Le devoir, 6 juillet 2007, Cahier B
LE VENDREDI 6 JUILLET 2007 LE DEVOIR CULTURE Le mystère des statues de Cartoceto dévoilé au MBAM Page B 2 CINÉMA Entretien avec le réalisateur Edward Blum Page B 3 WïïEatE nK ELrD g!*©'S PHOTOS WOLFGANG FLAMISCH Ayant pour mission de mettre le feu aux foules, les trois pompiers iconoclastes de Bângditos arrivent à bord de leur camion de pompiers grandeur nature en fer et en tôle.Festival d’été de Québec Pompiers pyromanes Ci Festidanse Ce week-end, les amateurs de danse ont rendez-vous à Sorel-Tracy pour découvrir 700 jeunes danseurs âgés de sept à trente ans qui interpréteront plus de 82 chorégraphies originales à l’occasion du cinquième Festidanse.Les gagnants de cette compétition provinciale seront récompensés dans quatre catégories par des prix et des bourses.La fête débute dimanche, dès midi, sur le site du Festival de la Gibelotte, au centre-ville de Sorel-Tracy.Prix d’entrée: 15 $.www.productionsmulti-art.com.Redécouvrir Montréal La citadelle Saint-Louis, le faubourg Québec et certains bâtiments des congrégations religieuses ont disparu au fil des incidents naturels et des boulever- » sements topographiques et architecturaux.Le collectif d’animation urbaine L’Autre Montréal propose de redécouvrir ces lieux oubliés avec une visite intitulée «Rayés de la carte: lieux effacés, lieux perdus».Les promeneurs pourront ainsi comprendre, au fur et à mesure qu’ils exploreront la métropole, les différents éléments qui font le charme de leur ville.Les départs se font à partir du carré Saint-Louis, en face de la station de métro Sherbrooke.Coût de la visite (en autobus): 17 $.Réservations: » 1 866 844-2172.www.autremontreal.com.Les artistes de la rue mettent le feu aux planches Au sol, sur des échasses, suspendus au-dessus du vide, avec ou sans feux d’artifice, les artistes de la rue sont ancrés au cœur de la programmation du Festival d’été.En relation directe avec le public, ils insufflent une âme de saltimbanque à cette manifestation culturelle.PATRICK CAUX Québec — Ce soir, quand les lumières se seront éteintes sur le dernier ping strident émis par la guitare de Manu Chao, les Plaines seront envahies par les arts de la rue.Ayant pour mission de mettre le feu aux foules, les trois pompiers iconoclastes de Bângditos se chargeront de prolonger la fête.«Nos spectacles se construisent autour du dérèglement», lance Torn Lanzki dans un français impeccable, à peine cassé par un léger accent germanique.«On nous appelle pour une urgence.Le camion se présente avec les gyrophares.Il fait un accident, il y a une explosion et tout s’enflamme! En fait, nous jouons avec le vieux rêve du pompier qui désire mettre le feu.» Et ce jeu s’annonce impressionnant! Invités d’Allemagne par le Festival d’été de Québec (FEQ), les trois artistes de Bângditos auront très peu de choses à déclarer aux douanes.si ce n’est un camion de pompiers grandeur nature.en fer et en tôle! «On présente ce spectacle depuis sept ans.On l’a fait dans une quinzaine de pays, mais la dimension de l’équipement freine nos déplacements.On est très heureux d'avoir la chance de tourner hors de l’Europe pour la première fois.» Lances d’incendie, grande échelle, casques et seaux: tout l’attirail du pompier sera mis à l'épreuve dans cette performance.«On s’amuse beaucoup avec les contrastes.On tente d’éteindre des feux, mais finalement, on en allume d’autres.» Avant même d’avoir vu le spectacle, la démesure de l’entreprise fait sourire.Plus grand que nature! La démesure est d’ailleurs en voie de devenir une habituée de la programmation.Depuis l’arrivée de Daniel Gélinas à la direction générale du FEQ, en 2004, les expériences plus grandes que nature se sont multipliées du côté des arts de la rue.Pour s’en convaincre, on n’a qu’à se remémorer le lent survol du carré d’Youville par la funambule Catherine Léger l’an dernier ou, encore plus percutante, la démonstration reposant entre la tauromachie et le mystère moyenâgeux des artificiers espagnols du Xarxa Théâtre en 2005.«On tente en effet de montrer l'aspect spectaculaire des arts de la rue», explique Michel G.Baretle, responsable de ce secteur au FEQ depuis 1991.«Non seulement on propose des spectacles à grand déploiement, mais on favorise aussi, quand c’est possible, des maillages avec les groupes sur les scènes principales» Cette année, par exemple, la troupe de danse acrobatique aérienne Grupo Puja!, composée d’Argentins et d’Espagnols, a été associée au spectacle de Tryô.«Dans cet esprit, il était évident pour nous qu'il fallait rapprocher les Bângditos de Manu Chao.Même s'ils œuvrent dans des registres complètement différents, on retrouve une révolte et une liberté similaires dans les deux projets artistiques.» Pour le 40'' À l’occasion de son 4(1 anniversaire, le Festival d’été semble avoir opté pour une célébration sans guirlandes ni flonflons: pas de grosse cérémonie, pas de logo commémoratif tapissé dans la ville, à peine une mention dans le programme offidel Pour souligner la fête, on a plutôt envoyé certaines invitations bien senties à des artistes qui ont fait les belles heures du festival S, du côté de la musique, on retrouvera Johnny Clegg, Renaud et Zachary Richard, les arts de la rue ont également invité quelques stars—comme la Compagnie Saupalin, Cacahuète et Oki-d()K2—à revenir visiter Québec.Nouveauté cette année: les arts de la rue se sont déniché un toit «Ça faisait longtemps que je lorgnais du côté du Théâtre du Conservatoire», dévoile Michel G.Baret-te.«On va pouvoir enfin y présenter quelques spectacles.» Malgré le danger de passer pour un béotien fini, la question s’est imposée d’elle-même: «Ne risque-t-on pas une certaine confusion sémantique à présenter des arts de la rue à l’intérieur.avec un toit, des murs et tout et tout?» «Pas du tout!», rétorque l’expert en la matière.«Certains spectacles de rue demandent de la souplesse et fonctionnent par l’improvisation et l’interaction avec le public.D’autres, comme ceux qu’on présente au Théâtre du Conservatoire, ont été conçus pour des lieux fixes.De toute façon, l’expérience de la rue est la meilleure école qui soit.On y apprend à composer avec toutes les si-tuations.Offrir un univers contrôlé aux artistes ne brisera en rien la qualité de leur performance, bien au contraire!» Le temps du week-end, tous les soirs à 20h30, la Compagnie des Chemins de Terre y présentera Molière elles?nains.S on a bien saisi l’intrigue, le directeur de la compagnie, Louis Chapelier, troisième du nom, veut présenter sa pièce L’École desfimrberies du bourgeois imaginaire malade et volant malgré lui alors que son assistante tient mordicus à jouer Blanche-Neige.¦ Au Festival d’été de Québec, www.infofestival.com pour la programmation complète.Collaborateur du Devoir Les pompiers sont arrivés.et voilà que tout s’enflamme! Rendez-vous des cultures Jusqu’au 15 juillet, Drum-mondville se fait une fois de plus multiculturelle à l’occasion du 26' Mondial des cultures.Danseurs, chanteurs et musiciens venus notamment de plusieurs pays d’Europe, de Corée, de Cuba et de Chine permettront aux visiteurs de faire un tour de monde culturel.Ils seront relayés par des groupes traditionnels québécois et des femmes des Premières Nations.Marchands globe-trotteurs, artisans et artistes de 45 pays seront également de la fête.Ce soir à 21h à la Grande Place SAQ, l’accordéoniste-chanteur Yves Lambert, accompagné de son groupe Le Bébert Orchestra, offrira un spectacle endiablé, www.mon dialdescultures.corn.Tango dans la ville Les quelque 5000 danseurs de tango amateurs de Montréal, considérée comme la quatrième ville de tango au monde après Buenos Aires, Berlin et Amsterdam, ont des fourmis dans les jambes.Dès demain et jusqu’au 15 juillet, neuf soirées musicales et dansantes leur permettront d’apprécier les performances de maîtres danseurs argentins et d’orchestres de tango de renom.Le Festival international de tango de Montréal invite en effet les amoureux de la danse à laisser libre cours à leur passion pour la cinquième fois cette année.La soirée de demain débute par un hommage à Osvaldo Pugliese, grand compositeur de tango, wwwfestivalde tangodemontreal.qc.ca.Laurence Clavel > w ! LE DEVOIR, LE VENDREDI 6 JUILLET 2007 B 2 WEEK-END CULTURE LÎOCPM dit «oui, mais» au projet d’expansion du Musée des beaux-arts FRÉDÉRIQUE DOYON Lf Office de consultation publique de Montréal (OCPM) émet quelques réserves à propos du projet d’expansion du Musée des beaux-arts du côté de l’église Erskine & American United.Dans l'ensemble, l’esprit de ce projet, qui vise à déployer un nouveau pavillon dédié à l’art canadien tout en préservant un élément substantiel du patrimoine religieux, plait aux citoyens et à la commission qui a tenu la consultation.Celles recommande toutefois d’ajuster le concept architectural pour qu’il s’harmonise mieux avec l’église, à la lumière des avis consultatifs rendus par le Conseil du patrimoine et des comités d’architecture et d’urbanisme de la Ville.•Les plans du musée ne dérogent pas aux règlements, il y a seulement un changement d’usage de cultuel à institutionnel, mais les citoyens ont largement dit que le concept ne les satisfaisait pas et qu’il détonnait avec l'allure de l’église», a souligné Luc Doray, porte-parole de l’OCPM.Le MBAM projette de remplacer le presbytère à l’arrière de l’église par un immeuble contemporain à cinq niveaux abritant sa collection d’art canadien.Le lieu de culte lui-même servirait à diverses fonctions liées à l’accueil.Dans ce projet de 27 millions de dollars dont le financement est loin d’être bouclé, le musée s’engage notamment à préserver les vitraux Tiffany, considérés comme les plus grands au monde, à créer un fonds d’entretien de l’église et à mettre la nef en valeur.Le MBAM projette aussi de construire un jardin de sculptures et un tunnel destiné à relier l’ancien pavillon à la nouvelle aile.L’OCPM invite le conseil exécutif de la Ville et, ultimement, l’arrondissement de Ville-Marie à intégrer ces éléments aux projets de règlement quils ont proposés.