Le devoir, 9 juillet 2007, Cahier B
LE DEVOIR, LE LUNDI 9 JUILLET 2007 CYCLISME Tour de France : Robbie McEwen remporte Page B 4 FESTIVAL ï\ Premier week-end sans fausse note à Québec Page B 7 ¦ LE MONDE François Brousseau Le vrai centre du monde Où est le centre du monde en 2007?Non, pas le centre culturel, économique ou financier.avec, comme candidates naturelles, des villes telles Londres ou New York, voire Paris, Pékin ou Shanghai.Non, disons plutôt.sur le plan géopolitique: où se trouve, sur Terre, le lieu traversé par les lignes de faille les plus susceptibles d’affecter notre sécurité, nos valeurs, le type d’équilibre (ou de déséquilibre) dans lequel nous vivrons?L’endroit qui pourrait décider, demain, de la guerre et de la paix dans le monde?Avant la chute du mur de Berlin, on pouvait raisonnablement répondre: en Europe, sur la ligne qui séparait l’OTAN du Pacte de Varsovie.Autre choix plausible, encore récemment Jérusalem ou la Cisjordanie, avec cet interminable guerre locale qui — d’une certaine manière — expliquait ou sous-tendait une myriade d’autres conflits.Mais ça, c'est beaucoup moins vrai en 2007.Pour le titre de «centre géopolitique du monde», je soumets une hypothèse: le Pakistan.?Le Pakistan («pays des Purs» en ourdou) est né en 1947 de la séparation d’avec l’Inde coloniale.Ce nouveau pays, contrepartie de, l’autre, devint une sorte d’«Inde musulmane», un Etat à base démocratique, mais dont le leader actuel est un dictateur militaire.Pays à la stabilité incertaine qui a connu sa part de guerres, de coups d’Etat et de très violentes contestations internes.Deux mots clés ici: «militaire» et «musulman».En 2007, lç Pakistan est un foyer fondamentaliste .mondial, un Etat aux alliances suspectes et contradictoires.officiellement — on dit bien: offideDement— aDié à l’Occident dans sa «guerre au terrorisme».Sixième pays du monde par sa population, c’est la seule puissance nucléaire qui soit tenue par des militaires.Sur cette base, il est tentant — et peut-être justifié — de dessiner une carte de l’Asie sur laquelle ce pays se trouverait en plein milieu, au carrefour de toutes les contradictions de 2007, sorte de Ground Zero de la géopolitique mondiale.?Voici donc une carte de la région: zoom central sur le Pakistan, puis prenons un peu de recul.Au nord, apparaissent les ex-Républiques soviétiques d’Asie centrale.En haut à droite: la Chine.En bas à clroite: l’Inde, rival nucléaire, ex-ennemi avec qui la trêve semble tenir.pour l’instant.En bas à gauche: le couple infernal Iran-Irak, cauchemar des Etats-Unis, poudrière d’aujourd’hui et de demain.Et en haut à gauche, sur le front ouest l’Afghanistan.L’Afghanistan où, dans les montagnes frontalières du Pakistan — les fameuses «zones tribales» —, se joue peut-être l’avenir du terrorisme mondial.Depuis quelques mois, les foyers de tensions s’accumulent au «pays des Purs».Et l’obsession de la pureté reste jusqu’à aujourd’hui un puissant moteur de l’activisme islamique pakistanais.Dans la dernière semaine seulement on a compté: un attentat raté contre le président (démenti par les autorités), au moins deux attentats à la bombe qui ont tué des innocents.et depuis quelques jours, une inquiétante montée de la tension à Islamabad — la capitale moderne et artificielle — autour d’un gigantesque complexe entouré de murs d’enceinte, nommé Mosquée rouge: un centre mondial du fondamentalisme en 2007.Dans ce pays où les écoles coraniques (les fameuses «madrassas») ont directement inspiré les talibans d’Afghanistan dans les années 1980 et 1990, et où elles connaissent une croissance fantastique depuis lors, on peut retracer directement l’origine des attentats de 2005 en Grande-Bretagne, et indirectement de ceux de 2001 aux Etats-Unis.Mais le Pakistan, ce n’est pas que le «Centre du mal» fondamentaliste.C’est aussi le lieu d’un théâtre d’ombres et de faux-semblants où même les «locaux» les plus attentifs, et les meilleurs spécialistes, ont du mal à distinguer qui est qui, qui fait quoi, qui est contre qui.Un jour, le pouvoir du président Musharraf semble résolument en lutte contre les fondamentalistes des mosquées et ceux actifs dans les zones tribales — et donc un digne «allié de l’Occident».Mais le lendemain, on a soudain l’impression qu’il ménage ces mêmes fondamentalistes, ou qu’il trafique avec eux, pour entretenir une tension mobilisatrice au sein de son armée, ménager la tendance pro-taliban des services secrets (parce que, oui, il existe une telle tendance).Ou encore pour combattre les juges libéraux en révolte ouverte contre sa dictature.Car au Pakistan, il y a aussi, très minoritaire mais agissante, une société