Le devoir, 12 juin 2003, Cahier B
LE DEVOIR.LE JE LDI 12 J T I X 2 0 0 3 TRANSAT A.T.Les résultats du deuxième trimestre surprennent Page B 3 RADIO Le comité du Patrimoine remet son rapport Page B 8 LE DEVOIR ECONOMIE PERSPECTIVES Des nuances Beaucoup d’encre aura coulé.D’abord sur les extravagances à la Caisse de dépôt, ensuite sur la contribution de Claude Blanchet à la présidence de la SGF.Les nuances ont désormais été apportées.Les rapports déposés viennent tout au plus confirmer la nécessité de doter les sociétés d’État de règles de «gouvernance» imposant au minimum une séparation des fonctions entre le président du conseil et le p.-d.g.1 Les dénonciations ont particulièrement visé l’ancienne direction de la Caisse de dépôt et la direction démissionnée de la SGE II était attendu qu’elles soient suivies de remontrances symboliques dans le premier cas, d’un bilan catastrophique dans le second.L’inverse se sera produit, la Caisse de dépôt sortant de l’exercice davantage écorchée.Le verdict de la vérificatrice générale est venu, plus nuancé mais allant dans le sens des allégations initiales, rendant plus que souhaitable la séparation des pouvoirs au sein des sociétés d’Etat.Une séparation des fonctions entre le président du conseil et le p.-d.g., avec un p.-d.g.nommé par le conseil d’administration et redevable à son conseil d’administration.Le rapport de la vérificatrice générale intérimaire est éloquent dans les cas soulevés liés à la Caisse de dépôt et placement du Québec.Dénoncée par tous, l’aventure Montréal Mode n’aurait jamais dû voir le jour.Et surtout pas de la façon dont cette filiale a pris forme, dont la participation et l’intervention de __ la Caisse se sont articulées.Une erreur de parcours de près de 30 millions à inscrire au passif de l’ex-numéro un de la Caisse, Jean-Claude Scraire, et qui aurait probablement pu être atténuée si cette décision de placement avait été soumise à un filtre plus étanche.Reste les extravagances associées à la construction du Complexe CDP Capital.Si on ne s’entend pas, entre la direction actueUe de la Caisse et la vérificatrice, sur l’ampleur des dépassements de coût, si l’institution parvient également à justifier l’essentiel de ces dépassements — que l’on situe dans les normes compte tenu de l’ampleur du projet —, il appert que le conseil d’administration de la Caisse «a approuvé ce projet en se fondant sur des informations qui donnaient un portrait incomplet de sa nature et de ses coûts», a noté la vérificatrice générale.Gérar d B é r u b é Encore ici, une étape additionnelle de questionnement aurait minimalement contribué à ce que ce vaste projet immobiher soit mieux présenté et son suivi budgétaire exercé avec plus de rigueur.Au demeurant, le p.-d.g.devient davantage imputable et est invité à rendre des comptes plus rapidement et plus fréquemment.Telle est la principale conclusion qu’inspire ce rapport de la vérificatrice.Le ministre des Finances, Yves Séguin, abonde dans ce sens.Appuyant le processus en cours visant à doter la Caisse de nouvelles orientations en matière de régie d’entreprise, il a précisé hier que «les modifications que nous apporterons, dans les prochains mois, à la loi constitutive de la Caisse porteront à la fois sur sa mission et sur ses règles de “gouvernance”pour nous assurer d’une meilleure transparence et d’une meilleure imputabilité».L’autre rapport, celui du bilan financier de la SGF sous la présidence de Claude Blanchet, a encore moins livré les histoires d’horreur appréhendées.Mal servi par une conjoncture économique et boursière difficile, le bilan 2002 de la SGF aura été une suite de réécritures comptables, de réévaluations à la baisse, sur papier, d’éléments d’actif souffrant de cette morosité boursière maintenant vieille