«Ce qu’on propose, c’est d’intégrer dans les projets de règlement les considérations liées au jardin de sculptures, au tunnel qui mène au pavillon et aux dispositions que le musée entend prendre pour conserver le caractère patrimonial», a indiqué M.Doray.Enfin, les citoyens déplorent qu’en évoquant l’article 89 de la Charte de la Ville (qui permet de donner l’aval notamment à un projet culturel quand l’intérêt des Montréalais l’emporte sur celui, seul, des citoyens d’un arrondissement), les autorités municipales aient soustrait le projet du MBAM au processus d’approbation référendaire par les citoyens de l’arrondissement.Le porte-parole de Ville-Marie a fait valoir que le processus de consultation de l’OCPM, plus exhaustif que celui mené à l’échelle de l’arrondissement, prend le relais et compense la perte du pouvoir référendaire.«On pense que c’est un équipement qui est montréalais plus que local, a indiqué Jacques-Alain Lavallée.Et l’Office s’adresse à tout le monde.C’est un processus différent mais qui ne tronque pas nécessairement la démocratie.» Le Devoir E N Sept heures avec Sylvain Lelièvre La radio de RadioCanada entreprend demain, samedi, un très riche hommage à Sylvajn Lelièvre, disparu il y a cinq ans.Élisabeth Gagnon a en effet préparé une série radiophonique en sept épisodes, Sylvain Lelièvre, le chanteur libre, présentée par Michel Rivard.Jusqu’au 18 août, cette série racontera la rie, l’œuvre et les influences d’un des auteurs-compositeurs les plus attachants du Québec, avec des extraits d’archives et de nombreux témoignages.La série est diffusée le samedi à 15h et tous les samedis à 23h.La Première Chaîne radio présentera aussi une émission musicale entièrement consacrée à Sylvain Lelièvre.- Le Devoir Fermeture du Main Hall Les responsables de la salle de spectacle Main Hall ont annoncé hier les raisons qui ont forcé la fermeture subite de l’endroit la semaine dernière.La programmation entière de l’un des endroits clés de la scène indépendante de BREF la métropole a été suspendue après que l’arrondissement du Pla-teau-Mont-Royal eut informé ses propriétaires que leur permis de «salle de réunion» ne leur permettait pas d’offrir des spectacles payants.Ceci fait suite à la demande du Main Hall pour changer son type de permis et aux premières plaintes concernant le bruit faites envers la salle ce printemps.Ouvert depuis trois ans, l’endroit présentait des spectacles d’artistes locaux et étrangers tous les jours de la semaine.Une pétition électronique d’appui à l’établissement a été lancée mercredi et compte déjà près de mille signatures (umw.mileend.ca).- Le Devoir Cloutier à la barre du Conservatoire L’acteur, animateur de radio et auteur Raymond Cloutier a été nommé directeur général du Conservatoire d’art dramatique de Montréal.Il revient ainsi à ses premières amours puisque c’est dans les murs mêmes de l’institution qu’il a suivi sa formation de comédien dès 1964.M.Cloutier a également déjà dirigé le Conservatoire il y a 12 ans.- Le Devoir Vous êtes passionné d'art et de culture ?Vous êtes curieux et vous désirez consacrer plus de temps à l'exploration de l'art ?Vous rêvez de devenir guide bénévole au Musée ?SUIVEZ !• formation Devenir guide au Musée des beaux-arts de Montréal offerte par la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.A raison d'une demi-journée par semaine, la formation vous permet d'acquérir des notions de base en histoire de l'art et en pédagogie muséale, première étape pour devenir guide bénévole au Musée des beaux-arts de Montréal.Inscrivez-vous maintenant I Kemaignements et Inscription www.fep.umomtraUa/loimatlontontmue/gunk'musec.html ou Ginette Dion-Brault, 314- 341 5R?3.poste 3RSI MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Unii «Il Mtmfrv.jl FMiittè if# fèdtKatton permettent» ffMITWltOn COiHlftUl' i De rares bronzes antiques exposés pour la première fois hors d’Italie Le mystère des statues de Cartoceto dévoilé au Musée des beaux-arts V H rmp*4 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L’exposition à Montréal du groupe de statues de Cartoceto est une occasion unique de voir ces magistraux bronzes dorés datant de l’époque antique, sortis pour la première fois d’Italie.ISABELLE PARÉ Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) accueillera jusqu’au 2 décembre les célèbres bronzes dorés de Cartoceto cü Pergola, exposés pour la première fois hors d’Italie.Les Montréalais seront donc les premiers à pouvoir admirer les rares bronzes de cette ampleur qui nous soient parvenus de la Rome antique.Ce grand groupe de sculptures d’une facture exceptionnelle, constitué de deux cavaliers et de deux femmes nobles, a été découvert par hasard en 1946 par deux agriculteurs dans la petite localité de Cartoceto di Pergola, dans la région des Marches.Enfouis dans une fosse pour une raison inconnue, ils ont ainsi échappé aux fonderies, où la plupart des bronzes romains ont abouti au fil des siècles, ce qui explique leur si grande rareté.«Ce sont les seuls bronzes dorés qui subsistent de l’époque romaine.Des fragments sont parfois retrouvés, mais la plupart de ces statues ont été fondues au fil des ans pour faire des canons ou des cloches d’église», a expliqué au Devoir le Dr Paolo Quiri, archéologue pour la Suprintendenza archeologica pour les Marches à Ancona.Par leur splendeur, on compare souvent ces bronzes au quadrige de chevaux de Saint-Marc, à Venise, ou à la statue de Marc-Aurèle à Rome, seuls autres survivants de l’époque antique, enrichis de dorures.Pour éviter les effets de la corrosion, les Romains avaient en effet pour habitude de recouvrir de feuilles d’or les colosses faits de bronze, érigés en hommage aux empereurs ou aux personnages influents.Ce procédé a permis aux rares pièces non refondues de parvenir jusqu’à nous.Les bronzes dè Cartoceto ont malgré tout subi les avaries du temps et de l’homme, car ils ont été retrouvés en milliers de pièces sous terre, après avoir été fracassés à coup de masse par ceux qui les ont enterrés.En plus de leur découverte inat-tendue, ces célèbres bronzes transportent avec eux une histoire nimbée de mystère, puisque on ignore tout des personnages qu’ils représentent «Ces visages ne nom révèlent pas leurs secrets.Ils nous sont inconnm et n’apparaissent sur aucune monnaie de l’époque, ni sur des statues de marbre.H s'agissait probablement de monuments érigés à la gloire de mécènes ou de nobles», croit le Dr Quiri, ajoutant que la plupart des grandes villes possédaient ce type de monuments.Le style de vêtements des chevaliers et surtout leurs coiffures typiques du premier siècle avant J.-C.ont permis de dater les statues de 50 à 20 ans avant notre ère, entre le règne de César et celui d’Auguste.La facture détaillée des chevaux — dont les têtes ont été retrouvées presque intactes — est particulièrement raffinée, souligne le Dr Quiri.Les équidés arborent des harnais richement décorés de dauphins et de médaillons à l’effigie de Mars, Neptune et autres dieux romains.A l’époque, les sculptures romaines étaient surtout faites de marbre, un matériau beaucoup moins coûteux et plus facile à extraire que les minerais nécessaires à la production du bronze.Faites en section, les statues de marbre avaient aussi le grand avantage d’être réutilisables, puisqu’on se contentait d’en remplacer la tête quand un nouvel empereur était nommé.«C’est pourquoi ces statues de bronze ont une si grande valeur.Les seuls autres bronzes antiques en aussi bon état ont été retrouvés en mer, et sont de provenance grecque.Ils sont plus vieux de 500 ans», précise l’archéologue.Exposés jusqu’au 2 décembre dans la salle d’archéologie méditerranéenne du vieux pavillon du MBAM, les bronzes romains de Cartoceto effectuent à Montréal leur première présentation hors de la botte italienne.Leur présence s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités organisées à Montréal par la région des Marches, pour mieux faire connaître le patrimoine culturel et historique de cette région de l’Italie.Le Devoir La Clique au festival Juste pour rire Univers déjanté et jambes dénudées ANNIK MH DE CARUFEL Captain Fredo, le Norvégien élastique FABIEN DEGLISE Il y a des plaisirs coupables, comme ça, auxquels il est parfois bon de succomber deux fois plutôt qu’une.La Clique, de retour pour une deuxième année de suite à Montréal dans le cadre du festival Juste pour rire, en fait certainement partie.Même si le risque de développer quelques obsessions majeures demeure au final très élevé.Le délicieux sourire de Yulia Pikhtina, jeune et envoûtante Russe onduleuse de cerceaux, l’espièglerie leste d’Ursula Martinez, Espagnole versée dans la prestidigitation et., l’effeuillage intégral, ou encore Captain Fredo, le Norvégien élastique, peuvent sans doute contribuer à ces apparitions d’idées fixes.Tout comme d’ailleurs, selon les goûts et les fantasmes de chacun, les six autres artistes présents dans cet amusant cabaret à l’européenne réinventé qui, jusqu’à la fin du mois, a élu domicile au Studio Juste pour rire à Montréal.Les projecteurs de poursuite s’y allument à 21hl5.Tout en puisant dans l’esthétique des cabarets allemands, comme Die Katacombes de Wemer Fïnck à Berlin ou encore le célébrissime Herkuleskeule de Manfred Schubert situé à Dresden, La Clique propose une fois de plus un voyage incroyable dans un univers déjanté où se marient art du cirque, danse, chanson et burlesque.Avec un numéro de mains à mains sur fond de Pump and Circumstance livré par deux Australiens déguisés en British, une séance de contorsion désopilante, une avaleuse de.pieds de table ou encore un objet de désir pour femme célibataire dansant suspendu à deux cordes au-dessus d’une baignoire à demi remplie, le programme est aussi captivant que chargé.Il se bonifie également pour cet autre tour de piste de l’arrivée d’une trapéziste montréalaise prénommée Megan ainsi que d’un Tanzanien blanc à l’accordéon, baptisé Michelangelo, adepte de la tristesse des chants bohé- miens autant que de la grivoiserie.En distillant un sens du dosage et de la miction presque parfaite éprouvé à Édimbourg, en Écosse, par David Bates et Brett Haylock du Famous Spielgeltent — les deux têtes qui ont donné naissance là-bas à cet assemblage cosmo- polite —, ainsi qu’un contrôle impressionnant de l’espace scénique débridé qui s’offre à elle, cette Clique a tout pour emballer.Elle livre aussi un cocktail d’une efficacité redoutable où érotisme, sensualité, dépassement, mise en danger, dérision, humour (et douceur d’une dompteuse de cerceaux) finissent par proposer une relecture d’une époque en tournant autour de l’antre de la perdition, de la détresse et du scandaleux, sans jamais tomber dedans.Le Devoir Marc GREGOIRE et la santé Pour le i811 cycle ou secondaire Cahier • 144 pages '20$- ISBN 978-2-7601-6918-0 Sutde-corrlgé •216pages • 75 $• ISBN 978-2-7601-6919-7 GUÉRIN, éditeur Itée En UBHlB dBRS tOUlBS IBS IIDPBlPlBS 514-842-3481 Les prix sont indiqués sous réserve do modifications.4 E N Le festival Juste pour rire présente ses excuses à l’humoriste Arthur Les têtes dirigeantes du festival Juste pour rire ont présenté hier leurs excuses officielles à l’humoriste français Arthur, dont une prestation sur scène dans le cadre de ce grand rassemblement de comiques est prévue au cours des prochains jours.Afin de stimuler é BREF les ventes de billets pour cet artiste très peu connu au Québec, le festival, dans un communiqué de presse diffiisé le 27 mai, a en effet présenté l’artiste, comédien et célèbre animateur de radio dans son pays comme une version française des Grandes Gueules, avec une «pointe dejmticiers masqués, un soupçon d’André Arthur et un brin dé Je/fFillion», pouvait-on lire.Cette comparaison hasardeuse et maladroite pourrait occasionner des torts à «cet humoriste de talent», a reconnu JPR dans un autre communiqué publié hier.