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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2007-08-28, Collections de BAnQ.

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AFGHANISTAN La production d’opium a augmenté de 34 % en un an ¦Ak Page A 5 ~ * j t 1 m 1 AGRICULTURE Le modèle québécois remis en question Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.XCV1II N" 194 LE MARDI 28 AOÛT 2007 8 8 c + T a x e s = 1 $ Sécurité des bâtiments: Montréal s’appuie sur la bonne foi des propriétaires GUILLAUME B O U R G A U LT - C Ô T É Tant la Ville de Montréal que la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) se fient actuellement à «la bonne foi» des propriétaires d’édifices, dont on présume qu’ils entretiennent bien leurs bâtiments et les font ins- pecter pour assurer la sécurité de tous.Mais personne ne vérifiait jusqulci si c’était effectivement fait ou pas.La RBQ a confirmé hier au Devoir qu’elle ne tient pas de registre des inspections ou des certificats d'entretien des édifices privés du Québec.«On effectue des vérifications à la construction, indique Marjolaine Veillette, porte-parole de la Régie.Mais, ensuite, les seules inspections qu’on va faire concernent les plans d’évacuation.» Ainsi, à moins que quelqu’un ne porte plainte ou ne fasse un signalement à la Régie, celle-ci n’ira pas vérifier si chaque propriétaire d’édifice est consciencieux eu égard à la sécurité du bâtiment «On ne peut pas faire de vérification systématique, ce serait impossible, dit Mme Veillette.Alors, on se fie à la bonne foi des propriétaires, au fait qu’ils sont responsables et qu’ils ont à VOIR PAGE A 8: BÂTIMENTS Le soldat Longtin à son dernier repos WWj0 JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES PROCHES du soldat Simon Longtin, décédé il y a huit jours en Afghanistan, lui ont rendu un dernier hommage hier, à Longueuil.La cérémonie a été solennelle et protocolaire, l’armée étant omniprésente aux côtés de sa mère, de son père, de son frère Benoît, recrue à Saint-Jean, et de sa petite amie Cynthia.Simon Longtin a été le 67' militaire canadien à perdre la vie en Afghanistan depuis le début de l’intervention en 2002.Il s’agit du premier décès ayant touché le Royal 22 Régiment.Lire en page A 3 Neurochem pique du nez Son médicament contre l’Alzheimer s’est buté à des essais cliniques négatifs FRANÇOIS DESJARDINS Les plus optimistes étaient jadis convaincus que l’Alzhemed, mis au point par la société montréalaise Neurochem pour combattre la maladie d’Alzheimer, serait l’une des prochaines vedettes de l’industrie mondiale du médicament Tard dimanche soir, la compagnie leur a livré le verdict qu’ils ne voulaient pas entendre: les essais cliniques ne permettent pas de démontrer l’efficacité du produit L'aveu, qui a été extrêmement mal reçu en Bourse hier, constitue un revers important pour la compagnie de Francesco Bellini.Ancien grand patron chez Bio-Chem, la firme lavafloise qui a inventé le cocktail 3TC contre le VH, il a mis toute son énergie ces dernières années à faire de Neurochem le prochain gros joueur du secteur biotechnologique canadien.VOIR PAGE A 8: NEUROCHEM I ND E X ->J Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.A 4 Monde.A 5 Mots croisés .B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 00 PEDRO RUIZ LE DEVOIR André Lavoye, célèbre fabricant d’archets au Québec, en plein travail.L’angoisse de l’archetier La rareté du pemambouc, bois rare provenant du Brésil, menace la survie d’un métier rare FABIEN DEGUISE fe objet est déposé sur une petite table.Dé-’ licat avec ses 60 grammes de précision, sa nacre irisée, son bois aux teintes rougeâtres et sa centaine de crins d’étalon de Mongolie tendus méthodiquement dans une quête inexorable de perfection.Du bout des doigts, Serge Sioufi caresse depuis quelques minutes cet archet dit moderne, tout en déclinant sur un ton calme et posé, ses nombreuses caractéristiques techniques: plaque en os, équilibre savamment calculé, taille de 70 cm.Des caractéristiques qu’un violoniste de l’Orchestre symphonique de Montréal, de l’Orchestre Métropolitain ou des Grands Ballets Canadiens pourrait bientôt éprouver sur son instrument «C’est un travail d’orfèvre., lance-t-il.Tout est fait à la main.Il faut entre 50 et 60 heures de travail pour obtenir un archet comme celui-là.Parfois plus.» Cinq archetiers au Québec Unique et complexe, la baguette se prépare à changer de main dans les prochains jours, en échange de 3000 $ environ, qui vont alimenter le gagne-pain de ce jeune archetier montréalais, nouveau venu dans ce monde microscopique — il y a cinq archetiers au Québec — de la fabrication d’archets où cet ex-luthier vient tout juste de réorienter sa carrière.Avec une passion évidente, un registre de clients déjà bien rem- VOIR PAGE A 8: ARCHETIER ÉTATS-UNIS Gonzales jette l’éponge Le ministre américain de la Justice remet sa démission Washington — Le ministre américain de la Justice, Alberto Gonzales, a annoncé hier sa démission, après