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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-06-26, Collections de BAnQ.

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CINÉMA L’ONF abolit ses postes de réalisateur permanent Page B 7 PROCHE-ORIENT Le Hamas n’est pas prêt pour la trêve Page A 5 ?w w w .1 e (1 e \’ o r .c o ni ?LE DEVOIR Le taux directeur américain à son plus bas en 45 ans ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Désireuse de donner un pey plus de fermeté à la reprise économique aux États-Unis et toujours craintive face au risque de déflation, la Réserve fédérale américaine (Fed) a abaissé hier son taux directeur à son plus faible niveau en 45 ans.Cette décision pourrait bien forcer la Banque du Canada à réviser sa propre politique monétaire et à faire de même.Jonglant avec l'idée d’une baisse possible de 25 ou de 50 points de base, la banque centrale américaine a finalement opté, au terme d’une réunion de deux jours, pour la plus faible diminution des deux envisagées, faisant ainsi passer le taux interbancaire au jour le jour de 1,25 % à 1 %.Elle s’est toutefois déclarée prête à réduire davantage les taux d’intérêt à sa prochaine réunion, prévue le 12 août, si l’économie américaine, entretemps, n’a pas donné des signes clairs d’une reprise vigoureuse.«Une politique monétaire légèrement plus expansive apportera un soutien supplémentaire à une économie qui devrait s’améliorer à l’avenir», a expliqué la Fed par communiqué dans son style alambiqué habituel.No-_ tant «l’amélioration des conditions financières, un raffermissement des dépenses et une stabilisation du marché de l’emploi et des biens», elle a toutefois reconnu que l’économie américaine n’a pas «encore montré de signes de croissance durable».L’institution présidée par Alan Greenspan constate également que quoique «mineur», le risque que cette économie tombe en déflation «dépasse» celui de connaître une inflation excessive et que ce danger demeurera une préoccupation «dans un avenir prévisible».Véritable cauchemar des économistes depuis la VOIR PAGE A 8: TAUX La Fed s’est déclarée prête à réduire davantage les taux d’intérêt à sa prochaine réunion, le 12 août 74,310 US Y «Chaque nouvelle baisse de la Réserve fédérale augmente l’écart entre les taux d’intérêt des deux pays, ce qui augmente la valeur du dollar canadien et nuit à nos exportations» Mercure à la hausse dans le thon en conserve FABIEN DEGUISE LE DEVOIR Quand il est question de mercure dans l’alimentation, le thon en conserve, contrairement au thon trais, n’est pas à craindre, répète depuis des années Santé Canada Pas si sûr, estime aujourd’hui le Mercury Policy Projet (MPP) aux États-Unis, qui vient de faire une drôle de surprise en ouvrant plusieurs boîtes de thon blanc (Albacore) vendues dans les grandes chaînes de distribution alimentaire: la teneur en mercure y est, dans 30 % des cas, supérieure aux limites d’exposition internationalement acceptées pour le poisson, soit 0,5 partie par million (ppm).Un constat qui a été fait également par plusieurs autres chercheurs indépendants, autant aux États-Unis qu’au Québec.L’étude du MPP, dont Le Devoir a obtenu copie, montre également que trois des 48 échantillons de thon blanc passés au crible en mars dernier par le Landmark Laboratory de Benton Harbor, au Michigan, VOIR PAGE A 8: THON «Pour s’intoxiquer, il faudrait en manger une boîte de 100 grammes chaque jour» INDEX -J ro Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B1 Éditorial-A6 Idées.A 7 Météo.B4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 Alerte au smog AGENCE FRANCE-PRESSE Le smog urbain résulte de la photolyse de certains gaz précurseurs comme les oxydes d’azote et les composés organiques volatils (COV) sous l’action du soleil et de la chaleur, deux facteurs particulièrement fréquents en été et, pire, en période de canicule.Un piège corrosif emprisonne Montréal 4000 personnes meurent des séquelles de la pollution atmosphérique chaque année au Québec LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La métropole est aux prises depuis lundi avec son premier épisode sérieux de smog cette année, un problème qui s’amplifie d’une année à l’autre sans que les autorités métropolitaines et provinciales n’y changent grand-chose sous prétexte que l’essentiel du problème nous vient de l’Ontario et du Midwest américain.L’alerte au smog a été officiellement lancée lundi par Environnement Canada sur le site Internet Info-smog et, précisait hier Jacques Rousseau, météorologue spécialisé en qualité de l’air, l’alerte demeurera en vigueur jusqu’à ce soir.Ce premier épisode sérieux, c’est-à-dire où la concentration d’ozone (O-J au sol dépasse 82 parties par milliard (ppb), aurait en réalité été le deuxième si le Québec utilisait la norme ontarienne de 80 ppb.En mai, en effet, les concentrations d’ozone ont dépassé les 80 ppb pendant une journée sans dépasser 82 ppb, ce qui fait qu’on ne l’a pas comptabilisée.Mais l’épisode en cours, d’une durée de quatre jours, est beaucoup plus important et coïncide avec une canicule, ce qui augmente le stress biologique pour les personnes à risque, soit les enfants souffrant d’asthme ou les personnes âgées atteintes de difficultés respiratoires.A Toronto, le smog occasionne des dépenses de un milliard par an au réseau de la santé.Des enquêtes épidémiologiques ont démontré que chaque année, plus de 1900 jeunes asthmatiques ou personnes âgées meurent prématurément des séquelles de la pollution atmosphérique, principalement du smog, dans la région de Montréal, 4000 à l’échelle du Québec et 16 000 dans l’ensemble du Canada L’alerte au smog en cours est aussi caractérisée par son étendue.En effet, une masse de haute pression qui se déplace très lentement couvre actuellement tout le sud VOIR PAGE A 8: SMOG JACQUES NADEAU LE DEVOIR 60 % du smog qui affecte la métropole nous provient de l’Ontario et du Midwest américain, à parts égales pour ces deux sources.à Màf:1 -r.- •* ü’**® Moins d’argent pour la santé Des revenus insuffisants pourraient empêcher Ottawa de verser deux milliards de plus aux provinces MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre fédéral des Finances, John Manley, a mis en doute hier la capacité d’Ottawa de verser les deux milliards de dollars supplémentaires que les provinces espéraient obtenir en janvier prochain pour le financement du système de santé.Malgré sa bonne santé financière, le gouvernement fédéral, a-t-il dit, n’est pas assuré de pouvoir dégager un surplus suffisant «1m promesse dans l’accord sur la santé [stipulait] que si, au mois de janvier, ü y avait un surplus prévu plus important que |la réserve pour éventualités], c'est-à-dire trois milliards de dollars, jusqu'à deux milliards pourraient être mis à la disposition des provinces, mais cela était toujours conditionnel.Ce n’était pas prévu dans le budget.Le budget prévoyait un excédent de trois milliards et, maintenant, c’est encore plus difficile de prévoir un excédent encore plus important.Les provinces en sont conscientes, j’en suis certain», a indiqué M.Manley hier après avoir fait le portrait de La situation économique et financière du Canada devant l’Economie Club de Toronto.La déclaration de M.Manley n’a toutefois pas réussi à émouvoir le gouvernement québécois, qui a même semblé prendre l’affaire avec un grain de sel.«La marge de manœuvre [du fédéral] devrait être suffisante pour honorer les engagements à la santé.[.] Je crois qu'à partir de ce matin, on est confirmés dans cette idée [sic] d’avoir le montant qui avait été réservé à la santé», a déclaré le ministre des Finances, Yves Séguin.VOIR PAGE A 8: SANTÉ Ottawa peut remplir ses engagements, croit Séguin ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre des Finances, Yves Séguin, est convaincu que le gouvernement fédéral dispose de toute la marge de manœuvre nécessaire pour remplir ses engagements en matière de financement de la santé, y compris les deux milliards de plus que doit verser Ottawa aux provinces si son surplus dépasse les trois milliards.Comme l’a fait le Bloc québécois hier à Ottawa, Yves Séguin met en doute l’évaluation avancée par le ministre fédéral des Finances, John Manley, qui a prévenu que le surplus fédéral ne pourrait guère excéder trois milliards en 200304, soit le niveau de la réserve pour éventualités constituée dans son dernier budget.En vertu de l’accord sur le financement de la santé intervenu en février dernier, il faut que le surplus fédéral s’élève à plus de trois milliards pour que les provinces puissent commencer à toucher la somme conditionnelle de deux milliards.«Le fédéral va déclarer au moins sept milliards de surplus, ce qui est plus que nécessaire pour confirmer le montant additionnel à la santé», a souligné Yves Séguin avant de se joindre à la réunion du conseil des ministres.