- Le Devoir r LE DEVOIR.LE VENDREDI 6 JUILLET 2007 B 3 W E E K - E N I) CINEMA Messe Jazz François Bourassa, piano, orgue] André Leroux, saxophone Dimanche 8 juillet -11 h Entrée libre ÉGLISE DU GESÙ 1112, nalallMoi ; (¦Mro MkMk-AiH) ; SI4-MM37I l yesîifa A l’affiche cette semaine SOURCE: MÉDIAFILM.CA BLED NUMBER ONE France-Algérie, 2005,102 minutes Drame social réalisé et interprété par Rabah Ameur-Zaimeche avec Meriem Serbah, Abeljafri A sa sortie de prison, Kamel est expulsé de France et retourne dans son village natal algérien, où de jeunes fanatiques religieux veulent imposer leur loi.Peu après, une cousine qui fuit son mari violent revient dans sa famille, qui l’accueDle froidement • V.o., s.-ti.: Beaubien.HARRY POTIER ET L’ORDRE DU PHÉNIX (Harry Potter and the Order of the Phoenk) Etats-Unis, 2007,139 minutes Drame fantastique de David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Imelda Staunton.Devant le refus du ministère de la Magie de croire ses révélations selon lesquelles lord Voldemort est de retour, Harry Potter décide d’entraîner en secret un groupie d’élèves de Poudlard pour combattre le maléfique sorcier.• V.o.: Cinéma Banque Scotia, StarCité, Colisée Kirkland, Carrefour Angrignon, Cavendish, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché Central.• VX: Quartier latin, Place LaSalle, StarCité, Paradis, Langelier, Lacordaire, Marché Central (dès le mercredi 11 juillet) MARIAGE 101 Etats-Unis, 2007,91 minutes Comédie sentimentale de Ken Kwapis avec Robin Williams.Sadie et Ben doivent se soumettre au curieux cours de préparation au mariage du révérend Frank, le célébrant attitré de la riche famille de Sadie.• V.o.: Forum, Carrefour Angrignon, Cavendish, Colisée Kirkland, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché Central • VX: Quartier latin, Place LaSaBe, StarCité, Langelier.YOU KILL ME Etats-Unis, 2007,92 minutes Comédie policière de John Dahl avec Ben Kingsley, Téa Léo ni, Luke Wilson.Trop porté sur la bouteille, un tueur à gages, neveu du caïd de la pègre de Buffalo, est envoyé par ce dernier à San Francisco pour s’inscrire aux Alcooliques anonymes.Sur place, Q trouve un boulot d’embaumeur et s’éprend d’une belle célibataire.• V.o.: Forum.Entretien avec le réalisateur du film Scenes of a Sexual Nature Le travail d’observation d’Edward Blum ANDRÉ LAVOIE Une distribution prestigieuse qui fait la fierté du théâtre et du cinéma anglais (Eileen Atkins, Ewan McGregor, Adrian Lester, Andrew Lincoln) se croise, l’espace d’une journée ensoleillée, dans l’un des parcs les plus magnifiques de la capitale britannique, Hampstead Heath.Cette promenade intitulée Scenes of a Sexual Nature est orchestrée par Edward Blum, un cinéaste anglais formé à l’école de la télévision et du documentaire et qui signe ici son premier long métrage de fiction.Les beautés champêtres captées par la caméra d’Edward Blum contrastent avec l’image d’agitation qu’offre Londres ces jours-ci, marqué une fois de plus par la menace terroriste.Joint par téléphone peu de temps après l’attaque de l’aéroport de Glasgow en Ecosse et le complot déjoué in extremis dans la capitale, le cinéaste affichait son flegme britannique, soulignant la grande capacité d’adaptation de ses compatriotes.Et avec les quatre millions de caméras qui observent les moindres faits et gestes des badauds dans toutes les villes du pays, il reconnaissait que le Royaume-Uni était «certainement la nation la plus surveillée de toute la planète».Dans Scenes of a Sexual Nature, Edward Blum s’adonne à un autre travail d’observation, suivant sept couples de tous les âges, de tous les sexes et de tous les styles, attirés tel un aimant dans ce parc aux allures d’immense forêt Et même si les espaces verts sont nombreux à Londres, chacun possède sa personnalité; la faune qui les fréquente est donc différente d’un lieu à l’autre.Le cinéaste tient à justifier son choix.«Contrairement à Hyde Park, fréquenté parles touristes et tout près de la ville, Hampstead Heath donne l’impression d’être situé à la campagne: cela provoque un effet certain sur ceux qui le fréquentent.C’est un lieu très romantique et si vaste qu’on peut y marcher pendant des heures.À Hyde Park, on fait le tour en 20 minutes.» Situé également dans un des secteurs les plus riches de la ville — beaucoup d’artistes de renom y habitent —, Hampstead Heath représente un mi- m SOURCE MONGREL MÉDIA Au cœur du parc Hampstead Heath, le réalisateur Edward Blum (au centre) a tourné le film Scenes of a Sexual Nature, qui prendra l’affiche vendredi prochain.crocosme de l’Angleterre prospère et sophistiquée, pas tout à fait celle que l’on voit dans les films de Ken Loach.Edward Blum revendique toutefois une certaine universalité.Car s’il y est bien sûr question de sexualité, hétéro comme homosexuelle, Scenes of a Sexual Nature présente surtout des couples en crise, dont l’existence ne tient qu’à un fil (à vous de découvrir ce qui unit celui qui apparaît le plus harmonieux.).«Mes personnages n’ont peut- être aucun problème financier, mais ils sont confrontés à des situations que vivent les citadins des grandes villes: la solitude, la recherche de l’amour, la vie de couple.Et s’il y a une chose qui relie tous les couples du film, c’est cette difficulté de faire des compromis dans une relation amoureuse.» Poursuivant sur cette veine psychologique, il n’hésite pas à établir un étonnant parallèle entre l’incapacité des hommes anglais à montrer leurs sentiments et la richesse artistique du pays.«Cest peut-être pour cette raison que nous sommes si créatifs: nous exprimons sur scène ou en musique ce que nous ne pouvons dire dans la vie quotidienne.» Et il a fallu au cinéaste une bonne dose de créativité pour réaliser ce premier long métrage, tourné avec un budget dérisoire, des cachets minimes ou inexistants.Pour Edward Blum, cela n’avait rien d’une contrainte.«Avec le scénariste Aschlin Ditto, nous savions dès le départ que nous tournerions sans beaucoup d’argent.Chaque histoire de couple ne devait pas durer plus de 15 minutes et chacune d'entre elles devait être filmée en deux jours.En tournant à l’extérieur, sans grands besoins d’éclairage, et dans un même lieu, ça diminuait les coûts et ça nous permettait justement d’être plus créatifs.» Ce n’était donc pas l’argent qui pouvait allécher Ewan McGregor {Star Wars), Andrew Lincoln {Love Actually) ou encore Sophie Okonedo {HotelRwanda).«Tous ces merveilleux acteurs ont accepté parce qu’ils aimaient le scénario, souligne le cinéaste, et que pour eux cela représentait deux jours de tournage.Mais contrairement à tant d’autres productions, le film n’existait pas à cause de leur présence.Nous les invitions.Avec l’agent d’Ewan McGregor, la discussion était simple: s’il peut jouer, c’est fantastique; s’il ne peut pas, on trouvera quelqu’un d’autre.» Et sans doute que casser l’image d’Obi-Wan Kenobi en interprétant un homosexuel à la fois très volage et tendrement amoureux de son conjoint n’était pas pour lui déplaire.Edward Blum reconnaît que la sienne est encore à construire, heureux du succès du film, recevant des propositions d’Hollywood {«exclusivement des comédies romantiques») mais préférant défendre des projets plus personnels «dans un contexte où l’industrie britannique de la télévision est pas mal plus florissante que celle du cinéma».Malheureusement pour lui, le septième art britannique est loin de ressembler à un jardin anglais luxuriant.Scenes of a Sexual Nature prendra l’affiche le vendredi 13 juillet à Montréal en version originale anglais Collaborateur du Devoir Un film français ouvrira la deuxième édition du festival de Rome Rome — Un film du réalisateur français Alain Corneau, Le Deuxième Souffle, avec les acteurs Monica Bellucci et Daniel Auteuil, un remake de l’œuvre de Jean-Pierre Melville de 1966, ouvrira la deuxième édition du festival de cinéma de Rome le 18 octobre, ont annoncé les organisateurs.