Le devoir, 9 juillet 2007, Cahier A
«JAZZ Le festival de Montréal tel que l’ont vécu les chroniqueurs du Devoir Page B 8 -+ www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.X C V III N " 1 5 1 ?LE LUNDI 9 JUILLET 2007 88c+taxes= 1$ BÉIQUE, LEGAULT, THUOT ’ I H Un tramway relierait Dorval au Vieux-Montréal dans les plans imaginés par les architectes du projet Lac à la Loutre.Un «Central Park» montréalais Des gens d’affaires proches des conservateurs en rêvent près de l’anden échangeur Thrcot?ALEXANDRE SHIELDS La reconstruction complète de l’échangeur Turcot pourrait être l’occasion de revitaliser l’ensemble de ce secteur négligé de Montréal, en particulier l’an-denne cour de triage Turcot, mais aussi les terrains qui longent le canal de Lachine.Cet ambitieux projet de parc thématique, qui se chiffre en milliards de dollars et est soutenu par des proches du Parti conservateur, marierait les activités récréotouristiques et sportives, l’environnement et la biotechnologie.Point central du projet «Lac à la Loutre», un véritable lac serait creusé sur les terrains de l’ancienne cour de triage Turcot, à l’endroit où se trouvait jadis le lac à la Loutre, avant son remblaiement, au XK' siècle.Autour du nouveau plan d’eau accessible à la navigation de plaisance et relié au canal de Lachine, on aménagerait un vaste parc boisé avec terrasses et restaurants, mais aussi des lieux d’expositions thématiques.Des résidences luxueuses pourraient également être bâties dans le secteur ouest du parc, selon le do- cument de présentation du projet consulté par Le Devoir.Le boisé de la falaise Saint-Pierre y serait intégré.Le long de la rue Notre-Dame Ouest, une ligne de tramway traverserait le parc d’ouest en est et permettrait de relier Dorval au Vieux-Montréal.L’espace ne manque pas, puisque la cour de triage fait près de 100 hectares.A titre de comparaison, le parc Lafontaine a une superficie de 36 hectares.D’ailleurs, les instigateurs du projet Lac à la Loutre voient grand.VOIR PAGE A 8: ÉCHANGEUR PAKISTAN Un «dernier avertissement» avant l’assaut de la Mosquée rouge ROBERT BIRSEL Federer rejoint Borg dans la légende du tennis 0 j f .ALEX LIVESEY REUTERS Koger rederer portant fièrement sur le gazon de Wimbledon le trophée qu’il a remporté hier pour une cinquième fois de suite en battant Rafael Nadal.Le prodige suisse couronné cinq fois de suite à Wimbledon Islamabad — Les autorités pakistanaises ont lancé hier soir un «dernier avertissement» avant de donner l’assaut à la Mosquée rouge d’Islamabad, où sont retranchés depuis cinq jours des étudiants et des reli-_ gieux islamistes radicaux.Plusieurs centaines de soldats encerclaient le complexe fortifié comprenant le Lai Masjid (la Mosquée rouge) et une madrassa (école coranique) pour jeunes filles, dans un quartier huppé de la capitale, où les affrontements entre étudiants en religion armés et forces de Tordre ont commencé mardi, après plusieurs mois de tension.Le dernier bilan fait état de 21 morts.Un soldat pakistanais a été tué lorsque plusieurs brèches ont été ouvertes à coups d’explosifs dans l’enceinte du complexe pour permettre la fuite de ses occupants.«Ceci est le dernier avertissement vous appelant à vous rendre», ont lancé les autorités à l’aide de haut-parleurs, a rapporté un habitant du quartier.«S’ils ne se rendent pas, je le dis ici, ils seront tués», avait déclaré la veille le président pakistanais, Pervez Musharraf.«Nous avons fait preuve d’une grande patience parce que nous ne voulons pas que des gens meurent.Nous aurions pu agir, mais il y a des femmes et des enfants» à l’intérieur de la mosquée, avait-il ajouté.«Le dernier acte de l’opération a commencé.Il existe une possibilité», a indiqué hier un représentant du gouvernement ayant requis l’anonymat, évoquant un assaut La présence de femmes et d’enfants à l’intérieur du bâtiment a jusqu’ici retenu les forces de Tordre.Abdul Rashid Ghazi, chef de file des insurgés de la Mosquée rouge, a réaffirmé hier sa volonté de mourir en «martyr» plutôt que de se rendre.Dans un communiqué publié dans les journaux pakistanais, le chef religieux dit espérer qu’en cas d’assaut la mort de ses fidèles déclenche une révolution dans le pays.«Nous avons la certitude qu’avec l’aide de Dieu, notre sang conduira à la révolution», déclare Ghazi, qui fait état de 80 morts à l’intérieur du complexe, bilan quls-lamabad récuse.Les autorités évaluent entre 50 et 60 VOIR PAGE A 8: MOSQUÉE La légende du tennis a un nouveau héros.En battant l’Espagnol Rafael Nadal en cinq manches, Roger Federer devient à 25 ans, le deuxième joueur de Tère Open à s’imposer cinq fois consécutives sur le gazon de Wimbledon.D vient ainsi égaler le record de son prédécesseur, le Suédois Bjôrn Borg, qui avait réalisé cet exploit entre 1976 et 1980.D était lui aussi âgé de 25 ans.L’émotion était à son comble pour Federer, qui venait de remporter la somptueuse finale sous les yeux de Tex-champion suédois, maintenant âgé de 51 ans, qui assistait au match en compagnie notamment des grands champions Jimmy Connors, John McEnroe et Boris Becker.«Merci d’être venu, c’est un honneur de jouer devant vous», a dit le Suisse au vétéran suédois juché dans les estrades, en essuyant encore les larmes qui l’avaient submergé après la balle de match.; «Chaque titre est très spécial.Brandir le trophée, c’est ce qu’il y a de mieux.Rafael est un joueur fantastique, il va encore être là longtemps, alors je suis content d’avoir gagné aujourd’hui», a ajouté le nouveau champion qui s’était entraîné le matin même avec le Croate Goran Ivanisevic, pour s’habituer au style de jeu d’un gaucher.Dès le début du match, Roger Federer aval pris le meilleur départ en se détachant 30 dans le premier set Mais Rafael Nadal ne laissait pas le numéro un VOIR PAGE A 8: FEDERER ¦ Rafael Nadal est passé bien près., page B 4 NIKOLA SOLIC REUTERS IRAK Le week-end meurtrier cristallise la critique ¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces.B 2 Automobile .B 5 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Décès.Économie Éditorial .Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 B6 B5 B7 B 2 Religions .B1 Sudoku.A 6 Télévision.FESTIVAL D ÉTÉ DE QUÉBEC Johnny Clegg L’ENTREVUE Le nouveau combat de Johnny Clegg L’icône de la lutte anti-apartheid s’élève contre la culture de masse occidentale ISABELLE PORTER Québec — Pour Johnny Clegg, le combat pour la diversité culturelle n’a rien d’une abstraction.Joint par Le Devoir à la veille de sa participation au Festival d’été de Québec, il a tenu à dénoncer cette culture de masse occidentale qui est en train d’enterrer la culture zouloue qu’il a fait découvrir au reste de la planète il y a déjà 20 ans.