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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-05-27, Collections de BAnQ.

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NATURE FEUILLE DE ROUTE Ariel Sharon se défend contre les attaques de son aile droite Page A 5 5- L’empreinte de l’homme caractérise le Quebec Page A 4 w w w .I e d e v o i r .c o ni DEVOIR V o L .X C I V X ° 1 1 6 ?L E M A RDI 27 M A 1 2 O O 3 H 7 C - TAX K S 1 $ SRAS: Toronto revient sur la liste de l’OMS v A Montréal, un seul cas suspect a été placé sous «surveillance active» FABIEN DEGLISE LE DEVOIR La parenthèse aura été de courte durée.Douze jours à peine après avoir été retirée de la liste noire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Toronto vient d’y retrouver, depuis hier, sa place à titre de «zone de transmission récente du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)».Ainsi en a décidé la «filiale» sanitaire de l’Organisation des Nations unies (ONU) après la découverte dans les 72 dernières heures de huit nouveaux cas probables parmi 34 cas suspects et la confirmation de trois décès liés au SRAS dans la Ville reine.Un traitement encore très loin de convenir à Montréal où, depuis ce renouveau viral au Canada, un seul cas suspect a été placé sous «surveillance active», a confirmé hier au Devoir la Direction de la santé publique.La décision prise par l’OMS, après de nombreux échanges avec les autorités sanitaires ontariennes, ne s’accompagne toutefois pas, contrairement à l’avis émis en avril dernier, d’une mise en garde à l’attention des voyageurs pour les dissuader de se rendre à Toronto.La raison?Le gardien international de la santé publique estime que cette nouvelle vague d’infection a été rapidement endiguée par les responsables ontariens de la santé.VOIR PAGE A 8: TORONTO ATTENTION Re: Recenl topons ot sjis ise«üf!i»iPidl*si,l,,llinl s»nl,romei A R MUST BE y JjCOROINGTO .TllffS RESTRICTED 7 j'' L’éditorial de Josée Boileau en page A 6: Toronto et le doute ANDREW WALLACE REUTERS Un travailleur de la santé portait un masque de protection pour pénétrer à l’hôpital St.Michael de Toronto, hier.Une affiche mettait les visiteurs en garde contre une recrudescence du syndrome respiratoire aigu sévère.Commandites: des pratiques très lucratives Des agences touchaient des commissions supplémentaires pour des sous-contrats octroyés à leurs propres filiales, selon un rapport fédéral HÉLÈNE BlIZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le fameux programme de commandites du gouvernement fédéral a été encore plus payant qu’on ne le croyait pour certaines agences de publicité montréalaises, nous révèle un nouveau rapport de vérification interne du gouvernement En effet, on apprend que des agences de communication telles que Groupaction ou Groupe Everest confiaient à l’occasion des contrats obtenus par Travaux publics Canada en sous-traitance à leurs propres filiales et s’octroyaient au passage une commission de 17,65 % sur la valeur totale de la commandite.Ces filiales, souligne le rapport, étaient parfois situées dans les mêmes locaux que les agences elles-mêmes.Le mécanisme devenait très payant pour l’agence: cette marge de 17,65 % s’ajoutait à celle de 12 % que l’agence percevait automatiquement pour le seul fait de distribuer l'argent du fédéral aux événements commandités.Pour calculer le coût total pour les contribuables, il faut encore ajouter les 3 % supplémentaires que touchait la firme Media l.D.A.Vision sur chaque transaction pour émettre les chèques.«Normalement, est-il écrit dans le rapport de Travaux publics et services gouvernementaux Canada (TPSGC), si le travail est effectué au sein de l’agence, une commission ne devrait pas être perçue.VOIR PAGE A 8: PRATIQUES Les diabétiques pourront-ils dire adieu aux seringues ?Réussite d’une greffe de cellules du pancréas à Vancouver ISABELLE PARÉ LE DEVOIR S> il n’en tenait qu’au Dr Mark Meloche, chirurgien au Vancouver General hospital, des milliers de Canadiens diabétiques pourraient bientôt jeter leurs seringues et vivre sans insuline, grâce à la greffe de cellules productrices d’insuline provenant de donneurs décédés.Hier à Vancouver, le chirurgien a présenté à la presse la toute première de ses patientes, guérie du diabète de type 1, à la suite d’une greffe de cellules provenant du pancréas d’un donneur cadavérique.Après avoir subi cette intervention en mars dernier, la patiente de 47 ans, Heather-Ann Court, vit depuis deux mois sans les injections quotidiennes d’insuline qui lui tenaient lieu de rituel.Les cellules transplantées, récoltées dans les îlots de Langherans du pancréas d’un donneur, lui permettent désormais de produire sa propre insuline, de métaboliser le sucre qu’elle ingère et de manger normalement VOIR PAGE A 8: DIABÈTE INDEX Annonces B 5 Idées A7 Avis publics B 4 Météo B 5 Bourse .B 2 Monde A 5 Culture B 7 Mots croisés B 5 Économie .B 1 Sports B 6 Éditorial .A6 Télévision B 7 Les ondes haïtiennes font des vagues CPAM est la première radio ethnique commerciale à Montréal FABIEN DEGLISE LE DEVOIR i /?4 A Depuis quelques mois, ces X U -L W chiffres semblent avoir été burinés sur l'écran des auto-radios des taxis montréalais.Surtout dans les voitures pilotées par des chauffeurs d’origine haïtienne.Du centre-ville au Jardin botanique, du plateau Mont-Royal à la Rive-Sud, la fréquence, installée sur la bande AM, est désormais difficile à éviter dans les véhicules à compteur.Tout comme d’ailleurs les sonorités exo- tiques et enlevantes qui s'en dégagent les reportages internationaux sur des sujets ignorés des grands médias nationaux et les publicités vantant des commerces peu connus des «tricotés serré» qui s’accompagnent régulièrement d’un retentissant: «Vous écoutez CPAM Radio Union.com, la seule radio ethnique de langue française en Amérique du Nord»; lancé avec une voix pleine de soleil.Première radio ethnique commerciale, aurait-on pu ajouter.VOIR PAGE A 8: ONDES Wm y», JACQUES NADEAU LE DEVOIR En direct du «studio Anne-Marie Pierre», du nom de la mère du fondateur de la station, Sony Clergé (au micro), Jean-Ernest Pierre, Steve Jecrois, Judith Laventure et Junie Limage tentent chaque jour de faire rayonner la diversité culturelle dans le ciel radiophonique de Montréal.Compressions Béchard veut épargner les démunis Le ministre cherche à maintenir les garderies à 5 $ CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Aux prises avec de douloureuses demandes de compressions budgétaires de la part du Conseil du trésor, le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille (MESSE), Claude Béchard, assure qu’il «va tout faire pour sauver la mise au niveau des démunis» et «chercher par tous les moyens à garder le système des garderies a 5$ par jour».Il réagissait aux informations publiées hier par Le Devoir voulant que le Conseil du trésor ait exigé du MESSE des compressions allant de 300 à 500 millions.Le ministre n’a toutefois pas voulu avancer de chiffres quant au montant des compressions attribué à son ministère avant que le budget ne soit déposé.VOIR PAGE A 8: BÉCHARD Air Canada s’entend avec les TCA Air Canada a conclu hier une entente qualifiée de cruciale avec ses préposés au service à la clientèle.Le transporteurs a fait accepter jusqu’à 827 licenciements au syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), qui représente les quelque 6000 agents de vente.L’entente de trois ans doit également permettre des économies annuelles de 150 millions.