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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-09-01, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 1(B ET DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2 0 0 7 THÉÂTRE Sylvain Bélanger, chien errant et compagnie créole Page E 3 DE VISU Le Symposium de Baie-Saint-Paul Page E 5 CULTURE aassag 2*' r.» : .-, -v •'r:?¦¦ - .r - ~ ¦ -"T , Éê£^- ‘-^±1 -î*, , 7 .J,: ; ,.r: y, l ji H -A «4 ’ u" » ¦"‘iujÿ^iitlÿj^^ Kkic HAUIM I.AIR1:.1 RANCI The Dreadful details, 2006, diptyque.Épreuve chromogène, diasec, chêne, 209 X 375 cm.LE MOIS DE LA PHOTO A MONTREAL ouvre sa 10e édition avec des primeurs et des histoires à raconter > Des remakes qui déplacent EI.IA I.IISA AHTII.A.FINLANDE fixe tirée d’un film, 2002, Crystal Eye Ltd, Helsinki.' 4 **yi «Il y aurait aujourd’hui un imaginaire photographique qui à son tour travaille les autres formes d’images, de la peinture aux nouveaux médias» MARIE-ÈVE CHARRON Ils font des images qui rélatent des histoires, ils prennent celles des autres pour les rejouer ou créent des effets de déjà-vu qui semblent tout droit sortis d’un film.Les artistes réunis par la 10'' édition du Mois de la photo à Montréal (MPM), qui donnera son coup d’envoi jeudi prochain avec une trentaine d’expositions dans la ville, ont tous à voir avec le récit et les nombreux dispositifs qui existent pour raconter.Un air de familiarité autour de ces images?Oui, mais elles n’épargnent rien non plus pour dérouter.Avec le thème des «Explorations narratives», le MPM met en avant cet automne le potentiel des images à raconter, ce qu’elles font souvent en jetant un regard neuf.«Depuis les années 1990, précise Marie Fraser, commissaire de cette édition, dans le domaine de la photographie, et aussi plus largement dans le domaine de l'image, on assiste à une réévaluation de la narration ou de la narrativité.La photographie joue un rôle très important dans cette réévaluation.» Aussi, pour celle qui n'en est pas à ses premiers projets sur la question — évoquons l’exposition Raconte-moi, qu’elle a organisée en 2005 au Musée national des beaux-arts du Québec et qui a circulé aussi au Casino Luxembourg —, il y avait tout lieu d’examiner plus à fond la richesse encore insoupçonnée de ces pratiques du récit par l’image.«R y a de nombreux artistes aujourd’hui qui s’approprient des modèles nar-ratijs, qui s’approprient des images qui racontent des histoires ou qui relèvent du photojournalisme.Ils rejouent en quelque sorte ces modèles narratifs pour les réévaluer, c’est-à-dire pour les ouvrir souvent, pour les étendre, pour les prolonger.» De fait, en privilégiant le thème de la narrativité, ce MPM se positionne aussi autrement par rapport à un vieux débat en photographie qui oppose le documentaire (trace du réel) à la fiction (mise en scène), ce que plusieurs éditions antérieures de l’événement reconduisaient d'ailleurs en faisant ressortir l’une ou l'autre des modalités.Sans que ces enjeux soient absents, au contraire, cette dualité semble ici dépassée, c’est du moins le souhait de la commissaire: «Peu importe que la photographie soit vraie ou fausse, souligne Marie Fraser, peu importe qu’elle soit réelle ou jictionnelle, ce n’est pas l'enjeu que j’ai voulu considérer.Avec le numérique, avec l’idée que l’on peut toujours retravailler l’image, il semble que le rôle de la photographie de déterminer ce qui est documentaire oufktionnel ne soit plus opérant.» Une remise en question du récit et du statut de l’image photographique, donc, quç le numérique entraîne et dont le travail d’Eric Baudelaire, avec une trentaine de photographies exposées à la Maison de la culture Frontenac, fournira un exemple éloquent.Dans un studio d’Hollywood, il a reconstitué avec des figurants de téléséries américaines une scène de guerre en Irak, L’image a une facture réaliste propre au photojournalisme, mais elle sème le doute en montrant une simultanéité improbable d’actions.Comme au cinéma Hormis l’actualité