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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-06-30, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 30 JUIN ET DIMANCHE 1 JUILLET 2007 LIVRES" CULTURE LITTÉRATURE François Barcelo, cruel, drôle, déjanté Page E 3 CINÉMA Les petites vagues du Rhode Island MÉDIAS Question d’images Selon Alain Simard, le FI JM ne peut que passer à Internet.PAUL CAUCHON Il y a 25 ans, le modèle inspirant était le Festival de jazz de Montreux, qui se faisait connaître partout dans le monde grâce à ses émissions.«Cétait un peu le modèle qu’on voulait suivre, explique Alain Simard, le grand patron du Festival interet national de jazz de, Montréal et de A l’Équipe Spectra.H aflU Mais 25 ans plus \ W tard, on se pose des questions sur la vente des émissions W m de télé.» ¦ m Résultat de ces J interrogations: le FIJM planifie maintenant, pour son 30' anniversaire dans deux ans, de diffuser son catalogue d’émissions sur Internet, dans un site Web renouvelé, transactionnel, où l’on pourrait avoir accès à des vidéos et à des archives audiovisuelles.Il est normal que le festival de jazz ait tout de suite songé à filmer des spectacles: Spectra filmait déjà des shows avant l’existence du festival.«La télévision a permis au festival d’exister les trois premières années, admet Alain Simard, parce que les subventions n’étaient pas assez élevées.Et si j’ai pu faire venir rapidement des gros noms comme Ella Fitzgerald ou Miles Davis, c’est parce qu’on enregistrait aussi les shows pour la télé payante, à l’époque First Choice.» De plus, le festival avait toujours été à la fine pomte des techniques.«On enregistrait sur 48 pistes, ce qui était rare à l’époque, explique-t-il.Mais cela nous donne une grande qualité sur d’anciens shows.Nous avons été parmi les premiers à tourner en HD.À une époque, nous avons vendu beaucoup de «laser dises” de spectacles au Japonl».Le parcours du combattant Aujourd’hui, le catalogue du festival compte autour de 200 titres, des shows en tous genres et, évidemment, des documents exceptionnels, comme le célèbre spectacle d’Astor Piazzolla ou encore les premiers pas de Wynton Marsalis.Les deux catalogues télévisuels de Montreux et de Montréal «représentent probablement l’anthologie la plus importante de jazz contemporain au monde», soutient Alain Simard, qui révèle que les deux festivals ont déjà envisagé de fusionner leurs catalogues.«Mais Warner a fait une offre à Montreux avec laquelle nous ne pouvions pas rivaliser.» Mais aujourd’hui, y a-t-il un marché véritable pour la diffusion des émissions du festival dans le monde?Alain Simard est perplexe.«Ce qui nous permettait de le faire, c’était l’appui des télévisions publiques», dit-il, surtout Radio-Canada et CBC, mais «les télévisions publiques font maintenant moins de grandes émissions de variétés, de diffusion de spectacles».Pourtant, on pourrait croire que le marché est en expansion, avec la multiplication des chaînes spécialisées dans le monde.«Oui, mais les chaînes spécialisées ne payent pas\», réplique-t-il.VOIR PAGE E 2: SIMARD JACQUES GRENIER UE DEVOIR Alain Simard J AOU h S NADKAI' LU DEVOIR m m iiiii WmSsSÊÊjëÊÈffm àÉliÉSi ’fié .' L’antipropagande de Normand Baillargeon On pourrait croire que son esprit ne se repose jamais.Il veille, l’œil ouvert, pour débusquer les incohérences et les arnaques dans les discours publicitaires, dans les promesses des charlatans, dans les démonstrations statistiques, dans l’appareil médiatique ou dans la rhétorique des politiciens.Le dernier opus de Normand Baillargeon, intitulé Petit cours d’autodéfense intellectuelle et publié aux Editions Lux en 2005, fait un malheur en France (toutes proportions gardées, puisqu’il s’en est vendu environ 6000 exemplaires), après s’être vendu à quelque 30 000 exemplaires au Québec.Il arrive à une époque où l’esprit critique, soumis de toutes parts à un flot d’informations propagandistes, a bien besoin d’un peu plus d’entraînement.CAROLINE MONTPETIT Ce que Normand Baillargeon propose, dans son Petit cours d’autodéfense intellectuelle, ce sont des exercices de remise en question des informations qui nous submergent.Le manuel, qui pourrait en effet faire l’objet d’un cours, s’adresse à tous.Il est d’ailleurs déjà utilisé dans certains cégeps, en philosophie, et pourrait l’être dans d’autres disciplines.En France, il reste bien placé dans les palmarès des ouvrages de sciences humaines des librairies, déclassant même, un moment, le dernier ouvrage de Benoît XVI, ou encore les œuvres de Claude Allègre et de Comte-Sponville.Une grande victoire pour ce professeur de sciences de l’éducation de l’UQAM, qui se dit anarchiste, donc sans dieu ni maître.C’est après que Radio France ait diffusé une série radiophonique sur le penseur Noam Chomsky, à laquelle Normand Baillargeon a beaucoup participé, que les ventes du Petit cours se sont subitement multipliées en mai dernier.«C’est aussi une question de courant, explique Sylvain Nault, directeur de la librairie du Québec à Paris, qui distribue l’ouvrage en France.Ce livre est paru dans un contexte de campagne électorale présidentielle, alors que toute la gauche était mobilisée».Autre explication du succès du Petit cours en France: les illustrations, signées Charb, illustrateur français qui collabore régulièrement à Charlie Hebdo, Télérama, et L’Humanité.Pour développer l’esprit critique individuel.Normand Baillargeon met certains outils à la disposition du lecteur.D’abord, il invite à se méfier du langage, qui charrie son lot de connotations, d’imprécisions, sans parler des mensonges et de la manipulation.L’art de la manipulation du langage et des arguments, qui a cours tous les jours dans notre système de justice, ne date pas d’hier.Le sophisme, ce «raisonnement invalide avancé avec l’intention de tromper son auditoire», a fait son apparition au V' siècle avant Jésus-Christ en Sicile.Et Baillargeon cite joliment Gorgias, ce sophiste qui écrivait dans Eloge d’Hélène: «[.] il y a des discours qui affligent, d’autres qui enhardissent leurs auditeurs, et d’autres qui, avec l’aide maligne de la persuasion, mettent l’âme dans la dépendance de leur drogue et de leur magie».Les techniques utilisées pour manipuler la pensée par le discours sont diverses.La tentative de discréditer quelqu'un, à la manière des avocats, pour empêcher que passe son message, en est une.L’utilisation abusive du jargon, notamment chez les universitaires, en est une autre.Sur ce dernier point, il cite Noam Chomsky, dont il est très proche, et qui n’y va pas de main morte dans sa dénonciation des intellos.«Il y a là un défi pour les intellectuels.Il s’agira de prendre ce qui est plutôt simple et de le faire passer pour très compliqué et très profond.Les groupes d’intellectuels interagissent comme cela.Ils se parlent entre eux, et le reste du monde est censé les admirer, les traiter avec respect, etc.Mais traduisez en langage simple ce qu’ils disent et vous trouverez bien souvent ou bien rien du tout, ou bien des truismes, ou bien des absurdités», écrit-il.Voilà de quoi décomplexer la majorité de la population qui ne fréquente pas les universités.En deuxième lieu, Baillargeon propose à ses lecteurs un petit entraînement aux mathématiques, cette science rébarbative à plusieurs qui, à défaut de s’y frotter, s’exposent aux conclusions parfois douteuses de ceux qui pensent la maîtriser.Baillargeon mentionne que la plupart des esprits non exercés se prêtent mal à un calcul approximatif des probabilités.Vous viendrait-il à l’idée, par exemple, que vous courez deux fois plus de risques de mourir d’une piqûre d’abeille que de gagner à la 6/49?Autres chevaux de bataille: les moyennes arithmétiques, qui donnent souvent une vision des choses faussée par les extrêmes, ou encore les tableaux statistiques que l’on peut modifier à sa guise pour tromper l’œil, etc.Baillargeon pose le problème ainsi: nous sommes victimes d’une «indigestion de nombres qui n’ont strictement aucun sens», et la solution est de «compter soigneusement avant de décider de les consommer».Il prend l’exemple d’un universitaire qui disait devant un auditoire d’intellectuels, il y a quelques années, que 2000 enfants irakiens mouraient chaque heure durant l’embargo américano-britannique sur l’Irak, qui a pris fin avec la chute de Saddam en 2003.