«Exprimez-vous, on ne peut pas vous entendre», dit-il en français dans la chanson Faut pas baisser les bras sur son dernier album, One Life.«Chez toi comme chez moi /Pas baisser les bras, faut pas baisser les bras / Pour chanter / Faut pas baisser la voix, pas baisser la voix / Tu verras, on y arrivera.» Aujourd’hui âgé de 54 ans, l’icône de la lutte anti-apartheid constate aujourd’hui avec effroi que Tun des symboles de l’émancipation de l’Afrique du Sud — la nouvelle classe moyenne de race noire — se désintéresse de la culture zouloue.«Tout le monde essaie d’être moderne, occidental, d’être un chanteur de hip hop américain, vous voyez ce que je veux dire?» Une situation d’autant plus absurde pour cet homme blanc qui s’était engagé dans lutte contre l’apartheid par amour pour la musique des noirs.«Je ne me suis jamais engagé dans des causes pour des raisons politiques.Je me suis engagé parce que je trouvais que la musique était magnifique, la danse extraordinaire et que la culture du peuple zoulou était très forte.Et d’une certaine façon, fêtais un peu jaloux et je voulais être capable de m'exprimer dans cette culture, mais ce n’était pas possible parce que c'était l’Afrique du Sud et l'apartheid.» VOIR PAGE A 8: CLEGG i LE DEVOIR.LE LUNDI 9 JUILLET 2007 A 2 LES ACTUALITÉS D* m Quand l’été chauffe les trottoirs, qu’on a joué les touristes, fréquenté les festivals, plongé dans les piscines et flâné aux terrasses, que reste-t-il pour encore apprécier la ville et même s’en étonner?Des coins inexplorés, des gens méconnus, des activités inusitées.De Montréal, Ottawa et Québec, nos journalistes vous font part de ce qu’ils ont déniché.Les vedettes de l’heure du lunch À Ottawa, les vendeurs de hot-dogs font de bonnes affaires ALEC CASTONGUAY Ottawa — Un soleil radieux plombe sur la capitale fédérale.Les jeunes s’élancent le long des rues en direction du Parlement, leur course freinée uniquement par des moniteurs de camps de jour qui crient de ralentir pour ne pas tomber.Les passants, touristes et hommes d’affaires cherchent un endroit pour casser la croûte rapidement L’heure du midi bat son plein et l’odeur des saucisses merguez qui grillent sur le barbecue titillent les narines.Même les végétariens jettent un œil envieux sur ce repas anti-santé délicieux.À Ottawa comme dans la plupart des grandes villes du Canada — sauf au Québec — les vendeurs ambulants de hot-dogs et de saucisses merguez sur gros pain sont les vedettes incontestées de l’heure du lunch.Particulièrement l’été, alors que le mercure pousse les fonctionnaires et les travailleurs de bureau à la rue, question de profiter de quelques rayons de bonheur avant de reprendre le boulot Ce n’est certainement pas Diane qui va s’en plaindre.Coin Bank et Sparks, au centre-ville d’Ottawa, sa petite affaire ne dérougit pas en ce midi ensoleillé.Quelques clients attendent leurs saucisses qui se font dorer sur le gril.Pour une poignée de dollars, ils auront leurs hot-dogs réguliers ou leurs merguez bien chaudes.«L’été, avec les touristes qui visitent la colline du Parlement et les camps de jour qui viennent passer la journée, les affaires sont bonnes», dit Diane.Combien peut-elle gagner?Elle refuse de le dire, de peur qu’un autre vendeur ne vienne prendre sa lucrative place si le chiffre d’affaires est trop élevé.N’empêche, à vue de nez, Diane a dû servir près de 75 hot-dogs et saucisses en moins de deux heures, à un peu moins de trois dollars chacun en moyenne (les hot-dogs réguliers sont moins chers que les merguez).Pas si mal pour un mardi.31 braves vendeurs A travers le centre-ville d’Ottawa, ils sont 31 à détenir un permis de vendeur ambulant de hot-dogs.Pour avoir le privilège de servir quelques «roteux» de luxe aux badauds, il faut débourser 590 $ par annéç pour le permis d’exploitation.A cette somme, il faut ajouter la location de l’emplacement, nerf de la guerre du vendeur de hot-dogs.Pour servir sur le trottoir, il faut débourser 1375 $ par année.Hors du centre-ville, la facture chute à 300 $.JAKE WRIGHT, COLLABORATION SPÉCIALE Le Polonais Janusz vend ses saucisses dans un coin stratégique d’Ottawa, à deux pas du Parlement.mmm BMBUIIM me* '¦ :*• ,13 Celui qui veut faire de grosses affaires en modifiant son camion en véritable guichet de patates frites devra de son côté débourser 3450 $ pour le permis et 3175 $ pour l’emplacement directement sur le coin de la rue.Ils sont une vingtaine à avoir fait ce choix dans la région d’Ottawa Les affaires sont évidemment très bonnes l’été, alors que l’hiver, les voiturettes à hot-dogs restent le plus souvent au garage.«Je vais parfois au Bal de neige, sur le canal Rideau.Il y a un peu d’argent à faire, mais il fait tellement froid!», lance Diane, une jolie blonde qui n’a pas quarante ans.Pour Janusz, un Polonais qui vend ses saucisses depuis quelques années sur la rue Metcalfe, c’est aussi l’été que ça se passe.Son emplacement idéal, à quelques pas du Parlement, lui amène son lot quotidien de touristes.Au marché By, les vendeurs les plus motivés plieront bagage vers 15 heures pour ressortir leur voitu-rette vers 2 heures dans la nuit, surtout les jeudis, vendredis et samedis.Dans ce quartier dynamique de la ville, la sortie des bars représente une manne à ne pas manquer.Les clients éméchés ont une faim de loup et ils ne deman- dent pas mieux que de trouver un bon hot-dog graisseux sur le chemin du retour.Robert Trahan, de Gatineau, ne se passerait pas de cette tradition, pourtant interdite à Montréal et dans la plupart des villes du Québec.«Manger un bon hot-dog dehors, au soleil, avec l’odeur du barbecue, c’est formidable.Pour moi, c’est l’été!» Parfois, des liens surprenants se créent entre le vendeur et les habitués.En mai dernier, Andrew, qui régnait en maître-saucissier sur la rue Sparks depuis des années, a fait un dernier tour de piste avant de tout abandonner pour aller explorer l’Asie.Comme il est interdit d’acheter un permis sans l’utiliser et qu’il est impossible de réserver sa place, Andrew savait que c’était la fin.Une file monstre s’est alors formée sur la rue Sparks.Des dizaines et des dizaines de mangeurs de hot-dogs sont venus lui témoigner leur respect pour ses talents culinaires de base.Un merci qui a ému Andrew, qui a certainement emporté quelques sourires dans ses bagages.et quelques hot-dogs à faire goûter aux Chinois! Le Devoir Marijuana : hausse marquée des arrestations pour possession simple Depuis l’arrivée des conservateurs, le nombre des arrestations a augmenté déplus du tiers dans de nombreuses villes du pays ARCHIVES LE DEVOIR Montréal et Calgary ont constaté un recul de quelques points de pourcentage du nombre des arrestations effectuées l’an dernier, par rapport à 2005.ALEXANDER PANETTA Ottawa — Le nombre