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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-07-02, Collections de BAnQ.

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CHINE Manif monstre à Hong Kong contre la loi antisubversion Page A 5 CA NA OA NÊÊklÊk AIR CANADA Le fardeau financier doit encore diminuer de 13 milliards Page B 1 ?w w w .1 e d e v o r .c o in ?LE DEVOIR Trop tassés pour danser la salsa l:V JACQUES NADEAU LE DEVOIR PLUIE, pas pluie, ils sont venus danser les salsas du Spanish Harlem Orchestra.Nombreux.Si nombreux qu’ils n’ont pas pu, justement, danser la salsa, voire remuer les doigts de pieds, fût-ce de ça à droite ou ça à gauche.Entassés sur le site du Festival international de jazz de Montréal comme dans une nasse, ils auront été plus de 100 OOO hier soir à devoir se contenter de regarder danser ceux qui le pouvaient, couples de pros ou amateurs choisis, sur diverses plateformes ou en ombres chinoises.Une soirée aussi spectaculaire que frustrante.La critique de Sylvain Cormier en page B 8.Logement: une situation semblable à celle de Tan dernier à Montréal, pour l’instant Pour bien des familles, la crise se vit à longueur d'année CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Le scénario de la crise du logement vécue l’an dernier semble vouloir se répéter cette année, à la différence que les services d’urgence sont mieux préparés pour y faire face.A midi hier, les centres d’hébergement accueillaient quelque 85 Montréalais, à peine moins que les 91 hébergés à pareille date l’an dernier.Jusqu’à maintenant, la Ville a accordé quelque 642 suppléments au loyer à des ménages, ce qui a permis à 203 d’entre eux de se trouver un loyer.D en reste donc 439 qui sont toujours en recherche de logement, sans compter ceux qui ne sont pas admissibles à la subvention ou qui attendent toujours une réponse.«Ces gens-là ne sont pas tous dans les centres d’hébergement.Il y en a certains qui vont coucher dans les centres, mais d’autres ont trouvé des solutions tempo- raires ailleurs, dans la famille ou chez des amis», a expliqué le responsable de l’habitation à la Ville de Montréal, Michel Prescott La Ville a reçu pas moins de 1293 demandes de supplément au revenu, alors qu’elle ne peut en accorder que 820.«La situation est comparable à celle de l’an dernier, mais on ne veut pas prendre de chance.Quand des personnes sont en situation de crise, avec des enfants, on a une responsabilité de les accueillir et c’est ce que nous faisons», a déclaré le maire Gérald Tremblay au terme d’une tournée des centres d’hébergement D faudra cependant attendre le bilan de la fin de journée aujourd’hui pour mesurer réellement l'ampleur de la crise.Entre les mailles du filet Les chiffres camouflent cependant une réalité plus difficile: certains ménages à faible revenu vivent la crise du logement depuis plus d’un an.C’est le cas de Line et Pierre ainsi que de leurs cinq enfants de 8 à 13 ans.Depuis un an et demi, la famille trimbale ses petites valises, trouvant refuge tantôt chez une tante, un oncle, des amis, un frère.Dimanche soir, le frère de fierre est venu le reconduire avec ses enfants à la polyvalente Georges-Vanier.«On reste chez lui depuis quatre mois, il n’était plus capable.H travaille chez Labatt et est en grève depuis deux semaines.Nous vivions avec son enfant et lui dans un quatre et demi.Cela fait un temps.Il braillait en venant nous porter», a raconté le père de famille, qui vit de l’aide sociale.Le propriétaire précédent avait exigé que la famille quitte le logement en raison du nombre d’enfants.VOIR PAGE A 8: LOGEMENT ¦ Le 1” juillet n’a pas été aussi pénible que prévu à Québec, page A 2 La loterie vidéo rapporte toujours autant L’élimination de 1000 appareils n ’a rien changé ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Loto-Québec tire davantage d’argent des adeptes de loteries vidéo même si la société d’Etat a éliminé 1000 appareils de vidéopoker depuis deux ans dans le but de lutter contre le jeu pathologique.En mai 2001, le gouvernement Landry lançait une «offensive gouvernementale pour contrer le jeu pathologique» en exigeant de Loto-Québec qu’elle réduise de 15 300 à 14 300 le nombre d’appareil^ de loterie vidéo.Pauline Marois, alors ministre d’Etat à l’Économie et aux Finances, visait une réduction de 50 à 100 millions de dollars des revenus que tirait Loto-Qué-bep des loteries vidéo.Le porte-parole de la société d’Etat, Jean-Pierre Roy, avait alors avancé une évaluation «théorique» de 38 millions.VOIR PAGE A 8: LOTERIE Les moines d’Oka veulent déménager JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les moines de l’abbaye cistercienne d’Oka se cherchent un nouveau toit Leur monastère, situé à Notre-Dame-du-Lac dans la région des Lauren-tides, est devenu trop vaste pour cette communauté qui ne compte plus que 31 moines, dont la moitié ont plus de 70 ans.La Trappe d'Oka est à vendre et les moines espèrent trouver, au cours des prochains mois, un endroit mieux adapté à la taille de leur communauté.Les coûts d’entretien du monastère, qui a abrité plus de 175 moines à une autre époque, sont devenus trop élevés pour permettre à la communauté d’y demeurer.VOIR PAGE A 8: MOINES CONGO Un regard sur l’horreur Depuis 1998, le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) est le théâtre de violents conflits qui ont des répercussions dramatiques sur la population civile.Un demi-million de personnes se sont réfugiées dans des camps de fortune pour fuir les combats.Un enfant sur quatre meurt avant l’âge de cinq ans dans cette région.Les enfants sont kidnappés dans les camps de réfugiés et sont envoyés sur les lignes de front dans les combats.Le nombre de viols atteint des proportions alarmantes.Le président d’Unicef Canada, David Agnew, a passé une semaine au Congo et a confié au Devoir ce qu’il a vu dans cette région meurtrie.¦ À lire en page A 4 INDEX Actualités.A2 Annonces.B 4 Avis publics .B 6 Carrières.B 5 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A7 Météo.B6 Monde.AS Mots croisés.B 6 Politique.A3 Sports.B 6 Télévision.B 7 Economies d’énergie : Gaz Métropolitain prend les devants LOUIS-GILLES FRANCCLUR LE DEVOIR Gaz Métropolitain se présente comme le leader québécois en matière d’efficacité énergétique avec le dépôt, en fin de semaine dernière, du Plan d’action 200304, présenté pour approbation à la Régie dç l’énergie par son Fonds en efficacité énergétique (FEÈ).Ce plan d’action devrait être adopté d’ici septembre et fera l’objet d’audiences en cours d’été.On y trouve des innovations sans précédent au Québec et même au plan international, qui laissent loin derrière les mesures du plan d’Hydro-Québec qu’a approuvé la Régie de l’énergie au début de juin.Par exemple, le Fonds en efficacité énergétique financé par les clients de Gaz Métropolitain sera le premier en Amérique du Nord, selon son porte-parole, Jean-Pierre Finet, à financer substantiellement la construction de toits verts chez les clients branchés au gaz naturel.Le FEÉ propose en outre — une première au Québec, inspirée de la Colombie-Britannique — de dépasser de 25 % l’efficacité énergétique des maisons neuves — construites selon les normes existantes! — en les certifiant Novoclimat sans qu’il n’en coûte un sou supplémentaire à l’entrepreneur ou au propriétaire.Et, troisième nouveauté, le Fonds distribuera gratuitement aux clients de Gaz Métropolitain des panneaux réflecteurs de chaleur Novitherm, qu'on installe derrière les radiateurs d’eau chaude, VOIR PAGE A 8: ÉNERGIE * V* ’* I /"I ri ’irrt wm.i , SHIN IN SHOP EASTERN PRESS NETWORK Un toit vert, qui est en fait un jardin sur le toit d’un édifice, n’est pas uniquement un lieu plaisant et sécuritaire