qui fait l'objet de témoignages et de récits, la peinture et le cinéma constituent aussi un réservoir alléchant de modèles narratifs pour les artistes de ce MPM.Mais comme le rappelle la commis- saire, cette fréquentation de la photographie avec d’autres modes visuels n’est pas nouvelle: «L'histoire de la photographie est elle-même marquée par des liens très étroits avec la peinture à la fin du XIX' siècle et au début du XX' siècle et, un peu plus tard, avec le cinéma.La photographie a toujours été fascinée par la peinture, qui est un modèle d’image fixe, mais aussi par le cinéma, qui est exactement l’inverse.» Et plus encore, il y aurait aujourd’hui un imaginaire photographique qui à son tour travaille les autres formes d’images, de la peinture aux nou-veaux médias.Aussi, plusieurs projets revisitent des tableaux et des œuvres connus de l'histoire de l’art, introduisant ici le mouvement et là la fixité ou la lenteur, complexifiant alors les temporalités du récit C'est le dessein d’Eve Sussman avec une réactualisation vidéo du célèbre tableau Les Sabines (1799) de Jacques-Louis David, qui sera présentée en primeur au Canada à la Parisian Laundry.Si l’on se fie à l'adaptation des Ménines (1656) de Vélasquez déjà Me par l’artiste, l’œuvre sera époustouflante.Autre première attendue, la présentation de Recast and Reshoot {Burghers of Seoul) d’Adad Hannah, qui revisite en vidéo la sculpture Les Bourgeois de Calais (1884-86) de Rodin.L’œuvre sera présentée dans le cadre d’une exposition importante à la galerie Leonard & Bina Ellen consacrée à cet habitué du MPM, dont le travail comportant des références au musée et à l’histoire de l’art est moins connu.Le cinéma, lui, verra ses clichés récupérés ou ses mécanismes désamorcés, comme dans les œuvres de Douglas Gordon présentées à la Galerie de ITJQAM et de Stan Douglas à la Fonderie Darling.D’autres artistes reproduisent avec leurs œuvres des moments de suspens, mais sans livrer un dénouement C’est le cas des mises en scène photographiques de Carlos & Jason Sanchez (Parisian Laundry) ou du film du Finlandais Salla Tykka (présenté dans un ancien espace industriel du quartier Saint-Henri), qui, comme d’autres avant lui, retourne d’une certaine façon au cinéma d’Alfred Hitchcock.Toutes teintées de mystère et faites aussi d’une texture cinématographique, les œuvres du Belge David Claerbout seront montrées en grand nombre pour la premiè- re fois au Canada au Musée des beaux-arts de Montréal avant que le Centre Pompidou à Paris ne lui consacre une rétrospective.La Cinémathèque québécoise est dans le coup également avec la présentation des films d’Eija-Liisa Ahtila et du projet de Christelle Lheureux, qui a reconstitué plan par plan le film Les Sœurs de Gion (1936).Elle a toutefois privé le film japonais de sa narration pour ensuite inviter différents auteurs à lui redonner des voix.Aux versions coréenne, japonaise, française et italienne déjà réalisées s’ajoutera la québécoise, spécialement écrite et perfonnée en direct par Wajdi Mouawad fie 5 septembre à la Cinémathèque).Dans la ville Au total, 37 artistes provenant des trois Amériques, de l’Europe et de l’Asie forment la composition de ce MPM qui mise volontairement sur des expositions solos avec l’objectif de mieux rendre compte de chacune des démarches.Pour cela, il a fallu compter sur la participation de tout le milieu culturel et artistique.«Si le MPM est né il y a 20 ans, souligne la commissaire Marie Fraser, c’est en raison de ses partenaires et cela continue d’édition en édition.» Et le milieu a si bien répondu à l’appel que cette édition se fera voir aussi à l’extérieur, à plusieurs endroits dans la métropole.Au cœur des quatre circuits cartogra-phiés par le MPM (Plateau Mont-Royal, Mile-End, Ville-Marie, Saint-Henri, ainsi que les Maisons de la culture Côte-des-Neiges, Frontenac et Notre-Dame de Grâce), la ville sera en effet le théâtre d’expériences avec les œuvres, entre autres, d’Eve K.Tremblay, de Thomas Kneubühler, de Marisa