des personnes arrêtées pour avoir fumé de la marijuana a augmenté de façon importante dans plusieurs villes canadiennes, Tan dernier, après que les conservateurs eurent pris le pouvoir et éliminé un projet de loi visant à dépénaliser la possession de petites quantités de cannabis.NOUVEAU dans la section culture sur MMMKWHMi En salle / à la télé / et les nouveautés DVD La hausse des arrestations pour la simple possession de marijuana est visible dans les données obtenues par la Presse canadienne auprès de forces de police municipales et à la suite de requêtes formulées en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.Des statistiques nationales à ce sujet ne seront rendues publiques que la semaine prochaine, mais des données préliminaires suggèrent que le nombre des arrestations a augmenté de plus du tiers dans de nombreuses villes du pays.Les villes de Toronto, Vancouver, Ottawa et Halifax ont toutes fait état de hausse allant de 20 à 50 % en 2006, tandis que Montréal et Calgary ont constaté un recul de quelques points de pourcentage du nombre des arrestations effectuées Tan dernier, par rapport à 2005.En conséquence, des milliers de personnes ont été accusées d’avoir commis un délit qui était récemment sur le point de ne plus en être un.Chaque parti à la Chambre des communes, à l’exception des conservateurs, appuyait le projet de loi prévoyant de dépénaliser la possession de petites quantités de cannabis, mais le gouvernement libéral, qui avait déposé la législation projetée, n’a jamais été en mesure de soumettre cette dernière au vote final.Marie-Paule DESJARDINS DICIIOIMAIIIEBIOGRIIPHIIIUE DES FEMMES CÉLÈBRES ET REMARQUABLES DE NOIRE HISTOIRE 60S pages-40$ ISBN 978-2-7601-6946-3 GUERIN, éditeur liée 514-842-3481 POUR QU'OB SE SOUUIEHNE D'ELLES.En uenie dans Imites les HDrairles Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Plusieurs responsables de se vices de police affirment que tendance constatée est direct ment liée au sort réservé au pr jet de loi, qui est mort à la suit des élections fédérales du 23 ja vier 2006.Terry McLaren, président c l’Association des chefs de police c l’Ontario, a indiqué que plusieui forces policières du pays avaiei tout simplement cessé de port< des accusations après que les lib raux eurent pour la première fo déposé un projet de loi portant si la dépénalisation de la possessic de cannabis, en 2003, alors que Je; Chrétien était premier ministre.Presse canadienne en bref Stations menacée Plusieurs stations d’essence in pendantes du Québec fonction à déficit et sont vouées à la dis] tion, soutient la présidente de 1 sociation des indépendants du frôle, Sonia Marcotte.Mme M cotte a affirmé hier, que phisie commerces indépendants ne p vent rivaliser avec les grandes tés pétrolières au chapitre des mais que pour conserver leur < tèle, ils décident de vendre leui sence à perte.Elle ajoute que 1 tuation est particulièrement dé treuse à Montréal.- PC LE DEVOIR, LE LUNDI 9 JUILLET 2007 A 3 CTUALITES Des rejets d’eaux usées pour encore cinq ans?Une faille dans la loi sur les embarcations le permettrait KAREN PINCHIN Toronto — Les eaux usées pourraient être rejetées dans les Grands Lacs pendant cinq ans de plus en raison d’une faille dans la nouvelle réglementation fédérale, déplorent des mouvements écologistes.Ces nouvelles règles, qui s’appliquent à tous les bâtiments flottants, sur toutes les étendues d’eau canadiennes, stipulent que les bateaux mis à l’eau pour la première fois doivent être dotés soit d’un réservoir d’eaux usées non traitées, soit d’un système de traitement des eaux usées à bord.Mais les navires plus anciens qui n’effectuent que des parcours intérieurs ont cinq ans pour se conformer à la réglementation.Selon l’écologiste Tim Morris, du Serra Club du Canada, l’existence de cette échappatoire accroît le danger pour la santé humaine et le risque de contamination des poissons des Grands Lacs.Une porte-parole du ministère des Transports a affirmé que ce n’est que depuis le mois de mai que son ministère est chaîné de ce dossier et que la loi suit le processus législatif depuis quelques années.Selon Kirsten Goodnough, cette réglementation a été longue à venir, elle constitue un succès pour le ministère et celui-ci est confiant qu’elle va permettre de purifier l’eau.Selon le groupe écologiste Environmental Defence, un nombre croissant de poissons des Grands Lacs sont contaminés et impropres à la consommation humaine, et il est temps que le Canada rattrape les Etats-Unis dans les efforts de nettoyage de l’eau de ces lacs.Le quotidien Le Journal de Montréal rapportait récemment que certains names rejettent leurs eaux usées non traitées directement dans l’eau du Saint-Laurent Mais des groupes écologistes disent que les rejets des bateaux ne sont pas le pire problème affectant la santé des Grands Lacs.Selon Jode Roberts, du Sierra Legal Defence Fund, la viDe de Toronto, par exemple, déverse chaque année plus de neuf milliards de litres d’eaux usées brutes dans le lac Ontario.Quand il pleut le système d’égouts urbains combine les eaux usées non traitées à l’eau des précipitations qui excèdent la capacité des usines de traitement les eaux polluées aboutissent directement dans le lac.Il faut de l’argent pour refaire les canalisations et les installations de traitement de l’eau vétustes, et la ville n’en a pas.Ce problème, le ministère de l’Environnement en est conscient, assure la porte-parole du ministère.Presse canadienne Intimidation par Internet Les professeurs veulent une politique nationale KRISTINE O WR AM Toronto — Des enseignants de partout au pays ont déjà fait part de leurs préoccupations au sujet de l’intimidation par Internet, et ils comptent établir une politique nationale afin de protéger les élèves et les éducateurs canadiens, cette semaine, lorsqu’ils se rencontreront à Toronto.Winston Carter, président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, affirme que les professeurs peinent à comprendre les nouvelles technologies qui permettent à l’intimidation de couver parmi la génération d’élèves peuplant actuellement leurs classes, mais ils se préparent à agir.«Il est juste de dire que les élèves ont été les premiers en ce qui a trait à la technologie, et en tant qu’éducateurs, nous tentons de rattraper notre retard quant à nos connaissances», a affiimé M.Carter.