¦ A lire en page B 1 YING CHEN Querelle d’un squelette AVEC SON DOUBLE Un cri de révolte contre les limites du temps et du corps ROMAN 168 PAGES » 19,95 $ Boréal ans www.cditlonsboreil.qc.ca 1 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI 27 MAI 2003 A 2 ?LES ACTUALITES- Vache folle JACQUES NADEAU LE DEVOIR Trois services de police ont annoncé la mise sur pied du projet Amber au Québec.Enfants kidnappés Le projet Amber s’implante au Québec BRIAN MYLES LE DEVOIR Les yeux et les oreilles des Québécois seront mis à profit pour retrouver les enfants victimes d’enlèvement à l’échelle de la province.Ce Service de police de Montréal (SPVM), la Gendarmerie royale du Québec (GRC) et la Sûreté du Québec (SQ) ont annoncé hier l’implantation du programme Amber (Alerte médiatique bttt enfant recherché) partout au Québec.Amber repose sur une solide collaboration entre la police, les médias et des organismes comme le Réseau enfants retour Canada, l’Association des centres d’urgence 911, le ministère provincial des Transports et la SAAQ.Le programme vise à fournir une réponse rapide des autorités civiles et policières lorsqu’un enfant tombe sous la main d’un ravisseur.Les policiers alertent derechef les médias, qui transmettent à leur tour l’information au grand public.La collaboration de la presse électronique pennet- tra à l’alerte Amber d’atteindre 65 % des parts de marché à la radio et 67 % des parts à la télé.En matière de kidnapping, c’est dans les premières heures que se décide la vie ou la mort d’un enfant.Selon une étude réalisée par le Département de la justice américain en 1993, les enfants assassinés à la suite d’un enlèvement ne survivent pas à la première heure de captivité dans 44 % des cas, aux trois premières heures dans 74 % des cas et à la première journée dans 91 % des cas.Si meurtre il y a, il survient au premier jour de l’enlèvement neuf fois sur dix.L’alerte Amber sera réservée aux cas d’enlèvements de mineurs dont la vie ou la sécurité est sérieusement menacée.L’enlèvement parental pourra faire l’objet d’une alerte s’il y a un risque pour la sécurité de l’enfant ou si le parent fautif risque de fuir à l’étranger.Le Québec a connu 237 enlèvements d’enfants l’an passé, et la majorité de ces délits étaient l’œuvre d'un parent Sur le total, 15 jeunes n’ont jamais été retrouvés.Avec la Presse Canadienne Le Québec n’a pas à souffrir du mal albertain, dit Charest L’embargo devrait s’appliquer aux seules provinces touchées JOCELYNE RICHER PRESSE CANADIENNE Québec — Le Québec n’a pas à être pénalisé parce qu’on a découvert un cas de vache folle en Alberta, a soutenu le premier ministre Jean Charest hier.En outre, lorsqu’un pays étranger décrète un embargo sur un produit alimentaire canadien — comme ce fut le cas la semaine dernière pour le bœuf — il ne devrait pas s’appliquer d’un océan à l’autre, mais uniquement à la province visée, a-t-il fait valoir.M.Charest entend sensibiliser ses homologues provinciaux au cours des prochaines semaines, en vue de les amener à défendre une position commune dans ce dossier.Il faudrait, selon lui, qu’Ottawa négocie avec les pays étrangers pour qu’un éventuel embargo ne touche qu’une province et non le pays tout entier, comme c’est le cas actuellement «Dorénavant, lorsqu’il se présentera une situation comme celle-là, il faudrait qu’on puisse avoir une approche régionale.Au lieu que ce soit dans tout le Canada, qu’on puisse reconnaître que si le problème est clairement associé à une région — l'Alberta, par exemple —-qu’on prenne les mesures nécessaires pour l’Alberta, mais qu’on évite d’appliquer ça au Québec, si, dans le cas du Québec, le problème n’existe pas», a dit M.Charest lors d’un point de presse, à la suite d’une rencontre avec le premier ipinistre de l’île-du-Prince-Edouard, Pat Binns.Selon M.Charest, le Québec n’a rien à voir avec la crise de la vache folle, qui secoue présentement l’Alberta, et n’aurait donc jamais dû être visé par l’embargo imposé par huit pays ayant décidé de ne plus, importer de bœuf canadien: les Etats-Unis, l’Australie, le Japon et la Corée du Sud, Singapour, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et la Barbade.«Normalement, on n’aurait pas dû subir les conséquences de ce qui vient d’arriver», a soutenu M.Charest qui fera pression sur Ottawa pour que les choses changent «H faut que le gouvernement fédéral soit dans le coup», a-t-il dit M.Charest aura prochainement deux occasions de faire avancer ce dossier une conférence téléphonique des premiers ministres provinciaux, en juin, qui sera suivie, en juillet par la conférence annuelle des prepüers ministres, à l’île-du-Prince-Edouard.Jusqu'à maintenant un seul cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), mieux connue sous le nom de maladie de la vache folle, a été répertorié au Canada, dans une ferme albertaine.L’ESB ne se transmet pas d’un animal à l’autre, mais peut l’être par l’ingestion de nourriture contaminée, les farines animales, par exemple.Mais il est interdit depuis 1997 de donner ce type de farine aux bovins du pays.M.Charest a rappelé que le système d’inspection québécois était reconnu pour sa rigueur exemplaire.La prise de position du premier ministre Charest fait écho à la sortie, la semaine dernière, de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui revendiquait elle aussi l’adoption d’embargos sur une base régionale.Chaque semaine, le Québec produit et commercialise 4000 bovins, d’une valeur de quelque 4,5 millions.Plus de 60 % de cette pro-fiuction est exportée vers les Etats-Unis.On estime que plus de 16 000 fermes bovines du Québec pourraient à terme être affectées par des pertes subies à la suite de cet embargo.Il faut éviter de consommer la cervelle et la moelle Dimanche, il sera trop tard pour décrocher : ) EDUCATIONS D’EPARGNE DU QUEBEC Encaissables en tout temps sans pénalité.Capital garanti à 100 %.Achat à partir de 100 $.la première année En vente jusqu’au 31 mai.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal.du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Visitez le www.placementsqc.goiJV.qc.ca Épargne Placements Québec El sa PAULINE GRAVEL LE DEVOIR our être à l’abri de la variante humaine de la maladie de la vache folle ou maladie de Creutzfeldt-Jacob, faut-il éliminer toute chair bovine et saignante de notre assiette?La viande rouge est exempte de prions, rappelle Sylvain Quessy de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.Seuls les tissus nerveux, dont le cerveau et la moelle épinière, peuvent être infestés par les prions, ces protéines anormales qui se fixent à la surface des neurones.Les gourmets friands de cervelle de veau sont probablement les personnes qui sont les plus exposées au risque de contracter la maladie, précise le chercheur qui est titulaire d’une chaire de recherche en salubrité des viandes.«Certaines études montrent que les veaux nés de vaches atteintes de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont davantage de risques d’être contaminés que les autres, dit-il.Ces jeunes animaux ne manifesteraient pas encore la maladie, mais ils auraient acquis le prion anormal qui est responsable de l’ESB.Et les consommateurs qui ingéreraient le cerveau de ces bêtes Pourraient ainsi être contaminés.» Mais encore là, seule une catégorie de personnes dotées d’une prédisposition génétique, qui rend les protéines membranaires de leurs cellules nerveuses vulnérables à l’effet dévastateur du prion de l’ESB seraient frappées par la maladie, indique le spécialiste de l’hygiène vétérinaire.Parmi les autres hypothèses avancées pour expliquer comment des humains pourraient contracter le prion d’une vache folle, on souligne une possible contamination des quartiers de viande situées à proximité de la moelle épinière lors de leur coupe.