de trois ans.De plus, si la Caisse de dépôt a eu droit à son Vidéotron, la SGF voit son rendement fortement amputé par une perte de valeur associée à son engagement dans Magnola.Mais là s’arrête la comparaison entre les deux institutions, la présence de la SGF dans Magnola se justifiant davantage que celle de la Caisse dans Vidéotron.La comparaison ne peut également tenir sur le rendement, négatif dans les deux cas en 2002.En effet, si le mandat de la Caisse consiste à produire du rendement sur les fonds qui lui sont confiés, celui de la SGF est de générer du PIB, de contribuer au développement et à la croissance économique du Québec.De générer de l’activité, des investissements et de la création d’emplois.Voire d’amener au Québec d’importants projets d’investissement en partageant le risque sous une participation minoritaire.Le rendement devient ici minimal, associé qu’il est au coût des fonds empruntés par le gouvernement, et il sert de balise pour éviter que les gouffres financiers ne se multiplient au nom de la qréation d’emploi.A ce titre, le bilan 2002 de la SGF traduit, dans les faits, le rôle confié à cette institution.La perte de 172 millions et le rendement négatif de 7,4 % reflètent ces correctifs comptables découlant d’une conjoncture difficile.Mais cela cache un rythme d’investissement accéléré depuis trois ans, de vastes projets industriels pour la plupart en phase de construction, dont les retombées ne pourront prendre forme avant quelques années.Là s’arrête, enfin, la comparaison.Car si la Caisse est conviée à se doter de nouvelles règles de régie d’entreprise, la SGF, pour sa part, est condamnée.Condamnée à gérer le passé, à la limite, à jouer un rôle de soutien au développement économique régional, au demeurant à se fondre au sein d’investissements Québec dans un rôle complémentaire.JACQUKS N Al) K AU LE DEVOIR Henri-Paul Rousseau a rappelé qu’il n’avait «de prise que sur le présent et le futur» de la Caisse de dépôt, pas sur le passé, et qu’il se devait maintenant de vivre avec ce passé, qui a été géré par d’autres.‘>v>: miËmiÈ*' Rousseau acquiesce au rapport de la vérificatrice générale Une seule divergence: la légalité de la transaction de revente de Montréal Mode, contestée par le rapport LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le président du conseil et directeur général de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, ne trouve ni trop sévère ni trop pointilleux le rapport de la vérificatrice générale sur la caisse et se dit, en général, d’accord avec les conclusions.Il admet cependant que 4e cas de Montréal Mode n’aurait jamais dû se produire».Pour ce qui est du Complexe CDP Capital, M.Rousseau avoue qu’il est certes coûteux, mais ajoute que cela peut s’expliquer, dans le contexte.Au cours d’une rencontre avec la presse pour faire connaître ses commentaires au sujet du rapport de la Vérificatrice générale, M.Rousseau a rappelé qu’il n’ayait «de prise que sur le présent et le futur de l’institution», pas sur le passé, et qu’il se devait maintenant de vivre avec ce passé, qui a été géré par d’autres.La Caisse, dit-il, a déjà changé bien des choses depuis les controverses qui ont entouré les dépassements de coûts de construction du Complexe CDP Capital et la gestion puis la revente de Montréal Mode.Il souligne que la loi de la caisse, vieille de 1965, est pour quelque chose dans les lacunes constatées par la vérificatrice.Celle-ci aurait dû être modernisée, argue-t-il.En général, il s’est réjoui que la vérificatrice générale n’ait décelé ni fraude ni malversation dans les dossiers examinés.«Je suis, pour l'essentiel, d’accord avec les conclusions des rapports.» Montréal Mode Le dossier Montréal Mode, visiblement, est celui qui l’agace le plus.