«La marge de manœuvre [du gouvernement fédéral] devrait être suffisante pour honorer les engagements à la santé.» M.Séguin espère toutefois que le gouvernement fédéra] ne se lancera pas dans de nouvelles dépenses VOIR PAGE A 8: SÉGUIN ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sanslaçon: Pauvre M.Manky!, page A 6 «Sept milliards de surplus, c’est plus que nécessaire pour confirmer le montant additionnel à la santé» John Manley «P»? LE DEVOIR.LE JEUDI 26 JUIN 2003 LES ACTUALITES Les locataires ont lancé un appel à l’aide plus tôt que l’an dernier Une halte-garderie pour permettre aux parents de chercher un logis CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Avec un taux de 0,4 % de logements vacants, la ville de Longueuil, troisième en importance au Québec, n’échappe pas à la crise du logement.Les autorités municipales, qui dévoilaient hier les mesures d'urgence pour le 1" juillet, estiment cependant être prêtes à faire face à la musique.Un centre d’hébergement temporaire a été aménagé en collaboration avec la Crok-Rouge dans une ancienne école secondaire pour accueillir jusqu’à 120 sans-logis.Cinq organismes communautaires ont été mis à contribution pour fournir des repas et la Crok-Rouge a déjà installé des lits de camp.Une halte-garderie a même été prévue pour faciliter la recherche de logement des parents.L’an dernier, la Ville de Longueuil n’avait cependant pas eu besoin d’ouvrir le centre d’hébergement, ayant réussi à reloger tout les ménages avant le 1" juillet.«Le but ultime, c'est de ne pas avoir à l’ouvrir encore cette année, mais nous ne pouvons pas le garantir», explique le directeur général de l’Office municipal d’habitation de Longueuil (OMHL), Jean-Benoît Roberge.L’OMHL a traité 200 dossiers d’aide au logement jusqu’à maintenant et prévoit se rendre à 300 d’ici le 1" juillet, «si la tendance se maintient».Il s’agirait d’un nombre comparable à celui observé l’an dernier.Plus conscients de la crise du logement, les locataires mal pris ont cependant lancé leurs appels à l’aide plus tôt «L’an passé, les gens ont contacté l’Office municipal dans les deux dernières semaines de juin.Cette année, on dirait qu’ils nous ont appelés vers la mi-mai et la fin mai.On les a donc référés plus vite et plusieurs d’entre eux ont trouvé du logement», explique le directeur général de l’OMHL Se loger dans la deuxième couronne Les responsables de l’OMHL tentent alors d’orienter les locataires vers les municipalités de la deuxième couronne de la rive sud, où il y a davantage de logements vacants et où, surtout, ceux-ci sont moins dispendieux que dans la grande ville fusionnée de Longueuil.«Dans des municipalités comme Sorel et Saint-Jean-sur-Richelieu, il y a des logements vacants et à prix abordable, jusqu’à 200 $ de moins pour le même nombre de pièces», note M.Roberge.L’OMHL a même aidé une famille de sk personnes dont le père avait trouvé un emploi à Lac-Mégantic mais ne pouvait assumer les coûts du déménagement.En vertu du programme québécois d’aide d’urgence, les locataires en difficulté peuvent aussi recevoir une subvention au loyer pendant un an afin qu’ils ne consacrent pas plus de 25 % de leur revenu au logement.Longueuil s’est fait attribuer 110 des 1500 suppléments au revenu prévus par Québec.«Présentement, ce n’est pas assez.Si j’ai 300 demandes, dont une centaine réussit à se trouver un logement par ses propres moyens, il va manquer environ 80 subventions pour loger tout le monde.On aide donc en priorité les jumilles avec enjunts et ensuite on aidera les couples ou les personnes seules», explique M.Roberge.La conseillère municipale responsable du logement social, Manon D.Hénault, a bon espoir que la situation pourrait s'améliorer bientôt «Après une petite bataille avec la Société d’habitation du Québec, le taux de construction de logements sociaux à Longueil était le même à la fin 2002 que dans des villes comme Montréal et Québec.On devrait être en mesure de construire 500 unités de logement à prix abordable d’ici 18 mois», explique Mme Hénault.Projet de loi sur les défusions Les maires des grandes villes rencontrent Charest Ceux de Montréal et de Longueuil hésitent à se joindre au groupe JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les maires des grandes villes fusionnées rencontrent ce matin le premier ministre Jean Charest et le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, afin de discuter du projet de loi sur les défusions déposé la semaine dernière.Il n’est pas acquis que les maires de Longueuil et de Montréal se joindront au groupe, même si ceux-ci ont dénoncé haut et fort le projet de loi du gouvernement libéral.Dans une déclaration conjointe la semaine dernière, le caucus des maires des sk grandes villes du Québec, qui réunit les maires de Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Lévis, Saguenay et Gatineau, avait réclamé le retrait immédiat du projet de loi sur les défusions déposé par le gouvernement libéral.Le projet, disaient les élus, favorisait davantage l’échec que la réussite des nouvelles villes.Ces maires ont rendez-vous ce matin au cabinet du premier ministre à Montréal pour discuter de la question avec Jean Charest et le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier.Au cabinet du premier ministre, on indique que, dans les faits, huit maires sont attendus à cette rencontre privée, les maires de Montréal et de Longueuil s’étant joints au groupe, précise Christian Barrette, attaché de presse du premier ministre.La présence de Gérald Tremblay et de Jacques Olivier n’est pourtant pas coulée dans le béton, a précisé hier après-midi le maire de Longueuil.M.Olivier entendait prendre une décision à ce sujet au terme d’une rencontre à huis clos prévue hier soir et à laquelle participaient les huit maires concernés.Si les élus de Montréal et de Longueuil songent à faire bande à part, c’est qu’ils ne seraient pas chauds à l’idée d’exiger le retrait du projet de loi comme le réclament leurs six homologues.«Ce n'est pas mon choix.Je n’aime pas faire reculer un gouvernement, j’aime mieux lui faire entendre raison.Cela dit, je n’aime pas le projet de loi», a expliqué hier Jacques Olivier.De son côté, Richard Thériault directeur des communications au cabinet du maire de Montréal, était peu loquace.«Le maire a déjà fait part de sa position [à l’égard du projet de loi] et il n’a pas réclamé le retrait de cette loi-là», a-t-ü rappelé.La participation de M.Tremblay à la rencontre de ce matin avec le premier ministre figure «parmi les hypothèses», s’est-il contenté de dire.La semaine dernière, le maire Tremblay avait qualifié le projet de loi-cadre sur les défusions A'«irresponsable» car il permettait à une minorité de citoyens de décider de l’avenir de la métropole.Le maire avait également sommé le gouvernement libéral de cesser de prétendre qu’il était favorable à la réussite des nouvelles villes.LONGUEUIL Jacques Olivier veut nommer des maires d’arrondissement JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Pour faire échec aux défusionnistes, le maire de Longueuil entend proposer certains réaménagements au sein de l’administration de sa ville.L’une des suggestions de Jacques Olivier consiste à remplacer les présidents d’arrondissement par des maires d’arrondissement qu'il nommerait lui-même.«J’ai fait le tour des sept arrondissements et je me suis rendu compte que les gens notes percevaient comme étant très loin de leurs problèmes et que les élus de l’arrondissement avaient l’impression qu’on leur avait retiré tous les pouvoirs qu’ils avaient», explique M.Olivier.Les citoyens considèrent les présidents d’arrondissement comme des présidents d’assemblée, sans plus, estime le maire.Et ces présidents d’arrondissement n’ont qu’une autorité morale sur les directeurs d’arrondissement qui relèvent de la ville centrale.«Ce que nous allons suggérer, c’est que ces présidents d’arrondissement deviennent des maires d’arrondissement, exactement comme à Paris.Par pouvoir délégué du maire, ils pourront exercer une autorité sur les employés dans chacun des arrondissements.Cela permettra une décentralisation de pouvoirs et une exécution de décisions beaucoup plus rapide», croit M.Olivier.Le maire de Longueuil procéderait lui-même à la nomination de ces maires d’arrondissement.«U pourrait y avoir des problèmes si vous n’avez pas le “contrôle’’ de l’arrondissement sur le plan politique», note-t-il.M.Olivier est convaincu que cette mesure donnera plus de latitude aux arrondissements.Il trouve également naturel qu’il puisse lui-même choisir les élus qui dirigeront les arrondissements car «les pouvoirs du maire sont absolus en vertu de la loi 170», signale-t-il.Jacques Olivier estime aussi qu’il devrait pouvoir siéger aux conseils d’arrondissement, question de pouvoir communiquer directement avec ceux qui l’ont élu.«Je trouve aberrant que le maire de la ville ne puisse pas se rapprocher de ses citoyens», dit-il avant de préciser qu’il n’est pas question pour lui de participer aux décisions prises par les conseillers de l'arrondissement Dans fa pratique, le maire de la ville centrale pourra difficilement assister systématiquement à toutes les séances des conseils d'arrondissement puisque ceux-ci siègent tous le même jour, fait-il remarquer.Dans 1a proposition de réorganisation municipale .