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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2007-07-24, Collections de BAnQ.

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ACTUALITÉS ¦i Le Canada rétablit son aide financière au gouvernement palestinien Page'A 3 -+ www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.XCVIII N" 164 Il MARDI 24 JUILLET 2007 88o+taxes= 1$ NEWSCOM Un jeune sur trois a été exposé à du matériel pornographique non sollicité dans Internet Un sur 25 s’est carrément fait demander une photographie.Pornographie non désirée Un jeune internaute sur sept a reçu une offre d’ordre sexuel Algues bleues: de mal en pis Le nombre de lacs et rivières touchés dépasse le cap des 70 LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Pendant que les jeunes naviguent dans le cyberespace, disséminant çà et là des photos et des informations personnelles sur leurs pages personnelles, les prédateurs sexuels, eux, traquent le moindre dé-taiL Leur but?Cibler les proies potentielles et tâter le terrain par le biais de propositions non sollicitées.En tout, un jeune internaute sur sept aurait reçu des offres sexuelles sur le Web et un sur 25 s’est carrément fait demander des photos de lui dans le plus simple appareil ou dans une position mimant des jeux sexuels, montre une étude publiée dans le dernier Journal of Adolescent Health par le Centre de recherche sur les crimes contre les enfants de l’Université du New Hampshire.Principalement actifs dans les clavardoirs (chat rooms) et sur les messageries instantanées, les prédateurs sexuels utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées pour parvenir à leurs fins, explique l’au- teure principale de cette étude, la psychologue Kimberly MiteheD.«De nos jours, les enfimts sont plus au courant des dangers qui les guettent dans Internet.Us savent qu'ils peuvent tomber sur des adultes dont les intentions sont mauvaises.Le problème, c’est que les prédateurs ont aussi adopté leur discours.Les jeunes cherchent à en savoir plus sur le sexe tout en cherchant la romance et l'amour, et c’est souvent ce que ces gens leur font miroiter.» Les agresseurs sont en effet de très fins observateurs, confirme Chad Harms, chercheur à l’école de journalisme de l’Université de ITowa.«Lorsqu’un agresseur interagit avec une victime potentielle, il porte une grande attention à ce qu’elle lui confie et prend en compte toutes les informations qui lui sont données.» Une fois rassemblées, ces informations lui permettent d’adapter son discours aux besoins de sa victime afin de mieux saisir ses moments de vulnérabilité.Menée auprès de 1500 jeunes Américains âgés de 10 à 17 ans, cette étude a permis de mettre en lumière deux groupes de jeunes qui s'avèrent particulière- ment vulnérables, soit ceux qui ont déjà été agressés auparavant et ceux qui sont en conflit ouvert avec leurs parents.«Ces jeunes sont souvent isolés, déprimés.Ils n’ont pas toujours un bon appui parental et je crois que les pédophiles savent tirer partie de cela, du moins c'est ce que nos données suggèrent», explique Mme Mitchell en entrevue téléphonique depuis son bureau situé sur le campus de son université, à Durham.D’autant que les agresseurs prennent souvent la peine d’établir des liens suffisamment étroits pour que le jeune se sente en confiance, poursuit la psychologue.«D’autres recherches menées au centre nous ont montré que, bien souvent, de telles demandes proviennent de personnes qui entretiennent une relation significative avec l’enfant, ce qui rend la délation très difficile.» Sans oublier le fait que, sous les traits de l'agresseur, se cachent bien souvent d’autres adolescents (43 %) ou de jeunes adultes (30 %) n’ayant pas dépassé VOIR PAGE A 8: PORNOGRAPHIE ALEXANDRE SHIELDS L> épidémie d’algues bleues-vertes qui frappe le Québec ne cesse de prendre de l’ampleur, alors qu’on a atteint hier le chiffre de 71 plans d’eau torn chés, soit le même nombre que le total des cas recensés à la fin de l’été 2006.C’est donc dire que 2007 détiendra assurément un triste record en la matière.Uniquement hier, six lacs ont été ajoutés à la liste de surveillance dressée par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEF).Le problème prend à ce point de l’ampleur, jour après jour, que la Fédération québécoise des municipalités presse maintenant le premier ministre Jean Charest de s’engager de pied ferme dans la lutte contre les cyanobactéries.