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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-07-30, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE LUNDI 30 JUILLET 2007 11 MONDE FRANCOFOLIES A trois, pas question d'abdiquer I Page B 8 TENNIS Le Canadien Dancevie s'incline THAIER AI^SUDANl REUTERS Bagdad était en liesse hier à l’issue de la victoire de l’équipe de football irakienne contre l’Arabie Saoudite.Victoire de 1-0 contre l’Arabie Saoudite L’Irak uni grâce à la Coupe d’Asie « C’est une leçon sur la manière de triompher de l’impossible» François Brousseau Néocolonialisme humanitaire «C’est la nouvelle image que veut se donner l'Occident: une génération sexy et politiquement active dont la méthode préférée pour faire passer son message est de publier de pleines pages de magazines avec des célébrités au premier plan, et de pauvres Africains déshérités derrière.Et tant pis si bien souvent les stars dépêchées pour secourir les indigènes ont un air délibérément aussi émacié que ceux qu’elles veulent aider.» - Uzodinma Iweala, Le Monde, 29 juillet 2007 Mère de l’humanité, l’Afrique continue de susciter chez l’Occidental des sentiments de toutes sortes.mais rarement sur le registre de la relation égalitaire.La nouvelle vague de compassion «hollywoodienne» envers le continent noir n’échappe pas à ce vieux travers hérité du colonialisme.On assiste aujourd’hui à la généralisation, à Hollywood, de ces vedettes prenant soudain, sous leur généreuse ombrelle, qui tel village d’Afrique, qui la cause entière du Darfour.Les acteurs connus d’Hollywood sont comme des entreprises: l’action humanitaire, l’action «pour Ip communauté» (qu’elle soit locale ou mondiale), une efficace publicité autour de cette action, voilà des ingrédients naturels d’une bonne stratégie de marketing.En 2007, les causes auxquelles s’associera une superstar peuvent inclure les gaz à effet de serre, le sort des bébés phoques ou encore le sauvetage improbable du peuple tibétain des griffes chinoises.Mais, dans la plupart des cas, c’est de l'Afrique qu’il s’agira.L’Afrique, déversoir des bons sentiments et de la mauvaise conscience des riches; l’Afrique souffrante mais « paradoxalement cool.Pourtant, l’Afrique a déjà été plus mal qu’aujourd'hui.Dans son ensemble, le continent noir maintient depuis quelques années un taux de croissance dans les quatre ou cinq pour cent Du Maroc à la Tanzanie en passant par le Sénégal, sans oublier l’Afrique du Sud, il y a des success-stories.Rares, mais réelles.Il n’y a pas une Afrique, mais des Afriques.Malgré ces timides progrès insuffisamment rapportés, ce continent n’en continue pas moins d'héberger les pires drames humanitaires de la Terre (Darfour, Congo), les pires guerres (Irak exclu), les dictateurs les plus ubuesques ou les plus endurants (Bongo, Kadhafi, Mugabe).Guerre, faim, misère, dictature: ces mots nous renvoient instinctivement à l’Afrique.En fait de grands malheurs et de grandes peurs emblématiques de notre époque, il n’y a guère que le terrorisme — et plus précisément : les bombes aveugles qui explosent dans les places publiques pour y tuer des innocents — qui ne nous renvoie pas spontanément au continent noir.Là, ce serait plutôt le Moyen-Orient, l’Irak et, au-delà, le Pakistan et l’Afghanistan.quand ce n’est pas le cœur de certaines villes occidentales où explosent aussi ces bombes.?Uzodinma Iweala est un écrivain nigérian, auteur d’un roman remarqué (Beasts of No Nation, HarperCol-lins 2005) inspiré de la tragédie des enfants-soldats qui a déchiré le Liberia et la Sierra Leone dans les années 1990.Il y a deux semaines, dans le Washington Post, Iweala a lancé son pavé dans la mare: un article, repris ce week-end dans Le Monde, sous le titre: «Cessez de vouloir "sauver" l’Afrique».Ne parions même pas de l’exploitation posable, à des fins de publirité personnelle — et donc de gain éventuel —, des drames humanitaires africains par des vedettes comme Bono, Brad Pitt, Angelina Jolie ou George Clooney.Au total—et même Iweala en conviendra—si ces personnalités arrivent à drainer, en raison de leur popularité, des dollars supplémentaires qui peuvent être efficacement acheminés, ce ne sera pas ultimement et forcément mauvais.Et alors, on n’est pas obligé d’aller fouiller au fond de leur conscience pour vérifier la sincérité et la pureté de leur engagement.Mais, même bien intentionnées, souligne Iweala, ces campagnes «propagent le stéréotype d’une Afrique qui serait un trou noir de maladie et de mort» .Articles et reportages «ne cessent d’évoquer les dirigeants africains corrompus, les seigneurs de guerre, les conflits “tribaux”, les enfants exploités, les femmes maltraitées et victimes de mutilation génitale.Ces descriptions apparaissent sous des titres tels que “Bono peut-il sauver l’Afrique?” ou “Les Brangeüna parviendront-ils à sauver l’Afrique ?”» Selon Iweala, 4a relation entre l’Afrique et l’Occident n’est plus fondée sur des préjugés ouvertement racistes, mais de tels articles rappellent les beaux jours du colonialisme européen, quand on envoyait des missionnaires en Afrique pour nous apporter l’éducation, Jésus-Christ et la “civilisation”.» Le questionnement d’Uzodinma Iweala tombe à point nommé.D nous rappelle que, souvent, l’aide à autrui a également pour objectif et pour effet de renforcer l’image de soi du donateur.Que le processus de l’aide a souvent l’effet pervers d’entretenir la dépendance et de ne rien changer structurellement.Mais aussi que, dans le cas du continent noir, toute cette «publicité de la misère» occulte une autre Afrique.Une Afrique qui cherche moins de bons samaritains plus ou moins intéressés que des partenaires et des investisseurs débarrassés de leurs réflexes néocoloniaux.François Brousseau est chroniqueur et affectateur responsable de l'information internationale à la radio de Radio-Canada francobroussofdhotmail.com Bagdad — La population irakienne, à Bagdad comme dans tout le pays, a célébré hier soir la victoire historique de son équipe en finale de la Coupe d’Asie de football, en prévision de laquelle les autorités avaient pris des mesures de sécurité exceptionnelles par crainte d’aftentats.A Bagdad, au milieu des clameurs, de longues rafales d’armes automatiques, dirigées vers le ciel ou dans les eaux du Tigre, ont retenti à la seconde même du coup de sifflet final annonçant la victoire de l’Irak sur l’Arabie Saoudite (1-0), àjakarta.«Cerf une leçon sur la manière de triompher de l’impossible et de décrocher la victoire.Puissiez, vous et l’Irak, vivre libres et victorieux dans un pays où les tueurs n’auront pas leur place», a réagi immédiatement le premier ministre, Nouri ALMaliki.Le parcours de l’équipe d'Irak — rare symbole d’unité nationale avec des joueurs sunnites, chiites et kurdes — en Coupe d’Asie a été suivi avec ferveur par des millions d’irakiens, en proie aux violences pour l'essentiel interconfessionnelles qui ensanglantent le pays.Cette victoire médite a donné l’occasion à la classe politique, en proie à de vives divisions, de faire preuve d’unité.Après M.MaliM (chiite), le président JalalTalabani (kurde) a aussi loué l’exploit, promettant une récompense de 10 000 $ à chaque joueur et de 20 000 $ à Younis Mohammed, qui a marqué Tunique but de la finale.«U existe toujours l’espoir d’un Irak unifié, sûr et indépendant, Dieu merci», a renchéri le vice-président, Tarek al-Hachémi (sunnite), qui a même demandé à «l’équipe [.] de venir à Bagdad pour une manifestation pacifique devant la Zone verte [litrasécurisée, où siège notamment le gouvernement irakien] pour appeler les hommes politiques irakiens à laisser leurs différences de côté.» Les félicitations sont aussi venues du commandement militaire américain, qui a assuré avoir «regardé tous les matches avec excitation et admiration».Les joueurs «étaient vraiment unis, contrairement au gouvernement», a pour sa part remarqué l’ambassadeur THOMAS HOFNUNG Sous la «Flamme de la paix» couvent les braises de la suspicion entre Laurent Gbagbo, le président ivoirien, et Guillaume Soro, son premier ministre et Tex-chef des rebelles.Les deux anciens adversaires, désormais officiellement alliés, assisteront aujourd’hui, à Bouaké (centre), à une cérémonie hautement symbolique, baptisée «Flamme de la paix»: un autodafé d’armes à feu censé marquer le début du désarmement dans le nord de l’ancienne colonie française et la réunification du pays.C’est la première fois, depuis la tentative de coup d’Etat en septembre 2002 contre Gbagbo et la partition du pays qui s'en est suivie, que le président ivoirien se rend à Bouaké.En octobre 2002, puis en novembre 2004, son armée avait tenté, en vain, de reprendre par la force le fief des rebelles.Cette fois, il s'y rend pacifiquement, mais sous haute protection.La sécurité de la cérémonie est assurée par les Casques bleus déployés en Côte d’ivoire, par les soldats français de la force licorne, mais aussi conjointement par les forces ivoiriennes gouvernementales et celles des Forces nouvelles (ex-rebelles).Selon Abidjan, sept chefs dEtat africains sont attendus, dont Thabo Mbeld, le président sud-africain.VOIR PAGE B2: CÔTE D’IVOIRE des États-Unis aux Nations unies, Zalmay Khalüzad, sur la chaîne de télévision CNN.«f espère que les responsables politiques irakiens tireront les enseignements de l’équipe de football», a ajouté cet ancien ambassadeur à Bagdad.Pour prévenir d’éventuelles violences, les autorités irakiennes avaient interdit toute circulation automobile à Bagdad, métropole de plus de six millions d’habitants, une bonne partie de la journée.Elles avaient aussi donné des ordres pour que soit arrêtée toute personne qui contreviendrait à Hnterdiction d’effectuer des tirs de joie, une tradition qui provoque souvent des victimes par ricochet comme ce fut le cas après le quart de finale et la demi-finale.Militaires et policiers ont toutefois été parmi les premiers à se laisser aller, tirant des rafales depuis leurs baraquements et aux barrages de contrôle du centre de la capitale.Une foule dense et exubérante, dont de nombreux jeunes, a déferlé dans les rues, dansant et agitant de nombreux drapeaux au milieu d’un concert de klaxons.Mêmes scènes à Bassorah (sud), Tikrit (nord) — la ville natale de l’ancien dictateur Saddam Hussein — et Ar-bü, capitale de la région autonome du Kurdistan.«Aujourd’hui, c’est notre droit de savourer la victoire qu’a décrochée notre équipe, ce sont des héros!», a déclaré Haidar Mustafa, un étudiant qui a regardé le match dans un café du centre-ville.«Ce moment balaie tout notre chagrin», a renchéri Haidar Ahmed, 22 ans.«Je soutiens cette équipe car elle symbolise la diversité», a expliqué Yassin Taha, 27 ans, enseignant dans un lycée de Souleimaniyeh, une des trois grandes villes du Kurdistan irakien.Les autorités craignaient néanmoins que la victoire de l’Irak ne soit l’occasion pour les groupes armés, dont aLQaida, d’organiser des attentats.Mercredi, les festivités de la qualification en finale avaient été endeuillées par l’explosion de deux voitures piégées, faisant 51 morts et 126 blessés à Bagdad, alors que des dizaines de milliers de personnes en liesse étaient descendues dans les rues.En hommage à ces victimes, les footballeurs irakiens ont arboré un crêpe noir lors de la finale.Par ailleurs, l’ambassadeur américain à TONU, Zalmay Khalüzad, a accusé hier l’Arabie Saoudite et d’autres pays alliés des États-Unis au Proche-Orient de saper les efforts entrepris pour réduire les violences en Irak.«F n’y a pas de doute que [.] l’Arabie Saoudite et un certain nombre d’autres pays ne font pas tout ce qu’ils peuvent pour nous aider en Irak», a-t-il dit à CNN, à la vçüle d’une tournée au Proche-Orient de la secrétaire dEtat américaine, Condoleezza Rice, et du ministre la Défense, Robert Gates, pour discuter de l’Irak.«Ce sont de grands alliés pour nous dans la région.Et l’avenir de l’Irak est la question la plus importante qui touche actuellement cette région», a-t-il ajouté.«Aussi, nous attendons et nous voulons qu’ils nous aident, sur cette question stratégique, davantage qu’ils ne le font.Et, parfois, certains d’entre eux non seulement ne nous aident pas mais font des choses qui sapent les efforts destinés à réaliser des progrès», a dit M.Khalilzad.L’ambassadeur a reconnu qu”il faisait référence notamment à l’Arabie Saoudite dans son point de vue publié la semaine dernière dans le New York Times, où il affirmait que «plusieurs voisins de l’Irak — et pas seulement la Syrie et l’Iran mais aussi des amis des Etats-Unis — menaient des politiques déstabilisatrices».Enfin, deux soldats américains ont été tués hier en Irak au cours de deux engagements séparés, respectivement dans le nord et Test de Bagdad, a annoncé l’armée américaine.Ces deux morts portent à 3648 le nombre des militaires américains tués depuis l’invasion de l’Irak, en mars 2003.B ’après 1'.Agence France-Presse et Reuters La très fragile et difficile réconciliation ivoirienne Laurent Gbagbo à Bouaké, Vex-capitale rebelle, pour la première fois depuis 2002 ARCHIVKS I.F DEVOIR Partisans de Laurent Gbabgo, le président ivoirien.I LE DEVOIR.LE LUNDI 30 JUILLET 2007 B 2 LE MONDE CÔTE D’IVOIRE SUITE DE LA PAGE B1 Pour en arriver la, Laurent Gbagbo a signé au Burkina Faso, en mars dernier, «l'accord de Ouagadougou» avec Guillaume Soto.Ce document, qui reprend l’essentiel des accords de paix précédents restés lettre morte, dont celui de Mar-coussis (janvier 2003), prévoit le désarmement des rebelles et des milices loyalistes, ITdentification des populations, avant la tenue d’élections crédibles et transparentes, en théorie avant la fin de l’année.Dans un premier temps, il avait fait souffler un vent d’euphorie en Côte d’ivoire, où chacun se dit «fatigué» du conflit et n’agxre qu’au retour à une vie normale.On a même vu les jeunes patriotes, proches du président ivoirien, fraterniser avec les ex-rebelles.Mais l’attentat qui a visé, le 29 juin dernier, l’avion du premier ministre Soro sur le tarmac de l'aéroport de Bouaké, faisant quatre morts dans sa délégation, a mis un terme brutal à la douce illusion d’une harmonie retrouvée du jour au lendemain.«Depuis lors, tout le monde s'épie, confie un diplomate étranger à Abidjan.La confiance est retombée à zéro et le processus de paix est à nouveau au point morts Le commando qui a tiré trois roquettes, dont une seule a explosé, sur l'appareil s’est évanoui dans la nature, et la Côte d’ivoire attend désormais fébrilement les résultats de l’enquête confiée, d’un commun accord, par Soro et Gbagbo aux Nations unies.Car certains faits troublent les esprits, notamment dans le camp du premier ministre.Le 29 juin, l’équipage du Fokker 100, prêté à Soro par le président, a été changé au dernier moment avant le décollage d’Abidjan, et plusieurs sources affirment qu’un ministre proche de Gbagbo a annulé in extremis sa participation au voyage.Une demi-heure après l’attaque, l’avion a regagné Abidjan, sans avoir été expertisé.