à fréquenter.Il réduit la facture d’énergie de cet édifice de Séoul, par exemple, en permettant aux plantes d’absorber le rayonnement solaire au lieu de provoquer une surchauffe des locaux situés aux étages inférieurs, en plus de réduire la température du quartier voisin qui se ressent de la présence de tous ces accumulateurs de chaleur que sont les toits plats goudronnés. LE DEVOIR.LE MERCREDI t JUILLET 2 0 0 3 A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS LOTERIE SUITE DE LA PAGE 1 Loto-Québec a rempli la commande du gouvernement et exploite exactement 14 301 appareils de loterie vidéo, soit 7 % de moins qu'en 1999-2001, selon son dernier rapport annuel 2002-2003.Or, tant le revenu que le bénéfice qu’empoche la société d’Etat grâce à cette activité n’ont cessé de croître depuis.Au moment où le gouvernement s’émouvait du jeu pathologique, dont les vidéopokers sont les plus importants vecteurs, Loto-Québec avait encaissé 928 millions et dégagé un bénéfice net de 553,8 millions avec ses appareils.Pour l'exercice suivant, en 2000-2001, le revenu net est passé à 1,053 milliard, puis à 1,067 milliard et à 1,077 milliard en 2002-2003.Le bénéfice net tiré des vidéopokers a toujours progressé pour atteindre 706 millions, un record, en 2002-2003.Au cours des deux dernières années, ce bénéfice a fait un bond parce que Loto-Québec a décidé de réduire la commission versée aux commerçants de 30 % à 26 % de la valeur des sommes payées aux joueurs.A Loto-Québec, on explique que les 1000 appareils ont été retirés par attrition, lorsque les bars où ils étaient situés fermaient leurs portes en raison d’un manque d’achalandage ou à la suite d’un incendie.C’était souvent parmi les appareils de loterie vidéo les moins rentables, a reconnu le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy.De plus, les joueurs se sont tout simplement déplacés dans un autre établissement.Les clients qui fréquentaient un bar mainténant fermé qui aimaient jouer à la loterie vidéo sont allés jouer ailleurs», a souligné M.Roy.La diminution du nombre d’appareils et la réduction d’environ 12 % du nombre des endroits où on retrouve des vidéopokers — on compte 3663 établissements — n’ont pas entraîné une baisse de l’activité du jeu au Québec.On assiste toutefois à «une stabilisation» des revenus engendrés par les vidéopokers, a tenu à signaler-M.Roy.Ces revenus n'ont augmenté que de 10 millions par année au cours des deux dernières années, soit 1 % des recettes tirées des loteries vidéo, comparativement à une croissance de plus de 20 % en 1999-2000.Bref, on a stoppé l’explosion de l’industrie des vidéopokers au Québec sans en diminuer l’importance.Dans son dernier budget, le ministre des Finances, Yves Séguin, a exigé que Loto-Québec hausse de 75 millions le bénéfice qu’elle verse au gouvernement, soit 1/2 % de son bénéfice net de 1,45 milliard.Cette hausse ne viendra pas des loteries vidéo, a soutenu M.Roy.Le porte-parole indique cependant que, pour l’heure, Loto-Québec entend maintenir au même niveau les revenus qu’elle tire de cette activité, et non pas les réduire Substantiellement comme le voulait l’ancien gouvernement «Ça ne semble pas un endroit où il va se passer des choses majeures», a-t-il dit B faut dire que Loto-Québec, depuis le départ de Gaétan Frigon, est dirigé par un p.-d.-g.par intérim, Robert Crevier.Surtout, comme le plan d’action présenté en novembre 2002 par M.Frigop n’a pas été adopté par le gouvernement la société d’Etat est dépourvu d’un plan stratégique pour les prochaines années.Ce plan d’action prévoyait qu’il n’y aurait pas plus de 12 000 appareils de vidéopoker sur le territoire québécois.Quelque 1300 établissements, ou 35 % du total, auraient cessé de disposer de ces machines de jeu.Ce faisant LotoQuébec se serait privée de 40 millions, c’est-à-dire moins de 4 % seulement des revenus qu’elle touche de cette activité.Parallèlement à cette réduction de l’offre de loteries vidéo, le plan d’action misait sur un investissement de 600 millions dans des casinos au Québec pour attirer une clientèle internationale.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, & étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par tél&opieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le memoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur • (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orRanisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9 étage, Montréal.(Québec).H3A3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu.division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l^val.Envoi de publication — Enregistrement nr 0858.Dépôt légal*Bibliothèque nationale du Québec.\ : JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre, Line et deux de leurs cinq enfants attendent, au centre d’hébergement, que la Ville de Montréal leur octroie une subvention au loyer.Sans logis depuis un an et demi, ils étaient hébergés chez des parents et des amis.LOGEMENT SUITE DE LA PAGE 1 Parce qu’elle n’a pas de bail récent la famille a de la difficulté à obtenir une subvention de supplément au loyer.«Je ne peux rien Juire tant que je n’ai pas de subvention au loyer.À c’fheure, il n’y a pas de loyer en bas de 1000 $», a expliqué sa conjointe.Même son de cloche du côté de Christian, un père monoparental qui vit avec son enfant handicapé de quatre ans, nécessitant des services d’orthophonie et de physiothérapie.La famille a dû quitter son quartier d’Hochelaga il y a plus d’un an pour se rapprocher des services spécialisée, offerts dans Pointe-Saint-Charles.Au cours des derniers mois, la famille habitait chez la sœur de Christian.«À la SHDM, ils me disent que je n’ai pas accès au supplément parce que je n’ai pas de bail.Et avec tout cela, je suis en retard pour mes impôts et je dois leur amener mon rapport d’impôt», a confié le père rencontré à la porte du centre d’hébergement La descente aux enfers est difficile pour l’homme de 29 ans qui souffre d’une grave dépression.Cette situation soulève l’ire du porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU): «C’est une exigence bureaucratique qui doit absolument tomber.Tu ne peux pas te permettre de faire attendre ces gens-là en hébergement.Quand ils vont sortir de l’hébergement, il n’y en aura plus de logements», a dénoncé François Saillant.Interrogé sur cette problématique, le maire Gé-rald Tremblay a précisé que la Ville devait composer avec un nombre important de demandes de subvention au loyer, alors que les ressources sont limitées.«J’ai rencontré plusieurs personnes ce matin qui sont à la limite des critères, la demande est très importante, il faut donner à ceux qui respectent tous les critères d’admissibilité».Le responsable de l’habitation à la Ville, Michel Prescott, estime que la situation mérite d’être analysée et a demandé aux services administratifs d’évaluer le nombre de personnes en cause.Des solutions à long terme Au cours d’un point de presse en matinée, le maire de Montréal et le ministre des Affaires municipales ont souligné l’importance de ne pas se contenter de gérer la crise à court terme.«Il faut agir sur l’urgence [.].Mais il faut aussi s’assurer que la crise sera moins grave en 2004 et qu'elle le soit encore moins en 2005 et espérer que, en 2006, on puisse faire autre chose que d’avoir un centre d’hébergement temporaire», a déclaré le ministre Jean-Marc Fournier.Il a rappelé que le dernier budget prévoyait des fonds pour accélérer la construction de 13 000 logements sociaux, communautaires et à loyer abordable.