«Si 2000 enfants meurent chaque heure, vous ferez facilement le calcul, cela fait 17 520 000 enfants par an, et ce, depuis dix ans; et cela se passerait dans un pays qui compte 20 millions d’habitants», rétorque Baillargeon.De gauche Détrompez-vous cependant, l’homme est farouchement de gauche.Anarchiste, plus précisément, c’est-à-dire pour une société où le pouvoir n’aurait, en principe, pas sa place.«Les formes de pouvoir doivent se justifier, dit-il, sinon, il faut les combattre.» En ce sens, sa vision du monde est complètement opposée à celle d’Edward Bernays, cet Américain, neveu de Sigmund Freud, considéré comme le père des relations publiques et qui a été identifié comme l’un des personnages les plus influents du XX' siècle par le magazine Life.Présentement Normand Baillargeon termine la rédaction d’une préface de l’ouvrage Propaganda, écrit par Bernays et en voie d’être réédité aux Editions La Découverte en France.Bernays a lancé Hdée que des forces occultes et opaques doivent mobiliser, contrôler, orienter l’opinion publique, explique Baillargeon.«H croit que 20 % de la population sait et peut décider pour les autres; les autres 80 % étant des imbéciles et des moutons», dit-il.C’est exactement le contraire de son pari à lui, cet espoir d’une société plus juste, basée sur rinteUigence des gens.Son petit cours d’autodéfense intellectuelle est donc une invitation à interroger l’ordre social jusqu’à ce que les réponses obtenues soient satisfaisantes pour l’esprit critique.Mais il faut aussi se méfier de soi-même, et Baillargeon consacre un chapitre à la remise en question des perceptions individuelles, à travers la mémoire, par exemple.Enfin, s’il croit à la nécessité des médias, il propose, pour les lire, de tenir compte de leur taille et de leur appartenance, de leur dépendance à la publicité, de leur dépendance à certaines sources officielles, de leur anticommunisme de principe, et des critiques que les puissants ont à leur égard.En fait, le travail de Normand Baillargeon se base d’abord sur une position philosophique.L’homme croit à une vérité extérieure qu’il faut tenter de cerner.«Je crois que le monde existe indépendamment des représentations que j’en ai.» Pour ce faire, la science est sa meilleure alliée.«Je suis un fervent amoureux de la science, dit-il.La science est le meilleur moyen que l’humanité ait trouvé pour connaître.On sait peu de choses, notre savoir est limité, et la science est un moyen limité de connaître, mais c’est le seul dont on dispose.» La science et un petit guide d’autodéfense intellectuelle, pour affronter la vie.Le Devoir \ » v * V LE DEVOIR, LES SAMEDI 30 JUIN ET DIMANCHE 1 JUILLET 2 0 0 7 LIVRES Où était passé Charles Louis Hamelin Aux environs de l’an 2000, j’avais lu pour Le Devoir le recueil de nouvelles d’un débutant, habitant de Seattle, dans l’État de Washington.C’était l’époque où cette jumelle de Vancouver avait son tour au hit-parade des villes, où cette grosse bourgade jusque-là connue pour ses six mois de pluie par année, ses saumons et la compagnie Boeing se retrouvait enfin sur la carte du lifestyle.Tout à coup, c’était cool de quitter New York et Boston quand on était bobo et mobile pour aller s’installer dans le Nord-Ouest, comme ça l’était de s’acheter une résidence secondaire à Aspen ou un ranch dans le Montana quand on nageait dans le fric de Malibu et de Santa Barbara.Le livre s’intitulait Le Cap et il m’avait ébloui.Il arrive rarement qu’on se rappelle une écriture mieux que les histoires qu’elle nous raconte, spécialement quand on parle de nouvelles, et des Etats-Unis.Je me souviens d'un souffle qui brûlait la page et les images quelle charriait: carcasse de voiture calcinée au fond d’un ravin, forêt enveloppée d'un rideau de flammes au bord de l’océan, et cette autostoppeuse cancéreuse qui portait une perruque rousse.Aujourd’hui, on se souvient surtout de Seattle pour la chambranlante performance de son équipe de football lors de l’avant-dernier Superbowl, mais il m’est arrivé de me demander, au cours de ces sept années-là, ce que devenait Charles D'Ani-brosio.La version originale de son livre datait de 1995.Depuis, Seattle est passée de mode, tandis que le temps passait tout court Impossible, me disais-je, qu’il n’y eût pas, en train d’être assemblé dans une quelconque usine éditoriale new-yorkaise, un gros roman prêt à nous assener la confirmation éclatante et définitive de la naissance d’un génie.1) recueil de nouvelles encensé par la critique.2) gros roman porté aux nues.C’est le parcours du combattant, non?Le plan de marketing obligé pour imposer une nouvelle voix.Mais où diable était Charlie?Il y a deux manières de répondre à cette question.La première fait appel à une poignée de détails biographiques que l’auteur, bien loin de verser dans l’omniprésente peoplemanie actuelle, nous invite néanmoins à considérer, puisqu’il les revendique comme tels dans une série d’essais on ne peut plus personnels.La seconde est de prendre acte, après dix ans, de la publication d’un second recueil de nouvelles dont les textes les plus forts et les plus aboutis appellent la comparaison avec les plus grands, les stars du genre, dont un certain Raymond Carver, anciennement de Tacoma, État de Washington.Une question et deux réponses, donc.Et deux livres pour une critique.J’ai commencé par les essais.Un genre qui ne pardonne pas.L’essai est, pour l’écrivain, l’équivalent d’un combat de boxe.Le mensonge y est impossible.L’esbroufe est permise, mais vous retombe habituellement sur le nez.Les trucs se voient.On y est seul avec ses idées, à débattre, à s’avancer, à danser, à connaître le prix d’une erreur.«J’ai commencé à écrire des essais pour The Stranger, explique l’auteur en avant-propos, à Seattle car personne d’autre ne voulait m'accorder cinq mille mots tout en s'engageant à ne pas déplacer une virgule — exactement le genre de marché qu’on peut négocier quand on est prêt à travailler pour trois fois rien.» Ça donne, d’entrée de jeu, la mesure du bonhomme, je trouve.Autrement dit, on ne risque pas de retrouver sa signature dans un magazine comme L’Actualité, où, m’a-t-on déjà expliqué, il y a «un ton L’Actualité, jeune homme.».O.K., tonton.Continuons: «Même si on me payait une misère, je jouissais SUITE DE LA PAGE E 1 L’enregistrement d’un spectacle est une sorte de parcours du combattant où il taut négocier avec tout le monde.«J’ai même quelques spectacles prêts à être vendus que je ne peux pas vendre parce que les droits demandés sont exorbitants», dit-il.Ce serait le cas, par exemple, d’un spectacle de Paul Anka où des chansons des Beatles sont interprétées.Dans le public, la vente des émissions de télé est vue comme une vache à lait pour Spectra.Alain Simard soutient toutefois que la vente des émissions du festival de jazz représente maintenant «à peine 1 à 2%du chiffre d’affaires de Spectra».Avec le développement du DVD, n’y aurait-il pas ouverture d’un nouveau marché?Tout dépend de l’artiste, pourrait-on ajouter.«Un bon vendeur de disques de jazz, mettons Oliver Jones, ça peut représenter entre SIMARD 7000 et 12 000 %CAN», explique Simon Fauteux, de Fusion III, le plus important distributeur de jazz chez nous.Dans ce contexte, le DVD d’un spectacle «est vu comme un supplément», ajoute-t-il.Le DVD du dernier spectacle de Suzie Arioli s’est vendu à environ 5000 exemplaires, ajoute-t-il, mais ce serait exceptionnel.