«Ce cas, dit-il, n 'aurait jamais dû se produire».E déplore notamment le fait que «de façon tout à fait exceptionnelle», la Caisse en était le seul ac- tionnaire, alors quelle est un investisseur institutionnel et qu’en plus, elle n’est pas censée détenir plus de 30 % d’une société commerciale ou industrielle.Pour ce qui est de la légalité de la transaction de revente de Montréal Mode — «notre seul point de désaccord» avec la Vérificatrice générale, note M.Rousseau —, la Caisse avait reçu deux avis juridiques lui indiquant que la transaction était conforme aux règles.Le complexe Dans le dossier du Complexe CDP Capital, M.Rousseau admet qu’il s’agit la d’«un projet coûteux, en dehors des structures normales», mais pas d’une «explosion incontrôlée des coûts».11 souligne cependant qu’on a donné au projet le mandat de revitaliser tout un quadrilatère, qu’on a VOIR PAGE B 4: RAPPORT Restructuration d’Air Canada Les pilotes songent à rejeter l’entente de principe PRESSE CANADIENNE Toronto — Les pilotes d’Air Canada seraient de plus en plus nombreux à avoir l’intention de voter contre l’entente de principe intervenue entre leur employeur et les négociateurs de leur association.Un vote défavorable risquerait de compromettre le plan de restructuration de la compagnie.Les concessions prévues dans l’entente avec les pilotes représentent des économies annuelles de 250 millions pour Air Canada, soit une large part de son nouveau plan financier.Plus de 380 pilotes perdraient ainsi leur emploi.La question de l’ancienneté rend plus d’un membre de l’Association des pilotes d’Air Canada sceptique.Le vote de ratification de la nouvelle convention collective doit avoir lieu la semaine prochaine mais des rumeurs veulent que le processus soit reporté, ce qui mettrait en péril le plan de re- structuration de la compagnie.Air Canada a donné aux syndicats représentant ses employés jusqu’à la fin du mois de juin pour faire accepter leurs ententes respectives.Le transporteur, qui s’est placé sous la protection de la loi sur les faillites le 1" avril dernier, prévoit déposer son plan de restructuration à la cour vers «Il y a beaucoup de gars qui disent: “Peut-être que cette compagnie ne vaut pas un vote favorable"», a affirmé au quotidien Toronto Star un pilote d’Air Canada.Les pilotes d’Air Canada craignent que les concessions (mises à pied) contenues dans leur nouveau contrat de travail ne les touchent davantage que les anciens de Canadien — le transporteur absorbé en 2000 par Air Canada.La question est revenue sur la table le week-end dernier lors d’une tentative — la troisième — de fusionner les listes d’ancienneté des VOIR PAGE B 4: PILOTES la fin juillet ¦ À lire en page B 4 Le manque à gagner d’Air Canada sera de plus de un milliard en 2003 |Hf, || Wmm.H a m p t o n S p i r i t COURBES PRONONCÉES ET UGNES D HOTTES SCULPTÉ£S DANS L’OR OU DANS L’ACIER PRÉSENTÉE EXCLUSIVEMENT SUR BRACELET EN PEAU D’ALLIGATOR.www.l>aum«-and-merci«r.com Célébrons 25 ans d'excellence CHÂTEAU D’IVOIRE 2020.ra# de la Monlaan# • (SI4) 843-46SI ww*.cbat«audlvolrr.coai v LE DEVOIR.LE JE LDI 12 JLIX 2003 B 2 LE MARCHE BOURSIER Lite tel te Hm.te jtomaou u 1472445 0055 QQ5C 0055 ?0005 Gerbuan 327280 1820 ’780 17» -0020 G*brAf 252216 37.54C 36 36C 36 46C ac Gttnnesa SOÛC 0140 0130 0140 +0.025 Giac«fV(i 3400 1 4play National This Hour Poltergeist Cold Squad Made In.[Trailer Park [Curb your Enthusiasm [Cinéma (23:20) Bob Vila s Homa Again .of Forensic Science [ Scene of the Crime / Dawn Spring - The Tin Man - Tooth 18 Scene of the Crime / Dawn Spring I Zoo Diaries | Dogs, Jobs .Homes [Weddings | Extra [Matchm.| Tall Ship Chronicles | [Hollywood [.Homes [ Extra [.Homes [Matchm.I U S.Open Golf (10:30) I Baseball / Pirates - Blue Jays Sportscentre Best of the U.S.Open I Spon^^ I Won of.