«Tout ceci ne fait pas un coupable, mais aucune hypothèse n’est à exclure, pas même celle de la manipulation», dit une source diplomatique.Celle d’un coup parti d’un petit chef rebelle craignant de perdre sa rente de situation avec le retour à la paix semble, de l’avis général, avoir fait long feu.Dans l’entourage de Guillaume Soro, on ménage le président, sans écarter formellement une manœuvre des radicaux de son camp.«Nous avons vu Gbagbo à la veille du premier conseil des ministres tenu à Abidjan après l’attentat: il avait l’air très préoccupé, mal physiquement», confie up conseiller du premier ministre.Selon lui, le chef de l’Etat leur aurait déclaré: «Je sais que tous les regards se tournent vers moi, c’est pourquoi je veux que l’enquête aille jusqu'au bouts Un observateur attentif des soubresauts ivoiriens confie: «Chaque fois que le processus d’identification devant conduire à des élections crédibles est sur le point de redémarrer, un incident vient, comme par hasard, tout remettre en questions Une fois de plus, la question — la même depuis le début de la crise — s’impose: qui a peur des élections en Côte d’ivoire?A Bouaké, on va brûler symboliquement quelques armes pour célébrer la fin du conflit Mais, à Abidjan, la partie de poker menteur continue de plus belle.Libération GBAGBO + S0R0 = COTE d'IVOIRE EN PAIX LUC GNAGO REUTERS Malgré l’échec historique de la droite aux élections sénatoriales Shinzo Abe s’accroche au pouvoir (T Quand,je suis devenu premier ministre, je me suis engagé à poursuivre les réformes afin de construire une nouvelle nation » Le bloc conservateur au pouvoir au Japon a subi une cinglante défaite aux élections sénatoriales d’hier, mais le premier ministre Shinzo Abe a annoncé avoir l’intention de rester au pouvoir.«Je suis déterminé à tenir mes engagements, bien que la situation soit critique», a-t-il déclaré, après avoir admis sa responsabilité dans la défaite.Les électeurs, mécontentés par une série de scandales et la mauvaise gestion des retraites japonaises, ont privé la coalition au pouvoir d’une majorité au Sénat, à l’occasion du premier test électoral national depuis que Shinzo Abe a accédé au pouvoir, il y a dix mois.PHILIPPE AGRET Tokyo — La coalition au pouvoir au Japon a subi une défaite historique aux élections sénatoriales d’hier, perdant sa majorité à la Chambre haute, un désaveu cinglant qui n’a pas empêché le premier ministre conservateur impopulaire, Shinzo Abe, de s’accrocher à son poste.Premier scrutin majeur- depuis l’arrivée au pouvoir de M.Abe il y a dix mois, ces élections avaient valeur de test national, même si les Japonais n’élisaient que la moitié des 242 sénateurs.Selon les projections, le Parti libéral-démocrate (PLD) de M.Abe et son allié, le petit parti bouddhiste Nouveau Komeito, ont perdu le contrôle du Sénat Le PLD et le Komeito devaient conserver au moins 64 sièges pour garder la majorité au Sénat Le PLD à lui seul pourrait obtenir moins de 40 sièges, soit un des plus mauvais scores de son demi-siècle d’histoire.C’est la première fois depuis 1998 qu’il perd la majorité dans l’une des deux chambres.En revanche, les centristes du Parti démocrate du Japon (PDJ), la principale force d’opposition, réalisent une percée spectaculaire: le PDJ est crédité d’une soixantaine de sièges (contre 32 actueUement).M.Abe, qui est à 52 ans le plus jeune premier ministre de l’après-guerre, a catégoriquement exclu de démissionner.«Quand je suis devenu premier ministre, je me suis engagé à poursuivre les réformes afin de construire une nouvelle nation.Il est donc de mon devoir de respecter cet engagement», a affirmé M.Abe en assumant «la responsabilité de cette importante défaite».Le premier ministre a écarté toute dissolution de la Chambre des députés et la tenue d’élections législatives anticipées, laissant entendre qu’il procéderait prochainement à un remaniement ministériel.Il avait déjà fait savoir, dès avant les élections, qu’il ne partirait pas, quelle que soit l’ampleur de la défaite.En théorie, M.Abe peut en effet continuer à gouverner puisque le PLD jouit — depuis 2005 et jusqu’en 2009 — d’une majorité écrasante à la Chambre des députés, qui élit le premier ministre et a le dernier mot dans le domaine législatif D ambitionne de poursuivre ses réformes de l’éducation et la révision de la Constitution pacifiste de 1947, ses deux chevaux de bataille.«Je continue à penser que beaucoup de gens ont exprimé leur intérêt pour le programme du gouvernement», a plaidé M.Abe.Mais, selon certains politologues, la pression sera difficilement tenable.«Abe est fini.Plus il s’accroche, plus le risque de crise politique est grand», a prédit Gerald Curtis, de l’université Columbia, à New York.ISSEI KATO REUTERS Shinzo Abe, premier ministre japonais : c’est ma faute, mais.: ‘ En dix mois, Shinzo Abe a vu sa cote de popularité plonger en raison d’une série quasi ininterrompue de bévues et de scandales financiers impliquant des proches.Il a payé aussi un manque d’expérience et d’autorité.Premier chef de gouvernement nippon à ne pas avoir connu la guerre, il s’était engagé à tourner «définitivement» la page de l’après-1945 et à bâtir une «belle nation» censée redonner leur fierté aux Japonais.Mais son programme très idéologique semble s’être heurté à l’indifférence, sinon à l’hostilité, de beaucoup de Japonais davantage préoccupés par l’emploi, le bien-être économique ou le vieillissement rapide de l’archipel.Outre l’écart croissant entre riches et pauvres, la campagne électorale a été dominée par un énorme fiasco du gouvernement concernant le système des retraites.«Je suis très en colère contre le gouvernement d’Abe.Cette fois, /ai voté pour l’opposition.Je veux que le premier ministre s’en aille», a confié à l’AFP Keiko Yutani, une enseignante âgée de 60 ans, proche de la retraite.Fort habilement, le chef de l’opposition, Ichiro Ozawa, avait axé sa campagne sur la vie quotidienne des Japonais et les régions rurales, bastions de la droite, qui se sentent abandonnées par le pouvoir central.«Nous nous sommes rendu compte à quel point l’insatisfaction du peuple était forte.Les gens fondent beaucoup d’espoirs sur nous», s’est félicité Yukio Hatoyama, secrétaire général du PDJ.Agence France-Presse AVIS LÉGAUX ET APPELS D’OFFRES MOTS CROISÉS 1 23456789101112 0498 HORIZONTALEMENT 1.Mesurer une durée.2.Délassement -Enveloppé.3.Dehors! - Contrefaite.4.Beuglement - Chagrin -Cale en forme de lettre.5.Passe l'hiver sans sortir - Qui m'appartient.6.Bouge dans la gorge -Inexistant.7.Bagatelle - Dont on a l'habitude.8.Abréviation médicale -Pronom personnel -Déterminant.9.Prénom - Tordue.10.Greffés - Arracher.11.Abandonner - Les saumons en ont.12.Injurieux - Plus au sud qu'à l'est.VERTICALEMENT 1.Pauvre citadine -Colombium.2.Dans le Coran, vierge du paradis, promise comme épouse aux croyants - Imaginaire.3.Ridicule - Etat d'Asie.4.Armée féodale -Anacondas.5.Nickel - Domaine réservé - Fourrage.6.Qui se trouvent à l'est.7.Morceaux de pain -Commence dans le froid.8.Irlande - Extraterrestre d'Hollywood - Destin.9.Protecteur de clan -C'était un esclave.10.Des policiers y travaillent - Sont payés au créancier.11.Il nourrit des animaux - Temps.12.Dieu - Extrait - Sud-est.i s s 4 5 • T 8 • 10 11 12 1 2 3 4 5 ra Fi rn n n mnnnn nnn n nnnnn Finnrann n nn m nnunn nr.iFir irn < b ciFinn ran ra n nrannnra bhb Fin 11 12 U N 0497 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Appel d off res Montréal Arrondissement de Rivière-des-Prairies—Pointeaux-Trembles SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS DE L'ARRONDISSEMENT DESCRIPTION DU PROJET : Clos Rivière-des-Prairies - Construction d'un abri à abrasifs et divers travaux RÉCEPTION DES SOUMISSIONS : Des soumissions seront reçues, avant 14 heures, à la date indiquée ci-dessous, au 7380, boulevard Maurice-Duplessis, 2* étage, Montréal, HIE 1M4, pour : Soumission : RP-ING07-16 Date d'ouverture : Le mercredi 22 août 2007 DOCUMENTS D'APPEL D'OFFRES : Les documents de soumission pourront être obtenus au bureau Accès Montréal situé au 3445, rue Robert-Chevalier, Montréal, H1A 3R7, (514 868-4321), entre 9 et 17 heures à compter du lundi 0 août 2007, contre un dépôt non remboursable de cent quinze dollars et vingt-cinq cents (115,25 $) toutes taxes incluses, en argent comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de la Ville de Montréal.VALIDITÉ DE LA SOUMISSION : Notamment, pour être valable, chaque soumission devra être accompagnée d'un dépôt de soumission représentant 10 % de son montant total, sous forme de cautionnement de soumission valide pour une période de quatre-vingt-dix (90) jours.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par l'arrondissement.OUVERTURE DES SOUMISSIONS : Les soumissions seront ouvertes publiquement à 14 heures, le 22 août 2007, soit immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation, au bureau d’arrondissement situé au 7380, boulevard Maurice-Duplessis, 2- étage, Montréal, H1E 1M4.Le bureau d'arrondissement est ouvert de 8 h 30 à 16 h 30, du lundi au vendredi.L'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume eucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Donné à Montréal, ce 30* jour du mois de juillet 2007.Dany Barbeau, avocate Directrice du bureau d’arrondissement et secrétaire d'arrondissement AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Montréal tes* ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENT Avis est donné que le conseil d'agglomération, à son assemblée du 21 juin 2007, a adopté les règlements suivants : RCG 07-013 Règlement autorisant un emprunt de 2 567 000 $ afin de financer la réalisation des travaux d'infrastructures, d'éclairage, d'aménagement, d'acquisition de terrains, d'enfouissement de fils électriques et autres travaux connexes pour le projet d'implantation de résidences étudiantes de l'École de technologie supérieure RCG 07-014 Règlement autorisant un emprunt de 20 000 000 $ afin da financer l'acquisition d'équipements et de services professionnels en informatique relevant de la compétence du conseil d'agglomération RCG 07-015 Règlement autorisant un emprunt de 240 000 000 $ afin de financer les travaux de réfection, de construction et de réaménagement du réseau de voirie artérielle et du réseau de voirie locale situé dans le secteur centre-ville Ces règlements ont été approuvés par la ministre des Affaires municipales et des Régions le 23 juillet 2007.Ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau è la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.villo.montreal.qc.ca/re-glements.Montréal, le 30 juillet 2007 Le greffier par intérim de la Ville, M“ Yves Saindon AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Yves Bolduc, en son vivant domicilié au 1901 rue Claude, Longueuil (Québec) J4G 1Y5, survenu le 19 février 2007, un inventaire des biens du défunt a été fait, le 25 juillet 2007 devant Me Richard Roy, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Richard Roy, notaire, au 2463 Chemin de Chambly, Longueuil (Québec) J4L1 Ml.Donné ce 27 juillet 2007 Richard Roy, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE(C.C.Q.art.795) Avis est par les présentes est donné que.suite au décès de Clément LANGEVIN, en son vivant domicilié au 1205 Notre-Dame-de-Fatima.ville de Laval, Québec, H7G 3Z7, survenu le 3 janvier 2007, un inventaire des biens du délunt a été lait par les liquidateurs successoraux Sonia LANGEVIN et Jean-Clément LANGEVIN, le 16 juillet 2007, devant Me Charles CHARETTE, NOTAIRE, 1585 rue Fleury Est, Montréal, (Québec) H2C 1S7, conlormémenlàlaLoi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Charles CHARETTE, NOTAIRE, 1585 rue Fleury Est, Montréal (Québec) H2C 1S7.Donné ce vingt juillet deux mille sept(20-07-2007) Sonia LANGEVIN, liquidatrice Jean-Clément LANGEVIN, liquidateur AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie ¦SaUTIONS D'AFFAIRES BE-NEFIX INC.I BENEFIX BUSINESS SOLUTIONS INC." de mandera au Registraire des Entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, le 26juillet 2007.Spiegel Sohmer Inc.Procureurs de la compagnie SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DU IA SCHIZOPHRÉNIE S14 asi.4000 #3400 1 866 888.2323 www.schizophrvnie.qc.co infoQschizophrenie.qc.co AVIS LÉGAUX & APPELS Dr0FFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi Tel.: 514-985-3344 FâX‘ 514-985 3340 Sur Internet : www.ledevoir.conVavis.hfml www.ledevoir.conVoffres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com On Les petits frères des Pauvres U famille des personnes âgées seules ç/b'"- 1.866.627.8653 \ ? LE DEVOIR, LE LUNDI 30 JUILLET 2007 B 3 LE MONDE LARRY DOWNING REUTERS Gordon Brown a été accueilli hier à Camp David par George W.Bush: un éventail de sujets.Arrivée hier du premier ministre britannique Brown ne présentera pas à Bush un plan de retrait de l’Irak Le porte-parole de Gordon Brown a assuré hier que le premier ministre britannique, arrivé hier à Camp David, n’avait nullement l’intention de présenter à George Bush un plan de retrait de l’Irak.Les médias britanniques prêtent au successeur de Tony Blair au 10, Downing Street l’intention de prendre ses distances sur ce dossier avec le chef de la Maison-Blanche, qu’il a rencontré pour la première fois depuis son accession à la tête du gouvernement, en juin.Washington — Gordon Brown est arrivé hier à Washington pour une première rencontre en tant que premier ministre britannique avec le président George W.Bush, dans le but de réaffirmer le lien étroit et solide avec l’allié américain.Les deux dirigeants devaient avoir dans la soirée un dîner en tête à tête à la résidence présidentielle de Camp David (Maryland), près de Washington.M.Brown devait y aborder la question du Darfour et présenter un plan en cinq points, sur lequel il s’est déjà mis d’accord la semaine dernière avec le président français, Nicolas Sarkozy, selon des sources officielles britanniques.Le gel des discussions à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) devrait également être abordé, d’après ces sources.La situation en Irak, où 5500 soldats britanniques sont déployés, devrait aussi être au centre de la visite du premier ministre britannique, avait indiqué à Londres son porte-parole, Michael Ellam.«Je suis certain qu’ils aborderont cette question.L’éventail des sujets sera très vaste», a déclaré M.Ellam, qui a démenti un peu plus tôt un article du Sunday Times selon lequel le principal conseiller pour les affaires étrangères de M.Brown aurait préparé les Américains à l'idée d’un retrait prochain des soldats britanniques en Irak.M.Brown a récemment exclu tout retrait tant que les conditions de sécurité ne se seront pas améliorées.Les entretiens se poursuivent aujourd’hui en présence des ministres des Affaires étrangères britannique, David Milliband, et américain, Condoleezza Rice.Tony Blair avait été très critiqué pour avoir été le principal allié de M.Bush dans la guerre en Irak, et ses détracteurs l’avaient qualifié de «caniche» du président américain.Un atlantiste Dans une déclaration faite aux journalistes l’accompagnant, M.Brown s’est employé une nouvelle fois à faire taire ceux qui affirment, ou espèrent, que son arrivée à Downing Street permettra à la politique étrangère britannique de prendre du recul par rapport aux positions américaines, notamment sur l’Irak.