«Un grand nom du cinéma comme celui d’Alain Corneau, la réinterprétation d’un chef-d’œuvre de la littérature policière, un "casting” de premier choix, tout cela résume bien les attentes et les objectifs que nous nous sommes fixés cette année: du grand cinéma pour de grandes émotions», indique son organisateur Goffredo Bettini sur le site Internet du festival.Présenté lors de la soirée inaugurale du festival (18-27 octobre) , Le Deuxième Souffle se base sur le roman policier du même nom de l’écrivain franco-suisse José Giovanni, dont s’était déjà inspiré Jean-Pierre Melville pour tourner avec Lino Ventura en 1966.Aux côtés de l’Italienne Monica Bellucci, Alain Corneau a choisi les Français Daniel Auteuil, Michel Blanc, Eric Cantona et le chanteur Jacques Dutronc.Le film sortira quelques jours plus tard sur les écrans français.Lors de cette deuxième édition de la Festa del Cinema, le réalisateur américain Francis Ford Coppola présentera en avant-première son dernier film, Youth without Youth {Jeunesse sans jeunesse), après dix ans d’absence.Lors de sa première édition en 2006, le festival de Rome — riche d’un budget de dix millions d’euros, soit supérieur à celui de la célèbre Mostra de Venise — avait présenté 16 œuvres en compétition et 95 autres films ou documentaires, et avait bénéficié de la présence d’un parterre de stars.Quelque 56 000 billets avaient été vendus au grand public, qui avait ainsi pu découvrir avant-premières et films en même temps que la presse et les professionnels.EN BREF Agence France-Presse Au Sénégal, les salles de cinéma ferment les unes après les autres MALICK RO KH Y BA Dakar—Le cinéma sénégalais, dont l’icône Sembène Ous-mane est décédée le 11 juin, traverse une profonde crise avec la fermeture progressive de la quasitotalité des salles à Dakar en raison notamment de la concurrence des DVD et de la privatisation du secteur.«Les gens ne viennent plus au cinéma.Le propriétaire exploite la salle à perte et l’a même mise en vente», indique à l’AFP Amadou Mamadou Ly, projectionniste au cinéma Liberté dans un quartier populaire de Dakar.Ce cinéma est l’un des cinq derniers de la capitale, qui en comptait une quarantaine au début des années 80.«Ça ne marche plus à cause des DVD à domicile et du mauvais état de la salle.Le cinéma se trouve aussi dans un quartier où il y a des risques d’agressions», explique Ous-mane Diouf, qui a travaillé pendant plusieurs années dans ce cinéma.«Un match de football retransmis sur écran géant [dans la salle du cinéma J rapporte plus qu’un film», souligne-t-il.Pendant ce temps, à Dakar, les vendeurs de films DVD prospèrent, en proposant des DVD piratés qui sont vendus à environ 2000 francs CFA (environ 4,50 $) ou loués à 500 FCFA (moins de deux dollars) pour un ou deux jours.Les DVD étant le plus souvent regardés en famille, cela revient beaucoup moins cher que le cinéma, où le prix d’une place va de 150 FCFA (0,40 $) à plus de 2000 FCFA par personne.Signe supplémentaire de la profonde crise que traverse ce secteur, le célèbre cinéma Le Paris, situé sur la place de l’Indépendance, au cœur de la capitale, a été démoli il y a deux ans.Depuis lors, un panneau annonce la construction d’un hôtel et d’une salle de cinéma Mais les travaux n’ont pas encore débuté.Et à El Mansour, dans le quartier populaire de Grand-Dakar, la salle de projection est devenue un entrepôt de pièces automobiles et d’objets divers.Au début des années 80, il y avait 78 cinémas au Sénégal, contre seulement 18 aujourd’hui, selon le ministère de la Culture.Chaque cinéma n’a qu’une seule salle.«Il y a entre 60 et 70 autorisations de tournage par an, dont plus de la moitié sont effectivement tournées.Mais ces films [des courts et longs métrages et des documentaires] sont davantage vus à l’extérieur» du pays, selon le directeur de la cinématographie au ministère de la Culture, Amadou Tidiane Niagane.«On s’est fourvoyé avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui ont préconisé une privatisation du cinéma» dans les années 1980, affirme pour sa part le président de l’Association des cinéastes sénégalais, Cheikh Ngaido Bâ.«C’est la pire privatisation qu'on ait eue au Sénégal.La société [publique] qui gérait le cinéma faisait des bénéfices de 200 à 800 millions de FCFA [entre 458 000 et 1,8 million de dollars] par an», assure M.Niagane, en référence à l’âge d’or du cinéma, pendant les années Senghor (1960-80).Pendant les mandats du poète-président, tous les secteurs culturels ont bénéficié d’un appui importent de l’Etat sénégalais., En plus de la fin du soutien de l’État, le cinéma sénégalais a aussi été victime de problèmes d’organisation, comme l’absence de billetterie nationale, selon les spécialistes.En outre, le code de l’industrie cinématographique, qui régit le secteur et remonte à 2002, est à ce jour quasiment inappliqué.Le Fonds de promotion à l’industrie cinématographie promis en début d’année attend toujours une dotation de trois milliards de FCFA (plus de 6,8 millions).Et le centre national de la cinématographie, promis par les autorités, est toujours virtuel.Agence France-Presse Bon cop, bad cop bon premier Ce n’était pas dans l’édition papier de 2007, mais c’est sur son site Internet depuis février 2007.Dans son palmarès des films les plus populaires au Québec pour l’année 2006, l’Observatoire de la culture et des communications du Québec place Bon cop, bad cop bon premier, avec 1318 801 entrées et 29 430 projections, pour des recettes totales de 8 969 702 $, devant le film américain Da Vinci Code.- Le Devoir Sex and the City au grand écran Après deux ans de tergiversations, le tournage du long métrage inspiré de la célèbre série télévisée Sex and the City commencera à l'automne.La nouvelle a été rendue publique pp le site Internet du magazine Variety, qui a précisé que le studio New Line Cinema fera équipe avec la chaîne HBO pour l’adaptation cinématographique de la série, assurant ainsi le financement et la distribution du film.Au Canada, la distribution sera effectuée par Alliance Atlantis Vivafilm Le tournage du film est prévu cet automne et sa sor- tie, en 2008.Sarah Jessica Parker, Km CattraH, Kristin Davis et Cynthia Nixon devraient reprendre leur rôle.Km CattraB, qui s’était retirée à la dernière minute, compromettant ainsi le projet, s’est finalement entendue avec les producteurs.Michael Patrick Kng, longtemps producteur délégué de la série, assurera la réalisation du film à partir d’un scénario qu’il a écrit - PC Max Douy s’éteint Pàris—Le décorateur de films Max Douy est décédé à l’âge de 94 ans, après avoir créé pendant un demi-siècle les décors de frfus de 200 films dont certains ont marqué l’histoire du cinéma français, apprenait-on hier dans la presse.Entré à l’âge de 16 ans, en juillet 1930, aux ateliers des décorations de Pathé àjoinvüle-le-Pont, il y sera tout d’abord dessinateur, avant de devenir assistant-décorateur, puis chef-décorateur.Son nom figure au générique de quelque 200 films signés par Jacques Becker, Jean Renoir, Jean GrémiDon, Robot Bresson, Claude Autant-Lara dont il a réalisé tous les décors à partir de 1947, HenrèGeoiges Ctouzot Julien Duvivier, Marcel l’Herbier.et phis récemment Jean Paul Rappeneau, Jean-Jacques Annaud et Sydney Pollack.-AFP www.cinemaduparc.coi ENCOURAGEZ VOTRE CINÉMA INDÉPENDANT r-, SICKO d» Moore, 8ALÔ «te PASOUNI, RED ROAD, fllma da 3 heure» de STATIONNEMENT GRATUIT rCINÉMA DU PARC 13575 Du Parc 514-281-1800 FAVORI JAZZ.LA CINE-CARTE DU PARC, 8 FILMS POUR 40S NOUVEAU dans la section culture sur LE DEVOIR com Trouvez l'horaire des films à l'affiche En salle / à la télé / et les nouveautés DVD K ;XI) CULTURE Festival international de jazz de Montréal Festival d’été de Québec Bob Dylan à la salle Wilfrid-Pelletier; Garth et Maud Hudson au Savoy La pertinence chevillée au corps SYLVAIN CORMIER Il n’y a pas de hasard.D y a que mercredi soir, Garth Hudson était au Savoy du Métropolis et explorait les possibilités de sa main gauche au piano droit, et trouvait encore le moyen d’aller là où il n’était jamais allé.D y a que, mercredi soir toujours, quelques centaines de mètres plus à l’ouest, il y avait Bob Dylan dans la grande salle Wilfrid-Pelletier, la même salle Wilfrid-Pelletier où, en 1966, le même Garth Hudson et les autres Hawks—The Band en devenir — accompagnaient Dylan dans sa quête de renouvellement de la forme folk par voie d’électrification.Mercredi soir, cette quête se poursuivait pour Dylan et pour Hudson, chacun à sa façon, dans le même esprit d’absolue liberté.Hudson se produisait devant une petite centaine d’aficionados et de nostalgiques du Band avec sa femme Maud et trois musiciens, dont le très grand bassiste Marty Ballou (acolyte de John Hammond Jr.).Dylan, nouveau lauréat du Montreal Jazz Festival Spirit Award, avait bien sûr rempli Wilfrid, l’habituelle cohorte d’irréductibles côtoyant les amateurs de légendes vivantes.Mais qu’importe le nombre, qu'importe ce qui amenait à l'un ou l’autre endroit l’acheteur de billet, la démonstration était tout aussi convaincante.Ce qui avait uni Hudson et Dylan lors de la fameuse tournée «électrifiée» de 1966, puis à Woodstock durant l’enregistrement des Basement Tapes, puis durant la tournée The Band-Dylan de 1974 (qui nous donna le double album Before The Flood), les réunissait de nouveau, presque à portée d’amplification: les deux têtes chercheuses cherchaient encore.Et de manière bigrement intéressante, chacun semblait trouver l’essence de son art dans le retour à des formes anciennes.Hudson intégrait des polkas, des relents de Gershwin, des ar- pèges de Horace Silver à sa tambouille de jus de racines.Dylan réinventait I’ll Be Your Baby Tonight en rockabilly estampillé Elvis, et Spirit On The Water trouvait sa raison d’être du côté du ragtime et du swing.Pour qui avait la chance d’assister à des portions de l’un et l'autre des spectacles — nous étions quelques-uns —, le lien était évident Hudson et Dylan semblent avoir compris le même truc, à savoir qu’on a beau chercher à refaire le monde, on en revient toujours à l’origine.Aux formes de base de la musique.