«Rattachée à la colonne vertébrale, la chair des T-bones et rib steaks est plus susceptible d’être contaminée, souligne M.Quessy.Considérés comme des portions de haute qualité, ces quartiers de viande sont rarement utilisés pour préparer le bœuf haché.Ce dernier serait plutôt exposé à un risque accru de contamination parla bactérie Escherichia coli 0157.H7 Déplus, les chercheurs n ’ont relevé aucune présence de prions dans les nerfs périphériques des animaux atteints de l’ESB.» Une méthode employée pour rendre les animaux inconscients avant leur abattage a aussi été soupçonnée d’être une source contamination de la viande offerte aux consommateurs.«Pour insensibiliser les bovins, on peut utiliser un percuteur ayant la forme d’une tige de métal qui perfore le crâne et insuffle de l’air comprimé dans la cavité crânienne», explique Sylvie Parez, vétérinaire et épidémiologiste à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).«La pression d’air est si forte que tous les tissus cérébraux sont détruits et propulsés dans l’organisme.» Ce type de percuteur induit des hémorragies dans le cerveau qui permettent à certaines cellules nerveuses de se propager dans la circulation sanguine, ajoute Sylvain Quessy.Et comme tous les muscles sont irrigués par les vaisseaux sanguins, les prions fixés aux neurones présents dans le sang peuvent ainsi s’immiscer dans la chair.«Des expérimentations ont toutefois montré que moins de 2 % des animaux ayant souffert de l’ESB portaient des cellules nerveuses dans leur circulation», précise-t-il.«Cette technique d’insensibilisation fut couramment employée au Canada, souligne Sylvie Parez.Mais en raison du risque de contamination et par mesure de prévention de l’ESB, elle a été bannie en mai 2000.» « LC 1) C V 0 I H .LC MARDI M Al 2 0 0 3 Michel David Visa le noir.Jusqu'à present, il semblait acquis que les libéraux de Jean Charest avaient renoncé à dépoussiérer le dossier constitutionnel avant longtemps.En un sens, c’était plutôt rassurant.Au reste, le gouvernement a déjà beaucoup de pain sur la planche avec sa “réingénierie» et ses compressions budgétaires, en attendant le psychodrame des défusions.L’entrevue que le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Benoît Pelletier, a accordée au collègue Robert Dutrisac, la semaine dernière, laisse toutefois perplexe.Après avoir fait bon accueil aux revendications de Terre-Neuve, qui voulait revoir les conditions de son adhésion à la fédération canadienne, voilà maintenant qu’il encourage l’Alberta à relancer les discussions sur le Sénat triple E, auquel il se montre favorable.Ça ne tombera sûrement pas dans l’oreille d’un sourd.Les propos du ministre sont un peu décousus, mais il donne l’impression de proposer une sorte de troc aux partisans du triple E dans l’ouest du pays: appuyez mon Conseil de la fédération et j’appuierai votre Sénat Les rares personnes à s’intéresser encore à ces questions au Québec seraient sans doute d’avis que l’un devrait remplacer l’autre, de manière à éviter le double emploi.Le rapport Pelletier, qu’il serait peut-être temps de relire, est cependant très clair «Nous ne sommes pas de ceux qui préconisent l’abolition pure et simple du Sénat et son remplacement par un éventuel Conseil de la fédération.Nous préférons, pour l’instant, mettre l’accent sur la complémentarité de ces institutions.» D n’y a sans doute qu’au Canada où l’on peut participer à une réforme majeure de la Constitution, tout en prétendant ne pas y adhérer.«Ce n’est pas en réglant un ou deux dossiers ponctuels, qui sont des dossiers limités, que ça amènerait l’adhésion du Québec au compromis de 1982», plaide M.Pelletier.Remarquez, il est déjà assez singulier qu’un représentant officiel du gouvernement du Québec qualifie de «compromis» le coup de force perpétré par le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, avec la bénédiction des neuf provinces anglophones.?H est tout aussi étonnant qu’un éminent professeur de droit constitutionnel puisse considérer comme un «dossier limité» une réforme du Sénat fondée sur le principe de l’égalité des provinces, qui aurait forcément pour effet de diminuer le poids relatif du Québec au sein de la fédération.Une des cinq conditions que le gouvernement Bourassa avait posées pour signer l’acte constitutionnel de 1982 était l’octroi d’un droit de veto sur toute modification aux institutions fédérales, notamment le Sénat Au lac Meech, en 1987, les premiers ministres avaient donc résolu d’enchâsser dans la Constitution le principe du consentement unanime des provinces.C’est seulement à l’occasion d’une conférence ultérieure qu’on avait convenu d’examiner le contenu d’une éventuelle réforme du Sénat.L’accord ayant échoué pour les raisons que l’on sait les modifications aux institutions fédérales, sauf en ce qui concerne la composition de la Cour suprême, tombent toujours sous le coup de la règle dite du «7-50» établie en 1982, c’est-à-dire que l’assentiment de sept provinces totalisant 50 % de la population canadienne suffit Quand il a décidé de signer ce véritable fouillis qu’était l’accord de Charlottetown, en août 1992, on a reproché à Robert Bourassa de souscrire à une formule d’amendement qui accordait au Québec un droit de veto sur la réforme du Sénat.après qu’elle eut eu lieu.Le gouvernement Charest ne serait pas mieux avisé d’ouvrir la porte à une réforme du Sénat qui pourrait se conclure sur une entente insatisfaisante pour le Québec.?M.Pelletier est un homme d’une grande civilité, qui n’aime pas les gros mots.Parler d’un «malaise» au sein de la fédération, en raison de «l’insensibilité» fédérale à la nécessité de respecter les champs de compétence des provinces, relève de l’euphémisme.Son désir de trouver un moyen de mieux encadrer le pouvoir de dépenser d’Ottawa ne fait aucun doute.En tout respect, on peut toutefois se demander s’il sait bien ce qu’il veut Officiellement, la reconnaissance de la spécificité québécoise, peu importe le terme qu’on choisirait, fait toujours partie du partie du programme constitutionnel du PLQ, même si aucune échéance n’est fixée.Pourtant, M.Pelletier déplore que les provinces canadiennes, notamment le Québec et l’Ontario «évoluent trop distinctement l’une de l’autre».S’il croit ce qu’il a écrit dans son rapport, c’est-à-dire que «la formule fédérale n’exclut aucunement l’asymétrie dans les rapports entre les partenaires fédératifs», il devrait plutôt s’en féliciter.D assure vouloir «défendre âprement certaines compétences du Québec qui touchent à des secteurs névralgiques pour l’identité québécoise», comme la santé et l'éducation, mais le Conseil de la fédération serait appelé à définir des normes et des objectifs communs.Dans son rapport, il prévoit que le Conseil pourrait se transformer plus rapidement qu’on ne le croit en «une véritable autorité décisionnelle».En matière de relations internationales, la position du Québec, telle que Paul Gérin-Lajoie l’a énoncée en 1965, est fondée sur le principe du prolongement international de ses compétences constitutionnelles.Le Conseil de la fédération imaginé par M.Pelletier comprendrait notamment un Secrétariat aux relations internationales, qui examinerait comment les provinces pourraient être associées aux traités internationaux qui mettent leurs compétences en cause.Précisément pour les raisons d’identité qu’il évoquait lui-même, on peut très bien imaginer que les intérêts du Québec et des autres provinces diffèrent.Lesquels primeront pensez-vous?M.Pelletier prétend vouloir contrer l’unilatéralisme d’Ottawa avec sa «cogestion interprovincialiste», mais il pourrait bien se tromper de cible.mdavid@ledevoir.com A LE DEVOIR POLITIQUE Des citoyens se font voler leur NAS.Un fonctionnaire aurait accédé illégalement à des informations personnelles d'au moins 200 Canadiens MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Environ 200 Canadiens ont été victimes d’un vol d’informations personnelles detenues par l’Agence canadienne des douanes et du revenu, a confirme hier la ministre du Revenu, Elinor Caplan.La GRC fait actuellement enquête, mais le gouvernement est assez inquiet des retombées de cette affaire pour offrir, en cas de besoin, aux persomies concernées un nouveau numéro d’assurance sociale.