avoir été au centre d’une série de polémiques qui ont entamé le crédit du gouvernement de George Bush.M.Gonzales a fait savoir que sa démission prendrait effet le 17 septembre.Il a refusé de répondre aux questions des journalistes et n’a fourni aucune explication à son départ soudain, après des mois de controverses.Premier hispanique à pccuper le fauteuil de ministre de la Justice aux Etats-Unis, il met ainsi un terme à plusieurs mois de polémiques sur son rôle dans le limogeage de huit procureurs qui enquêtaient sur des affaires de corruption susceptibles d'éclabousser des républicains.Il avait également été critiqué pour la gestion bâclée d’enquêtes antiterroristes du FBI.En poste depuis plus de deux ans, M.Gonzales avait informé vendredi le président George W.Bush de sa décision de démissionner.Selon un haut responsable du ministère de la Justice, il pourrait être remplacé dans l’immédiat par son actuel adjoint, Paul Clement, le temps qu’un successeur soit désigné.«fai vécu le rêve américain», a déclaré M.Gonzales, un fils d’ouvriers immigrés qui a commencé à travailler pour George Bush alors que le président n’était encore que gouverneur du Texas.«Même mes pires journées en tant que ministre de la Justice ont été meilleures que les meilleures journées de mon père.» Un autre coup dur pour Bush Le président Bush, actuellement en vacances au Texas, a déclaré hier «Après des mois d’un traitement injuste [.], le juge Gonzales a décidé de remettre sa démission et j’ai accepté sa décision.» Le départ de M.Gonzales est un nouveau coup dur pour le chef de la Maison-Blanche, qui perd peut-être cette fois le membre de son gouvernement le plus fidèle, dont la carrière au Texas et plus récemment à Washington était intimement liée à la sienne.Les conjectures vont bon train sur une possible nomination du secrétaire à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, pour le remplacer définitivement VOIR PAGE A 8: GONZALES Une polémique autour du limogeage de procureurs trop curieux a raison de ce fils d’ouvrier immigré IARRY DOWNING REUTERS «IL •*« Alberto Gonzales hier, juste après avoir annoncé sa démission.à 4 9 t I LE DEVOIR, LE MARDI 28 AOUT 2007 ACTUALITES NEUROCHEM SUITE DE LA PAGE 1 La réaction des marchés boursiers, où l’action ne cesse de perdre de la valeur depuis le début 2007, a été sans équivoque.Saisi par une vente de panique, le titre a touché son plus bas niveau en cinq ans avant de terminer la séance à 3,30 $, en baisse de près de 45 % par rapport à vendredi En janvier dernier, il se négociait à 26$.«Malgré les données descriptives indiquant des différences numériques, l'essai clinique nord-américain de phase III n’a pas permis de démontrer une différence statistique significative en faveur du tramiprosate (Alzhemed) pour les principaux critères d’évaluation sur 18 mois de traitement», a dit M.Bellini lors d’une conférence téléphonique.Rencontre avec la FDA Le constat, a dit la compagnie, est finalement venu après une reqcontre avec la Food and Drug Administration des Etats-Unis (FDA) et l’analyse de ses propres statistiques.En raison de certaines difficultés liées aux différences entre les sites et à l’analyse «beaucoup plus complexe» des données, a dit Neuro-chem, «des conclusions définitives sur l'effet thérapeutique de l’Alzhemed n'ont pu être obtenues».Neurochem n’a pas voulu fournir le détail des résultats.Elle a mis sur pied un comité consultatif spécial afin de passer les données au peigne fin et de conseiller la compagnie dans l’orientation que devrait prendre le programme.La maladie d’Alzheimer, qui représente la forme de démence la plus commune, est caractérisée par des pertes de mémoire mais aussi par des problèmes de jugement et des changements de comportement Elle a été découverte en 1906.Selon la Société Alzheimer, 300 000 Canadiens en sont présentement affectés, dont 70 000 Québécois.L’essai clinique, qui s’est déroulé dans 67 sites déférents, portait sur 1052 patients atteints de la maladie d’Alzheimer de niveau léger à modéré.«La FDA a reconnu les problèmes que soulevait un essai de cette ampleur», a écrit Neurochem.L’agence américaine a cependant fait savoir à la compagnie que «ni les modèles ajustés proposés ni des ajustements subséquents ne pourraient être pris en compte pour démontrer l'efficacité clinique».La société poursuit aussi une étude clinique de phase ni en Europe, avec 966 patients dans 10 pays, mais ignore si les résultats nord-américains font en sorte qu’elle y apportera des modifications, ont indiqué ses dirigeants lors de la conférence téléphonique.Réactions sans détour La réaction des analystes à l’annonce de la compagnie hier a été plutôt défavorable.«L’Alzhemed est mort», a écrit l’analyste David Dean, chez Cormark Securities à Toronto.