À entendre Dylan brasser Rollin'And Tumblin’, l’une de ses chansons du récent album Modem Times, on ne pouvait pas ne pas entendre le groupe Canned Head au festival pop de Monterey en 1967 brassant un boogie également intitulé Rollin’ And Tumblin’, déniché à la source même du boogie afro-américain.Dylan et son orchestre, comprenait-on, trouvent làdedans source de modernité.Ainsi Dylan revisitait-il comme d’habitude son catalogue sans gêne aucune, et j’avais enfin l’impression de comprendre où il voulait en venir.Les Rainy Day Woman #12 & 35, Highway 61 Revisited et autres Chimes Of Freedom étaient littéralement extirpées du contexte folk-rock des versions enregistrées, et Dylan leur redonnait en lieu et place la fraîcheur plus intemporelle du rockabilly, du swing et du boogie.Les chansons en étaient libérées, leur bail renouvelé.Belle boucle bouclée.Et bel écrin.Assister à un spectacle de Dylan dans le velours de Wilfrid était un privilège, et nous en jouissions manifestement, à cela près que le son était moins bon qu’en novembre dernier au Centre Bell, surtout à pleine puissance.Constat conséquent le Dylan d'aujourd’hui, cet aventurier digne d’un Spirit Award, n’est décidément pas l’homme des lieux confortables.Collaborateur du Devoir N O S C HOIX Toumani Diabaté’s Symmetric Orchestra Considéré par plusieurs comme le meilleur joueur de kora de sa génération, Toumani Diabaté nous a fait connaître une musique mandingue acoustique intimiste, souvent instrumentale, fluide et très classique à la malienne.Le revoici à 14 avec le Symmetric Orchestra, un orchestre de Bamako flamboyant intergénérationnel et ouvert à toutes les rencontres, qui se plaît à créer des arrangements traditionnels sur des airs modernes (ou l’inverse).Leur disque Boulevard de l’Indépendance, paru l’été dernier, révèle une pléiade de musiciens hors du commun qui s’éclatent à grands coups de percussions, de cuivres et de cordes traditionnelles ou électriques.Excitant projet! Au Spectrum ce soir à 18h.Yves Bernard Ravi Coltrane Être né Coltrane et vouloir faire carrière dans le jazz impose déjà une certaine pression, on imagine.Mais Ravi Coltrane — le fils de John et de la pianiste Alice — n’est visiblement pas de ceux que ça effraie.Non seulement a-t-il choisi le jazz, mais aussi les mêmes instruments que son père (saxos ténor et soprano).Et force est d’admettre que l’attention que les médias lui ont naturellement accordée à ses débuts est pleinement justifiée aujourd’hui: Coltrane se révèle un saxophoniste au talent singulier, largement dégagé de l’influence de son paternel.Il trace sa voie note par note, rigoureusement, dans le rayon du jazz moderne pas trop loin de l’avant-garde.Un deuxième passage en deux ans au FUM.Au Spectrum ce soir à 22h.Guillaume Bourgault-Côté Décès de la soprano Régine Crespin, grande voix française du XXe siècle Paris — La soprano dramatique Régine Crespin, une des grandes voue françaises de la seconde moitié du XX' siècle, est décédée hier dans un hôpital parisien à l’âge de 80 ans, a indiqué à l’AFP sa maison de disque, EMI.Née à Marseille le 23 février 1927, elle s’est illustrée sur les plus grandes scènes lyriques du monde, notamment à New York (Metropolitan Opera), Londres (Covent Garden), Milan (la Scala) et Vienne (Staatsoper) ainsi qu’aux festivals de Bayreuth, en Allemagne, et de Salzbourg, en Autriche.Elle fut une des grandes Maréchales (Le Chevalier à la rose de Richard Strauss) de son temps, de même qu’une soprano wagné-rienne de tout premier plan, comme le rappellent les témoignages discographiques de ses interprétations d’Elisabeth (Tannhauser), Elsa (Lohengrin) ou encore Kundry (Parstfat).Son sens de la déclamation, sa voix large et son timbre franc se sont aussi pleinement exprimés dans le répertoire français (Didon dans Les Troyens de Berlioz, Marguerite dans Faust de Gounod).Elle a participé à la première française de Dialogues des carmélites de Poulenc en 1957 et fut de la création de plusieurs oeuvres, notamment de Marius Constant (Cinq chants et une vocalise, 1968) et Henri Tomasi (Sampiero Corso, 1956).La musique italienne ne lui était pas étrangère, et elle a marqué de sa forte personnalité La Tosco de Puccini ou le rôle de Desdémone dans Otello de Verdi.Pédagogue reconnue, elle a enseigné au Conservatoire de Paris entre 1976 et 1992.«La Crespin» avait fait ses adieux à la scène en 1989 à l’Opéra de Paris après y avoir beaucoup brillé.Signe de son rayonnement, une rose à son nom a été créée en 1990.Agence France-Presse - - » BORIS HORVAT AGENCE FRANCE-PRESSE La diva Régine Crespin fêtait son 70' anniversaire le 25 avril 1997 à Marseille.Premier prix du conservatoire de Paris en 1950, celle que l’on surnommait «la lionne» fit ses adieux à la scène en 1990.Elle est décédée cette semaine.La ville s’endormait.SOURCE FESTIVAL D ÉTÉ DE QUÉBEC Demain soir, Artist Of The Year offrira une prestation à Québec.i y ^ Cette année, la nuit appartient plus que jamais aux festivaliers.Avec cinq soirées se terminant au petit matin, le Festival d’été prend sous son aile les danseurs et autres fêtards pour qui 23h, c’est un peu tôt pour aller au lit.PATRICK CAUX Québec — Depuis des temps immémoriaux, les oiseaux de nuit reprochaient au Festival d’été (FEQ) de s’éteindre chaque soir avec les dernières notes sur ses scènes extérieures.Timidement, on proposait parfois quelques activités nocturnes, mais sans véritable lieu fédérateur.«Le Festival Off a rappelé l’importance du créneau de nuit», rapporte Jean-Claude An to, un des responsables du Festival Antenne-A qui, cette année, a conseillé le FEQ pour l’organisation de son volet de nuit.«Les musiques électroniques offrent encore des éléments extrêmement rafraîchissants.De plus en plus, elles trouvent leur juste place.» Le Festival d’été offrira ainsi cinq partys inspirés principalement par la culture du clubbing et le monde des DJ.Parmi ces activités, il faut mentionner la présence, le jeudi 12 juillet, d’A-Track, le célèbre DJ accompagnant l’irrévérencieux Ka-nye West.«C’est vraiment une chance d’avoir A-Track à Québec», s’enthousiasme Ante.En effet, ce DJ est considéré comme un des meilleurs plati-nistes au monde.D est d’ailleurs le plus jeune DJ à avoir remporté le prestigieux concours DMC.à l’âge de 15 ans! «Pendant un temps, on a pensé que des conflits d’horaire dus à la tournée de Kanye West l’empêcheraient d’être présent.Heureusement pour nous, le spectacle à La Nouvelle-Orléans de la vedette rap a été annulé.» Si A-Track est la manifestation le plus exotique de la programmation nocturne, il n’en demeure pas moins que les autres soirées s’annoncent également alléchantes.Dès ce soir, on poiura se rendre à l’impérial (lieu de toutes les fêtes de nuit du FEQ) pour la soirée Bai-le Funk.Aux tables tournantes, Khiasma de Montréal et 100 % Dynamite.On nous promet le meilleur du hip-hop, du bade funk et des rythmes chauds actuels.Demain soir, après des performances d’Artist Of The Year (dont le prochain album électro-funk, Wreck La Discothèque, joue sans cesse à la maison depuis que j’en ai reçu un exemplaire promo!), de Lesbians On Ecstasy et de We Are Wolves, on fera place à l’événement Ninja Tune.Les DJ Luv et Ghostbeard seront alors aux commandes jusqu’à la fermeture.Le vendredi 13, la célèbre formation montréalaise Omnikrom débarque en ville pour déverser son rap à la basse bien pesante.En plus d’une prestation live du groupe, les DJ Figure 8 et Slipmat feront danser la foule jusqu’à épuisement Le dernier rendez-vous de cette série nocturne aura lieu le 14 juillet alors que la bande de Mutek présentera Musique risquée, un incontournable pour les amateurs de micro-house et autres bidouillages électroniques.Avec des prestations d’Akufen, de Vincent Lemieux et de Bruno Pronsato, voilà une autre nuit qui ne sera décidément pas consacrée au sommeil dans la capitale! Collaborateur du Devoir Musique classique L’événement Savall à Québec CHRISTOPHE HUSS Evénement du volet classique du Festival d’été de Québec, la venue de Jordi Savall et son ensemble Hespèrion XXI ces samedi et dimanche à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm risque de rendre bien des mélomanes montréalais jaloux.Le Catalan et ses musiciens nous arrivent directement de l’abbaye de Fontfroide, en France, où Savall a créé l’an passé avec son épouse, la chanteuse Montserrat Figueras, un festival sur le thème «Musique et histoire, pour un dialogue interculturel».Sept concerts ont été proposés dans le cadre de l’abbaye.Deux le seront à Québec, guidés par une approche philosophique et historique très voisine, avec pour titres Paradis perdus (samedi) et Orient-Occident (dimanche).Ces deux projets artistiques ont déjà été défendus sur CD par Savall et les siens, d’autant que Savall eut l’idée pionnière, dès 1998, de fonder sa propre étiquette, Alia Vox Nous vous avons vanté en février dernier dans Le Devoir les mérites du projet des Paradis perdus, inclus dans un livre-disque de 272 pages en huit langues au sein duquel deux CD avaient pour mission de nous éclairer sur le thème: «Ombres et lumières au siècle de Colomb: l’histoire et la poésie en dialogue avec les musiques araboandalouses, juives et chrétiennes de l’ancienne Hesperia jusqu’à la découverte du Nouveau Monde.» En pratique, il s’agit d’une construction musicale et littéraire qui nous mène de 1408 à 1506, de l’Espagne au Nouveau Monde, et qui illustre la fin d’une époque où en Espagne se côtoyaient harmonieusement les cultures chrétienne, juive et musulmane.Des musiques très diverses illustrent ainsi des portraits et événements historiques tels que les conquêtes et la naissance de Colomb, les nouvelles routes et les grands rêves de conquête, la fin de l’al-Andalus, la diaspora séfarade, et bien d’autres.Les découvertes des musiques sont entourées de récits en diverses langues d’époque.Le concert Orient-Occident présenté dimanche couvre une période plus large: 1200 à 1700.Hespèrion XXI et Savall ont enregistré ce programme en janvier 2006 avec divers musiciens jouant d’instruments traditionnels.La musique turque sera présente dans ce «dialogue entre les musiques instrumentales de l’ancienne Espagne chrétienne, juive et musulmane, de l’Italie médiévale et celles du Maroc, d’Israël, de Perse, d'Ajgha-nistan et de l’ancien Empire ottoman».Tous ceux qui ne pourront se déplacer cette fin de se-maine à Québec peuvent compter sur Jordi Savall pour étancher leur soif de découvertes à travers des disques aussi réguliers qu’éblouissants.Ludi Musici, qui vient de paraître, est en fait un disque catalogue avec pour thème l’esprit de la danse entre 1450 et 1650 en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, mais aussi en Orient et dans le Nouveau Monde.C’est un excellent moyen pour ceux qui ne connaissent pas ce musicien de se familiariser avec son art et son approche.Le CD qui a suivi Paradis />erd«s-s'intitule Les Larmes du Caravage.D illustre une autre démarche chère au musicien: la recréation de musiques autour d’un thème, id l’art pictural du Caravage, qu’on a si souvent mis en regard de celui de son contemporain Claudio Monteverdi.Ces tableaux d’une exposition qui défient le temps sont également un voyage musical et littéraire: dans la notice, chaque tableau ayant inspiré le compositeur Jordi Savall est reproduit et commenté par l’écrivain Dominique Fernandez.Collaborateur du Devoir I Jordi Savall en concert au Palais Montcalm de Québec, demain et dimanche à 20h30.