Le devoir, 27 mai 2003, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LE MARDI MAI > O O A 2 LES ACTUALITES Vache folle Trois services de police ont annoncé la mise sur pied du projet Amber au Québec.Enfants kidnappés JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Le projet Amber s’implante au Québec BRIAN MYLES LE DEVOIR Les yeux et les oreilles des Québécois seront mis à profit pour retrouver les enfants victimes d’enlèvement à l’échelle de la province.Le Service de police de Montréal (SPVM), la Gendarmerie royale du Québec (GRC) et la Sûreté du Québec (SQ) ont annoncé hier l’implantation du programme Amber (Alerte médiatique but enfant recherché) partout au Québec.Amber repose sur une solide collaboration entre la police, les médias et des organismes comme le Réseau enfants retour Canada, l'Association des centres d’urgence 911, le ministère provincial des Transports et la SAAQ.Le programme vise à fournir une réponse rapide des autorités civiles et policières lorsqu’un enfant tombe sous la main d’un ravisseur.Les policiers alertent derechef les médias, qui transmettent à leur tour l’information au grand public.La collaboration de la presse électronique permet- tra à l’alerte Amber d’atteindre 65 % des parts de marché à la radio et 67 % des parts à la télé.En matière de kidnapping, c’est dans les premières heures que se décide la vie ou la mort d’un enfant Selon une étude réalisée par le Département de la justice américain en 1993, les enfants assassinés à la suite d’un enlèvement ne survivent pas à la première heure de captivité dans 44 % des cas, aux trois premières heures dans 74 % des cas et à la première journée dans 91 % des cas.Si meurtre il y a, il survient au premier jour de l’enlèvement neuf fois sur dix.L’alerte Amber sera réservée aux cas d’enlèvements de mineurs dont la vie ou la sécurité est sérieusement menacée.L’enlèvement parental pourra faire l’objet d’une alerte s’il y a un risque pour la sécurité de l’enfant ou si le parent fautif risque de fuir à l’étranger.Le Québec a connu 237 enlèvements d’enfants l’an passé, et la majorité de ces délits étaient l’œuvre d’un parent Sur le total, 15 jeunes n’ont jamais été retrouvés.Avec la Presse Canadienne Dimanche, il sera trop tard pour décrocher : JBLIGATIONS D’EPARGNE DU QUEBEC Encaissables en tout temps sans pénalité.Capital garanti à 100 %.Achat à partir de 100 $.la première année En vente jusqu’au 31 mai.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal, du lundi au vendredi, de8hà17h, elles samedis de mai, de 10 h à 16 h.Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec rara Le Québec n’a pas à souffrir du mal albertain, dit Charest JOCELYNE RICHER PRESSE CANADIENNE Québec — le Québec n'a pas à être pénalisé parce qu'on a découvert un cas de vache toile en Al berta, a soutenu le premier ministre Jean Charest, liier.En outre, lorsqu'un pays étraiv ger décrète un embargo sur un produit alimentaire canadien — comme ce fut le cas la semaine dernière pour le bœuf — il ne devrait pas s'appliquer d’un océan à l’autre, mais uniquement à la province visée, a4-il fait vak>ir.M.Charest entend sensibiliser ses homologues provinciaux au cours des prochaines semaines, en vue de les amener à défendre une position commune dans ce dossier.Il faudrait, selon lui, qu'Ot-tawa négocie avec les pays étran gens pour qu’un éventuel embargo ne touche qu’une province et non le pays tout entier, comme c'est le cas actuellement.«Dorénavant, lorsqu'il se présentera une situation comme celle-là, il faudrait qu’on puisse avoir une approche régionale.Au lieu que ce soit dans tout le Canada, qu'on puisse reconnaître que si le problème est clairement associé à une région — l’Alberta, par exemple — qu’on prenne les mesures nécessaires pour l’Alberta, mais qu 'on évite d’appliquer ça au Quebec, si, dans le cas du Quebec, le problème n'existe pas», a dit M.Clia-rest, lors d'un point de presse, à la suite d’une rencontre avec le premier ministre de nle-du lYince-Edouard, Pat Binas.Selon M.Charest, le Québec n’a rien à wii' avec fa crise de fa vache folle, qid secoue présentement l’Alberta.et n'aurait donc jamais dû être visé par l’embargo imposé par huit pays ayant décidé de tu* plus importer de bœuf canadien: les Etats-Unis, l’Australie, le Japon et la Corée du Sud, Singapour, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et fa Barbade.«Normalement, on saurait pas dù subir les conséquences de ce qui vient d'arriver*, a soutenu M.Charest, qui fera pression sur Ottawa pour que les choses changent.«Il faut que le gouvernement jèdénü soit dans le coup», a-t-il dit.M.Charest aura prochainement deux occasions de faire avancer ce dossier: une conférence téléphonique des premiers ministres provinciaux, en juin, qui sera suivie, en juillet, par fa conférence annuelle des premiers ministres, à lIledu-Prinee-Edouard.In prise- de position du premier ministre Charest fait écho à 1a sortie, la semaine dernière, de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui revendiquait elle aussi l'adoption d’embaigos sur ime l>ase régionale.Des réponses grâce à F ADN?Edmonton (PC) — Les enquêteurs espèrent que des analyses d’ADN les aideront à remonter à la source de 1a maladie de fa vache folle, qui a entraîné 1a mise en quarantaine d’un millier de bêtes dans trois provinces de l'Ouest, a-t-on appris hier.Mais rien ne garantit que ces analyses pratiquées sur les troupeaux d’où pourrait provenir la bête infectée permettront de savoir avec certitude comment, quand et où l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a pu s’introduire dans le système.Dans le contexte de son enquête, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a abattu près de 375 bêtes provenant de fennes de l’Alberta et de Saskatchewan, y compris tous les animaux de l’élevage albertain où la vache infectée a vécu fa dernière partie de sa vie.les tests pratiqués sur les carcasses des 192 vaches de ce troupeau se sont tous révélés négatifs.les veaux issus de ce troupeau, ainsi que ceux d’une ferme de Saskatchewan où fa