| Vu-QI-Oh | Dragon Bali {Reboot [Gooseb.I Radio.\ I Breaker [Big Wolf {Ad da ms |2 Point.[ (0 05) | Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (Z) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LE BUDGET DU QUÉBEC Tremblez, contribuables: c’est le premier budget d’Yves Séguin et Jean Charest Tous les réseaux québécois, 16h MUSICOGRAPHIE Portrait de Shirley Bassey, puissante chanteuse très identifiée à quelques films de James Bond.MusiMax, 20h DADDY NOSTALGIE L’émotion est au rendez-vous dans ce très beau film de Tavernier sur un père mourant (Dick Bogarde) et sa fille (Jane Biricin).Artv, 20h L’ÎLE DE GILDOR Parmi les invités: Normand Brathwaite et Hubert Reeves.Radio-Canada, 21 h ENTRE PÈRE ET FILS Un documentaire de Serge Ferrand sur la relation père-fils.TV5, 21 h r t 'I I LE DEVOIR.LE JEUDI 12 JUIN 2 0 0 3 B 8 —-?LE DEVOIR ?CULTURE fr.Rapport du comité parlementaire du Patrimoine EN BREF Grand ménage recommandé dans la radiodiffusion MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le système de radiodiffusion doit rester la propriété de Canadiens, être mieux financé par le gouvernement fédéral et jouir d’un encadrement moins bureaucratique et plus transparent, recommande le comité parlementaire du Patrimoine à l’issue de ses deux ans d’étude du système canadien.Le comité a aussi cru nécessaire de manifester son inquiétude à l’endroit de la propriété croisée des médias et de dénoncer les atteintes à l'indépendance éditoriale survenues dans certains empires médiatiques.«Nous avons vu les positions éditoriales dans la presse écrite — qui n'était pas le sujet de notre mandat — être maintenant nationales au sein de Can West Global.Nous avons estimé que nous devions signaler avec force notre croyance en la diversité des voix, des sources d’information, des opinions éditoriales que la propriété croisée et la concentration des médias affectent», a dit le président du comité, Clifford Lincoln, en conférence de presse hier à Ottawa.Le rapport d'environ 1000 pages, intitulé Notre souveraineté culturelle, est plus direct.11 «dénonce fermement toute tentative pour réprimer l’indépendance rédactionnelle et la liberté de presse».Le document n’est toutefois pas unanime.Le vice-président libéral, Paul Bonwick, a décidé d’y aller d’une version de son cru alors que le Bloc québécois et l'Alliance canadienne ont émis des avis dissidents, même s’ils sont d’accord avec la majorité des recommandations.Le Bloc aurait souhaité des recommandations plus fermes en matière de financement et de soutien aux artistes et, surtout, une reconnaissance explicite de «la spécificité culturelle du Québec» et, par conséquent, de son rôle en matière de télécommunications et sur la scène internationale, a expliqué la députée Christiane Gagnon.L’Alliance, pour sa part, s’est opposée à toutes les recommandations qui imposaient des restrictions aux entreprises, que ce soit en matière de contenu canadien ou en matière de propriété étrangère.Simpliste Soucieux de préserver la capacité des Canadiens de s'exprimer, le comité du Patrimoine qualifie de simpliste la recommandation récente du comité de l’Industrie qui demandait de lever les contraintes en matière de propriété étrangère dans les secteurs des télécommunications et de la radiodiffusion.Actuellement, les investisseurs étrangers ne peuvent pas détenir plus de 20 % des actions avec droit de vote d’une compagnie de radiodiffusion et pas plus de 33,3 % des actions d’une société de portefeuille possédant un affilié dans ce domaine.Cela signifie une limite réelle de 46,7 % de la propriété directe et indirecte de l’affilié.Le co- mité du Patrimoine ne veut pas y toucher.L’examen de cette question a mené le comité à s’intéresser aux phénomènes de la propriété croisée.Depuis