• Le président de la Fédération, Bernard Généreux, estime que Québec doit absolument dépasser l’étape des initiatives volontaires pour imposer des mesures plus sévères afin de freiner la propagation galopante des algues bleues.Selon lui, la sensibilisation des riverains est loin d’être suffisante.L’urgence d’agir est d’autant plus évidente, selon M.Généreux, que 80 % des Québécoises tirent leur eau de sources de surface et que, dans ce domaine, les problèmes qu’on connaît pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l’approvisionnement de la province.Malgré cet appel pressant, pas question pour le gouvernement d’y aller de mesures coercitives.On préfère encore miser sur la sensibilisation et l’éducation pour inciter les citoyens à changer leurs comportements.«Le coercitif, je n'y crois pas», a laissé tomber hier Marc Simoneau, analyste en milieux aquatiques au MDDEP.VOIR PAGE A 8: ALGUES La sensibilisation des riverains est loin d’être suffisante, aux yeux de -laFQM Précipitations abondantes: l’activité humaine mise en cause L* activité humaine est responsable en bonne partie des changements dans les tendances des précipitations de pluie et de neige, indiquent des chercheurs d’Environnement Canada dans une étude qu’ils ont réalisée et qui sera publiée cette semaine dans la revue Nature.C’est la première fois que ce lien est établi.Les précipitations ont augmenté de 10 pour cent dans les régions nordiques au cours du XX' siècle, mentionne l’étude.Dans l’ouest de l’Angleterre, des dizaines de milliers de foyers sont privés d’eau potable ou d’électricité, en raison des pires inondations qu’a connues le pays depuis 60 ans.¦ À lire en page A 2 LEON NEAL AGENCE FRANCE-PRESSE D.es cygnes empruntent une rue d’Evesham, en Grande-Bretagne, l’une des localités touchées par les inondations des derniers jours.INDEX ¦M Annonces.B 4 Avis publics .BS Culture.B 8 Décès.B4 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B6 Monde.AS Mots croisés.B 6 Sudoku.BS Télévision.B 7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Rwandais Amédée Kamota se trouve à Montréal pour apprendre les rudiments de la vidéo.Il retournera tourner des images sur la réalité de son pays.L’arbre de la colère Le procès de jeunes Noirs ravive les tensions raciales en Louisiane En Louisiane, des lycéens noirs voulaient s’asseoir sous un arbre réservé aux Blancs: trois cordes de pendu ont été suspendues aux branches.Après plusieurs bagarres dans la petite ville de Jena, seule s’impose la justice des Blancs Des images qui dénoncent Des militants des droits de Vhomme -T à Vécole de la vidéo Venus des quatre coins du globe, trente militants des droits de l’homme sont à Montréal du 15 au 27 juillet pour apprendre les rudiments de la caméra et du montage vidéo.Le but?Retourner dans leur pays respectif et tourner des images illustrant les causes qu’ils défendent Parce qu’il faut parfois le voir pour le croire.LI SA- MARI E GERVAIS Âmédée Kamota, un avocat militant au sein d’une organisation de défense des droits des autochtones, n’avait jamais touché à une caméra dans son Rwanda natal Pourtant, s’il avait pu, il en aurait tourné, des films d’horreur.À commencer par les conditions de vie difficiles des Batwas, ces Pygmées chasseurs-cueilleurs confinés aux derniers lambeaux de la forêt rwandaise.Dépossédés de leurs terres, ils vivent désormais sur des territoires proclamés réserves nationales, dans des maisons fentes d’herbes et de brindilles séchées.«On a fait plusieurs enquêtes et écrit des rapports pour essayer de sensibiliser le gouvernement à la discrimination dont ils sont victimes.Ce qui manque, ce sont des images pour la montrer», VOIR PAGE A 8: IMAGES ANNICK COJEAN est une histoire du vieux Sud.Une histoire tragique, hantée par des dé-¦ mons surgis d’un autre temps.Une y histoire en noir et blanc.