laïque et moderne, entre juristes et journalistes libéraux à l’occidentale, qui tente difficilement de surnager dans la déferiante islamiste.Devant ce tableau confus et inquiétant, on se rassure comme on peut par exemple en constatant que les islamistes violents ne parlent pas d’une seule voix.Car au Pakistan, à l’intérieur même de cette complexe mouvance, tensions, querelles d’écoles, tendances rivales et renversements d'alliances sont monnaie courante.Tiens, ce moisci, par exemple, be Monde diplomatique titre en manchette: «Al-Qaïda contre les talibans».Comment, mais ils n’étaient pas censés être amis, ceux-là ?François Brousseau est chroniqueur et affectateur responsable de l’information internationale à la radio de Radio-Canada francobrousso@hotmaiL com KAREEM RAHEEM REUTERS Des enfants examinent l’une des deux voitures piégées qui ont fait huit morts, hier, à Bagdad.Irak : le week-end meurtrier cristallise les critiques Le projet de Bush en Irak est une « cause perdue» selon le New York Times Washington — Les violences en Irak ont frappé le cœur de Bagdad hier au lendemain d’un attentat meurtrier ayant fait 150 morts sur un marché du Nord.Ces violences surviennent au moment où le mouvement du leader radical chiite Moqtada Sadr prédit la chute prochaine du gouvernement de Nouri al-Maliki et où le New York Times (NYT), lui, parle ouvertement A'«une cause perdue».Dans un éditorial cinglant, l’influent quotidien américain a plaidé hier pour un retrait dès que possible des soldats américains d’Irak, affirmant que la tentative du président George W.Bush de stabiliser le pays était une «cause perdue».«Il est temps pour les États-Unis de quitter l’Irak, sans plus de délai qu’il n’en faut pour que le Pentagone organise le retrait», écrit le quotidien dans un éditorial inha-bituellement long intitulé «Le chemin du retour».Le ATT rappelle qu’il avait jusqu’à présent rejeté cette conclusion «dans l’attente d’un signe que le président Bush était sérieusement en train de chercher une solution pour sortir les Etats-Unis du désastre qu’il avait créé en envahissant l’Irak sans motif suffisant, en dépit de l’opposition mondiale et sans plan de stabilisation».Mais depuis il est apparu que Bush n’avait «ni la vision ni les moyens» de stabiliser le pays, assure l’éditorial.«R est effroyablement clair que le projet de M.Bush est de rester sur place aussi longtemps qu’il sera président et ensuite de transmettre le fardeau à son successeur.Quelle que soit la cause qui l’a guidée, elle est perdue», écrit le journal de centregauche.L’armée américaine «ne peut résoudre le problème» et ramener la stabilité dans un pays qui est déjà plon- gé dans la guerre civile, assure l’influent quotidien.Cette sortie survient alors que l’Irak se remet durement d’un attentat qui a fait 150 morts et 270 blessés samedi dans un marché d’Ermeli, au nord de l’Irak Enfonçant le clou, le Washington Post a révélé hier qu’un rapport préliminaire qui doit être remis la semaine prochaine au Congrès fustige l’incapacité du gouvernement irakien à atteindre les objectifs fixés par l’administration Bush en matière de sécurité et de développement politique.Le Congrès avait fixé 18 objectifs au gouvernement irakien en contrepartie du financement de la guerre.Un rapport final est prévu en septembre pour évaluer l’effet de la nouvelle stratégie et des renforts, mais un rapport préliminaire est annoncé pour les prochains jours.Selon le Washington Post, le rapport conclut que le nombre de soldats américains tués a fortement augmenté, alors que la violence s’est étendue au-delà de Bagdad et que les divisions politiques et confessionnelles se sont aggravées à travers le pays.Sur le terrain, les violences se poursuivies hier, cette fois en plein cœur de Bagdad.Deux attentats à la voiture piégée ont fait huit morts et douze blessés, au moment même où le mouvement du leader radical chiite Moqtada Sadr prédit la chute prochaine du gouvernement de Nouri al-Maliki.La première bombe a explosé près du parc de Hoerreiyah, à l’intersection de la route principale de Karrada, dans un quartier mixte.La seconde explosion a eu lieu quelques minutes plus tard à seulement quelques centaines de mètres de la première, près du restaurant AkLami.Sur le front politique, le mouvement du leader radical chiite irakien Moqtada Sadr a prédit la chute prochaine du gouvernement du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.