Portole-se, de Rebecca Belmore et de Chih-Chien Wang.Comme quoi les narrativités, même exploratoires, sont l’affaire de tous.Une importante publication, première étude majeure sur la question, accompagne l’événement et un colloque se tiendra au Centre canadien d’architecture le 5 octobre.Le Mois de la photo à Montréal se tient du 6 septembre au 21 octobre.La programmation est disponible sur le site de l'événement {www.moisdelaphoto.corn).Collaboratrice du De l'air < X *» LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2007 CULTURE La photo de presse, bien vivante V Cette extraordinaire photo a été prise par Akintunde Akinleye pour l’agence Reuters, lors de l’explosion d’un pipeline de pétrole à Lagos en décembre.Non seulement est-il rare qu’un photographe africain remporte un prix lors du World Press Photo, mais en plus Akintunde Akinleye avait suivi quelques années auparavant une formation organisée par le World Press en Algérie, dans le cadre d un programme d’aide aux pays en développement.Monsieur Malaussène au théâtre de Daniel Pennac avec Vincent jMlagnat mise en scène de JS/Larc Béland musique sur scène: Ckannaine Leblanc collaborateurs: Marjorie Bélanger, Vreneviève Lûtotte et Étienne Boucher sa.S mporaiM ,Viree.Botero fait don de ses œuvres à Funiversité de Berkeley L’artiste colombien Fernando Botero a fait don à l’université BREF américaine de Berkeley, en Californie, de 25 huiles et 22 dessins inspirés des photos montrant des tortures et humiliations que des soldats américains ont fait subir à des Irakiens, dans la prison d’Abou Ghraïb, en Irak.Ces œuvres de 2004-2005 ont été exposées dans plusieurs mqsées européens mais pas aux Etats-Unis.-AFP ' ' wrosRAKMimaii /Iâvtomn’É WÊmkJw IÆ DEVOIR iiANi jtir lAlMtNTKNNI JW llteil ; 'Fli I S'il ifi ip ' iilil CREATIONS PE» ; LOUISE BÉOARD + LOUISE BOMBARDIER IFtU ESTELLE CLARETON JORDt CORTÈS ?DAMIAN MUtiOZ {BARCELONE 1 CATHERINE LA ERENlèRE DANIEL LÈVEILLÉ ZAB MABOUNGOU JOSÉ NAVAS CRYSTAL RITE {VANCOUVER! HAROLD RHÉAUME FORFAIT 4 BILLETS.OU PLUS! 514 525.1500 AGORA DE LA DANSE 840.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AGORADANSE.COM LAQORA DE LA DANSE EST SUBVENTIONNÉE PAR LE CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC.LE MINISTÈRE DU PATRIMOINE CANADIEN.LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC.LE CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL ET LE MINISTÈRE i „ 1.,.,,,.,.DE L'EMPLOI ET DE LA SOLIDARITÉ SOCIALE DU QUÉBEC.LAQORA DE LA DANSE EST MEMBRE DU RÉSEAU CAN0ANSE ET DU Lfj UhVOIR REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DE LA DANSE.DESION ->STU0I0 T-DONE « : LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2007 E 3 CULTURE Le Festival Zones théâtrales à Ottawa ANNE MICHAUD Comment se porte le théâtre au Canada français?Très bien, selon Paul Lefebvre, responsable artistique du Festival Zones théâtrales (FZT), qui se déroule du 6 au 15 septembre à Ottawa-Gatineau.«En ce moment, précise-t-il, le théâtre de la francophonie canadienne a non seulement développé un irréprochable professionnalisme, mais il est aussi porteur de démarches esthétiques uniques.Bref, c’est un théâtre méconnu, parfois victime de préjugés de la part des métropolitains, et qui produit un excellent matériel à festivals.» Pour sa deuxième édition, le festival biennal produit par le Théâtre français du Centre national des arts accueille des spectacles en provenance du nord, du sud et de l’est de l’Ontario, de l’Acadie, des Prairies, du Saguenay, de la Montérégie.et de Montréal.Normalement, le FZT n’accueille pas de spectacles montréalais, mais il s’agit d’un cas particulier déjà présenté à La Petite Licorne à l’automne 2006 et repris du 2 septembre au 2 octobre 2007 au même endroit.Trains fantômes (texte de Mansel Robinson, traduit par Jean Marc Dalpé et mis en scène par André Perrier) est une création du Théâtre Triangle vital une compagnie qui était basée en Ontario au moment où la programmation a été établie et qui a ensuite déménagé