vache infectée aurait passé- quatre ans, seront aussi soumis à des tests de dépistage de l'ESB.La maladie de la vache folle est presque toujours causée par des aliments pmi animaux contaminés par des protéines provenant d’autres bêtes malades — une pratique qui est illégale au Canada depuis 1997.Il faut éviter de consommer la cervelle et la moelle PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Pour être à l’abri de la variante humaine de la maladie de la vache folle ou maladie de Creutzfeldt-Jacob, faut-il éliminer toute chair bovine et saignante de notre assiette?La viande rouge est exempte de prions, rappelle Sylvain Quessy de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal Seuls les tissus nerveux, dont le cerveau et la moelle épinière, peuvent être infestés par les prions, ces protéines anormales qui se fixent à la surface des neurones.Les gourmets friands de cervelle de veau sont probablement les personnes qui sont les plus exposées au risque de contracter la maladie, précise le chercheur qui est titulaire d’une chaire de recherche en salubrité des viandes.«Certaines études montrent que les veaux nés de vaches atteintes de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ont davantage de risques d’être contaminés que les autres, dit-il.Ces jeunes animaux ne manifesteraient pas encore la maladie, mais ils auraient acquis le prion anormal qui est responsable de l’ESB.Et les consommateurs qui ingéreraient le cerveau de ces bêtes pourraient ainsi être contaminés.» Mais encore là, seule une catégorie de personnes dotées d’une prédisposition génétique, qui rend les protéines membranaires de leurs cellules nerveuses vulnérables à l’effet dévastateur du femme enceinte 1007, rue LAURIER ouest, Outremont Tél.: 274-2442 prion de l’ESB seraient frappées par la maladie, indique le spécialiste de l’hygiène vétérinaire.Parmi les autres hypothèses avancées pour expliquer comment des humains pourraient contracter le prion d’une vache folle, on souligne une possible contamination des quartiers de viande situées à proximité de la moelle épinière lors de leur coupe.«Rattachée à la colonne vertébrale, la chair des T-bones et rib steaks est plus susceptible d’être contaminée, souligne M.Quessy.Considérés comme des portions de haute qualité, ces quartiers de viande sont rarement utilisés pour préparer le bœuf haché.Ce dernier serait plutôt exposé à un risque accru de contamination parla bactérie Escherichia coli 0157H7.De plus, les chercheurs n’ont relevé aucune présence de prions dans les nerfs périphériques des animaux atteints de l'ESB.» Une méthode employée pour rendre les animaux inconscients avant leur abattage a aussi été soupçonnée d’être une source contamination de fa viande offerte aux consommateurs.«Pour insensibiliser les bovins, on peut utiliser un percuteur ayant la forme d’une tige de métal qui perfore le crâne et insuffle de l'air comprimé dans la cavité crânienne», explique Sylvie Parez, vétérinaire et épidémiologiste à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).«La pression d’air est si forte que tous les tissus cérébraux sont détruits et propulsés dans l’organisme.» Ce type de percuteur induit des hémorragies dans le cerveau qui permettent à certaines cellules nerveuses de se propager dans la circulation sanguine, ajoute Sylvain Quessy.Et comme tous les muscles sont irrigués par les vaisseaux sanguins, les prions fixés aux neurones présents dans le sang peuvent ainsi s’immiscer dans la chair.«Des expérimentations ont toutefois montré que moins de 2% des animaux ayant souffert de l’ESB portaient des cellules nerveuses dans leur circulation», précise-t-il.•Cette technique d’insensibilisation fat couramment employée au Canada, souligne Sylvie Parez.Mais en raison du risque de contamination et par mesure de prévention de l’ESB, elle a été bannie en mai 2000.» LE DEVOIR.LE MARDI 27 MAI 2003 ?LES ACTUALITES * !.ARCHIVES LE DEVOIR NATURE Le Québec marque profondément son territoire LO U IS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR C> est au Québec qu’on retrouve la plus grande partie des territoires canadiens artificialisés par l'activité humaine, indique un premier bilan, dévoilé hier à Toronto, des impacts cumulatifs dans les écosystèmes du Canada, dressé par le Fonds mondial pour la nature (WWF pour World Wildlife Fund).Selon la compilation du WWF auprès de chercheurs de tous les horizons, le Québec cumule sur son territoire 18,2 % de tous les territoires portant une «empreinte humaine» inaltérable, suivi par l’Alberta (avec 17,8 % du total canadien), la Colombie-Britannique (16,4 %), la Saskatchewan (13,9 %) et l’Ontario au cinquième rang avec 13,5 % des aires artificialisées au pays.Si on répartit ses territoires artificialisés sur sa surface globale, le Québec passe au septième rang pour le pourcentage de territoire portant une empreinte humaine indélébile.Les trois grandes causes d’altération des écosystèmes québécois sont les grands barrages hydroélectriques, les coupes forestières jusque dans la forêt boréale et l’agriculture dans toute la vallée du Saint-Laurent et de l’Outaouais, explique Alex Morgan du WWF L’Ontario vient pour sa part au premier rang pour l’intensité de la pollution toxique générée sur un territoire provincial.Si le Québec vient au deuxième rang, il vient loin derrière l’Ontario pour les quantités générées.L’Ontario vient d’ailleurs en tête des provinces et Etats nord-américains pour la production de toxiques alors que le Québec se situe entre le 21' et le 2?rang selon les produits, dans le dernier bilan de l’ALENA Côté palmarès, le Québec est avec le Nouveau-Brunswick la province qui protège le moins son capital biophysique, soit 22 % seulement.En comparaison, l’Ontario protège 40 % de sa biodiversité globale.Quant aux aires protégées, le bilan du WWF limite à 3,5 % le pourcentage d’aires vrai- ment protégées au Québec alors que le gouvernement soutient en protéger plus de 5 %.Mais c’est parce que Québec inclut dans son bilan la totalité de l’île d’Anticosti, explique Nathalie