À l’ombre d’un vieil arbre, splendide et harmonieux, déployant généreusement ses branches, déjeunaient depuis des décennies les élèves blancs du lycée de Jena, petite ville de 3000 habitants nichée au fin fond de la Louisiane et dont la population est blanche à 85 %.Cette organisation ancestrale de la cour de l’école, qui reléguait les élèves noirs à la périphérie, aurait pu perdurer à un jeune garçon noir, à la rentrée scolaire de 2006, n’avait osé poser publiquement la sulfureuse question: «Pouvons-nous, nous aussi, nous asseoir sous le feuillage?» La réportse de la direction fut très claire: «Asseyez-vous où bon vous semble!» Et sous le regard courroucé d’élèves blancs, une poignée de jeunes Noirs se glissèrent à l’ombre du vieil arbre.Le lendemain matin, 1" septembre 2006, trois cordes à nœud coulant pendaient à une branche de l’arbre.Deux cordes noires entourant une corde peinte en or.les couleurs de l’école.Les élèves noirs ferrent horrifiés, leurs parents mortifiés.«Pas besoin d'être historien pour comprendre le message!, dit VOIR PAGE A 8: LOUISIANE 4 LE DEVOIR, LE MARDI 24 JUILLET 2007 CTDALITES Ottawa reprend son aide financière au gouvernement palestinien Le Canada emboîte ainsi le pas aux États-Unis et à l’Union européenne KARINE FORTIN Ottawa — Après avoir tergiversé pendant des semaines, le Canada a finalement annoncé hier la reprise de son aide financière accordée au gouvernement palestinien, suspendue en mars 2006 après la vidoire du mouvement islamiste Hamas aux élection!} législatives.Le Canada emboîte ainsi le pas aux Etats-Unis et à l'Union européenne, qui ont tous deux recommencé à soutenir les autorités palestiniennes en juin dernier, après la formation d’un gouvernement d’urgence dirigé par l’économiste Salam Fayyad.Ce cabinet, formé de modérés proches du président Mahmoud Abbas, exclut le Hamas.Dans les faits, le mouvement extrémiste continue toutefois à régner en maître sur la bande de Gaza, un territoire de 380 kilomètres carrés abritant environ 1,4 million de personnes.Dans un communiqué, le gouvernement Harper a précisé qu’il verserait immédiatement huit millions de dollars aux autorités palestiniennes par l’entremise du mécanisme international temporaire approuvé par le Quartette sur le Proche-Orient, qui comprend les Nations unies, l’Union européenne, les Etats-Unis et la Russie.Cette aide servira notamment à soutenir les efforts d’amélioration de la sécurité ainsi que le développement démocratique, économique et social des territoires palestiniens.«Nous reconnaissons les difficultés fondamentales auxquelles sont confrontés le président Abbas et le premier ministre Fayyad dans des domaines comme la gouvernance et la primauté du droit, et nous espérons que l’appui du Canada contribuera à la mise en œuvre de réformes bien nécessaires», a déclaré le ministre des Af-faires étrangères, Peter MacKay.En conférence téléphonique, le ministre a précisé que les huit millions ne constituaient qu’un premier pas et que le Canada tenterait de déterminer d’autres moyens d’aider le nouveau gouvernement Aide humanitaire En plus de son soutien à l’Autorité palestinienne, Ottawa versera un million de dollars au Comité international de la Crocc-Rouge, qui offre de l’aide non alimentaire aux civils palestiniens.Contrairement à l’aide politique, l’aide humanitaire canadienne aux territoires n’a jamais cessé.D’après la ministre responsable de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), Josée Ver- CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay.ner, le fédéral a versé 30 millions aux Palestiniens au cours de la dernière année financière, par l’entremise de l’ONU et d’organisations non gouvernementales.En 2005, l’aide canadienne aux habitants des territoires s’était chiffrée à quelque 25 millions, dont 7,3 millions avaient été remis directement au gouvernement local La reprise du soutien financier à l’Autorité palestinienne ne constitue pas une surprise.Les spécialistes du Proche-Orient et les partis d’opposition s’attendaient d’ailleurs à ce que la nouvelle soit annoncée il y a dix jours, lors de la visite du roi de Jordanie, Abdallah O, à Ottawa.libéraux et bloquistes ont tous deux salué l’annonce fedte hier, tout en soulignant qu’elle survenait bien tard.