quelques années, on voit des grandes entreprises, comme Québécor, Can West Global et BCE, détenir à la fois des réseaux de téléphone ou de câble et des médias électroniques et écrits.Selon le comité, «les problèmes potentiels découlant de la propriété croisée sont suffisamment graves pour que le gouvernement fédéral publie une politique claire et sans équivoque à ce sujet».Le comité exige qu’il le fasse d’ici juin 2004 et qu’entre-temps le CRTC impose un moratoire sur l’émission de nouvelles licences de diffusion touchant la propriété croisée et limite à deux ou trois ans le renouvellement des licences existantes.Le gouvernement doit répondre à ce rapport dans les 150 prochains jours, fl aura du pain sur la planche car les 97 recommandations touchent à l’ensemble du système de la radiodiffusion.Le comité, qui ne chiffre rien, se porte à la défense de Radio-Canada.Il veut que la société d’Etat reçoive un budget plus élevé et stable.Il demande en échange que celle-ci soit de nouveau présente dans les régions et qu’elle rende dar vantage de comptes au Parlement sur l’atteinte de cet objectif Particulièrement inquiet de la «crise» qui sévit du côté anglophone, le comité demande une révision des programmes de soutien aux diffuseurs, producteurs et artisans afin de les rendre plus simples, cohérents et transparents.On veut aussi voir leur budget augmenter et les mandats de Téléfilm et du Fonds canadien de la télévision (FCT) revus et clarifiés.Dans le cas du FCT, on déplore la décision prise dans le dernier budget de réduire ses fonds de 25 millions par année.On recommande de revenir sur cette décision et de stabiliser le budget de l’organisme, en plus de créer un nouveau fonds d’aide pour la production régionale, locale et communautaire.Là encore, on ne donne aucun chiffre.Le comité conclut par ailleurs que la loi sur la radiodiffusion est adéquate, mais pas les mécanismes de mise en œuvre.Pour corriger cette situation, on suggère la création d’un poste de contrôleur de la radiodiffusion qui ferait rapport chaque année au Parlement Le comité suggère aussi de revenir en arrière et de recréer le ministère des Communications en lui confiant toutes les responsabilités en matière de radiodiffusion et de télécommunications actuellement partagées entre le ministère de l’Industrie et celui du Patrimoine.Ce ministère serait responsable de l’application d’une nouvelle loi qui amalgamerait la loi sur les télécommunications, la loi régissant le CRTC et la loi sur la radiodiffusion.Le CRTC se voit aussi offrir une cure de rajeunissement L’Irak, ses musées et ses sites archéologiques Les pilleurs ont repris du service «Des dommages irréparables sont infligés» /soÉai -r - SUHAIB SALEM REUTERS Un temple dans la cité historique de Hatra, à 350 kilomètres au nord de Bagdad.Les pillages sur divers sites archéologiques et dans divers musées irakiens sont encouragés par le désir d’acheter des objets dans les pays occidentaux, par des personnes aisées aux Etats-Unis, notamment.PASCAL BAROLLIER AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Des milliers de pilleurs sont actuellement à l’œuvre dans un grand nombre de musées et de sites archéologiques irakiens qui ne sont plus gardés depuis l’invasion américano-britannique, ont relaté hier des archéologues et historiens de retour d’une expédition sur place en mai.Ces experts ont visité une vingtaine de sites majeurs dans le nord et le sud du pays, où de sérieux dommages infligés par de récents pillages ont été constatés.