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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-07-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2007 DE VISU Charles Gagnon ou les paradoxes du peintre Page E 4 r H ZT ¦ r -:- 4P 1907-2007 Frida Kahlo, le visage même du Mexique Page E 6 LIVRES CULTURE 19 ES FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL «Je suis sûr qu’avec nos connaissances d’arrangeurs, on va faire quelque chose de pas mal bien» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Francis Mineau, Julien Mineau, Mathieu Cournoyer, Thomas Augustin et Renaud Bastien.Malajube et Karkwa rassemblés Le Devoir amorce sa couverture de la 19e édition des FrancoFolies de Montréal en rencontrant deux jeunes formations rock en pleine ascension, Karkwa et Malajube, qui offriront chacune trois concerts différents au Club Soda.Après plusieurs mois, voire plusieurs années, de tournées, les deux groupes voient cette résidence comme une belle occasion de briser la routine et de réaliser quelques fantasmes — musicaux, s’entend.PHILIPPE PAPINEAU Après avoir sillonné l’Europe et les Etats-Unis au cours des derniers mois, le groupe rock Malajube emportera ses pénates au Club Soda et s’y installera en résidence pour trois soirs lors des FrancoFo-lies de Montréal.Du 27 au 29 juillet, la formation qui nous a prouvé que la barrière des langues n’était pas infranchissable livrera à ses fens des spectacles différents, soit un électrique, un acoustique et une ultime performance, intitulée ?, lors de laquelle elle ira piger dans les morceaux de sa genèse.Depuis plus de deux ans et demi, le groupe, originaire de Sorel-Tracy, a présenté une quantité astronomique de spectacles pour défendre Le Compte complet et son plus récent Trompe-l’œil, qui lui a ouvert les portes du monde.Cette résidence, offerte par le festival, tombe juste à point pour motiver le quintet, permettant à celuici de briser la routine inhérente à cette vie de tournée.Des trois prestations, c’est la soirée acoustique qui branche le plus Julien Mineau, Francis Mineau, Renaud Bastien, Mathieu Cournoyer et Thomas Augustin.Même au bout du fil, on sent l’enthousiasme étonnant de Julien, le chanteur, lui habituellement plutôt taciturne, «/e suis sûr qu’avec nos connaissances d’arrangeurs, on va faire quelque chose de pas mal bien.On va utiliser plein d’instruments: un vibraphone, un piano à queue, une basse et une guitare acoustiques, des “slideguitars".» Ceux qui ont cru que le mystérieux troisième concert en serait un rempli d’invités devront faire leur deuil de cette idée, la formation sacrée «Révélation de l’aimée 2007» à l’ADISQ ayant préféré prendre une autre voie.«On ne veu pas faire une pièce de théâtre avec des tours de magie, prévient Julien, un brin cynique.Chaque fois qu’on a essayé d’avoir des invités, ç’a été bizarre.Cest difficile d’avoir une bonne “vibe" avec quelqu’un si t’as pas pu le rencontrer avant.Et en général, tout le monde se croise une heure avant.Alors, on a laissé tomber les froufrous d’invités et les idées d’orchestre symphonique.» Pas de grande visite pour Malajube, donc, mais plutôt un répertoire élargi.Et si le groupe a déjà quelques pièces toutes neuves en poche, c’est plutôt vers le passé qu’il se tournera.«Ça s’aligne pour être une espèce d’intégrale de Malajube, avec les pièces des démos.On se relance dans notre musique d’adolescents», rigole Julien.Malajube a lancé deux petits disques de sept titres chacun, Tu vas avoir peur, en 2002, et Le Robot sexy, en 2003, dont la plupart des pièces sont inconnues au bataillon.