«Nous avons été informés l'automne dernier qu’il y aurait peut-être un problème.Notre unité d'enquête interne a revu nos quelque 30 millions de dossiers et, à la fin mars, nous avons fait appel à la GRC», a indiqué Mme Caplan, avant de préciser que «moins de 200 personnes» étaient touchées.La ministre assure qu’aucune information fiscale ou financière n’a été subtilisée, mais elle reconnaît qu’il y a eu accès électronique non autorisé à des noms, adresses, dates de naissance et numéros d'assurance sociale.Or, c’est cette information qui peut pennettre à quelqu’un de se forger une nouvelle identité pour ol> tenir, entre autres, une ou des cartes de crédit ou avoir accès à certains dossiers personnels détenus par d’autres organismes publics et privés.Mme Caplan n’a pas nié que ce risque existait, mais a souligné que l’Agence s'employait à joindre toutes les personnes affectées.Ce processus devait se terminer hier.D reviendra ensuite à chaque citoyen de verifier qu'on n'a pas usurpe son identité.Si les victimes constatent un problème, le gouvernement fédéral pourrait aller jusqu'à leur émettre un nouveau numéro d’assurance sociale, a ajoute la ministre.Elle n'a pas précisé cependant si son ministère viendrait en aide aux persomies forcées, à cause d’un changement de numéro d'assurance sociale, de remettre à jour leurs dossiers auprès de leur employeur, leurs institutions financières, de crédit et ainsi de suite.De plus, sous prétexte de ne pas nuire à l'enquête de la GRC, elle n'a pas voulu dire si l'information avait été vendue à un tiers ou si l'employé soupçonné, qui ne travaille plus pour l'Agence, avait été congédie ou était parti de son propre chef.La police a toutefois obtenu un mandat au cours des derniers jours pour saisir l'ordinateur de l’employé.L’Agence revoit ses systèmes de surveillance et de contrôle pour maintenir la confiance des citoyens, a dit la ministre.«Si des changements doivent ou peuvent être apportés, ils le seront», a-t-elle ajouté.Au bureau du commissaire à la protection de la vie privée, George Radwanski, on ne pouvait offrir aucun commentaire hier, mais on disait examiner la question.Le cadeau du chef *¦*>!* Ü* ip* f ifc l '' w h - REUTERS LE CHEF CONSERVATEUR joe Clark a présenté à la Chambre des communes le nouveau député de Perth-Middlesex, Gary Schellenberger, élu lors d’une élection partielle en Ontario.Le parti Progressiste-conservateur a désormais plus de sièges au parlement que le Nouveau Parti démocratique.C’était, en quelque sorte, un cadeau de Joe Clark à son successeur, puisque les conservteurs doivent élire un nouveau chef en fin de semaine prochaine à Toronto.Immigration Courchesne compte sur l’entreprise privée KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement libéral envisage d’accroître les niveaux d’immigration dans une perspective de développement économique et demandera un effort particulier au milieu des affaires.Pour l’instant il n’est pas question d’obliger les entreprises à donner un accès privilégié à l’embauche des nouveaux arrivants.L’idée fait toutefois partie de la réflexion de la ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Michelle Courchesne.«On va l’analyser.[.] Mais je ne suis pas très bureaucratique.Je ne veux pas parler tout de suite en termes de normes.Moi, je préfère parler en termes de moyens d’action.Pour l’instant, je ne peux pas les préciser», a indiqué vendredi dernier en entrevue au Devoir la ministre Courchesne.En prévision de la commission parlementaire qui doit étudier l’automne prochain les niveaux d’immigrations, comme prévu tous les trois ans, Mme Courchesne s’emploiera a «redire l’importance de l'apport de l’immigration» aux différents acteurs économiques comme les entreprises et les chambres de commerce.«Fl y a du travail de sensibilisation et de rapprochement à faire avec le milieu des affaires, les entreprises et les employeurs.Il y a encore une certaine méconnaissance de l’immigration.C’est un apport positif à un développement d’affaires», a plaidé Michelle Courchesne qui souhaite orienter les immigrants là où Q y a pénurie de main-d’œuvre.Du coup, elle entend mettre l’accent sur le plan de régionalisation qui ne donne pas les résultats escomptés depuis sa mise en œuvre en 2000.Dans les prochains jours, Mme Courchesne rencontrera son homologue fédéral, le ministre de l’Immigration.Denis Coderre.Elle lui demandera la levée de «beaucoup de petits irritants bureaucratiques».Dans son champ d'action provincial, elle compte éga- lement s’attaquer aux obstacles d’intégration des immigrants au marché du travail, comme la reconnaissance des acquis et l’équivalence des diplômes.Les intentions de la nouvelle ministre s’expriment dans le contexte d’une chute du nombre de Québécois — qui entraîne une baisse des paiements fédéraux de transfert de péréquation — ainsi que du vieillissement de la population.«On a une situation démographique préoccupante quand on projette les chiffres sur les dix prochaines années.Le besoin d’accueillir une nouvelle population, il est réel, il est indéniable», a affirmé Michelle Courchesne qui n’entend pas pour autant suivre les traces de son prédécesseur qui ambitionnait de présenter une politique nationale de la population.Par contre, elle maintiendra les cérémonies d’accueil des nouveaux arrivants, héritées du gouverne-ment péquiste.Pour ce qui est du délai de carence de trois mois imposé aux immigrants avant qu’ils ne puissent obtenir une carte d’assurance maladie, Mme Courchesne n'a pas décidé si elle remplirait immédiatement l’engagement de son parti de l’éliminer.Elle a toutefois donné l’assurance que son ministère serait plus transparent quant à l’utilisation des fonds que le gouvernement canadien verse annuellement au Québec pour l'accueil et l’intégration des immigrants.Celle qui se présente comme une femme de terrain, prévoit une tournée des différentes communautés culturelles au cours de l’été, question de s’imprégner de la réalité des immigrants.C’est avec ce même esprit pragmatique que Mme Courchesne entend revoir le rôle du ministère, ce qui s’inscrit dans le projet de «réingénierie de l’État» tel qu’annoncé par le premier ministre Jean Charest «C’est évident que le ministère va être requestionné dans sa forme actuelle.Je l'ai dit aux employés, f.] C’est vrai qu'il y a des gens qui frissonnent.Mais quand on fait l’exercice, on réalise qu 'on peut aller plus loin», a soutenu la ministre qui croit au partenariat et aux nouvelles façons de faire.Création d'un bureau de négociations sur le déséquilibre fiscal Charest ne veut! pas bousculer ses homologues ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le premier ministre Jean Charest n'est pas encore ¦ prêt à demander à ses homologues tie créer un Bureau de négociations sur le déséquilibre fiscal, en-; core moins un Conseil de la federation.Mais il s'assurera que ces deux sujets seront inscrits à l’ordre du jour de la Conférence des premiers ministres prœ vinciaux en juillet.Hier, M, Charest a reçu le premier ministre tie l’ilt» de-Prince-Edouard.Pat Bûmes, qui est l’hôte cette minée, selon la règle de l’alternance, de la 44 Contéren-, ce des premiers ministres provinciaux.U‘s deux; hommes ont discute de l’ordre du jour de cette conté-’ rence qui se déroulera du 9 au 11 juillet prochain à Charlottetown.