«Nous croyons que les essais européens vont, eux aussi, se solder par un échec.Et nous sommes assez certains que le Kiacta [l’autre espoir de Neurochem] ne survivra pas sans essai supplémentaire.En conséquence, [.] il appert que Neurochem n’a plus de programme viable.» Même si les résultats des essais européens étaient satisfaisants, a écrit M.Dean, la FDA demanderait des essais supplémentaires de toute manière, ce qui coûterait cher.Hier, M.Bellini a indiqué que Neurochem détient des liquidités d’environ 80 millions.Selon l’agence Reuters, une analyste de la firme Jefferies & Company a carrément cessé de surveiller l’évolution de Neurochem puisque ses actions ne démontrent plus «des caractéristiques d’investissement».De son côté, une analyste de RBC Marché des capitaux parlait hier d’un «revers significatif pour la compagnie» et estime plutôt faible la probabilité de voir les essais cliniques européens générer des données positives.M.Bellini disait depuis longtemps qu’il voulait recréer chez Neurochem le succès de BioChem, mais en plus gros.N’ayant pas les moyens de commercialiser elle-même le 3TC, BioChem avait fini par vendre les droits à GlaxoSmithKline.Peu de temps après, elle avait signé une entente de fusion avec une société britannique, Shi*e Pharmaceuticals.Avec Neurochem, où M.Bellini est devenu président en 2002, les choses devaient être différentes.Or cet été, la route est devenue plus cahoteuse.Lors de l’assemblée annuelle en mai, le président a fait face à certaines questions bien senties concernant le développement des produits.«Je remarque cette année que vous semblez moins enthousiaste que par les années passées», a lancé, selon la Presse canadienne, un des actionnaires à M.Bellini.Ce à quoi ce dernier a répondu: «Il faut que je m’en tienne à une certaine réserve.Vous comprenez.» Au moment où l’assemblée a eu lieu, la valeur de l’action à la Bourse de Toronto venait de fondre de moitié en un mois et demi.Mais TALzhemed n’est pas le seul espoir de Neurochem, située à Laval mais que M.Bellini dirige depuis son bureau personnel à Calgary.L’autre produit auquel tient la compagnie est le Kiacta, qui vise à combattre l’amylose amyloïde A D s’agit d’une maladie associée à des maladies inflammatoires chroniques, dont la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn.La compagnie n’a toujours fias reçu l’approbation de la FDA l’agence américaine demande des essais supplémentaires.Le Devoir Rectificatifs Dans l’article «Sommet de Montebello, La police est accusée d’avoir utilisé des agents provocateurs», publié le jeudi 23 août nous avons cité à tort les membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFF) comme témoins des événements.Il s’agissait plutôt de membres du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), qui ont par la suite organisé la conférence de presse de mercredi pour les dénoncer.En outre, Dave Coles est président du SCEP et non du SCER tout comme Gaétan Ménard en est te secrétaire-trésorier.Nous nous excusons de notre méprise., ?Une erreur de prénom s’est produite, samedi en page P6, dans un texte d’Hughes Corriveau intitulé «Une fenêtre».En effet il aurait Mu lire «Corinne Larochelle affrontera te Vent debout» au lieu de Caroline Larochelle, comme nous l’avons écrit par erreur.Nos excuses.BÂTIMENTS SUITE DE LA PAGE 1 cœur la sécurité des personnes qui circulent ou travaillent dans leur édifice.» A la Ville, on confirme que «les propriétaires ont la responsabilité de se conformer aux règlements concernant les édifices publics», mais que «les rapports d’analyses et d’inspections ne sont pas transmis systématiquement», selon Yves Provost directeur général adjoint aux infrastructures.Ce qui veut dire que la Ville ne peut pas savoir précisément dans quel état sont les structures qui composent tes quelque 30 km du réseau du Montréal souterrain.D en était de même pour la dalle de béton qui a causé le branle-bas de combat depuis vendredi au centre-ville, ainsi que pour l’édifice du 2021 rue Union (limitrophe au quadrilatère fermé), dont on a dû gratter en toute hâte des plaques de béton qui menaçaient de tomber sur les trottoirs, dimanche soir.Par hasard Un problème découvert par hasard, d’ailleurs, parce que plusieurs ingénieurs étaient sur les lieux à ce moment et qu’un d’entre eux a levé les yeux au bon endroit Autrement la délamination du béton de surface aurait pu se poursuivre un bon moment — jusqu’à la prochaine inspection.ou à la première chute.Même chose pour la dalle de béton située sous le boulevard Maisonneuve: sans la vigilance d’un employé du magasin La Baie—responsable de l’entretien de cette dalle —, qui a noté des infiltrations d’eau suspectes dans te plafond suspendu du sous-sol du magasin, il est probable que les fissures seraient passées inaperçues.Le maire de Montréal est conscient des faiblesses GONZALES SUITE DE LA PAGE 1 Âgé de 51 ans, fidèle d’entre les fidèles du clan Bush, M.Gonzales a essuyé le gros de la tempête politique provoquée par le limogeage l’an dernier de huit procureurs fédéraux, dont des opposants à l’ad-ministration Bush avaient jugé qu’il était de nature essentiellement politique.Il était également menacé d’une enquête sur un parjure lors d’auditions par le Congrès.Les démocrates ont réagi promptement à cettç démission.Le sénateur Patrick Leahy, président de la commission judiciaire du Sénat, a imputé à MM.Gonzales et Bush une «grave crise dans la direction» du département de la Justice.