«Les vieilles chansons, on les fait pour les gens qui nous ont soutenus depuis le tout début, qui ont commencé à écouter Malajube avec ça.» Et la suite des choses?En 2006, avant de lancer Trompe-l’œil, l’objectif de Julien Mineau était clair: faire un album par année.Portée par un retentissant succès et poussée par une vague de critiques élogieuses de plusieurs journaux et sites Internet américains et européens, la bande au rock mordant et complexe a dû passer son tour cette année.Elle entrera par contre en studio au printemps prochain, après une pause bien méritée qui commencera à la toute fin de l’année.Malajube n’a toujours pas décidé s’il restera sur l’étiquette montréalaise Dare to Care.La plupart des membres ont tout de même eu l’occasion de pousser leurs projets parallèles avec les Jacquemort, Bivouaq et autres Mahjor Bidet Julien nous a confié avoir enregistré un album «en solo avec sa copine», qui n’est pas tout à fait achevé mais où on pourra refrouver «de petites chansons acoustiques un peu étranges» avec de la flûte, de la clarinette et beaucoup d’autres instruments.On vous tiendra au courant Après les trois spectacles des FrancoFolies, Malajube se replongera dans un dernier droit à l’image de la dernière année.La formation fera plusieurs allers-retours entre l’Europe et le Québec et passera un autre mois au pays de George W.Bush, sans oublier un séjour au Japon, où Malajube a déjà vendu plus de 3000 albums.«C’est tripant défaire des shows partout dans le monde, mais çafiiit dit bien de revenir au Québec, assure Julien.On est mieux traités ici qu'ailleurs.Ça, on ne s’en souvenait plus.» Le Devoir MALAJUBE Électrique, acoustique et ?, respectivement les 27,28 et 29 juillet au Chib Soda.Prix d’admission: 19,50 $ SOURCE: FRANCOFOLIES DE MONTRÉA1 Martin Lamontagne, Louis-Jean Cormier, François Lafontaine, Stéphane Bergeron et Julien Sagot FRÉDÉRIQUE DOYON Il n’y a rien comme une petite entorse à la routine pour raviver la flamme.et ça vaut pour un band comme pour un couple.Après avoir savouré puis disséminé le succès de son second album pendant deux ans de spectacles et de tournée, Karkwa se permet de bifurquer un peu.Invitée trois fois plutôt qu’une aux FrancoFolies, la formation québécoise, lauréate du prix Félix-Leclerc de la chanson l’an dernier, décline en rafales son rock mélodique en versions acoustique (2 août) et instrumentale (3 août) avant l’au revoir montréalais aux Tremblements s’immobilisent (4 août).Enfin de nouveaux défis! s’exclament les cinq gars du groupe — Louis-Jean Cormier (guitare et vont), François Lafontaine (claviers), Martin Lamontagne (basse), Stéphane Bergeron (batterie) et Julien Sagot (percussions), qui ont toutefois dû attacher leur tuque avec d’là broche pour préparer les trois spectacles, tout en travaillant à la préproduction de leur futur album et en sillonnant la France pour une deuxième fois! «Ça nous permet dé faire quelque chose qu’on voulait essayer depuis longtemps, les côtés acoustique et instrumental», affirme au Devoir le batteur Stéphane Berge- ron, quelques heures avant de s’embarquer pour le vieux pays.L’acoustique, Karkwa en avait déjà tâté un peu par la force des choses et des événements, quand une radio les invitait en studio, par exemple.Mais le spectacle Son et images les «stressait ben gros», rapporte le batteur, même si récriture instrumentale vient naturellement avant l’écriture des paroles pour le groupe.L’étiquette rock progressif ou post-rock leur va si bien «Cestfacile de se planter avec ça [l’instrumental], note le batteur, défaire un show plate.Quand tu jammes, tu trippes, tu t’amuses, mais le monde qui fécoutepeutse tanner assez vite.On ne voulait pas que ça arrive.» Finalement, le naturel est revenu au galop et le quintet a ficelé ses arrangements plus vite qu’ü ne le croyait, malgré le détour obligé de la réécriture.Résultat il livrera environ 60 % des pièces du dernier album et 40 % de nouveau matériel.«On a réussi à faire le bon compromis, dit le musicien.