAS simplement comme des questions de science, de contrôle et de confinement.Nous devons aussi tenir compte de la psychologie et de la peur.» Mme McLellan a également accusé les médias de tenter de créer de la dissension entre elle et ses collègues, par exemple le ministre fédéral de l'Agriculture, Lyle Vandief, et le ministre de l’Agriculture de la Saskatchewan, Clay Serby.«Vous cherchez toujours à jeter le blâme sur quelqu'un.Lyle et |la ministre de l’Agriculture de l'Alberta] Shirley McClellan et maintenant Clay Serby n ’embarqueront pas dans le jeu des médias, qui est de tenter de faire en sorte qu 'un de nous jette le blâme sur quelqu ’un d’autre.» «Est-ce que l’un d'entre vous croit que ce genre de choses est utile au moment où notre pays doit faire face à ces situations?», a lancé Mme McLellan.JONES NEW YORK mvÆï OGILVY STE-CATHERINE ANGLE DE LA M (514)842-7711 WWW.OGILWCANADA.COM Sur.marchandise sélectionnée fe/jf Collection régulière, petite, taille forte k LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 MAI 2 0 0 3 Négociations avec les cols bleus Montréal veut faire cesser l’intimidation JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR La Ville de Montréal compte sur l’intervention du Conseil des services essentiels (CSE) pour que cessent les actes d’intimidation commis par les cols bleus montréalais à l’égard des sous-traitants engagés par les arrondissements.Les deux parties ont rencontré le médiateur du CSE, hier après-midi, dans l'espoir de trouver une solution diplomatique pour régler le différend.La liste des incidents liés aux moyens de pression des cols bleus ne cesse de s’allonger.Depuis trois semaines, la Ville en a dénombré plus d’une quarantaine.Il s’agit principalement de menaces verbales adressées par des cols bleus aux entrepreneurs qui effectuent des travaux pour le compte des arrondissements de l’île.Dans de nombreux cas, les entrepreneurs importunés ont laissé en plan les travaux engagés.Réfection de trottoirs, réparation de bris d’aqueducs, tonte de gazon, plantation de fleurs et nettoyage de parcs et de rues font partie des tâches qui n’ont pu être effectuées par les sous-traitants.Dans l’arrondissement Mont-Royal, on a même dû se résigner à vendre au public les 48 000 plants de fleurs qui n’ont pu être mis en terre, l’entrepreneur ayant refusé d’effectuer le travail compte tenu des menaces des cols bleus.Les cols bleus, qui ne semblent pas manquer d’imagination, sont même allés jusqu’à porter en public des masques antiseptiques en guise de moyens de pression, une stratégie que n’a pas appréciée la vice-présidente du comité exécutif, Francine Senécal.«Je trouve que ç'a une portée symbolique extrêmement forte, démesurée, qui vient créer une confusion au sein de la population.A mon avis, ce n’est absolument pas acceptable», a-t-elle indiqué hier.Si la Ville n’a pu déposer une plainte plus tôt devant le CSE, c’est qu'elle avait bien du mal à trouver des entrepreneurs disposés à témoigner.Beaucoup d’entre eux craignaient les repr£ sailles des syndiqués.L’administration a finalement réussi à amasser des preuves suffisantes pour demander, jeudi soir, l’intervention du CSE.Médiateur Afin de trouver une solution à l'amiable, les deux parties ont rencontré le médiateur du CSE à huis clos hier après-midi.En cas d’échec, les commissaires du CSE les convoqueront à une audience publique au terme de laquelle ils émettront une ordonnance.«Nous espérons que le Conseil des services essentiels pourra indiquer au syndicat que ses façons de faire ne sont pas acceptables et mettent en cause la sécurité des citoyens», a fait valoir Mme Senécal.Le syndicat pourrait recevoir une facture salée de la Ville, qui entend lui réclamer les frais occasionnés par ces moyens de pression.Parallèlement, le Service de police de Montréal poursuit son enquête sur les incidents qui lui ont été rapportés.L’administration municipale a l’intention d’imposer des sanctions à tout employé qui sera reconnu coupable d’avoir commis des gestes illégaux.«Ça pourrait aller jusqu’au congédiement», a précisé Mme Senécal.« Philosopher ensemble pour vivre mieux » De la nécessité de penser autrement nos rapports à la Nature, à l’autre et à soi-même La Compagnie des philosophes organise un 5' COLLOQUE PHILOSOPHIQUE A LA PORTÉE DE TOUS au Centre d’Arts Orford, en Estrie, les 6,7 et 8 juin 2003.Conférences, documentaires, ateliers, café philosophique.Avec : Louise Vandelac, Jean-François Malherbe, Jean Curette, Pierre Chénier, André Bergeron, Anne-Marie Tougas, Cafetan Larocheüe et Raoul Duguay (Pressentis: Wajdi Mouawad, Stéphane Trépanier) Ouvert au grand public.Réservations : 450.670.8775 Programme et forfaits : bUo^www.cdesDhilosoDbes.org CONCOURS n œwi& Romantique Félicitations à notre gagnant M.BRUNO LEMIEUX LE DEVOIR Ce que vous cherchez depuis longtemps.nousflavons] pÜfife nmm vases urnes statues fontaines plantes rares meubles d’appoint curiosités Ouvert 7 (ours par semaine Livraison Consultation Stationnement gratuit 230, rue Peel Montréal (2 rues au sud de Notre-Dame) 514935.1812 4 » Plus de 500 000 $ d’inventaire, " ça donne du choix! ?LES ACTUALITÉS* Les élus doivent éviter toute apparence de conflit d’intérêts Marcel Parent veut établir un code d’honneur JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Le président du conseil municipal, Marcel Parent, estime que les élus municipaux devraient prendre soin d’éviter toute apparence de conflit d’intérêts dans l’exercice de leurs fonctions et il songe à faire adopter un code d’éthique qui inclurait des recommandations à cet effet L’ex-Vïlle de Montréal s’était dotée de règles d’éthique afin d’inciter les membres du conseil municipal à avoir une conduite irréprochable.En juin 1990, une résolution en ce sens avait été adoptée lors d’une séance du conseil On y stipulait qu’il était du devoir de chacun des élus d’éviter les conflits d’intérêts réels, apparents ou potentiels.On définissait alors le conflit d’intérêts apparent ou potentiel en ces Santé et LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Quelque 330 chercheurs de 44 pays, réunis cette semaine à Montréal, en sont venus à la conclusion hier que l’approche écosystémique n’est pas seulement une priorité pour la gestion environnementale, mais désormais un incontournable en matière de protection de la santé publique.Telle est la principale conclusion tirée hier par le Forum international sur les approches écosystèmes et santé, qui a réuni pendant six jours les spécialistes qui explorent cette nouvelle discipline à l’échelle mondiale.Ce colloque avait été organisé par le Centre de recherche en développement international (CRDI) avec la collaboration de l’Institut des sciences environnementales de l’UQAM.Pour Donna Mergler, la directrice de l’Institut des sciences environ- termes: «présence, chez un membre du conseil, d’un intérêt personnel ou pécuniaire qui, aux yeux d’une personne raisonnablement informée, est susceptible de l’influencer dans l’exercice de ses fonctions, en affectant l’impartialité de ses opinions ou de ses décisions».Les années ont passé et les fusions municipales sont survenues.Au cabinet du maire Gérald Tremblay, on ignore si ce code d’éthique s’applique toujours.Marcel Parent, lui, n’a jamais entendu poirier de l’existence d’un tel code.A titre de président du conseil municipal, il songe toutefois à suggérer à ses collègues de remédier à la situation en se dotant d’un «code d’honneur».Mais son projet consistera avant tout à élaborer des règles afin de discipliner les élus lors des assemblées du conseil.écosystèmes nementales de l’UQAM, cette première scientifique a permis d’aboutir à un consensus d’autant plus important que l’analyse en atelier de plus d’une cinquantaine de cas dans le monde a montré à quel point les approches normatives des gouvernements sont incapables de faire comprendre et de résoudre des problèmes de santé publique de base, comme on peut le foire avec une approche par écosystème.Une approche par écosystème, explique la neurophysiologiste, se caractérise d’abord par une approche multidisciplinaire des problèmes, qu’on essaie d’expliquer et de résoudre en identifiant toutes les interactions entre ses différentes composantes.Cette définition, pour abstraite qu’elle soif est paradoxalement celle qu’adoptent spontanément les «écocitoyens» ou, si l’on veut, les citoyens qui s’intéressent à leur environnement «Les écocitoyens font spontanément des liens entre ce qu’ils voient •Le but est de protéger l’intégrité du président, mais rien ne nous empêche d’aller plus loin», reconnaît-il.Ainsi, le nouveau code pourrait traiter des conflits d’intérêts afin de guider les élus dans leur conduite et leur éviter des faux pas.D rappelle toutefois qu’un tel code d’éthique n’a pas la même valeur qu’une loi et que, dans ce type de situation, c’est la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités qui s’applique d’abord et avant tout «Il appartient à chacun des individus de juger de quelle façon il obéit à la loi», résume-t-il.Selon lui toutefois, les élus municipaux devraient prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les apparences de conflit d’intérêts.Le président, de l’arrondissement Dorval-L’Ile-Dorval, Peter Yeomans, aurait-t-il dû s’abs- et perçoivent dans leur milieu alors que les spécialistes analysent souvent les mêmes problèmes de façon spécialisée, sectorielle, ce qui les empêche de voir certaines choses», explique Mme Mergler.Le ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, qui