«J’espère que la décision du ministre de la Justice permettra de connaître la vérité quant au niveau d’influence politique qu’exerce la Maison-Blanche sur le département de la Justice», a-t-il dit dans un communiqué.Le dossier n’est pas clos Pour le chef de file de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, «cette démission ne clôt pas le dossier».«Le Congrès doit éclaircir tout cela et suivre les pistes tracées par les faits, qui mènent à la Maison-Blanche», a-t-il dit M.Gonzales est le dernier membre du premier SUITE DE LA PAGE 1 pli et malgré tout., une certaine crainte quant à son avenir dans la profession.«Aujourd’hui, nous vivons effectivement dans l’incertitude, dit-il.Surtout les jeunes comme moi qui sont forcément les plus touchés.» Le pernambouc, espèce menacée La peur est facile à comprendre.Sa source?L’approvisionnement en pernambouc, ce bois rare et exotique importé uniquement du Brésil qui entre obligatoirement dans la composition de ces archets modernes depuis qu’un certain François-Xavier Tourte, père de l’archèterie moderne, leur a donné vie.C’était au XVIir siècle, en France.Depuis le 13 juin dernier, cette matière première incontournable, prisée pour sa densité, sa robustesse, son élasticité et surtout sa capacité unique à faire voyager le son, a en effet été inscrite à l’annexe II de la Convention sur le commerce des espèces de flore et de faune sauvages menacées d’extinction (Cites), l’organisme international qui gère le grand livre des choses de la nature à préserver, pour elles-mêmes et pour les générations fritures.Les membres se sont réunis à La Haye, aux Pays-Bas, pour décider, entre autres choses, du sort de ce bois.Désormais placé pas très loin de la souris marsu-piale, de l’éléphant du Botswana, du singe Tamarins et du prunier d’Afrique, le Caesalpinia echinata — c’est son nom scientifique — va voir en effet son commerce international largement ralenti par cette disposition qui complique de facto l’accès à ce bois.Et forcément devant cette menace, les archetiers du monde entier, principaux consommateurs de pernambouc, vibrent à l’unisson.«Ce n’est pas une surprise dans le milieu, mais c’est tout de même un coup dur, résume André Lavoye, célèbre fabricant d’archets au Québec.Nous savions que cela allait arriver.Le pernambouc est en danger depuis longtemps [le Brésil l’a en effet déclaré «espèce menacée d’extinction» en 1992].Là, nous sommes devant le fait accompli.Nous attendons maintenant de voir comment les choses vont aller.» Un habitat menacé La mesure de protection était incontournable.Sous la pression de l’agriculture, de l’urbanisation mais aussi celle de l’industrie de la musique et anciennement de la teinture — 1e pernambouc donne un rouge désormais oublié en raison de sa fugacité —, la Mata Al-tantica, la forêt côtière atlantique brésilienne où cette essence prend racine dans le monde, a perdu sans cesse du terrain depuis le XIXr siècle.Aujourd’hui, avec une superficie de 100 000 km2, cette forêt pluviale aux sols sablonneux et argileux, du processus actuel de suivi de l’entretien des bâtiments.C’est pourquoi Gérald Tremblay a demandé dès dimanche des «documents certifiés par des ingénieurs, prouvant la sécurité» de l’ensemble des tunnels composant le Montréal souterrain.«On a tenu pour acquis qu’ils [les propriétaires] faisaient des inspections, a-t-il expliqué hier sur les ondes de RDI.Légalement, ils doivent le faire.Mais [on n’a ja-mais vu] de rapports officiels signés par des experts: on va demander ça.» Revoir les méthodes Au début d’août, M.Tremblay avait fait un constat semblable concernant les méthodes d’inspection des ponts et des viaducs placés sous la responsabilité de la Ville.«Nous devons revoir ces méthodes», avait-il avoué en conférence de presse, alors que l’on annonçait des restrictions de circulation sur le viaduc du boulevard Pie-IX qui enjambe Henri-Bourassa.Les inspections régulières de la Ville (visuelles, précisait-on) n’avaient rien décelé de problématique avec cette structure, que l'on prévoyait détruire en 2009.C’est à la demande du ministère des Transports du Québec et des experts de la Commission Johnson que des analyses plus poussées ont été effectuées sur 1e viaduc.Elles ont alors révélé des faiblesses inquiétantes du béton.«Les événements récents mettent en lumière les limites des systèmes, dit Yves Provost Et c’est clair que les procédures vont se renforcer.» Plus largement, le maire Tremblay pense qu’il faut faire «un sérieux examen de conscience» et remettre en question une tradition fortement ancrée ici: celle d’investir davantage dans la construction que dans l’entretien.