Ça reste structuré, il n’y a pas de toune de dix minutes, il y a beaucoup d’interludes assez courts, qui sont des clins d’œil aux chansons des Tremblements, même si des fois c'est pratiquement méconnaissable.» Une métamorphose qui devrait séduire tant les VOIR PAGE E 2: TROIS PAR TROIS LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2007 «Quand tu jammes, tu trippes, tu t’amuses, mais le monde qui t’écoute peut se tanner assez vite» TROIS PAR TROIS SUITE DE LA PAGE E 1 mordus de Karkwa que les simples curieux ou fans en devenir, d’après le batteur.D’autant plus que le groupe s’est acoquiné avec deux musiciens de renom, chacun dans sa catégorie.Ariane Moffat, qui maniera ses machines, çt Olivier Langevin, de Galaxie 500, à la guitare.A défaut de mots, il y aura des images vidéo, aspect sur lequel le groupe a aussi beaucoup travaillé.Pour le Karkwa acoustique — «vraiment acoustique», avec une contrebasse, une Hofner et même un lap steel, dit le batteur —, les chansons, surtout tirées du dernier album, restent plus près de leur forme originale, avec un «oumf» en plus puisque le groupe accueillera Fred Fortin et Jim Corcoran sur scène avec lui.Sa troisième apparition sera aussi la dernière prestation montréalaise des Tremblements s’immobilisent.«C’est la partie vacances des trois shows», lance Stéphane.Une petite poignée de nouvelles pièces ponctueront un spectacle bien rodé, ici comme en Europe, où le groupe a fait ses débuts en février.Karkwa a fait son bout de chemin avant de se faire offrir cette triple vitrine.Fondé initialement en 1998, reformé en 2001, le groupe atteint alors les finales du concours des FYancouvertes, lance un premie; album (Le Pensionnat des établis) un peu hétéroclite mais remarqué en 2003, multiplie les spectacles.Jusqu’à la sortie de l’album Les tremblements s'immobilisent, en marge des Coups de cœur francophones de 2005, qui fait déferler les (huit) nominations au Gala de l’ADISQ 2006, le trophée du meilleur auteur ou compositeur de l’année (ex æquo avec Pierre Lapointe), le prix'Félix-Leclerc de la chanson, la virée européenne.Cette bousculade d’événements ne les empêche évidemment pas de rêver.Karkwa aimerait bien sûr voir le public faire le triple saut avec lui aux Francos, et Stéphane Bergeron, qui attend beaucoup du show Sons et images, formule déjà le souhait de revivre l’expérience.Quand le rêve commence à ressembler à la réalité.Le Devoir SOURCE ALLIANCE Béatrice Picard, soleil autour duquel tourne cette farce moribonde opposant une femme bourreau de travail névrosée et sa tante extravertie, méritait mieux.Décoloration insignifiante MA TANTE AUNE De Gabriel Pelletier.Avec Béatrice Picard, Sylvie léonard, René Pierre Paquin, Marc Messier, Marcel Sabourin, Sophie Cadieux.Scénario: Frédéric Ouel-let Images: Eric Cayla Montage: Gaétan Huot Musique: Benoît Charest Québec, 2007,105 min.MARTIN BILODEAU Misère.Et malaise.La nouvelle comédie de Gabriel Pelletier (Karmina) vole au ras des pâquerettes.Il faut à peine deux minutes pour s’en Quebec LE FESTIVAL DE en collaboration avec DU 7 JUILLET lànâiidîefësso?A JULIETTE Musique, nature et enchantement ! WWW.UtNAUDIERE.ORG rendre compte.Une heure quarante-cinq minutes plus tard, son incohérence et sa sottise nous restent sur l’estomac comme un sushi périmé.Et Dieu sait que Béatrice Picard, soleil autour duquel tourne cette farce moribonde opposant une femme bourreau de travail névrosée et sa tante extravertie, méritait mieux.En fait, son interprétation d’une ex-danseuse de cabaret, fofolle et dans les nuages, constitue le seul élément à peu près crédible, parfois même émouvant, du scénario.