«E faut dire qu 'avec 30 000 à 35 000 CD, Suzie Arioli est vraiment une très grosse vendeuse», précise Simon Fauteux.Chez Archambault rue Sainte-Catherine à Montréal, on trouve un nombre grandissant de DVD au rayon jazz.Spectacles récents mais également de fabuleux films d’archives, histoire d’admirer un Thelenious Monk en pleine action en 1966, par exemple.Les employés expliquent au Devoir que la matière audiovisuelle est de plus en plus riche pour les fans.mais ça reste un marché de fans, justement Le marché général du DVD Dans la foulée du débat sur les accommodements raisonnables, la revue Les Cahiers du 27 juin propose dans son dernier numéro une réflexion sur : LA RELIGION DANS J.ESPACE PUBLIC AU QUEBEC DOSSIER La religion dans l'espace public au Québec ïextes do Caroline Allard, Rachida Azdouz, David Mendelsohn, Micheline Milot, François-Nicolas Pelletier, Patrick Weil et Daniel Weinstock EDITORIAL Pourquoi nous ne nous sentons pas menacés par l’accommodement raisonnable La contre-culture, une force de changement social?Un dialogue entre Joseph Heath et Ken Goffman La sérié Wanted terrorists de l'artiste Marc Séguin par Julie Lavigne ARCHIVES LE DEVOIR Le DVD du dernier spectacle de Suzie Arioli s’est vendu à environ 5000 exemplaires (cinéma, spectacles d’humour, émissions de télé) s’adresse davantage aux moins de 40 ans ou 50 ans, explique-t-on.Or le public fidèle du jazz est plutôt âgé de plus de 50 ans.Pour Alain Simard, la solution consiste à monter de «très gros événements», dit-il, «des «blockbusters” qui peuvent assurer un rayonnement», des rencontres au sommet avec différents artistes, ou encore des anniversaires exceptionnels, dont la captation peut attirer les chaînes de télévision du monde.Le show du 25' anniversaire du festival avec le Cirque du Soleil en est un exemple éclatant, mais c’est un exercice coûteux: le spectacle a coûté 2,3 millions, dit-il.Il reste que, pour le festival, «il est crucial de continuer à diffuser et à vendre des émissions, parce que ça permet de maintenir notre image à l'étranger», dit-il.Quant au projet de nouveau site Web qui permettrait d’avoir accès à des documents audiovisuels, il s’inscrit dans les projets d’avenir du festival, qui rêve aussi de mettre en place sa «maison du jazz» pour son 30 anniversaire.Le Devoir d'une liberté absolue, et à cette période de mon existence le droit de penser et d’écrire comme il me plaisait m’importait bien plus que l’argent.Je me sentais désespéré, je ne savais pas trop pourquoi, mais j’étais pratiquement certain que l'argent ne résoudrait pas le problème.» J’ai parlé d’une poignée de détails biographiques?En voici un: désespéré.Le premier essai raconte au «je» les années de formation d’un jeune homme et futur écrivain dans une ville qui ne figure pas encore sur la mappemonde des métropoles in.Portrait de l’artiste en provincial.Les poses empruntées, le scribouillage dans les cafés, la conviction d’appartenir à une lointaine famille de l’esprit Sartre, Camus, auteur mon frère.Et un jour, la révélation: «J’ai d’abord lu Raymond Carver, car en feuilletant son deuxième recueil de nouvelles dans une librairie j'avais reconnu un lieu familier— Wenatchee.» Important comme le diable, ça: cette reconnaissance territoriale.Le «possible-ici-aussi».Poursuivant ma lecture, je suis de nouveau ébloui, aux anges quand D’Ambrosio, en moderne hybride de Flaubert et de H.D.Thoreau, se fait le brillant pourfendeur de la bêtise contemporaine, que ce soit en introduisant un peu d’intelligence et d’amour dans le procès jugé d’avance de cette professeure accusée d’avoir détourné du droit chemin un gamin d’une douzaine d’années (un Lolito, ça n’existe pas) ou en décortiquant l’effet CNN, le concept des maisons-modèles et la controverse soulevée par les activités baleinières traditionnelles des Indiens Makah.Perspicace et érudit, D’Ambrosio pourrait en remontrer au Barthes des Mythologies.Ensuite, ça devient un peu plus lourd.Quand il nous ouvre ses archives familiales (frère schizophrène, père maboul sur les bords, autre frère suicidé, aucune mère en vue), on se dit: oh, oh.Même chose quand il part en camping et nous ouvre son havresac.Premier article sur la liste: «une quantité suffisante d’antidépresseurs».Bon.On commence à comprendre où était passé Charles toutes ces années.Mais pas très bien ce qu’il est allé faire dans cet orphelinat rus- se, visite qui donne certes son titre à l’ouvrage, mais dont le but nous reste ultimement obscur.Ni l’intérêt de la pesante démonstration poétique qui clôt le livre avec toute la grâce d’une conférence-assommoir.Les meilleurs textes, ici du moins, occupent les deux premiers tiers du bouquin.Dans le recueil de nouvelles, c’est le contraire: il faut survivre aux trois premières histoires pour commencer à s’amuser (une bien grosse commande, j’en conviens, s’agissant d’un univers hanté à ce point par la maladie mentale).J’insiste: à moins d’avoir consciemment manœuvré pour que le livre figure en bonne place parmi les chefs-d’œuvre de la littérature déprimiste des siècles passés et à venir, quelqu’un (l’auteur lui-même?) semble bel et bien avoir décidé que nous allions d’abord devoir nous accrocher et serrer les dents, par exemple devant cette ballerine qui éteint ses cigarettes sur ses mamelons, au risque de sauter quelques pages pour arriver plus vite à ces purs chefs-d’œuvre que sont les nouvelles intitulées Le Musée des poissons morts et Le Jeu des cendres.La première a pour décor un misérable tournage de film porno.C'est dans la seconde que les poissons se cachent pour mourir.La fin de la route.Une voiture, une urne funéraire, une jeune squaw Makah qui fait du pouce.J’arrête ici.C’est trop beau.Collaborateur du Devoir ORPHELINS Charles D’Ambrosio Traduit de l’américain par France Camus-Pichon Albin Michel Paris, 2007,228 pages LE MUSÉE DES POISSONS MORTS Charles D'Ambrosio Traduit de l’américain par France Camus-Pichon Albin Michel Paris, 2007,256 pages Mongo Beti et la liberté de penser LISE GAUVIN DI abord connu comme romancier, l’écrivain d’origine camerounaise Mongo Beti (1932-2001) n’a cessé, tout au long de sa vie, de militer pour la reconnaissance des droits de ses compatriotes africains et de dénoncer le néocolonialisme qui, au nom de la francophonie, a gardé en tutelle les pays de l’Afrique noire longtemps après leur indépendance.Mais il a payé cher une liberté de penser qui l’a forcé à l’exil et lui a causé divers sévices.L’ouvrage publié par les Éditions Gallimard, qui couvre les années 1953 à 1993, est le premier d’une série de trois regroupant les principaux articles de ce militant De son vrai nom Alexandre Beyidi, Mongo Beti publie un premier roman, Ville cruelle (Présence africaine, 1954), sous le pseudonyme d'Eza Boto, en hommage à Ezra Pound, récit qui met en cause la violence coloniale.Deux ans plus tard, un nouveau roman, Le Pauvre Christ de Bomba (Robert Laffont, 1956), s’attaque à l’action des missionnaires au Cameroun.Après avoir passé son certificat d’aptitude au professorat (CAPES) en France, puis un diplôme d’études supérieures sur «l’image du Noir dans Bug-Jargal» de Victor Hugo, il devient professeur au lycée de Rouen en 1966, poste qu’il occupera durant douze ans.En 1972, un essai virulent, Main basse sur le Cameroun, dans lequel il s’en prend au pouvoir en place dans son pays, est immédiatement saisi après sa parution chez Maspero à Paris.Et l’auteur de se trouver ensuite dans un imbroglio juridique assez surréaliste puisqu’au moment de répondre à une invitation de l’Université d,e Halifax, il se rend compte que l’État français ne le considère plus comme l’un de ses ressortissants, bien qu’il ait séjourné en France depuis 1951 — alors que le Cameroun avait toujours le statut de colonie,— et qu’il soit fonctionnaire de l’Éducation nationale.Au moment d’obtenir un renouvelle- basse ^ÇBQunj Mongo Beti en 1976, lors de la parution de son livre Main basse sur le Cameroun Les Cahiers du 27 juin est une revue indépendante et non partisane de réflexion éthique et politique.La revue traite de sujets touchants le vivre ensemble au Québec.Disponible maintenant en librairie.DU 27 JUIN POUR ABONNEMENT ET INFORMATION (514) 729-4933 ou 1-866-307-4933 cahiersrlu27juin.org MDL marchedulivre.qc.ca librairie agréée Ultératun • Art • Référence • Nouveauté PIUS DE 10 000 BANDES DESSINEES angle de Maisonneuve Est et St-Hubert sur le campus ( __________________ à deux pas de la Grande Bibliothèque ment de son passeport, on lui demande plutôt de se rapporter au régime politique alors en exercice au Cameroun, celui-là même auquel il s’oppose dans ses écrits.Un radical Mongo Beti, qui se décrit comme «un radical noir francophone», aura ainsi passé toute sa vie à défendre les intérêts des siens et à exprimer son indignation face à une presse silencieuse devant les horreurs de ce qu’il désigne alors comme une «véritable république bananière où, à l’évidence, l’indépendance a laissé intacte la domination de la France».Ses premiers articles, publiés dans Présence africaine, annoncent déjà un ton et des prises de position qui vont à,l’encontre des idées reçues.A Camera Laye, auteur de L’Enfant noir, il reproche une vision édulcorée de l’Afrique qui en laisse de côté