était conférencier à la clôture de cet événement scientifique international, a lui aussi établi un lien de nécessité avec l’approche environnementale, qu’il a présentée comme un des piliers de la nouvelle politique de santé du gouvernement M.Mulcair a rappelé que le gouvernement Charest avait promis de hausser la barre en santé et il a présenté la prévention et le principe de précaution, à la base des politiques environnementales, comme des assises fondamentales d’un système de santé efficace.En Amazonie, raconte Donna Mergler qui y a poursuivi plusieurs travaux de recherche, on croyait que l’empoisonnement au mercure tenir de participer aux délibérations des élus de son arrondissement lorsque le dossier de l’approvisionnement en eau potable sur l’île Dorval a été abordé?M.Parent refuse de juger son collègue: •Ce qui regarde M.Yeomans ne regarde pas le conseil.» Au ministère des Affaires municipales, on indique que des fonctionnaires ont entrepris d’étudier le cas de M.Yeomans, lequel pourrait s’être placé en situation délicate lors de quatre séances du conseil d’arrondissement de Dor-val-L’De-Dorval, comme le rapportait Le Devoir hier.Un rapport devrait être soumis la semaine prochaine au ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, et celui-ci devra déterminer si une enquête doit être menée à ce sujet a indiqué hier son attaché de presse, Stéphane Gosselin.des populations riveraines était le résultat de la contamination du fleuve Tapajos par les mines d’or.Mais en travaillant avec des chimistes et en étudiant les différents maillons de l’écosystème f luvial, là où les services de santé se satisfaisaient d’avoir identifié un problème de mercure, l’approche écosystémique a plutôt démontré que la contamination sévissait même en amont des mines.En réalité, l’essentiel du mercure provenait des terres érodées des forêts anciennes, déboisées à des fins agricoles.Le vieux sol était bourré du mercure qui aboutissait dans le sang des humains, grands consommateurs de poissons.Impliqués à tous les stades de cette recherche, les gens du lieu ont compris l’intérêt de passer d’une diète alimentaire faite de poissons prédateurs à une diète de poissons insectivores ou herbivores.Ils ont ainsi pu réduire de 40 % en cinq ans les taux de mercure dans la population.sont intimement liés ¦¦M Prestation nationale pour enfants Pour que nos enfants grandissent heureux et en santé, nous devons combler leurs nombreux besoins.Certaines choses ne coûtent rien, mais ce n’est pas toujours le cas.C’est pour cette raison que la Prestation nationale pour enfants (PNE) existe.En apportant une aide financière aux familles à faible revenu, nous aidons les parents à assurer un avenir prometteur à leurs enfants, ce qui contribue à réduire la pauvreté infantile au Canada.Pour en savoir davantage sur tous nos services pour les enfants et leur famille et pour recevoir un guide B 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) ATS : 1 800 465-7735 B canada.gc.ca ?Centres d’accès Service Canada Canada f LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 M Al 2 0 0 3 L E S A C T U A LIT E S Francophone ou anglophone, même salaire Au Québec, aujourd'hui, les meilleurs emplois vont aux personnes qualifiées, expérimentées et bilingues Changements climatiques PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Rimouski — La discrimination entre francophones et anglophones en ce qui a trait à l’accès aux emplois les mieux rétribués a bel et bien disparu au Québec.D y a désormais une égalité de rémunération entre les deux communautés ethnolinguistiques.Seules les compétences, l’expérience et la connaissance de la langue seconde comptent aujourd'hui dans la détermination du salaire, a révélé l’économiste Nicolas Béland, de l’Office de la langue française, dans le cadre du congrès de l’ACFAS.M.Béland a livré en primeur aux congressistes les résultats de l’étude qu’il a menée au Conseil supérieur de la langue française en collaboration avec le sociologue Pierre Roberge.«En matière économique, le Québec est probablement la seule province où le rêve canadien s’est réalisé», a-t-il lancé avant de rappeler tout le chemin parcouru depuis 50 ans.«On se souviendra du président de la mine, un anglophone, qui, la veille de Noël, jette des babioles aux familles des mineurs francophones dans le film de Claude Jutra, Mon oncle Antoine.Cette scène traduit bien les rapports qui ont prévalu entre francophones et anglophones du Québec avant les années 60.» > Une étude commandée par la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (mieux connue sous l’appellation de commission Laurendeau-Dunton) confimait en 1966 qu'à l’exception des Inuits et des Amérindiens, les Canadiens , français avaient en effet les revenus de travail moyens les plus faibles au Québec.Les auteurs (Raynaud, Marion et Béland) de l’étude, qui se basait sur les données du recensement de 1961, indiquaient que l’écart global entre les salaires des anglophones et ceux des francophones s’élevait à 32 % dans la région métropolitaine de Montréal.Et «même les mieux çbtés des “Français", minoritaires dans leur propre .communauté, gagnaient 10 % de moins que leurs homologues “britanniques”».Les résultats de cette étude avaient embrasé les esprits et suscité maints débats et de nombreuses publications au fil des ans.Les choses changent Ce n’est qu’à partir des années 50 que les premiers changements se sont amorcés, a souligné M.Béland.Quelques francophones par-ci par-là ont décroché des responsabilités de cadre.Mais cette position les confinait à utiliser l’anglais comme langue de travail.Les années 70 ont quant à elles constitué le véritable point tournant car c’est pendant cette décennie que la situation des Canadiens français s’est grandement et rapidement améliorée, au point où, en 1980, les francophones obtenaient en moyenne des revenus comparables à ceux des anglophones.Puis, en 2001, une nouvelle étude menée par Vaillan-court et Touchette suggérait carrément un renversement de situation.Selon ces données qui ont beaucoup fait jaser, en 1995, les anglophones bilingues gagnaient autant que les francophones unilingues et moins que les francophones bilingues.Les anglophones ignorant le français étaient donc significativement désavantagés par rapport aux francophones.«Un tel constat semble peu crédible dans le contexte de mondialisation qui se répandait, a commenté Nicolas Béland.Il apparaissait peu vraisemblable qu 'une personne maitrisant le français et l'anglais soit pénalisée au Québec.Ces résultats suggéraient toutefois que sur le marché du travail, l’origine ethnolinguistique jouait encore un rôle.» Les résultats obtenus par Nicolas Béland contredisent toutefois ce portrait annoncé par Vaillancourt et Touchette.fis confinnent bien que les anglophones unilingues perdent leur avantage sur les francophones unilingues dès 1980 mais ils indiquent par ailleurs que l’écart entre ces deux conununautés est demeuré nul depuis cette époque.«Rien ne permet de penser que la rémunération moyenne des anglophones unilingues soit passée sous celle des francophones unilingues», a déclaré l’économiste.Ces nouvelles données, qui feront bientôt l’objet d’une publication, permettent également d’affirmer que «les bilingues, qu'ils soient francophones ou anglophones, touchent tous une “prime", une “prime"qui est apparue dès 1970 et qui, à toutes fins utiles, est la même que l’on soit francophone ou anglophone.Connaître deux langues rapportait en 1995 de 5 à 7% de plus», a précisé M.Béland Le chercheur souligne aussi qu’en 1970, les francophones bilingues gagnaient 9 % de moins que les anglophones unilingues et 14 % de moins que les anglophones bilingues.«Or, dix ans plus tard, en 1980, l’écart entre les unilingues francophones et anglophones s’est effacé, dit-il.La seule connaissance du français ou de l’anglais rapporte alors la même chose sur le marché du travail québécois.En 1980, le fait d’être francophone n’influence plus la rémunération.» «L’égalité de la rémunération ne dit rien sur la langue que les gens utilisent au travail, a par ailleurs nuancé Nicolas Béland.Par exemple, un cadre francophone qui travaille dans une entreprise de biotechnologie aura un salaire équivalent à celui de son collègue anglophone de nos jours.Mais il se peut qu’il soit contraint de parler anglais dans le cadre de son travail, R y a 30 ans, cette même personne n’aurait pas été cadre et n’aurait pas obtenu le même salaire.«Mais aujourd’hui, celui qui maîtrise le français gagne toujours plus que celui qui ne le connaît pas, poursuit M.Béland.De plus, le nombre d’anglophones unilingues est très restreint dans le Québec contemporain et va toujours en diminuant au cours des ans.En 1995, on en comptait à peine 400 pour 10 000 habitants.Pour décrocher les emplois de qualité (stables, salariés et à temps plein) dans le Québec d'aujourd’hui, la connaissance du français est nécessaire.