À l’opposé, Sylvie Léonard incarne le cliché absolu de la femme de carrière aux sentiments réprimés, glacier qui va fondre au contact répété de son aïeule.Laquelle survenante (les deux femmes ne se connaissaient pas), après s’être imposée chez elle, va s’immiscer dans sa vie professionnelle (et devenir l’idole instantanée d’une campagne de publicité grotesque) et sentimentale, celle-là en facilitant les rapports de sa nièce avec son amant et collègue (Rémi Pierre Paquin), lequel espère monter en grade dans son cœur, allez savoir pourquoi.L’essentiel du film est là Tout le reste tient de la décoration insignifiante, de situations mécaniques empruntées à la sitcom: jalousies qui parasitent malenten- dus qui retardent la résolution, mensonges éventés, vérités mal dites, situations forcées, etc.Gabriel Pelletier éclaire tout ça comme dans un supermarché, laissant les décors et les dialogues faire ce que sa mise en scène est incapable de faire: nous situer, nous révéler quelque chose, n’importe quoi, de ses personnages.Hélas pour lui, sa réalisation se compare désavantageusement avec les téjéséries québécoises des vingt dernières années.A cet égard, les scènes se déroulant dans l’agence de publicité où travaille l’héroïne sont indignes de L’Auberge du chien noir.Une idée fonctionne: celle des flashback dans des décors hyperréalistes, dans lesquels la narratrice (la Aline d’aujourd’hui) apparaît dans l’image et commente, à la Molière, ce qui se déroule à l’arrière-plan.Sans être lidée du siècle, le procédé fait sourire et apporte une dimension fantaisiste dans un ensemble où la fantaisie fait cruellement défaut A linverse, les scènes où Heard danse le rap, drapée de satin, casquette vissée sur sa caboche de 78 ans, sont accablantes de ridicule et indignes de cette actrice formidable à qui le cinéma n’avait jusqu’ici, pas fait de cadeau.Espérons pour elle que ça viendra Collaborateur du Devoir QUELQUES RENDEZ-VOUS KENT NAGANO ET L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL DEUX CONCERTS À L’AMPHITHÉÂTRE DE JOLIETTE 3e SYMPHONIE DE MAHLER, UN HYMNE À LA NATURE Samedi 21 juillet / 20 h OPÉRA EUGÈNE ONÊGUINE DE TCHAIKOVSKI Samedi 4 août /19 h concert -oalaxie# CONCERT (QiëfigüüOl) Écoutez Kent Nagano présenter ses concerts au www.lanaudiere.org BEETHOVEN : L’INTÉGRALE DES SYMPHONIES SUR UN WEEK-END A L’AMPHITHÉÂTRE DE JOLIETTE DIE DEUTSCHE KAMMERPHILHARMONIE BREMEN CSS» PAAVO JÀRVI, direction CONCERTS tïf Vendredi 27 juillet / 20 h Symphonies n° 1, n° 2 et n° 3 « Eroica » Samedi 28 juillet /15 h Symphonies n° 4 et n° 5 Samedi 28 juillet / 20 h Symphonies n° 6 » Pastorale » et n° 7 Dimanche 29 juillet / 19 h concert Symphonies n° 8 et n° 9 « Ode à la joie » RABAIS DE 15 % POUR L'ACHAT DES 4 CONCERTS I2n -roupe financier MARCO CALLIARI CONCERT VIVA LA ® Desjardins CHANSON ITALIENNE! Dimanche 22 juillet / 14 h Amphithéâtre de Joliette Marco CALLIARI, accompagné de ses musiciens Chansons italiennes extraites du disque MEILLEUR FILM \ J MEILLEURE ACTRICE 1 f MEILLEUR ACTEUR l.fçsrwAi ntffü# ^ fcsTmouniw ^ ^ Ffsnvuiv'KM M ^ M WflëWM •" ^ ~ DETWttUWT * ?Le Monde, Les Inrockuptlbles, Figaro, Positif, Première «Si touchant, si poignant!» -Manon Damais , Voir Libero métropole (Anche Libero va Bene) Un film de Kim Rossi Stuart L’AFFICHE! .V.0.AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS EX-CENTRIS mEtt»*.Ut*** ufAitr.L EX-CINTRIS WA beat IrtHUiwwUM mSaLïIï*.V 0.AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS S CINÉMAS AMC -, FORUM 22| LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2007 K 4 Charles Gagnon ou les paradoxes du peintre CHARLES GAGNON.QUESTION DE REGARDS Musée national des beaux-arts du Québec Jusqu’au 26 août RENÉ VIAU Deux possibilités: soit on se recule suffisamment pour prendre de la distance, mais alors on perd les détails; soit on se rapproche au détriment d’une vue globale et d’ensemble.Question de regards, la peinture de Charles Gagnon en appelle en effet à l’acuité.Et ce, même si dans tous les cas elle ne se livre pas facilement A Québec, cet hommage à Charles Gagnon (1934-2003) fait corps avec sa peinture, mais tente aussi de s’en dégager comme pour mieux cerner ses enjeux.Survol en quelques jalons, l’exposition rassemble une vingtaine de toiles, de photos et d’estampes puisées à même la collection du Musée national des beaux-arts de Québec.Influences new-yorkaises Le