Le devoir, 12 juin 2003, Cahier A
JUSTICE r Les délateurs demandent une enquête publique Page A 4 JEAN DION Deutsche Vennogensberatung Page B 6 ?w \v yy .1 e d e y o i r .e o m LE DEVOIR V o l .X C I V X 13 0 ?LE J E T DI 12 JUIN 2 0 0 3 8 7 0 + T A X K s I $ PERSPECTIVES La «feuille de route » en lambeaux La «feuille de route» est compromise par une nouvelle flambée de violence au Proche-Orient.En moins d’une heure, un attentat suicide à Jérusalem et un raid israélien à Gaza ont fait 24 morts et une centaine de blessés hier, au lendemain d’une tentative ratée d’élimination d’un haut dirigeant du Hamas.lire nos informations en page A 5.Guy Taillefer ême George W.Bush a compris que la tentative d’assassinat menée mardi par l’armée israélienne contre un chef politique du mouvement radical Hamas fragilise terriblement le nouveau premier ministre palestinien Mahmoud Abbas.En écho, un attentat suicide revendiqué par le Hamas a été commis hier dans le centre de Jérusalem-Ouest, faisant au moins 16 morts — suivi d’un nouveau raid meurtrier des Israéliens à Gaza.Si espoir il y avait que la «feuille de route» apaise le conflit israélo-palestinien, il vient — probablement—d’être balayé.Nouvelle variation sur le pessimisme.Cette «feuille de route» qui doit en principe mener à la fin des violences et à la création d’un Etat palestinien en 2005 vient à peine de faire l’objet d’un sommet tripartite convoqué bruyamment par le président américain à Aqaba, en Jordanie, et à l’issue duquel M.Abbas et le premier ministre Arien Sharon se sont engagés à militer pour la paix.«C’était une grosse bulle diplomatique et média-.tique», estime Rex Brynen, spécialiste du Proche-Orient à l’université McGill, qui n’y a jamais vraiment cru.«La violence et l’occupation se nourrissent l’une VOIR PAGE A 8: VIOLENCE Montréal Mode : la Caisse prête flanc au conflit d’intérêts JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ni fraude ni malversation, dit la vérificatrice générale, mais des lacunes importantes.y / A4 il 1 I Hl Séguin promet de revoir dès l’automne le rôle et la gestion du «bas de laine des Québécois » ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Tandis que la vérificatrice générale intérimaire du Québec, Doris Paradis, exhibe les cadavres dans le placard de Montréal Mode et sourcille devant les dépenses pharaoniques qu'a entraînées la construction du complexe immobilier de la Caisse de dépêt et placement du Québec à Montréal, le ministre des Finances, Yves Séguin, promet pour l’automne un projet de loi afin de revoir en profondeur le rôle et la gestion du «bas de laine des Québécois».In vérificatrice générale a déposé hier à l’Assemblée nationale un rapport sur la débâcle de Montréal Mode, une filiale de la Caisse de dépôt dans laquelle l’institution a englouti tout près de 30 millions, et un autre sur la construction du Complexe CDP Capital dont les coûts sont passés de 102,5 millions lors VOIR PAGE A 8: CAISSE ¦ Rousseau acquiesce au rapport, page B 1 ¦ L’éditorial de J.-R.Sansfaçon, page A 6 Fl : la révolution réglementaire n’aura pas lieu ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La révolution annoncée pourrait bien ne jamais avoir lieu.La gravité de la crise apparaissait pourtant telle, l'an dernier, que les autorités de la Formule 1 s’étaient engagées à revoir de fond en comble leur livre des règlements.Quelques mois plus tard, les difficultés pratiques et la résistance des écuries les plus riches ne sont pas loin d’avoir brisé ce bel élan.Témoins des difficultés financières d’un nombre croissant d’équipes, de l’outrageuse domination de Ferrari sur le championnat, mais surtout de la chute importante des cotes d’écoute, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et son président, Max Mosley, avaient clairement fait savoir, à la fin de la saison dernière, leur intention de procéder à des changements urgents et radicaux.Des propositions tout aussi étonnantes qu’audacieuses ont été étudiées.On a envisagé, par exemple, VOIR PAGE A 8: Fl ¦ Autres informations en page B 6 INDEX -v| Annonces.B 4 Avis publics .B 5 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A7 Météo.B 4 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Sports.B 6 Télévision.B 7 IM Eloge des gangs de rue L’appartenance aux