« J* sur laquelle son équipe travaille, le maire entend aussi suggérer au gouvernement de prolonger le délai prescrit pour harmoniser les taux de taxes.L’échéancier, actuellement fixé à dk ans, crée une grande insécurité chez les propriétaires fonciers à petits revenus, dit-il.«A Laval, cela a pris 22 uns pour que les taux de taxes soient uniformisés et personne n’est mort.» Les suggestions du maire sont loin d’impressionner Francine Gadbois, conseillère indépendante et présidente de l’arrondissement Boucherville.«Ce ARCHIVES LE DEVOIR n’est pas satis/uisant et ça ne donne aucun pouvoir supplémentaire aux arrondissements, estime l’ex-maires-se de Boucherville.Ces mesures ne servent qu’à centraliser davantage les pouvoirs et M.Olivier est un homme de pouvoir.» Le plan de réorganisation du maire n’aura rien pour inciter les défusionnistes à renoncer à leurs ambitions, d’autant plus que les citoyens désireux de retrouver leurs anciennes municipalités sont de plus en plus nombreux à se manifester, fait-elle remarquer.t ROLEX Lady Yacht-Master en acier et or jaune 18 carats.Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 Faculté de médecine de l’Université de Montréal La collation des grades aura lieu MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Après avoir convenu d’annuler la collation des grades des nouveaux médecins cette année, l’Université de Montréal est revenue sur sa décision et convie l’ensemble de ses diplômés à une petite cérémonie à l’automne.Les désagréments de 1a grève des employés de soutien de lUdeM, qui a perturbé le campus plusieurs semaines au printemps, n’auront donc pas eu raison de la collation des grades des nouveaux médecins, lesquels s’étaient vus privés de cérémonie universitaire pour des raisons d’ordre organisationnel, avaient plaidé alors les au- torités de fa faculté de médecine.Changement de cap: comme pour l’ensemble des facultés de l'institution, 1a collation traditionnellement célébrée en juin est reportée à l’automne; elle aura lieu le 27 novembre prochain.«Compte tenu de l’intérêt manifesté par certains d’entre vous pour assister à la collation des grades, nous vous informons que vous recevrez une invitation au début du mois de septembre pour la collation des grades du 27 novembre 2003», écrit le vice-doyen aux études médicales postdoctorales, Jean-Paul Perreault, dans une lettre envoyée aux principaux intéressés.En nos pages il y a deux semaines, le Dr Perreault avait justifié l’annulation de fa collation des grades par 1a dispersion très probable des nouveaux médecins aux quatre coins de 1a province pour pratiquer et poursuivre des études supérieures, une fois le permis d’exercice en poche.L’université a tout simplement décidé de combiner toutes les cérémonies de médecine, a expliqué hier la porte-parole de î'UdeM, Sophie Langlois.La collation des grades des «prédocs» — études menant à 1a résidence — et des «postdocs» — années de pratique sous supervision menant au permis d’exercice — aura donc lieu en même temps, à 1a fin de novembre.«La cérémonie des postdocs avait été annulée parce qu’on ne croyait pas pouvoir les joindre, plusieurs d’entre eux quittant la province après l’examen», explique Mme Langlois.Après que quelques personnes eurent manifesté leur désaccord avec cette décision, 1a faculté a décidé d’offrir à ceux qui le pourront de se joindre à fa cérémonie de novembre.Ces nouveaux médecins ont été par ailleurs assermentés hier par le Collège des médecins du Québec, lors d’une cérémonie qui se jumelle traditionnellement à 1a collation des grades, dans le hall d’honneur de l’Uni-yersité de Montréal.C’est plutôt à l’Auditorium Rousselot du CHUM, à l’hôpital Notre-Dame, que l’événement a eu lieu hier, dans une salle bondée et sous une chaleur accablante.GuindonviUe : le FRAPRU demande l’intervention du ministre LE DEVOIR Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a demandé hier au ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Jean-Marc Fournier, d’intervenir pour empêcher l’éviction de 1a dizaine d'habitants de Guindonville, à Val-David.En avril dernier, 1a municipalité des Laurentides a exproprié Yvon Guindon, propriétaire de sept maisonnettes à loyers mo- diques, et entend en expulser les locataires dans 1a semaine du 1" juillet afin d’y construire un stationnement pour les visiteurs qui fréquentent le Parc linéaire du Ptit Train du Nord.Le porte-parole du FRAPRU, François Saillant, estime que le gouvernement pourrait empêcher cette démolition ou à tout le moins exiger que 1a Ville aide les citoyens à se reloger.«Je ne suis pas sûr qu’on a exploré l’ensemble du dossier», affirme François Saillant qui ne nourrit cependant pas de grands espoirs quant à la possibilité que fa municipalité de Val-David revienne d’elle-même sur sa décision.Les habitants de Guindonville organiseront d’ailleurs une fin de semaine de sensibilisation pour s’opposer à la construction du stationnement et à leur expulsion.Au programme du 28 au 30 juin, sur le site de Guindonville: animation familiale, maquillage et concerts en soirée.EN BREF Quelques heures de liberté (PC) — Quatre prisonniers se sont évadés d’un fourgon ceüufaire hier matin, dans le Vieux-Montréal, mais leur escapade aura été de courte durée.La police a indiqué que les quatre individus étaient en route vers le Palais de justice lorsqu'ils se sont sauvés en ouvrant fa porte arrière du fourgon.Les fugitifs étaient menottés deux par deux et ont couru dans des directions opposées avant d’être repris environ une heure plus tard.Plusieurs véhicules de police ont été dépêchés sur les lieux < * LE DEVOIR.LE J E T R I 2 « J l I \ 20 0 A A LE DEVOIR POLITIQUE ASSURANCE AUTOMOBILE Michel David ?La course vers le centre Le recentrage d’un parti politique n'est pas une opération qu'on peut réaliser dans la précipitation.Mario Dumont est bien placé pour le savoir les virages en épingle qu’il a dû négocier au cours des six mois qui ont précédé les élections du 14 avril ont coûté très cher à l’ADQ.Un parti ne peut pas renoncer du jour au lendemain à des éléments de son programme aussi importants que le taux d’imposition uniforme ou l’ouverture des salles d’opération au secteur privé sans perdre beaucoup de crédibilité.Il serait évidemment ridicule que l’ADQ se transforme soudainement en apôtre de la social-démo-cratie.Ce subterfuge ne convaincrait personne.Il ne ferait que déconcerter les centaines de milliers d’électeurs qui ont adhéré au «vrai changement» proposé par l’ADQ.M.Dumont est cependant un homme trop intelligent pour ne pas avoir compris qu’un recentrage du discours adéquiste est une condition essentieUe à la survie de son parti.De toute manière, il n’y a pflus d’espace politiquement viable au Québec à la droite du PLQ.i Au conseil général de Trois-Rivières, le 14 juin der-riier, le chef de l’ADQ a fait la distinction entre le dontenu de son programme et la perception que la population en a eue, mais ce serait une grave erreur de tout ramener à un problème de communication.! D ne suffit pas de nommer Marie Grégoire présidente de la commission politique pour que l'ADQ prenne l’allure d’un parti progressiste, mais il faut y dller graduellement, en profitant des ouvertures qu’offre la croisade néolibérale dans laquelle s’est lÿncé le gouvernement Charest ! Par exemple, hier, un des proches conseillers de M.Dumont, le fiscaliste Yvon Cyrenne, lançait un cri d’alarme.D ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et faire en sorte que d’autres entreprises comme ICT aillent s’établir au Nouveau-Brunswick, disait-il.: Durant la campagne électorale, le chef de l’ADQ promettait d’en finir avec l’interventionnisme héri-tp de la Révolution tranquille, que le PQ avait érigé en dogme.Parions que, d’ici les prochaines élections, il aura redécouvert certains mérites au «modèle québécois».?¦ Le PQ devrait aussi se lancer — en sens inverse -4- dans la course vers le centre, laissé vacant par les fibéraux.Dans son cas, il s’agirait plutôt d’une course à obstacles, dont le plus important se nomme Bernard Landry.S’il y a un homme au Québec, qui est identifié à l’intervention systématique de l’Etat dans l’économie, c’est bien lui.Même s’il est clair que des projets comme la Cité du multimédia ou la Cité de l’électronique ont valu des avantages excessifs aux entreprises qui ont accepté de s’y installer, il les a toujours défendus bec et ongles.Tant que M.Landry sera en position d’imposer ses vues, ü sera pratiquement impossible pour le PQ de déroger à son credo.A ce chapitre, Pauline Marois est peut-être la mieux placée pour faire changer les choses, ne serait-ce que parce qu’elle en avait ras le bol de devoir suivre les consignes du premier ministre.Si le PQ était réélu, l’ancienne ministre des Finances promettait de faire le ménage dans les subventions aux entreprises.Peut-être pas aussi complet que celui auquel a procédé son successeur,libéral, mais néanmoins un sérieux coup de balai.A la condition que le patron y consente, bien entendu.A défaut d’apporter des réponses, le texte qu’elle a fait publier dans les journaux, il y a une dizaine de jours, posait la question: «À quoi l’Etat est-il essentiel aujourd’hui?