¦ Au disque: Onent-Occident, Paradis perdus, Lacri-mae Caravaggio et Ludi Musici, tous parus en 2007 chez Alia Vox, distribués au Canada par Pelléas.A LA TELEVISION CANAUX lHi.no i_e i eieiournai Clnôma / LA LEGENDE DES BALEINES (3) Bons baisers de France / R.Badourl Le Télôjournal Des kiwis et des hommes / Le TA/A 1 8 heures Caméra- témoin Chaîne d'artistes Cinéma / PRINCE WILLIAM (5) avec Jordan Frieda, Martin Turner À la di Stasio / Recettes Le TVA 22 heures Juste pour rire Dans ma caméra Cinéma / SAINT Macaroni tout garni Ramdam Cultivé et bien élevé Cinéma / UNE AFFAIRE DE GOÛT (4) avec Jean-Pierre Lorit Cinéma / MONSIEUR SCHMIDT (3) avec Jack Nicholson.Hope Davis (22:3») riches.d'histoire! Cinéma / PANNE FATALE (5) avec Kurt Russell, J.T.Walsh Le Grand Journal (17:00) Auger enquête / Jeux Interdits Le Journal du soir 1 1 O /a Cinéma / STRIP-TEASE (5) avec Demi Moore, Vlng Rhames R DI TVS D VII MP IVIX VH AK TV I I I MDS HISTORIA AH ï V S THUS • liANAI A G SAVOIR T VAS Kl N il U CBC I : I V ( Mont ) r.m TVO Afin” CBS nui: i c Vx PBS (33) * pusïïïTF r.Tv i A.K, I Il H AVI) mscnvi my IMS I DH Y ni wswnm d siinwcAsi I 1 AMNINi; 1 II I I SN Y I V I AN Al IX Jrnl FR2 Dominique Poirier en direct Le marché du sexe.Le Tôléjournal P.Groulx Le National Le Téléjournal Jrnl RD Question.| Toit et mol Jrnl FR2 Toute une histoire Pans-Bamako - Jazz 2006 [Vivement dimanche Relais.Journal Dossiers Mystère Déco sur.Biographies / Ed Gein Preuves à I appui Criminels / Dr Sharpe Experts en crime Culture du X \ Dre Nadïâ!7 Le goût Décore.Môtamor.César .noces .maison! Manon ?ebbie rénove Cinéma Top&.anglo Présentation spéciale / Profession VJ VJ recherchée.Danse plus L Index.Tops.TopS.anglo Albums Musicogra./ Alicia Keys L’Index L'Index Liaison.Max Danse TopS.Makaha .j aime .le trouble Grenade.70 Les Frères Scott Edgemont Radio Free Degrassl.Force Simpson Info Sports Di-Gata Kappa Futurama South Park La Clique South Park Sports 30 Circuit mondial de volleyball de plage Fl Mag Sports 30 Info Sports Lutte Impact TNA A ia conquête de l'espace Origines Mystères / Goliath Cinéma / AMADEUS (2) avec F.Murray Abraham.Tom Hulce Cirque du.[La Job des pays d'en haut C.S.Vive les mariés! Cinéma / INQUIÉTUDES (5) Anne.plgno ns verts Porté disparu Les yeux d Angela Sans laisser de trace Meurtre en banlieue Sue Thomas, l'oeil du FBI NipATUCk La porte d'Atlantis Forces obscures Monstres mécaniques La porte d Atlantis Battlestar Galactica Cinéma Le Québec à la loupe Festlfllm, 7e édition Quartier.Parole rouge parole.L urgence d'une utopie réalisable [ Energie.temps Roses des sables 1 Visez.Jet-set.Cuba.Dans la roue du Tour .en taxi .restos Pilot Guides / India Parcours d'artistes Roses.Coups de Panorama DOCTEUR.I Profils Affaires L art d'ôtre parent Cinéma / LE CABINET DU Comme un mauvais rêve Volt .Air Farce [Halifax.CBC News at Six Coronation [The National Rumours Intelligence Soccer / Brésil - États-Unis CTV News Access H.eTalk Ghost Whisperer Live Earth / Se poursuit Jusqu’à samedi.23hOO.News House.ET Canada standoff Numb3rs ET Canada Catering The Shak .C ub Paradise Found The Best of the Agenda Heartbeat Film 101 The Best of the Agenda Heartbeat Raymond ABC News .Raymond Will, Grace George Lopez Kyle XV Sex.City Nightllne Klmmel News CBS News Ghost Whisperer Jericho Numb3rs News Late Show with.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel.vs TOO Las Vegas Law & Order (23:35) (00:05) That '70s.Simpsons Seinfeld Friday Night Smackdown Sex.The Newshour BBC News Vermont.Week Now Bill Moyer's Journal P.O.V.Business Charlie Rose BBC News l Business CTV News The Newshour | Jeopardy Roadside I Scully Mountain BUI Moyers Journal BBC News eTalk Ghost Whisperer Live Earth / Se poursuit u à samedi, 23hOO.CSI: Miami / Deux épisode Case Files CSI: New York Intervention / Deux émissions CSI: Miami Street Legal | Bravo! Fact Video .Others Godiva's Law .a Trace How Dally Planet Greatest Mysteries Oil, Sweat and Hazard Pay New York Dally Planet Oil.Cinéma Exhibit A Thlnos CKI Nn When Disaster Strikes Turning Points of.Disasters of the Century The Hour | Doc CBC News: The National I G-Spot CBC News: fifth estate CBC News FIFA U-ZO CBC News imuvv r-minly |A\naromeaa ¦ (22:01) | BUS.(22:31) (23:09) What not to Wear / Cinq Three Tak SS on» ( 1 7:001 I ve got Nothing to Wear What not to Wear / Deux émissions ML iiTi 1 1 i W l-T-y»1?I.iï»1T»TfT7TT7^M kUBDMiEH-SflniDSBi Brat Camp Average Joe Bootcamp | Outlaw.| Brat Camp I Football / Poklm 2UU/• NASCAR Busch Séries / W nn-DIxie 250 Zatch Bell I Naruto 1 Inu Yasha | Seed - Lions i numo [1 B:3B Invader.PS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LA LÉGENDE DES BALEINES Une belle histoire située en Nouvelle-Zélande, qui £ r,elîî,*)or^ ^r'x Public au Festival du filir de Toronto.Radio-Canada, 19h GRANDS REPORTAGES Rediffusion du Marché du sexe, un documentaire sur le quartier de la prostitution à Vancouver, un quartier par beuhèrement dur et dangereux.RDI, 20h PARIS-BAMAKO - JAZZ 2006 Grande fête africaine avec des vedettes du Mali, qui avait été présentée au Festival de jazz de Montréal l’an née dermere.TVS, 20h BONS BAISERS DE FRANCE d6 jron P.™6 peu' l’émission, qui reçoit ce soir Ra-d ?a“oun’ Monique Giroux, Mélanie Renaud, Yves Pelletier.Radio-Canada, 21h AMADEUS Mozart tel qu’on ne l’avait jamais vu.Un film qui fait vraiment partager la passion de la musique.Historia, 22h Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Tris bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable LE DEVOIR, LE VENDREDI 6 JUILLET 2007 B 5 W E E K - E N I) MUSIQUE Du bop au hip-hop Le pianiste Robert Glasper s’amène à Montréal précédé d’une rumeur dithyrambique GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Piercing au visage, dreadlocks sur la tête, difficile de savoir, en regardant sa galerie de photos, que le pianiste américain Robert Glasper dirige l’un des trios les plus en vue de la relève jazzistique mondiale.Son «attitude» colle davantage à l’image d’un «hip-hopeux» qu’à celle d’un jazzman.Ce qui a du sens, remarquez; la musique de Glasper est tout entière pétrie des influences de cette culture.A 28 ans, le pianiste américain — né au Texas, il demeure à New Yorit depuis huit ans — est en train de se faire une place au sommet de la hiérarchie du jazz.Les critiques s’enthousiasment sur son talent rare; technique grandiose, touche élégante, éloquence du discours, vaste palette de couleurs, sens mélodique aigu, il excelle tant en composition que dans les reprises de standards qu’il remodèle à sa guise et colle à ce qu’il veut (Maiden Voyage/Everything in Its Right Place, savoureuse rencontre entre Radiohead et Herbie Hancock.).Le trio qu’il dirige (Vicente Ar- cher à la contrebasse et Damion Reid à la batterie) est maintenant comparé aux meilleurs du genre, Brad Mehldau y compris.En 2005, il est devenu le premier artiste en cinq ans à être engagé par la maison Blue Note.Et ses deux albums publiés depuis (Canvas, 2005, et In My Element, cette année) ont reçu un accueil élogieux—le répertoire du concert de ce soir proviendra essentiellement de ces albums.Mais du succès, Glasper en connaît aussi beaucoup dans le champ hip-hop.Il est le directeur musical du vocaliste Bilal (R&B /nu-soul), figure très respectée du milieu.C’est Bilal qui lui a d’ailleurs suggéré d’inclure sur In My Element une interprétation en trio acoustique d’extraits de matériel du légendaire producteur hip-hop, J Dilla (mort à 32 ans en février 2006, un des beats maker les plus influents de la scène).Glasper a sinon travaillé avec d’autres très gros noms du hiphop: Q-Tip, Mos Def (il est son directeur musical), Talib Kweli, The Roots, Sium Village, Common, la crème du genre.Cette participation du pianiste à une foule de projets hors jazz se DJ Dolores &Aparelhagem: vitamine dans la machine ! YVES BERNARD C> est rock, c’est roots, c’est électro.Mais ça sautille, ça jubile et ça déménage.C’est brésilien.Et DJ Dolores est un homme! «Lorsque j’ai commencé à faire de la musique en 1997, il me fallait un nom d’artiste.Mais comme je ne pensais jamais devenir professionnel, fai opté pour une bonne blague.Aujourd’hui, je suis pris avec», raconte-t-il en s’esclaffant Une entrevue avec ce joyeux drille ressemble à sa musique, tout étant simultanément absorbé, digéré, puis recraché dans un langage singu-lier parfaitement contemporain.Pour réussir à nous comprendre, il nous faudra pas moins de quatre langues, chacun de nous essayant de traduire un mot, une phrase ou une expression dans un idiome, avant de relancer l’idée suivante dans un mélange créatif de deux ou trois autres.«Ça ressemble à une conférence des Nations unies», résu-me-t-il en portuglish, après que nous eûmes fixé les paramètres de la _ conversion en françagnol.Personnage enjoué, disions-nous?Oui.Badin, folâtre, désinvolte et un brin provocateur.Et fin joueur en plus.Sur Aparelhagem, son plus récent disque, Dolores fait danser des extraits du manifeste du Parti communiste de Marx et Engels sur les frénésies du forro nordestin, déforme les mots de Vian avec des guitares tournoyantes et des rythmiques à l’antillaise, fait passer Jean-Sol Partre pour un don Juan exotique.«Je viens de Recife, une ville encore plus violente que Rio ou Sâo Sur Aparelhagem, son plus récent disque, Dolores fait danser des extraits du manifeste du Parti communiste de Marx et Engels sur les frénésies du forro nordestin Paulo.Avant de produire des disques, je voulais déménager, mais ne le pouvais pas faute de moyens.Notre seule réponse aux misères de la cité fut de faire la fête.Après tout, des gens meurent pour le plaisir.» Et quelles réjouissances! Au Festival de jazz, DJ Dolores donne trois représentations extérieures les 5 et 6 juillet avec Aparelhagem, son groupe, bien nommé par les journalistes, puisque lui ne s’était jamais soucié de la chose.Aparelhagem signifie «appareillage».C’est lui qui l’affirme, en français SVP Mais dans le Nord-Est brésilien, le terme évoque les énormes sound-system et convient parfaitement à cette musique haletante, conçue en studio mais naturellement adaptable à la rue.