«Au cours des deux prochaines années, avec les programmes Accès-logis et Logement abordable, nous allons faire 7000 nouvelles unités au Québec.Au cours des trois dernières années, il s’en est fait 4000.On double la cadence pour s’assurer de répondre à tous ces besoins», a fait valoir le ministre.Le FRAPRU est cependant sceptique quant à la capacité du gouvernement de financer ces nouveaux logements sociaux avqc les fonds dégagés dans le dernier budget A Montréal, le maire est confiant que quelque 2356 nouveaux logements sociaux et communautaires pourront être disponibles did le 1" juillet prochain.Dans le cadre de l’opération Solidarité 5000 logements, quelque 2951 autres logements sont en cours d’élaboration et devraient pouvoir être disponibles d’id 2005.«Le premier juillet 2004, il y a 1900 suppléments au loyer [à Montréal] qui vont venir à échéance.J’espère qu’à ce moment-là on aura créé assez d’unités de logement pour permettre au plus grand nombre de personnes d’avoir m logement», a souligné le maire de Montréal Près de 2000 locataires en quête d'un logement au Québec \ A la grandeur du Québec, les municipalités qui participent au programme de mesures d’urgence avaient reçu, selon les chiffres disponibles hier matin, pas moins de 1939 demandes de logement.De ce nombre, 965 ménages avaient été déclarés admissibles à une subvention de supplément au loyer d’urgence, qui permet au ménage de ne pas consacrer plus du quart de son revenu à se loger.Quelque 331 ménages avaient déjà réussi à se loger grâce à cette aide finandère.À Longueuil, les sans-logis ne se sont pas bousculés aux portes du centre d’hébergement mis à leur disposition.Hier, on y comptait six locataires en difficulté, dont une famille de cinq personnes arrivée deux jours auparavant Une septième personne était attendue en soirée.L’an dernier, la Ville n’avait pas eu à ouvrir son centre.A Gatineau, le comité urgence-logement n’a pas jugé nécessaire d’ouvrir les portes de son centre d’hébergement l’Office municipal d’habitation de Gatineau ayant réussi à reloger temporairement les personnes en difficulté dans les HLM dont il disposait.Plusieurs familles ont préféré s’installer chez des proches.Mais il deviendra peut-être nécessaire d’ouvrir les portes du centre d’hébergement au cours des prochaines semaines si ces familles décident d’avoir recours aux services de la Ville.Jeanne Corriveau, Clairandrée Cauchy EN BREF Forte amende pour le CP Bismarck, Dakota du Nord (AP) — La compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique (CP) a été cpndamnée hier par le département de la Santé de l’État du Dakota du Nord à verser la somme de 925 000 $ US pour un déraillement mortel survenu en janvier 2002.Le département accusait le CP d’avoir violé les règles environnementales lorsque plus de 950 000 litres d’ammoniac anhydre — utilisé comme engrais en agriculture — se sont échappés de wagons-citernes renversés ou abîmés dans la localité de Minot dans l’État du nord-ouest américain.Une personne avait perdu la vie après avoir inhalé des vapeurs toxiques et les autorités médicales ont évalué à 1000 le nombre de personnes qui ont dû être traitées pour des brûlures, des problèmes respiratoires et d’autres malaises, physiques et psychologiques.Le service de prévention des incendies de l’endroit avait par ailleurs accusé le Canadien Pacifique de négligence dans l’entretien des rails à l’endroit du déversement.Une partie du montant de l’amende imposée au CP, servira à la réalisation d’un système d’aqueduc pour un îlot résidentiel à proximité du lieu du sinistre qui avait été sévèrement touché.Les vapeurs toxiques échappées des 11 wagons endommagés avaient formé un nuage au-dessus du lieu où les habitants puisent leur eau potable.L’autre partie du montant constitue une amende pour violation des lois sur la qualité de l’air et de l’eau et sim les décrets dangereux, a précisé leprocureur général de l’État, Wayne Stenehjem.MOINES SUITE DE LA PAGE 1 Comme les novices ne sont pas légion, la communauté s’est finalement résignée à opter pour un site aux dimensions plus modestes.D n’y a pas que la taille de leur domaine qui incite les trappistes à déménager.L’urbanisation de la région et la circulation sans cesse croissante sur le chemin d’Oka compromettent la quiétude des lieux, qui n’offrent plus un environnement propice au silence et à la solitude comme le veut la vie monastique.«Nous voulons ainsi investir le meilleur de nous-mêmes et de notre énergie dans ce qui est au cœur de notre engagement chrétien et monastique, plutôt que de maintenir un patrimoine qui a sa beauté et sa valeur au plan historique», évoquait-on en mai dernier pour expliquer cette décision.«Ce n’est pas sans un pincement de cœur que nous faisons le choix de quitter le lieu de notre enracinement, après plus de 120 ans de présence à Oka.» Fondée en 1881 par des moines venus de l’abbaye de Notre-Dame-de-Bellefontaine, en France, l’abbaye d’Oka comporte plusieurs bâtiments, des boisés, un verger de 3000 pommiers, un potager, un rucher ainsi qu’un magasin où les visiteurs peuvent s’approvisionner en gelée de pommes, cidre, confiseries, chocolat et fromage d’Oka.La vie à l’abbaye est réglée autour de trois activités principales: la prière, la lecture de textes religieux et le travail manuel.Les moines sont conviés sept fois par jour à l’église afin d’assister aux offices religieux.Plusieurs d’entre eux assurent les services de la communauté comme la lessive, la plomberie et l’électricité ainsi que l’entretien des lieux, alors que d’autres travaillent à la fabrication des produits vendus au magasin de l’abbaye.Les moines ont toutefois abandonné la production du fromage qui faisait leur renommée depuis 1893.La fromagerie, qui a été vendue en 1974, a changé de mains à plusieurs reprises avant d’être cédée à Agropur, qui assure la production du fameux fromage depuis 1981.Le monastère accueille également les visiteurs désireux de séjourner dans un environnement propice au recueillement L’hôtellerie comporte une trentaine de chambres destinées à ces résidents de passage, qui doivent se plier à la consigne du silence qui est de rigueur dans les murs du monastère.L’Ordre des Cisterciens de la stricte observance, auquel appartient l’abbaye d’Oka, compte six monastères au Canada.ÉNERGIE SUITE DE LA PAGE I ce qui permet de réduire en moyenne de 10 %, et, dans certains cas, davantage, le bilan énergétique d’une résidence.Ijl réalisation des 12 programmes proposés par le FEÉ exigerait des déboursés d’environ quatre millions dans la prochaine année, ce qui est toutes proportions gardées, beaucoup plus substantiel que les 14,9 millions qu’il en coûtera à Hydro-Québec pour réaliser son programme.Selon M.Finet le gaz occupe environ 10 % du bilan énergétique du Québec, ce qui est «de très loin inférieur» à la place prépondérante de l’électricité.HydroQuébec, qui n’a pas évalué le potentiel technique de l’efficacité énergétique dans son secteur, tentera de réaliser d’ici 2006 des économies de 750 GWh, soit 9 % d’un potentiel que le distributeur évalue à 8,5 TWh pour l’ensemble de ses marchés.Le plan d’Hydro-Québec ne propose pas de mesures dont le coût dépasserait 2,79 cents du kWh, alors que le coût marginal réel de ses nouveaux projets et de ses achats au secteur privé se situe plutôt au-dessus de 6 cents le kWh, ce que n’a pas corrigé la Régie, dont la décision a été perçue comme étrangement frileuse par plusieurs groupes.line partie de l’audace du plan mis de l’avant par le FEÉ provient sans doute du fait qu’il est administré par plusieurs groupes environnementaux et de consommateurs, avec qui cette filiale d’Hydro-Québec (via Noverco) avait conclu une entente sur un premier plan d’action, il y a trois ans, en lieu et place du traditionnel affrontement devant la Régie.Les propositions du FEÉ ont reçu des appuis importants, y compris de