À quoi est-il nécessaire?De quoi doit-il se faire le promoteur?Où et quand doit-il se retirer?» Parce que ses états de service au PQ sont récents et qu’il est issu du milieu des affaires, François Le-gault est condamné à une certaine orthodoxie, qu'il s’agisse de la définition du projet souverainiste ou de la social-démocratie.Ses convictions ne sont sans doute ni plus, ni moins profondes que celles de sa rivale, mais Mme Marois a l’avantage de l’ancienneté.?À l’approche des élections, il ne faudrait pas se surprendre de voir le PLQ entrer à son tour dans la course vers le centre, qui incarnera le changement dans la tranquillité après quelques années de «réingénierie».Dans son numéro de lundi, Le Soleil publiait le compte rendu d’une série d’entrevues avec les fameux «experts» qui avaient validé le cadre financier du plan d’action des libéraux, en septembre 2002, comme Jean Charest l’a répété des centaines de fois depuis.Pierre Lefebvre, de l’UQAM, estime que le gouvernement Charest «va avoir beaucoup de difficultés à faire les baisses d’impôt».Robert Hogan, fiscaliste chez Stikeman Elliott, se dit «moins optimiste» qu’il y a un an.Yves Rabeau, de l’UQAM, prévoit «plus de stress que prévu sur les finances publiques à cause des prévisions conjoncturelles».Philipp Merigan, également de l’UQAM, pense que «ça va être serré au niveau des revenus».Alors que ces quatre experts avaient trouvé le cadre financier du PLQ «crédible et réaliste», pouvait-on lire dans la plate-forme électorale du PLQ, il y en avait un cinquième dont l’avis n’avait pas été retenu par les communicateurs libéraux.Il prévoyait qu’il pourrait être «difficile pour un gouvernement libéral de respecter ses engagements».D se nommait Yves Séguin.Lui aussi a changé d’idée depuis.Si, contrairement à ce que croit aujourd’hui M.Séguin, le ralentissement de l’économie, allié au réalisme politique, empêche les libéraux d’accorder les baisses d'impôt promises, ils invoqueropt sans rire, en bons centristes, la nécessité pour l’Etat de s’acquitter de ses obligations.Après tout la justice sociale n’est-elle pas une valeur libérale?mdavid@ledevoir Remis en question au Québec, le no fault se répand au Canada Deux provinces atlantiques ferment la porte des tribunaux aux accidentés de la route HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Une autre province canadienne vient de limiter les compensations versées aux accidentés de la route afin de freiner les augmentations vertigineuses 4es primes d'assurance automobile.La Nouvelle-Ecosse a annoncé hier que les automobilistes ayant subi des blessures légères n’auront plus à s'adresser aux tribunaux pour obtenir une indemnisation, recevant plutôt des sommes prédéterminées s'appliquant à tout le monde.Ainsi, djx jours après le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse s’ajoute à la liste des provinces canadiennes qui s’inspirent du modèle en vigueur au Québec depuis 25 ans et que le gouvernement de Jean Charest remet en question ces jours-ci.D faut savoir que les primes d’assurance automobile ont grimpé en flèche au Canada au cours de la der-qière année.La hausse a été de 65,9 % en Nouvelle-Ecosse pour l’année 2002-03 et de 71 % au Nouveau-Brunswick, ce qui a d’ailleurs, dans ce dernier cas, presque coûté la victoire électorale au premier ministre sortant Bernard Lord.Pour certaines personnes, les primes ont atteint 8000 $ par année! Certains ont carrément vendu leur véhicule, d’autres ont décidé de risquer gros en roulant sans assurance.La hausse moyenne dans les quatre provinces atlantiques a été de plus de 50 % selon Statistique Canada, des chiffres que l’industrie réfute toutefois.Dans ses documents d’information publiés hier, la Nouvelle-Ecosse indique que ce sont les montants excessifs accordés aux accidentés par les tribunaux à titre de compensation pour «souffrances et douleur» qui sont principalement responsables des augmentations des primes d'assurance.L’annonce faite hier obligera désonnais les compagnies d’assurances privées à offrir à tous les consommateurs un forfait prévoyant des indemnisations statutaires pour les blessures mineures.Les pertes de salaire ou toute autre perte pécuniaire découlant de l'accident continueront d’être compensées, mais les «sauf trances et douleur» le seront par des montants prédéterminés à être annoncés plus tard.On estime que ce nouveau système fera diminuer en moyenne de 20 % les primes d’assurance automobile des conducteurs.«Vous n 'aurez plus besoin de poursuiire devant les tribunaux pour être dédommagé et vous saurez à l’avance ce que vous obtiendrez», résume au Devoir la porte-parole du ministre responsable de cette initiative, Valerie Bellefontaine.«Les preuves nous démontrent que ce sont les compensations qui sont derrière les hausses, continue Mme Bellefontaine, parce que le nombre d’accidents diminue, mais les coûts augmentent.» Le gouvernement néo-écossais se fait par ailleurs menaçant: si jamais les compagnies d’assurances ne soumettaient pas immédiatement des tarifs réduits à la suite de?changements législatifs annoncés hier, la Nouvelle-Ecosse pourrait être tentée de leur retirer complètement le marché.«Le gouvernement s'attend à voir des réductions immédiates dans les tarils soumis à la Nova Scotia Insurance Review Hoard.S’ils ne coopèrent pas, d’autres options seront envisagées, y compris la mise sur pied d’un système public conjoint avec d’autres provinces atlantiques», peut-on lire dans les doçuments d’information.A Québec, le cabinet du ministre des Transports, Yvon Marcoux, n'a pas voulu commenter les initiatives prises par les autres provinces.La semaine dernière, c’est le Nouveau-Brunswick qui a annoncé des changements aux assurances automobile en plafonnant à 2500 $ les demandes d'indemnisation à titre de préjudices non financiers pour les blessures mineures.lit encore, fini les tribunaux.l.e Manitoba, qui s’était inspiré du Québec, a lui aussi un système d’assurance automobile de no fault entièrement public.Celui-ci est encore plus vaste que celui du Québec dans la mesure où le système publie couvre non seulement les dommages des personnes mais aussi les dommages matériels des véhicules.Les primes d'assurance y sont panni les moins élevées au Canada: 625 $ en moyenne par année, se vantait hier la porte-parole de Manitoba IHiblic Insurance, Twila Allen.Au Québec, on parle d’im peu moins de 700$ au Québec, tandis qu'en Ontario, ce serait 1200 $ (hausse de 20 % en un an).D1 chef du Nouveau Parti démocratique ontarien.Howard Hampton, plaide d’ailleurs en faveur de la création d’un régime public.Avec la Presse canadienne Les gays devront patienter avant de se marier au Québec PRESSE CANADIENNE Québec — Le Québec attendra que le gouvernement fédéral modifie la définition du mariage avant d’autoriser les couples de même sexe à convoler en justes noces.C’est ce qu’a soutenu hier le ministre de la Justice, Marc Bellema-re, lors d’un entretien téléphonique à la suite des déclarations faites la veille par son homologue fédéral.Mardi, le ministre fédéral de la Justice, Martin Cauchon, invitait publiquement les provinces à reconnaître sans plus tarder les mariages entre conjoints de même sexe.Quelques jours plus tôt, Ottawa avait annoncé qu’il renonçait à en appeler du jugement de la Cour d’appel de l’Ontario, qui concluait qu’il était discriminatoire de refuser le mariage aux couples homosexuels.Des tribunaux de la Colombie-Britannique et du Québec en étaient arrivés à la même conclusion.«Ce n’est pas une question de principe, c’est une question de droit», a fait valoir le ministre, disant que le Québec n’a pas le choix de patienter.«Quand Ottawa procédera avec la modification légale de la définition du mariage, le Québec y donnera suite», a dit le ministre.La Loi constitutionnelle de 1867 prévoit que c’est le gouvernement fédéral qui a compétence sur la définition du mariage et le divorce tandis que les provinces ont compétence en ce qui concerne la célébration du mariage.En 1999, l’Assemblée nationale a adopté la loi reconnaissant l’union de fait des conjoints de même sexe, leur accordant les mêmes droits et obligations qu’aux couples hétérosexuels, ex- ception faite du mariage et de l'adoption.En juin 2002, la Loi sur l’union civile, adoptée à l’unanimité, a donné aux couples gays accès à une union semblable au mariage en droits et obligations.Depuis un an, 256 couples formés de deux hommes ou de deux femmes (147 couples masculins, 109 féminins) ont signé un contrat d’union civile.Le ministère fédéral de la Justice doit présenter d’ici quelques semaines un avant-projet de loi modifiant la définition actuelle du mariage.Le texte devra par la sui- JACQUES NADEAU, ARCHIVES LE DEVOIR te passer le test de la Cour suprême du Canada.En septembre 2002, la juge Louise Lemelin, de la Cour supérieure du Québec, déclarait «inopérantes» trois dispositions de la loi fédérale faisant référence au mariage, défini comme l’union entre un homme et une femme, mais suspendait pour deux ans les déclarations d’invalidité des articles de loi.