groupes ne serait pas si néfaste qu’on pourrait le croire La colère gronde chez les jeunes Noirs de Montréal.Une colère mêlée de tensions raciales et d’un vif sentiment d’exclusion qui atteignent leur paroxysme au sein des gangs de rue.Deux anthropologues, Gilles Bibeau et Marc Perreault, se portent à la défense de ces groupes qui suscitent la frayeur populaire.BRIAN MYLES LE DEVOIR ^ attaque s’avère parfois la meilleure défense.Une jeune de 17 ans n’éprouvait aucune envie d’adhérer à une gang jusqu’à ce qu’une dizaine de filles de Rivière-.des-Prairies viennent la battre sur le terrain de r son école.Elle s’est défendue, jusqu’au sang.Révoltée, son premier réflexe a été de «faire une gang» et de se venger.«On est descendues à Rivière-des-Prairies.On les a battues, bien battues.» Ce jour-là, elle est entrée dans cet univers mystérieux et méprisé des gangs de rue.Avant de constituer une petite école du crime, la gang forme un système de défense pour les jeunes Québécois d’origine afro-antillaise.Les anthropologues Gilles Bibeau et Marc Perreault ont sondé quelque 200 jeunes Noirs identifiés aux gangs de rue — de petits criminels comme des rêveurs naïfs — pour en tirer un essai révélateur, intitulé La gang: une chimère à apprivoiser.Les auteurs s’éloignent du discours alarmiste des médias et des policiers sur la réalité des gangs de rue pour en faire l’éloge, avec certains bémols.Certes, l’univers des gangs de rue comporte son lot de délinquance: meurtres gratuits pour de stupides questions de défense du territoire et viols collectifs de filles considérées comme une propriété privée.Mais ces excès de violence, bien réels, n’occupent qu’une frange minoritaire au sein du phénomène plus large des gangs de rue.L’aura de violence est attribuable à la généralisation du souci de sécurité absolue, estiment les auteurs.En questionnant les jeunes sans relâche et en s’interrogeant sur le sens de leur adhésion à la gang, MM.Perreault et Bibeau parviennent à la conclusion qu’il faut encore plus de gangs.En effet, celles-ci servent de protection pour les VOIR PAGE A 8: GANGS Touche pas à mon bac ! Le spectre de Mai 68 plane de nouveau sur le baccalauréat français CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Paris — Chaque fois que Suzie Cohen présente à un employeur son diplôme de baccalauréat obtenu en mai 1968, personne ne la prend au sérieux.Cette année-là, en effet, l’examen (qui équivaut à notre diplôme d’études collégiales) avait été annulé dans toute la France et reporté à l’automne suivant pour cause d’insurrection nationale.Ce que les Français ne savent pas, c’est que Suzie Cohen fait partie des rares chanceux qui ont eu l’occasion de passer l’examen à Montréal.Depuis deux semaines, le spectre de Mai 68 plane à nouveau sur le baccalauréat français.Jusqu’à hier, on pouvait sérieusement se demander si Luc Terry serait le seul ministre de l’Education à devoir annuler l’examen national depuis la belle époque de Mai 68.Des concessions de dernière minute devraient heureusement permettre le déroulement sans encombre des épreuves qui commencent aujourd’hui.Hier, personne ne pouvait cependant garantir que des commandos ne viendraient pas perturber cet exercice imposé qui mobilise dès ce matin 626 899 étudiants et 125 836 examinateurs qui corrigeront quatre millions de copies dans 3842 lycées.,Hier, l’assemblée générale des établissements d’Ile-de-France se déclarait prête à boycotter l’épreuve écrite de philosophie.Luc Ferry craint surtout qu’un certain nombre de professeurs ne décident de donner 15 ou 10 (sur 20) à tout le monde, comme l’ont proposé de nombreux enseignants.«Johnny Halliday a décidé d’aller passer son bac», rigolent depuis une semaine les humoristes de la télévision.L’opération conduirait évidemment à «tourner le VOIR PAGE A 8: BAC Drôle de pays où il est plus important de passer l’examen que d’assister au cours! r4t Rétrospective Merata Mita Toute l’âme des Maoris et le souffle du Pacifique dans une œuvre profonde et engagée au cœur de (a renaissance des cultures originaires polynésiennes.i N Jk.J du 10 au 22 juin à Montréal Du 12 au 15 juin à 20 h 30 à la Cinémathèque québécoise Samedi 14 juin, 18h30àl’ONF Mercredi 18 juin, 20 H30 à l’ONF Canada ville de Montréal Québec S S % - H 4m Am Canada Coundl LE 