«J’ai toujours été un atlantiste et un grand admirateur de l’esprit d’entreprise américain», a affirmé M.Brown.«Il est clairement dans l’intérêt national britannique d'qvoir une relation forte avec les Etats-Unis, notre relation bilatérale la plus importante», a-t-il ajouté.M.Brown, qui a succédé à Tony Blair le 27 juin, veut «soutenir le partenariat historique autour des objectifs communs qui unissent nos deux pays».A l’occasion de cette première rencontre entre MM.Brown et Bush, tous leurs faits et gestes devraient être observés pour y déceler la moindre fissure dans «la relation privilégiée».Début juillet, l’un des plus proches ministres de M.Brown avait laissé entrevoir une inflexion de la relation Londres-Washington, dans un discours jugé critique envers la politique étrangère américaine.Et Mark Malloch-Brown, nouveau secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, connu pour ses critiques sur la guerre en Irak, avait affirmé dans la foulée que les deux pays ne seraient plus désormais comme des siamois, «rattachés [l’un à l’autre] par la hanche».Mais M.Brown a souligné hier que les histoires, valeurs et idéaux communs «lient» les deux pays et leur servent pour faire face aux défis contemporains.«Nous devons reconnaître la dette du monde envers les États-Unis pour leur leadership dans la lutte contre le terrorisme», a-t-il notamment déclaré.M.Brown se rendra aussi au Congrès pour rencontrer plusieurs personnalités politiques, avant d’aller à New York pour y discuter demain avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.Agence France-Presse Le médecin libéré de Libye se confie « Brûlé par des cigarettes, mordu par des chiens » Paris — Le médecin bulgare d’origine palestinienne Achraf Joumaa Hajouj, libéré le 24 juillet avec cinq infirmières bulgares après huit ans de détention en Libye, a donné des précisions sur les tortures qu’il a subies, dans une entrevue donnée à l’hebdomadaire français Paris-Match.«J'ai été arrêté une première fois en décembre 1998, puis relâché au bout de trois jours.J’ai de nouveau été interpellé le 29 janvier 1999.fai été torturé de ce jour-là jusqu ’en septembre 1999», déclare M.Hajouj, qui se trouve en Bulgarie depuis sa libération, dans cette entrevue à paraître jeudi.«Pendant huit mois, j’ai passé toutes mes journées et toutes mes nuits à genoux, les mains attachées derrière le dos.Dès que ma tête tombait de fatigue, je recevais un coup de chaussure en pleine figure», raconte le médecin.«Pendant les interrogatoires, j’étais allongé, entièrement m, pieds et mains attachés, des électrodes sur la peau, et je recevais des décharges électriques dans toutes les parties de mon corps, y compris intimes, chaque fois plus fortes», dit-il.«J’ai été brûlé par des cigarettes, mordu par des chiens.Regardez mes cicatrices», déclare-t-il, montrant des traces sur ses mains, ses pieds, son épaule.Les tortionnaires «attachaient mes parties génitales avec des câbles électriques et me traînaient ainsi dans une cour».«Ils me forçaient à manger, puis me frappaient à l’estomac pour me faire vomir, et je devais lécher ce que j’avais rendu», poursuit le médecin.Les tortures infligées aux praticiens visaient à leur faire avouer qu’ils avaient délibérément inoculé le virus du sida à des centaines d’enfants à l’hôpital de Benghazi, dans le nord de la Libye, où ils étaient employés.Cette accusation a été réfutée par de grands spécialistes internationaux du sida, selon lesquels il s’agissait d’une contamination accidentelle due à des conditions d’hygiène insuffisante dans l'hôpital.«Plusieurs fois, [les tortionnaires] m’ont piqué en répétant: “On va t’injecter le HIV comme tu l’as injecté aux enfants”.Au réveil, je comprenais que ce n’était pas vrai, qu’ils m'avaient seulement anesthésié», a déclaré M.Hajouj.Le médecin a raconté dans quelles circonstances il avait fini par ayouer.«Un jour, ils m'ont dit “En Egypte, ils violent les prisonniers avec des anges.Id, on fait ça avec des chiens”.Et un chien s’est approché, derrière moi.Ils ont ajouté: 'Même ce chien, il a plug de valeur pour nous que ta vie”.A ce moment-là, j’ai entendu une voix de femme qui criait “Aide-moi! Je suis ta sœur!”.Et là, j’ai dit "OK, je dirai tout ce que vous voulez.OK, j’ai tué tous les enfants que vous voulez, ça n’a plus d’importance”.» Le médecin a compris par la suite que la vont était celle d’une poli-dère libyenne.«Je n’ai reçu ma première visite — mes parents — que le 30 novembre 1999.Auparavant, je n’avais aucun contact avec l’extérieur, aucun avocat.Ma famille n’avait plus de nouvelles de moi.Elle ne savait ni où j’étais, ni si j’étais encore vivant», ajoute le médecin.Agence France Presse E N Moucharraf rencontre Bhutto Islamabad — Pervez Moucharraf, le président pakistanais, et Benazir Bhutto, l’ancienne première ministre, se sont rencontrés à Abou Dhabi, a confirmé hier Sher Afghan Khan Niazi, ministre des Affaires parlementaires.Les deux dingeants, qui n’ont soufflé mot sur cette rencontre, pourraient avoir tenté de conclure un accord de partage du pouvoir susceptible d’aider Moucharraf, allié des Etats-Unis dans la «guerre contre le terrorisme», à se maintenir à la présidence, ou-charraf est rentré hier matin d’une brève, visite en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis.Les médias pakistanais s’étaient fait l’écho d’une rencontre avec Bhutto, arrivée inopinément de Londres pour des discussions vendredi à Abou Dhabi, hutto, qui vit depuis 1998 à l’étranger, a été première ministre à la fin des années 1980 et au début des années 1990.Devant l’affaiblissement politique de Moucharraf, après le rétablissement par la Cour suprême d’un juge qu’il venait de limoger, la position de Bhutto s’est renforcée.Mais si Moucharraf serait prêt à partager le pouvoir avec le Parti du peuple pakistanais (PPP) de Bhutto, il préférerait qu’une forte personnalité comme Bhutto ne revienne pas sur le devant de la scène, selon des sources gouvernementales.Tous deux partagent néanmoins l’objectif de, transformer le Pakistan en un Etat progressiste et modéré, et si Moucharraf conclut une alliance avec Bhutto, qui contrôle le parti politique le plus libéral du pays, ils pourraient former un rempart contre les religieux conservateurs et les islamistes.- Reuters Appel du New York Times Washington — L’influent quotidien The New York Times a appelé hier le Congrès américain à lancer une procédure de destitution contre le ministre de Injustice, Alberto Gonzales, si le gouvernement Bush ne lance pas une enquête sur son rôle présumé dans un vaste scandale politique.«Des parlementaires démocrates réclament la désignation d’un procureur spécial pour examiner les faits et gestes de M.Gonzales.Si cela ne se fait pas, le Congrès devrait lancer une procédure de destitution à l’encontre de M.Gonzales», affirme le journal.La publication de cet éditorial intervient au moment où le Congrès, à majorité démocrate, et la Maison-Blanche s’affrontent sur le rôle présumé du ministre de la Justice dans un vaste programme d’écoutes illégales et l’éviction, l’année dernière, d’au moins neuf procureurs fédéraux, perçue comme une purge politique.Selon le quotidien, M.Gonzales «a démontré il y a longtemps son incompétence et plus récemment son incapacité à dire la vérité».«M.Bush a refusé de le renvoyer quand il est apparu clairement qu’il avait menti sur son rôle dans la purge politique de neuf procureurs fédéraux.Et il refuse encore de le faire, même après le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller, qui suggère que M.Gonzales a menti au Congrès sur les programme d’écoutes extrajudiciaires de M.Bush — ou du moins qu’il a tellement déformé la vérité que cela revient au même», poursuit-il.Le quotidien reproche à M.Gonzales d’être «plus préoccupé parla préservation des intérêts politiques de M.Bush [.] que par l’accomplissement de sa tâche».- AFP Israël satisfait Jérusalem—Éhoud Olmert, le premier ministre israélien, s’est déclaré hier satisfait de la volonté de Washington de compenser d’importantes ventes d’armes à l’Arabie Saoudite par une hausse de l’aide militaire accordée à l’Etat juif II a ajouté que le président américain, George Bush, et lui s’étaient mis d’accord sur la fourniture à Israël de 30 milliards de dollars répartis BREF sur dix ans.«Cela représente une hausse de 25 % de l’aide militaire des Etats-Unis à Israël f estime qu 'ü s'agit d’une amélioration significative et importante de l’aide militaire à Israël», a déclaré Olmert à la presse.Le premier ministre israélien s’est exprimé au lendemain de l’annonce, faite par un haut responsable du Pentagone, que Washington étudiait une telle aide.Cette hausse de l’assistance est largement considérée comme une tentative américaine pour calmer les inquiétudes d’Israël à propos d’un projet de vente d’armes, d’une valeur estimée à 20 milliards de dollars sur dix ans, que Washington destine à l’Arabie Saoudite et à d’autres pays du Golfe.Washington s’évertue à montrer à ses alliés du Golfe, inquiets de la montée en puissance iranienne çt de la situation en Irak, que les Etats-Unis n’abandonneront pas cette région du monde et resteront à leurs côtés.Le contrat saoudien prévoit une modernisation des systèmes de missiles et de l’aviation du royaume, ainsi qu’un renforcement de ses capacités navales, a précisé le responsable.Les Etats-Unis prévoient également un contrat d’assistance militaire de 13 milliards de dollars sur dk ans pour l’Egypte, a déclaré une source haut placée au sein du département d’EtaL - Reuters Liban: pas d’avancée politique Beyrouth—Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a quitté le Liban sans avoir obtenu d’avancée politique majeure, même s’il a réuni hier des dirigeants libanais pour un déjeuner à l’ambassade de la France à Beyrouth.La veille, le ministre français, venu au Liban pour tenter de renforcer le dialogue entre les différentes forces politiques, avait prévenu que la guerre civile pourrait reprendre si les divisions qui agitent le pays ne sont pas surmontées.Après avoir passé deux jours à rencontrer les dirigeants des différents partis, il est parvenu à réunir, pour le déjeuner organisé hier, des personnalités qui n’avaient pas eu de contacts directs entre elles depuis des mois.La plupart des dirigeants libanais ont répondu présent sauf Fouad Siniora, le premier ministre, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, et Nabih Berri, le président du Parlement qui ont préféré envoyer des représentants.Bernard Kouchner a expliqué que les discussions avaient été difficiles, mais encourageantes.D a précisé qu’il serait de retour au Liban dans les prochains jours.«Nous avons fait ce que nous avons pu, nous reviendrons [.] Mais nous ne partons pas découragés.Nous partons encouragés par le dialogue avec les responsables, les numéros 1, tous, tous, nous n’en avons pas raté un», a déclaré Bernard Kouchner lors d’une conférence de presse.-AP Vodka, niet Moscou — L’agence spatiale russe, Roskosmos, a exclu qu’un astronaute américain ait pu boire de l’alcool avant de décoller du cosmodrome de Baïkonour à bord d’un vaisseau Soyouz, a déclaré hier le porte-parole de l’agence.«Cest absolument impossible.Environ deux semaines avant un lancement à Baïkonour, les cosmonautes et les astronautes [russes et américains] sont placés sous surveillance médicale constante, et deux jours avant le lancement Us sont complètement isolés de tout contact avec l'extérieur», a déclaré le porte-parole de Roskomos, Igor Panarine, cité par l’agence de presse russe Interfax.Certes, les hommes de l’espace «ne sont pas des moines, et ils peuvent boire un peu sur Terre quand ils sont en bonne compagnie», mais «celui qui serait soupçonné d’abus serait exclu de l’équipe», a ajouté M.Ifanarine.Le porte-parole russe réagissait à un rapport interne de la NASA, cité par le magazine A watiwi Week & Space Technology, selon lequel des astronautes américains étaient ivres lors de diverses missions spatiales, notamment un vol de Soyouz russe pour la Station spatiale internationale- AFP Colette BAILLARGEON | M EN UACANCES AVEC MÉO 1 Françats-matnématiauas R i™ année du 3» cycle au primaire ™ mpvK -15*S A,ln an |M N,al,t, l'O»WIMI m MS ISBN 978-2-7601-6954-6 MtlOM MN N ClMM H C0«n N l’WM*. LE DEVOIR, LE LUNDI 30 JUILLET 2007 B 4 LES SPORTS FOOTBALL LIGUE CANADIENNE DE FOOTBALL Section Est G P N PP PC Pts Winnipeg 3 1 1 142 117 7 Montreal 2 3 0 .103 101 4 Toronto .2 3 0 123 103 4 Hamilton 0 5 0 70 154 0 Section Ouest G P N PP PC Pts C.-B.4 0 0 117 61 8 Saskatchewan 3 2 0 151 92 6 Edmonton 2 2 1 102 157 5 Calgary 2 2 0 93 116 4 Jeudi 2 août Toronto à Montréal, 19h3(! Saskatchewan en C.-B., 22h30 SOCCER PREMIÈRE DIVISION DE L’UNITED SOCCER (USL) G P LEAGUES N BP BC Pts Portland 11 3 4 25 11 37 Seattle 9 5 5 21 19 32 Rochester 8 7 6 32 31 30 Porto Rico 7 4 8 28 22 29 Montréal 7 4 7 18 17 28 Vancouver 7 6 7 22 19 28 Miami 8 10 3 24 27 27 Atlanta 7 7 5 25 20 26 Charleston 6 8 5 25 28 22 Californie 5 11 7 19 31 22 Caroline 3 8 7 13 22 16 Minnesota 3 8 6 17 22 15 Hier Aucun match.Aujourd’hui Aucun match.Demain Aucun match.Mercredi 1,f août Caroline Montréal, 19h Portland à Seattle, 22h Championnats de tennis d’Indianapolis Le Canadien Frank Dancevic s’incline Indianapolis — La belle séquence de Frank Dancevic aux Championnats de tennis d’Indianapolis a pris fin, hier, alors qu’il s’est incliné 64, 7-5 en finale devant le Russe Dmitry Tursunov.L’Ontarien de Niagara Falls participait à la finale d’un tournoi de l’ATP pour la première fois de sa carrière.D recevra42 800 $US pour ses efforts.L’athlète de 22 ans n’a jamais eu l’occasion de briser le service de la troisième tête de série du tournoi.D a réussi 11 aces et 20 coups vainqueurs, tout en commettant 15 erreurs non-provoquées.Ce n’était pas suffisant contre Tursunov, qui a remporté le titre en une heure et 16 minutes.«Je n’ai pas retourné aussi bien que je l'aurais voulu, a dit Dancevic.J’étais nerveux à ma première finale.H était plus confiant.J’ai commis des erreurs, au service surtout.» Malgré la défaite, Dancevic devrait se hisser parmi les 100 joueurs les mieux classés au monde après avoir connu la meilleure semaine de tennis de sa carrière.D est devenu le premier Canadien à disputer la finale d’un tournoi de l’ATP depuis Greg Rusedski à Seoul, en Corée du Sud, en 1995.«J’étais le dernier gars inscrit au tableau», a souligné Dancevic, qui prendra une semaine de congé avant de disputer le Masters de Montréal, où il a reçu un laissez-passer.«On m’a accepté à la dernière minute et je me suis rendu ici en voiture depuis Niagara Falls.