«L’exclusion ne vise que les couples homosexuels et a pour effet de les priver de l’institution du mariage», écrivait la juge.Travailler à Ottawa quand on vit à Edmonton coûte cher.aux contribuables PRESSE CANADIENNE Ottawa — L’ancien patron du Centre canadien des armes à feu a dépensé 205 000 $ en fonds publics pour voyager entre Ottawa et Edmonton pendant deux ans.Gary Webster avait conservé sa résidence en Alberta entre juillet 2001 et février 2003 alors qu’il était le principal dirigeant du Centre canadien des armes à feu, dont les bureaux sont situés à Ottawa.Les contribuables ont payé 56 voyages à M.Webster pour qu’il aille travailler à Ottawa pendant les deux années en question.M.Webster devait participer à des réunions environ deux fois par mois à Ottawa.Il passait en moyenne six jours par mois dans la capitale fédérale.Les documents faisant état de ses dépenses de voyage ont été obtenus par l’Alliance canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.L’Alliance soutient que ces nouvelles révélations, qui surviennent deux jours après la démission du Commissaire à la protection de la vie privée, George Radwanski, en raison d’un scandale lié à ses comptes de dépenses, sont des cas flagrants de gaspillage de fonds publics.«Nous avons la preuve que les ennuis du gouvernement libéral en ce qui concerne les comptes de dépenses s’étendent bien plus loin qu'au cas Radwanski», soutient le député Garry Breitkreuz, critique de l’Alliance canadienne en matière d’enregistrement des armes à feu.Selon un porte-parole du centre, Gary Webster continuait d’habiter en Alberta parce qu’il était question de déménager les bureaux de l’organisme à Edmonton.11 a toutefois été décidé plus tôt cette année de laisser les bureaux à Ottawa pour des raisons budgétaires, explique David Austin.Les voyages de M.Webster à Ottawa étaient habituellement d’une durée de trois jours et coûtaient au moins 3400 $ en tenant compte du prix des billets d’avion (2900 $) et d’une somme de 500 $ pour les repas et les deux nuits à l’hôtel.EN BREF Québec veut présenter le Sommet de la Francophonie de 2008 (PC) — Le gouvernement Charest fera la promotion de la candidature de la ville de Québec pour la tenue du Sommet de la Francophonie de 2008, année où la Vieille Capitale célébrera son 400r anniversaire de fondation.Selon le premier ministre Jean Charest et le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Dkmf, la ville de Québec aurait de très bonnes chances de voir l’événement international se tenir en ses murs.«Je crois que ses chances sont excellentes II existe des règles non écrites et il y a une règle non écrite d’alternance entre les continents Si on devait suivre cette règle, l’alternance favorise le continent nord-améncain», a dit M.Charest, hier, lors d’un point de presse.Québec a été l’hôte du Sommet de la Francophonie en 1987.Le fait que la capitale, «une des plus belles villes au monde», célèbre en 2008 son 400r anniversaire constitue «un argument irrésistible» aux yeux du premier ministre, d’autant phis que le dossier de la diversité culturelle sera à l’ordre du jour.«Le Québec a de très bonnes chances et sa meilleure chance ce sera le charme irrésistible et la force de conviction de M.Gui-rest», a renchéri M.Diouf, qui était a Québec à l'occasion du dévoilement d’une plaque commémorative en l’honneur de Léopold Sédar Senghor, un ancien président du Sénégal, qui est considéré comme un des pères et fondateurs du concept de francophonie.Notre chambre de la collection Authentique vous est offerte à 1 5% de réduction pendant la période estivale.Il ne vous reste plus qu'à choisir votre couleur.Venez vite profiter de notre offre Qto fms m '-d! W/iirnotne 3932 Autoroute Laval Ouest (coin Curé-Labelle) Uval (Qc) H7T 2P7 (450) 687-6867 LE DEVOIR.LE JEUDI 26 JUIN 2 0 0 3 A 4 •LES ACTUALITES- Procès de Marlène Chalfoun Lettre d’une « petite déviante perverse » à un dangereux criminel BRIAN MYLES LE DEVOIR Nick Paccione se régalait de la transformation de Marlène Chalfoun d’une innocente jeune femme en une «petite déviante perverse» dans une lettre du 15 septembre 2002 adressée à un comparse aujourd’hui accusé de meurtre.L’appréciation de Paccione n’est pas banale.L’homme est enfermé à vie au pénitencier de Port-Cartier depuis qu’il a été déclaré délinquant dangereux pour une série de viols.Et Chalfoun occupait des fonctions d’agente de probation au sein des services correctionnels du Québec à l’époque.Marlène Chalfoun, qui ne cachait pas sa fascination pour Paul Bernardo dans sa correspondance avec Paccione, subit un procès pour complot en vue de commettre une agression sexuelle grave.Par l’entremise de Paccione, elle était arrivée à entrer en contact avec un présumé violeur en série que l’on ne peut identifier en raison d’une ordonnance de non-publication.L’homme en question attend son procès pour le meurtre de trois jeunes femmes.Chalfoun rêvait de faire violer une de ses connaissances et la fille de celle-ci.Dans ses lettres à Paccione, elle conseillait au troisième homme de se faire passer pour un lointain cousin afin de gagner la confiance de la victime choisie.Il aurait ensuite pu l’insulter, la frapper et même se livrer sur elle à des actes dignes de Jack l’Eventreur, suggérait Chalfoun à Paccione.De sa cellule de Port-Cartier, le dangereux délinquant agissait comme intermédiaire entre Chalfoun et le troisième homme, qui aurait violé et tué plusieurs jeunes femmes dans la région de Montréal.Chalfoun savait, par les confidences de Paccione, que cet individu avait déjà tué une femme et qu’il cherchait toujours des victimes.Mais elle n’a rien fait pour l’arrêter.Informé par Paccione des si- nistres demandes de Chalfoun, le troisième homme a répondu dans une lettre qu’il attaquerait «avec plaisir» la victime choisie et sa fille.Et qu’il s’occuperait de son petit garçon «en bonus».Chalfoun pourrait ensuite apprendre la réalisation de ses fantasmes de violence meurtrière en lisant les journaux, écrivait cet individu à Paccione.Le viol de cette famille n’a finalement pas eu lieu.Chalfoun avait parlé de ses intentions à un certain Nelson.Lorsqu’elle en a informé Paccione, celui-ci a choisi de suspendre le projet.île procès avait connu un départ laborieux en raison d'une très large ordonnance de non-publication émise par la juge Micheline Cor-beil-Laramée, qui avait interdit aux médias de nommer le troisième individu et tous les éléments de preuve s'y rattachant La Cour d’appel a cependant jugé qu’il suffisait de taire l’identité de ce troisième complice afin de préserver son droit à un procès juste et équitable.Un nouveau patron à la SQ PRESSE CANADIENNE Québec — Avec Normand Proulx à la tête de la Sûreté du Québec, il faut s’attendre à voir une intensification de la lutte contre le crime organisé.La nomination de M.Proulx, qui succède ainsi à Florent Gagné à la tête du corps policier provincial, a été entérinée hier par le conseil des ministres.Il sera officiellement assermenté dans ses nouvelles fonctions aujourd’hui à 14h au quartier général de la SQ, rue Parthenais, à Montréal.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, a expliqué, lors d’un entretien télépho- nique, que le temps était venu de nommer un policier à la tête de la SQ.Depuis huit ans, la direction de la Sûreté était entre les mains d’un homme qui n’était pas policier.Né à Laval en 1955, M.Proulx était jusqu’à mercredi le directeur général adjoint à la division des affaires institutionnelles de la Sûreté du Québec, poste qu’il occupait depuis 1996.Il connaît bien l’organisation de l'intérieur et a gravi un à un tous les échelons depuis son entrée en fonction au sein du corps policier, en 1973.C’est notamment sous sa supervision qu’ont été signées les 54 ententes de services entre la SQ et les municipalités ou municipalités régionales de comté (MRC) en vue de desservir le milieu rural.Par le passé, il a également été responsable de toutes les questions de sécurité routière à la SQ.Il a été nommé commandant du Bureau de la surveillance du district de Montréal en 1995.M.Chagnon fait valoir que le nouveau directeur de la Sûreté est parfaitement conscient de l’importance de maximiser la collaboration entre la police provinciale et les corps policiers municipaux, de même que la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Cette collaboration sera particulièrement précieuse lors d’opérations contre le crime organisé.Les clones contre les OGM wtiî.REUTERS PLUSIEURS MANIFESTATIONS ont eu lieu hier en France pour exiger la libération immédiate de José Bové, arrêté