«Notre étude clôt le débat lancé par la commission Laurendeau-Dunton, conclut le chercheur.Il est maintenant temps de tourner la page et de se pencher plutôt sur la qualité de la langue et de son rôle dans l’insertion des néo-Québécois.Il faut chercher à savoir si une personne qui parie un français châtié décrochera un meilleur emploi.U faut mesurer quel est le lien entre la maîtrise du français par les néo-Québécois et leur rémunération et leur taux de chômage.» Le renard roux pourrait exterminer son cousin de l’Arctique PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Rimouski — Le renard roux qui gambade dans les forêts du sud du Quebec exterminera-t-il le renard arctique des latitudes nordiques?Dominique Berteaux, biologiste à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), appréhende cette malheureuse disparition si le climat continue de se réchauffer.Il a fait part de ses préoccupations dans le cadre du congrès de l’ACEAS qui s’est terminé hier à Rimouski.Les scientifiques connaissent Si / ¦S i mm lip, g C 5 Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc Lan 277-7558 rx,i bien le caractère dominant du renard roux depuis que celui-ci a déjà éliminé son concurrent arctique en Scandinavie, alors qu’aucun changement climatique n'était en jeu.Or, si ces deux espèces en viennent à occuper le même territoire dans le nord du Québec, on pourrait bien assister au même drame de ce côté-ci de l'Atlantique.«Nous n ’awns pas de preuve que le renard roux migre vers le nord et qu ’il soit en voie de supplanter le renard arctique, a souligné le biologiste.Mais toutes les conditions sont réunies pour que ça puisse se produire.» Qui plus est, le chercheur a rencontré quelques intrus à la fourrure orangée lors de ses études sim le terrain dans le nord du Québec.Sur cent tanières de renard examinées, deux étaient désonnais habitées par ces envahisseurs du sud.Dominique Berteaux, qui occupe une chaire de recherche du Canada en conservation des écosystèmes nordiques, demeure très prudent dans ses prévisions.«Même si nous disposons de tous les outils pour mesurer ce qui se passe, dit-il, nous avons toujours beaucoup de mal à prédire ce qui surviendra dans 10 ou 15 ans car les phénomènes écologiques sont très complexes et souvent imprévisibles.Les cycles d’abondance des lemmings, des caribous, des lièvres et des lynx en sont un exemple.I Nous n ’arrivons toujours pas à | expliquer pourquoi ces populations animales subissent des fluctuations aussi régulières.» Néanmoins, il est clair que le réchauffement du climat a déjà des effets sur la répartition des espèces ainsi que sur les moments de leur reproduction et de leur migration, affirme-t-il sans détour.Les chauves-souris, les papillons, les renards et les plantes, notamment, gagnent du terrain vers le nord.Les oiseaux migrateurs arrivent plus tôt au prin temps.Les animaux de nos lati-Jkp tudes se reprodui- sent un peu plus tôt en saison qu auparavant.«Nous disposons de très bons modèles qui nous prédisent que la peti te chauve-souris brune (Myotis luci-fugus).qui est la plus répandue au Quebec, etendru sa distribution d'en viron 7,5 kilomètres vers le nord par annee au cours du prochain siècle en raison du réchauffement clima tique, précise-t-il.CVs modèles ont pu être construits parce que l'on connaît très bien l’impact de la temperature sur la physiologie de ce petit mammifère volant.» lx‘s espèces nordiques, quant à elles, ne peuvent plus migrer davantage vers le nord: elles sont coincées.Elles évolueront ou dis paraîtront.L’exemple le plus frappant est celui de l’ours blanc qui vit dans le nord du Manitoba.Ces animaux creusent habituellement leur tanière dans les bancs de neiges éternelles ou dans le per gélisol, qui demeure gelé en permanence.Or, depuis quelques an nées, ces endroits sont en train de fondre, privant ainsi les animaux de leur habitat de reproduction.«Souvent, les femelles vont tenter de se loger ailleurs, mais leur reproduction sera néanmoins compromise cette anneelà et ce sera une perte pour la population, souligne le chercheur.De plus, le fait que la banquise arrive plus tard l’automne et fond plus tôt au printemps accorde moins de temps à l'ours polaire pour aller y chasser les phoques, qui y sont plus faciles à attraper en raison des trous qu ’ils fimt pour aller respirer.Si la banquise dure moins longtemps, c'est comme si on fermait le supermarché pour eux.Leurs réserves de graisses seront moins importantes et leur reproduction s'en trouvera affectée.» Les changements climatiques peuvent influer jusque sur la génétique des animaux, a indiqué Dominique Berteaux, qui a observé dans le sud du Yukon quelques indices de l’évolution des écureuils roux qui s’y reproduisent, le chercheur a en effet remarqué que la tendance à copuler de plus en plus tôt en saison était présente d’une génération d’écureuils à l’autre, signe que ce nouveau comportement est désonnais inscrit dans les gènes.FAIRE DES PROFITS.C’EST TOUT CE QUE VOUS RISQUEZ.4,8 % D’INTÉRÊT.CAPITAL GARANTI À 100%.LE RESTE, C’EST DE L’EXTRA.Diversification, sécurité et potentiel de rendement supérieur.Le DUO DESJARDINS, c'est, en parts égales, une épargne à terme de 5 ans à un taux garanti de 4,8 %* et une épargne à 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LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 25 MAI 2 0 0 3 L E MONDE ALGÉRIE Proche-Orient Les secouristes s^charnent dans les décombres AGENCE FRANCE-PRESSE Alger — Les secouristes se sont acharnés hier à retrouver des survivants du tremblement de terre à Alger, où des habitants crient leur colère contre la fragilité d’immeubles qui se sont effondrés comme des châteaux de sable.Mille six cents personnes ont été tuées et plus de 7000 blessées dans ce séisme, qui a touché mercredi soir la capitale algérienne et sa région orientale, a indiqué hier après-midi le chef du gouvernement algérien, Ahmed Ouyahia.«Le bilan, hélas, va s'aggraver», a-t-il ajouté.L’acharnement des secouristes, souvent bénévoles et épaulés par des équipes spécialisées venues d’Europe et de pays arabes, a toutefois porté ses fruits: au moins dix «miraculés» ont été retirés des décombres entre jeudi et hier.Un bébé de 18 mois a été retrouvé vivant à Boumerdès (50 kilomètres à l’est d’Alger) tandis qu’une fillette de 12 ans, Hassiba, a été extirpée hier matin des gravats d’un immeuble à Verte-Rive (15 kilomètres à l’est d’Alger).La petite Hassiba, qui a le bras droit cassé, a été découverte respirant très faiblement et conduite à l’hôpital le plus proche.«C’esf un miracle», a déclaré une infirmière.Les autorités ont déployé d’«énormes moyens» en hommes et en matériel pour venir en aide aux sinistrés et fouiller les décombres.Mais dans les villages de Zem-mouri (70 kilomètres à l'est d’Alger), épicentre du séisme, des habitants se battaient seuls.«C’est une catastrophe.C’est l’anarchie totale depuis deux jours.L’Etat a totalement failli à ses responsabilités», dit Férid Harma, un volontaire à Zenunouri, où les enterrements se YVES HERMAN REUTERS Un édifice de dix étages s’est écroulé à Réghaïa.succèdent à la va-vite.La population se mobilise.Des camions continuaient hier après-midi, après la grande prière, à sillonner les rues d’Alger, recueillant les dons en nourriture, vêtements et couvertures pour les sinistrés.Des voitures particulières chargées de vivres et de vêtements encombrent depuis la matinée les routes menant vers les zones sinistrées.Les habitants, peu à peu rassurés, ont commencé à regagner leur domicile, dont certains, endommagés, doivent être expertisés avant qu’ils ne puissent y passer la nuit.«Pourquoi des immeubles neufs se sont-ils écroulés alors que de vieux édifices restent debout?», se sont indignés des habitants de Verte-Rive devant des bâtiments aplatis.«Tout cela était prévisible.C’est le produit de la négligence de l’État, qui n’a pas de politique d’aménagement du territoire.Il n’y a pas de plan d’occupation du sol, pas de plan d'aménagement urbain», accuse un architecte de Bordj El-Bahri (20 kilomètres à l’est d’Alger).Ce séisme apparaît déjà comme le plus meurtrier en Algérie depuis 1980, lorsque 3000 personnes avaient été tuées dans un tremblement de terre d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter à Chief.Des centaines de personnes, probablement mortes, restent en effet coincées, écrasées dans les débris de dizaines d’immeubles et de maisons dans les petites villes de Boumerdès, Réghaïa, Rouiba, Corso ou encore Aïn Taya.Une équipe française de plus d’une centaine de sauveteurs spécialisés dans la recherche des corps enfouis, aidés de chiens, est déjà à l’œuvre alors qu’une équipe de 20 sauveteurs turcs était attendue hier.Le Maroc et le Portugal ont également dépêché de ssauveteurs.a dépêché 45 sauveteurs ainsi que du matériel de sauvetage et de déblaiement et donné 15 000 couvertures, 1000 tentes, des vivres et des médicaments.Le ton monte entre le gouvernement français et plusieurs syndicats REUTERS Paris—Au delà de la manifestation nationale de demain à Paris, le «front du refits» se prépare à l’affrontement avec le gouvernement Raffarin, qui mise sur la pédagogie pour vaincre les résistances et faire accepter sa réforme des retraites.Organisée à l’appel de la CGT, de la FSU, de l’UNSA, de Force ouvrière et du Groupe des Dix, la «manifestation nationale unitaire public-privé» partira vers midi de la place de la Nation.Avec pour mot d'ordre «offensifs, déterminés, solidaires pour l'avenir de nos retraites», le cortège doit se rendre place d’Italie.La CGT, à l'initiative du défilé, avançait hier le chiffre d’au moins 69 0(X) provinciaux attendus dans la capitale.Le défilé parisien devrait s’accompagner de manifestations locales dans certaines régions, comme à Lyon et Montpellier, pour ceux qui ne peuvent «montera à Paris.De source syndicale, on se donne pour «objectif un million de manifestants» tout en mettant l’accent sur le coût et les difficultés logistiques que représente l’organisation d’un seul rassemblement à Paris.Plusieurs fédérations ou sections de la CFDT