«Je ne demande pas aux premiers ministres de dire oui ou non à ces propositions avant que nous soyons à l ’étape de les présenter plus formellement», a dit M.Charest qui, en campagne électorale, avait promis de créer en quelques semaines le Bureau de négociations sur le déséquilibre fiscal.Hier, Pat Binns n’a pas montré d’empressement à créer ces nouvelles instances bien qu'il trouve constructifs ce «concept» et ces «idées» avancés par son homologue québécois.«On n ’a pas institutionnalisé de mécanisme pour transiger avec Ottawa au niveau du premier ministre.Et cela a nui au progrès», a souligné M.Binns.«Ces idées ont beaucoup de mérite.» M.Binns a rappelé qu’en sept mis — depuis qu’il est premier ministre de sa province —, il n’y a eu que deux rencontres officielles avec le premier ministre canadien pour discuter de problèmes majeurs comme le sous-financement de la santé.Certaines provinces souhaitent des changements constitutionnels.C’est le cas de l’Alberta, qui préconise la création d’un Sénat triple E (élu, égal et efficace), et de Terre-Neuve, qui réclame davantage de pouvoirs en matière de pêcheries, notamment.Dans une entrevue au Devoir la semaine dernière, le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Benoît Pelletier, estimait que la formule du Sénat triple E méritait d’être analysée et ne |xui-vait pas être rejetée a priori.Pour M.Binns, il est encore trop tôt pour entamer des discussions de nature constitutionnelle.La tentation constitutionnelle Selon le critique de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvemementales canadiennes, Daniel Turp, le gouvernement Charest, en acceptant qtie des provinces ouvrent la boîte de Pandore constitutionnelle, joue un jeu risqué.«On s’engage sur un terrain dangereux», a prévenu le député de Mercier.«Le Conseil de la fédération, ça peut être l’instrument de la réforme constitutionnelle, un lieu de revendications constitutionnelles pour les provinces», estime M.Turp.Le député péquiste juge que Benoît Pelletier a succombé «à la tentation de la réforme constitutionnelle».Or dès que le Québec s’engage dans des négociations constitutionnelles, il est toujours «vulnérable» et peut se voir imposer, par les autres provinces, des changements qui vont à l’encontre des intérêts des Québécois, craint le porte-parole péquiste.Si le gouvernement Charest persiste à discuter de changements constitutionnels avec les autres provinces, l’opposition péquiste exige qu’il s’engage à-consulter la population par voie de référendum sur les modifications qui pourraient résulter des négociations, a indiqué Daniel Turp.Chrétien a parlé à Bush PRESSE CANADIENNE Ottawa — Après un froid diplomatique issu de la position canadienne sur la guerre en Irak, le premier ministre Jean Chrétien et le président américain George Bush se sont finalement adressé la parole, en préparation de la réunion du Sommet du G8.Les deux hommes ont eu une conversation téléphonique, hier matin, où il a été entre autres question de la situation économique internationale, de la reconstruction de l’Irak, de l’avenir de l’Afrique et de l’envoi des troupes canadiennes en Afghanistan au mois de juillet «L’économie est très importante pour le Canada et les États-Unis, et ce sera le focus [de la rencontre du G8K a expliqué M.Chrétien, à la veille de son départ pour un périple de près de deux semaines en Europe.Il s’agissait de la première conversation entre M.Bush et M.Chrétien, depuis le refus du Canada, en mars, de participer à la guerre en Irak.M.Chrétien a aussi abordé ces questions avec le président français Jacques Chirac, lors d’une conversation la fin de semaine dernière.Le premier ministre s'est d’ailleurs réjoui que M.Chirac, qui préside la réunion du Groupe des huit pays les plus riches, lui ait demandé d’être à la tête d’une discussion portant sur l’économie.La situation économique internationale sera au centre du sommet qui s’ouvre le 1" juin, à Évian-les-Bains, en France, sous la protection de 15 000 policiers et soldats.La croissance économique canadienne dépasse celle de tous les autres membres du groupe.«Leur sherpa a recommandé que le Canada fasse la présentation sur l’économie, puisqu’ils constatent que notre situation a été constante au cours des 10 dernières années», a déclaré M.Chrétien, qui participera à son dixième et dernier sommet des pays membres du G8 avant de quitter la vie politique, en février 2004.M.Chrétien laisse derrière lui la crise de la pneumonie atypique et celle de la vache folle pour s’envoler, aujourd’hui, d’abord pour Athènes, où il participera au sommet annuel du Canada et de l’Union européenne.Il rejoindra ensuite la quarantaine de leaders mondiaux qui participeront aux célébrations du 300' anniversaire de Saint-Pétersbourg, en Russie.Par la suite, les dirigeants du Canada, de France, de Grande-Bretagpe, d’Allemagne, d’Italie, du Japon, de Russie et des États-Unis se réuniront du 1" au 3 juin à Évian.i LE DEVOIR, LE MARDI 27 MAI 2 0 0 3 LES ACTUALITES WBÊk I ARCHIVES LE DEVOIR NATURE Le Québec marque profondément son territoire LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR C* est au Québec qu’on retrouve la plus grande partie des territoires canadiens artificialisés par l’activité humaine, indique un premier bilan, dévoilé hier à Toronto, des impacts cumulatifs dans les écosystèmes du Canada, dressé par le Fonds mondial pour la nature (WWF pour World Wildlife Fund).Selon la compilation du WWF1 auprès de chercheurs de tous les horizons, le Québec cumule sur son territoire 18,2 % de tous les territoires portant une «empreinte humaine» inaltérable, suivi par l’Alberta (avec 17,8 % du total canadien), la Colombie-Britannique (16,4 %), la Saskatchewan (13,9 %) et l'Ontario au cinquième rang avec 13,5 % des aires artificialisées au pays.Si on répartit ses territoires artificialisés sur sa surface globale, le Québec passe au septième rang pour le pourcentage de territoire portant une empreinte humaine indélébile.Les trois grandes causes d’altération des écosystèmes québécois sont les grands barrages hydroélectriques, les coupes forestières jusque dans la forêt boréale et l’agriculture dans toute la vallée du Saint-Laurent et de l’Outaouais, explique Alex Morgan du WWF L’Ontario vient pour sa part au premier rang pour l’intensité de la pollution toxique générée sur un territoire provincial.Si le Québec vient au deuxième rang, il vient loin derrière l’Ontario pour les quantités générées.L’Ontario vient d’ailleurs en tête des provinces et Etats nord-américains pour la production de toxiques alors que le Québec se situe entre le 2T et le 27' rang selon les produits, d;ms le dernier bilan de l’ALENA Côté palmarès, le Québec est avec le Nouveau-Brunswick la province qui protège le moins son capital biophysique, soit 22 % seulement.En comparaison, l'Ontario protège 40 % de sa biodiversité globale.Quant aux aires protégées, le bilan du WWF limite à 3,5 % le pourcentage d’aires vrai- ment protégées au Québec alors que le gouvernement soutient en protéger