«Le gouvernement Maliki touche à sa fin.Les prochains jours vont le montrer.En ce qui nous concerne [ce gouvernement] est fini, comme il est fini du point de me de l’occupant», a déclaré hier Ahmed akShaibani, un proche de Moqtada Sadr, lors d’une conférence de presse à l’université de Koufa.Des «sources», lui ont indiqué que le soutien des États-Unis au gouvernement Maliki s’effritait «M.Maliki est devenu premier ministre de ce gouvernement avec le soutien du mouvement Sadr.Est-il raisonnable que M.Maliki attaque le mouvement Sadr pour apaiser les forces d’occupation?», at-il lancé, sans donner de précisions sur ce qui pourrait entraîner la chute du gouvernement en place depuis 2006.Le dirigeant sadriste réagissait ainsi aux déclarations du premier ministre, qui s’en était pris la veille dans des termes très nets et sans précédent au mouvement sadriste, un ex-allié devenu son principal opposant «R n’est pas possible de mettre un pied dans le processus politique et l’autre dans la terreur et la violence», avait déclaré M.Maliki en appelant les leaders satiristes à se démarquer «clairement» des violences s’ils veulent participer au processus politique de réconciliation nationale.Les propos de M.Maliki sont un «feu vert donné aux troupes d’occupation pour attaquer et annihiler le mouvement Sadr», a affirmé pour sa part le porte-parole de Sadr à Najaf, Salah al-Oubaidi.Au cours des derniers mois, les forces américaines ont mené plusieurs raids contre les bastions de l’armée du Mahdi de Moqtada Sadr à Bagdad, tandis que l’armée britannique a combattu ces miliciens chiites dans le sud du pays.Agence France-Presse Il est apparu que Bush n’avait «ni la vision ni les moyens» de stabiliser le pays, assure le NYT AFGHANISTAN Des civiles pour armes de guerre Impossible à vérifier, le bilan des morts civiles est devenu une arme de propagande JASON STRAZIUSO Kaboul — Dans la lutte qui oppose talibans et militaires occidentaux en Afghanistan, le bilan des morts civiles constitue aussi une arme de propagande, d’autant qu’il est généralement très difficile de vérifier ces informations.Ainsi, des anciens ont affirmé samedi que 108 civils, dont des femmes et des enfants, avaient été tués dans des bombardements dans l’ouest, tandis que dans le nord-est des villageois faisaient état de 25 Afghans tués par des frappes aériennes, certains étant enterrés vivants lors des funérailles d’autres victimes dans un cimetière.Des responsables américains et de l’OTAN ont déclaré ne disposer d’aucune information étayant ces allégations.Selon un militaire américain, des combattants talibans ont ordonné aux habitants de signaler la mort de civils dans les combats, même si c’était faux.Même les responsables afghans qui ont relayé ces affirmations samedi ne pouvaient les confirmer ces décès se seraient produits dans des régions dangereuses et reculées, inaccessibles aux journalistes et autres enquêteurs indépendants, en raison des combats et des routes fermées.L’ONU non plus n’a pu vérifier les derniers bilans, reconnaît Adrian Edwards, porte-parole des Nations unies en Afghanistan, qui accuse les talibans d’utiliser des boucliers humains.«Si des chiffres sortent rapidement, à mon avis, il faut les prendre avec des pincettes.Mais cela n’aide pas non plus si les informations mettent deux ou trois semaines à sortir», expUque-t-il.Dans la province occidentale de Farah, le chef du conseil provincial, Abdul Qadir Daqeq, précise que les anciens du district de Bala Baluk ont déposé à son bureau une lettre faisant état de la mort jeudi et vendredi de 108 civils.Trente-trois militants auraient également été tués, et onze policiers ont été retrouvés décapités.«La zone est sous le contrôle de l’ennemi.Personne ne peut se rendre à Bala Baluk pour savoir quel est le nombre exact de victimes.Je ne peux pas, les organisations humanitaires ne peuvent pas, les responsables du gouvernement ne peuvent pas», déplore M.Daqeq.A l’OTAN, le commandant John Thomas, porte-parole, affirme que les bombardements aériens étaient nécessaires pour soutenir les forces afghanes dans la province de Farah, mais que les autorités ne disposent A’«aucune information» étayant les allégations sur les victimes civiles.Il a déclaré que des efforts importants étaient déployés pour «déplacer les civils des zones de combat avant le début de ceux-ci».Dans la province de Kunar, dans le nord-est, le gouverneur Shelzai Dedar a appris de villageois que 25 civils auraient été tués pendant des combats qui ont par ailleurs coûté la vie à deux militaires de l’OTAN et deux soldats afghans ces derniers jours.Le gouverneur Dedar rapporte aussi la mort de 20 militants, alors que le ministère de la Défense en signale 37.D’autres responsables gouvernementaux croient savoir que des civils ont péri dans une frappe aérienne à Wata Pur.VOIR PAGE B 2: AFGHANISTAN FINBARR O'REILLY