Le devoir, 13 août 2007, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LE LUNDI 13 AOUT 2007 A 3 ACTUALITES M.M .¦ =., - .- , T ,-T Candidat libéral à l’élection partielle Coulon presse Ottawa de verser 30 millions pour le futur campus de l’UdM à Outremont BRIGITTE SAINT-PIERRE Le candidat libéral à l’élection partielle d’Outre-mont, Jocelyn Coulon, a pressé le gouvernement fédéral de s’engager à verser une somme de 30 millions de dollars pour le projet de construction d’un campus de l’Université de Montréal sur le site de la gare de triage à Outremont, lors d’un entretien accordé hier au Devoir.Le gouvernement du Québec a promis, en octobre 2006, 30 millions de dollars pour le projet, et la Ville de Montréal a dit qu’elle pourrait pour sa fart investir jusqu’à 60 millions de dollars, a mentionné M.Coulon.L’Université de Montréal souhaite en outre obtenir une somme de 30 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral.«Le gouvernement fédéral n’a toujours rien fait.Nous, on dit: il serait temps que le gouvernement fédéral s’engage fermement dans l’agrandissement de l’Université de Montréal, qu’il dise qu’il va les donner les 30 millions, comme ça, ça va permettre aux trois intervenants de commencer quelque chose.» Selon M.Coulon, si le gouvernement fédéral s’était lui aussi engagé en octobre 2006 à verser cette somme, certains travaux auraient pu commencer dès le mois d’avril dernier.L’Office de consultation publique de Montréal a annoncé qu’il rendrait public demain son rapport sur le projet, et la Ville de Montréal n’a pas encore adopté le règlement et effectué les modifications à son plan d’urbanisme devant permettre la construction d’un campus sur le site de la gare de triage.Certains travaux auraient néanmoins pu être effectués dès le mois d’avril dernier, par exemple l’enlèvement de voies ferrées, a dit M.Coulon.Il n’a pas été possible de joindre l’Université de Montréal hier à ce sujet Même si le gouvernement conservateur s’enga- geait en octobre prochain à verser 30 millions de dollars pour le projet les travaux ne pourraient pas commencer avant avril 2008, a affirmé M.Coulon.«Donc, on aura perdu 18 mois sur un projet [.] qui presse pour l’Université de Montréal, parce qu’elle a besoin d’espace pour ses étudiants, surtout pour ses centres de recherche en sciences.]e trouve d’autant plus paradoxal que le gouvernement conservateur soit incapable de s’engager pour 30 millions que, depuis un an, il s’est engagé pour 13 milliards de dollars d'achat d’armement.Ça, c’est la priorité du gouvernement fédéral.» Serrer des mains Il n’a pas été possible hier de joindre le candidat conservateur, Gilles Duguay, pour donner son point de vue.Dimitri Soudas, porte-parole du premier ministre du Canada, a pour sa part affirmé que les électeurs de la circonscription d’Outremont avaient intérêt à élire un député appartenant au parti au pouvoir.Outre le candidat conservateur, M.Coulon affrontera lors de l’élection complémentaire du 17 septembre le candidat bloquiste Jean-Paul Gilson et le candidat néo-démocrate Thomas Mulcair.Invité à se prononcer sur le début de la campagne du candidat néo-démocrate Thomas Mulcair, M.Coulon a affirmé qu’on pouvait «partir très fort», mais que l’important était «d’arriver le 17septembre».«Nous, on va arriver le 17 septembre, parce qu’on a une des meilleures organisations de comté au Québec.On connaît notre électorat.» M.Coulon a indiqué qu’il rencontrerait beaucoup d’électeurs.«Moi, je pense que c’est plus important que de tapisser le comté d’affiches [.].Nous, on n’en aura pas 4000-5000 des affiches, mais on va serrer des mains.On va le faire rue par rue et communauté par communauté.» Le Devoir Mulcair croit avoir de bonnes chances de NELSON WYATT Le candidat du Nouveau Parti démocratique dans la circonscription fédérale d’Outremont, Thomas Mulcair, estime que son parti a de bonnes chances de l’emporter le scrutin de l’élection partielle du 17 sep-tembre dans cette circonscription montréalaise.Outremont est l’une des trois circonscriptions où auront lieu des élections complémentaires, le même jour, au Québec.Les deux autres, celles de Saint-Hyar cinthe-Bagot et de Roberval-Lac-Saint-Jean, étaient détenues par le Bloc québécois.Certains prédisent qu’elles pourraient passer au Parti conservateur.Outremont est une forteresse libérale, qui était représentée par Jean Lapierre.Les conservateurs y présentent l’ex-diplomate Gilles Duguay et le Bloc, Jean-Paul Gilson, un psychologue, mais on estime généralement que la course se jouera entre les libé- l’emporter raux et le NPD, arrivé troisième derrière M.Lapierre et le bloquiste Jacques Léonard aux dernières élections générales.M.Mulcair, qui affronte l’universitaire et commentateur politique Jocelyn Coulon, croit que ce scrutin complémentaire sera