l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec et de Ressources naturelles Canada, qui y voit une «nouvelle approche de financement des surcoûts de construction de bâtiments efficaces [qui] pourrait s'avérer une avenue prometteuse dans l’atteinte des objectifs du Plan d’action du Canada sur les changements climatiques».Cette «avenue» repose sur le fait qu’il n’en coûterait pas plus cher de construire des maisons chauffées au gaz dont la dépense d’énergie serait de 25 % inférieure aux exigences du Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments.Ainsi, le Fonds serait prêt à financer le surcoût des nouvelles résidences alimentées au gaz naturel et certifiées Novoclimat Ce surcoût de 3 % est évalué à 4575 $ en moyenne, selon l’Agence d’efficacité énergétique.Il repose sur une hyperisolation, doublée d’un système de ventilation avec échangeur de chaleur, pour une aération optimale et un minimum de pertes énergétiques.Le Fonds accordera une subvention, et les économies d’énergie réalisées financeront pendant quelques années le reste de l’investissement dont le propriétaire profitera ensuite pendant des décennies.Le FEÉ propose aussi de rendre les logements sociaux 25 % plus efficaces en proposant une autre formule d’autofinancement des projets de construction à même les économies d’énergiç réalisées.La rénovation n’est pas en reste: le FEÉ propose d’assister ici les coopératives d’habitation et les logements sociaux actuellement chauffés au gaz, dont les coûts de rénovation ne seront remboursés qu’au tiers en cinq ans et avec les économies réalisées.On envisage ici un coût de 500 $ par logement, qui pourrait déboucher sur une économie de 137 mètres cubes de gaz par unité.La mesure la plus spectaculaire est sans doute le financement des toits verts des bâtiments, pour lesquels le Fonds déboursera 1 $ le pied carré «végétoli-sé», lequel coûte entre 1,50 $ et 20 $.Le programme visera les bâtiments commerciaux (multilogements), institutionnels (écoles, hôpitaux, etc.) ou industriels, mais on ne refusera pas des projets de duplex ou triplex sécuritaires.Une étude torontoise sur la question conclut que la végétalisation de 6,5 millions de mètres carrés ferait économiser un million annuellement réduirait les émissions de gaz à effet de setre de 1,56 mégatonne et l’effet d’ilôt de chaleur urbaine de 0,62 mégatonne, tout en réduisant le smog de 5 à 10 % par année.Les résidences chauffées au gaz pourront de leur côté obtenir gratuitement des panneaux réflecteurs à installer derrière les calorifères.Ces panneaux seront fournis gratuitement à condition que le client accepte de payer la livraison et s’engage à les installer lui-même.Globalement, cette mesure devrait permettre de réduire la consommation des résidences de 68 500 m3.Dans les logements sociaux, le FEÉ assumera aussi seul le coût des panneaux.Le secteur résidentiel chauffé au gaz pourra par ailleurs bénéficier d’un programme d’encouragement à la rénovation écoéneigétique.Les maisons en cause devront avoir fait l’objet d’une évaluation en vertu du programme Energuide pour que soient déterminées les mesures prioritaires à prendre (financé aux deux tiers par des programmes gouvernementaux).Destiné à réduire la consommation et les gaz à effet de serre, ce programme financera l’isolation des entretoits, le calfeutrage, l’installation de chauffage à haut rendement énergétique, l’isolation des murs, des sous-sols, les récupérateurs de chaleur et une nouvelle fenestration.Le Fonds estime qu’il versera en moyenne 1000 $ par projet, une somme qui s’ajoutera au programme fédéral annoncé récemment qui prévoit une aide financière du même ordre.Cette aide permettra de réduire en principe de 1000 m3 par maison la consommation de gaz.Un programme plus spécifique pour l’achat de fenêtres et portes coulissantes à haut rendement énergétique prévoit aussi une aide de 5 $ le pied carré d’équipement à haute valeur isolante, avec un maximum de 500 $ par logement qu’il s’agisse d’unifamiliales ou de duplex Les «bâtiments» commerciaux chauffés au gaz — ces programmes ne s’adressent qu’aux clients de Gaz métro — pourront pour leur part obtenir une aide pouvant s’élever jusqu’à 250 000 $ s’ils veulent dépasser de 25 % le Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments.Dans tous ces programmes, explique Jean-Pierre Finet, porte-parole du FEÉ, «l’idée de base est de faire en sorte que les équipements neufs n’auront pas à assumer de surcoûts pour dépasser les normes: c'est moins cher et plus productif au plan énergétique comme environnemental que de devoir leur appliquer des mesures correctives dans 15 ou 20 ans, quand les normes auront été haussées.Quant aux équipements plus anciens, on essaie à la fois d'aider les gens à améliorer la performance et de financer une partie ou l ’essentiel, selon les cas, avec les économies d’énergie, de sorte que les déboursés sont minimes ou nuis.On espère ainsi donner une impulsion nouvelle à l’efficacité énergétique au Québec par des solutions innovatrices.» ¦ LE [> E YT 0 I R .LE MERCREDI 2 JUILLET 2 0 0 3 B 6 —-?LE DEVOIR ?- LES SPORTS HOCKEY Cette fois, le virage jeunesse du Canadien semble bien réel GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Le Canadien a célébré la fête du Canada en rachetant les contrats de Mariusz Czerkawski (2,85 millions) et Randy McKay (2,125 millions), et en faisant signer un contrat de deux ans avec diminution de salaire à Chad Kil-ger, qui gagnera au total 1,6 million alors qu’il a touché 1,127 million pour la seule dernière saison.Le Canadien doit débourser les deux tiers des salaires à Czerkawski et McKay.Le nouveau directeur général Bob Gainey préfère toutefois parler d’une réduction budgé-taire de tout près de deux millions.Mais c’est probablement la confirmation du virage jeunesse qui a été la nouvelle la plus importante communiquée par Gainey dans la cour Windsor, à l’extérieur du centre Bell.En commentant ses premières décisions sur le plan hockey comme directeur général du Canadien, Gainey a en effet déclaré: «C'est un peu pour une raison de budget, mais aussi pour faire plus de place aux jeunes.Je crois qu’il est clair que l’avenir de cette équipe passe par les espoirs déjà dans la Ligue américaine ou encore dans la Ligue canadienne de hockey junior.» Gainey est revenu sur le sujet quand il a convenu que la décision de se débarrasser de McKay, un Montréalais «avec de l’expérience et beaucoup de caractère», avait été plus difficile à prendre: «Mais quand on choisit une route, il faut suivre la même direction jour après jour», a-t-il dit en faisant référence au virage jeunesse.«Il y a des jeunes joueurs qui doivent savoir qu 'il y a de la place pour eux ici», a-t-il encore dit en mentionnant au passage les noms de Jason Ward, Michael Ryder, Marcel Hossa et Ron Hainsey.Le réengagement de Chad KDger, 26 ans seulement, s’inscrit aussi dans cette logique.Quand on lui a rapporté que ça fait des années qu’on parle de miser sur la relève ici, mais qu’on n’osait pas dans les faits, Gainey a répondu que cette fois devrait être la bonne.«Je crois que compte tenu de l’expérience de ces jeunes avec Claude Julien, c’est la seule direction qu’on peut suivre», a-t-il dit.Gainey a reconnu que cette philosophie visait en même temps à économiser de l'argent.«C’est les deux, je crois», a-t-il dit en parlant de la qualité des jeunes et de l'argent économisé.