REUTERS Un policier afghan écoute attentivement les leçons données hier par des soldats canadiens dans un poste de police, à l'ouest de Kandahar. LE DEVOIR.LE LUNDI 9 JUILLET 2007 LE MONDE Corée du Nord: l’AIEA est prête à envoyer des inspecteurs Vienne — L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se tient prête, sitôt reçu l’aval de ses gouverneurs aujourd’hui, à envoyer cette semaine des experts en Corée du Nord pour vérifier la fermeture des installations nucléaires à usage militaire du pays, ont rapporté des diplomates hier.Il s’agira de la première mission d'inspecteurs de l’agence nucléaire de l’ONU en Corée du Nord depuis que Pyongyang a expulsé des experts de l’AIEA en 2002, après que les Etats-Unis ont apporté des preuves d’un programme secret d’enrichissement d’uranium.Selon les diplomates, une délégation de neuf membres installera des caméras de surveillance et posera des scellés sur les cinq ailes du complexe nucléaire de Yongbyon où la Corée du Nord a produit du plutonium, ce qui a débouché sur son premier essai nucléaire en octobre dernier.-AFP Présidente un jour?« Pas impossible », estime Ségolène Paris — Ségolène Royal croit «intimement» qu’elle peut devenir un jour présidente de la République.«Je crois que ce n’est pas impossible.Cela reste une possibilité Je le sens intimement», a déclaré l’ancienne candidate socialiste à l’Elysée lors d’un entretien accordé à l’émission 7à 8 sur TF1.«Cela veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt.Cest mm objectif», explique-t-elle quasiment deux mois jour pour jour après son échec lace à Nicolas Sarkozy.La présidente de Poitou-Charentes, qui rechigne toujours à prononcer le mot «défaite», doit réunir ses partisans le 16 juillet pour un «débriefing» de la campagne.Hier, elle a précisé qu’elle publierait à la rentrée les résultats de cette «autocritique» à laquelle elle ne voulait pas procéder de prime abord, «du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, presque indécentes même».-Reuters Kosovo: Washington désire négocier avec la Russie Podgorica — Un haut responsable américain a déclaré hier que Washington désirait coopérer avec la Russie pour définir le statut final du Kosovo mais que le «résultat final» devrait être l’indépendance.«Nous désirons que ce processus se déroule au sein du Conseil de sécurité.[.] Les Etats-Unis veulent travailler avec la Russie pour trouver une sqlution», a indiqué le secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires européennes Daniel Fried lors de sa visite au Monténégro.-AFP ALEXANDER NATRUSK1N REUTERS Garry Kasparov, chef de file du mouvement L’Autre Russie, écoute le leader de l’opposition, Eduard Limonov, lors d’une conférence conjointe tenue hier, à Moscou.RUSSIE L’opposition peine à se fédérer sous la bannière de Kasparov VALERIE LEROUX Moscou — Garry Kasparov, chef de file du mouvement L’Autre Russie, a appelé hier l’opposition à unir ses forces pour «démanteler» le régime mis en place par Vladimir Poutine, alors qu’elle reste lourdement handicapée par ses divisions internes.«Le but est de réunir Lg Kremlin toutes les forces d’opposition, tous ceux qui sont a peur d’accord avec notre objec- .tif principal: démanteler depuis 2004 ce régime qui pousse „ notre pays à la catas- d une trophe», a déclaré l’an- ^ cien champion du mon- KevOlUuon de d’échecs lors d’une nrantta conférence de L’Autre ® ’ Russie, qui réunit un en- d’une semble hétéroclite de forces d’opposition.opposition «Par nos actions conjointes, le jour s’appro- sans contrôle chera où il sera mis fin à l’activité de ce régime misérable, vendu et lâche», a-t-il poursuivi lors de cette conférence, organisée dans un hôtel au centre de Moscou.Juste auparavant, les militants avaient rendu hommage à la journaliste d’opposition Anna Polit-kovskaïa, assassinée en octobre 2006, «victime de l’évolution politique» en Russie, selon l’ancien dissident Sergueï Kovalev.Ouvrant une séance plénière devant quelque 400 délégués, après une série de tables rondes samedi sur le programme du mouvement à huit mois de l’élection présidentielle, Garry Kasparov s’est attaché à montrer que la stratégie de L’Autre Russie était payante depuis un an, au-delà des doutes.Les «Marches du désaccord» organisées au printemps dans différentes villes de Russie et souvent dispersées brutalement par la police en sont, selon lui, la meilleure preuve.