«Je me demande vraiment pourquoi il leur a fallu autant de temps.Même George W.Bush a fait plus vite», a commenté le porte-parole libéral sur les affaires étrangères, Ujjal Dosanjh.Pour son homologue bloquiste, Francine Lalonde, le montant est bien faible, mais il constitue «un geste, un signe» de bonne volonté.Le Nouveau Parti démocratique est moins convaincu.L’ancienne leader du parti, Alexa McDonough, estime que l’aide annoncée hier arrive «trop tard» pour être vraiment utile.«Il est difficile de ne pas être en colère contre les conservateurs, qui ont coupé les vivres à un gouvernement palestinien que plusieurs considéraient comme légitime», a-t-elle souligné.«Maintenant que c’est le chaos, que Gaza et la Cisjordanie sont séparées, le gouvernement commence à parler de démocratie et de sécurité.Cestunpeu malhonnête.» Presse canadienne Commerces incendiés rue Saint-Denis JACQUES NADEAU LE DEVOIR V ÏJ-'L i&jifgi ¦ - 'SR i JL LES POMPIERS ont combattu hier soir un incendie qui a ravagé plusieurs commerces de la rue Saint-Denis à Montréal, dont le restaurant Continental et le bar L’Barouf.Le feu s’est déclaré vers 19h.Il aurait pris naissance à l’intérieur de la boutique Fruits & Passion, puis s’est rapidement propagé aux immeubles voisins.Quelque 150 pompiers ont été dépêchés sur les lieux.Quelques-uns ont subi des brûlures mineures ou un coup de chaleur.La cause de l’incendie n’est pas encore connue.Le B’nai Brith critique Jocelyn Coulon GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Sitôt nommé, sitôt critiqué.L’organisme B’nai Brith demande au chef libéral Stéphane Dion de congédier Jocelyn Coulon, le candidat qu’il vient de choisir pour l’élection partielle dans Outre-mont On lui reproche notamment des «préjugés anti-Israël».Dans un communiqué émis en fin de journée vendredi, jour de l’intronisation de M.Coulon, le B’nai Brith écrit que l’analyste et chroniqueur a fait preuve, au cours des dernières années, d’une «attitude hostile envers Israël».Selon l’organisme, «ses discours antiaméricains et ses appels demandant la fin de l’isolement d’un gouvernement contrôlé par le Hamas [.] devraient lui interdire d’être le candidat du Parti libéral».«M.Coulon a émis plusieurs opinions qui vont à l'encontre de la politique de son parti», indique au Devoir Moïse Moghrabi, conseiller juri- dique de B’nai Brith Canada - région du Québec.«Il ne voit pas de problème à ce qu’on discute avec le Hamas, une organisation criminelle.Ensuite, il affirme que l’Iran ne représente pas une menace pour l’Occident, tout comme il a écrit que la menace terroriste islamiste était insignifiante.Ce n’est pas acceptable pour nous» M.Moghrabi estime que Jocelyn Coulon ne pourrait pas «être ministre de la Défense d'un prochain gouvernement.Ses idées ne sont pas conformes à la politique traditionnelle canadienne.» Interprétation exagérée Mais cette opinion n’est pas partagée par l’ensemble de la communauté juive.Le comité Québec-Israël trouve en effet exagérée l’interprétation du B’nai Brith et il estime que M.Coulon a tout à Édt le droit d’être candidat libéral dans Outremont «Cest vrai qu’il a une position sévère envers la question du Moyen-Orient et sur la politique d’Israël, mentionne Philippe Elharra, directeur des relations publiques.Mais nous connaissons bien M.Coulon, ainsi que la position du PLC sur le Moyen-Orient: nous présumons qu’il défendra maintenant cette position.» Le principal intéressé s’est montré surpris de la sortie du B’nai Brith.«J’ai toujours dit que je suis un ami d’Israël, mais un ami critique.Israël est la seule démocratie de cette région, c’est notre alliée.Ce qui ne m’empêche pas d'avoir une position critique sur plusieurs de leurs politiques.» M.Coulon rejette toute accusation d’être «anti-israélien, antiaméricain ou pro-Hamas je ne vois absolument pas où ils vont chercher ça».Par rapport au Hamas, l’ancien chercheur mentionne qu’il y a une différence entre maintenir une ligne de communication obligée pour venir en aide à plus d’un million de personnes coincées à Gaza, et «entretenir des relations [officielles] avec le Hamas, ce qui est hors de question».