«N’y aurait-il pas moyen de maintenir et de bien inspecter ce qu'on a présente- cercle de Bush à quitter la Maison-Blanche alors que son locataire s’approche de la fin de son deuxième mandat présidentiel.Le conseiller politique de Bush Karl Rove, considéré comme son éminence grise, est parti la semaine dernière, tout comme l’avait fait auparavant l’ancien directeur de la communication Dan Bartlett.L’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, architecte de la guerre en Irak, avait démissionné au lendemain de la victoire démocrate aux élections de mi-mandat l’an dernier; Paul Wolfowitz, autre «faucon» de premier plan, a démissionné en mai de la présidence de la Banque mondiale après avoir été mis en cause pour népotisme.La réputation du ministère entachée M.Gonzales a travaillé pour George Bush quand ce dernier était gouverneur du Texas dans les années 1990.Il a été conseiller juridique de la Maison-Blanche lors de son premier mandat avant de devenir en février 2005 le premier ministre de la Justice d’origine hispanique.D’anciens et d’actuels responsables américains ont estimé que la réputation du ministère de la Justice avait été entamée sous Gonzales par les polémiques entourant 1e limogeage des procureurs et son soutien au programme d’écoutes non autorisé de l’administration Bush, adopté après les attentats du 11 septembre 2001, entre autres controverses.Les critiques à l’encontre de M.Gonzales se multipliaient, émanant parfois du camp républicain.Ainsi, ARCHETIER n’a plus que 8 % de sa taille originale.Et ce recul menace du même coup la survie du pernambouc, un arbre de la famille des légumineuses, à la croissance tente, dont «les populations connues sont petites et dispersées», indique le Brésil dans les documents soumis à la Cites.Sous la protection de la Convention, ce bois ne pourra à l’avenir plus sortir du pays qu’au compte-gouttes et avec un certificat de l’exportateur et de l’importateur garantissant qu’il provient d’une plantation qui respecte les principes de prélèvement durable.Plutôt que d’espèces sauvages dont la conservation du matériel génétique serait compromise.«C’est très contraignant», dit Louis Bégin, un autre grand archetier du Québec, désormais versé dans la fabrication d’archets baroques, qui n’utilisent pas du pernambouc mais plutôt du bois d’amourette, une essence d’acacia, elle aussi exotique mais moins menacée par la déforestation.«Nous avions peur que le pernambouc soit placé à l’annexe I de la Cites, ce qui aurait été problématique, puisque les archets modernes des musiciens, qui voyagent beaucoup, n’auraient plus pu traverser de frontières sans une ribambelle de documents.» Ce risque a été écarté.Mais il ne rend pas forcément les fabricants d’archets euphoriques, eux qui sont désormais tout de même placés devant une tout autre réalité.«Les nouvelles dispositions de la Cites vont avoir un impact significatif sur notre pratique, dit Serge Sioufi.La sélection de bon bois de pernambouc [comprendre: avec un indice de transport du son, mesuré en lucchi, élevé] va se réduire considérablement.Il va falloir payer plus cher pour avoir de la qualité.quand, bien sûr, on va être capable de la trouver.» Revoir les traditions Dans ce contexte, l’idée de mettre la main sur un bois de substitution au pernambouc se fait forcément de plus en plus criante.même si elle ne trouve pas toujours écho dans l’univers plutôt conservateur de la musique classique où les traditions peinent à être remises en question.«L’archet moderne standard est en pernambouc depuis plus de 200 ans, résume M.Sioufi.On cherche une autre essence qui aurait les mêmes propriétés depuis tout ce temps-là, mais on n’a encore rien trouvé qui puisse être accepté massivement par les musiciens», des êtres certes sensibles mais pas aux changements dans la composition de leurs archets.Devant ce dilemme, les archetiers ont donc préféré dans tes dernières années soutenir la production d’un pernambouc plus écologiquement responsable au Brésil.Comment?Par l’entremise d’une association, l’IPIC (International pernambuco conservation initiative) , dont la mission est de préserver ce bois, qualifié de bois de fer en raison de sa dureté, tout comme son ment avant d’investir dans d’autres structures?», demandait-il hier à RDI.Autrement, le centre-ville de Montréal a retrouvé hier son rythme normal à quelques détails près.Seule la section du boulevard Maisonneuve comprise entre les rues Aylmer et Union demeure fermée à la circulation.Les piétons peuvent toutefois franchir la zone.La ligne verte du métro était elle aussi en activité, de retour après une interruption de 48 heures provoquée par la découverte de l’affaissement partiel d’une dalle de quelque 45 m sur 7,5 m, dans le sous-sol du magasin La Baie, qui traverse en partie la rue.Les travaux de soutènement de cette dalle de 1200 tonnes sont terminés depuis dimanche.On cherche maintenant à comprendre ce qui a provoqué ces fissures dans un bloc de béton installé en 1965.