«L’intimidation par Internet est sans limites, elle est sans frontières», a-t-il ajouté.La question de l’intimidation par Internet — laquelle, selon Bill Bel-sey, spécialiste de la question, peut se manifester de toutes les façons permises par la technologie, y compris les courriels, les télé- phones cellulaires et les sites Web tels que Facebook et MySpace — est de plus en plus soulevée au Canada, à la suite d’une série d’incidents survenus au cours des derniers mois.En février, 19 élèves de la région de Toronto ont été suspendus pour avoir critiqué en ligne le directeur de leur établissement scolaire.En novembre, deux adolescentes de 13 ans ont été suspendues par la direction de leur école à Gatineau, en Outaouais, pour avoir diffusé sur le site YouTube un clip montrant l’un de leurs professeurs en train de s’en prendre verbalement à un camarade de classe.L’enseignant a depuis pris congé pour des raisons médicales, tandis que l’établissement a interdit l’utilisation des appareils électroniques personnels.En partie en réaction à de tels incidents, le gouvernement de l’Ontario a apporté au début du mois de juin plusieurs modifications à la Loi sur l’éducation.En vertu de la nouvelle législation provinciale, les élèves qui se laissent aller à de l'intimidation, en personne ou en ligne, peuvent être suspendus ou être expulsés de leur école.Presse canadienne E N Charest rencontre Ségolène Royal Paris—Après un week-end privé à Paris, le premier ministre du Québec, Jean Charest, va poursuivre sa visite officielle en France, aujourd’hui, en rencontrant la candidate socialiste défaite lors de la dernière élection présidentielle française, Ségolène Royal.Mme Royal avait déclenché une polémique lors de la campagne électorale en exprimant sa sympathie pour la «souveraineté et la liberté du Québec», avant de se faire piéger au téléphone par un humoriste qui s’était fait passer pour Jean Charest.M.Charest avait par la suite souhaité que la France respecte la règle de non-ingérence dans la politique québécoise.Le premier ministre Charest doit aussi avoir un entretien avec son ancien homologue français Jean-Pierre Raffarin, BREF maintenant commissaire français pour les fêtes du 400e anniversaire de Québec.- PC Assurance parentale: les PME inquiètes Les petites et moyennes entreprises du Québec sont mécontentes de l’annonce du gouvernement Charest de procéder à une hausse des cotisations au Régime québécois d’assurance parentale.La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante soutient que cette hausse de 8 % pèsera plus lourd pour les PME que pour les grandes entreprises.La ministre de la Famille, Michelle Courchesne, croit que la Fédération devrait plutôt se réjouir d’un tel programme qui encourage la hausse du taux de natalité de la province.-PC Des écologistes sont accusés d’être trop proches des libéraux Les écologistes se disent victimes d’une campagne de diffamation JENNIFER DITCHBURN Ottawa — Des écologistes canadiens en vue sont accusés de dissimuler leurs sympathies pour le Parti libéral.Des proches de trois partis fédéraux ont dit à la Presse canadienne que certains des militants qui se prononcent sur les mesures prises dans le dossier des changements climatiques montrent une proximité préoccupante avec les libéraux.Selon eux, les libéraux n’ont pas fait grand-chose pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pendant leurs 13 ans au pouvoir.Pourtant, ils ont été beaucoup moins critiqués que l’actuel gouvernement conservateur.Les écologistes, eux, se disent victimes d’une campagne de diffamation destinée à les empêcher de dénoncer les faiblesses des politiques gouvernementales.Le dossier environnemental était auparavant perçu comme le domaine du Nouveau Parti démocratique et du Parti vert Les libéraux étant les principaux rivaux des conservateurs au pouvoir, leurs relations avec les écologistes est étudiée de plus près.Les doléances des conservateurs à l’égard de certains défenseurs de l’environnement ont fait surface il y a un mois quand le ministre de l’Environnement, John Baird, a laissé entendre devant un comité des Communes que Matthew Bramley, du Pembina Institute, avait contribué à la rédaction du plan environnemental libéral appelé «budget carbone».L’organisme a nié toute partisa-nerie, affirmant s’être borné à fournir des analyses aux libéraux, comme ils l’auraient fait pour tout parti qui en aurait fait la demande.Mais un libéral qui a demandé l’anonymat a soutenu que M.Bramley a été étroitement associé à la préparation du budget carbone.Louise Comeau, du Sage Centre and Climate for Change, une envi-ronnementaliste souvent consultée, a été la cible de nombreuses critiques.Dans le cadre d’un travail précédent pour le Serra Club, elle a déjà conseillé le gouvernement conservateur de Brian Mul-roney.Mais elle a eu des liens plus étroits avec les libéraux de Paul Martin.Mme Comeau reconnaît avoir été consultée sur le plan libéral relatif au Protocole de Kyoto en 2005, mais soutient qu’elle n’a pas été impliquée dans sa rédaction.Un ex-fonctionnaire du gouvernement affirme au contraire qu’elle a participé à sa formulation.Mme Comeau dément toute motivation partisane.L’auteur Jamie Heath, ex-chef de cabinet du leader néodémocrate Jack Layton et anciennement de Greenpeace, avance que Mme Comeau et d’autres écologistes sont beaucoup plus critiques à l’endroit des conservateurs qu’ils ne l’étaient vis-à-vis des libéraux, même si les libéraux n’ont pas eux-mêmes réussi à atteindre les engagements du Protocole de Kyoto.Le Québécois Steven Guil-beault, de Greenpeace, a été courtisé par les libéraux, le Parti québécois, le Bloc québécois et le NPD, qui lui ont tous proposé d’être candidat, mais il reste pour le moment à l’écart de la politique.Selon lui, les allégations contre Mme Comeau, M.Bramley et d’autres visent à discréditer et à faire taire ceux qui désapprouvent les politiques du gouvernement conservateur.Presse canadienne Les loups sont-ils entrés dans Montréal?ANNICK MH DE CARUFEL LE DEVOIE APRES PARIS, les loups sont-ils entrés dans Montréal?Quoi qu’il en soit, ce loup-garou à la mâchoire redoutable semblait s’amuser à souhait au milieu de la foule d’adeptes du tam-tam, hier après-midi.La rumeur dit que ce participant à un jeu de rôles était à la recherche de sa meute lorsqu’il s’est soudainement retrouvé en transe à danser sur les rythmes endiablés des percussions de ce lieu mythique montréalais.De plus en plus d’Afghanes en détresse s’immolent part le feu Kandahar, Afghanistan — L’organisme allemand de défense des droits des femmes Medica mondiale a constaté au terme d’une récente étude que de plus en plus d’Afghanes en proie au désespoir choisissent de s’en sortir en s’immolant par le feu.En 2005, 74 suicides de ce genre ont été rapportés à Kandahar.L’an dernier, 77 cas ont été documentés dans ce même secteur pendant les six premiers mois de l’année.Le problème est encore plus prononcé à Harat, dans l’ouest du pays, à proximité de la frontière iranienne.Pas moins d’une centaine de cas de suicides par le feu y ont été enregistrés l’année dernière.Le fait que des femmes choisissent de mettre fin à leurs jours en s’immolant par le feu constitue une tournure des événements d’une grande cruauté pour ces mères de familles et épouses privées de toute autre ressource.Le pétrole qui les aide à nourrir leur famille et à éclairer leur domicile est habituellement leur seul moyen d’évasion.