ont décidé de participer à la manifestation contre l’avis de leur direction confédérale, qui a accepté le 15 mai le projet Fillon.Le syndicat CFDT d’Air France s’est d’ailleurs joint à l'appel à «un arrêt de travail de 24 heures» lancé à la compagnie aérienne pour demain.La manifestation du 25 mai «sera un dernier avertissement», a prévenu hier le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui a durci le ton pour appeler le gouvernement à ouvrir des négociations afin d’élaborer une autre réforme des retraites.Marc Blondel, pour Force ouvrière, avait dès mercredi appelé «ceux qui sont en grève à continuer» et proposé un nouveau temps fort dès mardi prochain, à la veille de la présentation du projet de loi sur les retraites en conseil des ministres.Le 27 mai, les fédérations CGT, SUD, FO, UNSA et CFTC appellent à la grève à la Poste et à France Télécom.Dans les Bouches-du-Rhône, les unions départementales CGT, CFDT.FO, FSU, UNSA CFTC et G10 ont également annoncé une immense journée de grèves et de manifestations» ce jour-là pour «l’ouverture de nouvelles négociations».S’y ajoute aussi, la mobilisation du personnel de l’Éducation nationale, qui prévoit une nouvelle journée d’action mardi contre les deux réformes majeures du gouvernement (retraites et décentralisation).Si le projet de loi sur les retraites est transmis en l’état au Parlement les syndicats des transports menacent en outre d’entamer une grève reconductible à la SNCF, à la RATP et dans les «entreprises privées et publiques du secteur» à compter du 2 juin au soir.Avec la perspective d'un blocage du pays par les grèves, le patronat est également passé à l’offensive jeudi pour mettre en garde le gouvernement contre tout recul sur la réforme des retraites,.Pour l’heure, le gouvernement réaffirme qu’il tiendra son calendrier et fera valoir «Tautorité de l’État».CARRIERES ET PROFESSIONS Université du Québec à Rimouski www.uqar.qc.ca Vice-recteur ou vice-rectrice aux ressources humaines et à l’administration La personne occupant le poste de vice-recteur ou de vice-rectrice aux ressources humaines et à l'administration exerce les pouvoirs que lui confère la Loi ou que lui délègue le Conseil d'administration ou le recteur.Elle relève du recteur.Sans restreindre la généralité de ce qui précède et de façon non limitative, la personne occupant le poste de vice-recteur ou de vice-rectrice aux ressources humaines et à l'administration est notamment responsable : de la gestion des ressources humaines et des relations de travail: de la direction des activités budgétaires, de financement et de l'administration de l'Université; de l'aménagement et de l'entretien des terrains et bâtiments: de l'acquisition et du fonctionnement des équipements; des services auxiliaires et de sécurité; de l'élaboration et de l’application des politiques et des procédures administratives approuvées par l'Université: de la préparation des budgets de fonctionnement et d'investissement, des rapports financiers de l'Université et de l'établissement des mécanismes d’évaluation, de suivi et de contrôle.Elle participe à la définition des politiques en matière de gestion des ressources humaines et est responsable de leur harmonisation.Cette personne est le supérieur hiérarchique du directeur des services administratifs au Campus de Lévis.La durée d'un premier mandat est de cinq ans.Exigences formation universitaire de deuxième cycle en sciences de la gestion ou formation universitaire de premier cycle dans le même secteur complétée par une vaste expé-rience de gestion à titre de cadre supérieur; expérience pertinente en gestion des ressources humaines et financières; leadersphip et habiletés à diriger une équipe multidisciplinaire de gestionnaires oeuvrant dans des secteurs d’activités diversifiées; habileté reconnue à communiquer; - une connaissance du milieu universitaire serait un atout.Traitement Le traitement est fixé selon la politique en vigueur dans l'établissement.Les personnes intéressées à ce poste doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 h le 13 juin 2003 au : Bureau du vice-recteur aux ressources informationnelles et secrétaire général, Université du Québec à Rimouski, 300, allée des Ursulines, Rimouski (Québec) 65L 3A1.DEUX POSTES DE PROFESSEURE, PROFESSEUR DÉPARTEMENT DE GÉOGRAPHIE FACULTÉ DE FORESTERIE ET DE GÉOMATIQUE Géomorphologie : environnements nordiques et processus des milieux naturels Géographie culturelle: enjeux de la mondialisation, analyse du paysage et problématiques identitaires Qualifications et compétences souhaitées • Détenir une formation en géographie et un doctorat en géographie ou dans une discipline connexe.• Capacité d'enseigner aux trois cycles universitaires.• Volonté d'effectuer de la recherche seul et en équipe.ENTRÉE EN fonction : durant la session d’automne 2003 Faire parvenir une lettre de candidature, un curriculum vit* et trois lettres de recommandation, avant le 1" septembre 2003, à l'attention de: Michel Allard, directeur Département de géographie Faculté de foresterie et de géomatique Pavillon Charle$-De Koninck Université Laval, Québec(Québec) G1K 7P4 Canada Visitez notre site à l'adresse : www.ggr.ulaval.ca En vertu de son Programme d’accès à l'égalité, l'Université Laval entend consacrer la moitié de ses postes vacants à l’engagement de femmes En accord-avec les exigence de l’Immigration du Canada destmee en priorité aux citoyens canadiens et aux residents permanents du Ca du ministère ette offre est UNIVERSITE 111 * + 3 LAVAL www.ulav.Aujtxiïifluii Québec, demain le monde Sharon se rallie a la «feuille de route» AGENCE FRANCE-PRESSE T érusalem — Le premier mi-I nistre Ariel Sharon a annoncé nier, à la suite d’une déclaration publiée un peu plus tôt par la Maison-Blanche, qu’Israël était prêt à accepter la «feuille de route» et qu’il soumettrait bientôt ce plan de paix à l’approbation de son gouvernement Le communiqué publié par le bureau de M.Sharon ne précise pas la date de ce vote.On sait toutefois que la prochaine réunion du cabinet a lieu demain matin.«Le premier ministre Ariel Sharon a annoncé que l’État d’Israël était prêt à accepter les mesures définies dans la “feuille de route” et que la question serait soumise au gouvernement pour son approbation», selon le communiqué.Le ministre israélien de l’Habitat, Effi Eytam, chef du Parti national religieux (PNR, porte-voix des colons juifs dans les territoires palestiniens), a indiqué que sa formation et COI lui-même voteraient contre l’acceptation de la «feuille de route», a rapporté la radio publique israélienne.Le PNR est représenté par deux ministres au gouvernement Le député Youri Stern, chef du groupe parlementaire de la formation d’extrême droite Union nationale, également représentée par deux ministres au sein du gouvernement, a pour sa part estimé qu’une acceptation de la «feuille de route» équivaudrait à un «suicide national», selon la radio.Dans un long préambule où chaque mot est soigneusement pesé, le communiqué de la présidence du conseil israélien précise que la décision de M.Sharon a été prise «à la lumière de la déclaration américaine publiée aujourd’hui en ce qui concerne les remarques d’Israël sur la “feuille de route»”, dans laquelle il est dit que les États-Unis et Israël conviennent que les remarques d’Israël sont l’expression de réelles craintes, et à la suite de la promesse des États-Unis de tenir compte pleinement et sérieusement de ses remarques lors de la mise en oeuvre de la “feuille de route”, dont le but est la concrétisation de la vision du président [américain George W.] Bush du 24 juin 2002».Des partis d’extrême droite ont indiqué qu’ils voteraient Préoccupations «partagées» Dans un communiqué publié à Crawford (Texas), où se trouve le ranch de M.Bush, la Maison-Blanche avait précédemment affirmé que les États-Unis «partagent» les préoccupations d’Israël sur la «feuille de route» et en «tiendront pleinement et sérieusement compte» dans la mise en œuvre de ce plan de paix.La «feuille de route», élaborée par le quartette pour le Proche-Orient (Union européenne, Russie, ONU, États-Unis), prévoit notamment l’arrêt total des violences de l’intifada, le gel de la colonisation juive dans les territoires occupés et la création par étapes re d’un État palestinien d’ici 2005.Ce plan a été rendu public le 30 avril mais le gouvernement israélien ne l’a toujours pas approuvé, contrairement au gouvernement palestinien de Mahmoud Abbas.M.Sharon a seulement donné son accord de principe et a présenté à Washington une quinzaine d’amendements à ce document, notamment en matière de sécurité.Son chef de cabinet, Dov Weisglass, a rencontré cette semaine Mme Rice à Washington à ce sujet.La déclaration publiée hier par la Maison-Blanche est le résultat de ces entretiens.A Paris, lors d’une conférence1 de presse à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du,G8, M.Powell a déclaré que les États-Unis n’avaient «pas l’intention» de changer la «feuille de route».«Nous avons dit au gouvernement israélien que nous allions tenir compte de leurs commentaires mais que cela n’implique pas que nous changions la ‘feuille de route”», a-t-il ajouté.Bush jongle avec Vidée de rencontres au sommet AGENCE FRANCE-PRESSE Crawford — Le président américain George W.Bush a indiqué hier lors d’une conférence de presse à Crawford (Texas) qu’il pourrait rencontrer le premier ministre israélien Ariel Sharon et le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen).«Je pense sérieusement» à rencontrer MM.Sharon et Abbas si cela permet d’aider la cause de la paix au Proche-Orient, a indiqué le président américain lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre Junichiro Koizumi.Il était interrogé sur la possibilité d’un tel sommet dans la foulée de sa tournée en Europe, qui doit notamment le conduire au Sommet du G8 dé- but juin à Évian, en France.Des responsables américains avaient précédemment indiqué qu’une telle réunion entre MM.Bush, Sharon et Abbas pourrait prochainement avoir lieu.«Le premier ministre Sharon a accepté la feuille de route et c’est un progrès.Il Ta acceptée car je l’ai assuré que les États-Unis sont attachés à protéger la sécurité d’Israël», a déclaré le président américain.«Comme nous sommes attachés à la sécurité d’Israël, nous répondrons au fur et à mesure des progrès à toute préoccupation qui pourrait survenir en ce qui concerne la sécurité dlsraël», a-t-il ajouté.«Je sais que cela va être difficile de parvenir à la paix, mais je pense que l’on peut y arriver», a déclaré M.Bush.INGENIEUR CIVIL $$$ Notre client, chef de file en matière de fabrication de produits métalliques situé à St-Eustache recherche un ingénieur civil spécialisé en structure.VOUS DEVEZ POSSÉDER : BAC en génie civil, être membre de l’ordre des ingénieurs, bilingue, expérience en configuration de réseaux de transport électrique et analyse de structure.Faites parvenir votre CV à : Julie Paiement Mosaïk Ressources Humaines Tel: 514 331-8836 Fax:514 331-4754 Courriel : conseillers@mosaikrh.ca COORDONATEUR AUX DOUANES Rive-Sud $$$ Notre client qui œuvre dans l'importation/distribution de produits de l’industrie du sport est à la recherche d'un coordonnateur aux douanes pour un poste permanent.EXIGENCES : - Excellente connaissance de l’importation et de la réglementation canadienne douanière - Excellent bilinguisme essentiel - Excel avancé - Communication, sens de l'organisation, autonomie, bon esprit d’équipe, motivation.Veuillez communiquer avec : Dominique Larochelle Mosaïk Ressources Humaines Tel: 514 331-8836 Fax:514 331-4754 Courriel : conseillers@mosaikrh.ca LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DI M A \ (' H E 2 5 M AI 2 0 0 ;$ A î> -• LE DEVOIR ?- LE MONDE Une commission du Congrès s’interroge sur le travail de la CIA au sujet de l’Irak AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La Commission du renseignement de la Chambre des représentants a demandé à la CIA de «réévaluer» la qualité du renseigne» ment américain en ce qui concerne les armes de destruction massive (ADM) en Irak et les liens entre ce pays et le réseau terroriste al-Qaïda.«À la lumière des récents développements en Irak, la commission veut s’assurer que l'analyse du renseignement transmise aux responsables politiques par les agences spécialisées était exacte, impartiale et à jour», indiquent les président et vict»président de la commission, le républicain Porter Goss et la démocrate Jane Harman, dans une lettre adressée au directeur de la CIA, George Tenet, datée de jeudi.Ni M.Goss ni Mme Harman n’étaient joignables hier.Mais selon une copie de cette lettre obtenue hier par l’AFP, la commission a donné jusqu’au 1" juillet à l’Agence centrale de renseignement (CIA) pour répondre sur plusieurs points: les informations secrètes recueillies étaient-elles en quantité et de qualité suffisantes?Les sources étaient-elles suffisamment fiables?Comment l’information a-t-elle été analysée et diffusée?Des points de vue divergents ont-ils été retenus ou bien minimisés et, dans ce dernier cas, pourquoi?Cette requête du Congrès survient alors que le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a demandé lui aussi à la CIA de conduire une analyse interne sur la qualité des secrets recueillis par les diverses agences de la communauté du renseignement américain.Aucune arme de destruction massive n’a encore été trouvée en Irak et aucune preuve n’a été formellement établie de liens entre le régime de Saddam Hussein et le réseau terroriste al-Qaïda, pourtant deux des principales justifications avancées par Washington et Londres pour déclencher une guerre préventive contre ce pays.Plusieurs critiques ont évoqué l’idée d’une manipulation par l'administration Bush et en particulier par le Pentagone.«Il est possible que cela soit le plus grand canular en matière de renseignement de l’histoire.J’en doute, mais il nous faut poser la question», a déclaré Jane Harman au quotidien Washington Post.Au Sénat aussi, les démocrates tirent à boulets rouges sur les services secrets américains.Le vice-président de la Commission du renseignement, John Rockefeller, a qualifié leur prestation dans l’affaire irakienne de «pas du tout impressionnante».Il a demandé aux inspecteurs généraux de la CIA et du Pentagone d’enquêter notamment sur lutilisation de documents par l’administration Bush pour dire que l'Irak avait essayé d’acheter de l’uranium au Niger pour son programme nucléaire alors que la CIA elle-mêfne estimait qu’il s’agissait de faux A la mi-mars, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed el-Baradeï, avait fait sensation en affirmant devant le Conseil de sécurité de l’ONU que ces documents à charge contre Bagdad n’étaient «pas authentiques», portant un coup sévère aux arguments américains sur ce sujet Bremer démantèle l’armée irakienne Mal payée, peu motivée, celle-ci ne sétait jamais remise de la défaite de 1991 Juste avant le conflit, l'armée irakienne comptait encore 360 000 hommes.L’administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a annoncé hier la dissolution des forces armées irakiennes et la réorganisation de plusieurs ministères tandis que le Brésilien Sergio Vieira de Mello était nommé représentant spécial de l’ONU en Irak.La nomination de M.de Mello, actuellement haut-commissaire aux droits de l’homme, intervient dans le cadre de la résolution votée jeudi pour lever les sanctions imposées à l’Irak.MARC SEMO LIBÉRATION Bagdad — Au temps de sa splendeur, avant la première guerre du Golfe, quand Saddam Hussein rêvait de présenter son pays comme la principale puissance du MoyenA frient, l'armée irakienne était considérée par nombre d'experts comme la quatrième du monde.Ecrasée sans grandes difficultés en moins de trois semaines par les forces de la coalition, elle a été officielle ment dissoute hier par un décret du nouvel administrateur américain en Irak.«H s'agit d'un premier pas vers la création d’une force natvmale de défense pour l’Irak libre», a expliqué Paul Bremer qui, à peine dix jours après avoir pris ses fonctions, montre, à la différence de son prédécesseur Jay Garner, sa volonté d’une «débaassisa-tion» en profondeur du pays.Le même décret annonce ainsi la dissolution de la Garde républicaine, le corps d’élite du défiait régime, du ministère de la Défense et de celui de l'Information, la veille, le patron des forces militaires américaines en Irak (Centcom), le général Tommy Franks, avait par ailleurs appelé les anciens cadres de l’ex-parti au pouvoir, soit 200 000 personnes, à se faire connaître auprès des autorités.Ils devraient être démis de leurs fonctions dans les administrations, honnis quelques techniciens indispensables.Le Baas comptait 700 (XX) membres actifs et plus du double de sympathisants enregistrés.Ces mesures ont été annoncées au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU, par 14 voix sur 15 (la Syrie n’a pas voté le texte), de la résolution 1483 qui légalise la mise sous tutelle provisoire américano britannique de l’Irak et, après treize ans, lève les sanctions internationales.La dissolution des forces années irakiennes constitue une décision très symbolique qui évoque directement la politique menée par les alliés en Allemagne et au Japon après la Deuxième Guerre mondiale.Tache d’huile Juste avant le conflit, l’année irakienne comptait encore 360 000 hommes avec, sur le papier, plus de 2(XX) chars et autant de pièces d’artillerie.Mal payée, peu motivée, cette armée qui ne s’était jamais remise de la défaite de 1991 ne s’est pas battue.Les 100 000 hommes de la Garde républicaine ont, eux été rapide ment submergés par la puissance américaine.Concrètement, le décret américain implique que ces militaires, ainsi que les employés des ministères de la Défense et de l'Information, ne seront plus payés et ne recevront pas les arriérés de salaires pour le mois d’avril qui doivent être versés par l'administration provisoire américaine, dès aujourd'hui, au reste des fonctionnaires.Ces derniers jours, quelques dizaines d'anciens militaires irakiens ont manifesté pour exiger leurs soldes.Le mouvement pourrait faire tache d’huile.Les administrateur américains ne se laissent pas impressionner et semblent décidés à intégrer petit à petit nombre de militaires et d'officier non compromis dans les forces de police alors que l'insécurité reste un problème majeur pair la reconstruction de l’Irak.Un nouvel eldorado pour les gens d'affaires MONA MEGALLI REUTERS Bagdad — Estimant que les perspectives d'affaires juteuses surpassent les risques encourus dans un pays toujour en proie à l’insécurité, nombre de businessmans étrangers à Bagdad se frottaient les mains hier, au lendemain de la levée des sanctions décidée par le Conseil de sécurité.Certains confient d’ailleurs n’avoir pas attendu que les Nations unies suppriment l’embargo commercial frappant l’Irak depuis son invasion du Koweït, en 1990, pour commencer à faire des affaires.Des centaines de camions et de semi-remorques sillonnent déjà les routes reliant l’Irak et ses principaux voisins, comme la Jordanie, chargés d’une multitude de marchandises allant des antennes paraboliques aux voitures particulières.