Musée d’art contemporain de Montréal montrait en février dernier une quarantaine de tirages photo de Charles Gagnon.C’est d’ailleurs là qu’a eu lieu en 2001 la dernière rétrospective de l’artiste de son vivant Les expositions de ténors de l’art québécois aussi marquants que Charles Gagnon ne sont pas légion.CeDe-ci arrive donc à point nommé: l’exposition de Québec rétablit un certain pluralisme des générations.Et même modeste, elle apparaît salutaire face à quelques diktats de la mode ou de l’art spectacle.En guise d’ouverture, encerclées de traits rageurs, trois œuvres faites à New York au tournant des années 60 rappellent l’influence combinée de l’expressionnisme abstrait et du pop.Dressée sur un fond de tiroir.Boite n° 1 lance un clin d’œil aux assemblages de Rauschenberg.Encadrant un carré vert, irradiant de blanc, maculée de traits noirs et de bavures orangées, La Trouée (1962) explicite le concept tout personnel chez l’artiste de la «fenêtre».Imposant au geste un certain ordonnancement des fragments d’espace s’entrechoquent Mues d’un élan sériel, les bordures se répètent et contrastent avec ce périmètre saccadé.Quelque chose se joue entre le carré de la toile et le carré dans la toile.Des toiles énigmatiques Ecrans juxtaposés, cassés, mor- DOMINIQUE MAUTERRE Charles Gagnon celés, les toiles des années 70 voient apparaître des gris fumeux, des blancs cassés activés de nuances de bleu cobalt d’argile, de rose, de pêche ou de vert.L'effet des divisions s’y conjuguent Dans cette météo plastique, une impression de calme mouvance est tributaire du déplacement dédoublé des masses nuageuses.Animés d’un chavirement oblique, ces champs célestes surgissent de caches qui les encadrent en évoquant le viseur d’un appareil photo.«Photographier, disait l’artiste, c’est percevoir; peindre, c’est concevoir.» Dans Histoire naturelle II (1991-96), Gagnon associe la photo d’une série de vagues en noir et blanc à un tableau monochrome où sont inscrits des lettres et des chiffres.Ces inscriptions agissent comme des indices.En même temps, ces signes mystérieux n’indiquent rien d’autre qu’un basculement de toute certitude.Ces dialogues aussi «vagues» qu'incertains se concluent avec Table des matières (1993).Les contours d’une photo d’un paysage désertique sont répétés et assombris comme en contraste sur une image voisine.Là encore, des chiffres renvoient à une légende cryptée.Gagnon nous conduit dans les «entre faits».Les règles du jeu nous sont données et retirées.Ces glissements nous entraînent vers une riche expérience visuelle marquée par «un haut niveau d'intériorité», prévient Michel Martin, commissaire de l’exposition.Gagnon enfoncerait selon un autre historien de l’art «les frontières de l’ouvert»] Ses peintures, ses photos nous contraignent à aller là où se nouent et se dénouent les rapports entre ce qui est représenté et ce qu’on imagine, entre ¦ V' V FréAtctcriïc- d’homc-vr : Édifh Çufl&r 'êprnoN CIZZAJW PÉ-S Afcns rooj PORTES OUVERTES SUR LES ATELIERS DE 63 ARTISTES Du 21 au 28 juillet from July 21st to July 28th 1Qh à 18h * 10am to 6pm Exposition collective/exhibit du 14 au 28 juillet / from July 14th to July 28,h Dépliant disponible au centre Culturel ; 81, rue Desjardins, Magog, tél.: 819.847.8698 S4*'1! iü.M*** y****** % mmmmn annmut* Qü*tx*8S Charles Gagnon, La Trouée, 1962-63.Huile sur toile, 173 x 198,5 cm.Coll.MNBAQ le mode pictural et le mode poétique.Gagnon mobilise de telles «divisions».Il entremêle à sa façon des entités situées à des niveaux logiquement distincts.Pas étonnant donc que, selon l’artiste, «le véritable contenu d’une œuvre d'art n’a rien à voir avec ce que le tableau parait être».Devant elle, le visiteur passe de la contemplation méditative à un questionnement sur ce qui se dérobe sous ses yeux En autant d'espaces d’indécision, ses œuvres nous demandent de les traverser, de nous imprégner de leur lumière afors que leur aspect énigmatique nous aveugle en même temps.Par ces paradoxes, la peinture de Charles Gagnon constitue un parcours de ré-enchantement pour lequel le chemin est à la fois libre, réfléchi ou erratique.Collaborateur du Devoir Charles Gagnon, Table de matière II, 1993.