«On ne peut pas sortir une ligne à gauche et à droite d’un texte.Si on veut me juger, ü faut le faire sur la totalité de ce que fai écrit», dit Jocelyn Coulon qui reconnaît que sa pensée a pu évoluer au fil du temps.«Quand je chronique, j’ai un ton de chroniqueur.Là, je suis candidat et je suis très confortable avec la position de mon parti.Cest celle que je défends et que je vais défendre, [.] parce qu’elle est en accord avec ma philosophie de paix et de sécurité.» La population juive comptant pour environ 15 % de la population d’Ou-tremont, le B’nai Brith a indiqué hier qu’il distribuerait des copies de certaines chroniques de M.Coulon qu’il juge controversées, «pour que les électeurs comprennent».M.Coulon affirme de son côté qu’il a déjà commencé à tisser des Hens avec la communauté et il se dit convaincu que les gens comprendront le sens exact de ses positions.Le Devoir E N Ministère fraudé Ottawa—Un ex-fonctionnaire de la Défense nationale a plaidé coupable à une série d’accusations liées à une fraude par laquelle des dizaines de millions de dollars ont été soutirés au gouvernement fédéral Paul Champagne faisait face à un total de sept accusations, dont celles de fraude, d’abus de confiance et de blanchiment d’argent D était responsable d’un contrat de haute technologie conclu avec le ministère de la Défense nationale, mais il avait été congédié en 2003 BREF après que des irrégularités eurent fait surface dans la facturation concernant le géant de l’informatique Hewlett Packard.Le gouvernement fédéral avait versé 159 millions à Hewlett Packard pour la gestion des services d’entretien des équipements informatiques de la Défense, mais l’entreprise a affirmé que le ministère lui avait enjoint de faire faire le travail par un groupe de sous-traitants parce qull s’agissait de tâches secrètes.En mai 2004, Hewlett Packard avait remboursé 145 millions au gouvernement fédéral - PC Par un collectif d’auteurs WÊM& Sous la direction do Marcel D'AMBOISE mm HP Goincnm LE PIVOT FraiçAis limit fl’itftio—mi Prétecondairc à 5e tecondaire 17,75 $ chacun Formation générale des adultes E N Accusés du meurtre d’un enfant Toronto—Deux jeunes hommes de Toronto ont été accusés hier de meurtre au premier degré en rapport avec fa mort d’un garçon de 11 ans dans une fusillade, dimanche.La police locale a procédé à l’arrestation de Gregory Sappleton, 21 ans, en fin d’aprèsmidi, hindi La veille, Akiel Eubank, 21 ans, qui a subi une blés sure par balle à une cuisse au cours de fa fusillade, avait été arrêté sous fa même accusation.La jeune victime, Ephraim Brown, avait été autorisée à veiller phis tard que d’habitude pour assister à une fête d’anniversaire en plein air en l’honneur de deux adolescentes de 18 ans, en compagnie de membres de sa famille.D a été tué tôt dimanche matin dans un échange de coups de feu entre deux membres de gangs de me.La fusüfa-de a suscité une réaction de colère des policiers qui s’efforcent de lutter contre fa violence due aux gangs à Toronto.Invité à commenter cette affaire, le maire de Toronto, David Miller, a appelé à un durcissement des lois sur les armes à feu.La mort tragique du garçon a aussi incité le procureur général de l’Ontario à renouveler son appel à l'interdiction fédérale des armes de poing.-FC 25 millions $ versés aux Déné Tha’ Edmonton—La Première nation des Déné Tha’ célébrait hier ce qu’elle a qualifié de victoire totale, à fa suite de fa conclusion avec le gouvernement fédéral d’une entente de 25 millions $ lui permettant de se prononcer au sujet du projet de gazoduc de fa vallée du Mackenzie et BREF prévoyant un traitement accéléré de ses revendications territoriales.