l’occasion pour les électeurs, comme pour les libéraux fédéraux, de se prononcer sur le leadership du chef libéral Stéphane Dion.M.Mulcair prétend que ce leadership est non seulement contesté mais surtout très faible.Pour le NPD, remporter Outremont mettrait un terme à la traversée du désert politique du parti au Québec, où les néoriémocrates n’ont pas réussi à faire élire de député depuis que le défenseur des consommateurs Phil Edmonston a été élu lors d’une partielle dans la circonscription de Chambly, en 1990.Presse canadienne - PEDRO RUIZ LE DEVOIR Candidat libéral à l’élection partielle d’Outremont, Jocelyn Coulon soutient que le gouvernement conservateur n’a toujours rien fait pour hâter le projet de construction d’un campus dé l’Université de Montréal sur le site de la gare de triage a Outremont Lutte contre la dégradation des lacs: il faut revoir les pratiques agricoles BRIGITTE SAINT-PIERRE Pour lutter contre la dégradation des lacs, il faut cesser toute activité agricole sur les terres inondables, a affirmé hier Richard Carignan, biologiste à l’Université de Montréal, lors d’une conférence tuer à Montréal.Etant donné que «l'agriculture non durable» est en partie responsable de la prolifération d’algues bleu-vert, il importe de revoir les systèmes de production agricole, par exemple de s’interroger sur l’opportunité pour le Québec d’exporter du porc en grande quantité, a dit M.Carignan.Le biologiste croit que Ton de- vrait aussi notamment interdire l’usage de la tondeuse à gazon à proximité des ruisseaux et des lacs.Il souligne par ailleurs que la présence de terrains de golf et d’hôtels à proximité de cours d’eau est une source non négligeable d’émissions de phosphore, favorisant l’apparition d’algues bleu-vert Même quand les fosses septiques des hôtels respectent les normes en vigueur, elles sont à l’origine de rejets importants de phosphore, a-t-il dit.«Les normes de conformité sonf insuffisantes», a-t-il soutenu.A l’occasion du congrès de l’Association internationale de limnologie théorique et appliquée (SIL), le Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en envi- ronnement aquatique (GRIL) a organisé hier à ITJQAM une séance d’information destinée au grand public intitulée Mieux comprendre nos lacs et cours d'eau.La conférence de M.Carignan faisait partie de cette session d’information, à laquelle ont assisté plusieurs dizaines de citoyens.Développement résidentiel Dans sa présentation, David Bird, professeur de biologie à ITJQAM, a mentionné que les cya-nobactéries pouvaient présenter un risque réel.Certaines régions du monde ont toutefois eu des problèmes plus graves que le Québec avec les algues bleu-vert, a-t-il dit Bernadette Pinel-Alloul, profes-seure à l’Université de Montréal, a présenté les résultats d’une étude montrant que le développement résidentiel autour de cours d’eau dans les Laurentides avait notamment eu pour effet d’augmenter la présence d’algues.La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, line Beauchamp, a prononcé hier le discours d’ouverture du congrès de l’Association internationale de limnologie théorique et appliquée, qui se tiendra jusqu’à samedi.Pour l’occasion, quelque 1500 spécialistes des lacs et rivières sont réunis à Montréal Le Devoir Pauline Marois se présentera dans Charlevoix ANTOINE ROBITAILLE Québec—La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a finalement trouvé une circonscription pour réintégrer l’Assemblée nationale: Charlevoix.C’est ce qu’elle annoncera aujourd’hui, à 14h à la Malbaie, en compagnie du député actuel, Rosaire Bertrand.Ce dernier, qui a 71 ans, représentait la circonscription de la région de la Capitale-Nationale depuis 1994.La chef, qui a été couronnée le 27 juin dernier, avait exprimé dès le lendemain sa volonté d’être de retour à l’Assemblée nationale pour le début de la session parlementaire, le 16 octobre.Toujours au mois de juin, la décision de l’ancien chef André Boisclair, encore député de Pointe-aux-Trembles, d’attendre à l’automne avant de prendre une décision quant à son avenir politique, avait compliqué les choses pour Mme Marois.La décision de M.Bertrand, doyen de la députation péquiste, de lui céder son siège, vient régler cette question.Du reste, le député actuel de Charlevoix, frère de l’avocat Guy Bertrand, avait connu d’importants ennuis de santé l’an dernier et avait été contraint à un long congé.Certaines sources au PQ se réjouissent que la chef tente sa chance dans la région de la capitale, où le PQ n’a plus qu’une autre députée, Agnès Maltais, dans Taschereau.Mme Marois est originaire de la région de Québec et y a été élue dans La Peltrie de 1981 à 1985.L’élection complémentaire dans Charlevoix pourrait avoir lieu dès septembre.Le Devoir sm h ***.
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