les véritables enjeux.Toute publication n’est-elle pas jusqu’à un certain point orientée par les comités de lecture des maisons d’édition françaises dont l’attente est, de façon plus ou moins consciente, marquée par le désir de pittoresque?De la même façon, l’information, selon Beti, est faussée par les journaux français de droite qui sont diffusés largement en Afrique.Afin de faire entendre une parole vraiment libre, émanant de la communauté des intellectuels africains, il crée en 1978, avec son épouse, la revue Peuples noirs-peuples africains.Ce n’est qu’à la fin de 1991 qu’il peut retourner sans crainte s’établir dans son pays, où il fonde la Librairie des peuples noirs, à Yaoundé.L’exemple de Mongo Beti est celui d’un écrivain qui a su rester fidèle à ses engagements initiaux et dont les constats, en ce qui concerne la diffusion des œuvres, sont toujours d’actualité: «Toute communauté qui ne s’est pas dotée d’institutions littéraires qui lui appartiennent en propre, qu’elle soit en mesure de contrôles à l’exclusion de tiers étrangers si bienveillants soient-ils, doit s’attendre à ce que ses écrivains se mettent d’une façon ou d'une autre au service d’organisations mieux pourvues, certes, mais en dernière analyse hostiles.Dans ce domaine-là comme dans les autres, il n’y a pas de miracle.[.] Sans appareil culturel indépendant, il n’y a pas de public autonome, ni de communauté littéraire souveraine.» Qu’aurait-il pensé de cette consécration institutionnelle par les Editions Gallimard?On peut à tout le moins s’interroger sur la notion de «rebelle», qualificatif donné par l’éditeur faisant basculer dans la marge celui qui, tout au long de sa vie, s’est voulu un militant et le porte-parole de sa collectivité.Ou mieux encore, selon l’expression de Tierno Monemembo, un «Prométhée camerounais».Collaboratrice du Devoir LE REBELLE Mongo Beti Gallimard, coll.«Continents Noirs» Paris, 2007,404 pages Hydro Québec Présente LE FESTIVAL INTERNATIONAL du 23 juin au 25 août 2007, Saint-lrénée, Charlevoix Tous les concerts sont présentés à 20 h 30 à moins d’une mention spéciale.A MERCREDI, 4 JUILLET I Les Concerts Jazz Industrielle Alliance HOLLY COLE En première partie : MICHAEL KAESHAMMER, piano VENDREDI, 6 JUILLET Les Solistes LORENZO MICHELI, guitar CASTELNUOVO- TEDESC0 - GUBAJDULINA -REBAY GIULIANI ' La venue de M.Lorenzo Michel! est possible grâce au soutien de l’Institut culturel d'Italie./ SAMEDI, 7 JUILLET Le Domaine danse [bjm_danse] LOUIS ROBITAIUE, direction artistique PEDERNEIRAS BARTON Crédit photo : Nicrto Rivelll information et réservations : 1 888-DFORGET / www.domaineforget.com W Billetech -6 Québec îîïî «*¦ BRUNCHES-MUSIQUE Tous les dimanches de l'été, de 11h à 14h t DENIS LABRIE ^ accordéon ^ Au temps de la valse .CARMEN & DAVID 3 TRIO H Chanson française à saveur jazz / * 37 LE DEVOIR, LES SAMEDI 30 JUIN ET DIM ANC H E 1 JUILLET 2007 E I E 3 LIVRES Danielle Laurin Deux petits romans, un seul livre.Chroniques de Saint-Placide-de-Ramsay.C’est cruel, drôle, déjanté.Normal, c’est signé François Barcelo.Ça se passe au Québec, dans un petit village.Et c’est publié en France.Normal Comme l’indique sur son site Internet l’ex-publicitai-re, auteur d’une cinquantaine de livres en 25 ans: «Je deviens ainsi le premier Québécois publié dans la collection Fayard noir, dirigée par Patrick Raynal, après avoir été le premier Québécois accepté dans la Série noire, dirigée alorS'parle même Patrick Raynal.» C'e^.Cadavres, en 1998, qui a donné le coup d’envol Les droits du livre ont entre-temps, été yendus pour le cinéma.La sortie du film, réalisé par Erik Canuel et mettant en vedette Patrick Huard, est prévue pour 2008.Ça aussi on peut le üre sur le site de François Barcelo, un petit bijou en sol Petit bijou de simplicité.Où les choses sont relatées, dites pour ce qu’elles sont sans enflure.Normal.La simplicité, c’est la qualité première de Barcelo.D’ailleurs, il n’y a pas longtemps, s’adressant aux jeunes écrivains en herbe, il écrivait «Vous ne savez pas par quoi commencer?Cest facile.Il suffit de rechercher une qualité qui conduit à toutes les autres: la simplicité.'» D’accord.Dans le cas de Barcelo, on pourrait parier d’une fausse simplicité.Comme on pourrait parler de la fausse naïveté de ses héros.Comme on serait tenté de qualifier ses livres de faux polars.Sa spécialité: l’abject dans ce qu’il a de plus abject Mais avec l’air de ne pas y toucher.C’est lancé pardessus la jambe, on dirait Comme s’il s’agissait de la plus banale normalité.On l’imagine très bien en train de se taper sur les cuisses tandis qu’il écrit François Barcelo, tellement jl semble prendre plaisir à voir dégringoler ses héros.A faire en sorte qu’ils s’enlisent dans une toile d’araignée soigneusement tissée.Et d’en remettre, encore et encore.Jusqu a l’asphyxie.Et nous, nous, lecteurs, de rire avec lui, l’auteur.De rire jaune, oui, ça grince, c’est affreux, complètement Tous des salauds ! immoral plus de bien, plus de mal à quoi bon après tout le monde est foutu.Satire sociale, bien sûr.O combien désespérante.Mais jouissive au posable dans le même temps.Des salauds.Des êtres tordus, vicieux, menteurs.Des êtres immondes, sans scrupules.Qui n’hésitent devant rien pour parvenir à leurs fins.Viol vols, meurtres, tout est possible, tout est permis.Jusqu’à ce que leur propre piège se referme sur eux.Voilà les personnages qu’affectionne François Barce-lo.Des personnages qui en apparence bien sûr, ont l’air tout ce qu’il y a de plus normal, ordinaire.Qui pourraient être votre voisin, votre ami, votre mari, votre confesseur, pourquoi pas?Prenez les deux narrateurs de Pompes funèbres, premier volet des Chroniques de Saint-Placide-de-Ramsay.Wilfrid, camionneur à la retraite porté sur le gin, a peut-être tué sa femme paraplégique.D a failli violé sa fille en tout cas, mais, trop lâche, a fait faire le travail par son meilleur ami.tandis qu’il se branlait Son meilleur ami c’est vite dit C’est le seul qu’il ait jamais eu.Bertrand, il s’appelle.Un peu plus jeune.Très, très laid.Célibataire.Son métier directeur de pompes funèbres.Homme à tout faire, en fait puisqu’il est le seul employé de l'entreprise héritée de son père.On est en 2003, aussi bien dire hier.Tout tourne autour d’une fausse mort La fausse mort de Wilfrid.qui pourrait se révéler vraie.Tout est prétexte, au fond, à tracer le portrait de ce faux cul ce faux jeton, Wilfrid.Et de celui qui s’avère être son faux ami Bertrand.Tout ek prétexte à faire le portrait d’un village, aussi.Saint-Haddede-Ramsay.Perdu au milieu de nulle part, de phis en plus déserté, victime d’une «lente agonie».Un salon funéraire où les morts se font de plus en plus rares, une caisse populaire où on connaît tout le monde.Et un hôtel qui n’a {dus de chambres.Voyez le décor.Ça n’empêche pas la corruption des hommes politiques, la bêtise des policiers.Et la pédophilie des prêtres.Oh que non.D’ailleurs, la deuxième histoire du livre, Fonts baptismaux, met en scène un curé pervers qui comme Wilfrid et Berfrand, a lui aussi gâché sa vie.Un blasé, quoi, qui n’a plus rien à perdre.Surtout pas son âme.Même décor, donc.Trois ans plus tard.Tiens, le curé en question habite le logement au-dessus du salon funéraire.Et il éprouve une aversion sans nom pxmr la directrice de la caisse popxilaire, même sil ne déteste pas lorgner son corsage plantureux Reste que ce sont les petites filles qu’il préfère.Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, qu’il s’est fait expatrier loin de la grande ville, loin des rumeurs, des poursuites pos- JACQUES GRENIER LE DEVOIR François Barcelo sibles.D en a encore pour deux ans à croupir là, dans ce village décrépi en attendant sa retraite.Sa seule espérance: trouver un jour une jolie femme, de préférence riche, pxtisqu’en phis il est fauché.Dettes de jeu.D espère se marier, donc, et avoir des enfants.Un au moins, de préférence une fille: «je ne détesterais pas avoir enfin une fille à moi».Voyez le genre de type.Inutile de gâcher votre plaisir en vous dévoilant l’intrigue.Sachez seulement que, par effets de dominos, notre vieux curé s’embourbera dans une affaire de meurtres qui révélera son vrai visage.Sachez surtout que vous refermerez Chroniques de Saint-Placide-de-Ramsay en criant chapeau.Bon, il y a bien quelques longueurs.