«Cette entente accorde aux Déné Tha’tout ce qu’ils avaient demandé», a déclaré l’avocat de fa bande autochtone, Robert Freeman, depuis Victoria, en Colombie-Britannique.L’accord élimine également un éventuel obstacle à fa réalisation du projet de 16 milliards, devant permettre l’acheminement du gaz du Nord jusqu’aux marchés du Sud.La Première nation des Déné Tha’ compte quelque 2500 membres dispersés à travers sept réserves de l’Alberta, de fa Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest - PC Équité dans l’emploi: l’armée perd du terrain Toronto—Les Forces armées canadiennes perdent du terrain dans leurs efforts pour recruter davantage de femmes, de membres des minorités visibles et d’autochtones dans leurs rangs.Le plan d’équité en matière d’emploi de l’armée, obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l’information, révèle que peu de catégories de postes au sein des troupes s’approchent d’une représentation «acceptable» des femmes, des membres des minorités visibles, des autochtones et des per- : sonnes handicapées.Les dernières : données fournies par les forces ca- ; nadiennes révèlent que l’écart s’est en fait élargi.En juin 2007, il manquait plus de 11200 personnes pour que soient atteints les objectifs du plan d’équité en matière de représentation des groupes désignés, alors qu’en janvier 2006 le déficit était d’un peu plus de 10 000 personnes.— PC ROLEX OYSTER PERPETUAL DATEJUST Gàmbard Vente et service technique «O-A SUE CATHCARX.CENTRE-VILLE MONTREAL (S 14) 866-3876 f LE DEVOIR.LE MARDI 24 JUILLET 2007 ACTUALITES PORNOGRAPHIE «Nous croyons que les chiffres sont beaucoup plus élevés, car les jeunes sont peu enclins à dénoncer ouvertement ce genre d'abus» SUITE DE LA PAGE 1 les 25 ans et qui sont, en quelque sorte, idéalisés par leurs jeunes victimes.Parmi les 300 jeunes qui ont fait l’objet d’abus directs en ligne, 45 % ont dit s’être fait demander des photos d’eux.La moitié des demandes spécifiaient que ces photos devaient être de nature sexuelle.Que cette demande ait été accordée ou non, pas moins de 15 % ont reçu en retour des photos du demandeur dans une position compromettante ou explicite.Tous ces chiffres ne lèvent toutefois le voile que sur une petite partie du phénomène, de l’aveu même de Mme Mitchell.«Nous croyons que les chiffres sont beaucoup plus élevés, car les jeunes sont peu enclins à dénoncer ouvertement ce genre d’abus.En fait, seuls 12 % des jeunes ont osé contacter la police pour dénoncer une sollicitation non désirée, alors qu’il s’agit pourtant d’actes de nature criminelle.» Heureusement, le vent semble en voie de tourner, en partie parce que les gestionnaires sont de plus en plus enclins à faire leur part La semaine dernière, par exemple, le portail communautaire MySpace, qui rassemble les pages personnelles de milliers de membres, a pour la première fois accepté de collaborer à une enquête qui a permis d’arrêter sept pédophiles hébergés chez lui.Plus près de chez nous, un homme de Charlesbourg a été arrêté la semaine dernière poifr avoir sollicité les faveurs d’une adolescente de 15 ans par le biais d’un site de clavardage.Mais il en faudra plus pour que le nombre de sollicitations non désirées diminue et que le harcèlement cesse, croit la psychologue.«Nous devons être plus créatifs.Pour l’instant, l’essentiel de nos messages est destiné aux parents, mais certains enfants n’ont pas ce soutien parental et ce sont ceux-là qui tombent le plus facilement dans les pièges qu’on leur tend.» Même là où les parents veillent au grain, les abus persistent malgré l’usage croissant des filtres informatiques pour bloquer l’accès aux indésirables (55 % des foyers en avaient en 2005, contre 33 % en 2000).A preuve, pendant cette même période, l’exposition non sollicitée à de la pornographie a grimpé de 25 % à 34 %.Les jeunes doivent aussi apprendre à mesurer l’impact de telles demandes et à se montrer très prudents, même avec les gens qu’ils apprécient croit la chercheuse.«Il faut qu’ils comprennent que tout ce qui va sur le Web restera sur le Web pour la vie.Et ce n'est pas parce qu’on envoie une photo à un ami qu’on est l’abri.Bien souvent, ce sont eux qui ouvrent le bal.» Selon Mme Mitchell, il faudrait interpeller directement les jeunes en allant les chercher là où ils sont dans les salles de classe, les clubs sportifs ou de loisirs et même les cabinets de médecin.