«C’est évident que notre équipe doit respecter des règles économiques.Mais aussi, depuis quelques années le Canadien a fait de bons choix au repêchage et notre _filiale vient de participer au championnat de la Ligue américaine.» Gainey a aussi parlé des choix de cette année et de ceux, encore nombreux, prévus pour l’an prochain: «Si on met tous ces éléments ensemble.» le corollaire de cette nouvelle philosophie, c’est que le Canadien ne risque pits d’être trop actif sur le marché des joueurs autonomes.Mais Gainey a précisé que si on trouvait un joueur «qui répond à un besoin», les portes.et les budgets ne sont pas fermés.Oublions un joueur comme Paul Kariya, cependant, «spectaculaire», a convenu Gainey, mais «qu'il ne serait pas logique pour nous de considérer».De toute évidence, le Canadien vise moins haut Mais plus haut que Czerkawski et McKay, espérons-le.New York 7, Montréal 6 Les Expos jouent mal et Robinson se fâche MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE New York — Le vétéran Tony Clark, qu’Omar Minaya avait tenté d’obtenir au camp d’entraînement a claqué un simple à titre de frappeur suppléant en fin de neuvième pour pousser le coureur suppléant Joe McEwing au marbre, et les Mets de New York ont arraché in extremis une victoire de 7-6 aux Expos, hier soir, devant 30 084 spectateurs au stade Shea.Clark a obtenu son simple dans la droite contre Julio Manon (0-2) pour procurer la victoire à Armando Benitez (2-3), qui avait pourtant placé les siens dans l’embarras à la manche précédente.C’était la sixième fois de suite que les Expos perdaient un match qui se décidait par la marge d’un point.Les Expos ont comblé un déficit de 6-3 en début de huitième, profitant de la relève des Mets.Graeme Lloyd, un ancien Expo, a donné deux coups sûrs et deux points en deux tiers de manche et Benitez a bousillé un sixième sauvetage quand il a accordé à José Vidro un circuit de deux points, son deuxième du match.C’était la quatrième fois de sa carrière que Vidro obtenait deux circuits dans un match.Il avait réalisé l’exploit la dernière fois le 18 août 2002 contre les Padres de San Diego.Le partant Sun-Woo Kim n'était pourtant pas de taille avec la recrue Aaron Heilman, qui se dirigeait vers sa première victoire dans les ligues majeures en faisant montre d’un beau talent avant que Lloyd et Benitez ne bousillent son bon travail.Vldro et Calloway avaient bien claqué la longue balle contre lui, mais en sept manches, il a espacé cinq coups sûrs, se contentant de lancer des prises, et ne cédant qu'un seul but sur balles.Dans ce qui semblait alors une cause désespérée, le releveur gaucher Scott Stewart a cédé trois points aux Mets en septième, quand il a donné trois coups sûrs, dont le simple de deux points de l’inter Jose Reyes, qui a bouclé la soirée avec trois points produits et le double productif du joueur de premier but Jason Phillips.Kim n’est pas l’ombre du lanceur qu’on a vu à l’oeuvre en septembre dernier.H n’avait pas très bien fait à ses deux premiers départs depuis son rappel d’Edmonton le 4 juin.Mardi, il a fait tout ce qu’un lanceur ne doit pas faire, mais chan- ceux comme pas un, il a su éviter le pire.Il a donné des coups sûrs quand il avait les devants 0-2 dans le compte à quelques reprises, il a même atteint Vance Wilson quand il détenait une telle avance.Kim a cédé six coups sûrs, quatre buts sur balles et a atteint deux frappeurs.Ca tenait du miracle qu’il n’accorde que deux points, un à la suite d’un double de Reyes en deuxième et d’un ballon sacrifice de Rey Sanchez en quatrième.Les Mets ont laissé sept coureurs sur les buts au cours des trois premières manches.Kim a effectué 80 tirs, dont 39 pour des prises.C'est rare qu’un partant accorde plus de balles qu'il n'obtient de prises.Frank Robinson s’est toujours montré patient depuis le début de la saison, peut-être un peu trop.Hier, il a sévèrement critiqué ses joueurs, pour la première fois.«Peu importe la remontée que nous avons faite en huitième manche, nous ne méritions pas de gagner, voilà tout, a dit Robinson.Quand nos lanceurs ne sont pas capables de faire le travail qu’on attend d’eux, quand notre défensive n’est pas capable d’exécuter les jeux et quand notre attaque attend encore à la dernière minute pour se mettre en branle, on n’a pas de chance de gagner.«Mon vocabulaire n’est pas assez riche, je ne connais pas suffisamment de mots pour expliquer la façon dont nous avons joué.Tout ce que j’ai vu ce soir m’a révolté.» S’il n’en tient qu’à Robinson, Sun-Woo Kim a certes lancé son dernier match dans l’uniforme des Expos.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Ditt Atlanta 51 30 630 Philadelphie 46 34 ,575 4 1/2 Montréal 45 38 .542 7' Floride 43 42 .506 10 New York 36 46 439 15 1/2 St.Louis Section Centralo 43 39 524 Houston 42 39 519 1/2 Chicago 42 40 512 1 Cincinnati 39 42 481 31/2 Pittsburgh 34 45 430 71/a Milwaukee 33 47 413 9.Section Ouest San Francisco 50 32 610 Los Angeles 45 35 563 4 Arizona 45 36 556 4 1/2 Colorado 42 42 500 9 San Diego 28 55 337 221/2 Hier N.Y.Mets 7 Montréal 6 Philadelphie 4 Chicago Cubs 3 Cincinnati 5 Pittsburgh 3 Floride 20 Atlanta 1 San Francisco 5 St.Louis 1 Arizona au Colorado San Diego à Los Angeles _____Aulourd’hul_____________ Atlanta en Monde.IShOS Cincinnati à Pittsburgh, 19h05 Chicago Cubs à Philadelphie, 19h05 Montréal à N.Y Mets.19h10 Milwaukee à Houston.20h05 Arizona au Colorado.20h05 San Francisco à St.Louis, 20h10 San Diego à Los Angeles, 22h10 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N pp PC PTS Montréal 2 0 0 57 36 4 Toronto 1 1 0 67 28 2 Ottawa 1 1 0 59 51 2 Hamilton 0 2 0 25 Section Ouest 76 0 Winnipeg 2 0 0 68 59 4 Saskatchewan 2 0 0 52 48 4 Edmonton 1 1 0 50 58 2 C.-B.0 O CM 57 66 0 Calgary 0 2 0 Hier 44 57 0 Edmonton à Winnipeg Ottawa à Calgary Vendredi Montréal en Saskatchewan, 21 h30 Toronto en C -B., 22h30 Samedi Edmonton à Hamilton, 19h Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.ledevoir.com/offres.html www.ledevoir.com/avis.html AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Te/.985-3344 Fax.985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 - Insecte des régions tropicales au corps aplati.- Solution.2 - Artère - Inégalité 3 - Touché.- Héron cra- bier.- À toi.4- Inverse du sinus d’un angle (Math.).-Neuf 5 - Conspuera - Don 6 - Argon.- Pris au piè- ge 7 - Californium.- Haïs- sable.8- On y verse du cognac.- Compétiteur.9- Poulie.- Écrivain péruvien 1909-1967.10 - Lentille.- Produit du houx.- Lac d'Écos-se.11 - Clboulot.- Endroit peu profond d'une rivière.- Après un 12 • Sujet qui parie (Phi- los.) - Médiocre.-Pâturage VERTICALEMENT 1 - Chambre auxiliaire d’un moteur à explosion.2 - Esprit.- Artère.3 - Chêne vert.- Cou- pure dans un pli anticlinal (Géol.).4 - Égratigne - Thulium.5 - Eps.des laïcs dans l'Église catholique.-Terre”.6 - Habitation de sapin.- Relatif au ton.7 - Plante potagère her- bacée.-Traîneau.8- Embouchure d'un fleuve sur une mer.-Chiffre 9 - Symbole d'un métal blanc.- Partie d'une chaussure.10 - Couchette.- Produc- tion artistique.11 - À la surface du fer- blanc.- Comprendre qqch.12-Fer.