le 22 juin au cours d’une opération policière spectaculaire.Tout comme cette jeune manifestante, de nombreux protestataires ont répondu hier à l'appel de la Confédération paysanne et se sont regroupés à Paris pour affirmer leur appui au leader syndical.Le mouvement de protestation devrait se poursuivre toute la semaine.mmm musimax.com TOUS LES VENDREDIS 19 H SEMAINE DU 27 JUIN AU 3 JUILLET 2003 CS SD 01 01 CARLA BRUNI QUELQU'UN M'A DIT BRUCE SPRINGSTEEN WAITIN' ON A SUNNY DAY 02 04 03 05 04 02 05 08 06 09 07 03 08 06 09 07 10 15 11 16 12 10 13 11 14 12 15 17 16 18 17 20 18 19 14 20 JENNIFER LOPEZ I'M GLAD ERA THE MASS SARAH BRIGHTMAN IT'S A BEAUTIFUL DAY BRUNO PELLETIER MA JALOUSIE SYLVAIN C0SSETTE SI DIEU EXISTE LIONEL RICHIE AVEC ENRIQUE IGLESIAS TO LOVE A WOMAN MADONNA AMERICAN LIFE SHANIA TWAIN FOREVER AND ALWAYS LULU HUGHES SOLITUDE CRAIG DAVID ET STING RISE & FALL N0RAHJONES COME AWAY WITH ME BET.E & STEF DAY BY DAY LA CHICANE VIENS DONC M'VOIR RICKY MARTIN JALEO JEWEL INTUITION CAROLINE NÉRON QU'EST-CE QUE T'ATTENDS ?LAURENCE JALBERT COMME TU ME L'AS DEMANDE MARIE-CHANTAL T0UPIN MAUDIT BORDEL Astral AfrtTiïï WATERVILLE Une école sera rénovée grâçe à un prêt garanti par les parents MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Plutôt que d’occuper les locaux d’une école régulière du coin, les parents de l'école à pédagogie particulière Waldorf, de Watervil-le, ont décidé de garantir un prêt de plusieurs dizaines de milliers de dollars pour rénover leur école.Cette démarche exceptionnelle constitue un compromis auquel l’assemblée de parents de l’école Les Enfants de la Terre, dans les Cantons-de-TEst, est arrivée la semaine dernière devant le mécontentement que suscitait chez certains parents de l’école régulière d’à côté, La Passerelle, un covoisinage pour l’année scolaire 200304.La Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) n’aura donc pas eu à donner son aval à un projet de localisation temporaire de deux classes de l’école Les Enfants de la Terre au sein de l’école La Passerelle.Aux prises avec une école en manque de locaux et une autre en disponibilité de classes, les deux conseils d’établissement des écoles ne voyaient pas le déménagement du même œü.«Devant les réactions très vives que suscite le projet d’installer temporairement deux classes supplémentaires de l’école Les Enfants de la Terre dans les locaux de l’école La Passerelle, l’assemblée de parents des Enfants de la Terre a formellement demandé hier au conseil d’établissement de retirer sa demande», écrivait la semaine dernière la Corporation des Enfants de la Terre, qui participe à la gestion des affaires de cette école à projet particulier art-nature, approuvé par le ministère de l’Éducation.«Pour préserver les relations harmonieuses dans la communauté, nous avons décidé de trouver une autre solution pour loger nos élèves en septembre», expliquait hier Manon Sévigny, présidente du conseil d’établissement des Enfants de la Terre, consciente du mécontentement de certains parents de La Passerelle.Dans une démarche extraordinaire mais solidaire, poursuit Mme Sévigny, les parents ont ainsi donné leur aval à la recherche d’argent additionnel pour rénover les locaux d’un pavillon appartenant à la corporation, de manière à y loger les enfants à l’automne.Les parents ont souscrit au principe de garantir un prêt de plusieurs dizaines de milliers de dollars pour terminer ces travaux cet été.Mme Sévigny n’a pas été en mesure de préciser la hauteur de ce montant, mais les besoins sont de l’ordre de 130 000 $ et des subventions ont été versées déjà à hauteur de 67 000 $.«Une cinquantaine de familles pourraient garantir un prêt, ils ont donné leur appui tacite à cela, et nous serons en démarche avec l’institution financière pour concrétiser le tout», poursuit Mme Sévigny.Les besoins de l’école, à qui la commission scolaire garantit les services d’enseignement sans financer les locaux, ne s’arrêteront pas là, car il leur faut aussi rénover un monastère pour y loger ultimement l’ensemble des enfants, en accord avec la pédagogie prônée par l’école.«Tant qu d garantir un prêt, nous allons demander une somme plus importante, pour nous aider dans nos projets futurs», ajoute Manon Sévigny.Biodiversité et lutte contre le réchauffement du climat Le Québec obtient la meilleure note au Canada SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE Ottawa—Le Québec est la province qui se classe le mieux au pays cette année en ce qui a trait à la biodiversité et à la lutte contre le réchauffement climatique, révèle un rapport du Sierra Club, un organisme environnemental.«Le Québec mérite d’être reconnu pour son appui persistant à la ratification du protocole de Kyoto», souligne l’étude, qui évalue depuis 11 ans le respect des engagements internationaux du Canada en matière environnementale.Le Sierra Club accorde donc la note A- au Québec en matière de lutte contre le réchauffement climatique, la meilleure note de toutes les provinces.Le gouverna ment fédéral, qui a mené le dossier de Kyoto, a droit à la récompense suprême, un A.mais l'organisme fait remarquer qu'il est encore trop tôt pour juger de l’application concrète du protocole au Canada.Dans la tourmente des débats qui avaient précédé la ratification du protocole sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’automne dernier, le Québec a été l'une des rares provinces à appuyer inconditionnellement Ottawa.Les trois autres grandes provinces canadiennes, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta, ont toutes refusé de donner leur accord à Kyoto et obtiennent la pire note du Sierra Club, un E Le gouvernement péquiste de Bernard Landry, au pouvoir jusqu’en avril dernier, s’est aussi démarqué pour ce qui est de la biodiversité, estime le groupe écologiste, en lui octroyant la note B à cet égard.Seul le gouvernement fédéral, qui a annoncé l’an dernier la création de dix nouveaux parcs nationaux et de cinq aires de conservation marine, obtient une meilleure note, soit B+.Avec moins de 3 % de son territoire protégé contre toute exploitation, le Québec continue de tirer de l'arrière face aux autres provinces.Mais la désignation de plusieurs aires protégées en 2002-03 a permis au gouverne ment de faire des «progrès remarquables» par rapport à 2001, reconnaît le Serra Club.Cette annéelà, tout juste 1 % du territoire québécois était protégé.Aujourd’hui, grâce aux efforts de l’ex-ministre de [Environnement André Boisclair, le Québec compte ses premières réserves aquatiques, des rivières autour desquelles les activités forestières, minières et hydroélectriques sont interdites.Le Serra Club ne manque toutefois pas de dénoncer le projet d’Hydro-Québec de détourner la rivière Rupert à la Baie-James, une affaire de deux milliards au cœur de la paix des Braves, l'accord signé l’an dernier par les Cris et le gouvernement du Québec.Le plan prévoit la construction de quatre barrages, de 51 digues et de 12 kilomètres de canaux, des ouvrages qui auraient pour effet d'inonder 230 kilomètres carrés de territoire.«Ce projet serait une erreur majeure, dit le Sierra Club.Ù n ’est pas trop tard pour le réévaluer.» Les installations hydroélectriques ne sont pas inoffensives sur le plan des émissions de gaz à effet de serre, rappelle l'organisme.L’inondation de grandes superficies de forêt crée du méthane, un puissant gaz à effet de serre, et nuit à l’élimination du carbone.Le pilote réclame la cour martiale PRESSE CANADIENNE Halifax — Le pilote de F-16 américain qui a largué une bombe sur des soldats canadiens à l’entraînement l’année dernière en Afghanistan a finalement obtenu un procès en cour martiale dans l'espoir de laver sa réputation et de pouvoir voler de nouveau.Le major Harry Schmidt prend ainsi un risque calculé.En effet si sa tentative échouait il risquerait une peine maximale de 64 ans de prison' Dans une brève déclaration écrite, le pilote de 37 ans soutient que sa version des faits n'a jamais été entendue et qu’il a été déclaré coupable dès le début par les autorités militaires sans qu’il {misse se défendre.La semaine dernière, les autort tés militaires avaient annoncé què le pilote et son chef d’escadrille ne seraient pas poursuivis en cour martiale mais que des sanctions seraient prises contre eux en de» hors du système judiciaire.4 LE DEVOIR.LE JEUDI 2 ti JUIN' 2 0 0 3 A «> -?LE DEVOIR «-— LE MONDE Blair s’enlise dans le bourbier irakien CHRISTOPHE BOLTANSKI LIBÉRATION Londres — Sorti renforcé d’une guerre courte et victorieuse, Tony Blair va-t-ü perdre l'apres-guerre?D devait déjà répondre à l’accusation de mensonge sur les introuvables armes de destruction massive irakiennes.Depuis la mort de six de ses soldats, mardi dans le sud de l’Irak, il est à nouveau attaqué sur ses choix militaires.