«S’immoler par le feu est plus facile que toute autre façon», a indiqué Sharifa Siddiqui, dirigeante de l’hôpital Mirwais à Kandahar.«Une femme voulant se donner la mort au moyen d'une arme à feu ne sait pas où tirer, et elle n'a pas la force de le faire avec un couteau», a-t-elle ajouté.Chaque mois, l’hôpital Mirwais accueille cinq femmes ayant choisi de s'immoler par le feu afin d’échapper à leur mariage.Dans la plupart des cas, ces femmes ne survivent pas à leur tentative de suicide, a indiqué le Dr Ahmed Shah.Ruma Tareen, directrice des affaires des femmes dans la province de Kandahar, a pendant des mois tenté d’obtenir la construction d’un jefuge.Elle a même approché l’Equipe provinciale de reconstruction (EPR) du Canada à Kandahar afin d’obtenir des fonds qui lui auraient permis de faire construire un édifice.L’EPR hésitait cependant à subventionner un refuge sans savoir de quelle façon il serait administré.Presse canadienne C’est l’heure des bilans pour les chefs autochtones Halifax — Environ 500 chefs et délégués des Premières Nations se réunissent à Halifax, cette semaine, pour faire le bilan de leur journée d’action et discuter de revendications territoriales, de préservation de leurs langues et de leurs droits de pêche.Cette assemblée générale annuelle «est une occasion pour nous dé faire une évaluation complète, puis de décider de ce qu’il faudra faire par la suite», a indiqué le chef national, Phil Fontaine, en entrevue.M.Fontaine considère que la journée d’action nationale organisée le 29 juin dernier pour sensibiliser l’opinion publique aux questions autochtones a été un succès, bien qu’un petit groupe, faisant fi de ses appels à des manifestations pacifiques, ait bloqué une portion achalandée de l’autoroute 401 en Ontario.En réaction à la protestation, il a soutenu que les gens ont le droit de faire la grève, de protester et de se livrer à la désobéissance civile, à condition d’être prêts à en assumer les conséquences.Mais M.Fontaine ajoutait qu’il persiste à croire que la meilleure façon de changer les choses est de négocier avec le gouvernement Les droits de pêche des autochtones constituent un autre enjeu à l’ordre du jour.Selon M.Fontaine, les autochtones ne doivent pas dépendre du gouvernement et la communauté doit développer ses plans pour atteindre l'autosuffisance et l’indépendance économique.Presse canadienne ioio Résultats des tirages du ouim< 2007-07-07 10 19 25 31 37 40 21 eompl.(O 18 3142 Lots 1 000 000,00 $ 50 000.00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00$ 638 526,50 $ Gagnants Lots 3 198 080,00 $ 81 949,80 $ 1 889,20 $ 53,80 $ 10,00 $ 5,00 $ Gagnants 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 Ventes totales 5/6+C 14 300 215 685 25 r36 158 023 2/6+C 24 464 366 $ 3 500 000 $ Ventes totales Prochain gros lot (approx.) 6076172 500000$ decomposable dans les deux sens 16 17 43 21 2 gagnants de 366,80 $ 18 25 29 196 gagnants de 396,80 $1 samedi 2007-07-07 sont admissibles au tirage QQ Ip 22 234 gagnants de 332,40 $1 is lots bonis 7-7-7.-1’* | Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur un billet Trio lottos valide le des Marcel BOISVERT L’EDUCATION DE LA JEUNE HUE DE PROVINCE DANS BALZAC Résultats des tirages du: 2007-07-06 Q1Q5H 2Q2S4Q44 GAGNANTS 7/7 1 10 000 000,00$ 6/7+C 0 175 668,70$ i 7 6/7 98 1 792,50 $ 11 5/7 5 923 100,80$ cofnpl.(C) 4/7 126 040 10,00$ 3/7+C 117 801 10,00$ 3/7 1 047 356 Participation gratuite 500 000 $ prochain gros loi (approx ) 2 500 000 $ deux sens Ventes totales 15 320 900 $ 256pages-15,75$ ISBN 978-2-7601-5596-1 GUFRIN, éditeur lleo 514-842-3481 du DolRt de vue de la dvnamiaue Daizecienne En vente nans imites les liDraines Lu prix est indiquü sous resérve de modification En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec cette dernière a priorité ce vendredi 13 juillet, La Quotidienne 3 est en boni! live Earth LES ACTUALITES Le volet montréalais attire 12 000 personnes Le méga-concert avait lieu dans neuf villes à travers le monde Un peu plus de 12 000 personnes, selon les organisateurs, ont assisté samedi, dans le Vieux-Port, au volet montréalais du gigantesque événement mondial Live Earth visant à sensibiliser la population, entre autres, au réchauffement de la planète.Le chanteur louisianais Zachary Richard a lancé le spectacle.11 a notamment parlé des dégâts causés par l’ouragan Katrina dans le sud des Etats-Unis, il y a deux ans.Plusieurs autres artistes, dont Daniel Boucher, Eric Lapointe et Dan Bigras, se sont ensuite succédé sur la scène.Un des organisateurs de la soirée «Montréal sur terre», Steven Guilbeault, du mouvement écologiste Greenpeace, s’est dit satisfait «Le simple fait que l’événement se tienne est un succès en soi.On a tout organisé en à peu près un mois», a-t-il déclaré.M.Guilbeault s’est également réjoui de la collaboration des artistes qui ont participé au concert «On sent une volonté très sincère des artistes d’être ici.Ils sont contents d’être ici.Ils sont contents de participer à ça et de mettre l’épaule à la roue un peu.» Dans le monde Certaines des plus grandes stars du rock et de la pop se sont aussi mobilisées samedi à travers le monde, toujours dans le cadre de l’opération organisée par l’ancien vice-président américain Al Gore.Des centaines de milliers de personnes sont venues assister aux concerts donnés successivement à Sydney, Tokyo, Shanghai, Hambourg, Johannesburg, Londres, Washington, dans le New Jersey et à Rio de Janeiro, et écouter The Po- lice, Bon Jovi, James Blunt Madonna, les Red Hot Chili Peppers ou encore Shakira, au total plus de 100 stars du rock mondial qui s’étaient mobilisées pour l'occasion.Ce méga-concert planétaire dans neuf grandes villes a dîné 22 heures au total et a pris fin sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro et dans le stade de football Giants Stadium, dans le New Jersey.Une foule de 600 000 personnes avait envahi la plage de Copacabana et près de la scène improvisée pour les rockers et autres chanteurs, des fêtards en bikini ou en maillot de bain sautaient dans les vagues.L’événement, conçu sur le modèle du Live Aid de 1985 et du Live 8 de 2005, devait toucher près du tiers de la population mondiale via la radio, la télévision et Internet, selçn les organisateurs.A l’occasion du concert d’ouverture en Australie, Gore, qui a reçu l’Oscar du meilleur documentaire pour son film Une vérité qui dérange, est apparu en hologramme devant la foule pour délivrer un message universel.