«Je ne suis pas musicien et je ne joue de rien, affirme-t-il.Mais en concert, j’essaie de reproduire avec des machines l'esprit du studio en laissant beaucoup d’espace à l’improvisation.J’aime travailler avec des artistes traditionnels et j’essaie de les faire jouer de la musique internationale avec leur accent.Très important, l’accent!» Cadences frétillantes de maraca-tu, de samba et de forro; jeux vocaux à la Faboulous Trobadors, fortes lignes de dub à la basse, boucles électroniques, cuivres vombrissants, claviers vintage minimalistes.si l’énergie du disque est préservée, DJ Dolores nous convie à tout un exutoire.Collaborateur du Devoir ¦ DJ Dolores & Aparelhagem sur la scène Bell ce soir à 22h.perçoit dans sa musique.Aisément, mais aussi subtilement.Car Robert Glasper fait au final du jazz en format «standard», trio acoustique, sans bidouillage, style épuré.«Avant toute chose, ma musique est jazz, dit-il dans un entretien téléphonique.Mais dans ce jazz, j’essaie d’intégrer tout ce qui fait ma culture.» C’est-à-dire: l’émotion et la chaleur du gospel (sa mère en chantait à l’église fréquentée par la famille — c’est là que Glasper a fait plus tard ses premiers pas de pianiste), la rythmique et l’énergie du hip-hop, des touches de R&B.Toutes ces influences assimilées et juxtaposées à sa profonde connaissance du jazz donnent à la musique de Robert Glasper une sonorité facilement identifiable.Une touche, une couleur unique (bien black, au fond) que la majorité des pianistes ne parviendront à développer que beaucoup plus tard dans leur carrière.C’est ainsi qu’aujourdhui le musicien se présente devant des publics inconnus en tant que Robert Glasper, et non en tant que «jeune pianiste influencé par Hancock ou McCoy Tyner», par exemple.«Je pense faire un travail original, différent.Si je me livre encore au jeu des influences, ça donnera nécessairement une fausse image de ce que je fais.» Dans le livret de son plus récent disque, Glasper a glissé une citation du pianiste Mulgrew Miller, qui affirme que le trio offre — avec le piano solo — les plus vastes possibilités d’expression pour un pianiste.«Je le pense tout à fait.On peut aller où on veut en trio.C’est un format qui donne énormément de liberté, qui reste intime et qui permet d’expérimenter.» Le succès que Glasper connaît depuis quelque temps ne l’a pas surpris, «dans la mesure où ça fait dix ans [qu’il est] à New York et [qu’il] joue partout».«Pour moi, dit-il, ce n’est rien de subit, c’est beaucoup de travail et j’attends ce moment depuis longtemps.» Tout comme plusieurs attendent le moment de tester en spectacle l’excellente impression laissée par In My Element: c’est ce soir que ça se passe, première présence à Montréal, au Gesù, à 22h30.Le Devoir VITRINE DU DISQUE DJ Dolores sera sur la scène Bell ce soir à 22h.SOURCE FUM JAZZ JAZZTHINU II Randy Bachman & New Guitar Summit Ranbach - Fontana North - Universal Les méchants riffs ont rendu sourds les marteleurs de six-cordes, alors on sort l’onguent Et il n’y a rien de plus onctueux à des oreifies de rockeurs vieillissants que des fioritures jazzy.Randy Bachman en a appliqué une couche avec son Jazz-thing en 2004, hommage au style fluide de son mentor de jeunesse, le mésestimé et regretté Lenny Breau.De son côté, l’ancien piocheur Jay Geils (mais si, le J.Geüs Band, avec Peter Wolf, rappelez-vous Love Stinks) s’est associé à Duke Ro-bülanl, bluesman émérite, et Gerry Beaudoin, jazzman fortiche de Boston, pour le plaisir de relever ses manches de chemise et de croiser les manches de guitares au sein d’un groupe ad hoc baptisé New Guitar Summit Voilà que Bachman se tire une chaise à la table des copains, le temps d’un Jazztking II.Cela donne du Bachman revisité façon relaxe (Jokin’ Care Of Business sur les pattes de derrière), du Moses Allison sans s’énerver et même un peu de Del Shannon jazzU fié jusqu’à en perdre son rock’n’roll.Le set de Bachman au Spectrum demain, avec Robillard au poste, devrait clapoter dans ces eaux-là Sylvain Cormier JAZZ JAZZ VOCAL ?c'est FIGHT OR FLIGHT Kellylee Evans Enliven! Media Je l’ai découverte pas plus tard que lundi, sur l’asphalte luisant de pluie de la rue SainteCatherine, au hasard d’une balade au Festival international de jazz de Montréal.De la scène extérieure Alcan s’élevait une voix puissante et douce à la fois, une énergie contagieuse, quelque chose de chaleureux comme une soupe en hiver.Kellylee Evans a aussi lancé l’an dernier son premier disque, Fight of flight, enregistré à Manhattan avec le bassiste Lonnie Plaxico.Le disque a ses inégalités, mais la voix de Kellylee Evans, née à Toronto de parents originaires de Jamaïque, conserve, tout le long des chansons, sa force et sa texture soyeuse, sa présence.D faut dire que la jeune femme remportait, en 2004, la deuxième place de la compétition de jazz Thelonius Monk, devant un jury aguerri comprenant Al Jarreau et Quincy Jones.Evans a aussi été programmée en première partie du spectacle de Tony Bennett Sur le disque, dont elle a écrit toutes les chansons, le langoureux titre IDont Think I Want to Know, grâce hfosa-perbe guitare électrique de Marvin Sewell, mais aussi Lead Me Closer, tout en douceur, emportent ma préférence.La première pièce What About Me?donne aussi la mesure de la voix d’Evans.Une recrue qu’on suivra avec plaisir.Caroline Montpetit C’EST MAGNIFIQUE! Montréal sings 1953-1968 .Artistes divers Just In Time - CBC C’est ce qu’on dit, c’est ce qu’écrit en long et en large John Gilmore dans son Who’s Who Of Jazz In Montréal, dans les années 5060, la métropole était une Mecque du jazz.Les grands musiciens de cet âge d’or, Oscar Peterson, Maynard Ferguson, Tony Romandini, sont célébrés, mais les vocaüstes locaux, les suaves, les soyeux, les trop cool?Oubliés, qu’ils étaient, jusqu’à cet admirable disque, compilé avec amour et sueur par la relationniste de presse Heidi Fleming, dont la maman Joanne chantait joliment et dont le papa Gordie tâtait de l’accordéon au sein de chouettes orchestres.Acétates de la CBC, transcriptions d’émissions de radio, collections privées: la vaillante Heidi a déniché des tas de merveilles, dont voici une heure de qualité supérieure, où se côtoient anglos et francos.Découvrez, redécouvrez les fabuleux Johnny Holmes Singers (Dearly Beloved, quelle fougue!), la sulfureuse Cathy Casper et autres Dino Vale ainsi quEstelle Caron et Yolanda Lisi (chantant Quand je monte chez toi d’Henri Salvador, pure caresse).Magnifique devoir de mémoire, avec livret bilingue.S.C.BLUES DUKE’S BLUES Duke Robillard Band Étiquette Stony Plain À la présente rubrique, il y a une raison particulière: suggérer à l’ami lecteur un album enregistré par un des musiciens invités au FUM qui n’est pas nécessairement une production récente mais qui est toujours disponible.Notre choix: Duke's Blues du guitariste Duke Robillard.Publié en 1994, ce compact était le premier d’une longue série que le résidant du Rhode Island devait signer pour l’étiquette albertai-ne Stony Plain, fondée par Holger Petersen.Il marquait surtout le départ d’une nouvelle aventure de cet immense artiste.On s’explique.A la fin des années 70, Robillard fonda le Roomful! of Blues.Avec cet orchestre, il allait dépoussiérer le «jump blues».Ensuite, sur étiquette Rounder, il devait réaliser une série d’albums mettant en relief ses talents d’instrumentiste.Avec Duke’s Blues, il amorçait un tournant en direction du swing.Pas du blues, pas du jazz, mais du swing.Point On vous l’assure: Duke’s Blues est un régal de bout en bout C’est chaloupé, ondulant C’est joyeux plus que sympathique.C’est en tout cas un album qu’auraient apprécié Count Basie, T-Bone Walker, Jimmy Reed et.Jay McShann, qui d’ailleurs a eu le bon goût de faire appel à ses services pour produire ses trois dernières parutions.C’est dire.Serge Truffaut SOURCE FUM Robert Glasper dirige l’un des trios les plus en vue de la relève jazzistique mondiale.ÉLECTRO cr,{ 'N WRECK LA DISCOTHEQUE Artist Of The Year C4 DEP Universal Le mélange rock et house est florissant au Québec depuis quelques années.Avec Champion et Plaster, le quatuor Artist Of The Year est un des fleurons du genre.La formule live réglée au quart de tour du groupe (présentée lundi au Festival de jazz) demeure parfaite pour cette combinaison.Sur disque, ce groupe au groove contagieux ajoute à ses structures funk et disco un amalgame de sons électroniques plus développés.Le résultat est probant sur son troisième album, paru la semaine dernière, intitulé Wreck La Discothèque.Léger et parfois cocasse (la pièce Yeahü! répète à profusion «Yeah, yeah, ail right, all right»), le groupe use entre autres de la distorsion pour nervurer les textures très propres qu’on lui connaissait.Loin de surprendre par sa forme, le groupe forge tout de même sur cet album un alliage unique à l’exécution exemplaire et à la réalisation presque parfaite.Étienne Côté-Paluck AFROBEAT ARCHAMBAULT?» PALMARÈS CD NEWTONES Nomo Ubiquity Avec ce bon vieux Tony Allen, les multilingues d’Antibalas ou nos Montréalais d’Afrodizz et de Follow Follow, ce groupe de Detroit compte parmi les plus aventureux du monde de l’afrobeat Son sale, groove extatique, polyrythmie hypnotique, saxophone rugueux, basse lourdement langoureuse, clavier vintage qui serpente comme les premiers Moog: on sent ses membres solidement implantés, aussi bien dans l’univers du fiink que dans celui du free jazz.Et les instruments sont peu banals pour le genre.En plus de la lutherie habituelle qu’ils font rugir en big band, ils ajoutent un kalimba électrique complètement distordu qui rappelle Konono #1, des percussions latinos qui font parfois sautiller ainsi que des inventions insolites, dont une lame de scie électrifiée qu’Us traitent comme un métallophone du gamelan indonésien.Ils trouvent même de l’espace pour de la harpe et du piccolo.Mais n’allez pas croire que cette musique soit inaccessible.Tout est très dansant, même lorsqu’ils ralentissent la cadence pour tomber dans une sorte de blues déjanté.Tout, sauf la pièce de la fin, qui fait penser à une procession funèbre avec un passage free.Rendez-vous Samsung du FIJM, demain à 20h et à 22h.Gratuit Yves Bernard Da26julnaii2|ulM20 Si ceci ressemble à un (est de maths, visitez rnalhscouraïues.t'a ou appelez le 1 800 303-1004.430 TECHNIQUES ET MÉTIERS TECHNICIEN Temps-plein.Bilingue, pour un manufacturier d'emballage, doit à l'occasion coucher à l'extérieur.Salaire, dépenses, camion de compagnie.Bon service àla clientèle.llm.groves@slotopacklnc.com Fax CV à 905 792-8737 515 IQMÀlIlIfTBUimilIHl VOTRE ORDINATEUR BOGUE OU EST LENT?