«Avant la première ronde, je m JOHN SOMMERS II REUTERS Frank Dancevic n’a pas eu l’occasion de briser le service de Tursunov.n’avais jamais battu un joueur parmi les 50 premiers.Puis je suis revenu de l’arrière dans le deuxième tour.J’ai beaucoup appris.» «La semaine a été vraiment spéciale et j’espère être de retour.» Dancevic a commencé le match de dimanche de façon un peu plus timide qu’à ses affrontements précédents, cette semaine, et il en a vite payé le prix alors que Tursunov a brisé son service pour une avance de 2-1.Le Russe qui vit en Californie a résisté aux efforts de Dancevic pour revenir dans le match, complétant la première manche en 36 minutes.Dancevic a mieux fait au deuxième set alors qu’il a pris les devants 2-1 grâce à une victoire à zéro, avant de briller en défensive pour effacer un déficit de 0-30 et se donner les devants 3-2.Tursunov a toutefois réussi le bris de service pour prendre les devants 6-5.Au service, il a confirmé la victoire dès le premier de ses trois points de match.«Tursunov est un joueur d’expérience et il ne m’a pas laissé d’ouverture pour revenir», a noté Dancevic, qui a reçu les encouragements de ses parents et de sa soeur, qui ont quitté leur résidence à 4h du matin et sont arrivés à Indianapolis à temps pour la finale.Sa soeur Monica, qui joue au tennis avec l’Université de la Géorgie, a aidé son frère à s’échauffer avant l’affrontement Presse canadienne Jeux panaméricains Mission accomplie pour l’équipe canadienne MARC DELBÈS Rio De Janeiro, Brésil — L’équipe canadienne aux Jeux panaméricains peut dire mission accomplie.Plus que le nombre de médailles, c’est l'expérience acquise par plusieurs jeunes athlètes, qui en étaient à leur première expérience dans des grands jeux multi-sports, qui constitue le fait saillant à un an des Jeux olympiques de Pékin.Le Comité olympique canadien (CGC) n’avait fixé aucun objectif en terme de médailles ou de position au classement des nations pour ces jeux.Mais avec une récolte de 137 médailles (39-43-55), l’équipe canadienne a surpassé sa performance d’il y a quatre ans à Saint-Domingue, soit 128 (29-5742).«C'est 10 médailles d’or de plus qu’en 2003, a souligné Jacques Car- dyn, chef de mission adjoint de la délégation canadienne.Nous avons également augmenté notre total de médr illes.Et ce qui importait le plus, c’est l’expérience précieuse acquise par les athlètes qui iront à Pékin l’an prochain.» Le Canada a conclu ces jeux au quatrième rang du classement officiel des médailles, qui est établi en fonction du nçmbre de médailles d’or.Les Etats-Unis ont poursuivi leur domination à ce rendez-vous quadriennal avec 237 médailles (97-88-52) et Cuba a conservé le deuxième rang avec 135 médailles (598-35-41).Le Brésil a atteint son objectif de terminer devant le Canada avec 161 médailles (544(367).Ces Jeux servaient d’épreuves de qualification olympique dans plusieurs sports et le Canada s’est assuré huit places pour les Jeux olympiques de 2008, soit en sports équestres, en tir, en hockey sim ga- i -f\ Météo Médian teomedla.com! Sept-îles .19/1 Bals-Comeau 23/17.Saguenay r?25/12 \ Val d'Or \ 24/10 ' Québec Troia-Rlvlère«27/1J 26/17 ^ | Lever du soleil: 5h36 iCoucher du soleil: 20h25l>S?CÎ)^au i .49/ Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto ¦ Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd'hui 28 V Généralement ensoleillé.Québec Aujourd-hui 27 ¦ Généralement ensoleillé.Gatineau Aujourd'hui 29 Passages nuageux.Auj.Sol 23/8 Ora 26/18 Ave 22/15 Sol 29/18 Var 22/13 Sol 36/22 Demain t il 21/10 Sol 27/14 Sol 19/15 Sol 29/19 Sol 22/14 Sol 34/20 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo © MétéoMédia 2007 Auj.Nua 19/9 Sol 27/18 Demain Var 21/9 Var 26/18 Ora 20/12 Ora 21/11 Ora 28/21 Sol 30/22 Var 20/10 Plu 26/24 Var 20/9 Sol 27/24 Ce soir .Demain Mercredi Jeudi 19 tu» 28/16 31/21 33/18 Généralement dégagé.Généralement ensoleillé.Ensoleillé.Ensoleillé Ce soir Demain Mercredi Jeudi 17 f- 25/13 ’ M 26/19 31/17 Ciel dégagé.Ensoleillé.Passages Ensoleillé nuageux.Ce soir ^ 17 ^ .Généralement dégagé.Demain 29/17 Ensoleillé.Mercredi 32/20 / V-; Ensoleillé.Jeudi ¦ 33/20 i ' lut Ensoleillé Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com zon et en pentathlon moderne.Malheureusement les poloïstes et les nageuses synchronisées canadiennes n’ont pas réussi à confirmer leur laissez-passer pour Pékin.Dans les deux cas, ce sont les Américaines qui leur ont barré le chemin.Mais tout n’est pas perdu puisqu’elles auront d’autres occasions d’y arriver.Agréables surprises En natation, on a eu droit à d’agréables surprises puisque le Canada n’avait pas amené son équipe A à Rio, préférant donner la chance aux jeunes vedettes montantes de faire leurs preuves.Les résultats sont concluants.Les nageurs canadiens ont récolté 18 médailles — incluant celle de Tanya Hunks au 10 kilomètres en eau libre —, établi un record des Jeux panaméricains et amélioré deux records canadiens.Seule ombre au tableau, le Canada doit se contenter d’une seule médaille d’or.«Ce qui me réjouit toutefois, c’est que les athlètes veulent maintenant gagner, a analysé Pierre Lafontaine, entraîneur national.Les performances à ces jeux ont été encore meilleures que celles de notre équipe A aux Jeux panpaci-fiques l’été dernier.Ce fut un grand apprentissage en vue de la préparation pour les Jeux olympiques de Pékin.» En athlétisme, l’équipe quitte Rio avec 12 médailles, dont six d’or, et deux de plus qu’il y a quatre ans.«Nous avons terminé devant les Américains pour les médailles d’or et je ne me souviens pas que ce soit jamais arrivé, a indiqué Cardyn.Tous nos athlètes ont offert une solide performance.» Au niveau de l’organisation et des installations, on peut dire que les Brésiliens ont su bien faire les choses dans l’ensemble.Les organisateurs ont été pris de court dans certaines disciplines, comme pour le tournoi de soft-ball, où les derniers matches ont dû être annulés en raison du mauvais temps.Mais ils ont démontré qu’ils sont capables d’organiser de grands événements, eux qui ambitionnent d’obtenir la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016.«Ces jeux laissent un héritage précieux sur le plan des installations pour les futurs athlètes brésiliens», a conclu Cardyn, olympien et médaillé d’or des Jeux panaméricains en escrime.Presse canadienne Sudoku par Fabien Savary 5 2 1 7 1 9 9 6 5 7 2 4 4 8 3 6 9 4 7 2 6 8 1 3 6 5 3 2 •6 Niveau de difficulté : FACILE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.0621 Solution du dernier numéro 3 9 2 4 6 7 1 5 8 4 1 6 8 2 5 7 9 3 5 8 7 9 3 1 2 4 6 2 5 3 6 8 9 4 1 7 1 4 8 5 7 3 9 6 2 7 6 9 1 4 2 3 8 5 8 2 1 7 9 6 5 3 4 9 7 4 3 5 8 6 2 1 6 3 5 2 1 4 8 7 9 0620 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com TOUR DE FRANCE Alberto Contador, nouveau champion rescapé Paris — C’est en déployant ses ailes sur les hauteurs du Plateau de Beille qu’Alberto Contador s’est envolé vers la victoire dans le Tour de France 2007.L’Espagnol de 24 ans, longtemps porteur du maillot blanc de meilleur jeune avant d’endosser le jaune, a redonné de l’aura à la confrérie des grimpeurs, qui n’avait plus triomphé dans la Grande Boucle depuis Marco Pantani en 1998.Explosif comme le «Pirate» italien qu’il adulait quand il était enfant Contador a dynamité le Tour en montagne avec l’aide de l’ange déchu, le Danois Michael Rasmussen, deux fois vainqueur du maillot à pois en 2005 et 2006, mais expulsé en pleine course cette année.«Alberto est un excellent grimpeur, il lui reste à faire quelques progrès en contre-la-montre.Mais il a d’immenses qualités.S’il garde les pieds sur terre, il est appelé à un grand avenir», souligne Johan Bruyneel, directeur sportif du Madrilène à la Discovery Channel.Contador est le plus jeune coureur à remporter le Tour de France depuis l’Allemand Jan Ullrich en 1997.Sept fois vainqueur du Tour avec Lance Armstrong, Bruyneel a enrôlé une nouvelle pépite, à l’histoire aussi émouvante que celle du Texan.S’il n’a pas eu à guérir d’un cancer généralisé comme l’Américain pour monter sur la plus haute marche du podium, Contador a dû survivre à une opération du cerveau.Après une chute dans le Tour des Asturies en mai 2004 due à de soudaines convulsions, le jeune Espagnol découvert par Manolo Sainz, avait passé une dizaine dp jours en observation à l’hôpital.A sa sortie, une nouvelle fois victime de vertiges quelques jours plus tard, il avait été opéré d’un caver-nome cérébral A sa sortie de l’hôpital Ramon y Cajal de Madrid le 17 novembre 2004, avec 70 agrafes plantées dans le crâne et deux plaques de titane, Contador ne savait pas de quoi serait fait son destin.«Je ne savais pas si je pourrais reprendre une vie normale.Alors, gagner le Tour de France c’est incroyable», a déclaré Contador, qui devient le premier Espagnol à remporter le Tour, depuis la cinquième victoire consécutive de Miguel Indurain en 1995.De retour à la compétition en 2005, Contador remportait l’étape la plus difficile du Tour Down Under, signant ainsi sa résurrection.Cette saison, U a remporté Paris-Nice, confirmant ses immenses capacités.Lors de sa victoire d’étape au Plateau de Beille, il a rendu hommage à Raul, l’un de ses frères, qui souffre d’une paralysie faciale.Il a su résister dans le dernier contre-la-montre d’Angoulême, samedi, au retour de l’Australien Ca-del Evans, l’ex-champion de VTT, battu au final de seulement 23 secondes.«J’ai perdu le Tour à Peyresour-de quand j’ai concédé 55 secondes», a souligné Evans, reconnaissant la supériorité de l’Espagnol en montagne.Très famille, Contador s’est fiancé à Macarena, une fille de son village, qu’il a connue quand ils étaient enfants.Amoureux de football et d’athlétisme, il a une passion pour les oiseaux, notamment les canaris, toujours nombreux chez ses parents, Francisco et Francesca A16 ans, il a d’ailleurs renoncé aux études pour se consacrer au cyclisme, alors qu’il voulait devenir vétérinaire.Associated Press Omnium canadien de golf Victoire de Jim Furyk Markham, Ontario — Jim Furyk a remis une dernière carte de 64, sept sous la normale, pour enlever l’Omnium canadien de golf pour une deuxième année consécutive.L’Américain est le premier golfeur à réussir l’exploit depuis Jim Ferrier en 1950 et 1951.Son total de 268 a permis à Furyk de devancer par un coup le meneur après la troisième ronde, Vijay Singh (68).Ryan Palmer et George McNeil ont remis des cartes identiques de 66 pour terminer ex aequo au troisième rang, à trois coups du gagnant Aucun des Canadiens participant au tournoi n’a réussi à se démarquer.Stephen Ames, de Calgary, a été le meilleur du groupe, remettant une dernière carte de 69, deux coups sous la normale, pour conclure avec un cumulatif de 277, à égalité au 27e rang.Mike Weir (71), de Bright’s Grove, en Ontario, s’est classé 34'.«C’était une journée spéciale et je me sens vraiment très bien», a commenté Furyk.L’assistance présente sur le parcours d’Angus Glen s’est animée au quatrième trou lorsque le coup d’approche de l’éventuel vainqueur avec un fer 5 a atterri doucement sur le vert avant de rouler dans la coupe.Ce trou d’un coup, réussi d’une distance de 209 verges, a propulsé pour de bon l’Américain en tête du classemenL Pendant tout le tournoi Furyk n’a eu besoin que de sept coups au quatrième trou, lui qui y avait inscrit des oiselets lors des trois premières rondes avant de réussir son trou d’un coup lors de la ronde finale.Singh a pour sa part commis trois bogueys au quatrième trou, dont un dimanche, et a eu besoin de huit coups de plus que Furyk sur ce trou pour l’ensemble du tournoi.Presse canadienne EN BREF Le Canada rafle For au concours hippique des Jeux panaméricains Rio de Janeiro, Brésil — L’Ontarienne Jill Henselwood, de Oxford Mills, a couronné la récolte de 137 médailles du Canada aux Jeux panaméricains, hier, avec une médaille d’or en saut d’obstacles au concours hippique.Elle a complété l’épreuve avec un total de 4,00 fautes tandis que son coéquipier Eric Lama-ze, de Schomberg, en Ontario, a décroché le bronze avec 6,43 fautes.Le Brésilien Rodrigo Pessoa a terminé deuxième avec 5,74 fautes.Ian Millar, de Perth, en Ontario, a pris la quatrième place avec 9,29 fautes.Le saut d’obstacles individuel était la dernière compétition des Jeux panam avant les cérémonies de clôture.Le Canada a totalisé 39 médailles d’or, 43 d’argent et 55 de bronze pour terminer troisième au chapitre du nombre de médailjes remportées, derrière les Etats-Unis (237) et le Brésil (135), et quatrième au classement des médailles d’or.Le Canada avait ra- flé 128 médailles aux Jeux panam d’il y a quatre ans à Saint-Domingue, en République dominicaine.- PC Michael Ryder s’entend avec le Canadien pour une saison Le Canadien et Michael Ryder ont évité l’arbitrage salaried, hier, en s’entendant sur un contrat d’un an d'une valeur de 2,95 millions $US.Ryder a participé aux 82 matchs du Canadien la saison dernière.Il a récolté 30 buts, un sommet d’équipe, et 28 aides pour un total de 58 points.L’attaquant originaire de Bonavista, à Terre-Neuve, évite ainsi l’audience avec l’arbitre prévue aujourd’hui.Ryder a enregistré 176 points en 244 rencontres depuis ses débuts dans la LNH en 2003-2004, soit 85 buts et 91 aides.Le joueur de 27 ans a été un choix de huitième ronde du Tricolore — 216' au total — lors du repêchage de 1998.Avec cette entente, tous les joueurs du Canadien sont maintenant sous contrat pour la prochaine saison.