«Il est temps maintenant de s’occuper de la planète», a-t-il martelé devant les 40 000 spectateurs rassemblés dans un stade, ajoutant que l’opération serait appelée à être renouvelée dans les trois ou cinq prochaines années.Gore souhaite que tous les participants de Live Earth, artistes et spectateurs, fassent pression sur leurs gouvernements afin que ceux-ci s’engagent à réduire de 90 % les émissions de gaz à effet de serre dans les pays riches.Presse canadienne Reuters OVNI: 60 ans après Roswell, la ville réunit 35 000 curieux MARK EVANS Roswell, Nouveau-Mexique — Soixante ans après l’«incident de Roswell», décrit par certains comme le crash d’un OVNI dans le désert du Nouveau-Mexique, au moins 35 000 personnes se sont réunies pour un festival commémoratif dans cette petite ville du sud-ouest des Etats-Unis, dont le nombre d’habitants a presque doublé ce week-end.Le Amazing Roswell UEO Festival (ou le Fantastique Festival d’OVNI de Roswell), qui a débuté jeudi, proposait des concerts, des concours de déguisement, un défilé dans le centre-ville et plusieurs conférences.Les participants ont pu se pencher, entre autres, sur la question «Que sait vraiment la NASA?».Le festival a vu le jour dans les années 1990 pour rouvrir le débat sur ce qui s’est réellement passé en juillet 1947 à Roswell.Selon les autorités, il s’agissait du crash d’un ballon météorologique dont l’existence était classée secret Défense.Les détracteurs de l’explication officielle soutiennent de leur côté qu’il s’agit d’une conspiration massive orchestrée par le gouvernement, qui cherche non seulement à cacher le fait qu’il a mis la main ce jour-là sur un extraterrestre, mais aussi l’existence de la vie au-delà de la planète Terre en général.Al Dooley, 59 ans, venu de Seattle, a déclaré à l’Associated Press qui! n’avait pas tranché, mais qui! a souhaité participer au festival pour en savoir plus.D’où sa présence à la conférence sur «les dossiers d’OVNI britanniques et la surveillance gouvernementale des ufologues».Peu.impressionnée, son épouse Nancy est restée assise à proximité en atten- dant la lin du festival pour pouvoir continuer ses vacances en couple dans l’Arizona voisin.«Je ne suis pas venu pour l’ambiance de carnaval.Je suis venu pour écouter les intervenants, a cependant souligné Dooley, imperturbable.Je voulais savoir ce qu’il y avait comme discussion sérieuse et renseignée.» Et si le doute persiste sur l’incident de Roswell, Dooley n’exclut pas d’avoir lui-même repéré un Objet volant non identifié en 1968 ou en 1969.De son côté, Michael, guitariste d’un groupe appelé Element 115, explique que Roswell n'est pas pour lui une question de croyance.C’est une certitude.D'ailleurs, il voudrait un jour que son groupe ait une affiche régulière dans un parc d’attraction dont l’installation possible à Roswell a beaucoup fait parler lors du festival.«Je veux les aider avec [ce projet], a-t-il déclaré.Je vois des millions et des millions de dollars dans cet endroit.lil faut Juste qu’ils sachent comment le commercialiser correctement.» Dans le centre de conférence de la ville, on pouvait acheter des poupées d’extraterrestres, se faire photographier avec des Martiens, ou encore se procurer un kit permettant de découvrir si oui ou non ses voisins ou son patron sont des créatures venues d’une galaxie lointaine.Organisé les années précédentes par le musée des OVNI de Roswell, le festival a été cette année pour la première fois mis sur pied par la municipalité, qui comptait bien profiter des retombées économiques de l’affluence des touristes.Associated Press E N Droits des autochtones: Dion égratigne Harper Le chef de l’opposition à Ottawa Stéphane Dion exhorte le premier ministre Stephen Harper à signer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.Dans une lettre ouverte, le chef du BREF Parti libéral du Canada déplore que le gouvernement conservateur ait voté contre son adoption en juin 2006.Parmi les 47 membres du Conseil des droits de l’homme, seuls le Canada et la Russie s'y sont opposés.Cela constitue un important changement de cap de la position canadienne traditionnelle sur le dossier, le Canada participant à l’élaboration de la Déclaration et en faisant la promotion depuis vingt ans.- PC ¦ .ïÉÊmah La statue du Christ rédempteur à Rio de Janeiro fait partie des «sept Lisbonne à l’issue du concours organisé par le cinéaste suisse Bernard \ BRUNO DOMINGOS REUTERS nouvelles Merveilles du monde» désignées samedi soir à i Weber.Sept «nouvelles» Merveilles du monde: FUNESCO reste sceptique L’organisme déclare avoir une autre vision du patrimoine Paris — L’UNESCO a déclaré hier qu’elle avait une autre «vision» de la restauration et de la protection du patrimoine mondial que celle des organisateurs d’un concours qui a désigné samedi les «sept nouvelles Merveilles du monde» par un vote populaire sur l’Internet «Cette campagne répondait à d’autres critères et à d’autres objectifs que ceux de l’UNESCO dans le domaine du patrimoine», a déclaré à l’AFP Sue Williams, porte-parole de l’organisation onusienne dont le siège est à Paris.«Nous avons me vision très élargie du patrimoine», a-t-elle ajouté.La liste du patrimoine mondial de l’humanité compte 851 sites et ne comprend pas uniquement des monuments, mais aussi des ensembles plus vastes comme des centre-villes, des paysages façonnés par l’Homme ou encore des milieux naturels.Les «sept nouvelles Merveilles du monde» désignées samedi soir à Lisbonne à l’issue du concours organisé par le cinéaste suisse Bernard Weber sont la grande mu- raille de Chine, la statue du Christ rédempteur au Brésil, la cité troglodyte de Petra en Jordanie, le Colisée de Rome, les ruines incas du Machu Picchu au Pérou, l’ancienne cité maya de Chè chen Itza au Mexique et le Taj Mahal en Inde.L'objectif de cette initiative était, selon les promoteurs, d’actualiser la liste des sept Merveilles du monde, désignées vers 200 av.J.-C.et dont la quasi-totalité a aujourd’hui disparu.«Toutes ces merveilles méritent bien sûr d’être sur la liste, mais ce qui nous chagrine un peu, c’est que cette liste soit limitée à sept», a déclaré de son côté Christian Manhart, chef de la section communication, partenariat et projets éducatifs du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, soulignant le côté «très médiatique» de l’opération de M.Weber.«Le chiffre sept était adéquat pour l’Antiquité parce que le monde antique était beaucoup plus petit que celui d’aujourd’hui», ne comprenant que le bassin méditerranéen et le Proche et Moyen-Orient, a ajouté M.Manhart.