- Mesure d'expulsion.Solution d’hier taièéeiienwa 1 1 a I t 3 T- N H F 1jtjwl ¦ c T T B 1 wJt A; K B a ¦ 9 ** 9 l Br| 11 A * * s U 1 T B O c ¦ •a i N [Cj T L N if t u' H Du B L C B * t T t*.L^ N E F 854 Appel d'offres Société immobilière du Québec La présente publication ne constitue pas un avis d'appel d’offres.Les personnes désirant soumettre une offre doivent se référer aux avis d'appel d'offres diffusés par l'intermédiaire des babillards électroniques CIEC ou MERX QUÉBEC DOSSIER N° 92166000 Réduction d'espace et aménagement au 21, rue Patrick-Morgan, La Malbaie (Québec).Garantie de soumission : 22 000 $ Clôture : 2003-08-12 à 15 h à Québec.Vente des documents CIEC 1-800-482-2432 (construction) et MERX 1 -800-964-6379 (biens et services).Les documents de soumissions peuvent être consultés aux associations de la construction régionales (projets de construction) et au Bureau des soumissions, 675, boul.René-Lévesque Est, 1er étage, bureau 100, Québec (Québec), (418) 643-5484.Québec “ra L’ensemble des appels d'offres de la Société peuvent être consultés sur notre site Internet www.siq.gouv.qc.ca AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par la présente donné que la faillite de 9106-5698 QUÉBEC INC., ayant son siège social et son principal établissement commercial au 6820A rue Jean-Tarvemier, Montréal (Québec), HIM 2E6, a eu lieu le 17'jour de juin 2003 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9' jour de juillet 2003, à Hhl5, au bureau du syndic, 2 Place Alexis-Nihon, 22' étage, Montréal (Québec), AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉ-SENTES donne que la fail-lite de 90474222 QUÉBEC INC, corps politique, légalement constitué ayant son siège social et principal établissement commercial au 110, boul.d’Orléans, dans la ville de Lorraine, province de Québec.J6Z 4H4 est survenue le Xï jour de juin 2003, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11' jour de juillet 2003.à 10 h (X), au bureau du Syndic, %, rue Turgeon.suite 300, Ste-Thérèse (Qc).DATÉ À STE-THÉRÈSE, ce 26' jour de juin 2003 Éric Bisson, CA, CIRP, syndic Responsable de Vactif Éric Bissos & Awxifis Inc 96, rue TUrgeon, suite 300 Ste-Thérèse (Qc) J7E3H9 TéL : (450) 435-8011 Téléc.: (450) 435-5610 (2BBBDI La muI» chose prévisible avec le sclérose en plaques, c est qu'elle rend la vie ImprftvlBlble Société canadlsnn* I d* la >cl*ro»a an plaqua* 1 aoo 2fla-7SS2 www adsroMOTBlaquaa os n Richter & Associés Inc.2, Place Alexis Nihon, Montréal (Québec) H3Z 3C2 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par la présente donné que la fai 11 ite de LES PY RA MI DES G.O.S.INC., ayant son siège social et son principal établissement commercial au 6820A rue Jean-Tarvemier, Montréal (Québec), HIM 2E6, a eu lieu le 17'jour de juin 2003 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9' jour de juillet 2003, à 11 h, au bureau du syndic, 2 Place Alexis-Nihon, 22' étage, Montréal (Québec).Hj Richter 0 8t Associés Inc.2, Place Alexia Nihon, Mondial (Québec) H3Z 3C2 Hydro Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l’information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l’entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur: 1800 363-0910 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE COUR MUNICIPALE(PAR VOIE ACCÉLÉRÉE) N0 02-90117-4 La Ville de Repenligny Partie Demanderesse -vs- Patrice Alexandre Partie Défenderesse.Le 11ième jour de Juillet 2003 à lOhOO, au 786, Vaudreuil Repentigny, Qc, district de Joliette seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: Patrice Alexandre, saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile Pontiac Sunfire 1995 noir et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Informillon: Michel Geucher, huissier du dlelrlct de Joliette.MICHEL GAUCHER, HUISSIER DE JUSTICE, 577, rue Notre-Dame #252, Repentigny, Qc, J6A 2T6.Tél.: (514)654-6511.AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION SPED PHARMACOR INC.PRENEZ AVIS QUE la société SPEQ PHARMACOR INC., de mandera à l'Inspecteur généra! des institutions financières la permission de se dissoudre, conlorméement à la Loi sur les compagnies.Signé â Laval, ce 27 juin 2003.FRANÇOIS MOREAU, secrétaire Demande de dissolution (article 37, Loi sur la publicilé légale des entreprises individuelles.des sociétés si des person-nés morales) Prenez avis que la compa-gnieipersonne morale 9007-2505 QUEBEC INC.ayant son siège 6963 St-Hubert, Montréal, Québec, H2S 2N1 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, de sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'amble 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises légale des entreprises individuelles, des société et des personnes morales.iRAîv LtS GEHG ô'AtiOMu ! UE 8 Oxfarn [J*ï Environnement Canada Environment Canada Montréal Prévisions météo O C # AUJOURD'HUI CE SOIR Possibilité d'averses Dégagé max 27 min 19 JEUDI VENDREDI SAMEDI Ensoleillé Passages nuageux Ensoleillé max 30, min 19 max 30, min 21 max 30, min 20 La météo en un clin d’œil Indice ,JV DV Papoeftlon mmn -?r Description 0 0 3» «O.mm ' »>r>m «on» /on ¦ • o* ! SO mm 1 20 mm j «1» mm J 1 Moyen F leva P/treme 1 Max.Min.Hier 26 18 Normales 24.9 14.2 Precip.1.0 mm Phases de la lune €03# 7/7 7/13 7/21 7/29 r* HW Saguenay Val d'Or „ 27/16 itréal Canada Le monde St.John's ‘t.20\8 New York Z» 30\19 Halifax 25\15 Chicago 0- 33118 Ottawa 28M5 Atlanta w 26119 # Toronto Z» 30\16 Miami Ca 33128 • ' Winnipeg e, 3t\2i Los Angeles 0- 26116 Edmonton O- 25116 Rio de Janeiro Q» 28118 Regina ^ 18\11 Amsterdam Sa 19113 Vancouver 19\12 Moscou Ca 22112 Whitehorse 23\9 Tokyo Ca 28122 1 Yellowknife £> 18\11 Sydney « 15111 - 1 Parte directement avec un prévlalonnista III ! Météo Conseil HlMJdiEEl Frais applicables Pour le dernier bulletin météo en ligne, consultez le site Web météo à l’URL www.meteo.ec.gc.ca La météo canadienne sur la Web i < B 8 LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 JUILLET 2003 -* LE DEVOIR ?- NOS CHOIX Le «grand événement gratuit» du FUM Jazzstory au FUM Yannick Rieu Le saxophoniste montréalais entame ce soir une série de quatre concerts au Festival de jazz avec l’exécution de son «Non-acoustic Project», avec la complicité du claviériste Daniel Thouin.Il s’agit d’un spectacle exploratoire envoûtant, à la limite du jazz avec son recours au synthétiseur et à l’échantillonnage, mais respectueux du genre dans la mesure où Rieu et son quintette se laissent porter par la force de l’improvisation.C’est gratuit et ça promet Scène Groove, 22h Brian Myles The Jolly Boys Ils jouaient le mento, leur irrésistible musique, avant que le reggae s’appelle reggae, avant même que le calypso s’appelle calypso.C’est dire que ces «p'tits vieux monsieurs», pour reprendre l’expression affectueuse du program-mateur-en-chef des scènes extérieures Laurent Saulnier, sont véritablement les derniers survivants de la race fondatrice des musiques syncopées provenant de la Jamaïque.Dignes de respect, donc.Scène GM Ste-Catheri-ne/Jeanne-Mance, à 21h et 23h.Sylvain Cormier La salsa plantée là SYLVAIN CORMIER Comprendra-t-on ça un jour dans les officines du pouvoir au FUM?Une foule de plus de 100 000 personnes ne peut pas danser.Même si le désir est là et que les extrémités frétillent C’est le principe de la sardine.Quand on les fout dans une boîte, les sardines font les sardines, c’est-à-dire qu’elles s’entassent.Jusqu’à remplir tout l’espace.Si on voulait qu’elles nagent dans l’huile, on en mettrait moins.De la même façon, si on voulait vraiment qu’une foule danse, quand on va jusqu’à engager un orchestre de la trempe du Spanish Harlem Orchestra, orchestre spécialement — et presque uniquement — dédié à la danse pour rendre absolument irrésistible et irrépressible le mouvement des corps, la simple logique voudrait qu’on limite l’accès au site.Un couple au mètre carré.Calcul simple.Mais non.Voyez comment ça s’est passé hier.On remplit le site à ras bords, de Jeanne-Mance à Saint-Urbain et de la Catherine à Président-Kennedy, on place des écrans géants partout, on mitraille les surfaces disponibles de faisceaux de toutes les couleurs et de projections diverses, et on concède pour ainsi dire d’avance le point puisque les gens ne pourront forcément pas danser la salsa, ils auront au moins de quoi regarder.Absurde raisonnement à quoi bon faire la grande fiesta salsa avec les meilleurs musiciens du genre si c’est rien qu’un prétexte pour justifier les valeurs ajoutées?C’est quand même un comble.On convie les gens à la danse et on les laisse se coltiner jusqu’à l’immo- bilité forcée.Et puis, croyant compenser la frustration