«Combien de nos hommes vont-ils encore être tués?», interrogeait hier la une du Daily Mail.Un nouveau revers pour un premier ministre qui, pour la première fois, montre des signes d’essoufflement Hier, son porte-parole, Alastair Campbell, s’est défendu devant la Commission des affaires étrangères d’avoir manipulé les preuves à charge contre Saddam Hussein et son arsenal fl a dû s’expliquer sur son «dossier douteux» rendu public en février pour justifier une intervention militaire.Le document, qui devait démontrer la duplicité du régime baassiste, s’est révélé être un vulgaire plagiat d’une thèse universitaire rédigée à partir d’éléments vieux de 12 ans.«Juste duperie» «Bien sûr que ce dossier a mis le gouvernement dans rembarras», a reconnu Jack Straw, le chef de la diplomatie.Témoignant devant la même commission, il a nom-ûiément mis en cause Alastair Campbell et déclaré âvoir pris connaissance du rapport en même temps que le grand public.Le 17 juin, toujours devant la Commission des affaires étrangères, une ex-ministre, Clare Short, a presque traité Tony Blair de menteur «Le premier ministre a trouvé souhaitable et juste de participer à l’action militaire américaine contre l’Irak.Il était donc, selon lui, juste de nous persuader d’y aller par différentes fuses.C’était, à ses yeux, une juste duperie.» Un sondage publié mardi montre une érosion rapide de la popularité de Blair.Il ne recueille que 39 % d’opinions favorables, contre 52 % hostiles.«Les Américains ont fourni la puissance de feu.Nous avons raconté des Conneries», écrit dans le Guardian le dramaturge David Hare.Et la critique ne se limite pas à l’Irak.Michael Meacher, ex-ministre de l’Environnement, a récemment accusé son ancien patron de céder au lobby de la bio-industrie sur les OGM.Débarqué à la mi-mai, ce proche des Verts vient de rejoindre la cohorte des déçus du blairisme.Le chef du New Labour ne risque rien à courte échéance.D parvient encore à contenir les rebelles de son parti.Mais six ans après son arrivée au pouvoir, Tony Blair paraît isolé, affaibli, déphasé.Son dernier remaniement s’est effectué dans la précipitation.Sa réforme bâclé de la justice a provoqué un tollé général.Sa décision, imposée par son chancelier de l’Echiquier, Gordon Brown, de retarder à nouveau l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’euro a déçu les partisans de la monnaie unique sans calmer les craintes des défenseurs de la livre.Les élus travaillistes continuent de batailler contre son projet d’augmentation des droits universitaires.Son principal atout repose dans la faiblesse de son rival., le très terne chef de l’opposition, Iain Duncan Smith.Haro sur l’escouade canine! AGENCE FRANCE-PRESSE Al-Majar al-Kabir — Les hommes d’un village chiite dans le sud de l’Irak ont tué, lors de violents affrontements, six soldats britanniques car ils s’estimaient insultés de les voir perquisitionner leurs maisons avec des chiens, animal impur chez les musulmans.«Nous avons dit aux soldats qu’il ne fallait pas provoquer la population en perquisitionnant les maisons avec les chiens, mais ils n’ont rien voulu entendre», a affirmé un policier irakien qui a tenté en vain mardi d'empêcher la foule de lyncher quatre soldats qui s’étaient retranchés dans une salle du commissariat d’Al-Majar al-Kabir, à 200 kilomètres au nord de Bassora.La fumée s’échappe encore de la pièce.Des tâches de sang maculent des papiers éparpillés sur le sol Dans ce village paisible, qui s’était rendu sans combat aux forces britanniques lors de la guerre en ayrü, la tension montait depuis quelque temps.«Cela faisait quelques jours que ça n’allait plus II y avait des jets de pierres, des insultes quand les soldats britanniques passaient», affirme Salam Mohammad, membre de la dâense civile.«Les habitants refusent que les soldats viennent fouiller les maisons avec des chiens Ils se sentent insultés», préci-se-t-iL Dans la religion musulmane, un fidèle touché par le museau d’un chien doit faire à nouveau ses ablutions pour se purifier de cette souillure et pouvoir prier.La croyance populaire des musulmans veut que les chiens chassent les anges de la maison.«Mardi matin, une joule en colère s’est rassemblée sur la place du marché.La vingtaine de soldats ont tiré des balles caoutchoutées, tuant un manifestant, atteint au cœur.Furieux, des villageois ont jeté des pierres alors que d'autres sont partis chercher leurs armes», a raconté Salam Mohammad.Le chef du conseil local, Abou Maryam, a affirmé que «les tirs sont d’abord venus de la foule».«Les militaires ont alors tiré à balles réelles et tué trois autres personnes et en ont blessé 17», a raconté Salam Mohammad.Selon lui, la majorité des soldats ont quitté les Beux, mais deux se sont dirigés vers un institut agricole où ils ont été tués et quatre se sont dirigés vers la station de police du village.Un général perplexe TXTashington (AFP) — Le renseignement améri-V V cain sur les supposées armes de destruction massive de l’Irak qu’allaient trouver les militaires américains a été «incomplet à un point déconcertant», a reconnu hier le général John Abizaid, le prochain chef du commandement central.Les commandants américains étaient persuadés de trouver des armes chimiques lorsqu’ils ont franchi la périphérie de Bad-gad.Mais aucune arme chimique ni biologique n’a été trouvée.L’ensemble du renseignement lors de la campagne «a été le plus exact que j’aie jamais vu au niveau tactique, probablement le meilleur à l'échelon opérationnel, et incomplet, à un point déconcertant, au niveau stratégique sur les armes de destruction massive», a-t-U précisé.Le Hamas n’est pas prêt pour la trêve Un raid israélien semble avoir empêché Vannonce d'un accord de cessez-le-feu par trois mouvements extrémistes palestiniens NAYEF HASHLAMOUN REUTERS Vive discussion entre des Palestiniens et un soldat israélien à propos du couvre-feu en vigueur à Hébron.Des hélicoptères israéliens ont tiré hier des missiles dans un village de la bande de Gaza, tuant un homme et une femme et blessant une quinzaine d’autres personnes.«Nous prendrons en compte tous les nouveaux développements» avant d’annoncer une trêve, a dit un représentant du mouvement islamiste Hamas.À Washington, le président Bush fait pression sur l’Union européenne pour qu’elle coupe tout soutien à ce mouvement REUTERS ASSOCIATED PRESS Gaza — Des dirigeants des mouvements extrémistes palestiniens Hamas et Djihad islamique ont démenti hier des informations selon lesquelles ils seraient parvenus à un accord de cessez-le-feu provisoire avec Israël.«Nous ne savons absolument rien de ces informations.Nous sommes toujours dans un processus de consultation au sein du mouvement.Chaque fois que nous sommes proches d'une décision, [Israël] se remet à massacrer les nôtres», a déclaré Abdelaziz al-Rantissi, haut dirigeant du Hamas qui a été blessé le 10 juin dans une attaque israélienne ratée.«Une décision sera prise dans les jours qui viennent.Nous prendrons en compte tous les nouveaux développements ainsi que l’agression israélien- ne qui continue», a-t-il ajouté.Des hélicoptères israéliens ont tiré hier des missiles sur deux véhicules dans un village du sud de la bande de Gaza, tuant un homme et une femme et blessant une quinzaine d’autres personnes, ont rapporté témoins et responsables militaires.De même source, on précise que cette nouvelle attaque ciblée d’Israël, qui a eu lieu à Abassan, à l’est de Khan Younes, semblait viser Mohamed Seyam, un membre en vue du mouve- ment intégriste Hamas, qui a dû être amputé de la jambe.Deux activistes du Hamas ont également été tués hier lors d’une fusillade dans le nord de la bande de Gaza.L’armée israéfleime a affirmé qu’elle visait des militants du Hamas qui allaient tirer des obus de mortier sur des cibles israéliennes.Selon un haut responsable israélien, les Palestiniens seront jugés sur leurs actions, notamment s’ils peuvent vraiment faire cesser les attentats et les fusillades.Les Brigades al Kassam, branche année du Hamas, ont pour leur part publie un communiqué dans lequel l’opération israélienne est présentée comme «une preuve claire que l’occupant criminel ne veut pas du calme qu'il dit rechercher».Un responsable du Djihad islamique a quant à lui qualifie les informations relatives à une trêve de «mensonges».Auparavant, Kadoura Fares, lui haut responsable du Fatah, avait affirmé qu’une annonce formelle de cessez-le-feu serait faite dans la soirée.Un document détaillant les termes de cette trêve a été signe à Damas par Klialed Machal, haut responsable du Hamas, et par Ramadan Calah, dirigeant du Djihad, a indiqué une source palestinienne ayant requis l'anonymat.Ce document est le résultat de contacts entre ces deux hommes et Marouan Barghouti, l’une des figures de l'intifada, actuellement jugé en Israël pour terrorisme.Barghouti a signé l’accord au nom du Fatah, a ajouté cette source.D’autres mouvements radicaux, moins importants, n’ont pas encore signé cet accord.En échange de cette trêve, les trois mouvements signataires demandent à l'État hébreu de mettre fin à ses incursions militaires et à ses «exécutions ciblées» en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et la libération de prisonniers palestiniens, mais sans fixer de date Umite.Dans un communiqué publié hier soir, le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a exhorté M.Bush à «fournir l'effort nécessaire pour que la “feuille de route” soit mise en œuvre par les deux parties» et accusé Israël de manœuvres dilatoires.Sommet États-Unis-Union européenne Entente sur l’Iran et le terrorisme Des désaccords subsistent sur la question des OGM, la Cour pénale internationale et le Proche-Orient ASSOCIATED PRESS, REUTERS ET AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les dirigeants européens et américains, réunis hier à Washington pour un sommet UE-E.