Zinger, alors qu’il y permet la coupe de bois et qu’il ajoute deux aires de mise-bas des caribous où l’exploitation minière est permise, contrairement aux critères internationaux.Espèces vivantes le bilan des espèces vivantes produit par le WWF, qui comble l’absence de bilan similaire par le gouvernement canadien, indique que l’écosystème le plus menacé au Canada est la prairie naturelle, dont il reste seulement 0,9 %.Les mammifères marins sont le groupe qui a subi les pertes les plus importantes au plan régional.Sur 12,5 % du territoire canadien, le nombre d’espèces disparues dépasse 50 % et dans 21 % du territoire, la disparition d’espèces présentes avant l’arrivée des Blancs dépasse 20 %.On retrouve dans ces catégories le carcajou, disparu à peu près complètement de l’Est du pays, le bison et le grizzly dans l’Ouest.Les amphibiens se portent tout aussi mal, surtout dans le sud du Canada, où le bilan du WWF indique que 70 % des reptiles et 35 % des amphibiens ont disparu de régions entières.Quant aux ressources maritimes, la moitié des écorégions connaissent des pertes d’espèces supérieures à 20 % et des pourcentages encore plus importants quant aux effectifs des espèces restantes.Sur terre, le quart des espèces de papillons a perdu plus de 20 % de ses anciens habitats.Douze espèces ont totalement été rayées de la carte.En retour, si l'on peut dire, le Canada a hérité d’environ 1500 espèces étrangères envahissantes, dont une seule, la moule zébrée, occa-sionnera aux Etats-Unis des pertes de cinq milliards d’ici à 2010.Pour le WWF, des menaces tout aussi importantes pèsent à terme sur les régions nordiques, dont le réchauffement du climat.Mais on peut encore éviter leur disparition, soutient le WWF si on y applique le principe de «conserver d'abord».Le nombre de demandes d’admission augmente de 21 % UUniversité de Sherbrooke gagne en popularité La présence d’un jeune recteur médiatique n’est pas étrangère au succès de l’institution MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR L* effet combiné d’un recteur r médiatique, d’un plan stratégique audacieux et de la création de nouveaux programmes semble jouer en faveur de l’Université de Sherbrooke, qui récolte une hausse de 21 % de demandes d’admission par rapport à l’an dernier.Voilà l’interprétation que fait l’université sherbrookoise devant des données récentes qui laissent entrevoir un bond de popularité «spectaculaire» dans les demandes d’admission, dans un contexte où les diplômés de collège sont de moins en moins nombreux.Ces demandes — à ne pas confondre avec les inscriptions, dont le décompte final sera disponible en septembre seulement — ont connu une augmentation globale de 21 % par rapport aux chiffres de l’an dernier.Au niveau baccalauréat, cette augmentation est de 16 %, contre 34 % pour la maîtrise et 91 % au doctorat, a indiqué hier la regis-traire de l’Université de Sherbrooke, France Myette.Au premier cycle, les facultés les plus touchées par ce bond, que l’Université elle-même qualifie de «spectaculaire», sont les facultés de droit (32 %), d’éducation physique et sportive (24 %), de lettres et sciences humaines (24 %), et de biologie (27 %) et de chimie (38 %), dans ces deux derniers cas grâce à la création spécifique de nouveaux programmes.De façon amusante, dans son dernier bulletin interne, l’Université attribuait une partie de ce succès soudain à «l’effet Béchard», soit la médiatisation et la grande visibilité de son «jeune et sympathique recteur», Bruno-Marie Béchard.«Le rayonnement de l’université cette année a une incidence directe dans les demandes d’admission», explique France Myette, registrai-re de l’UdeS.«Mais l’effet de notre recteur n’est pas négligeable.» Cette année seulement, la diffusion d’un reportage par la British Broadcasting Corporation (BBC) et le réseau EuroNews sur l’Université de Sherbrooke, une «université de réputation internationale», reconnue pour ses percées en «recherche de pointe et en pédagogie», a assuré une grande visibilité au recteur, qui est reconnu pour son dynamisme débordant.«Sa jeunesse [à 38 ans, il est le plus jeune recteur d’université en Amérique du Nord] et son dynamisme, sa grande disponibilité médiatique aussi ont joué en notre paveur», ne cache pas le directeur des communications de l’UdeS, Jacques Viens, dont les actions publicitaires prévoyaient une grande disponibilité de toute l’équipe, y compris le recteur.Le plan d’action stratégique 2001-2005, la marque de commerce de M.Béchard, visait comme premier grand défi un «accroissement notable du pouvoir d’attraction», par exemple en devenant le premier choix des candidats à l’admission.C’est mission accomplie, affirme France Myette, qui se réjouit d’autant plus de ces statistiques qu’elles surviennent dans un contexte où les diplômés de collèges sont en baisse.«Je ne pense pas que tout le monde va vivre ce phénomène», explique la registrai-re, qui prédit que ce succès local aura une incidence chez les autres universités francophones, qui perdront peut-être une portion de leur clientèle.La visibilité de certains chercheurs, le renouvellement du corps professoral, la présence de l’université dans certains classements d’université et la disponibilité du recteur expliquent ce phénomène, selon les responsables de l’établissement, qui y voient une manière d’augmenter les inscriptions, mais aussi de recruter des candidats plus talentueux, notamment dans les programmes à capacité d’accueil limitée.Bruno-Marie Béchard Stress post-traumatique et problèmes psychologiques Montréal Des militaires poursuivent b^Xfeent les Forces armées j s’expliquer Sans précédent, la réclamation atteint 60 millions JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR PRESSE CANADIENNE Québec — Les Forces armées canadiennes devront faire face à la plus importante poursuite en jusnce de leur histoire.Un groupe de soldats qui disent avoir été rendus malades lors de missions à l’étranger réclament un total de 60 millions, affirme la Presse Canadienne.Environ 25 soldats ont déposé des poursuites individuelles disant avoir souffert de stress post-traumatique et de problèmes psychologiques.La liste des militaires, qui continue de s’allonger, inclut des membres en poste au sein des forces armées ainsi que d’anciens militaires.La plupart d’entre eux ont été impliqués dans des opérations de maintien de la paix à travers le monde.Parmi les 25, on compte quatre Albertains et trois Ontariens.Les autres sont tous québécois.