Épreuves' à la gélatine argentique.4/9, 40,4 x 50,3 cm.m 856** iMmito '¦mms Paysage illusoire, réalité utopique MANIPULATIONS Nous serons-nous jamais rencontrés?de Rainer Eisch et Deux dimensions et demie de Perrine Lievens, Fonderie Darling, 745, rue Ottawa, jusqu’au 26 août JÉRÔME DELGADO Entre le paysage désertique de l’artiste suisse Rainer Eisch et le balcon lumineux de sa consœur française Perrine Lievens, il n’y a, a priori, aucun lien.Pas raison non plus d’en voir un, chacun a droit à un solo bien distinct à la Fonderie Darling.Le premier, porté par le commentaire critique des progrès technologiques, nous plonge dans un univers dénué de présence humaine.La seconde, animé du regard onirique de la réalité, évoque l’urbanité d'un clin d'œil amusé.Pourtant, cette double programmation estivale a une belle cohérence.Qui tient essentiellement en deux points: le recours à des dispositifs désuets, à des as- tuces techniques, disons, «fait maison», et à une occupation toute simple de l’espace.En gros, Nous serons-nous jamais rencontrés?, première présence nord-américaine pour Eisch, et Deux dimensions et demie, conclusion de la résidence de Lievens à la Fonderie, sont la belle surprise de l’été.Et font la preuve que programmation estivale n’a pas à rimer avec plein air ou légèreté.Avec ses hauts plafonds et ses vastes espaces, dégagés de tout mobilier (ou presque), la Fonderie Darling appelle à la démesure.De grosses expos, des œuvres monumentales, des propositions à n’en plus finir.Pourtant, non, la gestion de l’endroit que font Quartier éphémère et sa fondatrice, Caroline Andrieux, ne tient pas à ce seul réflexe facile.Bien sûr, les manifestations à caractère «démesuré» n’ont pas été exclues de facto.Seulement, souvent, les meilleures expos, les plus surprenantes, les plus audacieuses, sont celles qui relèvent de la retenue.Les interventions minimalistes occupent parfois bien mieux ce lieu chargé d’histoire, de briques et de lumière.C’est notamment le cas de ce programme estival inauguré il y a une semaine à peine.Vous direz, en découvrant l’installation vidéo de Rainer Eisch, seule œuvre de son expo, que, côté modération, vous avez déjà vu mieux.Il est vrai, le mur de projection fait 25 mètres, une distance que parcourt aussi le projecteur, sur un petit chariot automatisé.Sauf qu’en faisant appel à un savoir-faire ancestral (film 16 mm, vieux logiciel 3D.), l’artiste semble davantage préoccupé par de petits détails que par le spectaculaire de l’ensemble.L’œuvre plonge d’ailleurs la salle dans la pénombre, l’image dévoilée progressivement ne couvrant qu’une infime partie de l’immense écran.Eisch mêle les techniques, du rail évoquant le travelling cinématographique au paysage pixellisé, totalement virtuel, et fabrique une image totalement fausse, non seulement fictive, mais aussi irréalisable.Personne n’use de cette technique.I I .peaux détours cvnvtti 31 juillet - DE CRANACH À MONET à Québec 25 août - LES PAYSAGES DE RENOIR à Ottawa Prix spécial jusqu’au 31 juillet! Aussi, cet automne, trois grandes expositions au MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBECI WWW.IôSbGQUXCJotOUrS.COm (514) 352-362 1 Encolk^xxotlonavecClubNfoyagosRosemont Cet artifice, complété par le paysage représenté (on dirait Mars), lui sert à rappeler à quel point le progrès de la technologie, dans sa soif de recréer et de réinventer le monde, s’éloigne paradoxalement de l’humain.La manière de faire de Perrine lievens tient aussi de la manipulation.Manipulation des matières et de notre regard.Son balcon intitulé Avec vue, fait uniquement de néons solidement rassemblés par de