plus de 5 %.Mais c’est parce que Québec inclut dans son bilan la totalité de l’île d’Anticosti, explique Nathalie Zinger, alors qu’il y permet la coupe de bois et qu’il ajoute deux aires de mise-bas des caribous où l’exploitation minière est permise, contrairement aux critères internationaux.Espèces vivantes Le bilan des espèces vivantes produit par le WWF, qui comble l’absence de bilan sünilaire par le gouvernement canadien, indique que l’écosystème le plus menacé au Canada est la prairie naturelle, dont il reste seulement 0,9 %.les mammifères marins sont le groupe qui a subi les pertes les plus importantes au plan régional.Sur 12,5 % du territoire canadien, le nombre d’espèces disparues dépasse 50 % et dans 21 % du territoire, la disparition d’espèces présentes avant l’arrivée des Blancs dépasse 20 %.On retrouve dans ces catégories le carcajou, disparu à peu près complètement de l’Est du pays, le bison et le grizzly dans l’Ouest.Les amphibiens se portent tout aussi mal, surtout dans le sud du Canada, où le bilan du WWF indique que 70 % des reptiles et 35 % des amphibiens ont disparu de régions entières.Quant aux ressources maritimes, la moitié des écorégions connaissent des pertes d'espèces supérieures à 20 % et des pourcentages encore plus importants quant aux effectifs des espèces restantes.Sur terre, le quart des espèces de papillons a perdu plus de 20 % de ses anciens habitats.Douze espèces ont totalement été rayées de la carte.En retour, si l'on peut dire, le Canada a hérité d’environ 1500 espèces étrangères envahissantes, dont une seule, la ipoule zébrée, occasionnera aux États-Unis des pertes de cinq mil-liards d’ici à 2010.Pour le WWF, des menaces tout aussi importantes pèsent à terme sur les régions nordiques, dont le réchauffement du climat.Mais on peut encore éviter leur disparition, soutient le WWF, si on y applique le principe de «conserver d’abord».Le nombre de demandes d’admission augmente de 21 % L’Université de Sherbrooke gagne en popularité La présence d’un jeune recteur médiatique n’est pas étrangère au succès de l’institution MARI E-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR L> effet combiné d’un recteur < médiatique, d’un plan stratégique audacieux et de la création de nouveaux programmes semble jouer en faveur de l’Université de Sherbrooke, qui récolte une hausse de 21 % de demandes d’admission par rapport à l’an dernier.Voilà l’interprétation que fait l’université sherbrookoise devant des données récentes qui laissent entrevoir un bond de popularité «spectaculaire» dans les demandes d’admission, dans un contexte où les diplômés de collège sont de moins en moins nombreux.Ces demandes — à ne pas confondre avec les inscriptions, dont le décompte final sera disponible en septembre seulement — ont connu une augmentation globale de 21 % par rapport aux chiffres de l’an dernier.Au niveau baccalauréat, cette augmentation est de 16 %, contre 34 % pour la maîtrise et 91 % au doctorat, a indiqué hier la regis-traire de l’Université de Sherbrooke, France Myette.Au premier cycle, les facultés les plus touchées par ce bond, que l’Université elle-même qualifie de «spectaculaire», sont les facultés de droit (32 %), d’éducation physique et sportive (24 %), de lettres et sciences humaines (24 %), et de biologie (27 %) et de chimie (38 %), dans ces deux derniers cas grâce à la création spécifique de nouveaux programmes.De façon amusante, dans son dernier bulletin interne, l’Université attribuait une partie de ce succès soudain à «l’effet Béchard», soit la médiatisation et la grande visibilité de son «jeune et sympathique recteur», Bruno-Marie Béchard.«Le rayonnement de l’université cette année a une incidence directe dans les demandes d’admission», explique France Myette, registrai-re de l’UdeS.«Mais l’effet de notre Bruno-Marie Béchard recteur n ’est pas négligeable.» Cette année seiüemenL la diffusion d’un reportage par la British Broadcasting Corporation (BBC) et le réseau EuroNews sur l’Université de Sherbrooke, une «université de réputation internationale», reconnue pour ses percées en «recherche de pointe et en pédagogie», a assuré une grande visibilité au recteur, qui est reconnu pour son dynamisme débordant «Sa jeunesse [à 38 ans, il est le plus jeune recteur d’université en Amérique du Nord] et son dynamisme, sa grande disponibilité médiatique aussi ont joué en notre faveur», ne cache pas le directeur des communications de l’UdeS, Jacques Viens, dont les actions publicitaires prévoyaient une grande disponibilité de toute l’équipe, y compris le recteur.Le plan d’action stratégique 2001-2005, la marque de commerce de M.Béchard, visait comme premier grand défi un «accroissement notable du pouvoir d’attraction», par exemple en devenant le premier choix des candidats à l'admission.C’est mission accomplie, affirme France Myette, qui se réjouit d’autant plus de ces statistiques qu’elles surviennent dans un contexte ou les diplômés de collèges sont en baisse.«]e ne pense pas que tout le monde va vivre ce phénomène», explique la registrai-re, qui prédit que ce succès local aura une incidence chez les autres universités francophones, qui perdront peut-être une portion de leur clientèle.La visibilité de certains chercheurs, le renouvellement du corps professoral, la présence de l’université dans certains classements d’université et la disponibilité du recteur expliquent ce phénomène, selon les responsables de l’établissement, qui y voient une manière d’augmenter les inscriptions, mais aussi de recruter des candidats plus talentueux, notamment dans les programmes à capacité d’accueil limitée.Je tourne sous la pluie.WHm sr i * JACQUES GRENIER LE DEVOIR LA CINEASTE amateure Joséphine Macaille a voulu croquer l’éveil de la nature sur le mont Royal, en s’installant en bordure du chemin Camillien-Houde, protégeant tant bien que mal sa boite à images de la pluie à l’aide d’un parapluie de golf.El B ?B 2 0 0 3 Boys & Girls Learn English à Camp MaroMac U" camp anglais sportif et artistique région du Mont-Tremblant pour les 6 à 16 ans Un environnement familial où les directeurs et les moniteurs connaissent votre enlant 1 Session de 2,3 1/2 ou 7 semaines.Instruction professionnelle.Stage aspirants-monitaursl 36* SAISON «Camp MaroMac fait preuve d'un professionnalisme exemplaire dans le monde des camps de vacances» Rapport ACQ 1-800-884-2267 (514)485-1135 wiMw.niaroiiiac.com Ski nautique • Voile • Escalade • Baseball • Golf • Théâtre • Gymnase • Tennis • Basketball été 2003 tJJUjHSaeQ ?QOBQDKEî Joii, funky, chonté-donsé, - Au V du plateau vidéo, mode et théâtre Infants (à partir Mont-Royal Spectacle à chaque camp de 4 ans) ISIA) çoi-l/i»;/.Tout ce que vous auriez ®t adolescents voulu faire à leur âge! - danse-louiselapierre.qc.ca O* \ Louise Lapierre Camp de jour-r.pour enfants À L’échalote verte, 299 boulevard Sir-Wilfrid-Laurier à Saint-Lambert Informations 450-923-9082 oÀKSE Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Micheline Ruelland au (514) 985-3322 ou à mruelland@ledevoir.com Le patriotisme est à la baisse au Canada LE DEVOIR Les Canadiens ressentent de moins en moins le besoin d’afficher leur patriotisme, selon un récent sondage commandé par l’Asso-ciation d’études canadiennes (AEC).Seulement 50 % des 2002 répondants sondés par Environics estiment que les Canadiens devraient être plus patriotes et montrer ouvertement leur fierté nationale, cette proportion était de 57 % en 2000.La diminution dans la ferveur patriotique s’observe particulièrement chez les anglophones: de 64 % en 2000, seulement 50 % se prononçaient