«Rien de tel ne s’est jamais produit, a expliqué hier Jacques Ferron, un avocat de Québec impliqué dans la poursuite.C’est la première fois que des soldats se regroupent pour poursuivre l’armée.» Le groupe doit d’ailleurs préciser la nature des poursuites lors d’une conférence de presse, aujourd’hui, à Québec.Les soldats en profiteront pour rendre publique une lettre destinée au premier ministre Jean Chrétien.L’ex-sergent Georges Dumont, originaire de Du-breuilville, en Ontario, n’aura pas attendu la formation du groupe pour engager sa propre poursuite contre l’armée.M.Dumont, qui a participé à des missions de paix à HaJiti, à Chypre, en Somalie et dans l’ex-Yougoslavie, a déposé une poursuite de 2,4 millions, l’année dernière, en Cour fédérale.L’ex-militaire, qui a passé 20 ans dans les Forces armées canadiennes, affirme qu’il doit encore prendre des médicaments quotidiennement contre la dépression et pour l’aider à dormir.Au ministère de la Défense nationale, la lieutenant Hollie Ryan a toutefois affirmé qu’elle n’était au courant d’aucune poursuite intentée contre les Forces années canadiennes d’un montant équivalent à celui évoqué par Me Ferron.Les requérants allèguent notamment souffrir de séquelles psychologiques à cause du manque de financement de l’armée.Selon M.Dumont des militaires canadiens ont assisté impuissants à la mort de civils lors de missions de paix parce qu’ils n’avaient pas les moyens d’acheter les médicaments de base pour traiter leurs blessures.E N Un pilote de CF-18 se tue Cold Lake, Alb.(PC) — Le pilote d’un chasseur CF-18 canadien a été retrouvé mort dans son parachute hier après l’écrasement de son appareil lors d’un vol d’entraînement dans le nord-est de l’Alberta.Le pilote expérimenté affecté au 416° Escadron tactique basé à Cold Lake, en Alberta, participait à un exercice impliquant des pilotes de plusieurs nationalités lorsque l’accident s’est produit Les conditions météorologiques étaient difficiles au moment de l’ac- R E F cident mais les enquêteurs ne savent pas encore si le temps a été un facteur.Le corps du pilote a été retrouvé avec son parachute à quelque 200 mètres de la carcasse de l’avion.Une cinquantaine d’avions participaient à l’exercice au moment de l’accident a pré» cisé le capitaine Gillespie.L'exercice annuel, qui dure six semaines et qui est appelé Opération Maple Leaf, attire les meilleurs pilotes de chasse au monde.Cette anné,e, quelque 3000 pilotes provenant du Canada, des États-Unis, de France, de Belgique et d’autres pays doivent y prendre part H La médiation entre Montréal et ses cols bleus ayant échoué, ce sera au Conseil des services essentiels (CSE) de trancher.La Ville espère que le CSE ordonnera aux cols bleus de mettre un terme à leurs gestes d’intimidation à l'endroit des sous-traitants engagés par la Ville.Les deux parties ont donc été convoquées hier après-midi à une audience publique.En preuve, la Ville a fait défiler devant les com-ntissaires du CSE les chefs de division des travaux publics et de la voirie de plusieurs arrondissements.Ceux-ci ont témoigné des incidents survenus au cours des dernières semaines: réfection de trottoirs interrompue dans le Plateau-Mont-Royal, nettoyage des aqueducs non complété dans l’arrondissement de Beaconsfield-Baie-D’Urfé et tonte de pelouse laissée en plan à Pointe-Claire.L’audience se poursuivra ce matin avec le contre-interrogatoire des témoins de la Ville et la présentation de la preuve par le syndicat Lors du conseil municipal en soirée, François Purcell, membre de l’opposition à l’hôtel de ville, a accusé la vice-présidente du comité exécutif, Francine Senécal, d’avoir perdu le contrôle des négociations.Le maire Gérald Tremblay a rétorqué qu’il n’avait pas l’intention d'acheter la paix syndicale en accordant des augmentations salariales qui réduiraient encore davantage la marge de manoeuvre financière de la Ville.Boys & Girls Learn English à Camp MaroMac Un camp anglais sportif et artistique région du Mont-Tremblant pour les fi 116 ans Un environnement familial où les directeurs et les moniteurs connaissent votre enfant | Session de t, 3 l/t ou T semaines.Instruction professionnelle.Stage aspirants-moniteurs[ 36* SAISON «Camp MaroMac fait preuve d'un professionnalisme exemplaire dans le monde des camps de vacances* Rapport ACQ 1-800-884-2267 (514)485-1135 www.niaromac.com Ski nautique • Voile * Escalade • Baseball • Golf » Théâtre * Gymnase • Tennis • Basketball Jaxi, funky, chanté-dans©/ vidéo, mode et théâtre Spectacle à chaque camp Tout ce que vous auriez voulu faire à leur âge ! Enfants (à partir de 4 ans) et adolescents Au V du plateau Mont-Royal (514) 521-3456 danse-louiselapierre.qc.ca Louise Lapierre DÂK S £ El B ?B été 2003 Camp pourgnPajifcS À L'échalote verte, 299 boulevard Sir-Wilfrid-Laurier à Saint-Lambert Informations 450-923-9082 Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Micheline Ruelland au (514) 985-3322 ou à mruelland@ledevoir.com Le patriotisme est à la baisse au Canada LE DEVOIR Les Canadiens ressentent de moins en moins le besoin d’afficher leur patriotisme, selon un récent sondage commandé par l’Asso-ciation d’études canadiennes (AEC).Seulement 50 % des 2002 répondants sondés par Environics estiment que les Canadiens devraient être plus patriotes et montrer ouvertement leur fierté nationale, cette proportion était de 57 % en 2000.La diminution dans la ferveur patriotique s’observe particulièrement chez les anglophones: de 64 % en 2000, seulement 50 % se prononçaient en faveur d’un plus grand patriotisme en 2003.La situation inverse s’observe au Québec, alors que le sentiment patriotique