de milliers de plantons par simple procuration, on leur fait voir des tas de danseurs amateurs sur des plateformes, un couple sur le toit du MAC éclairé en ombres chinoises jusque sur la façade du Complexe-Desjardins, d’autres danseurs encore à travers les fenêtres de la bâtisse adjacente à la grande scène, etc.Comme si danser la salsa était un «spectator sport»! On aura beau dire que la sono était d’une extraordinaire qualité (elle l’était, jusque dans les basses, bien rondes et bien définies), que les couloirs d'accès au site et de sortie du site étaient expertement gérés, qu’on en avait bel et bien plein la vue et plein les oreiües, ce n’était pas pour autant le Gran Dia En El Barrio promis {Un grand jour dans le quartier, c’est le titre de l’album qui a résulté du projet Spanish Harlem Orchestra, qui est à la salsa des années 70, faut-il rappeler, ce que le Buena Vista Social Club a été aux musiques cubaines d’avant Castro).Franchement, faute de pouvoir danser, la salsa lasse, trop répétitive pour se donner seulement à voir et entendre, forcément déficitaire en pur spectacle.La question se pose: pourquoi ce goût prononcé du FUM pour les «grands événements» à saveur latine où, fatalement, on fait du sur-place?C’était hier le troisième du genre en quatre ans, le quatrième en sept C’est beaucoup.C’est trop.A quand un «grand événement» rhythm’n’blues, un ronflant big band avec des chanteurs et chanteuses vedettes qui attireraient au moins autant l’attention que les projections et les jeux d’éclairage?On peut rêver.Daniel Lanois - Neko Case / Wilco Question de distance Billy Bang au Gesù TSHI Un chef, un vrai SYLVAIN CORMIER Le FUM bat son plein.FIJM?Quel FUM?J’y suis depuis le commencement et n’ai toujours pas franchi un seul point d’entrée du site.Peut-être l’avez-vous constaté: on peut passer tout le Festival international de jazz de Montréal à s’offrir des spectacles sans mettre le bout de la verrue qu’on a au bout du nez dans le périmètre.C’est mon cas.Pour la verrue.Pour le festival extra-mu-ros aussi.En vérité, je vis mon FUM en périphérie du FUM, assistant à des spectacles tout aussi périphériques.Par là, j’ai la curieuse impression d’être doublement en dehors.Tout près, mais en même temps loin.Très, très, loin.Je passe en effet mon temps au Metropolis, à voir les artistes qui ont le moins à voir avec le jazz dans la programmation du FUM.Dimanche, j’y étais au royaume du country alternatif avec la chanteuse Neko Case et le groupe Wilco.Lundi, j’y retrouvais Daniel Lanois, ses guitares malpropres et sa pedal steel à l’âme pure.Ça, le FUM?Un mini-festival d’Americana, oui.Le FUM a le dos large et ses programmateurs en profitent pour programmer leurs chouchous.Ça tombe bien, ce sont aussi les miens.Trois fois le bonheur garanti sur facture, alors?Non.Une fois sur trois, hélas.Rien n’est garanti en ce monde cruel.C’est la faute à Wilco, groupe de trippeux trop brillants qui trip- Î>ent tellement tout seuls dans eur bulle qu’être sur scène ou pas, c’est pareil.Et c’est aussi la faute au public de Wilco, majoritairement des collégiens angles qui, éternelles grandes gueules, font leur habituel boucan jusqu’à l’arrivée de leur groupe: se sont-ils seulement aperçus qu’ils enterraient les ballades arrache-cœur, les valses tendres et les terribles histoires de «suicide on the 405» de Neko Case?Fallait-il qu’elle ait la plainte déchirante, la Loretta Lynn putative, pour qu’elle perce envers et contre tout la méchante rumeur: comme autant de bouteilles lancées à la mer nous parvenaient Pretty Girls, Look For Me (III Be Around), et surtout ses reprises relevées de Dylan (Buckets Of Rain, belle oubliée du grandissime Blood On The Tracks) et Jo Stafford (You Belong To Me, succès de 1952).Pas démontée, Neko Case aura fait patienter les mal élevés une grosse heure, na.Certains, à la fin, se taisaient.Triomphalement accueillie, la bande à Jeff Tweedy s’est appliquée à reproduire les complexes arrangements des chansons de l’indescriptible et insaisissable nouvel album Yankee Hotel Fox-trot: cela ressemblait par moments à du Gratejul Dead première époque, rapport aux séquences instrumentales qui partaient dans toutes les directions et s’allongeaient à l’infini, mais aussi à du XTC et autres héritiers pop de Brian Wilson, rapport aux habiles jeux d’harmonies de voix.Je ne suis cependant pas du tout certain qu’il s’agissait d’un spectacle: Wilco jouait pour ainsi dire en circuit fermé, sans le moindre égard à l’auditoire, pourtant gagné d’avance.De fait, on ne se demandait pas ce que Wilco faisait dans un festival de jazz, mais ce que Wilco faisait là tout court Daniel Lanois chez lui Le lendemain au même endroit — garni de tables et de chaises manière Spectrum , faut-il préciser —, Daniel Lanois donnait au contraire la très forte impression d’être très exactement là où il voulait être.A savoir: parmi les siens.Avec ses chansons, ses musiciens et le public, en prise directe.Et ce n’était pas les ennuis vécus plus tôt le même jour au passage des douanes canadiennes — instruments retenus, remplacés in extremis par ceux des Respectables et de Rick Haworth — qui allaient l’empêcher de partager le meilleur de lui-même.Lanois, comprenait-on plus fortement que jamais en cette salle trop grande, est totalement dédié à l’abolition de la distance entre son cœur et celui qu’il cherche à toucher.Tout chez lui est stricte vérité: ce qu’il dit, la manière dont il chante, la manière dont il mène ses solos.Tout artifice, tout enjolivement, tout ce qui peut se placer entre un artiste et un auditoire est éliminé: Lanois ne produit que des sons bruts, ne chante que des mots non affinés.Lundi, malgré la climatisation un peu excessive du lieu, chaque note, chaque mot produisait le surcroît de chaleur humaine souhaité.Lanois en était extrêmement heureux et cela se sentait: après avoir donné la presque totalité du récent album Shine (dont les pures beautés que sont Transmitter et JJ Leaves LA, jouées au pedal steel), ainsi que l’intégrale de son répertoire francophone (incluant l’exquise Pour ton sourire), le natif de Gatineau ne voulait plus partir.Une seule bonne raison l’arracha momentanément à la scène: un autre auditoire attendait déjà dehors pour le spectacle de 21h.BRIAN MYLES LE DEVOIR Hanté par l’expérience de la guerre du Viêtnam jusque dans son sommeil, poursuivi par des idées morbides et destructrices, prisonnier de l’alcool et des drogues, le violoniste Billy Bang végétait de son propre aveu jusqu’à ce que son producteur, Jean-Pierre Leduc (Justin Time), lui suggère de replonger dans la jungle assassine de ses 19 ans pour en tirer un album.