«Plusieurs sites importants ont été sérieusement pillés et n’étaient pas gardés quand nous nous sommes rendus sur place», a expliqué Henry Wright, conservateur du musée d’anthropologie de l’université de l’Illinois, qui dirigeait l’expédition organisée par la National Geogra-phic Society.Lors d’une conférence de presse par téléphone, le chercheur a estimé que «des dommages irréparables sont infligés, alors même que nous parlons», appelant à une protection de ces sites.Cette équipe d’experts a dressé un sombre bilan de l’état des sites, musées et palais visités.Parmi les sites les plus importants de la culture mésopotamien-ne, celui de l’ancienne capitale assy-rienne de Nimroud a été pillé.Les tombes royales parées d’or sont très endommagées.Les experts ont aussi constaté que les ornements des murs de l’un des palais avaient été volés.Sur le site de Ninive, la plus importante ville de l’ancienne Assyrie, un bas-relief ornant un palais paraît avoir été attaqué à la masse et deux trous au moins ont été creusés dans le sol des chambres funéraires par des voleurs à la recherche d’or et d’objets en ivoire.Un seul garde était présent, par intermittence, sur le site.Le musée de Mossoiü, même s’il n’a pas été directement touché par des missiles de croisière américain, a subi d’importants dégâts dus aux bombardements.Ses grandes fenêtres notamment ont été soufflées.Et surtout, les pilleurs se sont emparés de bronzes des portes du palais de Balawat, dans la galerie assyrienne, ainsi que de briques assyriennes portant des inscriptions cunéifonnes.«Les dommages dans les galeries et salles de stockage du musée sont considérables», ont rapporté les experts.«Nous avons vu le pillage du musée de Mossbul de nos propres yeux», a relaté l’archéologue Tony Wilkinson, en précisant que, sur d’autres sites, les vols étaient très ciblés par «des pilleurs bien armés, qui sont capables de prendre le dessus sur les gardes», quand ils existent Mais la plupart des sites ne sont pas surveillés.Dans le sud du pays, les pilleurs ont causé «des dommages majeurs sur le site de Dahai-leh» qui faisait partie de la basse Mésopotamie, a poursuivi M.Wright.Le même constat a été fait sur le site de Larsa, qui n’est pas gardé.«Je n’ose pas imaginer ce qui a pu être volé ici», a dit le responsable de l’expédition.Le musée de Babylone a également été sérieusement pillé et sa bibliothèque réduite à un tas de cendres, ont rapporté les chercheurs.L’anthropologue Elisabeth Stone, qui a participé à l’expédition, a souligné que les pillages sont encouragés par «le désir d’acheter ces objets dans les pays occidentaux, par des personnes aisées aux États-Unis, en Europe et au Japon».Soixante mille personnes pour les 60 ans de Johnny Hallyday ASSOCIATED PRESS Paris — Quelque 60 000 personnes ont assisté mardi soir, au parc des Princes, au premier des quatre concerts parisiens que Johnny Hallyday donne à l’occasion de son 60' anniversaire.Johnny est arrivé sur scène par les airs peu avant 22h.Situé à plus de 30 mètres du soi il est descendu sur une échelle de pompier, lunettes noires, dans un long manteau gris clair, inspiré par la saga Matrix, sur une musique planante, dans un délire de fumigènes.Lorsqu’il a posé le premier pied sur scène, il a laissé tomber le manteau, laissant apercevoir un costume métallique, et entonné Que je t’aime, une des chansons-cultes de son répertoire, avant d’enchaîner avec Fils de personne, puis Gabrielle.Son interprétation musclée et accélérée, à grand renfort de guitares, donnait le ton à un concert résolument rock.Sur Quelque chose de Tennessee, la star a jeté ses lunettes dans la foule et pris sa guitare.«Ici, j’ai fêté mes 50 ans.Ce soir, je fête mes 40 ans», a-t-il lancé avec humour au public.Il fallait comprendre 40 ans de carrière.Il a alors enchaîné assez logiquement avec Que restera-t-il?, avant d’accueillir Natasha St-Pier pour le premier dm.J’oublierai ton nom.Canada yiilati»i'/iwit/âu! Québecîî» laaiP.t» omsawin ams
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