a augmenté de deux points depuis 2000, pour s’élever à 38 %.Dans l’ensemble du Canada, la diminution du patriotisme est plus marquée chez les jeunes, les personnes âgées et les immigrants.Par ailleurs, les symboles de l’identité nationale canadienne sont aussi en perte de vitesse dans le cœur des Canadiens.Le drapeau, l’hymne national, la littérature et la musique canadienne, les parcs nationaux ainsi que les sites historiques sont considérés moins importants pour ndentité canadienne qu’en 2000.Fait à noter, les francophones considèrent Radio-Canada plus importante pour l’identité canadienne, alors que la Société d’È-tat est jugée moins cruciale du côté des anglophones.EN BREF Rencontre sur Féquité salariale (Le Devoir) — Les leaders syndicaux rencontreront vendredi, pour la première fois depuis son assermentation, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, afin de connaître les intentions réelles du gouvernement Charest au sujet du règlement de l’équité salariale dans le secteur public.Comme l’a révélé Le Devoir la semaine dernière, le dossier devait être dos did au 30 juin, mais la partie patronale souhaite reporter le délai jusqu'au mois d’août ce qui laisse présager un règlement à l’automne seulement L'intersyndicale (CSN, FTQ, CSQ, SFPQ et FÜQ), qui tient au délai du 30 juin, entend rappeler à Monique Jérôme-Forget que son chef Jean Charest avait promis de régler la question «le plus rapidement possible». LE DEVOIR.LE MARDI 27 MAI 20U ;î ÉDITORIAL Toronto et le doute La pneumonie atypique a été traitée, par les autorités, comme un problème économique à enrayer et non comme la question de santé publique qu’elle est Q Josée Boileau ?ui sème la panique au sujet de la pneumonie atypique?Les gouvernements, qui m’ont pas fait ce qu’il fallait pour éduquer le grand public», selon le directeur du département des maladies transmissibles à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Les journalistes, assure de son côté la ministre fédérale de la Santé, Anne McLellan.Mais la pneumonie atypique, si affreusement surnommée SRAS — du pur franglais —, n’a eu cure ni des gouvernements ni des journalistes pour resurgir jeudi dernier à Toronto.On avait pourtant été si pressé de déclarer la ville guérie de ses maux: vivement que les touristes reviennent, que les affaires reprennent! Et qu’a-t-elle donc eu, cette méchante OMS, à douter de Toronto, à la classer zone à risque?Ce n’était quand même pas la panique en ville: seuls les hôpitaux étaient touchés! L’avis de l’OMS sera complètement levé au bout de trois semaines: enfin le monde pouvait retrouver la voie de la Ville reine, guidé par une campagne publicitaire appropriée et peut-être même les Stones en juillet Du maire Mel Lastman aux travailleurs d’hôtels, tous étaient bien soulagés.La pneumonie atypique n’est toutefois pas la maladie de la vache folle, que l’interdiction formelle des farines animales suffirait à contrôler.Et puis le consommateur a le choix: il peut se renseigner sur la qualité du bœuf qu’il achète, ou ne plus en manger.Le SRAS, lui, n’offre pas ces solutions: c’est une épidémie qu’on ne comprend ni ne maîtrise.On n’en connaît ni l’origine (certains montrent du doigt le ciel, d’autres la civette, animal prisé en Asie), ni son mode exact de transmission; aucun vaccin n’est disponible — et il n’y en aura pas sous peu; et même les tests de dépistage doivent être mis au point Dans ce contexte, la seule option, c’est de considérer l’affaire avec sérieux.Mais les autorités publiques ont failli à la tâche.Ainsi, vendredi dernier, les six détecteurs thermiques qui devaient être installés depuis une semaine à l’aéroport Pearson de Toronto n’étaient toujours pas en service.Et dans les hôpitaux, il a suffi que l’OMS retire Toronto de sa liste le 14 mai pour que la vigilance se relâche.Certains avaient même mis un terme à leurs mesures anti-SRAS une semaine avant Pourtant, depuis ses tout débuts jusqu’aux cas les plus récents, l’épidémie est concentrée dans les établissements hospitaliers.Or en matière de santé publique, seul le doute doit l’emporter.Time Magazine a blâmé, fin avril, les réactions du personnel médical du Scarborough Grace Hospital, le premier hôpital de Toronto à avoir accueilli un patient atteint le 7 mars.D est plus intéressant de noter la vigilance du méderin qui l’a vu le lendemain et qui s’est posé mille questions devant ce mystérieux malade.Était-U vraiment atteint de tuberculose, comme tous le croyaient?Intrigué, le Dr Sandy Fin-kelstein a fait passer des rayons X à toute la famille puis, pour la première fois de sa vie, il a contacté le département de santé publique de Toronto.D n’y avait alors pas une ligne sur le SRAS dans les journaux et l’OMS elle-même n’émettra une alerte internationale que le 11 mars.Sauf que le médecin doutait Et l’on frémit des conséquences s’il avait fallu qu’il se dise, comme tant d’autres depuis: eh quoi?, on meurt bien de la grippe, du paludisme ou du sida.jboileau@ledevoir.com Le oui de Sharon —| n acceptant d’inscrire la «feuille de route» à l’agenda E politique de son gouvernement pour les prochains mois, le premier ministre israélien Ariel Sharon a gommé une incertitude: il adhère au principe du plan en question.Jusqu’à tout récemment,, les mots formulés, ___J les signés envoyés par ce chef d’État avaient suscité une crainte: qu’il récuse la proposition élaborée par le quartet formé des Etats-Unis, de l’ONU, de l’Union européenne et de la Russie.On se souviendra que, lors du dernier périple du secrétaire d’Etat Colin Powell, Sharon avait cultivé l'indifférence à l’endroit du plan en question en prenant soin de ne pas l’évoquer.Décidée en fin de semaine, l’adhésion du gouvernement israélien révèle un changement d’attitude et une concession.Il semble en effet que Sharon ait décidé de mettre de l’eau dans son vin après qu’U eut acquis la certitude que Bush était déterminé à aller de l’avant La concession?Elle est de taille.Jusqu’alors Sharon tenait mordicus à ce que toute adhésion ou discussion au plan du quartet soit