petites attaches en plastique, est une belle illusion.Balcon, qui ne sort de nulle part, sinon d’un mur.Aussi, ses Cercles de fleuve, l’œuvre créée à Montréal, ne sont pas des vidéos individuelles installées au sol.La petite astuce, aussi simple que celle de camoufler le projecteur derrière un papier troué, reste une brillante idée.Mais c’est dans l’occupation de l’espace que cette jeune artiste (née en 1981) s’avère fort rusée.Une colonne.Courant d’air, et un égout, Miscible, aussi blancs que les murs, sont de discrètes interventions qui transforment pourtant passablement la petite salle qui les accueille.Comme dans le cas du balcon, ou d’une œuvre antérieure où l’artiste utilisait du sucre en guise de nuage, Lievens joue sur les apparences en créant des associations forme-matière inusitées.Du coup, son travail, ancré résolument dans la réalité, dans des objets du quotidien, banals et reconnaissables, est une véritable ode à l’imaginaire.Collaborateur du Devoir 4 1) I 2 1 CULTURE I&2 ^ manier bernard Haitink bcrliner (l philharmonikcr \llii S.?-: i V/ Jirti va;, Nv> ^ ' 1- tTA* - Kfl ill ROVRLCOdCERTGEBOUW nflHLER > svnpHonv nt PlflRISS 3fin50n5,CHiEf KUkOVISiON C'HKIMMAS MATINÉE CONCERTS MAHLER KERSTM AT I N E ES “fVrnifd Haitink, PPf> dirtf>.emrnl»'lv**n BERNARD HAITINK KONINKII/K CONCERTCCBOeWORKEST MUSIQUE CLASSIQUE Mahler jusqu’à plus soif.Ce soir, au Festival de La-naudière, Kent Nagano revient à la 3e Symphonie de Mahler, qu’il avait dirigée en mai 2005 pour son premier concert en tant que directeur musical désigné de l’OSM.CHRISTOPHE HUSS La reprise par l’OSM et son chef, à l’amphithéâtre de Joliet-te, de cette symphonie, qui leur avait un peu résisté la première fois, sera assurément intéressante, ne serait-ce qu’en raison de l’acoustique optimisée de l’amphithéâtre par rapport à la salle Wil-frid-Pelletier.Or la perception du détail est importante dans cette «symphonie de la nature» — ou plutôt du rapport de l’homme à la nature, à lui-même et au divin.Pléthore Nous l’avons déjà écrit ici: Mahler est devenu le terrain privilégié où tous les orchestres du monde, tous les chefs, confrontent leurs qualités.Cette situation se traduit emblématiquement sur le plan de l’édition phonographique, que l’on parle de CD ou de DVD.Les trois derniers mois nous ont apporté un véritable tombereau de parutions.En CD, c’est la 1" Symphonie avec Mariss Jansons à Amsterdam, David Zinman à Munich.Pour la 2 Symphonie, nous avons Pierre Boulez à Vienne, Roger Norrington à Stuttgart, David Zinman à Zurich.La 3 Symphonie fait pour sa part l’objet, sous la direction de Bernard Haitink, du premier disque édité par l’Orchestre symphonique de Chicago sous sa propre étiquette.Roger Norrington, à Stuttgart, nous a donné la 5' Symphonie.Daniel Barenboim, quant à lui, a gravé la 9 Symphonie à Berlin pour Warner, un CD paru JACQUES NADEAU LE DEVOIR Kent Nagano dirigera la 3 Symphonie de Mahler, ce soir, au Festival de Lanaudière.juste avant des documents d’archives signés Giuseppe Sinopoli (Profil) et Paul Kletzki (Doremi).Et ce n’est pas tout! En DVD, quatre versions de la symphonie Résurrection (la 2) viennent d’arriver Boulez à Berlin (un concert différent du CD!), Bychkov à Cologne, avec Karina Gauvin en soliste, Haitink à Berlin et Haitink à Amsterdam! Claudio Abbado, quant à lui, vient d’ajouter la 6' Symphonie, enregistrée à Lucerne en août 2006, à son catalogue DVD.Tendances interprétatives La tendance en matière d’interprétation de Mahler avait été, au cours des années 80 et 90 — sous la férule de Leonard Bernstein dans ses ultimes enregistrements, mais aussi, dans leurs intégrales discographiques, de Klaus Tenns-tedt, Eliahu Inbal ou Giuseppe Si- nopoli —, au creusement des affects, aux tempos modérés et aux sonorités opulentes.On entend aujourd’hui de plus en plus souvent un Mahler allégé, plus cursif, plus transparent Deux chefs-compositeurs, Michael