«Il faut mesurer les dégâts, prendre une bonne mesure de la situation», explique Yves Provost Après, on fera le partage de la facture et des responsabilités.» La Ville veut dans l’immédiat vérifier la solidité des deux dalles adjacentes à celle fissurée (trois dalles côte à côte sont situées sous le boulevard; celle qui est affaissée est située au centre de la rue).«L'expertise nous dira si les fissures sont dues au vieillissement ou à autre chose», dit Yves Provost On sait que des travaux d’excavation avaient cours sur le boulevard Maisonneuve, juste au-dessus de la zone concernée.Selon des évaluations temporaires, la fissure pourrait toutefois dater d’une année, indiquait hier une source proche de l’équipe d’analyse.Quoi qu’il en soit, il faudra «des mois» avant que le problème découvert vendredi ne soit tout à fait réglé, a confirmé Yves Provost Le Devoir ¦ Lire aussi l’éditorial de Serge Truffaut, en page A 6 le sénateur républicain Arien Specter avait déclaré cette année à Alberto Gonzales que son ministère était «défaillant».Tout en reconnaissant que des erreurs avaient été commises dans les limogeages des procureurs, Gonzales avait nié qu’ils aient eu un caractère politique, comme le disaient ses détracteurs qui y ont vu une manière de peser sur des enquêtes fédérales sur des parlementaires démocrates ou républicains.Il a également été critiqué après que son bras droit James Comey eut dit au Congrès qu’à la Maison-Blanche, Gonzales avait tenté de faire pression sur le ministre de la Justice de l’époque John Ashcroft, alors hospitalisé, pour qu’il accepte le programme d’écoute des communications sur le sol américain.En janvier, faisant volte-face, M.Gonzales a dit que ce programme serait soumis à l’approbation des tribunaux.M.Gonzales s’était enfin attiré tes foudres d’organisations de défense des droits civiques pour avoir écrit en janvier 2002 qu’une partie des Conventions de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre était «obsolète» et certains de leurs articles, «curieux».George Bush a défendu Alberto Gonzales et a présenté son ascension professionnelle comme un exemple pour les hispanique^, qui constituent la première minorité ethnique aux Etats-Unis.Reuters, Associated Press et Agence France-Presse habitat naturel.«Au début des années 90, les archetiers ont eu peur et ils se sont découvert le pouce vert», résume André Lavoye.Désormais, près de 80 % de ces fabricants d’archets du monde entier versent 2 % de leurs revenus à ITPIC qui, sur le terrain, organise la riposte avec la plantation dans les dernières années d’environ 500 000 arbres dans la seule zone au monde propice à son développement Des programmes de sensibilisation au respect de l’arbre, pour l’avenir de leur profession, ont également été mis en place.En marge toutefois de ces mesures de conservation et de multiplication du pernambouc d’élevage, tes exportations de bois sauvage, reconnu généralement de meilleure qualité par les orfèvres de la baguette pour faire chanter les violons, violes, violoncelles et basses, se sont multipliées dans les dernières années.Devant la menace, désormais bien concrète, d’une inscription du pernambouc à l’annexe II de la Cites, souligne Louis Bégin.Les Chinois s’y mettent Etrangement, la Chine aurait participé massivement à cette récolte.Même s’il est difficile d’évaluer les stocks que l’empire du Milieu posséderait, «on commence à voir apparaître sur le marché des archets en pernambouc fabriqués là-bas, dit M.Sioufi.Ils ne sont pas signés [un gage de qualité dans le monde de l’archet] et sont vendus à des prix défiant toute concurrence», soit à peine plus cher qu’une planche de pernambouc brute.«Mais pour des raisons éthiques, plusieurs luthiers refusent heureusement de les vendre.» Outre la Chine, les vieux archetiers aussi, installés principalement en France, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis et un peu au Canada, ont fait des réserves, dans les dernières années, afin d’assurer la pérennité de leur commerce ultraspécialisé.«Dans mon cas, j’ai de quoi produire des archets pendant 15 ou 20 ans», dit Louis Bégin qui a d’ailleurs transmis «cet héritage» à son fils Emmanuel, autre nouveau venu dans 1e monde de l’archèterie montréalaise.Bien sûr, tous les archetiers ne sont pas logés à la même enseigne, «Et les jeunes sont les plus vulnérables», devant la nouvelle configuration sur l’échiquier du bois de pernambouc, ajoute-t-il.Une nouvelle donne qui laisse d’ailleurs croire à M.Bégin que si cette essence est menacée, elle risque également de «faire des nouveaux archetiers une race également en voie d’extinction», dit-il.Et contrairement au bois qui les fait vivre, ces orfèvres de la musique n’ont pas encore trouvé de Convention pour les protéger.