88.5 Aboriginal Peoples aptri Television Network \ TÛT* «m * i- i 95177342 LE DEVOIR.LE JEUDI 12 J U IX 2003 LES ACTDALITES Mariage gay Le gouvernement se donne du temps avant de réagir ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Alors que le ministre de la Justice réfléchit encore aux options possibles pour répliquer au jugement de mardi accordant le mariage aux couples de même sexe, la question divise la Chambre des communes et le caucus libéral alors que les couples, eux, en profitent Bon nombre de députés libéraux sont d’avis que le gouvernement fédéral devrait sans plus attendre en appeler du jugement et le renvoyer devant la Cour suprême du Canada.Hier, les plus farouches opposants ne se faisaient pas prier pour dénoncer le jugement Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, semblait néanmoins avoir pris le parti de la réflexion, repoussant sa décision.«On regarde l'ensemble des différents éléments, tant le côté de la décision que le côté de l’impact immédiat de la décision, le comité parlementaire, la question des permissions d’appeler, a expliqué le ministre à sa sortie des Communes.On est en train d’analyser le tout, en considération du fait que c’est une question sociale très importante.» Mardi, la Cour d’appel de l’Ontario a déclaré inconstitutionnelle la définition actuelle du mariage dans la common law, obligeant le gouvernement à modifier ses lois pour faire du mariage une union entre deux personnes, sans égard au sexe.La décision des trois juges est immédiate.Le temps que prend le gouvernement pour évaluer sa décision, s’il frustre plusieurs députés, sourit aux gays et lesbiennes ontariens, qui en profitent pour se marier.«Nos téléphones ne dérougissent pas», a confié une employée de l’hôtel de ville de Toronto, précisant que les appels proviennent de partout au pays.À Toronto, au moins 21 couples gays ont demandé une licence de mariage.À Ottawa, deux couples ont convolé en justes noces, s’ajoutant à ceux qui ont fait de même mardi dans la Ville reine.Le ministre Cauchon a reconnu que les mariages qui ont lieu seront reconnus pour l’instant «Les mariages qui prennent place actuellement sont effectivement des mariages légaux», a-t-il souligné, refusant de conjecturer sur ce qu’il adviendra de la «légalité» de ces mariages si l’affaire est portée en appel.Une source gouvernementale bien informée a confié au Devoir que ces mariages pourraient être annulés rétroactivement si la Cour suprême renversait le jugement Des députés libéraux ont profité de la réunion du caucus hier pour exprimer leur point de vue et exercer des pressions sur le ministre de la Justice et le premier ministre Jean Chrétien qui, ultimement, prendront une décision.«Nous ne pouvons pas nous taire et ne pas contester l’arrogance juridique de ces trois juges ontariens», a fait valoir le libéral Pat O’Brien, qui siège au comité de la Justice qui termine un rapport sur le sujet Ce jugement exécutoire «limite sévèrement le gouvernement», a dénoncé le libéral John McKay, membre du comité de la Justice.M.McKay croit que la tâche de trancher la question revient au Parlement A l’opposé, d’autres croient qu’il faut mettre fin à la saga judiciaire et se conformer aux tribunaux de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique, qui arrivent aux mêmes conclusions.«Nous sommes tous des libéraux, après tout, et je crois sincèrement que [le fait d’accorder le mariage aux gays] est un bon message qui épouse les valeurs libérales», a noté Nick Discepola, député libéral de Vaudreuil-Soulanges.Le comité de la Justice, qui doit rendre sous peu un rapport et des recommandations sur la question, est tout aussi divisé.Les membres n’arrivent pas à s’entendre.Pour tenter d’arriver à une solution acceptable pour la majorité, certains libéraux poussent le scénario d’une union civile fédérale, ce qui aurait pour effet de laisser sauve la définition traditionnelle du mariage.Cette solution mitoyenne serait toutefois impossible, selon un document de recherche des libéraux, puisqu’elle serait inapplicable au Canada.Les députés du Bloc québécois, du Nouveau Parti démocratique et quelques libéraux militent en faveur d’une modification de la définition du mariage comprenant les couples de même sexe.Le comité doit se réunir de nouveau aujourd’hui.Paul Martin Pour sa part, Paul Martin n’hésiterait pas à reconnaître le maria ge entre conjoints de même sexe, une fois devenu premier ministre du Canada,.