Gie-len et Pierre Boulez (hélas peu inspiré par la 2 Symphonie), ont contribué à ce mouvement dans lequel s’inscrivent Claudio Abbado et Daniel Barenboïm.Si la 9 Symphonie d’Abbado en DVD est une référence, le concert de la Sixième qui vient de paraître chez EuroArts montre que l’œuvre résiste définitivement au chef italien.Il reste étranger à cet univers sonore particulier, dans une vision lisse et quelconque.Le DVD de la Neuvième par Abbado a son alter ego en CD: la version Barenboïm, qui fourmille de détails fascinants.Malgré une discogra- phique très chargée, la Neuvième, avec les enregistrements Chailly (Decca) et Barenboim (Warner), a eu beaucoup de chances au disque ces derniers temps.Le concert alambiqué de Sinopoli (Profil) et la version abrégée de Kletzki ne changent rien au portrait Zinman est la nouvelle vedette européenne en matière d’allégement interprétatif dans Mahler.Mais ses Symphonie n° 1 et Symphonie n°2 (la 1” surtout) sont juste banales et glacées.La symphonie Titan est bien plus intéressante, vivante et détaillée par Mariss Jansons (étiquette RCO live), auquel il manque pourtant l’énergie de Geoig Solti.Quant à Roger Norrington, dont nous sont parvenues les 1", 2, 4' et 5' Symphonies chez Haenssler, son plaidoyer pour l’absence de vibrato est une fumisterie démentie par les partitions et témoignages FESTIVAL DES ARTS D JE SAIPQT-SALJVELJ1L DU 2 AU 11 AOUT AUGUST 2 TO AUGUST 11 2m LA DANSE ! MOMIX DE NEW YORK Première canitdienne de L.unar Sca LES BALLETS JAZZ DE MONTRÉAL (bmj_dan$e] avec RUBBERBANDANCE MONTRÉAL DANSE 20 ans d'excellence ! ALBERTA BALLET .60 EVENEMENTS GRATUITS Terrasses musicales Spectacles de soirée sur la scène extérieure Ciné danse .60 FREE EVENTS Music on the terraces Evening shows on the outdoor stage Ciné danse ^ LA MUSIQUE ! ALAIN LEFÈVRE OLIVER JONES,, NIKKI YANOFSKY PURCELL ODES.NANCY ARGENTA BACH AND BEYOND! KARINA GAUVIN .JAMES KUDELKA BILLETS / TICKETS / INFO : TICKETPRO 1-866-908-9090 www.fass.ca Patrimoine Canadian canadien Heritage Conseil des Arts Canada Council Québec SÏ hmo© r.,,n,„k.r le Devoir de ceux qui ont joué sous la direction de Mahler.Norrington habille cette fumisterie d’un enthousiasme véritable et de quelques erreurs de direction.Le prince Haitink On a beau tourner autour du pot, Bernard Haitink reste un prince, un phare de l’interprétation mahlérienne, même si je suis de plus en plus imperméable à sa vi-sion, devenue mystique, figée, voire triste, de la ^ Symphonie.Plus il avance en âge, plus il détaille la partition, mais l’album avec l’Orchestre de Chicago témoigne d’une pétrification de son interprétation.On attend à présent en disque un concert récent de la 4' Symphonie à Amsterdam, édité, comme à Chicago, par l’orchestre lui-même.Nous avons reçu, documentant la direction de Bernard Haitink dans Mahler, trois DVD parus chez Philips de concerts avec le Philharmonique de Berlin au début des années 90: Symphonies rt* let 2; Symphonie n° 3 et Symphonies te 4 et 7.Les concerts des 7", 2 et 4' Symphonies diffèrent de ceux utilisés pour les CD parus alors.De ces trois parutions, le DVD des 1" et 2 Symphonies s’impose haut la main.On y entend idéalement à quel point Haitink crée un véritable univers sonore, avec des couleurs crues, dans une direction constamment tendue.C’est un DVD symphonique aussi incontournable que le Requiem de Mozart par Bernstein, les Bruckner de Günter Wand ou les concerts de Carios Kleiber.Pour les vrais mordus et coUec-tionneurs, Philips Hollande a publié l’an passé, en quatre DVD, les concerts des Kerstmatinees (jour de Noël) donnés entre 1977 et 1987 à Amsterdam.C’est assez facile à trouver sur les sites de vente Internet européens, à prix modique, mais la qualité technique est variable et inférieure à celle des documents de Berlin.Haitink dirige ici toutes les symphonies sauf la
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