- PC I 4 LE DEVOIR.LE LUNDI 30 JUILLET 2007 B 5 AUTOMOBILE PORSCHE BOXSTER Digne héritière PHILIPPE LAGUË La Boxster est peut-être la moins chère des Porsche, mais cela ne fait pas d’elle la moins attrayante, loin s’en faut Viscéralement sportive, elle descend en ligne directe de la mythique 550 Speedster, modèle rendu célèbre par ses succès en compétition et entré dans la légende après l’accident mortel d’un autre mythe, j’ai nommé James Dean.La Boxster est aussi la première voiture à laquelle j’ai été incapable de trouver un seul défaut.Comme je ne l’avais pas conduite depuis sa première refonte, il y a deux ans, il me fallait vérifier si elle conservait sa fiche parfaite.Intemporelle La Boxster est l’héritière de la 550 Speedster, on l’a dit.Elle reprend la même architecture — roues arrière motrices, moteur central — et les grandes lignes de sa carrosserie s’inspirent de son illustre aïeule.Mais qui dit refonte dit restylage; sauf que nous sommes chez Porsche, où les changements esthétiques sont tou-jours très subtils — imperceptibles, même, pour l’œil profane.Seuls les porschistes verront tout de suite une différence.Entre vous et moi, ce «changement dans la continuité» est une bien bonne chose, puisque le design de la Boxster est intemporel.C’est la marque des grands classiques; et les classiques, ça ne se démode pas: regardez la 911.Du reste, la Boxster fait encore de l’effet l’auteur de ces lignes a eu droit à plusieurs regards admiratifs et autres pouces en l’air.Petits irritants à l’intérieur Comme à l’extérieur, on a opté pour la continuité à l’intérieur.A toutes fins utiles, on peut dire qu’il n’y a eu aucun changement, et encore une fois, c’est très bien ainsi.Le tableau de bord est toujours dominé par trois gros cadrans qui s’encastrent l’un dans l’autre, avec le compte-tours bien au centre, comme il se doit dans une voiture aux prétentions résolument sportives.En raison des dimensions réduites de ce roadster, l’habitacle ne peut accueillir que deux personnes, mais sans problème: avec ou sans toit, la Boxster peut asseoir des personnes de grande taille.Et les sièges.Ah, les sièges! Ils sont parfaits, du moins pour mon gabarit, disons, générique: ni trop grand, ni trop petit, ni trop maigre, ni trop gros, enfin, vous voyez le genre.Ces baquets sont fermes, mais pas trop, et ils procurent un excellent soutien, tant latéral que lombaire.Conçus en fonction de la vocation sportive de la Boxster, ces sièges ne vous feront pas souffrir si vous adoptez une conduite, disons, moins enthousiaste.Et comme IPP^Sii SOURCE PORSCHE Viscéralement sportive, la Porsche Boxster descend en ligne directe de la mythique 550 Speedster, modèle rendu célèbre par ses succès en compétition et entré dans la légende après l’accident mortel d’un autre mythe, James Dean.l’auteur de ces lignes a pu le vérifier, vous pouvez passer des journées entières dans cette voiture sans avoir mal nulle part L’aspect pratique n’a pas été occulté non plus.Les espaces de rangement pullulent: dans les portières, dans la console, derrière les sièges, sans compter le coffre à gants.Certains diront que l’emplacement des porte-gobelets est pour le moins inusité, mais, entre vous et moi, who cares ?Dans une sportive, c’est sans aucun doute l’aspect le moins important Autre caractéristique intéressante: en raison de son moteur placé au centre, et non à l’arrière, la Boxster dispose non pas d’un, mais de deux coffres.Comme sur la 911, il y en a un à l’avant plus profond; celui de derrière l’est moins, mais il compense par sa plus grande surface de chargement Malheureusement, la Boxster ne gardera pas sa note parfaite, et ce, en raison d’une finition inégale, qui aurait gagné à être améliorée.Le plastique n’a pas sa place dans une voiture de ce prix, encore moins dans une Porsche.Autre irritant, l’emplacement des leviers du régulateur de vitesses, qui peuvent être confondus avec le levier des clignotants.Et, jamais deux sans trois, le rendement de la chaîne stéréo en décevra plus d’un(e) (remarquez, je n’écoute jamais de musique dans une Porsche: celle SOURCE PORSCHE On ne conduit pas une Boxster, on fait corps avec elle.Elle se place là où on veut, bien servie par une agilité exceptionnelle et une direction d’une extrême précision.du moteur me suffit Question de priorités).Mécanique atypique Le cœur d’une sportive, c’est évidemment son moteur.Et la marque de commerce d’une Porsche, c’est son frcylindres de type boxer, avec les cylindres disposés à plat.Line configuration rare, que Ferrari a déjà utilisée, tant en Fl que dans ses voitures de tourisme; aujourd’hui, Porsche et Subaru sont les deux seuls constructeurs à fabriquer ce type d’engin.Cette motorisation atypique émet une sonorité qui l’est autant Au ralenti, son petit cliquetis, qui s’apparente à celui d’un moulin à coudre, le fait paraître bien inoffensif.Erreur! Il est vif comme un chat, prêt à bondir! Le son très creux et très rauque se transforme en rugissement quand on monte en régime -r- le genre d’exercice dont raffolent les deux moteurs offerts, particulièrement celui de la Boxster S.Ce 6-cylindres de 3,4 litres ne montre aucune faille: aussi souple que puissant il a du mor-dant en reprise, du couple à bas régime et, on le répète, il adore les montées en régime.Chez Porsche, ce qui est important est imperceptible à l’œil nu.Autrement dit on privilégie l’évolution de la technique à celle de l’esthétique.Cela se traduit, c’est incontournable, par une augmentation de la puissance.Ainsi, le (kylindres de 2,7 litres de la Boxster génère maintenant 245 chevaux, et celui de la Boxster S, 50 chevaux de plus.La S a aussi droit à une boîte manuelle à 6 rapports, confi e 5 pour la version de base.Mais, à l’usage, elles sont aussi agréables, si vous me permettez l’euphémisme.Sérieusement c’est la quintessence de la mécanique: ultraprécises et parfaitement étagées, ces deux boîtes sont un régal à manier.Qu’on se le dise: aucune boîte robotisée ne procure un tel plaisir et une telle symbiose avec le moteur.Aucune.Et encore moins la boîte automatique, qui dénature la Boxster.Symbiose Symbiose, disions-nous.C’est bien de ça qu’il s’agit: on ne conduit pas une Boxster, on fait corps avec elle.Elle se place là où on veut, bien servie par une agilité exceptionnelle et une direction d’une extrême précision —j’allais dire chirurgicale, mais mon détecteur de cliché m’en a empêché.Comme ses rivales (BMW Z4, Honda S2000, Mercedes SLK, Nissan 350Z), la Boxster est une propulsion, mais elle se distingue par la position centrale de son moteur.Cela permet une meilleure répartition des masses, optimisant ainsi le comportement routier de cette petite sportive, qui tient la route comme aucun autre roadster.Avec un roadster traditionnel — moteur avant, roues motrices arrière — on a l’impression, dans un virage, que l’avant pointe et entraîne le reste de la voiture; au volant de la Boxster, on sent plutôt qu’elle se déplace tout d’un bloc, d’autant plus que son châssis est ulfrarigide et que le roulis en virage est pratiquement inexistant Et l’excellent travail des trains roulants fait en sorte qu’on peut accumuler les kilomètres sans se retrouver chez le chiro.Le freinage mérite également une note parfaite: la Boxster freine comme une allemande.Mieux, elle freine comme une Porsche.Les qualités dynamiques de la Boxster reposent sur un principe cher à Colin Chapman, le génial créateur des Lotus, qui avait coutume de dire que «le poids est l’ennemi numéro 1 d’une sportive».Mais chez Porsche, on appliquait déjà ce principe, et ce, avant même que Chapman ne construise sa première Lotus.La légendaire 550 Speedster, évoquée plus tôt, en était le parfait exemple: moins puissante que ses rivales en piste, elle parvenait à les battre en raison de ses dimensions réduites et d’un poids inférieur, qui lui conféraient une maniabilité supérieure.La Boxster reprend les mêmes ingrédients, en plus d’être une des plus puissantes de sa catégorie.Conclusion Sportive d’exception et classique en devenir, la Boxster suit les traces de la 550 Speedster et des autres modèles qui ont forgé la légende de cette marque, dont le prestige et le palmarès sont incomparables.Porsche est aujourd’hui, toutes proportions gardées, le constructeur le plus rentable de l’industrie automobile et il le doit à une gamme de modèles plus réussis que jamais: des voitures de sport qui procurent des sensations incomparables tout en étant fiables et qui peuvent être utilisées sur une base quotidienne.La Boxster illustre parfaitement l’excellente santé d’un constructeur pas comme les autres, qui a su rester fidèle à ses radnes.Collaborateur du Devoir FICHE TECHNIQUE Porsche Boxster S ¦ Moteur (kyl.à plat 3,4 L ¦ Puissance: 295 ch ¦ Oà 100 km/h: 5,1 s ¦ Vitesse maximale: 270 km/h ¦ Consommation: 12 L/100 km ¦ Echelle de prix: 63 600 $ (Boxster) à 77 300 $ (Boxster S) SOURCE PORSCHE La Boxster illustre parfaitement l’excellente santé d’un constructeur pas comme les autres, qui a su rester fidèle à ses racines.SOURCE PORSCHE Le plastique n’a pas sa place dans une voiture de ce prix, encore moins dans une Porsche.Autre irritant, l’emplacement des leviers du régulateur de vitesses, qui peuvent être confondus avec le levier des clignotants.Plus le taux est petit, plus l'intérêt est grand.Passat 2007 avec 120 caractéristiques de série à 1,9%* Les Passat berline et familiale 2007.Suréquipées à un taux des plus alléchants.Profitez d'une liste impressionnante de caractéristiques offertes de série : moteur turbo de 200 ch, allumage par bouton, frein à main électronique^ vitres teintées, sièges avant chauffants, rétroviseurs extérieurs chauffants, programme de stabilisation électronique, dispositif antipatinage., et la liste est encore longue.Mais dans la vie, mieux vaut en avoir plus que pas assez.À partir de 29 970 S’ pour ia Passat berline et de 31 425 Sf pour la Passat 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jmqu'à 46 $, ou R«gi*e de» droit» penooneb et réel» mobilier*) et (nia de préporaHon de 575 $ an ma hui» de IruMport indu», b dre.* Salon la première éventualité Le» réglage» et future normale de» pièces ne tant plut couvert» par b garantie apré» 12 moi» ou 20 000 km, talon b première éventualité Tou» le» détail» chez votre concaatianrawe dMttondeGécftVW 30926 B8 $ Aucun arumpla requit cufcjéon.cmu a à prt* mcè> f LE DEVOIR.LE LUNDI 30 JUILLET 2007 B 6 ET RELIGIONS / Ecole catholique : l’Ontario va-t-il connaître sa crise identitaire ?Jean-Claude Leclerc Il serait exagéré de prédire une guerre de religion en Ontario, mais la question confessionnelle y prend une tournure polémique, le Parti conservateur ayant laissé entrevoir, pour les minorités religieuses, un statut égal à celui des catholiques, seufe communauté à bénéficier d’écoles publiques.A l’approche des élections, en octobre, le gouvernement de Dalton McGuinty, qui s’oppose à ce changement, en fait un enjeu d’intégration.A l’instar du Québec, l'Ontario va-t-il connaître sa crise identitaire?John Tory, le chef de l’opposition, a promis aux minorités religieuses d’examiner l’idée de financer leurs écoles à même les deniers publics.D va confier à un ancien premier ministre, Bill Davis, l’étude de la question.M.Davis jouit d’un grand prestige.Les catholiques lui doivent l’extension à leurs écoles secondaires d’un financement jusque-là accordé à leurs seules écoles primaires.D’autres minorités avaient, à l’époque, réclamé un tel privilège, mais les tribunaux ne l’ont pas reconnu.Le problème se posait dans les termes suivants.Puisque, en vertu de la Charte des droits et libertés, les gouvernements du pays doivent traiter les citoyens sur un pied d’égalité, pourquoi Queen’s Park refuse-t-il aux juifs, aux musulmans et à d’autres ces écoles publiques qu’il accorde aux catholiques?La réponse se trouvait dans la Constitution de 1867.La garantie qui y est donnée aux catholiques d’avoir des écoles payées à même les fonds publics n’a pas été abolie par la charte de 1982.Les «sujets catholiques romains» de Sa Majesté pnt ce privilège depuis plus d’un siècle en Ontario.A la naissance de la Confédération, les politiciens canadiens et les autorités impériales jugèrent approprié de protéger les écoles confessionnelles.La loi constitutive étendit alors cette protection aux catholiques romains et aux protestants de la province de Québec.Au Québec, catholiques et protestants ont renoncé, depuis peu, à cette garantie et la Constitution a été changée en conséquence.Mais, en Ontario, les catholiques l’ont conservée.Le gouvernement, sous Bill Davis justement, en a même étendu l’application aux écoles secondaires.C’était il y a 23 ans.Aujourd’hui, John Tory n’est pas le seul à trouver que le privilège catholique est anachronique et inéquitable pour les autres confessions.Mais, plutôt que de le supprimer, une voie politiquement périlleuse, il envisage de l’étendre, sans apporter plus de changement à la Constitution, aux confessions qui voudraient elles aussi, avoir leurs propres écoles en bénéficiant comme les catholiques, d’un financement public.Près de quatre millions de catholiques vivent en Ontario.Voilà une grosse minorité à laquelle aucun parti aspirant au pouvoir n’oserait enlever ses écoles.Certes, les autres minorités peuvent avoir leurs propres établissements.Mais à leurs frais.Aussi ces écoles privées ne comptent-elles que 53 000 élèves environ, soit à peine 2 % de la population écolière de la province.Mais, à Toronto, où la moitié des citadins appartiennent à des minorités, l’école confessionnelle publique, si elle était acceptée pour eux, pourrait rivaliser sérieusement avec le système public général.Le premier ministre McGuinty veut s’en tenir au statu quo.Pour lui, la proposition du chef conservateur remet en question non seulement l’école publique, mais l’apprentissage social qu’elle offre aux enfants dans un milieu pluraliste.Les partisans de l’école publique y voient, eux, une menace pour les effectifs et le financement du système en place.Certains d’entre eux réclament plutôt l’abolition du financement public des écoles catholiques.L’Ontario aura du mal à trouver, ailleurs au pays, un modèle qui lui permette de résoudre enfin un tel problème.Le Québec a aboli le double système qui privilégiait catholiques et protestants.Mais il subventionne substantiellement des écoles privées confessionnelles.A Terre-Neuve-et-Labrador, le gouvernement a aussi supprimé les multiples réseaux protestants.Toutefois, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, les écoles confessionnelles reçoivent un important financement public.Aucun système ne fait l’unanimité.Ainsi, en Ontario, l’école catholique serait dit-on, aussi médiocre que le système public auquel elle est intégrée.Le système public lui-même, censé favoriser l’intégration harmonieuse des diversités, connaît un grave échec chez les jeunes de certains quartiers urbains.Par contre, des immigrants aux moyens modestes sont heureux d’avoir accès à l’école publique.D’autres, privilégiant leur héritage, préfèrent l’école privée, plus respectueuse de leurs valeurs.Le Parti conservateur n’a rien promis, sauf une étude.Mais déjà plusieurs voient là un virage dangereux.Ainsi, le Globe and Mail estime que, au lieu d’af-faiblir l’école publique ouverte à tous, il faudrait en faire l’instrument primordial d’une société «inclusive».D’autres ne se gênent pas pour voir dans l’école confessionnelle, publique ou privée, un lieu d’isolement sinon d’intolérance.Bref l’Ontario serait mal avisé de favoriser la balkanisation des écoles et la ségrégation des appartenances.Les répliques, bien sûr, n’ont pas tardé.Nombre de catholique j et de protestants, mais aussi de juifs, de musulmans et d’autres, ont été éduqués, rappelle-t-on, dans des écoles confessionnelles.Cela n’en a pas fait pour autant des gens mal préparés à vivre dans une société diversifiée.Plusieurs, au contraire, sont des exemples d’engagement au service de l’ensemble de la population.Mais déjà le spectre d’écoles dominées par des sectes fanatiques surgit à Ihorizoa S’il fallait refaire aujourd'hui la Constitution du Canada, il serait difficile d’y accorder aux seuls catho- liques ou protestants des privilèges semblables.Toutes les religions sont présentes au pays.Mais il n’est pas certain que la majorité des gens voudraient que les fonds publics aillent aux écoles confessionnelles.Un système ouvert à tous coexistant avec quelques exceptions ne soulèverait sans doute pas plus de tollé que ce n’est