en faveur d’un plus grand patriotisme en 2003.La situation inverse s’observe au Québec, alors que le sentiment patriotique a augmenté de deux points depuis 2000, pour s’élever à 38 %.Dans l’ensemble du Canada, la diminution du patriotisme est plus marquée chez les jeunes, les personnes âgées et les immigrants.Par ailleurs, les symboles de l’identité nationale canadienne sont aussi en perte de vitesse dans le cœur des Canadiens.Le drapeau, l’hymne national la littérature et la musique canadienne, les parcs nationaux ainsi que les sites histo-.iques sont considérés moins importants pour l'identité canadienne qu’en 2000.Fait à noter, les francophones considèrent Radio-Canada plus importante pour l’identité canadienne, alors que la Société d’É-tat est jugée moins cruciale du côté des anglophones.EN BREF Rencontre sur l’équité salariale (Le Devoir) — Les leaders syndicaux rencontreront vendredi, pour la première fois depuis son assermentation, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-ForgeL afin de connaître les intentions réelles du gouvernement Charest au sujet du règlement de l’équité sa lariale dans le secteur public.Comme l'a révélé Le Devoir la semaine dernière, le dossier devait être clos did au 30 juin, mais la partie patronale souhaite reporter le délai jusqu'au mois d’août ce qui laisse présager un règlement à l'automne seulement L’intersyndicale (CSN, FTQ, CSQ, SFPQ et FI1Q), qui tienl au délai du 30 juin, entend rappeler à Monique Jérôme-Forget que son chef Jean Charest avait promis de régler la question «le plus rapidement possible».i LE DEVOIR.LE MARDI 27 MAI 2 0 0 3 A 5 LE DEVOIR LE MONDE R W A N D A Kagamé veut renforcer son pouvoir EDWARD RWEMA REUTERS Kigali — Près de dix ans après le génocide, les Rwandais ont voté hier par référendum sur 1 adoption d une nouvelle Constitution présentée par les adversaires du président Paul Kagamé comme le moyen d instrumentaliser son maiiitien au pouvoir.Les partisans du chef de l'Etat préfèrent quant à eux parler d étape sur la voie de la réconciliation nationale.De source diplomatique, on prédit que les électeurs vont dans leur majorité apporter leur soutien à ce texte autorisant un président à cumuler deux mandats de sept ans et restreignant les capacités d’organisation des partis politiques.Les magasins et les bureaux ont gardé porte close dans tout le pays, qui compte huit millions d’habitants, afin de permettre aux électeurs de prendre part au vote.Le gouvernement a réquisitionné des véhicules appartenant à des organisations humanitaires pour acheminer les bulletins.«Je vous exhorte à venir nombreux exercer vos droits civiques en participant à un scrutin libre, transparent et juste», a déclaré Kagamé, dimanche, dans une allocution télévisée.Après la clôture du scrutin, le président de la Commission nationale électorale, Chrysologue Karangwa, a évoqué une forte participation et affirmé que la consultation s’était déroulée dans le calme.Les résultats provisoires sont attendus aujourd’hui.Les observateurs dépêchés sur place par l’Union européenne se prononceront jeudi sur le déroulement du scrutin.Ce vote permettra la tenue d’élections présidentielle et législatives prévues cette année, pour la première fois depuis les années 1960.D a valeur de test pour le Rwanda, à la recherche de la stabilité après le génocide de 1994 qui avait été précédé de quatre années de guerre civile.Légitimité Le gouvernement, dominé par les Tutsis, a fondé sa légitimité sur sa victoire en 1994 contre les extrémistes hutus, alors au pouvoir et responsables du génocide, qui a fait 800 000 morts parmi les Tutsis et les Hutus modérés.Le gouvernement se targue d’avoir restauré l’ordre et se présente comme un rempart contre de nouvelles violences, mais ses détracteurs assimilent sa mainmise sur toutes les activités politiques à de la ré pression.Selon eux, la nouvelle Constitution illustre bien cette dérive.«La constitution [que l’on nous propose] confère au gouvernement de vastes pouvoirs permettant de limiter les prises de parole ou les réunions jugées porteuses de divisions», estime l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, dont le siège se trouve à New York.Des analystes jugent pour leur part que le texte prend certes en compte les droits de l’Homme, mais comprend également des clauses destinées à assurer le maintien au pouvoir du Front patriotique rwandais de Paul Kagamé.De fait, l’article 52 du projet de Constitution interdit aux partis politiques de s’organiser aux échelons inférieurs et restreint leurs activités à des institutions situées plus haut dans la hiérarchie administrative, ce qui favorise le RPR', au pouvoir.Le projet de Constitution fait également fréquemment référence à l’unité nationale, posée comme l’objectif premier du gouvernement Des diplomates soulignent que des violations présumées de l'unité nationale par des responsable du Mouvement républicain dé mocratique, deuxième parti du Rwanda, ont été invoquées par le parlement (dominé par le RPF) pour justifier la dissolution du parti, ce mois-ci.La nouvelle Constitution présentée par les autorités remplacera le régime législatif provisoire dans le cadre duquel Kagamé dirige le pays depuis l’arrivée au pouvoir des forces rebelles sous ses ordres, en 1994.Son gouvernement d’abord qualifié de «provisoire», avait prorogé lui-même son mandat de quatre ans en 1999.L’Iran dit avoir sévi contre al-Qaïda REUTERS Téhéran — L’Iran, pressée par Washington de se joindre à la lutte internationale contre le terrorisme, a annoncé hier avoir arrêté des membres d’al-Qai-da, dont elle dit toutefois ignorer le rang au sein de la nébuleuse islamiste d’Oussama ben Laden.Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Asefi, a déclaré que des membres d’al-Qaida avaient été appréhendés, «mais nous ne savons pas si ces personnes seront en mesure de dire si elles sont importantes ou non.» «Elles doivent encore être identifiées et interrogées», a-t-il dit, selon l’agence Irna., La radio d’État avait rapporté plus tôt qu’Asefi avait déclaré que les suspects arrêtés n’étaient pas des membres importants d’al-Qaida, accusé d’avoir fomenté les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.•L’Iran prend au sérieux la lutte contre al-Qaïda».a aussi déclaré Asefi, invitant Washington à s’abstenir de «taire des remarques équivalant à une ingérence».Des responsables américains ont affirmé détenir des renseignements des services secrets laissant entendre que des membres d’al-Qaida cachés en Iran avaient été informés à l’avance des projets d’attentats suicide perpétrés le 12 mai à Riyad (Arabie Saoudite) et qui ont tué 34 personnes, dont huit Américains.Des membres du Congrès avaient annoncé dimanche qu’un développement positif lié à ce dossier serait dévoilé dans les prochains jours.Dans un entretien diffusé hier dans le quotidien français Le Figaro, le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi assure que son pays n’a aucun intérêt à soutenir al-Qaïda.«Nos frontières avec l'Afghanistan et le Pakistan sont si longues qu’un certain nombre de membres d’al-Qaïda ont cherché à se réfugier en Iran Nous en avons arrêté beaucoup et en avons extradé vers leurs pays d'origine», dit-il.L’Iran, qui fait partie de «l’axe du Mal» dénoncé par Washington en compagnie de l’Irak et de la Corée du Nord, a annoncé l’arrestation et le transfert l’an dernier d’un demi-millier de membres d'al-Qaïda venus d’Afghanistan, du Pakistan et d'Irak.Acceptation de la «feuille de route» sur le Proche-Orient Sharon se défend contre son aile droite MARC LAVIE ASSOCIATED PRESS T érusalem — Au lendemain de l’ap-J probation sous conditions du plan de paix du Quartet par son cabinet.Ariel Sharon s’est défendu hier contre les attaques virulentes de l'aile droite de son gouvernement, recon-qaissant le droit des Palestiniens à un État indépendant, alors qu'il devrait rencontrer d’ici 48 heures son homologue palestinien Mahmoud Abbas.