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 3634)305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 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le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, cfivision du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 > LE DEVOIR.LE MARDI 28 AOÛT 2007.ECONOMIE MODELE SUITE DE LA PAGE B 1 sans doute été d’accord sur plusieurs aspects du point de vue exprimé par les hommes de loi, même un peu sur la question du zonage agricole dont il réclame le renforcement dans les zones intenses de production, tout en souhaitant aussi l’abolition de l’application «mur à mur» dans les régions éloignées.Toutefois, il reproche au système de favoriser les grandes fermes au détriment des petits producteurs.«Le problème n’en est pas un d’argent, mais de leadership», soutient-il.Selon Solidarité Rurale, il faut dorénavant mettre le territoire rural au cœur des préoccupations et faire en sorte qu’il y ait du développement dans toutes les régions et pas seulement une concentration dans quelques régions, essentiellement dans la grande région métropolitaine, tant pour l’agriculture que pour la transformation agroalimentaire.Aucun progrès Toutefois, les critiques les plus sévères contre le système agricole québécois et canadien ont été faites par Maxime Laplante, président de l’Union paysanne, en déclarant que le sort des producteurs n’a fait aucun progrès depuis 1940, en ce sens que le revenu net moyen des producteurs canadiens est de moins de 10 000 $ par année.Pendant toutes ces années, on a voulu augmenter la productivité avec le tracteur d’abord, puis l’électrification rurale et diverses autres mesures; on en est maintenant aux OGM à l’ordinateur.«Ça n’a rien changé», a-t-il dit, sauf que ça coûte 1,4 milliard en subventions, en soutien «surtout au volume».M.Laplante mentionne que c’est dans les secteurs sous quota que le nombre de fermes a diminué le plus vite.L’Union paysanne (UP) adresse de nombreuses critiques quant à la place de ITJPA dans le système, en étant à la fois «syndicat et patron» et «en exerçant un contrôle sur les plans conjoints et le financement de l’agriculture», UUP demande au gouvernement d’établir une politique agri- MVCHELE DAN IA U AGENCE FRANCE-PRESSE Les critiques les plus sévères contre le système agricole québécois et canadien ont été faites par Maxime Laplante, président de l’Union paysanne, en déclarant que le sort des producteurs n’a fait aucun progrès depuis 1940.cole «pour nourrir notre population d’abord, pour protéger les ressources, le sol, l’eau et les travailleurs et pour occuper le territoire d’une façon décentralisée».M.Laplante a parlé aussi du droit à l’information et à la démocratie.«Faut-il un, deux ou trois syndicats, faut-il une cotisation obligatoire?Il appartient aux producteurs de décider», a-t-il lancé.Gestion de l’offre Avant cette avalanche de critiques, les commissaires avaient entendu le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ), Marcel Groleau, lequel a notamment soutenu qu’il fallait «obligatoirement des tarifs hors contingent» pour assurer le maintien de la gestion de l’offre et la survie des producteurs laitiers.A cette remarque, Jean Pronovost, président de la CAAAQ, a posé la question suivante: «Pourquoi une industrie robuste comme celle-là ne pourrait pas endurer la baisse des tarif d’une façon progressive dans le temps?» Dans son mémoire, la FPLQ donne l’explication suivante: «Le constat de la Commission Héon est toujours d’actualité dans le milieu agricole et se manifeste particulièrement dans notre secteur.Au Québec, on retrouve presque 7000fermes laitières qui approvisionnent une centaine d’acheteurs.Mais trois de ces acheteurs accaparent 80 % de la production laitière.Sans la mise en marché collective, les producteurs de lait québécois devraient se contenter des prix et des conditions de mise en marché que leur offriraient les acheteurs, sans réels pouvoirs pour les négocier».Pour la FPLQ, la baisse des tarifs affaiblirait encore davantage la position de ses membres, en laissant entrer plus facilement des produits laitiers de l’extérieur au-delà du quota actuel de 3 %.Un autre intervenant en faveur des producteurs fat Gib Drury, prérident de Quebec Farmers’Associa-tion, qui est affiliée à l’UPA depuis 2002.M.Drudy a plaidé en faveur du maintien de «l’agriculture distincte» au Québec, essentiellement le maintien du système actuel, qui à son avis est unique en Amérique du Nord, en ce sens que dans le monde anglophone on favorise le modèle individuel et personnel, alors qu’au Québec le modèle collectif permet, selon lui, d’assurer un marché ordonné et contrôlé.Compétences de gestionnaires Enfin, dans la crise financière que vivent les producteurs agricoles, comment les banquiers évaluent-ils leurs compétences de gestionnaire?Selon l’Association des banquiers canadiens, en général les agriculteurs gèrent bien leur entreprise dans les périodes de stabilité, mais dans une période de croissance, alors qu'il faut acheter de nouveaux équipements, la dynamique devient plus difficile.