le cas ces annéesci.Mais accepterait-on un système d’éducation largement dépendant des diverses religions?Par ailleurs, est-ü vrai que l’école publique apprend à ses élèves l’ouverture et la tolérance mieux que ne le fait l’école confessionnelle?Larmée aussi est un milieu d’intégration des différences.là où le service militaire est obligatoire, at-on éliminé les tensions intercommunautaires?Comment l’école pourrait-elle s’acquitter de son mandat de socialisation si, ailleurs dans la société, les milieux du travail, des médias et de la culture pratiquent encore diverses formes de ségrégation?Pour l’heure, les catholiques de l’Ontario risquent de faire les frais du débat Ils passent déjà pour des privilégiés qui touchent des fonds publics aux dépens d’autres contribuables qui n’ont pas droit à l’école de leur choix Le financement des catholiques priverait le secteur public de fonds dont il a, dit-on, grandement besoin.Par contre, s’ils se solidarisent avec les autres communautés, on accusera les catholiques d’affaiblir davantage l’école publique.Dans un cas comme dans l’autre, les catholiques et leurs écoles laisseraient l’impression qu’ils donnent à leurs enfants une éducation qui en fait, au mieux, des citoyens mal préparés pour la vie en société multiculturelle ou, au {rire, des gens étroits d’esprit, sinon portés à ces divisions et tensions qu’on prête aux religions.On ne saurait souhaiter pareil statut à aucune des confessions présentes en Ontario.Tel est le risque que leur fait courir le Parti conservateur.Son ancien leader, Bill Davis, aura fort à faire pour trouver l’accommodement qui leur rendra justice.redaction@ledevoir.com Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l’Université de Montréal LIRE RELIGIEUX Le Jésus de Ratzinger LOUIS CORNELLIER Depuis les années 1950, écrit Joseph Ratzinger dans son/éstts de Nazareth, «le fossé s’est élargi entre le “Jésus historique” et le 'Christ de la fin”, et les deux figures se sont éloignées l’une de l'autre à vue d’œil».Pour les tenants de Ja recherche historicocritique, en effet, le Jésus des Evangiles est un Jésus post-pascal, façonné après coup par des auteurs croyants.Aussi, pour retrouver le vrai Jésus de l’histoire, il faut décaper cette tradition, remettre le personnage dans son contexte historique et mettre entre parenthèses, d’une certaine façon, ce qui ne veut pas dire la nier, sa divinité.Sur ces bases, certains exégètes en sont venus à tracer la figure d’un révolutionnaire antiromain, alors que d’autres ont privilégié celle d’un doux moraliste.Ratzinger, c’est tout le sens de son substantiel ouvrage, conteste cette approche.La méthode historicocri- tjque, reconnaît-ü, est essentielle à une saine lecture des Evangiles puisque ceux-ci rapportent un événement véritablement historique.Toutefois, elle est insuffisante «pour ceux qui voient dans les écrits bibliques la Sainte Ecriture et qui la croient inspirée par Dieu», jésas, insiste Ratzinger, ne se comprend pas sans «la référence à Dieu», et c’est précisément ce que racontent les Evangiles qui, en ce sens, doivent être considérés comme l’image la plus juste du Jésus réel.En cette matière, donc, la science sans la croyance ne rime à rien et peut même être «dramatique pour la foi».Signé Joseph Ratzinger-Benoît XVI, ce Jésus de Nazareth n’est pas présenté par son auteur comme «un acte du magistère», mais comme l’expression de la «quête personnelle» du théologien, qui ajoute que chacun est libre de le contredire.Les nombreux lecteurs qui se sont procuré l’ouvrage — il figure sur la Este des meilleurs vendeurs depuis sa sortie — risquent d’être confondus.Livre savant qui exige une bonne connaissance des Evangiles et des débats exégétiques pour être pleinement apprécié, cet essai n’est pas ce qu’on pourrait qualifier de lecture pour le grand public Ratzinger y parle de Jésus comme d’un nouveau Moïse dont l’enseignement «provient du contact direct avec le Père».Le caractère historique, réel, du personnage ne fait bien sûr pas de doute pour lui, mais sa puissante originalité tient à un «mode de présence à toutes les époques [qui] excède considérablement l’atemporalité du mythe».A la faveur de commentaires érudits mais conformistes (ainsi, l’amour serait la vraie «morale» du christianisme et Jésus serait mort «pour les péchés de l’humanité») sur le Sermon sur la montagne, le Notre Père, le rôle des disciples, les paraboles et l'Evangile de Jean (quïl attribue, contre l’exégèse contemporaine, à l’apôtre lui-même), Ratzinger polémique à mots couverts contre la théologie de la libération et contre un certain féminisme chrétien.Il rejette, par exemple, le concept de Dieu-mère et affirme que la mission des femmes disciples est de nature différente de celle des hommes.Ce que Jésus, écrit-il, a vraiment apporté, c’est Dieu.En succombant trop souvent à la tentation de le mettre à l’écart, notre époque s’expose aux pires dérives.On veut bien.Une question, cependant se pose: qu’est-ce, au juste, que mettre Dieu à l’écart?Là-des-sus, les réponses de Ratzinger ne sont pas souvent celles des chrétiens progressistes.JÉSUS DE NAZARETH Joseph Ratzinger-Benoît XVI Flammarion Paris, 2007,432 pages louisco@sympatico.ca Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 1 • N •D ‘E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 *199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400'499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.IL DKVOri! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES DU UINDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17 H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petltesannoncesOledevolr.com Conditions de paiement : cartes de crédit On Les petits frères des Pauvres La famille des personnes âgées seules &bur donner 1.866.627.8653 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesa1monce9@ledevoir.com 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE ST-LAMBERT, cott.brique, 3 c.c.2 sdb.salon loit Cathédrale 18 pi.Foyer, vue sur mtl.450 672-0840 VIEUX LONGUEUIL, 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droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est olfert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer el à respecter le bail doit être tiaitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse.l’orientation sexuelle, l étal civil, l’âge du locataire ou de el à ses snlants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origme ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap.JEAN-BRILLANT/LEMIEUX Bel app.6 « style Tudor, t 000 $/m non chauffé.514 271-9232 514731-5026 LASALLE rueAteptnS" H-duplex, entrée privée, impeccable.$600 N-chauffé.Peint.Rèl.Dispo.fer août.514-402-0456 160 APPARTEMENTS El LOGEMENTS À LOUER LASALLE-HAUT DUPLEX 61/2,11/2 s.de b., repeint.PI.bois franc.Pas d’animaux Près fleuve et piste cyclable.Proprio occupant Début août.875$ 514 366-0865 MIEUX QU'EN BANLIEUE Ahuntslc, près boul.Gouin, 10 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BUREAU! BUREAU! ADJOINTE SERVICE À LA CLIENTÈLE MANDAT TEMPORAIRE DE 3 MOIS I-lSiiS; Le Devoir est à la recherche d'un(e) adjoint(e) pour son service aux abonnés.Il s'agit d'un poste temporaire pour une période de 3 mois.L'adjoint(e) aura comme mandat d'assister la responsable du service à la clientèle dans ses fonctions (suivi de plaintes, rapport de distribution, communication avec l'imprimeur et autres tâches connexes).Une expérience au service à la clientèle sera considérée comme un atout important.Le candidat doit avoir une bonne connaissance des logiciels Word et Excel.Toute personne intéressée à présenter sa candidature doit le faire par écrit en soumettant son curriculum vitae avant midi le 3 août 2007 è l'attention de Claudette Béliveau, par courriel à l’adresse : clbelivaauOledevoir.com ou par télécopieur au 514 985-3330.Prière de ne pas téléphoner, nous communkiuerons seulement avec les candidats retenus.AVIS DE DÉCÈS Beaulieu, Paul-André 1913-2007 À Montréal, le 26 juillet 2007, à l'âge de 94 ans, est décédé M.Paul-André Beaulieu, né à Montréal en 1913.Diplomate de carrière, ambassadeur (Liban, Brésil, ONU, France, Portugal) et écrivain.Il a fondé La Relève en 1934 avec Robert Charboneau.Il a collaboré à plusieurs périodiques ainsi qu'aux Écrits du Canada français dont il a assumé la direction et la publication de 1982 à 1993.Élu membre de la Société Royale du Canada (1957), l'Académie des lettres du Québec lui décerna sa médaille (1989).Veuf de Simone Aubry, il laisse dans le deuil sa fille Marie-Simone, son fils Louis (Lise Gauthier et leur fille Christine (Luc Prévost)), ses neveux et nièces, ses amis, il sera exposé au salon : Alfred Dnltaire MEM0RIA 1111, ave Laurier O., Qutremom www.memoria.ca 514 277.7778 (service de voiturier disponible) Dimanche, lundi et mardi de 19 heures à 22 heures, mercredi de 9 heures à 11 heures.Les funérailles seront célébrées le mercredi 1« août, à 11 heures, en l'église St-Viateur d'Outremont.Soulière (née Roux), Annette 1917-2007 Le 29 juillet 2007, à l'âge de 89 ans, est décédée Mme Annette Roux, veuve de Jacques Soulière.Elle laisse dans le deuil sa fille Marie-Andrée (Germain), sa petite-fille Emilie (Pierre), ses arrière-petits-enfants Annabelle et Adrien, sa sœur Jeanne McComber, son frère Jean-Louis (Monique), sa belle-sœur Pauline, plusieurs neveux et nièces ainsi que parents et amis.La famille vous accueillera le mardi 31 août 2007 de 19 à 22 heures au Complexe : Alfred Dalluire MEMÔRÏA 2159, boul, Saint-Martin Est, Laval www.memoria.ca 514 277.7778 Une réunion de prières aura lieu en la chapelle du Mausolée St-Martin, situé au même endroit, le mercredi 1« août 2007 à 10 heures.La famille tient à remercier le personnel du CHSLD St-Laurent, 1« étage, pour ses bons soins et son dévouement.Un don à la Société Alzheimer Laval serait apprécié.X 1 r ^ LE DEVOIR, LE LUNDI 30 JUILLET 2007 CULTURE Michel Serrault 1928-2007 FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Mort d’un comique parfois sombre Paris—Acteur aux trois Césars, Michel Serrault, est décédé hier soir à l’âge de 79 ans des suites d’une longue maladie, à sa résidence de Honfleur, en Normandie, a-t-on appris de source proche de la famille.11 était un des acteurs français les phis populaires, célèbre pour ses talents comiques mais à l’aise aussi dans le registre dramatique.Michel Serrault avait été hospitalisé ces dermères semaines à l’Hôpital américain de NeuiDy, d’où il était sorti fin juin pour se rendre dans sa résidence secondaire de Honfleur, a-t-on précisé de même source.En plus d’un demi-siècle d’une impressionnante carrière, cet homme au physique banal a joué dans quelque 135 longs métrages et dans de nombreux téléfilms, sous la direction de réalisateurs comme Clouzot, Chabrol, Mocky, Lautner, Audiard, Blier, Zidi ou Kassovitz.Né le 24 janvier 1928 à Brunoy (ex-Seine-et-Oise) dans une famille modeste et très chrétienne, il entre à 14 ans au petit séminaire de Conflans.D tente alors de faire cohabiter ses deux passions: «Faire rire et m'occuper de Dieu».Il choisit l’univers du spectacle mais n’abandonnera jamais la foi.ARCHIVES LE DEVOIR Michel Serrault En 1948, il débute dans la troupe de Robert Dhéry, les Branquignols, puis, en compagnie de son ami Jean Poiret (décédé en 1992), dans les cabarets parisiens de la rive gauche.D fait sa première apparition au cinéma en 1954 dans Âh! les belles bacchantes!, de Jean Loubignac.Pendant 20 ans, Michel Serrault accumule les rôles plus qu’il ne les choisit véritablement, qualifiant à’«exercices de style» ses prestations daps de nombreux «navets».A la fin des années 70, ses person- nages commencent à s’étoffer et on le voit dans des rôles dramatiques, comme Pile ou face, de Robert Enrico, en 1980, Garde à vue, de Claude Miller en 1981 (son deuxième César) ou «On ne meurt que deux fois» de Jacques Deray, en 1985.Mais Michel Serrault ne délaisse pas pour autant son extraordinaire talent comique et, en 1978, connaît un succès exceptionnel dans La Cage aux Jolies, d’Edouard Moünaro.Sa carrière prend alors un nouvel élan avec son interprétation de Zaza, homosexuel excentrique et truculent, qui lui offre son premier César.Il sera ensuite encensé pour sa prestation dans Le Docteur Petiot, de Christian de Chalonge, en 1989, et, en 1996, pour son rôle dans Ndly et M.Arnaud, de Claude Sautet, son troisième César.Au théâtre, ses rôles dans LAva-reen 1986etdans Abocèen 1992lui ont valu un triomphe.A la télé, il avait interprété un marquant Gaston Dominici pour TF1, en 2003.D avait signé trois livres de souvenirs: Le Cri de la carotte (1996), Michel Serrault, vous avez dit Serrault ?(2001) d Les Pieds dans le plat (2004).Agence France-Presse Inquiétante Messager L’artiste féministe Annette Messager investit Beaubourg CHRISTIAN RIOUX Paris—Al'entrée de l’exposition, les visiteurs déambulent sous des rails accrochés au plafond.Au-dessus de leurs têtes circulent des poupées de chiffons suspendus dans le vide.Ces pantins désarticulés semblent observer le visiteur et le scruter, comme une sorte de mauvaise conscience omniprésente tout au long du parcours.L’impression de malaise créée par cette étrange Ballade des pendus ne quittera pas une seconde celui qui s’aventure dans le petit musée intérieur que présente Annette Messager jusqu’au mois de septembre, au Centre George-Pompidou, à Paris.C’est l’une des artistes françaises les plus réputées dans le monde qu’accueille tout l’été le Centre Geor-ge-Pompidou.Consacrée par le Lion d’or de Venise en 2005, l’œuvre de Messager s’étale sur les 35 dernières années comme l’étonnant témoignage d’une artiste qui a pris le parti d’explorer l’univers féminin, exposant tous les replis du «deuxième sexe» ainsi que les clichés du «sexe faible».Des poupées désarticulées aux peluches éventrées, Annette Messager met en scène les objets de l’enfance qu’elle retravaille pour en exprimer toute la violence.Dans Mes Jalousies, elle blessera de sa plume les femmes qu’elle juge trop belles.Dans Les Portraits des amants, elle confronte une série de femmes jeunes et belles aux portraits de leurs amants, comme à un lien mystérieux semblait se révéler dans leur regard.L’artiste, qui est aussi collectionneuse, expose les objets qu’elle ramasse: photos, peluches, carnets, etc.Et elle dispose tout cela dans des pièces étranges d’où émane une sorfe de nostalgie angoissante.A Beaubourg, c’est surtout le corps qu’elle met en scène.Sa pièce centrale, La Ballade de Pinocchio, est exposée dans l’immense forum du musée.Elle représente des mains, des pieds, des seins et des jambes en chiffons qui sont prisonniers de grands filets qui montent lentement vers le plafond pour s’effondrer subitement à quelques centimètres du soi L’œuvre est caractéristique de la dernière période de l’artiste, celle des œuvres animées.Dans les années 70, Messager proposait des œuvres phis intimistes comme Les Enfants aux yeux rayés, une collection de photographies de bébés aux yeux sauvagement rayés.Progressivement, elle investira les murs (dans les années 80), puis l’espace (dans les années 90), jusqu’à donner vie à ces inquiétants pantins à partir des années 2000.