Ça s’étire un peu, ça tourne en rond, qu’on se dit.Qu’il en finisse, Barcelo, ce sadique, avec ses rebondissements qui se mordent la queue.Et pais non, qu’on se dit ça fait partie du charme, du style de l’auteur.Cette impression qui ne se passe rien, que ça tarde à avancer et que, lorsque ça y est, c’est tel lement emberlificoté.Ce n’est justement pas dans l’ac- tion que ça se passe, chez Barcelo.C’est dans le ton.C’est dans la dérision, le loufoque.Est-ce qui y aura une suite à ces chroniques?se demande-t-on, finalement.Ces deux brefs romans, explique l’auteur, toujours sur son site, «constituent le premier tome d'une série».Mais une suite «que je ne suis même pas sûr de poursuivre un jour», ajoute-t-il Suspens.Faux suspens?Avec François Barcelo, allez savoir.Collaboratrice du Devoir 1.Zinc, numéro 10, hiver 2007, Montréal.CHRONIQUES DE SAINT-PLACIDE-DE-RAMSAY François Barcelo Fayard noir Paris, 2007,310 pages LA PETITE CHRONIQUE Passions presque dévorantes Gilles Archambault Les écrits de Jean-Bertrand Pontalis consacrés à la psychanalyse sont connus.Cette activité professionnelle ne l’empêche pas d'être en même temps; un écrivain de race.Les récits réunis sous le titre if Elles en sont la preuve.11 s’agit de courts textes — moins de dix pages — qui évoquent illustrent des figures de femmes.Souvenirs de lectures, images léguées par le cinéma, rappxds de rencontres, comptes rendus d'aventures imaginées ou non, tout s’articule autour de la femme.«Ma mère est présente dans tous mes livres.Parfois, je l’évoque directement, je la nomme; parfois, plus souvent, elle y apparaît sous la forme d’une fiction.Des livres dont elle n’a jamais lu une ligne et qui sans doute lui étaient destinés afin de la toucher, afin qu’elle entende la voix de son fils qui ne savait pas lui parier.R y a donc dans ce petit livre en apparence si léger une gravité à peine suggérée qui vous retient jusqu’à la fin.Ici, rien de lourd, une discrétion, un humour, un parfum de nostalgie.Quant à Pierre, il vient à des intervalles réguliers, me consulter, sans motifs précis.Je crois que cela lui fait du bien de vérifier que nous vieillissons ensemble.» La discrétion qui fait le charme des récits de Pontalis, on ne la retrouve pas dans les lettres qu’ont échangées Anaïs Nin et Henry Miller.Sous le titre de Correspondance passionnée nous est soumis un échange épistolaire entre les deux écrivains qui, à partir de 1932, trouvèrent moyen de tomber amoureux l’un de l’autre, de vivre une passion partagée pmis d’évoluer petit à pietit vers une amitié dans laquelle une tendresse émouvante trouva place.Le titre original, A Literate Passion, rend mieux compte du contenu du livre.S’il traite de passion chamelle dans ces lettres, il y est aussi beaucoup question de littérature.Quand Anaïs Nin rencontre Henry Miller à Paris en 1931, elle est déjà mariée.Elle a 28 ans.Fille d’un compositeur et musicologue espagnol, elle vit avec son mari, ban- quier.Hugh Parker GûQer est américain.Le couple réside en France.Miller est sans le sou et vit d’expédients.Anaïs tombera amoureuse de la seconde femme de Miller, June, et aura avec elle une aventure.Si Anaïs Nin tient déjà son journal, elle n’a pas publié.Miller non phis ne s’est pas fait un nom en littérature.Les deux ne tardent pas à se reconnaître, fl s’agira pour les deux amants de ne pas chagriner l’épioux Jusqu’à la fin, Miller aura le souci de le ménager.Une chose est évidente, il aime Anaïs.«Je suis heureux, Anais, je suis heureux de toi, pour toi, avec toi.Je ne veux plus de cet amour sombre, pleurnichard, gémissant.» Miller a soif de liberté, il rêve de voyages, de nouveaux horizons.Les lettres d’Anais ont le même accent de vérité.Si elle ne tarde pas à faire reproche à Miller de ce qu’elle estime être de sa part une concep> tion de l’amour trop exclusivement axée sur la recherche sexuelle, elle n’a pourtant rien d’un bas bleu.Elle accepte que son amant hti fasse des remarques sur la faiblesse de son écriture.«Je propose, lui écrit-il de revoir le texte ensemble, page par page, peut-être, afin de fenseigner un tout petit peu de maîtrise.» Quand ils cessent de correspondre, c’est à cause de la diariste.«Ryaun éloignement, non de mon côté, mais du sien», écrit Miller à son ami Wallace Fowlie en janvier 1944.La dernière lettre reproduite dans cette Correspondance passionnée est d’octobre 1953.L’un et l’autre des épistoliers ont alors atteint à la célébrité qu’ils recherchaient Collaborateur du Devoir ELLES J.-B.Pontalis Gallimard Paris, 2007,198 pages CORRESPONDANCE PASSIONNÉE Anaïs Nin/Hemy Miller Stock Paris, 2007,618 pages LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de qualité Livres d’art et de collections Canadiana Livres anciens et rares Bibliothèque de la Pléiade Littérature Philosophie Sciences humaines Service de presse Achetons à domicile 514-522-8848 1-888-522-8848 4487, rue De La Roche (angle Mont-Royal) bonheurdoccasion@bellnet.ca NOUS NOUS DÉPLAÇONS PARTOUT AU QUEBEC, POUR L’ACHAT DE BIBLIOTHÈQUES IMPORTANTES.Mémoires du Montréal yiddish CAROLINE MONTPETIT Les Editions du Noroît publient la traduction des mémoires du poète Sholem Shtern, sous le titre Mémoires littéraires du Montréal Yiddish.Ces mémoires littéraires ont été publiés en yiddish en 1982.Ils sont repris aujourd’hui dans cette traduction de l’anthropologue Pierre Anctil.Les réflexions reprises par Shtern trouvent leur contexte principalement dans les années 30 et 40, époque à laquelle Montréal reçoit régulièrement des représentants de la gauche littéraire new-yorkaise, explique l’éditeur en quatrième de couverture.La littérature yiddish, explique aussi Pierre Anctil en introduction, est «la seule littérature d’envergure écrite en langue non officielle que le Québec ait connue au XX' siècle, et qui se soit fixée presque entièrement dans l'axe de la montréalité».Cette description de Montréal est à la fois poétique et objective, poursuit Anctil.«Sous ce rapport les Juifs est-européens, qui ve- naient à peine de mettre les pieds dans le port de Montréal lorsqu’ils se mirent à publier en yiddish, ont souvent fait mieux que leurs contemporains de langue française et anglaise, qui bénéficiaient pourtant d’une présence historique plus ancienne ainsi que de moyens institutionnels plus imposants», écrit-il encore.Reste que la créativité yiddish est «tombée en désuétude aux yeux des nouvelles générations juives ashkénazes nées au pays et assimilées aux langues courantes dans la vie canadienne».Remontée dans le temps C’est donc une remontée dans le temps que propose Pierre Anctil, et la possibihté d’emprunter les yeux de nouveaux immigrants pour regarder un univers familier.«Avant tout, mon père appréciait l’immensité de son pays d’adoption, sa beauté naturelle, et surtout goûtait les possibilités d'avancement que le Canada lui avait offertes à lui et à tous les nouveaux immigrants, écrit David Shtern en préface de l’ouvrage.X Depuis 1985, XYZ.La revue de la nouvelle offre à ses lecteurs des textes inédits de nouvelliers reconnus ou des plus prometteurs.Abonnez-vous à XYZ.La revue de la nouvelle et recevez en prime (valeur 20 $) Les yeux des autres (nouvelles) dé Michèle Péloquin mm.Liant MilA» «AŸ’.PVlU k tVkfSHÙV, I 1 AN/4 NUMÉROS INDIVIDU INSTITUTION Canada 25 $ Canada 35 $ Étranger 35 $ Étranger 40 $ 2 ans / 8 numéros INDIVIDU INSTITUTION Canada 45$ Canada 65$ Étranger 65$ Étranger 75$ 3 ans /12 numéros INDIVIDU INSTITUTION Canada 65$ Canada 55$ Étranger 55 $ Étranger 110 $ Les prix sont toutes taxes comprises N° 90 • Thème libre Visitez notre site Internet: www.xyzedit.qc.ca/revue.php Nom Adresse Ville Lode postal Tél.Louniel Li-joint O Ehèque O Visa O Mastercard N* Expire le Signature Date d RETOURNER A : XYZ.La revue de la nouvelle 17B1, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec] H2L 3Z1 Téléphone: 514.525.21.70 • Télécopieur: 514.525.75.37 Courriel : info@xyzedit.qc.ca • www.xyzedit.qc.ca/revue.php X: Son affection pour Montréal trans- montagne au milieu de la ville, les paraît dans tous ses romans et aus- jardins botaniques et les marchés à si dans ce recueil d’essais.Il ai- ciel ouvert.» mait les différents quartiers, les édifices élevés du centre-ville, la Le Devoir ARCHAMBAULT PALMARÈS LIVRES Résultats des ventes: 19 au 25 juin 2007 QUEBECOR MEDIA ROMAN OUVRAGE GENERAL US amms K UUBERrt Marc Lévy (Robert Laffont) Lt SECRET Rhonda Byrne |Un Monde Différent) ENSEMBLE, ftST TWÎ Anna Gravalda (J'ai kl) MMES-TU LAVK?Georges Thurston (U Semaine) TOUTE l'HBTOOK DU MONDE: DE.J.