«Le Kremlin a peur depuis 2004 d’une Révolution orange (comme en Ukraine), d’une opposition sans contrôle», a affirmé Garry Kasparov, d’où selon lui «ces réactions violentes du pouvoir».A Moscou et Saint-Pétersbourg, plusieurs milliers de personnes ont bravé les menaces de répression policière et manifesté contre le Kremlin.Ce mouvement a ainsi acquis une visibilité croissante, relayée surtout par la presse internationale, les médias russes, contrôlés pour l’essentiel par le Kremlin, restant plus timorés ou critiques.Alors que les législatives de décembre et la présidentielle du printemps 2008 se profilent, le mouvement se doit désormais d’arrêter une stratégie électorale, soit un candidat et un programme, une tâche compliquée par dissensions entre ses leaders.Le départ fracassant mercredi de l’ex-premier ministre libéral Mikhaïl Kassianov, qui s’impatientait de ne pouvoir imposer sa candidature à la présidentielle et a claqué la porte de L’Autre Russie, a jeté une ombre sur la conférence.«Les dirigeants du mouvement n’arrivent pas à s’entendre.Mais peu importe le leader, il faut s’unir!», s’inquiète parmi d’autres Valeri Bytchkov, un délégué venu de la région d’Oulianovsk.UAutre Russie a dans ce contexte repoussé à octobre l’adoption d’une plateforme électorale, initialement prévue samedi.Le mouvement voudrait aussi que son candidat soit désigné à l’automne par les citoyens dans des sortes de primaires, une procédure médite en Russie qui ne convainc pas tout le monde.Outre M.Kassianov, déjà candidat plusieurs personnalités ont fait part de leur intention de se présenter, dont un ex-président de la Banque centrale, Viktor Gueracht-chenko, et l’ancien dissident Vladimir Boukovski qui vit à Londres.M.Guerachtchenko a assuré dimanche à la radio Echos de Moscou qu'il ne «s’autodésignerait pas candidat» et a défendu la candidature de M.Kassianov, «un homme très compétent» a-t-il dit, semant un peu plus le trouble quant à ses intentions.Garry Kasparov répète pour sa part qu’il ne se présentera pas.La centaine de jeunes militants pro-Kremlin venus manifester devant l’hôtel ont accusé l’opposition d’ètre financée par Washington.«Kasparov, Judas! Kasparov, valise, gare, Amérique!», ont-ils scandé.«Nous avons une belle Russie, nous aimons ce pays, nous ne voulons pas d’Autre Russie\».Agence France-Presse Deuxième jour de violences sur un marché de Mogadiscio Mogadiscio — Des insurgés ont lancé hier plusieurs grenades en direction de soldats so-maliens sur un marché de Mogadiscio, ont rapporté des témoins.Il s’agit de la deuxième attaque à la grenade en deux jours à Baka-ra, réputé pour être l’un des plus grands marchés d’armes à ciel ouvert au monde.«Cinq explosions ont eu lieu.La plupart des grenades visaient les forces de sécurité mais elles n’ont blessé personne.J’ignore s’il y a eu des civils touchés», a déclaré à Reuters un responsable de la police so-malienne, Ali Nour.Un journaliste de Reuters a vu des soldats tirer à la mitrailleuse lourde du haut de leurs camions après les explosions.Il a précisé qu’une des grenades avait explosé près de la station de radio Shabel- le, devant laquelle passait une patrouille de l’armée.«Les soldats gouvernementaux ont tiré au hasard dans la foule.Plusieurs d’entre eux ont détroussé des passants.C’est le chaos total, ici», a confié un commerçant sous le sceau de l’anonymat Plusieurs marchands se sont plaints des pratiques douteuses de soldats somaliens, sans solde depuis des mois et qui n’hésitent pas à se servir dans leurs échoppes.Le gros des combattants islamistes a été chassé de Mogadiscio en début d’année par les forces gouvernementales appuyées par l’armée éthiopienne.Des éléments rebelles restés sur place continuent à attaquer régulièrement les forces so-maliennes et éthiopiennes.SHABELLE AGENCE FRANCE-PRESSE Samedi, la fumée témoignait des nouveaux assauts.AFGHANISTAN SUITE DE LA PAGE B 1 Ce à quoi le commandant Thomas répond que l’OTAN est «aussi certaine qu’on peut l’être dans les circonstances actuelles de n’avoir tiré que sur des positions rebelles dans m secteur isolé, et que les seuls tués sont des insurgés».D assure que les autorités sont «réellement intéressées» par toute information susceptible de confirmer les signalements de décès parmi les civils.Le président Hamid Karzaï déplore régulièrement la mort de civils, et d’après un décompte de l’ONU et de l’agence Associated Press, les forces américaines et de l’OTAN ont fait davantage de victimes civiles que les talibans depuis le début de l’année.Environ 600 civils ont été tués par les deux camps.Le lieutenant-colonel Rob Pollack, sur la principale base américaine, à Bagram, affirme que les talibans se battent dans des zones habitées, car les décès de civils alimentent le rejet des forces étrangères.Le dédommagement des familles des victimes pourrait aussi inciter à la dénonciation de morts civiles fictives, estime-t-iL Mais Qari Yousef Ahmadi, qui se présente comme un porte-parole des talibans, assure que les milices fondamentalistes ne se battent jamais dans des maisons civiles et ne forcent pas les villageois à signaler des victimes.Reste que plus de 3100 personnes, des talibans pour la plupart, sont mortes dans les violences liées à l'insurrection en 2007, selon les calculs de l’AP basés sur les déclarations officielles occidentales et afghanes.Associated Press Téléphone : Télécopieur : 514 985-3322 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-venle-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.IL DlüOlli ne sera pas responsable ries erreurs répétées.Merci de votre attention.