«Nous n’allions pas attendre que quelqu’un nous dise: "C’est bon, allez-y, vous pouvez travailler”», explique l’agent étranger d’une des plus grosses familles de né- gociants irakiens, déjà dans les affaires au temps de l’Empire ottoman.«Il y a actuellement une occasion unique à saisir que nous ne verrons plus se représenter, à moins que le président Bush s’en aille en guerre contre un autre pays, mais aucun autre pays n ’est comme l’Irak.» Les profits potentiels sont vertigineux dans un pays dont l’économie a été ruinée par trois guerres importantes en 30 ans et dont les 26 millions d’habitants représentent autant de consommateurs de biens courants ou infonnatiques dentier cri.Les milieux d’affaires voient une vaste gamme de projets possibles à développer, du lancement de journaux en langue étrangère jusqu’à la création de compagnies aériennes privées en passant par l’installation de systèmes de téléphonie mobile.La course aux juteux contrats en Irak ne se mène pas seulement sur le terrain mais aussi à l’extérieur.Ainsi, plus d’un millier de représentants d’entreprises de BTP européennes ou asiatiques se sont pressés hier à Londres à une réunion organisée par le géant américain Bechtel.Celui-ci s’est fait confier le rôle de maître d’œuvre de la reconstruction de l'Irak et c'est donc lui qui attribue les contrats de sous-traitance.Une réunion analogue s’est tenue à Washington deux jours plus tôt et une autre est prévue bientôt au Koweït.La résolution de l’QNU levant les sanctions contre l’Irak prévoit que les Etats-l fuis et la Grande-Bretagne, en tant que puissances occupantes, disposeront à leur gré des richesses pétrolières irakiennes pour financer la reconstruction du |wys.Cette manne a de quoi allécher les entrepreneurs du monde entier puisque l’Irak possède les deuxièmes réserves pétrolières en importance au monde après l’Arabie Saoudite.Un homme d’affaire américain, qui a fait affaire avec l’Irak dans le cadre du défunt régime «Pétrole contre nourriture» de l’ONU, avoue s’être rué à Bagdad dès le 1" mai, le jour où le président George Bush fils a décrété la fin des opérations militaires d'envergure en Irak.«Celui qui est craintif et attentive arrivera bon dernier», affirme cet investisseur sous la garantie de l’anonymat.Vers une issue à la crise vénézuélienne Caracas (AFP) — L’opposition vénézuélienne a estimé hier que l’accord passé avec le gouvernement pour trouver une issue à la crise politique «dégage la voie» vers un référendum sur le mandat du président Hugo Chavez, a déclaré un porte-parole de l'opposition, le député Alejandro Annas.Cet accord a été atteint dans la nuit de jeudi à hier dans le cadre des négociations menées entre l’oppo- sition et le gouvernement depuis novembre dernier sous les auspices du secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), César Gaviria.,Cette crise a été notamment marquée par le coup d'Etat civilo-militaire d’avril 2002, qui a éloigné Hugo Chavez du pouvoir pendant près de 48 heures, puis par une quatrième grève générale menée par l’opposition en décembre et janvier derniers.CARRIERES ET PROFESSIONS L PROFESSEURE, PROFESSEUR DROIT DES PERSONNES, DROIT DE LA FAMILLE ET DROIT PATRIMONIAL DE LA FAMILLE > Description du poste • Enseignement aux trois cycles d’études dans les divers programmes de la Faculté; • Contribution à la recherche en droit des personnes physiques, droit de la famille et droit patrimonial de la famille; • Présentation de demandes de subvention ; • Participation aux activités universitaires et administratives de la Faculté.> Critères de sélection Détenir un doctorat en droit ou l'équivalent ou être en voie d'obtenir le doctorat.Outre les publications avec Comité de lecture, les points suivants pourront être pris en considération : • L'expérience en enseignement ; • Les projets de recherche en droit des personnes physiques, droit de la famille et droit patrimonial de la famille; • L'expérience professionnelle.> date de Centrée en fonction: raoût2003 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur candidature accompagnée d'un curriculum vit* ainsi que deux lettres de recommandation, au plus tard le 18 juin 2003 à 16 heures, à l'attention de : Monsieur Pierre Lemieux, doyen Faculté de droit Bureau 5109 Pavillon Charles-De Koninck Université Laval Québec (Québec) G1K 7P4 Canada En venu de son Programme d'accès a l'egal.te.I Un.verv»te Laval entend consa moitié de ses postes vacants à l'engagement de femmes.En accord avec les exigences du ministère de l'immigration du Canada, cctt< est destinee en priorité aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résider résidents permanents du Canada www.ulaval.ci J UNIVERSITÉ HP LAVAL Aujourd'hui (Juéhcv.domain le nxmdo Inacceptable ! « L’Auteur renonce à exercer ses droits moraux sur l’Oeuvre.Sans restreindre la portée de ce qui précède, l’Auteur accorde à l’Éditeur le droit exclusif de : modifier l’Oeuvre, quant à sa forme ou à sa présentation, de toute manière qui, de l’avis de l’Éditeur, sera utile ou nécessaire à l’exploitation de l’Oeuvre ;[.] d’utiliser l’Oeuvre en liaison avec quelque produit, cause, service ou institution [.).» Clauses extraites d’un contrat d’édition signé récemment Si votre contrat d'édition comporte de telles clauses, vous auriez eu intérêt à consulter l'UNEQ, car elles sont inacceptables ! En effet, les lois accordent à l'auteur le droit exclusif de modifier son œuvre et reconnaissent le caractère incessible des droits moraux.Il est urgent que la Loi sur le statut de l'artiste (S-32.01) soit dotée de mécanismes et de sanctions qui la rendent véritablement incontournable, afin que de tels abus ne puissent se reproduire.Union des écrivaines et des écrivains québécois Maison des écrivains, 3492, avenue Laval, Montréal (Québec) H2X 3C8 Téléphone : (514) 849-8540 ?»/« 1 A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 MAI 2003 -* LE DEVOIR «-—- ACTUALITES AQUIN Le vote de Justin Trudeau a fait la différence, à trois contre cinq SUITE DE LA PAGE 1 Les autres jurés de Canada Reads version 2003 proposaient Sarah Binks de Paul Hiebert (sélectionné par l’auteur Will Ferguson), The Lost Garden d’Helen Humphreys (choisi par la comédienne Mag Ruffman) et The Life Of Pi (retenu par 1’auteure Nancy Lee).Le cinquième membre du club, l’ex-profes-se,ur Justin Trudeau, maintenant étudiant en génie à l’Ecole polytechnique de l'Université de Montréal, avait soumis The Colony Of Unrequited Dreams de Wayne Johnston.Les discussions ont été diffusées le mois dernier, du 21 au 25 avril.A la fin de chacune des séances, les jurés devaient éliminer une proposition romanesque.Le 24 avril, Justin Trudeau citait Hubert Aquin, qui affirmait être «un symbole fragmenté de la révolution québécoise» mais aussi de sa réflexion tourmentée et de son «incarnation suicidaire».Le site Internet de l’émission précise que Denise Bombardier a été la plus surprise des experts, tous «sonnés» par la victoire de Prochain épisode.Mag Ruffman aurait chaque fois voté contre le livre d'Aquin.Will Ferguson et Mme Bombardier l’ont au contraire appuyé à chacune des ultimes étapes.Le vote de Justin Trudeau a fait la différence, à trois contre cinq.Il a voté contre sa propre sélection, toujours en lice au dernier coup.Il a expliqué qu’il participait à l’exercice de discussion dans un esprit d’ouverture et qu’on l’avait convaincu de sélectionner un livre capable de devenir une «révélation» pour les lecteurs hors Québec.M.Trudeau, bachelier en lettres, a de nouveau cité le romancier indépendantiste, expliquant cette fois-ci que la littérature n’existe vraiment que si le lecteur remonte le fil des mots pour devenir, en fait, «un cocréateur du roman».La sélection initiale de Justin Trudeau a pourtant plu aux auditeurs, qui l’ont eux-mêmes retenue comme livre favori.The Colony Of Unrequited Dreams a devancé de peu Life Of Pi dans les suffrages populaires.Cette fois.Next Episode fermait la marche.La traduction du roman publié par McClelland & Stewart, qui figure depuis sur les listes de best-sellers, est de Sheila Fishman.Les sites Internet des librairies de langue anglaise proposent aussi l’ouvrage en version originale, paru notamment dans la Bibliothèque québécoise, une édition établie par le professeur Jacques Allard.Ce travail a reçu le prestigieux prix Raymond Klibansky il y a quelques années.L’appareil critique relie le fameux incipit à un autre passage sublime de L'Invention de la mort, un autre roman d’Hubert Aquin, qui s’est suicidé en 1977: «Tandis que le soleil de midi flambe, je descends à nouveau dans cette nuit totale, sans astre et sans aurore, enfermé dans un ventre blanc.» Rectificatif Dans le cahier spécial d’aujourd’hui consacré à la Communauté métropolitaine de Montréal, une erreur de qualificatif s’est produite pour décrire les conseils régionaux de développement (CRD) du territoire («Priorités à l’émergence de pôles économiques», page G 5).En effet, ceux-ci ont été «découpés» pour être inclus dans la communauté: ils sont donc loin d’être «disparus».