-C.Barreau/G.Bigot (Livre de poche) QUE LA FORCE D'SmUUmON SOIT.Michèle Cyr (Transconfinental) L'ARTOELASMftJCnt Dominique Loreau (Marabout) U MEtuaiR DE SOI Guy Comeau (Éd.de l'Homme) LA CtJ DE U MAhmSE Charles f.Haanel (Dauphin Blanc) ChrysSne Brouillet (Boréal) ECHO PARK Michael Conelly (Seuil) LA DERNIÈRE SAISON T 2: THOMAS L.Tremblay-Dessiambre (Guy St-Jean) CETTE GHtURM QUE JE IPOUBllERlU Mary Higgins ClarK (Albin Michel) U SORGÉRE DE P0RT0BELL0 Paulo Cœlho (Flammarion) MERVEILLES DU BICARBONATE DE.Marina Slmoneau (Édimag) Janette Bertrand (Libre Expression) COOlECHER Fcancine Ruel (Libre Expression) QUE SAIT-ON VRAIMENT DE IA.William Amft (Ariane! LE SECRET DES FLEURS T.1: LE DAMJA Nora Roberts (Flammarion) BARBECUE: TOUTES US TECHNIQUES Steven Raichlen (Éd.de l'Homme) ANGLOPHONE ASTEMX ET SES MMS: HORMAK Collectif (Albert René) THE SECRET Rhonda Byrne (Beyond Words) UnH-UME 1.1: ET U SECRET DE.Suzanne Julien (Pierre Tlsseyre) James Patterson (Warner Vision) THE CMLDRER OF HURM J.R R TolWen (Harper Collins) india Deslardlns (Intouchables) LéONS T) S: LE ROYAUME D'ESA Mario Francis (Intouchables) ____DU DIADÈME T.7 John Peel (ADA) ElUSOR T.Z: L'AktÉ Christopher Paolini (Bayard) BOULE ET BAL t 31 Laurent Verron (Dargaud) RAimEU) T.44: UN AMOUR DE umu Jim Davis (Dargaud) PMKM.17: U SECRET K THZUMA Maxime Roussy (intouchablea) TEA STATOR T.2: LE MTETERE DE Téa Sillon (Albh Michel) J.Patterson/H.Roughan (Warner Books) Jenrey Archer (St-Martin s Press) THE LAST TEMPLAR Raymond Khoury (Signet) A THOUSAND SPUMM Khaled Hosselni (Plngum Books) Cornue Mc earthy (vintage) USETS STORY Stephen King (Hodder) Robert Ludkim (St-Martina Press) Demandez notre circulaire en H v 1.K l> E V 0 I K .LES SAMEDI 3 0 JUIN ET DIMANCHE 1 JUILLET 2007 LIVRES Petites proses d’un grand auteur DAVID DORAIS Gilles Hénault (1920-1996) a eu un parcours impressionnant Journaliste, il a travaillé à CKAC, à Radio-Canada et au Devoir, où il a été directeur des pages culturelles de 1959 à 1961.Connaisseur en art, il a dirigé le Musée d’art contemporain de Montréal et le département d’arts plastiques de l’UQAM.C’est surtout comme poète que l’auteur est connu: durant les années 1950 et 1960, il a participé à l’aventure de L’Hexagone et a, comme d’autres, chanté le pays.Cependant, ce ne sont pas des poèmes qui nous sont proposés dans Graffiti et proses diverses, plutôt des réflexions philosophiques, des contes humoristiques, voire des paraboles, textes divers qui embrassent cinquante ans, de 1939 à 1989.On retrouve dans ces écrits certains thèmes chers au poète, notamment l’attachement à la culture amérindienne et au passé rural du Québec.Cette recherche des racines est bien illustrée dans le texte D’Odanak à L’Avenir, où l’auteur joue sur le sens symbolique de la réserve indienne et du petit village de la région de Drummondville.11 y dresse l'épopée de son grand-père: comment, véritable défricheur, celui-ci a pu fonder une famille et un domaine au tournant du XIXe siècle.Hénault mêle à son histoire familiale des informations historiques précises sur le découpage des comtés à l’époque et des descriptions vivantes des travaux et des jours du Québec d’antan, ponctués par les messes en latin et les palabres des politiciens, qui soûlaient leurs électeurs au whisky blanc.11 se fait aussi nostalgique lorsqu’il décrit avec finesse le paysage de son enfance, «humanisé par les cerisiers, les lilas, les trèfles et l’avoine, par l’alignement des rangs de choux de Siam et des rigoles.Paysage plat où la vue porte au loin vers l’orée des petits bois et vers le clocher de l’église».Malgré tout, Hénault est loin d’être passéiste et il sait poser un regard pénétrant sur sa société.Alors on a droit à des satires énergiques, au ton clair et mordant, où l’auteur utilise l’humour et le raisonnement par l’absurde.Cette veine est présente dès les textes de jeunesse, parus dans le journal Le four quand Hénault n’avait que 19 ans.Voici ce qu’il écrit peu après l'invasion de la Pologne: «La contrainte [.], de bons gosiers qui crient tous et toujours dans le même sens; tels sont les procédés qu’on emploie en Hitlérie pour abrutir le troupeau humain.Malgré tout, ironie suprême, on fera croire à l’Allemand qu’il est un homme supérieur, tout en lui affirmant qu'il n’a aucune espèce d’aptitude à juger quoi que ce soit.» La critique sociale est encore présente dans les années 1980 avec la série des «graffitis», en fait des aphorismes, dont il est vrai que certains seraient assez plaisants, griffonnés sur les murs de nos villes: «Dis-moi qui tu es, je te dirai qui tuer!», «Entends-tu la plainte des sentiers battus?» Malheureusement, ARCHIVES LE DEVOIR Gilles Hénault a participé à l’aventure de L’Hexagone dans les années 1950 et 1960.les formules brèves sont souvent d’un niveau intellectuel navrant chez un auteur de cette trempe, et il n’est pas rare que le calembour tienne lieu de philosophie.On ne peut réprimer un embarras devant certaines affirmations: «Mot d’ordre d’une super féministe: ‘‘Il faut toujours choisir le moindre mâle”» ou «Les poètes qui pètent plus haut que le trou se déchirent l’anus».On regrettera que les textes de prose livrés ici le soient sans aucune présentation, sans ordre chronologique et parfois sans datation.Un apparat critique minimal aurait permis de mieux apprécier la portée de cet écrivain majeur.Collaborateur du Devoir GRAFFITI ET PROSES DIVERSES Gilles Hénault Sémaphore, coll.«La vie courante» Montréal, 2007,159 pages Le magazine littéraire Nuit blanche publie un important dossier sur la littérature mexicaine 80 pages de lecture En kiosque le 6 juillet Des textes d'auteurs mexicains et québécois « Une proposition sociale, culturelle, sur l'américanité, celle que le Québec partage avec ses colatins du Sud » Des textes traduits tout spécialement pour Nuit blanche Deux nouvelles inédites: Cap sur l'Histoire, de Hernân Lara Zavala, Un printemps torride, de Marco Aurelio Carballo.Poésie : Dix morts, de Xavier Villaurrutia, Ile de lumière, de Silvia Pratt.Mexicanas : femmes marquantes de la littérature mexicaine.Plus de 50 photos d'auteurs contemporains Une bibliographie de 250 titres en accès libre dans www.nuitblanche Et nos rubriques habituelles.Abo nnez-vous à Nuit blanche ef obtenez l'accès gratuit au contenu intégral du site www.nuitblanche.com 1 an, 4 numéros pour 34,19$ taxes incluses Abonnez-vous par la poste, par le site de Nuit blanche ou en téléphonant au magazine.Nom : .Prénom : .-, Adresse : .Vi||e; .Code postal: jé| ; Courriel: .?Chèque à l'ordre de Nuit blanche ?Visa ?Master Card ?Facturez-moi N° de la carte: .Date d'expiration : .Envoyez ce coupon à Nui» blanche, 1026, rue Saint-Jean, bureau 403, Québec (Québec), GIR 1R7 Tél.: (418) 692-1354 Télécop.: (418) 692-1355 ESSAIS QUÉBÉCOIS Le développement durable appliqué aux finances publiques Louis Cornellier e progrès, écrit l’essayiste François de Closets, c’est l’histoire de deux fées.» La première offre à l’humanité une invention favorable (la voiture, par exemple) et la seconde, «la vilaine Carabosse», nous en livre les inconvénients (la pollution).Dans Une vie en plus.La longévité, pour quoi faire?