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 7 H 00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 patltMannoncMOMavolr.com Conditions de paiement : cartes de crédit ;.\v4UàlKVl rssæræ PtOPIIlilÉS À VENDRE ST-IAMBEHT, cott.brique, 3 c.c.2 sdb.salon toit Cathédrale 18 pi.Foyer, vue sur mtl 450 672-0840 VIEUX LONGUEUIL.cott.rbung, neufs, avec ou sans garage.À partir de 249 000$ tx.inc.Denis 514 992-4580 450 463-4646 BORD DE MER-TROIS PISTOLES Superbe chalet 4 saisons, meublé, 2 chambres.Toit cathédrale, terrasse.137 500$.Imm.GLMC.418 714-0585 ST-UTE/MAURICIE, bord de l'eau, chalet/maison, garage et hangar 418 365-3452 NOTRE-DAME-DU-PORTAGE Un des beaux villages du Québec Terrain face au fleuve.33 000 p.c.514 267-5942 TERRE 130 arpents, près St-Paulin.bord de Rivière du loup, paysage et plantation, 245 000 $ 819609-2704 APPARIEMENTS El LOGEMENTS À LOUER AHUNTSIC, 51/2, haut duplex Très propre, 2 électros.train ban IleuSservices ds secteur tranquille AoûEsepl.775$ 514 389-6261 AHUNTSIC-À NE PAS MANQUER 41/2 près métro - Haut 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entretien à l’AFP, M.Eliasson, qui travaille sur le volet politique du conflit avec l’émissaire de i’Union africaine (UA), Salim Ahmed Salim, a décrit les prochaines étapes de la démarche retenue par les deux organisations, conformément à une feuille de route quelles ont adoptée.«Nous avons actuellement des contacts quotidiens avec les mouvements» rebelles, a souligné l’envoyé spécial des Nations unies au Soudan.«Nous espérons arriver d’ici la réunion de Tripoli [les 15 et 16 juillet] à ce que nous appelons une phase de prénégociation», a ajouté l’ancien ministre suédois des Affaires étrangères.Coprésidée par l’ONU et 111 A, la conférence internationale de Tripoli §ur le Darfour, à laquelle 11 pays, les Etats-Unis et l’Union européenne ont été invités, doit permettre d’évaluer les progrès d’une solution politique.Selon Jan Eliasson, cette réunion doit marquer la fin de la phase de convergence des initiatives régionales pour une solution au Darfour, menées par plusieurs des invités de la rencontre, comme la Libye, l’Erythrée et l’Egypte.«Les navettes diplomatiques» pour convaincre les non-signataires de l’accord de paix de s’asseoir à la table des négociations devraient se poursuivre durant le mois d’août a-t-il précisé.Pour M.Eliasson, «ce sera ensuite au secrétaire général de TONU, Ban Ki-Moon, et au président de la Commission de WA, Alpha Oumar Konaré, de décider du moment de lancer des invitations pour les négociations».«Ce sera le moment de vérité pour les parties prenantes du conflit, le moment de discuter de la paix au Darfour», a-t-il alors relevé, exhortant ces parties à être «prêtes pour les négociations» et les pays voisins à «coordonner leurs initiatives politiques».L’émissaire onusien a par ailleurs évoqué le coût pour la communauté internationale du conflit du Darfour, qu’il a comparé à une «plaie ouverte», notant que les quelque 700 millions de dollars engendrés par les opérations humanitaires pourraient servir à développer cette région pauvre.Le conflit du Darfour et ses conséquences ont fait quelque 200 000 morts en phis de quatre ans et plus de deux millions de déplacés, selon des estimations d’organisations internationales, que conteste le gouvernement soudanais.Les efforts de paix ont jusque-là été compliqués par le fait que les deux mouvements rebelles n’ayant pas signé l’accord de paix au Darfour en mai 2006 ont éclaté en une multitude de petits groupes.Cet accord n’a en outre été signé que par le Mouvement de libération du Soudan (SLM) de Minni Minawi.Jan Eliasson a toutefois assuré que ses collaborateurs étaient en contact avec un grand nombre de rebelles et que le gouvernement soudanais, dont il a rencontré plusieurs membres ces derniers jours, était convaincu de l’absence de solution militaire au Darfour.L’émissaire de TONU a passé le relais hier à son homologue africain, Salim Ahmed Salim, arrivé la veille à Khartoum pour continuer les entretiens avec les responsables soudanais.