assujettie à un préalable: que les groupes armés palestiniens s’engagent à mettre un terme à la violence.Cela étant, les Etats-Unis, pour convaincre Sharon de cautionner la feuille de route, ont donné à ce dernier des garanties qui n’ont pas encore été divulguées.D’après les échos qui émanent des médias israéliens, ce sont ces garanties qui ont permis à Sharon d’obtenir la majorité nécessaire à l’amorce de la prochain étape.Douze voue contre sept ont voté l’acceptation de la feuille de route.Les opposants, c’est à souligner, appartiennent aux formations d’extrême droite et aux élus du likoud, comme Benjamin Nétanyahou, qui n’ont pas observé la règle dite de la discipline de parti.D y a là un embryon éventuel d’éclatement de la coalition du gouvernement en poste.Comme ce fut le cas lors des tentatives antérieures, tout risque de se jouer autour de la délicate question du retour des réfugiés palestiniens de 1948 et 1967.Sur ce sujet, le gouvernement a émis une réserve d’autant plus ferme qu’elle a été entérinée par une écrasante majorité.Sur ce plan, il est probable que la réserve clairement formulée va créer une certaine friction avec l’administration Bush qui se refuse à négocier des pans de la feuille de route avant que le coup d’envoi à la négociation de celle-ci ne soit officiellement donné.D reste que la demande afférente au retour des réfugiés demeure l’écueil sur lequel risquent de se briser les efforts en cours.Telle que formulée pour l’instant, l’exigence des Palestiniens, si elle était acceptée, accorderait aux réfugiés, mais également à leur descendance, le retour en Israël.Or il se trouve que, grâce à un taux de fécondité très élevé, voire le plus élevé au monde avec 6,2 enfants par femme en Cisjordanie, la population palestinienne a triplé en cinquante ans.Pour l’heure, la feuille de route voudrait qu’une •solution juste et réaliste sur la question des réfugiés» soit trouvée.En attendant, il faut saluer, timidement il va sans dire, le fait que les acteurs en présence aient décidé d’aller de l’avant Cela signifie que Sharon et son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, vont accepter la simultanéité inscrite dans la feuille de route.À savoir que les Palestiniens vont mettre leurs armes en veilleuse et les Israéliens le processus de colonisation doublé du retrait des territoires occupés.Parviendra-t-on à franchir durablement cette première étape?On peut en douter.Serge Truffaut ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOl RASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE OLE DOIS I Directeur BERNARD DKSCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON I Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERC,E Directeur de l'information Jl’LES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, JEAN-FRANÇOIS NADEAt’, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN T1FFET I Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE (ToRa/vtc WR-VaTTf REPRISE DU 28 AVRIL 2003 LETTRES -?- Les Invasions barbares et Thistoire Dans le beau film d’Arcand, Les Invasions barbares, le personnage principal, professeur universitaire d’histoire, reproche à la religieuse qui visite les malades à l’hôpital le fait que les catholiques espagnols et portugais annihilèrent des millions d’indiens à l’époque coloniale, dans une tuerie qu’il compare aux génocides du XX' siècle.Une telle comparaison est une belle phrase dans la bouche du personnage, mais elle ne s’adapte pas à la réalité historique.Je ne cherche ni à cacher ni à disculper la cupidité des conquistadores en Amérique espagnole, mais s’il est vrai qu’ils provoquèrent la mort de milliers d’indigènes à la suite de travaux forcés, surtout dans les premières années de la Conquête, la disparition massive des indigènes s’explique par l’introduction de maladies apportées par les Européens, processus non prévu et non planifié.Les Couronnes espagnole et portugaise n’avaient nullement l’intention d’exterminer ces Indiens qui constituaient un bassin de main-d’œuvre précieux, qui devait être préservé.Et sauf dans des situations spéciales, les Indiens ne furent pas traités en tant qu’esclaves, mais bien en tant que sujets du Roi.Exploités, acculturés et méprisés, ils le fiirent, sans doute, mais pas éliminés consciemment.De la sorte, on ne peut pas comparer cette situation avec les génocides du XX' siècle, la tue- rie délibérée et systématique de certaines ethnies, réalisée par une politique d'Etat, comme ce fat le cas des Allemands et des Turcs contre les Juifs et les Arméniens.11 y a des libertés que les artistes prennent pour parler de certains sujets, qui peuvent aider à réfléchir sur l’histoire et la société, mais qui ne doivent pas être prises à la lettre par le public.José del Pozo Professeur d’histoire latino-américaine UQAM Montréal, le 22 mai 2003 La réforme du régime d’indemnisation L’abrogation du «no fault» est présentée par le nouveau gouvernement, comme la solution au problème des chauffards irresponsables.La solution proposée constitue-t-elle une solution réelle au problème posé?Par ailleurs, ajouter des possibilités de poursuites contre ses concitoyennes et concitoyens améliorera-t-il le bien-être collectif?Pour la victime, pouvoir poursuivre le chauffard sera-t-elle une occasion de faire réparation ou vengeance?D’autre part, le «no fault» constitue-t-il le lieu prioritaire où l’irresponsabilité de citoyennes et citoyens s’avère la plus «blessante» socialement?Situons d’abord le problème et son importance relative.Selon Le Devoir, édition du 16 mai, dans l’article L’abrogation du no fault par Kathleen Lévesque, à partir des chiffres de sa recherche, il est possible de faire quelques comparaisons et déductions à ce niveau.On peut y lire que *14 520 conducteurs ont été condamnés pour une infraction criminelle en 1999.De ce nombre, 2496 ont été impliqués dans un accident et 313 ( 12,5 %) ont réclamé une indemnité à la SA4Ç.