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Os sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514)985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction ©ledevoir .coin L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lf Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaite* pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.I* Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9* étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Is Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, (.aval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.LONGÉVITÉ SUITE DE LA PAGE 1 Les deux membres du couple présentaient donc une longévité comparable même s’ils n’avaient aucun lien de parenté entre eux.«Aux XVIf et XVIIf siècles, les conjoints venaient de toute la France et n’avaient pas d’ancêtres communs proches, ne sçrait-ce que parce qu’il fallait obtenir une dispense de l'Eglise pour se marier entre cousins du deuxième degré, a souligné Marie-Eve Blackburn.Ils ne partageaient donc pas un même héritage génétique.Or, étant donné cette similarité entre les conjoints, on a donc l’impression que c'est davantage l'environnement qui jouerait un rôle que la génétique.» «Le partage du même environnement, de la même alimentation et du même style de vie expliquerait vraisemblablement cette même longévité au sein d’une famille sur plusieurs générations car le style de vie se transmet généralement des parents aux enfants», a commenté la chercheuse.«Des conditions de vie similaires, des préoccupations communes pour la santé ont pu contribuer à la longévité», a ajouté Bertrand Desjardins, professeur au département de démographie de ^Université de Montréal et co-superviseur de Marie-Eve Blackburn.«Il peut s’agir aussi de l’environnement physique.Les membres d’une même famille peu- EASTWOOD SUITE DE LA PAGE 1 «Les Français ont toujours été si gentils avec moi.dira-t-il.Comment leur résister?» Mystic River est un thriller psychologique qui suit la fatalité du destin de trois amis d’enfance traumatisés par un accident de jeunesse.L’un deviendra truand puis tentera de se ranger (Sean Penn), un autre se fera policier (Kevin Beacon), le troisième, jadis séquestré et agressé sexuellement par des pédophiles, désormais en ménage, demeure un homme fragile et déséquilibré (Tim Robbins).Le meurtre de la fille de l’ancien truand viendra réveiller les blessures de chacun et exacerber les pulsions violentes.Une épouse trahira son mari (Marcia Gay Harden), une autre épaulera le sien, même dans le crime.Les personnages en cacheront d’autres, comme des poupées russes.Le film évoque Unforgiven dans sa description de personnages brisés par la vie.Porté par de vraies performances d’acteurs, celle de Scan Penn en sombre vengeur, celle de Tim Robbins en loup-garou hanté.Mystic River est filmé à l’américaine, avec les conventions d’Hollywood dans le traite- vent habiter par exemple dans un village alimenté par une eau plus saine.» Malgré tout, Marie-Ève Blackburn et Bertrand Desjardins reconnaissent qu’une longévité exceptionnelle s’explique probablement par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux.•Jusqu’à maintenant, on a surévalué l’effet de la génétique», a toutefois nuancé Mme Blackburn, ajoutant que ses résultats ne permettent pas de calculer la part exacte de l’environnement et de la génétique.Les démographes Bertrand Desjardins et Robert Bourbeau, de l’Université de Montréal, participent à un projet international de recherche sur la longévité extrême.Ils connaissent bien le cas de la doyenne de l’humanité, Jeanne Calment, qui a atteint l’âge vénérable de 122 ans.En dressant l’ascendance de cette Française, les chercheurs du projet ont observé que ses ancêtres directs sur les six générations qui l’avaient précédée étaient décédés beaucoup plus âgés que d’autres individus sans lien de parenté avec sa famille et qui vivaient à la même époque.De ces travaux, on a ainsi conclu qu’il existait probablement un gène de la longévité.Voilà comment a commencé la chasse au gène qui prolonge la vie.«Or on a oublié de souligner que Mme Calment était aussi une bourgeoise née d'une ment de l’image et les dialogues.Toutefois, plus le film avance, plus les personnages deviennent complexes et dévient de la trajectoire conventionnelle, gagnant de l’audace en fin de parcours.Sans être un grand film qui renouvelle le genre, Mystic River s’appuie solidement sur sa distribution.«Tous les acteurs étaient mes premiers choix, précise East-wood.Ils étaient si forts que je n’avais qu’à me tasser du chemin et à les laisser agir.» Tant mieux d’ailleurs, car le cow-boy réalisateur a l’habitude de travailler à un rythme d’enfer avec une ou deux prises, sans faire de cadeaux à personne.Mystic River a ététourné en 39 jours seulement Les interprètes avaient intérêt à savoir où ils allaient.Eastwood comme son scénariste Brian Helgoland ont tenu à consulter le romancier Dennis Lehane sur le fond, par respect même si son histoire a subi bien des transformations pour pouvoir passer l'écran.«C’est la meilleure adaptation d’un livre que j’aie jamais vue, s’enthousiasme Kevin Bacon.Ce fut un rêve d’incarner un de ses protagonistes.» Laura Unney trouve au film un côté shakespearien.Il est vrai que son personnage a tout de lady Macbeth.L’action se déroule à Boston, comme dans le roman avant le film.Eastwood avait pensé tourner à Toronto pour économiser des sous grâce au taux de vieille famille de la haute société d’Arles, en Provence», a précisé Bertrand Desjardins, qui a par la suite passé en revue les ancêtres d’une «émule» de Jeanne Calment, une Ontarienne d’origine québe coise, Marie Chassé Meilleur, qui souffla ses 117 bougies.Le chercheur n’a toutefois remarqué aucune longévité exceptionnelle parmi les ascendants de cette Canadienne qui naquit à Kamouraska.«Tout porte donc à croire que l'environnement privilégié dans lequel a vécu Jeanne Calment a peut-être pesé davantage dans sa longévité.L'opulence de la vie de bourgeoise dans laquelle a baigné cette Artésienne ainsi que l’environnement sain du sud de la France lui ont sûrement profité.L’impact de la génétique n’est donc pas aussi clair que certains le prétendent», conclut Bertrand Desjardins.«On peut toutefois affirmer que certains individus ont des prédispositions génétiques à mourir tôt, poursuit-il.Dans ce sens-là, il y a une composante génétique à la longévité du fait que si vous avez de mauvais gènes, vous ne vivrez pas particulièrement vieux.Mais de là à dire qu’il y a un gène qui ralentit le vieillissement, c'est tout autre chose!» En définitive, Bertrand Desjardins et Marie-Eve Blackburn ne nient pas l’impact de la génétique mais insistent sur l’importance de l’environnement change «Mais à Boston on avait plus de temps, davantage d’authenticité aussi», précise-t-il.La question des tournages au Canada demeure névralgique pour les Américains, qui ont l’impression de trahir les intérêts de leur pays en passant au nord.Depuis longtemps, le réalisateur voulait se pencher sur les séquelles laissées par des agressions pédophiles.«Une épreuve comme celle-là change la vie de tout le monde autour.» Ne travaillant pas au film chouchou, il a obtenu un budget relativement modeste et les studios lui ont laissé la paix.«Ce n’est pas Matrix Reloaded avec des gros effets techniques.pn a pu travailler comme des indépendants.» A cause de son renom, Eastwood a le privilège de la «final eut».Les studios ne peuvent couper son film, le remodeler à leur guise comme il est d’usage pour les cinéastes moins puissants.Jamais il n’aurait pu conserver le dénouement ambigu de Mystic River sans cet avantage.Il en convient, un peu embarrassé.Et pourquoi tous ces drapeaux arnéricains semés dans le film?demandera quelqu’un.«A cause des événements du 11 septembre, répond Eastwood.Vous savez, l’Amérique est un pays qui, avant ces attentats, n’avait pas été attaqué sur son sol depuis bien des années.Ce que nous éprouvons s’explique mal mais se ressent profondément.» Un ange passe sur la Croisette.Un cow-boy aussi.LANDRY SUITE DE LA PAGE 1 gouvernement devait investir environ un milliard, ont été suspendus.D s'agit entre autres du projet d’agrandissement de TAluminerie Alcoa à Deschambault et celui de développement du mont Saint-Anne à Québec.«Ils font planer l’incertitude.Ce sont des milliers d’hommes et de femmes qui n’auront pas d’emploi ou qui en auront plus tard parce qu’un gouvernement idéologique s’attaque à la déconstruction plutôt qu’à la construction», a dit le chef de l’opposition.Bernard Landry estime qu’il est légitime pour un nouveau gouvernement de revoir des projets élaborés par son prédécesseur mais que ces annonces répétées au cours des dernières semaines créent une «réaction en chaîne» qui mène entre autres les PME à freiner leurs investissements, ce qui provoque un ralentissement de l’économie.«Quand tu respectes l’économie, tu ne sèmes pas la panique.Tu peux très bien dire que tel projet, tu n’en veux pas.Mais tu jais ça quand tu as pris ta décision, pas en ameutant les régions», a-t-il lancé.Selon Bernard Landry, le nouveau gouvernement éprouve manifestement de la difficulté à gérer le Québec.