«Salim a été un jumeau invisible à mes côtés», a fait valoir M.Eliasson, assurant qu’il n’y avait «pas l’ombre d’un différend» avec hn.Agence France-Presse U: m ISS NIR ELIAS REUTERS Les combattants chiites du Hezbollah ont su exploiter Tan dernier le manque de formation tactique des soldats de Tsahal.Si tu veux la paix, prépare la guerre Après la guerre du Liban, Tsahal retourne à ses « idées de base » DAN WILLIAMS Jérusalem — Si tu veux la paix, prépare la guerre, dit l’adage.Un an après les déconvenues des forces israéliennes face aux combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, des dizaines de milliers de conscrits et de réservistes de Tsahal s’entraînent plus que jamais dans l’éventualité d’une guerre conventionnelle avec l’Iran ou la Syrie.Exercices et formations militaires financés par des fonds d’urgence se sont enchaînés ces derniers mois avec une intensité jamais vue depuis de nombreuses années, et le gouvernement de l’Etat juif n’hésite pas à évoquer ouvertement la possibilité d’un conflit avec les forces de Damas ou celles de Téhéran, l’Iran étant en outre soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire.«Une armée a deux raisons d'être: faire la guerre ou la préparer», lance le général Gabi Ashkenazi, qui a pris l’hiver dernier la tête de l’état-major de Tsahal après la démission du général Dan Halutz, contesté pour sa conduite de la campagne de 34 jours contre le Hezbollah en juillet et août 2006.Si Israël, en état de guerre permanent depuis sa création en 1948, possède la machine militaire la phis redoutable du Proche-Orient les leçons des affrontements de l’an dernier au Liban ont conduit le gouvernement à revoir les orientations adoptées ces dernières années pour revenir à ses classiques.Rendus trop confiants par des succès faciles contre des militants palestiniens souvent mal organisés, mal équipés et combattants improvisés, les soldats israéliens ont souvent pordu de vue les exigences du combat conventionnel, estiment de nombreux observateurs.Dangereuse, également, l’idée que la supériorité technologique, l’abondance d’un materiel ultra-per-fectionné permettraient d’assurer la victoire sans avoir à occuper un vaste territoire avec de l’infanterie et des blindés, selon le schéma d’une guerre classique.«Ashkenazi ne se fait pas d’illusions, une armée ne se juge pas sur le papier, dans des salles de conférences, mais sur le degré d’entraînement de ses hommes», souligne l’historien militaire israélien Martin van Creveld.Les combattants chiites du Hezbollah ont su exploiter l’an dernier le manque de formation tactique des soldats de Tsahal.Les commandos israéliens, reproduisant les méthodes utilisées contre les Palestiniens en Cisjordanie ou à Gaza, ont p>ar exemple installé leurs postes de commandement dans des bâtiments abandonnés clairement identifiés piar l’adversaire, ce qui en a fait des cibles faciles, ensuite, pour les roquettes du Hezbollah.Les forces blindées israéliennes ont également subi des piertes sensibles lors de cette offensive, les mi- liciens chiites dispxisant d’armes antichars perfectionnées.Le manque de coordination au sein de Tsahal a parfois conduit à des «bavures», comme lorsque deux soldats ont été écrasés par un de leurs propres chars.«Il faut comprendre que ça n’avait rien à voir avec la guerre contre les Palestiniens, qui n’ont ni nos armes, ni nos capacités logistiques», explique Nissim Houri, un lieutenant-colonel de réserve dont le régiment s’est battu au Liban et a été préparé spécialement à l’éventualité d’un conflit avec la Syrie.«Ce qui s’est passé au Liban, et ce qui se passerait probablement face à la Syrie, se rapproche plus d’une guerre intensive, avec des forces combinées de chaque côté.Cela signifie qu’il a fallu revoir totalement nos procédures», dit-il.«Vieilles méthodes» La guerre de l’an dernier contre le Hezbollah a coûté la vie à 117 soldats et à 41 civils israéliens.Côté libanais, on a dénombré 1200 morts, civils et militaires.Un cessez-le-feu conclu sous l’égide des Nations unies a été salué par les miliciens chiites comme une «victoire donnée par Dieu».Ces derniers mois, les soldats israéliens se sont entraînés, parfois pendant des semaines, sur le plateau du Golan, pris à la Syrie en 1967, ou sur les bases du désert du Néguev, dans le sud du piays, à mener des attaques éclairs rappelant celles qui ont piermis à Tsahal de vaincre les armées arabes en 1948, 1956,1967 et 1973.La nécessité d’une victoire rapide en cas de conflit est une évidence de plus en plus claire pour les stratèges israéliens, étant donné la vulnérabilité de l’État juif aux tirs de missiles sol-sol et de roquettes.Selon le quotidien Yedioth Ahro-noth, 3,3 millions d’Israéliens n’ont p»as accès à des abris antiaériens en cas de bombardement «Dans les derniers scénarios de guerre, l’armée est obligée de prendre en compte le cas où un réserviste aurait à se poser la question “Que faire en premier — foncer vers les hauteurs du Golan pour défendre le pays, ou mettre ma famille à l'abri?’’», écrit le journaliste Alex Fishman.