-U., ont exhorté l’Iran à respecter son engagement de ne pas produire d’armes nucléaires.«L’Iran s’est engagé à ne pas produire d’armes nucléaires et l’ensemble de la communauté internationale doit s’impliquer pour lui faire respecter ses engagements», a affirmé le président américain George W.Bush sans préciser par quels moyens la communauté internationale pourrait empêcher le pays d’accéder à l’arme nucléaire.Les dirigeants réunis se sopt également mis d’accord pour que les Etats-Unis et leurs alliés prennent des mesures plus dures pour combattre le terrorisme.La délégation européenne était conduite par le premier ministre grec Costas Similis, dont le pays exerce la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’à lundi, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, et le haut représentant de l’UE pour la poütique étrangère et de sécurité commune (PESC), Javier Solana.Après les tensions née$ de la crise irakienne, l’Union européenne et les Etats-Unis ont cherché à apaiser les relations transatlantiques.«Quand l'Europe et les Etats-Unis sont unis, aucun problème ni aucun ennemi ne peuvent leur résister», a ainsi souligné le président de la Commission européenne, Romanq Prodi.Les États-Unis et l’Union européenne ont notamment signé un traité d’extradition multilatéral destiné selon le président américain «à resserrer notre coopération juridique dam le domaine de la guerre contre le terrorisme, et à accélérer l’extradition de terroristes» Par ailleurs, le président américain George W.Bush a réagi avec scepticisme à l'annonce d’une trêve signée par les mouvements radicaux palestiniens visant à arrêter pendant trois mois les attaques contre les Israéüens.«J'y croirai quand je le verrai», a affirmé M.Bush tout en demandant le démantèlement du Hamas.«Le vrai test pour le Hamas et les organisatiom terroristes, c’est le démantèlement complet de leurs réseaux terroristes, de leur capacité à faire capoter le processus de paix», a précisé M.Bush lors d’une conférence de presse commune avec les dirigeants de l’Ünion européenne, réunis à Washington pour le sommet UE-E.-U.Le président George W.Bush a également exhorté les pays européens à supprimer les sources de financement du mouvement extrémiste palestinien Hamas.La branche militaire du Hamas figure déjà sur la liste européenne des organisations extrémistes dont les avoirs peuvent être saisis.Bush souhaiterait que l’UE déclare également illégale la branche politique du mouvement mais il se heurte à des réticences, notamment celles de la France.Les États-Unis ont également pressé les dirigeants européens d’isoler le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, que Washington et Israël considèrent «hors jeu» et qu’ils accusent de soutenir la violence anti-israéUenne.Bush s’est également entretenu avec MM.Prodi et Similis de la question des OGM.«Je crois qu'il est juste de dire que c’est une question que l’Union européenne étudie sérieusement», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.Lundi, le président américain avait néanmoins implicitement accusé les Européens d’être indirectement responsables de la famine en Afrique, où les OGM permettraient selon lui d’augmenter la productivité, et) raison de leur moratoire introduit en 1999.Les États-Unis, où les OGM sont utilisés à très grande échelle dans l’alimentation, ont annoncé leur intention de porter plainte contre TUE devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à l’encontre du moratoire européen, qui ferait perdre 300 milBons de dollars par an à ses producteurs.Les divergences sur la Cour pénale internationale (CPR restent également entières après le sommet Les États-Unis mènent campagne depuis près d’un an pour convaincre un maximum de pays de conclure avec eux des accords bilatéraux, prévoyant la non-extradition de citoyens américains devant la CPI, ce que refuse l’UE.Les deux parties ont cherché à apaiser des relations ternies par la crise irakienne Deux géants se réconcilient L’Inde et la Chine en arrivent à un compromis sur leurs différends territoriaux Q tion, l’ePWe PIERRE HASKI LIBÉRATION uand deux pays voisins qui représentent ensemble plus du tiers de la population du globe, de surcroît deux puissances nucléaires s’étant déjà affrontées par les armes, amorcent une réconcifla-âement a tout pour marquer un tournant historique.C’est en tout cas l’image que le premier ministre indien, Atal Behari Vajpayee, veut imprimer à sa visite officielle de sbc jours en Chine, la première d’un chef du gouvernement indien dans ce pays depuis plus de dix ans, même s’il reste beaucoup de chemin à accomplir pour effacer des décennies de suspicion et de rancœurs.Principal signe tangible de ce rapprochement entre les deux géants d’Asie, étemels rivaux stratégiques, la déclaration signée mardi par Atal Behari Vajpayee et son homologue chinois, Wen Jiabbao, qui porte la marque du compromis sur leurs différends territoriaux le long de leurs 4000 kilomètres de frontière commune.L’Inde reconnaît pour la première fois ex-pUcitement la souveraineté chinoise sur le Tibet alors qu’elle sert de refuge depuis plus de 40 ans au dalai lama, le chef spirituel des Tibétains, et à quelque 100 000 réfugiés ayant fui la mainmise chinoise sur le «toit du monde».Le premier ministre indien s’engage même à s'opposer aux «activités antichinoises» des Tibétains installés en Inde, une déclaration lourde de sens au lendemain de l'expulsion forcée vers la Chine de 15 réfugiés tibétains du Népal apparemment avec l’accord tacite de New Delhi.Les plus optimistes des Tibétains exilés préfèrent y voir un signal pour un dialogue entre Pékin et le dalai lama, qui a indirectement repris sans réellement avancer.A l’inverse, la Chine accepte d’autoriser les relations commerciales avec le Sikkim, reconnaissant ainsi implicitement la souveraineté indienne sur cette région annexée par New Delhi en 1975 et contestée par Pékin.Une décision qui va sérieusement réduire les tensions persistantes à la frontière entre les deux pays et ouvrir la voie à de longues négociations pour mettre un point final à ce conflit frontalier jamais réglé.Deux hauts fonctionnaires des deux gouvernements ont été nommés pour mener à bien ces pourparlers.Un geste apprécié Au delà de cette percée, c’est la tonaflté de la visite de Vajpayee qui porte la marque de la réconciliation amorcée.«Aucun de nos deux pays n’est une menace pour l’autre», s’est-il exclamé.Son gouvernement avait fait précéder ce voyage d’un geste apprécié à Pékin: la Chine ne figure plus au titre des «menaces» dans le dernier rapport annuel sur la sécurité de l’Inde.Un changement pris à l’initiative du ministre indien de la Défense, George Pèmandes, un «faucon» autrefois virulent, qui a fait un saut en Chine en pleine épidémie de pneumopathie atypique, en avril, pour poser les jalons de ce rapprochement Lorsque l’Inde s’était dotée de l’arme nucléaire, c’est pourtant la Chine, plus encore que le Pakistan, qui était visée par fa doctrine dissuasive élaborée à New Delhi.En toile de fond de ce virage, il faut certes voir fa fin de fa guerre froide et fa disparition de l’URSS, qui avait perpétué fa rivalité entre les deux voisins, mais surtout le pragmatisme économique qui dicte les comportements politiques aujourd’hui.Depuis plus de 50 ans d’indépendance indienne et de communisme chinois, les deux pays ont souvent été comparés et jugés, à l’aune des institutions démocratiques de l’un ou de l’égalitarisme supposé de l’autre.Ces dernières années, toutefois, fa forte croissance chinoise a laissé Tlnde sur place, et les investisseurs ne s’y sont pas RUPAK DE CHOWDHURI REUTERS Le commerce pourra reprendre entre le Tibet et le Sikkim.?**'¦- m» > i trompés: l’OCDE vient de confirmer que la Chine est devenue fa première destination des capitaux étrangers l’an dernier, supplantant les États-Unis.Les milieux d’affaires indiens ont choisi de voir l’économie chinoise comme une occasion plutôt que comme une menace et veulent y investir fa où Us se sentent les plus forts, comme dans le secteur des logiciels, et développer leur commerce avec ce pays en plein boum.D fallait pour cela abattre le mur de méfiance entre les deux pays, un processus entamé avec succès par Atal Behari Vajpayee et ses interlocuteurs chinois. A fi LE DEVOIR.LE .JEUDI 2
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