[.] On compte également 53 récidivistes (2,1 %).» Nous parlons donc d’une très petite proportion d'individus qui seraient à la source d’une réforme importante pour l’ensemble des Québécois.Serait-ce appliquer «une dose de cheval à une souris»?Posons le problème différemment, dans une perspective de recherche du bien commun plutôt que dans une tentative irrationnelle d'éliminer les conduites irresponsables en poursuivant les fautifs.Chez nos voisins du Sud, tout est objet à poursuite et pourtant, c’est un pays où la violence est excessive.Ne serait-il pas plus approprié de penser à parfaire la loi actuelle dans une perspective de plus grande cohésion sociale plutôt que de division et d’opposition en rendant toute personne sujette à une poursuite en dommages?Plusieurs autres moyens, il me semble, peuvent contribuer à combattre l’irresponsabilité qui, nous devons le souligner, ne se manifeste pas seulement dans la conduite automobile.Et n’oublions pas que nous parlons toujours d'une minorité! L’ensemble des Québécois contribuent positivement et de manière responsable à former une société où il fait bon vivre! Tout n’est pas à changer! Richard Beaucher Sherbrooke, le 25 mai 2003 LIBRE OPINION -?——- Communautés culturelles et CSDM : non, il n’y a pas de peur ! NORMA GAGNA Commissaire du quartier Westmount-Côte-des-Neiges sud et porte-parole du dossier des communautés culturelles MARCELLIN NOËL Président du comité exécutif de la Commission scolaire de Montréal Il y a quelques jours, un groupe de personnes signait une libre opinion dans Le Devoir, accusant la Commission scolaire de Montréal (CSDM) d’avoir peur des communautés culturelles.Le motif?Nous aurions refusé une proposition du MEMO d’organiser une consultation publique sur notre politique interculturelle.Nous tenons immédiatement à les rassurer.Non, nous n’avons pas peur des communautés culturelles, mais nous avons peur des pompiers pyromanes du MEMO, car cette mini-pétition, organisée par le MEMO, repose sur un vulgaire mensonge.L’histoire commence il y a quelques semaines, quand la présidente de ce parti a voulu créer une nouvelle en tentant de faire croire à la journaliste de La Presse que nous avions bêtement refusé de consulter les communautés culturelles sur notre propre politique.A cette occasion, elle a omis de transmettre à la journaliste le procès-verbal du conseil des commissaires qui faisait état des discussions qui ont eu lieu.Or, ces débats sont loin de donner cette image de fermeture ou de xénophobie que tentait de donner la présidente du MEMO.Résultat la sortie de Mme Diane De Courcy n’a donné lieu qu’à un entrefilet C’est tout ce que méritait cette tentative de manipulation journalistique.Combien, parmi les signataires de la lettre, ont apposé leur signature sans avoir lu la contre-proposition finalement adoptée par le Conseil des commissaires?Ce n'est pas un reproche, car il faut toujours présumer de la bonne foi de ses interlocuteurs.Si Mme De Courcy a affirmé que nous avions refusé une consultation par peur des communautés cultu- relles, il était normal de la croire.bien qu’il soit parfois plus sage de se méfier des versions partisanes.[.] Cela dit, nous avouons notre surprise devant cette fibre opinion.Elle surprend d’abord parce que les personnes ou les groupes signataires ne nous ont pas contactés pour se plaindre de l’attitude de la CSDM dans le traitement des élèves immigrants.C’est plutôt le MEMO qui a mis en scène ce faux drame pour lancer sa campagne électorale.Surtout, cette lettre est choquante parce qu’elle laisse entendre que nous manquons d’attention et de respect envers les élèves immigrants.C’est oublier bien vite les gestes que nous avons faits depuis quatre ans pour améliorer la situation des élèves immigrants.Rap-pelonsren quatre qui ont nécessité des budgets et une énergie considérables.1) Alors que le gouvernement nous demandait de transporter par autobus les élèves de Côte-des-Neiges, nous avons mené une lutte mémorable afin d’obtenir la construction des deux écoles qui permettent de scolariser dorénavant les élèves dans leur quartier.2) Sans attendre la permission de Québec, et risquant ainsi un déficit important, nous avons pris la décision d’augmenter l’espace vital dans les écoles multi-ethniques en installant des classes préfabriquées dans plusieurs quartiers; puis, nous avons réussi à faire remplacer ces classes préfabriquées par des locaux permanents, ce que le MEMO n’avait jamais même imaginé possible.3) Nous avons entrepris une véritable révolution de notre secteur d’éducation des adultes afin, notamment, de mieux desservir les parents immigrants.Nous avons ainsi fait doubler le nombre d’étudiants adultes en trois ans.Qui dit mieux ?4) Enfin, nous avons ouvert un centre d’éducation des adultes dans Côte-des-Neiges, même si celui-ci nous coûte deux fois plus cher que ceux situés dans les autres quartiers.(.1 Le projet de politique qui est sur la table n’est qu’une systématisation de l'ensemble des efforts qui sont faits quotidienne- ment pour aider nos 45 % d’élèves issus de l’immigration récente.Un des reproches qui ont été faits à la CSDM est symptomatique du malaise qui nous assaille devant la stratégie du MEMO.Lors d’un conseil des commissaires, une des signataires de la fibre opinion nous a reproché d’avoir rendu publics les résultats aux examens de 6' année, en fonction de la langue maternelle.Nous aurions dû, selon elle, réserver ce genre de résultats aux personnes bien informées.Un peu plus et on nous accusait d’être racistes en ayant laissé publier ces résultats.Ce genre d’arguments illustre bien le piège qui nous guette.1a démocratie ne réserve pas l'information au seul cercle des personnes instruites et bien informées.[.] Quand nous avons demandé à nos services de produire ces données, c’était pour vérifier si certains groupes avaient besoin d’un soutien particulier.C’était pour aider les élèves qui en avaient besoin, pas pour les frapper d’ostracisme.Le MEQ produit d’ailleurs des statistiques identiques sur le dé crochage selon la langue maternelle.