(Points, 2007), Closets se réjouit donc de l’augmentation de l’espérance de vie qu’on remarque en Occident, mais il nous prévient aussi des inconvénients qu’elle engendrera si nous ne modifions pas nos comportements sociaux.Les retraités le seront plus longtemps, feront augmenter la facture des soins de santé publics et feront peser sur les jeunes générations un fardeau fiscal trop lourd.Sa solution?Encourager le report de l’âge de la retraite, l’activité économique au-delà de 60 ans, donc, et revaloriser le travail aux yeux de tous.Individuellement, les jeunes vieux n’ont pas intérêt à se mettre hors circuit et, collectivement, nous n’en avons plus les moyens, suggère Closets.Les économistes et fiscalistes Luc Godbout, Pierre Fortin, Matthieu Arseneau et Suzie St-Cerny arrivent à la même conclusion en ce qui a trait au versant collectif de cet enjeu.Dans Oser choisir maintenant, ils se penchent sur le phénomène du vieillissement de la population et sur ses impacts sur les finances publiques.Plaidoyer en faveur «du développement durable appliqué aux finances publiques», leur étude propose «des pistes de solution pour protéger les services publics et assurer l’équité entre les générations».Forts en chiffres, ces universitaires font toutefois un réel effort de vulgarisation afin de permettre au profane de s’y retrouver.Le Québec, constatent-ils, vieillit Trois causes expliquent ce phénomène: la chute de la natalité, l’allongement de l’espérance de vie et un solde migratoire modeste.Conclusion: le nombre de travailleurs entre 15 et 64 ans diminuera et cela entraînera un ralentissement de la croissançe économique.Les revenus de l’État en seront donc affectés, surtout que les dépenses de santé augmenteront Quelques économies seront réalisées en matière de services de garde et d’éducation et les programmes d’impôts reportés (REER, par exemple) finiront par rapporter à l’État puisque, avec le vieillissement les prestations dépasseront les cotisations, mais cela restera insuffisant pour équilibrer le budget.D’importants déficits nous attendent donc, à moins de faire des compressions dans les services publics ou d’augmenter les impôts.Le fiscaliste Marcel Mérette, dans une étude publiée en 2002 et citée dans Oser choisir maintenant, conteste ce scénario catastrophe.Selon lui, le vieillissement de la population va raréfier le travail, donc faire augmenter le salaire et l’incitation à mieux former les travailleurs, qui deviendront plus productifs.La pénurie relative de travailleurs fera aussi augmenter le taux d’activité, encouragera l’immigration et les changements technologiques.Les gains en matière d’impôts reportés contribueront aussi à atténuer l’effet du choc démographique sur les finances publiques.Le quatuor d’économistes et de fiscalistes ne rejette pas ces hypothèses, mais il insiste pour dire qu’elles seront insuffisantes.Il présente un «scénario de référence» qui «permet de projeter le budget du Québec jusqu’en 2051».Ce scénario, que les auteurs qualifient d’optimiste, inclut des considérations prudentes sur le taux de croissance de la productivité, le taux d’emploi, l’inflation, la croissance économique, les dépenses et recettes budgétaires, de même que sur les régimes de retraite.Si rien n’est fait, si nous laissons les choses en l’état et que le scénario de référence se réalise (une éventualité contestée par l’économiste Louis Gill), les auteurs prévoient que des déficits primaires — attribuables aux dépenses courantes et non à des immobilisations — apparaîtront à partir de 2013 et s’amplifieront pas la suite (17 milliards en 2031 et 54 milliards en 2051).Dans ces conditions, que faire pour respecter l’objectif de l’équité intergénérationnelle?Réactions possibles Les auteurs présentent trois réactions possibles.L’option japonaise rejette l’alourdissement du fardeau fiscal et la réduction des services publics.Elle consiste à s’endetter, annuellement, d’un montant équivalent au déficit et à faire augmenter la dette totale.«Cette hypothèse, écrivent les auteurs, ne peut être sérieusement envisagée.Elle conduirait le gouvernement du Québec tout droit à la Jaillite.» L’option américaine consiste à réduire les services d’un montant équivalent au déficit sans modifier le fardeau fiscal.Dans sa version myope, elle s’applique annuellement Ainsi, en 2031, pour éponger le déficit prévu de 17 milliards, elle sabre les services publics de l’équivalent de ce montant.Dans sa version «clairvoyante», elle étale les compressions sur la durée du scénario.En gros, on commence à réduire les dépenses maintenant pour éviter le carnage plus tard.L’équité, de cette façon, se traduit par le partage de la privation.Les auteurs rejettent avec raison, cette malheureuse option.Ils plaident plutôt pour ce qu’ils appellent «l’option suédoise».11 s’agit de maintenir le niveau actuel des services publics jusqu’en 2051 et de compenser les déficits que ce maintien engendrera en augmentant les impôts d’une somme équivalente.Dans sa version myope, cette option augmente les impôts et taxes de la somme nécessaire annuellement (par exemple: quatre milliards en 2021 et 17 milliards en 2031).Dans sa version clairvoyante, celle que privilégient les auteurs, elle évalue le total du fardeau supplémentaire sur l’ensemble de la période (2007-2051), le divise par le nombre d’années concernées et applique le résultat de cette opération chaque année.Ainsi, les générations futures supporteraient le même fardeau fiscal que les générations actuelles pour obtenir des services équivalents (payés en puisant à cette caisse des générations à partir de 2013).Combien ça coûte?Pour 2007, la hausse serait de 4,5 milliards, c’est-à-dire une augmentation des impôts et taxes de 8,7 %.Voici, juste pour faire image, un exemple concret, qui n’est pas retenu par les auteurs: une hausse de 4 % de laTVQ, maintenue par la suite.Évidemment, si la natalité, l’immigration, le taux d’activité et les transferts fédéraux augmentent, si nous combattons plus efficacement les paradis fiscaux, l’effort sera moins important Mieux tarifer certains services publics?C’est à analyser, mais avec prudence.Plu$ de financement privé en santé?A cette proposition des auteurs, toutefois, il faut opposer un non catégorique.L’équité intergénérationnelle est certes une cause noble.Cet ouvrage, en ce sens, fait œuvre utile.Le souci de la justice pour les vivants reste toutefois une cause tout aussi nécessaire, sinon plus.Collaborateur du Devoir OSER CHOISIR MAINTENANT Luc Godbout Pierre Fortin, Matthieu Arseneau et Suzie St-Cerny Presses de I’llniversite I^val Saint-Nicolas, 2007,142 pages FESTIVAL DES ARTS OE SAUNTT-SAUVEETTC DU 2 AU 11 AOÛT AUGUST 2 TO AUGUST 11 mi LA DANSE ! MOMIX DE NEW YORK Premiere canadienne de Lunar Sea LES BALLETS JAZZ DE MONTRÉAL (bmj_danse) avec RUBBERBANDANCE MONTRÉAL DANSE 20 ans d'excellence ! ALBERTA BALLET Carmen .60 EVENEMENTS GRATUITS Terrasses musicales Spectacles de soirée sur la scène extérieure Ciné danse .60 FREE EVENTS Music on the terraces Evening shows on the outdoor stage Ciné danse LA MUSIQUE ! ALAIN LEFÈVRE OLIVER JONES „ NIKKI YANOFSKY PURCELL ODES NANCY ARGENTA BACH AND BEYOND! .KARINA GAUVIN « JAMES KUDELKA BILLETS / TICKETS / INFO : TICKETPRO 1-866-908-9090 www.fass.ca ¦?I Patrimoine Canadian «n*.*, Heritage STS/ST QuébCCÎ ) < *rou|w* finanrier LE DEVOIR DEVOIR SAMEDI JUILLET 2 00 CULTURE F I J M Richard Bona la planète comme pays CAROLINE MONTPETIT Il a joué avec les plus grands noms du jazz contemporain, et pourtant il n’a jamais trahi ses origines.Cette année, le chanteur et bassiste camerounais Richard Bona a carte blanche pu Festival de jazz de Montréal.A partir du lundi 2 juillet, il sera à l’affiche du théâtre Jean-Duceppe, à la Place des Arts, avec une brochette d’invités de son choix.D’abord, il partagera lundi la scène avec Mike Stern et Roy Hargrove, des «potes» de New York, où Richard Bona habite aujourd’hui.Il faut dire que l’homme a beaucoup bourlingué, lui qui est né dans le petit village de Minta, au Cameroun, où il devait faire ses propres instruments pour jouer la musique qu’il adorait.Il dit même avoir construit une guitare avec des câbles de freins de bicyclette! Après avoir joué dans les bars de la ville de Douala, il a vécu en France, avant de s’établir à New York.Il a d’ailleurs déjà dit que la musique était aux Etats-Unis ce que la littérature et la gastronomie sont à la France.Ceci étant dit, sur son dernier disque, Tiki, le chanteur continue de chanter dans sa langue maternelle, le douala, même s’il s’amuse à mêler les influences orientales et même classiques.Les invités Mercredi, toujours dans la série Invitation, Richard Bona reçoit le Jaco Pastorius Big Band, un groupe qui reprend des pièces du défunt bassiste Jaco Pastorius.C’est d’ailleurs en écoutant Pastorius que Richard Bona a découvert la basse, cet instrument souvent sous-estimé.«J’ai voulu reproduire mes vieilles années» en invitant ce band, dit-il.Il faut dire que les soirées de la série Invitation invite à transcender les genres, en faisant une large place à l’improvisation.Jeudi, les invitées de Bona sont deux femmes bassistes, Esperan-za Spalding et Meshell Ndegeo-cello.«Je joue très souvent avec des hommes, dit-il, c’est aussi bon de partager avec la gent féminine.» Si les femmes jouent de la basse comme des hommes, leur sensibilité peut être différente, constate Bona.