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables, lûansd'exp.Julien, étudiant.Service à domicile.514 573-7039 530 COURS ATELIER D'ÉCRITURE A MTL Avec l'auleure, Sylvie Masslcotte mw.5ylviema55isgllfl.gc.ca Inscriptions : 450 247-0489 542 MASSOTHÉRAPIE 13 ANNÉES D'EXPÉRIENCE Massage thérapeutique musculaire el énergétique ou consultation en massage psychocorporel.Du mardi au samedi.Pour H/F Thérèse : 514-833-1382 La sohuton par Ira maths 4(^8c * M * ex » litaracy Foundation FooditMn pour ra^iÉa^bMHtioik LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 514-985*3322 Télécopieur: 514-985-3340 peUtesannoncesOledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit ühi so SI AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre eonnaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.IJî DKVOII! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Meréi de votre attention.AVIS DE DÉCÈS Tessier Fournier, Laurette À Montréal, le 4 juillet 2007, à l'âge de 94 ans, est décédée Mme Laurette Tessier Fournier.Elle était l'épouse de feu le Dr Donat Fournier et la mère de sept enfants : Marthe, Monique, Pierre et Robert, tous décédés; Louis (Marie-France Wagner), Luc (Élizabeth Joumault) et Jacques (Hélène Talbot).Elle laisse aussi dans le deuil ses pebts-enfants : Nicolas, Jean-François, Christopher, Catherine, Francis, Louisiane, Anne-Marie et Isabelle ainsi que plusieurs arrière-petits-enfants; sa sœur Lucette Tessier Smith, ainsi que de nombreux parents et amis.Née à Clarenceville le 23 novembre 1912, infirmière de profession, elle travailla aux côtés de son mari médecin à Saint-Bmno-de-Montarville.Les membres de la famille recevront les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie, 1559 boul.de Montarville à Saint-Bruno, Urgel Bourgie (514) 735-2025 Consultez le registre à sa mémoire www.urgelbourgie.com le dimanche 8 juillet de 14 h à 17 h et de 19 h à 21 h, et le lundi 9 juillet à compter de 10 h.Les funérailles auront lieu en l’église paroissiale, le lundi 9 juillet à 11 h.En témoignage de sympathie, vous pouvez envoyer des dons à l'oeuvre de votre choix.>ur publication section décès t” necrotogie@iememoriel.com 2190.rue Mont-Royal Est Montréal (Québec) HzH 1K3 (5x4)5*5-1x49 Télécopieur : (514) 525*7999 www.lememonei.com ^«.mémodej.Tous les jours d* 10 h 30 h 18 830 1-877-488-4222 , www.ArmeeduSalut.cd Qrftoe à vos don».I Armée du Salut est le plus important fournisseur non flouvememenlal ds serv oes sociaux au Armée du Salut 1655 rue Richardson Montréal QC H3K 3J7 Pour donner de» meubles et des vêtements S14-935-7425 1 LE DEVOIR, LE VENDREDI 6 JUILLET 2007 B 7 R.ESTOS Qu’elles soient de récentes découvertes ou des repaires revisités, voici certaines bonnes tables, tous budgets et tous arrondissements confondus, du petit boui-boui sympathique au grand rendez-vous gastronomique.Nos tables coups-de-cœur.JULIEN 1191, avenue Union Montréal » (514) 871-1581 Joyeux anniversaire ! Le restaurant Julien de Montréal fête sa constance et surtout la gentillesse de la charmante gérante qui offide comme directrice depuis de nombreuses années.Fois gras, canard et plats plus modernes et actuels sont proposés sur la terrasse avec une carte des vins et de vraies petites merveilles.C’est vraiment la fête! LES CHANTERELLES 611, chemin des Patriotes Saint-Denis-sur-Rkhelieu « (450) 787-1167 Sur les bords du Richelieu A Saint-Denis-sur-Richelieu, on trouve une des belles terrasses de l’été, où on peut appréder la cuisine de Patrick Vesnoc et ses spécialités à base de chanterelles, de pintade de la région et d’agneau, en plus de ridres de glace servis avec le foie gras de Marieville.STEAK FRITES SAINT-PAUL 1014, rue Laurier Ouest Montréal » (514) 270-1666 Viande, vin, frites à volonté C’est le chic du chic des steak houses à Outremont, où on va autant pour être vu que pour manger de la bavette et des frites à volonté.Autre intérêt de ce resta: on peut aussi y apporter son vin dans un cadre agréable.VERSION L GODBOUT 295, rue Saint-Paul Est Montréal « (514) 8719135 Version «belle terrasse» Une des pàis belles terrasses de l’été se cache dans le Vieux-Montréal, sur la rue Saint-Paul Dirigé par l’intarissable Laurent Godbout, qui ouvrira un nouveau resta très bientôt, le restaurant Version Laurent Godbout offre tapas et petits plats fins servis avec le rosé des propriétaires du Continental Parfait aussi pour un cinq à sept entre amis.Le monastère des saveurs Philippe Mo lié ans la vie, il y a des jours où tout va bien et, parfois, des jours néfastes où l’ombre dure longtemps.En cette journée de début d’été, avant les vacances, les gens semblent heureux et donnent le ton à cette journée au cours de laquelle j’ai fait la découverte du restaurant Trinity, à Montréal.La grosse porte bleue qui donne sur la rue Drummond cache un véritable petit bijou, situé entre un monastère orthodoxe, une grande demeure du côté sud de l'île de Lesbos et un restaurant quasi marocain avec ses plateaux de cuivre ternis par les années et ses banquettes aux multiples coussins pour relaxer en attendant le thé.Trinity est avant tout né du coup de cœur des propriétaires pour les plaisirs festifs qu’offrent les Grecs en proposant le verre d’ouzo, la chèvre rôtie ou encore, comme ici, des poissons d’une grande fraîcheur qui arrivent par avion de la grande bleue deux fois par semaine.Un décor somptueux mais jamais lourd ni trop chargé nous enchante dès l’arrivée avec un sol de marbre blanc et de céramique.De grandes tables de bois venues de monastères roumains, des arches, des colonnes romanes et des niches abritent une multitude d’icônes qui, à une autre époque, auraient surpris les convives.Une large ouverture vitrée illumine la pièce, laissant passer la lumière jusqu’à la magnifique cuisine ouverte au centre du restaurant.L’établissement est bien garni en vins grecs uniquement Même l’eau loli provient des îles d’un des plus beaux coins de la Méditerranée.Le midi, seule la carte change par rapport à celle du soir, plus étoffée, et, pour 26 $, on propose aux clients le choix d’une table d’hôte aux accents du Sud.Pour cette nouvelle découverte, j’avais invité un spécialiste des îles Ioniennes, du calmar, de la daurade et de la pieuvre rôtie accompagnée de tzatziki.C’est toujours une agréable surprise que de trouver, en s’asseyant, une belle table avec de beaux verres, des serviettes de coton, de la fleur de sel et du bon pain pour commencer le repas.Comme moi, Bernard s’est laissé tenter par la pieuvre braisée en entrée, puis a poursuivi avec les sardines grillées, tandis que le jeune Météo Média oibteomedia.com "P ^ \ V Va! d'Or \ 19/10 \ * Lever du soleil: 5013 Coucher du soleil: 20h45 W n _ r.> ! fill»' avec deux verres de vin, deux ca- place pour stationner.Quant à l’ac-fés et une bouteille d’eau pétillante: cueil, on le fait en anglais.100,18 $ (taxes comprises mais service non compris).¦ Plus: une très belle ambiance dans un décor charmant pour apprécier une excellente cuisine.¦ Moins: en plein centre-ville de Montréal, difficile de trouver de la Collaborateur du Devoir TRINITY 1445, rue Drummond Montréal * 514 7874648 .SS*» Dans.ce restaurant branché, on sert le café à l’ancienne, réchauffé dans le sable.PHOTOS PHILIPPE MOLLE Le décor se situe entre un monastère orthodoxe, une grande demeure du côté sud de l’île de Lesbos et un restaurant quasi marocain avec ses plateaux de cuivre ternis par les années et ses banquettes aux multiples coussins pour relaxer en attendant le thé.agneau du Québec au four allait délicatement répondre à mes attentes.Deux assiettes de céramique éclatée présentaient — trop peu — de petits morceaux de pieuvre braisée dans une succulente sauce tomatée et garnie de petits oignons perles, un plat qui rappelle les bons mijotés et rend hommage aux grands-mères qui savent encore nous faire saliver.Rares sont les serveurs qui, sans être prétentieux, peuvent vous parler de leur art ou des vins qu’ils vous proposent, presque inconnus de votre serviteur dans le cas présent.Pour 10 $, on propose de belles découvertes comme ce Argiogitiko, un vin du Péloponnèse, ou encore le Mavroudi, un choix idéal pour accompagner l’agneau rôti entier, Sept-ile* 15/1 servi avec des pommes de terre juste assez citronnées.Bernard avait reçu une belle assiette de six sardines parfaitement cuites et bien fraîches, dont la chair se détachait facilement des arêtes.Une bonne garniture de pommes frites aux herbes étoffait cette belle cuisine maison qui nous manque si souvent Le dessert est compris dans la table d’hôte.Ce jour-là, on proposait un yogourt de chèvre caramélisé et servi avec un coulis de fruits rouges.Quant au café, surprise, surprise! Dans un tel restaurant branché, pas de machine espresso: on sert le café à l’an- cienne, réchauffé dans le sable.Cette méthode, proche de celle qu’utilisent les Turcs, peut surprendre par la texture et la force qu’elle confère au café.Ce restaurant comble un manque dans le domaine des restaurants de poisson à Montréal.Le menu comporte de nombreux choix et laisse quand même une place à la viande et surtout aux légumes.Cette belle journée allait se terminer par quelques gouttes de pluie que même l’éternel sirtaki niaura réussi à éloigner.Prix payé pour deux personnes le midi, menu table d’hôte à 26 $, æ Rendezvous Scwmancfo MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 Bale-Comeau 17/1 Saguenay Trois-Rivières 23/13 Gatineau ,.,
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