«On ne peut pas dire: “N’allez pas dans Interner ou "N’allez pas dans tel site", car ils vont y aller quand même.Il faut plutôt les outiller pour qu’ils puissent reconnaître les agresseurs.Ils doivent aussi apprendre à dénoncer.» La chercheuse croit d’ailleurs que les ressources mises à la disposition du public devraient faire l’objet de campagnes plus soutenues, au premier chef le site mis en ligne par le National Center for Missing and Exploited Children américain, CybeiTipLine, qui permet de dénoncer tous les abus commis en ligne.Basé aux Etats-Unis, cet organisme a des antennes en Australie, au Royaume-Uni et même au Canada, par le biais du portail Cyberaide.ca, largement inspiré de son cousin américain.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 «Les gens espèrent toujours que le ministère de l’Environnement va sortir le gras règlement et va l’imposer à tout le monde», at-fl poursuivi.Or, «on ne peut pas toujours sortir le bâton et faire des menaces pour dire aux gens : "Si vous ne respectez pas la réglementation, on va vous mettre à l’amende”», juge-t-il.fts question de mettre éventuellement en place un système de contraventions.«Une amende de 500 $ pour quelqu’un qui coupe des arbres, ça veut dire quoi si la maison en vaut un demi-million?, a demandé M.Simoneau.Dans certains cas, les amendes ne sont pas suffisantes pour que ce soit dissuasif.» Le porteparole du MDDEP a tenu à souligner que l’implantation de mesures juridiques strictes ne réglerait pas le problème à court terme.«C’est sûr que si demain matin on avait une grosse police qui faisait le tour de tous les lacs et qui vérifiait chaque fosse septique et qui ordonnait de mettre des arbres partout, oui, peut-être qu’à terme ça changerait les choses, croit-il.Mais même si tout le monde le faisait en même temps, ü faudrait calculer plusieurs années avant qu’il y ait un impact.Ce qui est rendu dans le lac, ce qui a été transporté là depuis 15 ou 20 ans ne va pas disparaître du lac.» Il a ainsi tenu à rappeler que la situation que connaît actuellement le Québec est le fruit d’années de négligence.«Dans la plupart des cas, la présence humaine se traduit trop souvent par le déboisement, l’envahissement des rives, la mise en place de pelouse et la fertilisation de tout ça», a expliqué l’analyste du ministère.On a donc transporté beaucoup de matière fertilisante dans nos cours d’eau.» Selon hti, la pression sur les lacs de villégiature est encore plus grande depuis que plusieurs personnes, qui utilisaient auparavant leur résidence riveraine comme chalet en font maintenant leur résidence principa- SUITE DE LA PAGE 1 souligne M.Kamota, chargé du programme des droits de l’homme de la Communauté des autochtones rwandais (CAURWA).Sélectionné par Wiftias, un organisme de défense des droits de la personne fondé par le musicien Peter Ga-briet le militant diplômé de la faculté de droit de l’Université de Kigali n’a pas hésité une seconde à participer à ce stage, qui prendra fin vendredi Dernier-né des projets de ce petit organisme basé à New York, le Video Advocacy Institute (VAI) dispense aux différents participants une formation accélérée sur l’utilisation de la vidéo comme moyen de protection des droits de la personne et de changement social En plus des ateliers vidéo donnés à une dizaine d’ONG de partout dans le monde, dans le cadre d’un projet triennal près de 800 personnes reçoivent chaque année des formations d’un jour offertes par Witness.D’une durée de deux semaines, le programme du VAI se situe entre les deux.«On n’a par contre que très peu de candidatures du Moyen-Orient, l’une des régions du monde où c’est sans doute le plus difficile de filmer», constate Jenni Wolfson, la directrice adjointe de Witness.En raison du nombre limité des places, une sélection s'imposait «On essaie de privilégier les organismes qui ont moins de visibilité et qui travaillent sur des sujets dont on entend peu parler», explique Mme Wolfeon.Les organismes admissibles doivent être bien organisés et avoir présenté un plan d’action qui démontre l’utilité et la nécessité de l’intégration de la vidéo.«On se demande toujours: “Est
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