«Nous pensons que c’est un message négatif pour les pays dont les sites n’ont pas été retenus», a-t-il estimé.L’UNESCO avait déclaré le 20 juin qu’elle n’avait aucun lien avec la campagne de M.Weber.Les internautes pouvaient choisir depuis janvier leurs sites préférés parmi 21 monuments sélectionnés dans le cadre du concours lancé par M.Weber après la destruction en 2001 par les talibans des bouddhas géants de Bamiyan, en Afghanistan.Une partie des recettes de la cérémonie doit financer leur reconstruction.Mais «il n’y pas eu de décision formelle concernant la meilleure façon de protéger ou de restaurer le site de Bamiyan», souligne la porte-parole de l’UNESCO.«L’UNESCO n’est pas favorable à la reconstruction de ces bouddhas», a déclaré pour sa part M.Manhart «Il reste dans les niches rocheuses une partie des épaules et une partie des mécanismes de bras, qui à l’origine étaient en bois et que l’on pouvait bouger», a expliqué cet expert qui a travaillé par le passé en Afghanistan, ajoutant que «si vous construisez de nouvelles statues dans ces niches, vous détruisez ces restes».M.Manhart a en outre souligné «les contraintes du gouvernement afghan» face à la présence islamiste dans le pays.«On voit mal comment ils pourraient reconstruire des idoles, telles que les appelle le Coran, d’une autre religion», a-t-il encore déclaré.«M.Weber n’a aucun mandat du gouvernement afghan, et sans mandat, vous ne pouvez rien faire», a affirmé le responsable de l’UNESCO.Agence France-Presse «Nous pensons que c’est un message négatif pour les pays dont les sites n’ont pas été retenus» Le premier Boeing 787 est sorti au grand jour TANGI QUEMENER Everett, États-Unis — Le premier Boeing 787 Dreamliner est sorti au grand jour hier près de Seattle, étape importante pour l’avionneur américain, alors que le carnet de commandes de ce biréacteur à la technologie révolutionnaire est plein jusqu’en 2015.Plus de 15 000 personnes étaient attendues aux abords de l’usine géante de Boeing à Everett, à 40 kilomètres au nord de Seattle, pour assister à l'apparition en grande pompe du Dreamliner, le premier nouveau Boeing depuis le long-courrier 777 il y a 13 ans.Dans l'intervalle, la technologie aéronautique a beaucoup progressé, et c’est désormais un avion construit à 50 % en matériaux composites que Boeing propose à ses clients, la plus importante utilisation de ces plastiques de pointe dans un jet commercial.Tout le fuselage et les ailes sont notamment réalisés en résine de fibres de carbone, un matériau deux fois plus léger et deux fois plus résistant que l’aluminium.Le Dreamliner, «à conditions de vol comparables, va consommer 20 % de carburant de moins que les avions de même taille d’aujourd'hui», selon Boeing, qui souligne aussi les bénéfices pour l’environnement.L’entreprise évoque en outre une réduction du tiers des coûts d'entretien.Ces arguments ont déjà convaincu 47 clients, qui ont signé 677 commandes fermes.La sortie du 787 s’effectue dans un climat d’euphorie pour Boeing, qui a vendu 35 appareils rien que samedi, 25 à la compagnie allemande Air Berlin et 10 au loueur koweïtien Alafco.La compagnie australienne Qan-tas a également annoncé qu’elle allait convertir en commande une option d’achat pour 20 Dreamliner, portant à 85 sa future flotte de cet appareil.mmmmnmtmm v u» AGENCE FRANCE-PRESSE Avec le 787, c’est un avion construit à 50 % en matériaux composites que Boeing propose à ses clients, la plus importante utilisation de ces plastiques de pointe dans un jet commercial.Ce sera toutefois la compagnie japonaise ANA qui mettra le premier 787 en service, en mai 2008, quatre ans après l’avoir commandé.Compte tenu de l’état actuel du carnet de commande, Boeing, qui affirme avoir réalisé le «meilleur lancement d’un avion commercial de [son] histoire», ne devrait pouvoir honorer que vers 2015 une nouvelle commande de 787 signée aujourd’hui, selon le responsable du programme, Mike Bair.Le Dreamliner sera disponible en trois versions, moyen ou long-courrier, de 210 à 330 places.Vendu entre 146 et 200 millions de dollars au prix catalogue, l’appareil a jusqu'à 15 750 kilomètres d’autonomie et pourra donc relier sans escale New York à Manille ou Moscou à Sâo Paulo, possibilités jusqu’ici réservées à des avions plus gros comme le 777 et le 747.Contrairement à ces derniers appareils ou à l’A380 géant d’Airbus, qui doit çffectuer ses premières rotations commerciales quelques mois avant lui, le Dreamliner vise à relier des villes moyennes entre lesquelles des lignes commerciales n’existaient pas jusqu’ici.Parmi ces liaisons directes potentiellement rentables pour un avion de moyenne capacité, l’avionneur cite notamment Seattle-Shanghai', Boston-Athènes ou Mqdrid-Manille.A l’intérieur, Boeing promet aux passagers un confort accru, avec notamment des hublots bien plus grands que sur les modèles actuels, équipés d’un film qui pourra s’opacifier par commande électrique.Les 787 recevront aussi un système de contrôle des turbulences inédit Grâce aux matériaux composites, la cabine sera pressurisée à 2 000 m d’altitude, contre 2 700 m sur les autres avions, et l’humidité de l’air sera réglée à environ 15 % contre quasiment zéro aujourd’hui, ce qui devrait signifier la fin des yeux secs et des maux de tête.Après la cérémonie de dimanche, Boeing va se remettre au travail pour lancer le programme d’essais du 787, avec un premier vol envisagé à la fin de l’été.Agence France-Presse ÉTATS-UNIS Un incendie cause un mort Une vague de chaleur menace Vest du pays Washington — Une personne a trouvé la mort hier dans un incendie près de Hot Springs, dans le Dakota du Sud (nord-ouest), alors que la chaleur et la sécheresse continuaient de favoriser les départs de feu dans tout l’ouest des États-Unis, ont annoncé les autorités américaines.En outre, les services météorologiques ont lancé une alerte à la canicule pour dimanche et les prochains jours dans l’est du pays, avec des températures dépassant les 37°C, d’autant plus dangereuses que le taïqi d’humidité sera élevé.A l’ouest où les températures ont dépassé par endroits les 45‘,C la semaine dernière, les incendies ont obligé les autorités à procéder à des évacuations dimanche dans l’Utah et l’Idaho, alors que les pompiers bataillaient également dans l’Oregon et le Nouveau-Mexique.Les autorités ont aussi lancé une alerte dans certaines régions de l’Utah, du Colorado et du sud de la Californie, où les conditions météorologiques augmentent le risque de départs de feu.Dans le nord de la Californie, près du lac Tahoe, une zone touristique à 300 km au nord-est de San Francisco, des centaines de pompiers luttaient contre un immense incendie, alors que les responsables forestiers s’attendaient à une saison difficile dans l’ensemble de l’État, à cause d’un hiver sec marqué par un