«Je me suis toujours intéressée aux arts dévalués, a déclaré l’artiste.En tant que femme, fêtais déjà une artiste dévaluée.Faisant partie d’une minorité, je suis attirée par les valeurs et les objets dits mineurs.De là sans doute vient mon goût pour l’art populaire, les proverbes, l'art brut, les sentences, les contes dejëes, l’art du quotidien, les broderies, le cinéma.» Dans La Chambre secrète de la collectionneuse, l’artiste laisse le visiteur explorer, à travers des hicames, ses objets personnels ramassés au fil des ans.Les viateurs se transforment en voyeurs, se laissant lentement porter par le monde chimérique de Messager.Mais le rêve ne dure jamais longtemps.Des poupées de tissus entassées dans un corn avec leurs costumes encadrés au mur vous ramènent rapdement à l’univers violent et déchiré de l’artiste.Les visiteurs de Beaubourg auront la chance de voir l’étonnant Casino 2005.Cette installation, faite pour le pavillon français de Venise en 2005, est souvent considérée comme le chef-d’œuvre de Messager.Il s’agit d’une gigantesque toile rouge sang étendue sur le sol qui s’anime périodiquement grâce à une soufflerie, créant ainsi des vagues inquiétantes et mystérieuses.Des formes noires en caoutchouc, évoquant des masques ou des insectes, sont suspendues au plafond pendant qu’une horloge au mur tourne à l’envers.Annette Messager a décrit cette installation comme «un accouchement», «une sorte de gouffre ou de bouche, où l’on ne pénètre pas».Des formes apparaissent sous le voile: des fesses, des seins, des jouets cassés, des villes englouties.L’artiste prend un grand plaisir à utihser les tissus les pitus divers, transparents, extensibles, doux ou rugueux Ces tissus se déploient parfois comme des linceuls.Des les années 70, elle habillait de tricots ses petits pensionnaires.Plus récemment, elle autihsé le skap lisse et extenable, ainsi que le caoutchouc.Messager a déjà déclaré que «l’aiguille est à la femme ce que la plume est à l’écrivain».Elle suspend au mur des filets qui semblent tracer des mots.D serait réducteur de définir l’art de Messager comme un art féministe.La femme est cependant partout dans cette œuvre qui respire la fragilité.Elle est souvent campée dans son rapport avec les hommes.Messager a d’ailleurs déjà été qualifiée d’artiste pornographique.A une autre époque, elle s’était baladée dans les rues de Paris pour photographier des braguettes d’homme, une façon de traiter les hommes comme des objets.Elle a aussi collectionné les proverbes dénigrant les femmes pour les broder sur des tissus.«La différenciation sexuelle fait que grâce à ce qui nous sépare, lui de moi, je suis liée à lui», écrit-elle.Interrogée par la revue Beaux Arts sur le caractère violent de son œuvre, Annette Messager a déclaré: «La tendresse ne va pas sans la violence.Les humains sont capables du meilleur et du pire.» La douceur n’est jamais sans ambiguïtés chez Messager.Correspondant du Devoir à Paris Paavo Jàrvi et son orchestre : champions du monde.et même pas dopés ! INTÉGRALE BEETHOVEN Concerts I à ID.Symphonies n° 1 à 7.Deutsche KammerphiDiarmo-nie Bremen, dir.Paavo Jarvi.Amphithéâtre de Lanaudière, vendredi 27 et samedi 28 juillet CHRISTOPHE HUSS La Deutsche Kammerphilhar-monie (DKP) et Paavo Jàrvi sont venus offrir aux Québécois un cadeau musical dont la portée peut à peine se décrire.Ni Tokyo, ni Chicago, ni New York n’auront finalement le privilège d’entendre la totalité de leurs Symphonies de Beethoven.Ce parcours est présenté chronologiquement.Le périlleux programme de vendredi, regroupant les Symphonies n° }, 2 et 3, amène à percevoir autrement le choc de la Symphonie héroïque.Un choc par la puissance, dès les deux premiers coups assénés, mais aussi par la quête de nouveaux coloris orchestraux.Il devient ainsi palpable avec quelle viscéralité Beethoven a été le premier compositeur à se mettre lui-même en musique, ou comment il a fait de la timbale un instrument expressif et non seulement un «articulateur rythmique».La force du «projet Beethoven» de la DKP et de son chef se niche dans la révélation fondamentale que les détails ne sont pas des détails, mais les éléments constitutifs — tous importants — d’un édifice.Ces détails sont à chercher dans le moindre recoin: la percussion change de couleur en abandonnant les baguettes en bois après la 2 Symphonie, associé à des trompettes anciennes; le premier cor imite, en bouchant son pavillon, les sonorités des cors de l’époque (effets sidérants dans YHéroïque, le 1er mouvement de la Quatrième ou le 3e volet de la Cinquième)-, les cordes jouent en permanence sur le dosage du vibrato.Les exemples se multiplient à l’infini, car le détail n’est pas ici l’objet d’une obsession maniaque, mais bien d’une quête de sens.De la mise en évidence du détail naît en effet une vraie circulation musicale entre les pupitres.C’est pour les avoir vus jouer ce jeu-là avec Trouvez l'horaire des films à l'affiche En salle / à la télé / et les nouveautés DVD com BAPTISTE ORISON Paavo Jarvi et la DKP ont offert un cadeau musical aux Québécois en leur accordant le privilège d’entendre la totalité de leurs Symphonies de Beethoven.passion et maestria que l’on peut qualifier les musiciens de la DKP de «champions du monde»] Je ne connais aucun orchestre témoignant d’une telle complicité et d’un tel engagement Cette dimension a sauté aux yeux de tous, même profanes, et a valu aux interprètes un accueil digne de véritables rock stars.Car l’évidence saute aux oreilles.L’ovation après la Septième restera dans les mémoires des festivaliers.Les grands moments de cette intégrale (dont restent à commenter, demain dans Le Devoir, les deux dernières symphonies) se bousculent On citera la P, la 5', la 5’, la ?et les volets finaux de la 2 et de la 4' Symphonies, cette dernière au second mouvement, hélas, perturbé par la pluie.Les mouvements lents (2, &, ?!) ont bénéficié d’une légèreté de touche et de nuances quasiment inome.Des points «faibles»?La Pastorale, très belle pourtant, n’a pas encore trouvé sa place dans le concept de l’intégrale.Elle est encore trop pastorale, trop descriptive, avec des ralentis, quelques fortissimos corsetés, des aplanissements d’accentuation qu’on ne trouve pas ailleurs dans le cycle.Curieusement, les cors, extraordinaires jusqu’à la Cinquième, ont paru plus neutres et moins puissants samedi soir (6' et 7').Quoi qu’il en soit, Jàrvi et la DKP ont fait deux tiers du chemin à parcourir dans cette partition.Peut-être les échos de quelques grands anciens, tels Mitropoulos, Szell ou Paray, apporteront-ils quelques pistes intéressantes au féru d’enregistrements anciens qu’est Paavo Jàrvi! Collaborateur du Devoir A LA TELEVISION FT-rlToaBBBH L IIIT'I'HDH rCTTrTvHHHHI pmcTTBBn r I' rf i ——ni Le Téléjou rnal .dans le placard Fran- Coeur Que le meilleur gagne Bons baisers de France / René Simard I Le Téléjournal Des kiwis et des hommes / André Montmorency Le TVA 18 heures Sucré Salé Drôles de vidéos Les Gags Juste pour rire -Galas Deux filles en vacances / Gino Choulnard Le TVA 22 heures Sucré Salé Cinéma / LA VENGEANCE (6) avec Chuck Norris, Eddie Clbrian Macaroni tout garni Ramdam Visite libre Télôscience / 2050: et si c'était maintenant?Cinéma / LA PETITE AURORE.L'ENF TYRE (7) avec Yvonne Laflamme.Lu ANT MAR-cle Mitchell .ordinaire (22:51) Les Francs-tireurs / Jacques Brassard (23:21) Le Grand «J (17:00) ournal Qu 'est-ce qui mijote Monsieur Ripley CSI: NY Les Soprano Le Journal du soir 1 1 00/o .de camionneurs Pub Jrnl FR2 Dominique Poirier en direct Les diamants du sang | Le Tôlôjournal Planète.Le National Le Téléjoui rnal I Jrnl RDI Question.Jrnl FR2 Toute une histoire (Vie privée, vie publique / Famille .musée Relais.Journal | Le plus grand cabaret.1 Mon oeil! Biographies Superscience (Bestioles à l'attaque! | (Histoires de crimes Témoins de l'étrange Cinéma Déco sur.ménage .d'un ôté Manon.(Interventions miracles .noces .d'un été [Décore.I I Môtamor.I .cigogne Oui.je.maison! TopS.anglo Top5.InfoPlus M.Net | .clips (Top5.com j VJ TopRock.L'Under Attack Show Tatoués Hogan a.TopS.anglo Style de.franco TopS.anglo Musique | Concert./ P.Lapointe j Clan Carter L'Index.Les 101 diètes extrêmes InfoMax Musique Tops.Smallville .j'aime .le trouble Grenade.70 Les Frères Scott Frank.Radio Free Pressera.R-Force Simpson Delilah.6TEEN Di-Gata.[ Batman Futurama (Simpson (Henri pis.| Futurama Décalés.La Clique Star.Henri pis.Info Sports I Sports 30 NASCAR Coupe Nextel / Allstate 400 Sports 30 Info Sports Moto X Champ Car Je m’en souviens Chantiers / Zone de.| | Opération Survie |JAG Docu-flctlon / La véritabli 3 histoire de I Barbe-Nolre .la prairie .des pays d’en haut |Vente de.(Grandes Entrevues Juste pour rire | (Grand Spectacle: Cyberjack [Cinéma / ROMÉO ET JULIETTE (4) Pour la cause Porté disparu Antonia L.A.Enquêtes prioritaires (six pieds sous terre I Sue Thomas, l’oell du FBI Whistler La porte d’Atlantis .nerdz fait | Invasion Doctor Who La porte d'Atlantls Monstres mécaniques Alias lÉmerveil.| | Conférence Pouvoir religieux et société | Solo Conférences.CORIM .temps | | Étudiants.vers la développeme int durable BD Cités / Bordeaux Biosphère Hakuna Matata Partons, la mer est belle [Cap sur la Sicile Les Pieds.I Hplib BD Cités Coups de.| Canada.Panorama .Havane Chroniques de l'Ouest.Cinéma / MAZEL TOV OU LE MARIAGE (3) [Panorama .Havane Africa Trek CBC News at Six Coronation .Gags Doctor Who Hustle The National The Hour Arrested.CTV News Access H.Corner Gas Corner Gas Robson.Canadian Idol CSI: Miami CTV News | CTV News .(00:05) News House.ET Canada E.T.[.is Earl the Office | Age of Love Without a Trace ET Canada .Homes WWE Raw The Shak Swap TV Korea: .W far The Best of the Agenda Cinéma / MARKET FOR.Commanding Heights The Best of the Agenda Cinéma .Raymond ABC News .Raymond Will, Grace Wife Swap Six Degrees of Martina McBride Sex.City Nightline Klmmel News CBS News ET .Mother .Christine | | 2 1/2 Men 1 Rules of.| CSI: Miami News Late Show with.(23 36) 1 News NBC News Jeopardy Wheel.Age of Love / Deux émissions Dateline NBC The Tonight Show (23:35) 1 That '70s.| King.Hill Simpsons Seinfeld Hell's Kitchen / Deux émissions | .Chris I All of us Girlfriends The Game 1 [Sex.City I The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow History Detectives Simon Schama's Business.Charlie Rose BBC News | Business.| The Newshour / Portland.OR (3/3) i Power of Art / Rothko BBC News CTV News Comer Gas (Jeopardy | Corner Gas (Robson.| Canadian Idol CSI: Miami CTV News CTV News .(00:05) Cold Case Files CSI: Miami / Deux épisodes (The Sopranos .(23:26) CSI: Miami Street Legal Death and the Maiden Ghost Town Cinéma / ALEGRIA (S avec René Bazin et i Law & Ord 1er .a Trace How do.Machines Daily Planet Shark Week American Chopper Dirty Jobs / Salt Miner Daily Planet .Chopper Exhibit A , Things.CSI: New York Engineering an Empire | Inventors | Things.CSI: New York Disasters of the Century .Empire BBC News | CBC News | CBC News | On the Map The Hour CBC 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pêche SYLVAIN CORMIER Le théâtre Maisonneuve était bien vide samedi soir.Parterre occupé aux deux tiers, corbeille et balcon fermés.Avait-on mal évalué le potentiel de ce plateau chanson, pourtant d’exceptionnelle valeur?Presque tout l’effort de remplir la salle incombait en effet aux seuls Saule et Jeanne Cherhal, la part annoncée de Pierre Lapointe étant réduite, dans le libellé de la programmation, à une simple «participation».Saule a beau être le plus fortiche Belge du moment et.Cherhal porter bien haut le flambeau de la nouvelle chanson française depuis cinq 1)00068 années en France (elle a été la découverte 2001 de la revue Chorus - les cahiers de la chanson, entre autres distinctions), leurs auditoires locaux, fussent-ils conjugués, demeurent relativement modestes.Mais avoir su que Lapointe en ferait tant?Et qu’il se montrerait comme jamais auparavant?Et qu’il quitterait la scène en plein milieu de Pointant le nord, incapable d’aller plus loin?Ceux qui, parmi les dizaines de milliers d’inconditionnels de Lapointe, auront raté ces trois quarts d’heure de performance à fleur de peau s’en mortifieront à jamais, tels les convulsionnaires de l’église Saint-Médard au X1IP siècle.Wilfrid même ne contiendrait pas les repentants.Déjà, lorsque Jeanne Cherhal et lui ont rejoint Saule en fin de première partie pour La Chanson de Prévert, Lapointe n’affichait pas sa morgue habituelle: il suivait à grand-peine, visiblement peu concentré, pas tout à fait là.Il est revenu de l’entracte en état de fébrilité extrême, se lançant à l’eau comme dans le fleuve du haut du pont Jacques-Cartier: «Je vais faire quelque chose que je n’ai __ jamais fait de toute ma vie, un spectacle de plus de dix minutes seul au piano.» Deux par deux rassemblés, sans son habillement pop virevoltant, était révélée VALÉRIE ARCHENO Jeanne Cherhal porte bien haut le flambeau de la nouvelle chanson française.pour ce qu’elle est vraiment: une prière.Une magnifique prière.Les chansons suivantes étaient toutes pareillement magnifiques et terrifiantes de douleur nue: -Tel un seul homme, Au 27-100 rue des Portances, Maman dis-moi pourquoi, Plaisirs dénudés.Au pays des fleurs de la transe étaient plus intenses l’une que l’autre, comme autant de petites tragédies mises bout à bout.Entre les chansons, Lapointe accusait le coup.«C’est un bon exercice, je me suis dit ça», offrait-il pour justifier la suite ininterrompue de chansons qu’il avouait «déprimantes».«C’est beau quand c’est déprimant, c’est bien d’être triste, ça fait du bien.» Et puis vint le rappel: Lapointe ne se rendit jamais plus loin que «tout déboule», au deuxième couplet de Pointant le nord.Trois foi’s il s’arrêta, les mots et les notes frappant un mur invisible.Fatigue du décalage horaire après la tournée des festivals en Europe?Drame personnel?Trop grande intensité du moment?Crise d’angoisse?Allez savoir.Toujours-est il qu’à la troisième chute, pour parler biblique, La-pointe renonça.