«Cela ne peut continuer ainsi indéfiniment», a souligné le premier ministre israélien devant les parlementaires de son parti, le likoud (droite).Le gouvernement a approuvé dimanche par 12 voix contre 7 la «feuille de route» pour le Proche-Qrient, qui prévoit la création d'un État palestinien en trois phases d’ici à 2005.Cet accord conditionnel marque un tournant important dans la politique israélienne, particulièrement pour les «faucons» du Likoud.Chahuté Ariel Sharon a été pendant des décennies un des opposants les plus fervents à cette création.Il affirmait alors qu’un État palestinien indépendant constituerait un danger mortel et il encourageait l’expansion des colonies juives en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.Il s’est ainsi retrouvé hier dans une position qui lui est peu familière: il a dû défendre ses efforts de paix, chahuté par des députés du Likoud qui n’ont pas manqué de lui rappeler son opposition passée aux concessions.«Garder 3,5 millions de personnes sous occupation est mauvais pour nous et pour eux», a-t-il justifié, en référence aux 36 années d’occupation israélienne dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie.Le cabinet d’Ariel Sharon a néanmoins posé des conditions à son aç-cord à la «feuille de route».Ainsi, l’État hébreu refuse le droit au retour de Dans une position qui ne lui est pas familière.(ill COHEN MAOEN T REUTERS quelque 3,5 millions de réfugiés palestiniens et exige que la partie palestinienne ôte toute capacité de nuisance aux milices anti-israéliennes.Les Palestiniens ont pour l’instant rejeté les exigences d’Israël, arguant que le plan devait rester inchangé.Les autorités israéliennes et palestiniennes ont commencé hier à préparer une réunion entre Ariel Sharon et son homologue Mahmoud Abbas, la deuxième en dix jours.Selon des res- ponsables palestiniens, la rencontre doit se dérouler mercredi soir à Jérusalem.Elle devrait ouvrir la voie au sommet tripartite avec le président américain George W.Bush la semaine prochaine, probablement en Jordanie.Villepin chez Arafat Yasser Arafat a reçu hier le ministre français des Affaires é-trangères Dominique de Villepin à Ramallah (Cisjordanie), en dépit de la désapprobation israélienne.Ce dernier a réaffirmé que le plan de paix international représentait «une bonne occasion pour tout le monde».«La “feuille de route" a été acceptée par les deux parties.Elle doit être appliquée, a déclaré M.de Villepin à l'issue de cette rencontre.Chacun doit maintenant faire sa part du chemin.» Tout en exhortant les Palestiniens à mettre fin à la violence, le chef de la diplomatie française a appelé Israël à «geler la colonisation» et à interrompre ses opérations militaires en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.L'Union européenne a par ailleurs plaidé hier, à l'ouverture d’une réunion euro-méditerranéenne de deux jours au niveau des ministres des Affaires étrangères, pour qu'israéliens et Palestiniens mettent en œuvre rapidement le plan de paix du Quartet.Le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom a assuré (lue son pays voulait «obtenir des progrès dans le processus de paix».Mais ces initiatives restent extrêmement fragiles, alors que les violences se poursuivent sur le terrain.Un soldat israélien a été légèrement blessé hier matin lors de l’attaque d’un poste militaire par un Palestinien armé, a rapporté Tsahal.En Cisjordanie, l’armée a détruit les maisons de deux kamikazes dans la ville d’Hébron, tandis que onze militants présumés étaient interpellés.ALGÉRIE Le bourg «oublié» de Corso continue à lutter, presque seul SÉBASTIEN BLANC AGENCE FRANCE-PRESSE Corso — Cinq jours après avoir été en partie rasée par un violent séisme, la bourgade algérienne de Corso continuait hier à lutter en comptant sur ses propres forces.«Ici, c’est le peuple qui aide le peuple.Ce n’est pas l’État», lance Marouane Shebab, up habitant très remonté.A deux kilomètres à vol d’oiseau, la préfecture de Boumerdès bénéficie, elle, de davantage de grues, de bulldozers et d’un renfort annoncé ce même jour de 10 000 militaires.«L’aide, c’est pour eux.De Corso, on ne parle jamais», confirme une femme de policier, sa fillette dans les bras, devant la tente du Croissant rouge où elles dorment la nuit La police et la gendarmerie, qui occupent deux terrains mitoyens, ont payé un lourd tribut au séisme de mercredi soir.Quatorze bâtiments de garnison se sont effondrés.Les fouilles n’avancent que lentement.Au moins deux gen- «Ici, c’est le peuple qui aide le peuple.Ce n’est pas l’État.» darmes et 21 membres de familles de gendarmes sont morts.A Corso, ce sont eux qui auraient dû être les premiers à intervenir.Mais ils avaient trop à faire de leur côté.Es ont attendu des renforts, en vain, expliquent-ils.Sans cesse, la même rengaine: «Pas de moyens.» Hier, cinq jours après la catastrophe, des militaires en tenue kaki se présentent pourtant, peut-être venus de Boumerdès.Mais, les bras ballants, ils donnent l'impression de ne pas savoir par quel bout attaquer l’immense chantier.Ce sont donc les «locaux» qui continuent à assurer l’assistance humanitaire.Dans la cour des gardes communaux, des vêtements et des peaux de mouton ont été amoncelés en vrac.Des femmes sinistrées y piochent selon leurs besoins.Les victimes du séisme peuvent aussi trouver des piquets de tente et des baguettes de pain.Le centre de Corso a des airs de ville fantôme, malgré la chaussée embouteillée et les travaux en cours pour rétablir les lignes élec- triques.L’échoppe du «taxiphone», le téléphone public, est close.Tout comme la boucherie Mahdi.Fermée également la boutique de «réparation de fauteuille» (sic), et celle de l’atelier spécialisé en «cardans et crémaillaires» (sic).Dans les rues alentour, les habitants font visiter les ruines de leurs maisons qui étaient parfois centenaires.La mosquée s’est écroulée, tuant douze fidèles et en blessant seize, tous venus pour la prière du crépuscule, selon un riverain.Le minaret couvert de stuc et de faïence s’est effondré dans la rue.«Quand on est musulman, il faut accepter tout cela», assure Marouane Shebab.Les autorités algériennes ont commencé hier à déployer les «énormes moyens» promis aux sinistrés du séisme, qui les accusent de ne pas avoir fait respecter la réglementation anti-sismique.Devant le tollé généra] suscité par le lourd bilan de cette catastrophe, qui a déjà fait plus de 2200 tués, le président Abdelaziz Bouteflika a ordonné l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités dans les effondrements de dizaines d’immeubles, selon le ministre de l’Habitat Mohamed Nadir Hamimid.La colère gronde chez les militaires irakiens Le Nord du Japon tremble, mais les dégâts sont limités REUTERS Tokyo — Un séisme de forte magnitude a frappé* hier après-midi les environs de la ville de Sendai, dans le nord-est du Japon, déclenchant des incendies dans le centre-viEe et taisant trembler jusqu’à Tokyo, 300 km plus au sud, des immeubles et brouillant les communications.L’agence Kyodo a tait état d’au moins 98 ix-rsonnes blessées, dont cinq sont grièvement atteintes.Selon l’Agence météorologique, le séisme survenu à 19h42 l
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