«Je ne me réjouis pas de leur bêtise parce qu'on va tous en souffrir», a-t-il noté.Pourtant, jeudi, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a annoncé des investissements de 240 millions de dollars, une sonune récurrente, pour réduire les listes d’attente et désengorger les urgences.Qu’à cela ne tienne: M.Landry a rétorqué que son gouvernement projetait d’injecter encore plus dans le système de soins de santé: 556 millions de dollars récurrents pour les soins de première ligne et 160 mil- RECOURS SUITE DE LA PAGE 1 consoimnateurs du Québec, ne sont sans aucun doute qu’un début Normal.Car si feuilleter les journaux donne aujourd'hui l’impression que ces actions en justice conduites au nom de consommateurs floués semblent se généraliser, le milieu juridique, lui, le confirme: «L’intérêt pour ce genre de cause est croissant depuis cinq ou six ans, lance Jean-Pierre Fafard, avocat en droit de la consommation et spécialiste du recours collectif.De plus en plus de cabinets d’avocats s’intéressent à ça parce que c’est payant.Et le marché, du même coup, devient très concurrentiel.» A preuve, cinq bureaux d’avocats au Québec se spécialisent dans ce type d’actions actuellement — ils n’étaient qu’un ou deux au début des années 90.Certains s'en sont même fait une spécialité à temps plein.A cela s'ajoutent les incontournables Option Consommateurs et Union des consommateurs, qui à eux seuls sont présentement devant les tribunaux dans 20 dossiers du genre.par l’entremise, toujours, de bureaux d'avocats.Et tous se demandent qui seront les premiers à mettre la main, pour le bien des consommateurs qu’ils représentent, sur les millions en dommages induits par les prochaines erreurs de l’industrie.Car les règles du recours collectif sont strictes: le premier qui dépose sa requête en autorisation, la procédure qui amorce un recours collectif, est celui qui l’obtient.«Ce qui engendre une véritable course au dépôt, précise M.Fafard.Et pour être le premier, ce n 'est plus une question de jours, mais plutôt d’heures.• Les acteurs du recours collectif l’ont bien compris.Pour faire face à la musique, ils passent quotidiennement — et aux petites heures du matin — au crible la moindre information glanée dans les journaux nationaux, dans les communiqués de presse émis par l’Office de la protection du consommateur ou par le lions non récurrents pour ramener les délais d’attente en chirurgie à un degré acceptable.Le premier ministre Jean Charest prétend pourtant qu’il n’a d’autre choix que de jouer de prudence puisqu’un rapport qu’il a commandé à l’ancien vérificateur général Guy Breton a relevé une «impasse budgétaire» de 4,3 milliards de dollars.Bernard Landry crie à l’«os-tuce politique».D a affirmé qu’un des quatre milliards est dû à une «incertitude» en ce qui a trait aux paiements de transfert du gouvernement fédéral.Le ministre fédéral des Finances, John Manley, a d'ores et déjà donné l’assurance à son homologue québécois Yves Séguin que cette situation allait être réglée, a-t-il soulevé.Ensuite, les déficits accumulés de 700 millions de dollars des hôpitaux, déficits qui font partie de l’«impasse», ont toujours été calculés hors du périmètre comptable du gouvernement Enfin, M.Landry a fait valoir que les sommes restantes de cette 4mpas-se» constituent pour lui une «routine», «des choses habituelles», que le ministre des Finances doit assumer.«Je l’ai fait pendant cinq ans et je n’ai jamais manqué d’argent pour arriver au déficit zéro», a-t-il dit Par ailleurs, Bernard Landry s’est indigné du traitement «injuste» réservé à Claude Blanchet un traitement qui rappelle selon lui l’époque du spoil system, en vertu duquel un changement de régime entraînait systématiquement une vague de départs au sein de la fonction publique.M.Blanchet a démissionné de son poste de président-directeur général de la Société générale de financement (SGF) en recevant un an de salaire (257 000 $) et une rente annuelle rehaussée à 80 000 $.Bernard Landry estime qu’il a traité avec beaucoup plus de dignité son prédécesseur Marc Fortier, nommé à la tête de la SGF par Robert Bourassa, en ne précipitant pas son départ «Allez demander à M.Fortier si je l’ai traité comme m vaurien, ü est resté en Bureau de la concurrence en quête de «l’affaire» susceptible de les conduire devant un tribunal.«Nous sommes à raffut de tout ce qui se passe dans le monde de la consommation», dit Charles Tanguay, de l’Union des consommateurs.«Nous utilisons aussi les nombreux appels de consommateurs ou encore les mauvaises expériences de consommation des gens à l’interne pour les trouver, renchérit Janick Desforges, avocate chez Option Consommateurs.Notre service d’aide juridique a toujours ça [le recours collectif] en tête et si un problème semble généralisé, nous allons prendre les devants pour déposer un recours collectif.Sans trop l’ébruiter toutefois pour ne pas se faire voler l’idée, comme c’est déjà arrivé récemment.» Mais le jeu en vaut la chandelle.Pour les bureaux d'avocats surtout qui, en moyenne, peuvent toucher de 15 à 20 %, selon les causes, des montants réclamés.Dans le cas du recours mené contre des fabricants de prothèses mammaires, il y a quelques années, le règlement obtenu par Option Consomma-teurs conjointement avec un cabinet juridique avait atteint au Québec près de 28 millions de dollars.Mieux, si l'intimé, comme disent les juristes, doit remporter la manche, les dépenses occasionnées dans la poursuite par le cabinet ou l’association de consommateurs sont entièrement assumées par le Fonds d’aide aux recours collectifs.Un fonds alimenté par un pourcentage des montants obtenus dans les nombreux recours collectifs intentés chaque année au Québec.Selon l’entente ou le jugement, l’association de consommateurs peut, elle, espérer obtenir un dédommagement pour l’effort déployé dans la démarche: «25 000 $, lance Louise Rozon, présidente d’Option Consommateurs.Ce n’est pas beaucoup, mais dans notre cas, ce qui importe, c'est le fait que des personnes touchent des compensations pour les dommages subis et que les pratiques commerciales, à la longue et sous l’effet de ces jugements ou règlements hors cour, changent.» Pour les associations de défense des consommateurs, les gains d’un recours collectif, s’ils sont sym- place entre deux et trois ans [après l’élection du Parti québécois en 1994].Je l’ai traité comme un grand gestionnaire public.R est parti dans la dignité et je pense que le gouvernement aurait dû faire la même chose avec M.Blanchet», a dit M.Landry.Marc Fortier a quitté son poste en 1997 avec le même type de contrat que M.Blanchet, sans que personne n’émette de commentaires désobligeants, notamment sur les sommes impliquées par son départ, a noté M.Landry.Marc Fortier avait reçu l’équivalent d’un an de salaire (210 000 $) et une rente dont la valeur n’a pu être déterminée.Autre exemple de congédiement hâtif et injustifié aux yeux de Bernard Landry: le gouvernement Charest a montré la porte à 13 sous-ministres adjoints du ministère des Régions.«Est-ce qu’on est revenu au “spoil system” d’avant la Révolution tranquille?Ce n’est pas une façon de procéder pour un État moderne et respectueux.Ils sont au pouvoir: qu’ils changent ce qu’ils veulent.Mais qu’ils le fassent dans la justice, en respectant la dignité des gens», a indiqué M.Landry.Le caucus présessionnel du PQ, tenu au Manoir Montmorency à Québec, a été l’occasion de réunir les candidats élus et défaits le 14 avril dernier pour analyser la défaite électorale mais aussi pour se préparer en vue de la session parlementaire qui commencera le 3 juin.«Nos jeunes candidats et candidates sont enthousiastes pour recommencer aujourd’hui même à travailler pour les prochaines échéances électorales.Ils ne sont pas autrement affectés par la défaite», a souligné Bernard Landry.Le chef péquiste a promis que son équipe formera une «opposition rigoureuse», notamment en dénonçant les actions du gouvernement dans le dossier des illusions.«Nous allons utiliser toutes les règles possibles de la démocratie pour empêcher que des choses absurdes se fassent», a conclu Bernard Landry.boliques, sont avant tout indirects et se calculent plutôt en.subventions.C’est qu’en attaquant de grandes multinationales de la pharmaceutique, de l'automobile ou des géants du monde de la communication — et en s’assurant d’en faire parler au moyen de communiqués, de conférences de presse ou d’ententes avec des médias —, ces associations s’affichent clairement comme des David dans un monde de Goliath.«Effectivement, ça ne nuit pas à notre crédibilité, poursuit Mme Rozon, tout comme d’ailleurs le reste de nos activités qui montrent que nous sommes très dynamiques dans le monde de la consommation.» Les bailleurs de fonds le confirment puisque, entre 1992 et aujourd’hui, le budget annuel de fonctionnement d’Option Consommateurs, largement subventionné, est passé de 170 000 $ à 1,2 million.Et sa visibilité sur la scène médiatico-juridique devrait encore s’accentuer dans les prochaines années.Comme celle de son homologue, l’Union des consommateurs.Surtout pour des questions de recours collectifs puisque «nous sommes persuadés que ces recours doivent nécessairement être intentés par des regroupements de consommateurs», dit Marcel Boucher, conseiller juridique de l’Union des consommateurs.Pour cause.Car si la règle du premier arrivé, premier servi vient désormais construire un monde où le «secret industriel» en matière d'analyse de l’information côtoie la «rétention d’information» afin de ne pas agiter la concurrence, elle ouvre également la porte à une pratique pour le moins étonnante: le parrainage par des entreprises qui se sentent en danger de poursuite de recours collectifs contre elles-mêmes avec la collaboration de cabinets d'avocats complaisants.L’objectif?Négocier entre amis des règlements avantageux, et peu coûteux pour la compagnie délinquante, loin des principaux «tra-queurs de coquins» du monde de la consommation et de leur arsenal médiatique.«C’est arrivé au Québec il n’y a pas très longtemps», lance M.Fafard.sans plus de détails.
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