déficit pluviométrique record.Agence France-Presse LE DEVOIR.LE LUNDI 9 JUILLET 20U7 CONOMIE PERSPECTIVES Petits pépins Elle a été de loin la pire crise qu’a traversée l’économie mondiale depuis l’effondrement de l’empire soviétique et l’avènement d’un «nouvel ordre» fondé sur la mondialisation.On ne s’en souvient pourtant déjà plus même si certains experts craignent aujourd’hui qu’elle revienne nous hanter.Il y a dix ans commençait cç que l’on appellera plus tard la «crise asiatique».A bout de ressource, après avoir tenté pendant des semaines de défendre la valeur de sa monnaie contre les spéculateurs et les investisseurs soudainement effrayés, la Thaïlande annonçait au début du mois de juillet 1997 qu’elle allait finalement en laisser flotter le cours.Le baht chute le jour même de 20 %.Un vent de panique se lève sur la Bourse de Bangkok.L’économie thaïlandaise tout entière s’effondre en dépit d’appels à l’aide désespérés du pays au Fonds monétaire international (FMI).Mais ce n’est que le premier domino qui vient de tomber.Durant les semaines et le mois qui suivent la même histoire se répète aux Philippines, à Singapour, en Indonésie, à Hong Kong et en Corée du Sud.Le Japon est aussi affecté.En mai 1998, la débâcle s’est étendue à la Russie et y emporte le rouble, des dizaines de milliers d’entreprises nouvellement privatisées et le gouvernement du premier ministre Tchernomyrdine.La tempête ravagera encore les pays d’Amérique latine avant de commencer enfin à s’essouffler.Les pays riches tardent à saisir l’ampleur du drame.Au sommet de l’APEC à Vancouver en novembre 1997, le président américain, Bill Clinton, qualifie encore toute l’affaire de «petits pépins sur la route» de la prospérité économique.La Réserve fédérale américaine procédera quand même à une série de baisses rapprochées des taux d’intérêt afin d’éviter que ces «petits pépins» ne fassent prendre le champ à l’économie américaine.L’aide offerte par le FMI s’avère aussi lente que totalement inadaptée.Prisonnière de son dogmatisme économique, il s’entête à réclamer des pays en échange de ses milliards une libéralisation immédiate de leurs cours de change et l’adoption de mesures d’austérité qui ne contribuent qu’à aggraver la situation.Ironiquement, les pays d’Asie qui se tirent le mieux d’affaires (la Malaisie et la Chine) sont ceux-là mêmes qui décident de se passer de son aide et qui appliquent la médecine inverse.Les dommages causés en l’espace de quelques mois seulement sont considérables.Ceux que l’on surnommait les «dragons» ou les «tigres» asiatiques ne sont phis que l’ombre d’eux-mêmes.Leurs devises ont perdu entre 40 % et 86 % de leur valeur.Leurs Bourses ont fondu aux trois quarts.En 1998 seulement, l’économie de la Corée du Sud se contracte de 6,9 %, celle de la Thaïlande, de 10,5 %, et celle de l’Indonésie, de 13,1 %.Des millions d’emplois sont perdus dans les nombreux pays touchés.Ces derniers retrouveront quand même assez rapidement le chemin de la croissance, mais avec moins vigueur qu’auparavant On se rend compte, a posteriori, que les principales fautes de tous ces pays auront été d’amarrer le taux de change de leur monnaie au dollar américain, d’avoir laissé leurs institutions financières accumuler les mauvaises créances et d’avoir ouvert leurs portes trop grandes aux investisseurs étrangers.La leçon a été dure.Les milliers de faillites et la grande réticence, désormais, des entrepreneurs à contracter des dettes ont aidé à assainir le bilan des banques.On n’a pas eu le choix non plus d’apprendre à se passer des investisseurs étrangers depuis que l’on a été remplacé dans leur cœur par les nouvelles coqueluches chinoise et indienne.Quant au taux de change, la plupart des pays ont choisi de continuer à exercer un contrôle dessus, tout en cherchant généralement à être plus collés à la réalité économique.La principale leçon que les pays touchés ont tirée de toute cette affaire est ailleurs.Elle est dans le fait que l’on ne veut plus jamais être aussi vulnérable aux magouilles des spéculateurs et aux humeurs des marchés financiers, ni d’avoir à s’abaisser à quémander l’aide du FMI.Plusieurs pays, dont le Brésil et la Russie, se sont dépêchés de lui rembourser leur dette pour ne plus rien hoi devoir.Dans le sud et l’est de l’Asie, on a aussi décidé aussi de se constituer des réserves de devises étrangères pour faire face aux mauvais jours.Prise 2 Ces réserves atteignent aujourd’hui un niveau astronomique qui dépasse de beaucoup les besoins de créances aussi bien publiques et que privées.L’exemple habituellement cité est celui de la Chine qui dispose aujourd’hui d’un très confortable coussin de 1200 milliards $US.Mais elle n’est pas la seule dans cette situation.Les réserves de devises étrangères de l’ensemble des pays en voie de développement de la région sont en effet passé 250 milliards, en 1997,2500 milliards aujourd’hui.En plus de nourrir dans le pays des pressions inflationnistes quïl faut tant bien que mal «stériliser», une pareille accumulation de devises étrangères n’est généralement possible qu’en sousévaluant de façon chronique sa propre devise afin d’augmenter artificiellement ses exportations à l’étranger et accumuler les surplus commerciaux.Un tel jeu n’est possible qu’à condition que l’on trouve quelqu’un (soit les Etats-Unis) qui est prêt à acheter ses exportations, quitte à s’endette: C’est ce que les économistes appellent «les grands déséquilibres mondiaux» et qui ont, ces temps-ci, le rôle principal dans presque tous leurs scénarios catastrophes.Le problème, en effet, est que ce «quelqu’un» finira fatalement par avoir tellement de dettes qu’il arrêtera d’acheter les exportations de l’autre.Dans ce cas, ce dernier perd d'un seul coup non seulement sa source de devises étrangères, mais surtout un important moteur de,son économie nationale.Dans le cas du couple États-Unis-Chine, on parle aussi du principal moteur de l’économie mondiale et d’une éventuelle crise économique qui ferait vraiment passer celle d’il y a dix ans pour des «petits pépins».Cette grande catastrophe économique n’est évidemment pas une fatalité, admettent la plupart des experts.Après tout 2 ne faut pas exagérer l'ampleur de la manipulation monétaire des pays asiatiques, ni sous-estimer leurs efforts visant à avoir des économies qui reposent moins sur leurs exportations et plus sur leur marché intérieur.EX puis, la Chine n’a-t-elle pas doucement commencé à laisser s’apprécier le yuan et à chercher une façon d’écouler ses réserves de devises étrangères?C’est dire, quand même, si cette crise asiatique, maintenant largement oubliée, continue dinfluencer notre réalité.MÉDIAS < LasJ > & cm IM W
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