(.) Cela étant dit nous avons renvoyé la proposition du MEMO là où elle était destinée: dans le débat électoral.Le MEMO a pratiquement été absent du débat sur les immigrants depuis trois ans.C’est la coalition au pouvoir qui a mené à bien l'ensemble des interventions décrites précédemment.Si nous avions été coupables de délits graves envers les immigrants, au cours de ces trois ans, n’était-il pas de son devoir d’opposition de les dénoncer à mesure qu’ils se produisaient?Il a fallu attendre la période électorale pour que ce parti sente le besoin de lancer un grand débat public sur la question.[.] Le MEMO admet lui-même que le projet de politique soumis au Conseil est *un pas dans la bonne directum».Dans le plan d’action qui y est joint il est également prévu de revoir régulièrement cette politique.C’est sans comp ter le long processus de consultation auquel nous nous sommes soumis et au cours duquel les gens se sont généralement dits en accord avec les divers éléments de la politique.[.] !, " f LE DEVOIR.LE MARDI 27 MAI 2003 A 8 LE DEVOIR ACTUALITES BECHARD SUITE DE LA PAGE 1 «Tout est encore dans les airs et dans les négociations.Cela va probablement négocier encore pendant quelques jours», a-t-il confié au Devoir.Précisant que ses collègues sont aussi aux prises avec des situations difficiles, il laisse tomber «ce n’est pas une bonne période pour nos cheveux gris».«Quand on regarde les commandes qui ont été passées, il y a des points où ce n’est pas compressible.Je ne peux arrêter d’émettre des chèques [d’aide sociale] au mois de février, parce que je n'ai plus d’argent.Là-dessus, il n’y a pas énormément de marge de manœuvre.Même chose au niveau des garderies, on ne peut les augmenter à 25 $ en milieu d’année, parce qu’on n’a plus d’argent», a poursuivi le ministre Béchard.Le gouvernement tentera de respecter ses engagements, qui prévoyaient notamment de garantir le niveau des prestations à l’aide sociale.«Nous voulons respecter la loi contre la pauvreté, on ne veut pas appauvrir le monde», a ajouté le ministre responsable de la sécurité du revenu.Lors d’un point de presse ce matin, le premier ministre a même rappelé que le Parti libéral s’était prononcé en faveur de l’indexation des prestations de la sécurité du revenu.Récemment, la présidente du Conseil du trésor avait soutenu, en entrevue au Devoir, qu’U était hors de question de geler le budget de la sécurité du revenu.«Quand on a traversé quatre ans d’opposition, on a eu beaucoup de gens dans nos comtés qui reçoivent un chèque d'aide sociale, et ce n’est pas beaucoup.Il n’est pas question qu’on aille gruger dans un budget comme celui-là.Ce n’est pas humainement possible», affirmait alors Monique Jérôme-Forget Garderies: plusieurs scénarios Du côté des centres de la petite enfance, qui constituent un autre gros morceau du budget du MESSF, le ministre précise que plusieurs scénarios sont sur la table.«On en voit trois ou quatre par jour, on ne sait pas lequel on retiendra dans les prochains jours.» Une chose est certaine, le jeune ministre veut s’assurer que «les gens qui en ont besoin, la classe moyenne, ne voient pas leur fardeau fiscal augmenter».Le ministre précise qu’il ne se contentera pas d’appliquer des compressions, et inscrit la présente démarche dans la vaste opératiop de «réingénierie» amorcée dans l’ensemble de l’État.«Je veux revoir tous les programmes.Des fois, on a le réflexe de toujours en ajouter et de ne pas en enlever.Parfois, on se rend compte qu’il y a des affaires qui ne marchent plus, ou qui n’ont plus de raison d'être.C’est un travail de fond, qu’on fait en deux ou trois semaines au lieu de le faire en six mois», explique le ministre.L’annonce d’éventuelles compressions a semé l’inquiétude, tant du côté du réseau des garderies que chez les groupes qui luttent contre la pauvreté.«Aujourd'hui, c’est le lancement de la semaine des services de garde, ce sera notre cadeau, drôlement emballé», a ironisé la directrice générale de l’Association québécoise des centres de la petite enfance, Francine Lessard.Si les compressions mettaient un frein au développa ment des 36 500 places en garderie manquantes pour compléter le réseau, «il y a des parents qui vont crier haut et fort.C’est très inquiétant».Une augmentation de la contribution de 5 $ exigée des parents constituerait d’autre part une entrave à l’accessibilité pour les familles moins bien nanties, souligne Mme Lessard.Elle espère cependant que le portrait pourra s’embellir d’ici au dépôt du budget.«Cela nous donne quelques semaines pour discuter avec nos ministres.» L'association a d’ailleurs demandé hier une rencontre d’urgence avec la ministre déléguée à la Famille, Carole Théberge.Pour sa part, la Fédération des femmes du Québec est très préoccupée par la perspective de compressions dans ce ministère à caractère éminemment social: «quel que soit l’endroit où ils touchent, on est mal pris», s’exclame Mme BarboL Elle rappelle que les groupes sociaux s’étaient opposés, lors de la campagne électorale, au plan libéral qui projetait de hausser seulement les budgets de la Santé et de l’Éducation.«On disait que ce n’était pas possible de tout arrêter pour ne foire que deux choses, sinon, on n 'aurait pas besoin de gouvernement Là, il ne s’agit même pas de foire du surplace, il s'agit d’une ponction dans un ministère à caractère social.» Si les nouvelles sont aussi mauvaises qu’on le craint, Vivian Barbot promet un «été chaud» au gouvernement libéral.D’ici là, elle aura les yeux rivés sur le prochain budget, espérant y trouver les mesures urgentes exigées par les groupes anti-pauvreté, telles que la gratuité des médicaments pour les personnes à l’aide sociale et les personnes âgées, ainsi que l’instauration d’un barème plancher à l’aide sociale.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fr étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par I-e Devoir Inc.dont le sièfe social est situé au 2050, rue De Bleury.î* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.W0, boulevard Industriel.Saint-Jean sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans l«e Dti
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