À l’invitation de Leduc, le violoniste Billy Bang est redevenu le sergent William Walker, un gamin de 19 ans arraché d’Harlem pour être parachuté dans une guerre complètement injustifiée aux yeux de l’histoire.Le violoniste est ressorti de cette introspection dans la mangrove consumée au napalm avec un enregistrement libérateur, Vietnam: The Aftermath.Billy Bang et son groupe ont interprété cet album, lundi soir au Gesù, lors d’un concert d’une rare sensibilité, où les élans de détresse des premières mesures ont cédé le pas, petit à petit, à des envolées de «phunk» jazz salvatrices.Instrument chéri du «yâble» dans la tradition catholique, le violon a servi, pour un soir seulement, à chasser les démons au lieu de les attirer.Il a imité les accents et intonations du sud-est asiatique, accompagné en ce sens par des coups de cymbales ponctuels, un effet caractéristique dans la musique de l’Extrême-Orient.Identifié à l’avant-garde du jazz moderne, Billy Bang ne sombre pas dans le même gouffre exploratoire que la plupart de ses contemporains, qui se préoccu- pent beaucoup trop de la forme au détriment de l’orchestration.Il n’est pas affecté par cette culture individualiste conduisant des musiciens talentueux à sacrifier le jeu d’ensemble au nom du solo.Billy Bang est un chef, un vrai.Avec Ted Daniel à la trompette, John Hicks au piano, Curtis Lundy à la contrebasse, Hamiet Bluiett au saxophone baryton (en remplacement de Frank Lowe) et Michael Carvin à la batterie, Bang fait partie d’un groupe, un vrai.Le public a donc pu se délecter d’un jeu d’ensemble, caractérisé par des sorties bien encadrées des solistes, sauf exceptions.Vers la fin, Michael Carvin s’est lancé dans un solo de drum oscillant entre la retenue et l’explosion rythmique, à la limite de la transe.Pivot de la formation, le «special 4th class» Michael Car-vin s’est laissé gagner par The Aftermath.Tout comme Bang, il a survécu à l’épreuve du Viêtnam.Idem pour Ted Daniel.Trois vétérans du Viêtnam, et même quatre en incluant Lowe, absent pour cause de grave maladie.Bang a d’ailleurs dédié le concert au saxophoniste.L’Association pour la musique indépendante a accordé cette année le prix du meilleur album à Vietnam: The Aftermath.Un choix à la fois logique et émotif.Choix logique en raison de l’orchestration et de la versatilité du projet.Sur disque comme sur scène, il existe deux mondes entre la déchirure d’une pièce comme Moments for the killed in action missing in action et l’exubérance de Saigon Phunk.Choix émotif parce que Billy Bang et ses vétérans ont réussi, grâce à la musique, à se réconcilier avec leur passé.Art dramatique BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Place à la fiction, ce soir, au Musée d’art contemporain.Jazzstory débarque de Toronto pour livrer son jazz assez percutant, très porté sur les atmosphères, trafiquant des histoires truculentes.Le nom même de la formation le dit, elle se remue entre un goût marqué pour les histoires que la musique raconte, en même temps qu’elle annonce ses couleurs: l’histoire du jazz ne sera pas si loin.«Je suis content que tu le mentionnes, commente Tim Postgate, qui a signé sur le seul album du groupe la presque totalité des compositions.Le nom joue surtout avec l’histoire [history].Mais le mot histoire [story] y est également.Une forme de narration est toujours présente dans le jazz».Et les histoires de Jazzstory proposent des tensions intéressantes: Postage mélange le rock et les improvisations dissonantes surtout connues en Europe.Le groupe a commencé en tant que projet de recherche.Louis Armstrong, Miles Davis, Thele-nious Monk, Booker Little, Charlie Paricer et Duke Ellington en sont à la source.«On voulait explorer la musique de jazzmen qui sont aussi des compositeurs.C’est une part du jazz qui m’intéresse, dans la mesure où je suis aussi un compositeur.» An fil du temps, explique Postgate, le plaisir de jouer ensemble est devenu tel que les références du départ se sont effacées graduellement Jazzstory est formé de quatre musiciens qui, individuellement, accumulent les éloges.Postgate n’a jamais paru aussi à l’aise qu’avec ses actuels comparses.Le très occupé Rob Clutton est un de ceux qui a le plus joué sur la scène canadienne.D a joué avec Don Byron, Joe Lovano et Kenny Wheeler et étudié avec Ken Vander-mark à Chicago.«Il est dans la même ligue que Normand Guil-bault», soutient Postgate.La trompette est tenue par Lina Allemano, qui a aussi joué avec Byron, Lovano et Wheeler.Plusieurs la considèrent comme l’une des musiciennes les plus prometteuses de la scène canadienne.Ils sont rejoints par le batteur Jean Martin, qui lui aussi jouit d’une belle réputation (son album Get Together Weather, en 1999, a connu un beau succès critique).Ensemble, ils performent un post-bop articulé par des silences judicieux et des mélodies accrocheuses, malgré le caractère imprévisible de leur musique.Us ont enregistré un album éponyme lors d’une résidence au Top 0 the Senator de Toronto, entre les 9 et 11 mars 2001 (le disque a été lancé sur l’étiquette de Postgate, Gujldwood Records).Ethéré et proche du cinéma, cette musique adore les mélodies, entre abstraction et figuration, si l’on ose dire.Postgate donne comme exemple la peinture du toron-tois David Urban: il faut dire que la discussion a beaucoup traîné du côté des arts visuels.Le plus drôle, affirme le musicien, c’est que tous les membres de Jazzstory sont des amateurs d’art visuels.Ils seront servis, puisqu’ils jouent au musée: «C’est un de mes musées préférés au Canada.De jouer dans un musée d’art contemporain est fascinant: j’ai toujours dit qu’on regardait l’histoire vers l’avant.» Petit dimanche, gros lundi BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Disons que, dimanche, la fin de journée a été plus ardue que prévu.D faut dire que l’excellente Barbara Brown, samedi soir, a retenu sur place la presque majorité de la salle comble de Ramasutra.Sa house a fait l’effet d’un aimant alors on a connu aussi les joies des petites heures du matin.Notre patience était moins à point dimanche à minuit pour Laurent de Wilde, qui s’est produit devant trois ou quatre poignées de gens.Drum’n bass entendue, saupoudrage de cuivres, sono bizarrement compressée, bref, c’était peut-être notre faute, mais le nu jazz de De Wilde n’a pas adhéré sur nous.De retour lundi, un bref passage au Musée d’art contemporain de Montréal pour le Avram Fefer Trio a confirmé que le musicien aimait osciller entre des passages sensuels, classiques et d’autres déjan- tés.Avec un brin d’humour, le monsieur a détendu l’atmosphère en jouant du bec de son saxo comme d’un gazou.Inspiré et inventif Tout juste avant, on est probablement un des rares a être sorti déçu du tour de chant et de guitare de Daniel Lanois.Il manie bien la six-cordes comme pas un, le natif de Gatineau, mais il se terre dans d’horizontales recherches de textures qui craignent la tension.Et les chœurs, démultipliés, faisaient penser à la chorale du coin.L’an dernier au Spectrum, c’était mieux.En finale, au Club Soda, Ursula Rucker a brandi le couteau de sa diatribe sociale aiguisé à la meule du réalisme cru.Sorte de Lauren Hill plus underground, Rucker s’est transformée en grande prêtresse «soûl».Elle touche la cible, la grande dame de Philadelphie, sans laisser de répit.Du spoken word terriblement poignant, mais aussi épuisant A petites doses.8 ail 12 juillet MUSIQUE § tête mm* FESTIVAL D’ORGUE 2003 Faculté de musique, Université McGill 8 juillet, 20h - Salle Redpath John Grew et Patrick Wedd Musique du XX' siècle et Nicolas de Grigny 9 juillet, 20h - Église de l’Immaculée-Conception James David Christie Le XVIII' siècle en Allemagne du Nord 10 juillet, 20h - Salle Redpath Christopher Stembridge, orgue et clavecin .da cantare e sonare.11 juillet, 20h - Église St-Jean-Baptiste Marie-Claire Alain, Widor et la famille Alain Bach 12 juillet, 15h - Abbaye St-Benoît-du-Lac Bernard Lagacé Admission : 15$ / 10$ (étudiants et aînés) Renseignements : (514) 398-5145 • L»s organismes membns du (OKStH QVBk05 M U Conseil québécois de la musique MimiOïTF, sont identifiés par le logo suivant : & Pour annoncer dans ce calendrier, communiquez avec Jacques Nadeau au 514.985.3454 L0FF FESTIVAL DE JAZZ de Montréal Ce soir, mercredi 2 juillet : 5 concerts • 4 salles 17h30 Trio LML.Quai des brumes.Entrée libre 20h30 Montréal Jazz Big Band fl).Lion d’Or.24$ (billet de soirée) 2lh30 Ivanhoe Jolicoeur quartette .Le Va-et-Vient.10$ 22h30 Montréal Jazz Big Band (2).Lion d'Or.(utilisez le billet de 20h30) 23h30 Trio Nathalie Renault.Focaccia.8$ Journal de saWe [iks] (film) • Rodéoscopique • Les Riens du tout: Mots d'Algérie • Vince • Générations • Julie tai GSM 89.3 FM de IQItOO à 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