«Si c’est une question de droit, c'est réglé», a affirmé hier le candidat à la direction du Parti libéral du Canada en marge d’une rencontre avec des groupes de femmes du PLC à Québec.En ce qui le concerne, Paul Martin estime que le gouvernement du Canada ne peut pas faire perdurer la discrimination à l’endroit des couples gays qui aspirent au mariage.«On ne peut faire de la discrimination entre les Canadiens, c’est une question de droit.Lorsque la question de l’obligation alimentaire entre conjoints de même sexe s’est posée il y a quelques années, j’avais dit: on ne va pas en appel», a rappelé M.Martin.«Il y a plusieurs options que le gouvernement peut choisir.Mais une chose est claire, si la cour décide que c’est une question de droit, c’est une question de droit, et il ne faut pas faire de discrimination», a insisté M.Martin.SERVICE POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D’EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.//^tjcut/erfe Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 Chrétien fait adopter sa loi sur le financement des partis politiques Une poignée de libéraux se sont abstenus de voter et une trentaine se sont absentés de la Chambre HÉLÈNE B UZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le projet de loi sur le financement des partis politiques si cher au premier ministre Jean Chrétien a finalement été adopté hier soir par la Chambre des communes, et bien qu’une poignée de députés libéraux se soient abstenus de voter, aucun n’a osé s’y opposer.Le ministre qui pilotait l’initiative, Don Boudria, était tout sourire à la sortie du parlement «C’est une victoire extraordinaire.Les deux tiers des parlementaires et plus [172 contre 62] ont voté pour ce projet de loi.Je m'en réjouis.C’est un grand jour dans l’histoire de la démocratie parlementaire canadienne de voir un projet de loi qui améliore notre système électoral [.].Nous sommes allés chercher le meilleur de tous les systèmes [provinciaux].» M.Boudria a laissé entendre qu’il n’y aurait pas de représailles contre les députés dissidents.«Ce n’est pas le temps de parler de vengeance, c’est le temps de célébrer ce grand jour, a-t-il it.Alors, pour moi, ça, c’est secondaire.» Aucun député libéral n’a poussé l’audace jusqu’à voter contre le projet de loi, mais environ dix d’entre eux sont restés assis, dont deux députés du Québec, Serge Mardi (Beauharnois-Salaberry) et Marcel Prouk (Hull-Aylmer).«Je suis contre le fait qu’on fournisse du financement au Bloc québécois.Ils se financent actuellement avec environ 600 000 ou 700 000 $ par année et, selon la proposition de la nouvelle loi, on leur verserait entre 2 et 2,4 millions par année», a justifié M.Proulx.M.Marcil a quant à lui évoqué «des raisons personnelles».L’aspirant premier ministre, Paul Martin, brillait par son absence au vote.Près d’une trentaine de députés libéraux manquaient d’ailleurs à l’appel.Les députés blo-quistes et néo-démocrates ont voté avec le gouvernement alors que les alliandstes et les conservateurs ont voté contre.Le nouveau chef progressiste-conservateur, Peter MacKay, n’était pas en Chambre lui non plus.Le projet de loi instaure pour la première fois sur la scène politique fédérale des plafonds aux contributions pouvant être faites aux partis politiques et aux candidats.Les contributions des indivi- Le premier ministre Jean Chrétien regarde son leader à la Chambre des communes, I débattre avec l'opposition.Hier, les libéraux ont fait adopter leur projet de loi sur le des partis politiques.REUTERS Don Boudria, financement dus seront limitées à 5000 $ par année alors que celles des personnes morales (entreprises et syndicats) seront plafonnées à 1000 $.Ces dons devront être faits uniquement à des candidats.Pour compenser cette perte de revenus, l’Etat versera aux partis politiques 1,75 $ pour chaque vote obtenu aux dernières élections, et ce, chaque année.Ces montants seront indexés.De plus, il améliore les remboursements de dépenses électorales auxquels les partis et les candidats ont droit La facture pour le gouvernement s’élèvera à environ 26 millions par année et 14 millions