«C’est la première fois de ma vie, je vais arrêter là.» Il a salué et s’en est allé.Malaise.Il est tout de même revenu, pimpant et dansant, en compa- gnie de Saule à la toute fin du spectacle de Cherhal: réédition du rappel à gogo de leur spectacle à trois des FrancoFolies de La Rochelle, Ces bottes sont faites pour marcher, bébête mais chouette adaptation française du tube de Nancy Sinatra, était sans danger pour notre traumatisé et lui permettait de conclure sur le mode ludique.A trois, pas question d’abdiquer.On est quand même sorti inquiet de Maisonneuve.Comment cela se passera-t-il pour Lapointe dimanche, au grand spectacle de clôture des FrancoFolies, avec Yannick Nézet-Sé-guin et l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal?Chose certaine, il ne sera pas seul.Quelques mots à propos de Saule et Jeanne Cherhal, tout de même: leurs spectacles à eux étaient complets et d’indéniable qualité, également appréciés par un public qui s’y connaissait.La distance était grande entre l’univers à la fois tendre et farceur du Belge, champion de la simplicité volontaire, qui déclinait la plupart de ses chansons en reggae acoustique ou en p’tit ragtime pas énervant et le monde nettement plus complexe de la Française, forte en «sparages», moitié danseuse de ballet, moitié sauterelle, qui passait avec aisance d’une chanson jazzy légère et sophistiquée à un rock étonnamment pesant, avec des ballades au piano entre les deux.L’écart de ton était pareillement vertigineux: Saule célébrait les petits riens heureux et moins heureux de la vie {Tu dors, Le Temps passe, Le Baiser), alors que Cherhal visitait une usine d’épuration {La Station), dénonçait la prison textile des femmes voilées {Le Tissu) et honnissait son (improbable) passé d’obèse {Une tonne).J’avouerai préférer la candeur belge au cynisme français, mais je constatais néanmoins l’évidence: la nouvelle chanson française a le dos large.Et son public est capable d’en prendre.Collaborateur du Devoir Bilans de mi-parcours ÉTIENNE CÔTÉ-PALUCK 'T'* entends bien?Je suis litté-X râlement à la pêche à côté d’une rivière.» La vie d’un artiste de hip-hop qui a la cote ne semble pas trop stressante en ce mercredi après-midi.Le duo Accrophone, dont fait partie le pêcheur Claude Bégin, était l’un des jeunes groupes les plus en vue de ce genre après la sortie de leur premier album, Duo du balcon.Ils sont en tournée un peu partout au Québec depuis le lancement en mai de leur deuxième opas, fthème.Malgré quelques milliers d’exemplaires vendus de ces deux albums, les ventes de disques ne représentent qu’une petite partie des revenus d’un artiste indépendant Le duo est tout de même l’un des seuls groupes du genre à vivre de son art cet été au Québec.Heureusement, ils sont appréciés par plusieurs gens dans de nombreuses régions de la province.«Si c’est vrai qu’il y a 30 % de baisse des ventes par année, il va falloir que l’industrie change de stratégie, explique Bégin à partir de son télépho-ne cellulaire, sur la rive de la Jacques-Cartier.On l’a remarqué avec le deuxième album: on a fait deux à trois fins plus de promo et les attentes étaient plus grandes, mais on a autant d’albums vendus.Le téléchargement en est en partie la cause, mais il provoque aussi plein de bonnes choses: un plusgrand nombre de spectacles et des gens qui connaissent mieux la musique.Au bout du compte, la musique est faite pour être partagée, pas pour jàire de l’argent.» Bien qu’il avoue ne jamais avoir téléchargé de musique, le musicien garde maintenant, tout comme son comparse Emmanuel La-joie-Blouin, un regard plus mature sur cette industrie.Le disque J’thè-me s’ouvre avec la chanson-titre, suivie de Roi, une complainte qui s’amuse des relations troubles entre le milieu du hip-hop et les ra-dios commerciales.Plusieurs groupes de rap se plaignent en effet depuis longtemps d’être exclus de ce cercle.«Il va toujours y avoir des musiciens fâchés de ne pas jouer assez à la radio commerciale, mais ces radios sont faites pour un format commercial.Je ne comprends pas comment tu peux être frustré par cela quand tu ne fais pas dans ce format.Il n’y a toujours rien de changé depuis que les rappeurs ont commencé à dénoncer la situation, si ce n’est qu’il y a un peu plus de chansons qui sont diffusées qui contiennent toutes la fameuse guitare.L’ajout d’une guitare dans une pièce hip-hop est un nouveau style qui, lui, peut passer à la radio commerciale», raconte-t-il avec une pointe d’ironie Un des premiers groupes de hip-hop à intégrer cet instrument dans sa musique au Québec, Accrophone est resté étiqueté par ce geste d’éclat partout où il passe.Leur plus grand succès, Coin de paradis, a envahi les grands réseaux radiophoniques au Québec en 2005.Magnifique hymne pop aux arrangements vocaux enveloppants, le fait que la pièce contienne une guitare acoustique avait rapidement éclipsé le reste de l’instrumentation, dans la tête de plusieurs.Comme une grande part du hip-hop de haut niveau au Québec, Accrophone construit plutôt ses rythmes à partir de vieux échantillons de funk.La guitare acoustique n’est qu’une rencontre occasionnelle que le groupe s’offre, au même titre que plusieurs autres instruments.«Les Québécois aiment vraiment la guitare.En fait, les Québécois sont très rock.Donc, s’il n’y a pas de guitare, les radios ne passent pas les chansons hip-hop.S’il y en a, les plus puristes du milieu hip-hop de Montréal te chient dessus.» Le duo, basé dans le quartier Montcalm de Québec, s’arrête sur la scène extérieure Molson Dry des FrancoFolies de Montréal, le 31 juillet 2007 à 20 heures (gratuit).Le groupe rap, qui emprunte autant au jazz qu’au reggae, passe également à Saint-Jean-sur-le-Richelieu, le 15 août, et à Drummondville, deux jours plus tard.Collaborateur du Devoir nos choix Un homme, une guitare, une SYLVAIN CORMIER Daniel Boucher était souverain sur la grande scène de la Catherine, samedi en fin de soirée, aux Francos.Sortant de la PdA après le programme triple Saule-Jeanne Cherhal-Pierre La-pointe, j’ai émergé en pleine liesse, et le gaillard là-bas tout là-bas, lilliputien dans le grand carré de la structure de métal et de toile, semblait immense sur les écrans et dans les haut-parleurs.La rue lui appartenait de Jeanne-Mance à Saint-Urbain, et Boucher goûtait chaque seconde de ce qui était pour lui rien de moins qu’un retour en grâce, s’ajoutant au succès de la fête multiculturelle qu’il avait menée deux soirs plus tôt au même endroit Je n’aurai saisi au vol que deux chansons, Rasseye et La Désise, le temps de baigner dans la ferveur ambiante, qui confinait à une transe collective de la sorte que suscitent Içs preachers dans les stades aux Etats.Il fallait vivre cette minute interminable et jouissive où, arrivé au sing-along «Ma gang de malades / Vous êtes donc où?», Boucher en retardait exprès le déclenchement tel un coït interrompu juste avant l’extase, grattant les accords de slow rock tellement doucement que les gens en devenaient fous de joie anticipée.C’est la foule, de fait, n’y tenant plus, qui a commencé à chanter, la clameur grossissant à chaque passage.Boucher, lui, l’a accompagnée en chuchotant puis en chantant puis en hurlant.Un grand moment.Plus tôt en soirée, Agnès Bihl l’avait plus difficile sur la même scène: ses chansons «avant-rin-gardistes», comme elle dit, doivent autant à Fréhel qu’à Ferré, très traditionnellement rive gauche dans la forme, soutenant des textes forts et touffus qui exigent une qualité maximale d’attention.Un Lion D’or, un Monument-National eurent été plus appropriés, à heure plus avancée, qu’un plein air à 18 heures.L’héritière spirituelle d’Anne Sylvestre aura tiré le meilleur de la situation, parvenant à se faire écouter presque attentivement par des badauds de moins en moins mobiles à mesure que ses mots, un à un, et il y en avait beaucoup, faisaient mouche.Impossible de faire la sourde oreille à Merci maman merci papa: «Et on génocide au soleil / Im faute à qui, on savait pas / Vu qu’si les foule murs n’ont pas d’oreilles /L’Occident n’a qu’une caméra».A l’opposé, les dix musiciens du Plywood Placard Bluegrass (à savoir, Plywood 3/4 plus Dany Placard et divers comparses) n’avaient pas un centimètre de trop sur la petite scène de l’Aire Desjardins (Sainte-Catherine, angle Clark): violon, cuivres, guitares, batterie et lap steel se piétinaient joyeusement, et la musique était tout aussi joyeusement brouillonne.On cherchait un peu le bluegrass dans l’embrouillamini, mais le substrat country-blues de l’ensemble, surtout dans Les Mains dans l’huile, respirait l’authenticité et puait bon le cambouis.Belle gang de malades, aurait chanté l’autre.Collaborateur du Devoir Sueurs et tremblements (de bonheur) PHILIPPE PAPINEAU Après trois joûrs de virée, il est temps de regarder un peu derrière et de vous livrer mes impressions de festivalier acharné.Equipé de mon parapluie de poche, de mon calepin rigide et de ma meilleure paire de tympans, j’ai vogué tant que faire se peut entre les concerts extérieurs et intérieurs, souvent déchiré par des choix difficiles.Jeudi, avant que les nuages n’accumulent trop de gouttelettes et avant que la foule n’«envahisse» l’esplanade de la Place des Arts pour le concert d’ouverture, j’ai eu le plaisir de revoir Hudon-Placard sur scène.Devant une foule formée essentiellement de jeunes adultes dans la vipgtaine et dans la trentaine, Carl-Eric Hudon et Dany Placard ont reçu beaucoup d’applaudissements pour leur «folk-rock-ambiant-poussiéreux».C’était un peu bringuebalant mais c’est ainsi qu’on les aime.Avec eux, on veut rouler sur un «ch’min de garnolte», pas sur une autoroute ontarienne.La soirée de vendredi fut un excellent test pour les déodorants des festivaliers.Il faisait si chaud, si humide, qu’on suait à grosses gouttes.Direction Club Soda, où Malajube lançait sa résidence de trois soirs avec son concert électrique.En première partie, Polipe, que j’avais bien aimé sur leur EP, a fait bonne figure mais aurait pu nous en donner un peu plus.Plus d’énergie, plus de guitare, plus de gouaille.Nerveux, le trio?Probablement, puisque la foule était sûrement la plus grosse de leur jeune histoire.Quant à Malajube, je vous en reparlerai plus en détail demain, mais disons que ce premier concert était on ne peut plus juste — ce qui n’est pas trop surprenant après deux ans de tournée — et que le second, acoustique, était tout simplement jouissif, magique.J’en avais le poil dressé sur les bras.De la sueur et des tremblements.Puis hop, je me sauve à l’anglaise, direction Metropolis, pour voir la fin du concert de Vincent Vallières.Si on fait abstraction des invités (Louis-Jean Cormier et André Papanicolaou), c’est essentiellement le même concert que cet hiver à La Tulipe, Olivier Langevin à la guitare écrasant tout le monde de son doigté magistral La salle est remplie, et plus que jamais j’ai l’impression d’être une patate dans un presto.Heureusement que la climatisation du Spectrum m’a rafraîchi un peu plus tard, alors que la performance d’Anis terminait ma soirée.La foule arrivée tardivement a réservé un bon accueil au chanteur français, plusieurs sachant les paroles des chansons et n’hésitant pas à les chanter avec lui.Très à l’aise sur scène, dansant des pieds genre «petits pains de Chaplin», Anis a frappé dans le mille à quelques reprises, avec Cergy, Avec le vent et Mon métro.En finale, DJ Zebra est venu faire un mash-up de la pièce Cergy (encore?), avec Anis au chant, avec un titre de The Cure.Joyeux mélange.Puis, samedi fut plus confortable, les nuages se vidant de leurs précipitations.Le p’tit Ben, de son nom Benoît Rocheleau, n’a pas écopé de la pluie, et la foule très familiale a bien apprécié ses pièces.Homme-orchestre, équipé d’une base de batterie, de deux claviers, d’un trombone, d’échantillonneurs et de pédales de loop, Rocheleau chante un peu comme Antoine Gratton et construit ses pièces un peu comme Camille ou Dumas en solo, par strates sonores qui s’ajou- tent au fur et à mesure.Ça promet On a retrouvé Rocheleau une heure plus tard, avec l’intrigant Plywood Placard Bluegrass.Ils étaient dix sur scène, y compris Dany Placard, leader de ce big band, le banjo et le violon donnant le ton.J’aurais choisi des pièces un peu plus rythmées, mais ils avaient un plaisir contagieux, se regardant, se criant des consignes pendant les morceaux.Terminons sur une note moins enjouée, en parlant de Plasticines, qui étaient samedi soir au Spectrum.Ce groupe rock, composé de quatre jeunes Françaises, m’a fortement déçu.Si elles ont eu le mérite de faire lever les gens pour remplir le parterre, le reste fut assez moyen.Elles devraient commencer par chanter un peu plus en français, ou du moins de faire un effort pour les FrancoFolies.Tant qu’à reprendre These Boots Were Made For Walking dans un anglais approximatif, aussi bien chanter Ces bottes sont faites pour marcher.Puis elles devraient peut-être varier le volume, les débuts et fins des chansons et, accessoirement, les accords.Ça aiderait Le Devoir Renan Luce Il aura suffi ce printemps d’un album (l’adorable Repenti) et d’une tournée promo, couronnée par un showcase au Verre Bouteille, pour consacrer Renan Luce chouchou montréalais.Mais attention: déjà irrésistible tout seul avec sa guitare et ses boucles d’or, il est carrément redoutable en groupe.A Spa, j’en témoigne, il a cartonné.Ce sçir à 19h, à l’Aire Desjardins, angle Sainte-Catherine et Clark, et demain à 23h, au Spectrum, en programme double avec Pépé.Sylvain Cormier Le Husky En attendant la parution du premier album du Husky, sur l’étiquette Grosse Boîte (Tricot Machine), les FrancoFolies nous offrent une option plus qu’intéressante: un concert! Pas carrément rock, pas entièrement pop, le mystérieux canin sait montrer les dents tout comme il sait nous faire planer.Depuis la parution de son démo, il y a déjà plusieurs mois, sa pièce Mourir comme un chien nous reviens souvent en tête, puis, par le fait même, dans la tête de nos amjs, puis dans celle des leurs.¦ A la Zone Molson Dry, à 20h Philippe Papineau Algérie montréalaise et Afrique plurielle YVES BERNARD Prometteuse, la culture algéro-montréalaise?Que oui! Et les deux concerts gratuits présentés ce week-end aux Francos le démontrent éloquemment.Lynda Thalie et Labess finiront par imposer charisme et intelligence à un public beaucoup plus large.La première, qui avait mis quelques années avant de trouver sa voie, est prête à accéder aux ligues majeures.De la puissance vocale, du mordant à revendre, la mélopée qui survole ou serpente autour de la parole francophone ou arabe: elle chante, ondule et danse avec tout son corps.Quant à Labess, groupe dirigé par Nedjim Bouiz-zoul, le concert confirme les at- tentes du premier disque: de folk et de transe, de flamenco et de Méditerranée; tout ça déjà très bien fagoté.Et l’Afrique noire?Deux prestations aux antipodes.Une première, offerte vendredi par Taafé Fan-ga: 100 % acoustique, flamboyante et acrobatique, à l’enseigne des traditions ouest-africaines.Noire, pensez-vous?Six authentiques quèbes dirigés par un fils de griot mandingue.De son côté, Davy Sicard, formidable découverte réunionnaise, engagé dans une progression rythmique du folk intime au maloya bien «cabossé» métis, a livré une performance à la fois émouvante et vibrante.Collaborateur du Devoir sire vendus sum Andrée JOLICŒUR Luce SABOURIN TROUSSE DE DÉPANNAGE EH LECTURE 7 BOITIERS Cahiers -10,45 $ chacun Bottiers 1,4,5,6,7 - 73,50 $ chacun Bottiers 2,3 (incluants affiches) - 99,75 $ ch.Pour rOpondre aux demandes des parents, des enseignants et des orthonâdagogues.GUEHIN.éditeur liée 514-842-3481 En vente dans toutes tes nitrairies Los prix sont indii|ués sous réserve de modifications ) I f
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