«Dans le meilleur des cas, Israël aura un système opérationnel de défense antimissile dans trois ou quatre ans, peut-être.» Si Ibypothese d’une guerre avec la Syrie est largement évoquée en Israël, paradoxalement l'éventualité d’une reprise des négociations de paix avec Damas, suspendues il y a sept ans, n’est pas écartée.«Il faut sans doute étudier les ouvertures faites par la Syrie, mais seulement sur une position de farce», dit le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnaî.«Il faut partir du principe “Si tu veux la paix, prépare la guerre”.Nous revenons à nos idées de base, aux formules qui nous ont réussi par le passé.» Reuters En 2005, les États-Unis ont annulé une opération pour capturer Ayman al-Zawahiri Washington — Les Etats-Unis auraient été en mesure de capturer des membres importants d’al-Qaïda dans les zones tribales du Pakistan début 2005, mais ils ont renoncé in extremis en raison des risques pour leurs soldats et leurs relations avec Islamabad, rappxirtait hier le New York Times.Une opération militaire avait été organisée pour intervenir lors d’une réunion de hauts respon- sables d’al-Qaïda, parmi lesquels devait se trouver Ayman al-Zawahiri, considéré comme le théoricien et le numéro deux d’al-Qaïda, relate le quotidien en citant des sources anonymes haut placées au sein de l’armée et du renseignement américains.L'opération a été finalement annulée au dernier moment quand des hauts responsables de l’administration Bush ont estimé qu’elle était trop risquée et qu’elle menaçait les relations avec le Pakistan, dont le gouvernement est un allié des Américains.Des membres des groupes d’élite de la marine américaine étaient déjà à bord d’avions C-130 quand la mission a été annulée, précise le journal.L’opération, partie d’un petit nombre de militaires et d’agents de la CIA, impliquait désormais des centaines de personnes, et le ministre de la Défense e l’épioque, Donald Rumsfeld, a estimé quelle mettait en danger la vie de trop d’Américains, selon l'article.U s’inquiétait aussi d’une fissure dans les relations avec le Pakistan, qui a interdit à Washington d’intervenir militairement dans les régions tribales.Agence France-Presse PROCHE-ORIENT Le cabinet Olmert donne le feu vert à la libération de 250 prisonniers du Fatah RON BOUSSO Jérusalem — Le cabinet israélien a décidé hier d’élargir 250 prisonniers du Fatah, le parti du président modéré Mahmoud Abbas pxnir le renforcer face aux islamistes du Hamas, maîtres de la bande de Gaza.«Nous faisons ce geste dans l’espoir de renforcer de toutes les façons possibles les éléments modérés de l'Autorité palestinienne et de les encourager à s’engager dans une direction permettant de lancer de vraies discussions sur des arrangements» de paix, a déclaré M.Olmert lors de la réunion du cabinet Les Palestiniens ont salué ce geste mais critiqué l’absence de coordination.«C’est un bon début [.] Nous saluons cette libération, espérons que tous les prisonniers seront libérés, et notre gouvernement œuvrera en ce sens», a déclaré le ministre palestinien de l’Information Riyad Al-Malki.«La décision de libérer250prisonniers n’a pas été prise en coordination avec la partie palestinienne», a toutefois critiqué le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.«Une solution à la question des 10 OOO prisonniers palestiniens ne passera pas par des mesures unilatérales et des gestes para par là», a-t-il ajouté.Israël avait annoncé ces libérations de prisonniers lors du sommet de Charm el-Cheikh (Égypte) le 25 juin, tenu pour apporter un soutien clair à M.Abbas quelques jours après la prise de contrôle de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas.Le gouvernement israélien a également transféré aux Palestiniens peu après le sommet quelque 118 millions de dollars, sur les quelque 600 millions en taxes et produits douaniers retenus depuis l’élection du Hamas en janvier 2006.Le ministre israélien des Transports Shaoul Mofaz, qui a voté contre l’élargissement des 250 déte- nus palestiniens, de même que six de ses collègues, a estimé
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