de plus les années d’élections générales.Par ailleurs, le projet de loi im- pose de nouvelles obligations de divulgation de l’identité des donateurs, notamment pour les associations de circonscription qui devront dire combien d’argent elles ont reçu et de qui.Le projet de loi doit encore obtenir le feu vert du Sénat avant de devenir loi.Son entrée en vigueur est prévue le 1er janvier prochain.Le PQ, l’ADQ et 1TJFP font le bilan des élections KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Deux mois jour pour jour après le scrutin du 14 avril, trois partis politiques réunissent leurs militants cette fin de semaine pour faire le bilan de la campagne électorale.Au Parti québécois, le conseil national fera le point à huis clos sur les élections et sur une portion du vote souverainiste qui a appuyé l’Action démocratique du Québec.Mais les vraies discussions risquent d'avoir lieu en coulisses, alors que les organisations des deux aspirants à la direction, Pauline Marois et François Le-gault, profiteront de l’occasion pour convaincre les militants présents à ce conseil national qui se déroule à Québec.Les péquistes auront égale- ment à discuter de différentes propositions émanant des instances du parti.Deux associations de comté réclament la tenue d’un congrès.Les militants de Westmount-Saint-Louis souhaitent qu'un comité organisateur soit mis en place rapidement afin de préparer un congrès pour le printemps 2004.Dans L’Assomption, on précise que ce congrès devrait avoir lieu avant la course à la direction.Dans le même esprit, des associations de comté souhaitent qu’il y ait une réflexion sur le programme faite au moyen d’une vaste consultation qui pourrait même prendre l’allure d’un forum intersouverainiste, «réunissant toutes les tendances souverainistes, afin de réfléchir sur la stratégie commune pour que les souverainistes reprennent le pouvoir».BUDGET 2003-2004 Publications Québec hh BIDGF.T 200.V20H i Discours sur le budget Québec SK 25,95 $ Also available in English En vente le 12 juin à compter de 16 h à la librairie Renaud-Bray du Complexe Desjardins (514) 288-4844 et à la librairie Las Publications gouvernementales 1185, rue Université (514) 954-1633 Les Publications du Québec Téléphona: Télécopieur: (418)643-5150 (418)643-6177 1 800 463-2100 1 800 561-3479 www.publicatlonstluquebeegouv.qc.ca Deux propositions visent à dénoncer les intentions du gouvernement libéral quant à la réforme du Code du travail (article 45) et à celle du régime d’assurance automobile sans égard à la responsabilité.Du côté de l’ADQ, le conseil général de samedi, qui se tient à Trois-Rivières, sera précédé la veille par un exécutif national où il sera question de budget Les dirigeants de l’ADQ auront également à choisir un nouveau collègue au sein de l’exécutif, en remplacement d’Eugénia Romain qui avait été évincée de son poste à l’exécutif mais aussi à celui de candidate dans la circonscription de Lafontaine pour une histoire de fraude à l’aide sociale.Même s’il s'agit d'une nomination, une responsabilité qui échoit à l’exécutif entre les congrès, neuf personnes ont présenté leur candidature, toutes des candidats défaits.On y retrouve entre autres Eric Caire, qui préside le conseil général de samedi, Denise La-rouche.qui est présidente de l’ar- rondissement Rosemont-Petite-Patrie à Montréal, et Sylvie Lespé-rance, qui a connu une brève carrière comme députée de Joliette.\ Samedi en plénière, les adé-: quisles auront à voter sur la possibilité de mandater un comité pour faire une tournée des militants.«On a eu une crise de croissance.Maintenant que l’ADQ est un grand parti en terme de membres, il faut prendre le temps de revoir notre vie militante», a indiqué le porte-parole de l’ADQ, Guy Therrien.Quant à l’Union des forces progressistes (UFP), les militants se réunissent samedi et dimanche à Chicoutimi.En plus de faire le bilan de la campagne électorale, le parti de gauche, qui a un an d’existence, adoptera son plan d’action pour la prochaine année.Les candidats défaits Amir Khadir et Gaétan Breton seront présents.Pour ce qui est du Parti libéral, qui a remporté les élections, leur prochain conseil général n’est prévu qu’après les vacances d’été.DIRECTEMENT DE L'IMPORTATEUR 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