«Le producteur qui suit bien ses dépenses et qui prend des décisions judicieuses passe à travers», concluent les banquiers.Le Devoir Wal-Mart envisage d’ouvrir des magasins d’une autre taille Bentonville, Arkansas — Le géant de la vente au détail Wal-Mart a indiqué hier qu’il étudiait la possibilité d’ouvrir des établissements ayant d’autres superficies que ceux quil exploite actuellement L’entreprise américaine a cependant minimisé la possibilité d’acquisitions, alors que la croissance de ses ventes ralentit dans ses magasins ouverts depuis plus longtemps et qu’elle est exposée à la concurrence de son rival britannique Tesco.Wal-Mart a annoncé que l'entreprise engageait des cadres pour un groupe dont le rôle sera d’envisager de nouvelles superficies pour les futures succursales de la chaîne.La chaîne a publié sur son site Internet une annonce pour engager un directeur principal de la stratégie relative aux concepts de ses divers magasins.Ses responsabilités comprennent l’analyse des implications stratégiques de fusions et d’acquisitions, ce qui semble indiquer les intentions de Wal-Mart de se lancer dans des achats de magasins.Un porte-parole de l’entreprise, John Smiley, a toutefois fait remarquer que cette référence venait à la suite de nombreuses autres responsabilités, plusieurs d’entre elles impliquant l’évaluation de nouveaux marchés et l’analyse des possibilités de croissance de succursales d’un nouveau type.«R serait erroné de conclure que cela se traduira par une politique d'acquisition et de fusion», a-t-il dit Selon des experts, la décision de Wal-Mart d’étudier de plus petites succursales est sensée.Ils ne croient pas que l’entreprise se lancera dans une vague d’acquisitions.«Wal-Mart s’est bâtie petit à petit», a rappelé Patricia Edwards, de la firme Wentworth, Hauser & Violich.Robert Buchanan, un expert du marché du détail chez AG.Edward & Sons, a mentionné que le patron des succursales américaines, Eduardo Castro-Wright, avait travaillé pour Wal-Mart au Mexique, là où l’entreprise a déjà expérimenté l’exploitation de succursales de différentes dimensions.M.Buchanan croit que le moment est bien choisi en raison de l’ouverture imminente des premières succursales de Tesco, dans le sud de la Californie, en Arizona et au Nevada.Le géant britannique du détail envisage d’ouvrir 30 succursales sous la bannière «Fresh & Easy Neighborhood Markets», dont la superficie sera inférieure à celle des supermarchés habituels.«Wal-Mart essaie toujours des choses nouvelles», a dit M.Buchanan.Associated Press Teachers s’en mêle Toronto —Teachers, le régime de retraite des enseignantes et enseignants de l’Ontario, aurait recours au poids de son investissement dans Magna International pour signifier son désaccord avec un important plan de réorganisation de la direction de l’entreprise, rapportait le Toronto Star hier.Teachers soutient que la proposition du fondateur de Magna, Frank Stronach, de partager les rênes avec des dirigeants de l’entreprise et le milliardaire russe Oleg Deripaska en contrepartie d’une injection en capital de 1,53 milliard $US est en fait un changement de contrôle effectué au détriment des actionnaires.- PC Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H 30 A 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petit8sannonces0ledevolr.com Conditions de paiement : cartes de crédit MAISONS DE CAHPIGNE ST-DAMIEN-DE-BRANDON (C1860) 3 ch., foyer, poêle à bois, superbe domaine 40 acres, 90 min.de Mil.600$/ms.514278-3994 RÉGION LOUISEVILLE - TERRE 112 acres, rivière, boisé.Paysage et plantation.225 000 $ 819609-2704 APPARIEMENTS El 10GEMEN1S À LOUER AHUNTSIC - av.Auteuil - 61/2 Haul duplex, 3 éleclros.PI.bois.Non-lum.Pas d'animaux.Libre 1200$ chaulfé.514 387-1085 AHUNTSIC GRANDE ALLÉE Gr.31/2 Prés métro.PI.chêne.Enl.Lav.-Sec.Chaulté, éclairé, eau chaude fournie.Libre.750$/m 514 381-7759 AHUNTSIC pr.métro Sauvé et rue Fleury.R.de c.duplex.Gr: 51/2 + s.de lav.et rang, au s.s., porte-palio ds cuis, donnant sur balcon et cour, balcon arr.Élec.chaut! et entretien inclus.Pas d’animaux.Libre.1500$ 514 277-7009 AHUNTSIC.B’5 en réno.+s/sol n-fint (storage), 5 min.métro Créma-zie, 3 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handl- ^ JEAN-BRILLANT/ LEMIEUX Balapp.8 '•atyle Tudor 1 000 $/ma, non chaulfé.514 271-9232 514 731-5026 APPARTEMENTS El LOGEMENTS ÀIQUER LASALLE - rue GéraW Haut duplex 61/2,11/2 s.de b.Repeint.PI.bois Ir.Pas d'animaux.Près fleuve et piste cyclable Proprio occupant.Début sept.875$ 514 366-0865 MÉTRO PARC 3 1/2 demi s-sol Frgo, poêle, rideaux, sécuritaire.Impeccable, ensoleillé.Pas d'animaux.Tout les senrices.1er Sept 470$/m 514271-3208 MÉTRO PARC - 31/2 2e étage.Frigo, poêle, rideaux, sécuritaire.Impeccable, ensoleillé, blacon.Pas d'animaux.Tout les services.1er Sept 490$/m 514 271-3208 NOUVEAU-ROSEMONT 5'», haut-duplex chauffé, air dim.calme, n-fumeurs, Ré!.900$.514 2594061 OUTREMONT 4 » ensolleillé 2 électros, chaulfé.Métro prox, 950$/m 514 274-2266.OUTREMONT,Bemard/Wlseman 1385 Bernard.Gr et beau 51/2, lumineux.Chaulfé, équipé.Près de Star.Libre.5142714168 Petite-Patrie Loti 2000 p.c.Rénové 100% cachet, soleil, tem Wéal Tr.autonome, 514 806-3130 PLATEAU - 2 LOFTs Laurier Papineau, 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