«C’est comme dans la vie», constate-t-il.Vendredi, Bona propose une Le chanteur et bassiste camerounais Richard Bona JAZZ Le TGD, le très grand groupe TRUFFAUT On ne le dira jamais assez.Non! C’est pas ça.On n’insistera jamais assez: le trio formé de Pierre Tanguay, Normand Guilbeault et Jean Derome est un grand groupe.Pas un grand trio ou quartet moins un, un très grand groupe.Pas un grand groupe montréalais, québécois, canadien ou nord-américain, mais bien un immense groupe du monde mondial Point barre.Cette semaine, dans le cadre du Off Festival de jazz de Montréal, le TGD a publié un DVD enregistré lors de l’édition antérieure de cet événement C’est un bijou, un régal, si on aime le jazz évidemment Plus précisément si on aime le jazz qui décape au quart de tour parce que décliné sur le mode de la passion.De la passion et de l’intégrité.On s’explique.Tout d’abord, il faut évoquer le programme du spectacle.D faut le souligner parce qu’il met en relief l’extraordinaire habileté du groupe à détailler, et non pas relire, les moindres beautés du jazz.Qu’on y songe: en guise d’introduction ils nous servent Miss Ann d’Eric DoF phy.Puis ils enchaînent avec 245 du même immense Dolphy, le saxophoniste qui adorait les pinsons.Et c’est pas une blague.Ensuite?Fleurette africaine de Duke Ellington, Étymologie de Jean Derome, A Bit Nervous de Misha Men-gefaergjitterburg Waltz de Richard Malby, Baby de Lénifié Tristano et Fluide de Derome.Bref, un programme de rêve, sauf qu’on aurait adoré qu’il glisse entre deux morceaux une pièce de Roland Kirk, que les musiciens décomposent à souhait Leur jeu?Il est à hauteur d’homme.Et comme ils sont longs.Concrètement empiriquement comme au ras des pâquerettes, leur jeu a ceci de bien comme de bon que les trois musiciens ne font pas de la gestion de risque mais qu’fis le cultivent le risque.Résultat ils ne captent pas, ils kidnappent plutôt notre attention.Et ça, c’est du grand art Intitulé Étymologie, ce DVD a paru sur étiquette Ambiances magnétiques.En rafales ¦ Ça tombe bien, le saxophoniste Derome, le contre- bassiste Normand Guilbeault et le batteur Pierre Tanguay se produiront au Upstairs le 2 juillet Le lendemain, 1’excellent quintet du trompettiste Kevin Dean occupera la scène.Puis ce sera le saxophoniste Dave Turner, le batteur Alvin Queen et enfin la chanteuse Ranee Lee.La série est une production de Justin Time/Enja en collaboration avec le FUM.Le Upstairs est situé au 1254 de la rue Mackay.¦ Pour conclure sa huitième édition, le Off Festival de jazz a invité au Lion d’Or le quintet du pianiste Jean-•François Groubc.D sera accompagné de Yannick Rieu au saxophone, de Rich Brown à la basse et de Jim HiD-man à la batterie.Après eux, le Follow Follow Sextet du guitariste Reiner Weins prendra le relais.Leur programme: la musique de Fêla Kuti.Yes! ¦ Actuellement, les manitous de la macroéconomie ont la mine de la perplexité.La raison?Ds se demandent où est l’inflation.On l’a trouvée.Le centre de gravité de ce malaise économique est situé à l’angle des rues Jeanne-Mance et Sainte-Catherine.De-que-qué?Les prix que décernent le FUM.Ça n’arrête pas.Le rythme insufflé à cette manie est tel qu’on est en mesure d’annoncer que, si la tendance se maintient il y aura bientôt autant de prix que de musiciens.En incluant les morts.Le Devoir soirée tout en douceur et en duos, qu’il partagera avec Lionel Loueke, Toumani Diabate et Russell Malone, trois musiciens qui manient aussi bien l’improvisation que la mélodie et l’harmonie, promet-il.«Cette soirée sera plus douce, je pense, à moins que quelqu un ne décide d’allumer un feu», dit-il.Enfin, samedi, ses invités Gérald Toto et Lokua Kanza, avec qui Bona a déjà enregistré, devraient emplir le théâtre des rythmes de l’Afrique et des Caraïbes.Il faut dire que Bona est un musicien tout à fait cosmopolite, en digne représentant de son époque.«C’est la personne que je suis aussi.J’ai beaucoup voyagé.J’ai accroché plusieurs cultures différentes, d'autres environnements, d’autres courants musicaux.On n ’est plus seulement africains, on est citoyens du monde.» Même la musique traditionnelle africaine, dit-il, était un mélange d’influences d’une autre époque.Le Devoir Les antennes de Manu Chao YVES BERNARD Après six ans d’absence, Manu revient enfin.Et les nouvelles s’accumulent.La nouvelle pièce Rainin in Paradise est disponible en téléchargement gratuit.Un «quatre titres» sera distribué en mode électronique le 4 juillet prochain.De plus, un autre album déjà enregistré dans les bars de Barcelone paraîtra sous le nom de Lo peordela rumba, volumen 1.A propos de La radiolina, son prochain disque qui sera lancé à la fin de l’été, le célèbre clandestin raconte: «Ce n’est jamais qu'une petite radio qui avance avec une enfilade de petites chansons et des bruits d’ambiance.Parce que je fais toujours ma petite popote de la même manière.Et le disque sera le chaînon manquant entre les deux disques solo et ce que nous faisons maintenant en scène.Avec plus de guitare électrique.» Au-delà de l’actualité, Manu pénètre constamment, le studio sur le dos, les mondes parallèles en captant les ondes locales.«Aux Antilles, Radio Bemba signifie “radio des lèvres", celle de la rumeur», précise-t-il.Il dénoncera les politiques de Bush, rendra hommage aux immigrants clandestins, descendra dans une manif tambour à la main, produira des compiles pirates au profit des musiciens de la rue de Barcelone où il habite, changera partout son nom pour jouer dans les petites salles, détectera les lieux ouverts aux musiques spontanées.Cette façon de faire lui a permis de rencontrer dans un bar kabyle de Paris Akli D, chanteur algérien dont il a réalisé l’album récemment Maisja rumeur le rejoint souvent: «A Buenos Aires, je n’ai pu jouer pour les gens d’un centre culturel autogéré parce qu’il y avait trop de monde.Pourtant, je ne m’étais pas annoncé.» Qu’à cela ne tienne, il s’est bien repris dans la ville por-tègne.«Présentement, je produis m disque avec les internes d’un hôpital psychiatrique qui gèrent leur radio.Lettristes extraordinaires, ils sont devenus pour moi, et je n’exagère pas, des maîtres à penser.» Repérages, collages, montages, métissages, Manu dépose ses antennes dans la rue: «Au niveau global, je crois davantage à des milliers et des milliers de petites actions de quartier plutôt qu'au grand soir.» Demain au parc Jean-Drapeau, fis seront des milliers et des milliers à entendre le message sur ses grooves dévastateurs.Collaborateur du Devoir MANU CHAO RADIO BEMBA SOUND SYSTEM Avec les Planet Smashers et The Saint Alvia Cartel Parc Jean-Drapeau, dimanche à 17h.fpstivnl JORFORD ’28 JUIN AU ^ W i JUILLET'2007 ^ LA GRANDE FIESTA MUSICALE SE POURSUIT PENDANT 9 JOURS! PLUS DE 500 CONCERTS! JAZZ : E M '.r.'rljf.Plus de 40 concerts de musique classique et jazz Les grandes retrouvailles samedi 30 juin Six passionnés se retrouvent à l’occasion d’un concert.Ils interprètent des œuvres de Beethoven, Franck, Gllère et Weber.Une soirée où diversité et grands talents sont au rendez-vous! Anne Robert Anne Robert, violon Bertrand Robin, alto John Perry, piano Charles-Étienne Marchand, violon Benoît Loiselle, violoncelle James Campbell, clarinette vendredi Bjuillet Ce grand violoncelliste interprète des œuvres de Bach, Crum et Britten samedi 7juillet Hommage au cinéma italien, avec l’Orchestre Leonardo de Vinci sous la direction de Paolo Bellomia vendredi 13 juillet Les Violons du Roy, sous la direction de Bernard Labadie, sont de retour au Centre d’arts Orford après 20 ans d’absence.I Un moment fort de l’été ! Venez entendre les stagiaires de l’Académie à la salle Gilles-Lefebvre : Tous les dimanches à 11 h, les jeudis à 20 h et les mardis 3,24 juillet et 7 août à 20 h.Admission : 5$ Orford sur la route à l’Église St-Patrice, Magog Mercredi 4 juillet à 20 h Entrée libre .& centre d’arts ORFORD LE DEVOIR Les concerts sont présentés à 20 h Direction autoroute 10 est, sortie 118 Tél.: 819 843-3981 ou 1800 567-6155 www.arts-orford.org Québec îî" Canada Communfcaftons «« fcl/N Kl/TÎ k CfîYT lo Le légendaire groupe de Fêla Kuti gratuit CE MARDI à 21 H 30 ?en partenariat média avec : CBC Radio-Canada rue Sainte Catherine SCENE — _O000X'0Ci0>X>0‘>X'000‘>X'
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