à Montréal Les discussions que cette situation a soulevées au sein de l’équipe du FZT ont d’ailleurs suscité l’idée d’une table ronde intitulée «L’identité franco-canadienne est-elle soluble dans la montréalité et, si oui, en combien de temps?».Parions que les discussions seront vives.Et qu’elles le seront tout autant lors de la conférence «Les arts et l’épanouissement des collectivités francophones en situation minoritaire», que prononcera le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.Trois créations Cette année, il y aura trois créations au FZT dont le spectacle d’ouverture, Le Chien de Jean Marc Dalpé, l’une des œuvres phares du théâtre francoontarien, dont on souligne ainsi le ZO' anniversaire.Récompensée par le Prix littéraire du gouverneur général, présentée à .Montréal, Toronto, Ottawa et limoges (France), traduite en anglais et en -français de France», cette pièce avait, selon les observateurs de l’époque, marqué le passage du théâtre professionnel franco-ontarien à l’âge adulte.C’est aussi l’œuvre qui avait révélé l’immense talent du jeune Roy Dupuis.Pour Joël Beddows, qui signe la nouvelle mise en scène du Chien, sa création en 1987 par Brigitte Haent-jens fut une révélation: «Ce soir-là, raconte-t-il, j’ai découvert la noblesse de la tragédie par une expression réellement locale à laquelle je ne pouvais faire autrement que de m’identifier.[.] Voilà pourquoi je ressens l'urgence de monter cette pièce.Elle me rappelle qui je suis, qui je serai toute ma vie et la tristesse qui habite les souvenirs que je porte en moi d’une terre que fai moi-même abandonnée, celle du Nouvel-Ontario.» Pour porter le texte de Jean Marc Dalpé, Beddows g a fait appel aux talents de Marc Bélanger, d’Annick Léger, de Sylvain Massé, d’Aubert PaDasdo et de Manon St-Jules.Après sa présentation au FZT la pièce prendra l’affiche de La Nouvelle Scène d'Ottawa, puis du Théâtre du Nouvel Ontario, à Sudbury.Si le spectacle d’ouverture promet d’être un véritable événement, le spectacle de clôture risque lui aussi de faire des vagues: Le Filet, une production du Théâtre populaire d’Acadie, se penche sur les événements violents qui ont secoué la péninsule acadienne au printemps 2003, à la suite de l’annonce du partage des quotas de pêche au crabe entre les crabiers traditionnels et les autres pêcheurs.La pièce, qui met en scène une famille de crabiers déterminés à ce que la business et la richesse familiales soient transmises de génération en génération, est décrite ainsi par le metteur en scène Michel Monty (La Société des loisirs, Gagarin Way) : «Derrière ce huis clos explosif qui met en scène une famille en crise [.] ce sont les conflits de toute une région qui sont mis en abîme.IIy est question de transmission, de traditions qui se perdent et d’un monde meilleur devenu essentiel à bâtir* Entre ces deux pôles, une troisiè-ie création verra le jour au festival: cume, la première production du nouveau Théâtre de la Cabane bleue, de North Lancaster, est écrite et mise en scène par Anne-Marie White.Celled explique que sa pièce «parle de la nécessité du rêve comme arme de survie [.] devant la violence des flots».Conçu avec la collaboration de la chorégraphe Catherine Tardif et de la compositrice Louise Beaudoin, «cet objet artistique est devenu un spectacle où les mots, les corps et la musique vont et viennent, formant des vagues qui heurtent le récit et dont l’impact crée, au fil du temps, l’écume».Après avoir été présenté au FZT, Ecume prendra l’affiche de la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourdhui, du 11 au 29 septembre.D’autres productions Le FZT propose six autres productions, dont deux ont déjà été présentées au Québec l’an dernier Le Capitaine Fracasse, des Têtes heureuses (Chicoutimi), et D’après Les Ménines de Vélasquez, des Productions Tableaux vivants de Mont-Saint-Hilaire.D’Edmonton, on attend Fort Mac, de Marc Prescott A noter qu’après sa présentation au FZT, Fort Mac sera présenté à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier les 14 et 15 septembre.Pour le plus grand plaisir des petits et des plus grands, le Festival Zones théâtrales présentera le spectacle musical Oz - Théâtre enchanté, de la Compagnie Vox Théâtre, qui était en nomination pour le Masque de la meilleure production franco-canadienne 2007.Collaboratrice du Devoir Pour plus de renseignements concernant le Festival Zones théâtrales, consultez le www.nac-cna.ca/zones ou composez le 613 947-7000.THÉÂTRE Chien errant et compagnie créole Entrevue avec le metteur en scène Sylvain Bélanger MARIE LABRECQUE Moi chien créole est décidément une créature métissée: une pièce martiniquaise créée en mars dernier à Fort-de-France par une compagnie.québécoise, qui a ensuite ouvert une Semaine sur les Caraïbes à Toulouse, puis à la Comédie-Française.Belle mais folle aventure que cette première coproduction internationale du petit Théâtre du Grand Jour — en partenariat avec L’Artchipel, Scène nationale de la Guadeloupe.Le Martiniquais Bernard La-gier a décidé de confier son premier texte à la compagnie montréalaise, séduit par la mise en lecture qu’en avait faite son directeur artistique Sylvain Bélanger lors du Festival de théâtre des Amériques en 2005.Le travailleur social, qui travaille à la réinsertion des jeunes décrocheurs par la musique, s’est aussi senti proche de la mission artistique du Grand Jour, axée sur la responsabilité sociale.Le metteur en scène Sylvain Bélanger s’est lui-même reconnu dans les questions cruciales que pose ce texte pourtant «très local».«Comment peut-on réintégrer les gens dans la rue, les marginaux d’une société?Qu’est-ce qu’on fait avec eux?Socialement, on en est responsables.Les Martiniquais peuvent en parler de façon sensible parce qu’ils ont de 40 à 50 % de chômeurs.J’ai vu des sans-abri tout le long du voyage — des personnages hallucinants qui ont fortement influencé l’auteur.» Dans le monologue de Moi chien créole, le comédien Erwin Weche interprète donc un canidé qui, «à la naissance, a eu une révélation: celle de donner des mots à ses semblables.Comme un auteur qui a le talent de faire parler ceux qu’il voit dans la rue».Ce personnage qui, avec compassion, donne une voix aux parias humains peut être «la métaphore d’un vagabond, d’un artiste ou d’un militant épuisé.Et Bernard Lagier incarne tout ça».L’auteur a fait du chien créole, triste animal errant au regard fuyant, la représentation de l’exclu, du marginal, de celui «dont on n’assume pas l’existence, que tout le monde renvoie à coups de pied».Bélanger précise qu’il y a une raison historique au rejet des chiens par les Antillais: «Dans le temps de l’esclavage, ce sont eux qui ramenaient les esclaves en fuite au maître.» Une compagnie québécoise qui crée un texte typiquement martiniquais, en Martinique même: Sylvain Bélanger et son équipe ont craint de passer pour des imposteurs.Mais le spectacle a été accueilli très chaleureusement.Découvrant la réalité de ce département firançais dont on n’a souvent qu’une image touristique, le metteur en scène a constaté en Martinique une «grande vitalité artistique, mais transat L SAVANNAH BAY DE MARGUERITE DURAS | MISE EN.SCENE D'ERIC VIGNER AVEC FRANÇOISE FAUCHER ET MARIE-FRANCE I.AMBEHT DU 4 AU 2!) SEPTEMBRE 2007 gpsjn Il I MAI >111 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le metteur en scène québécois Sylvain Bélanger s’est lui-même reconnu dans les questions cruciales que pose le texte pourtant «très local» du Martiniquais Bernard Lagier.beaucoup plus en musique et dans le milieu du cirque qu’en théâtre.Et dans le conte aussi, car il y a une grande tradition orale.Mais du théâtre professionnel, c’est difficile.Ils font surtout venir des spectacles de la France.Ils n’ont pas beaucoup de moyens, peu d’acteurs.Il n’y a aucune école de formation.Il faut aller en France, et alors les comédiens reviennent avec des influences françaises.Leur problème identitaire reste constant.» Langue métissée Malgré son poids social, Moi chien créole est tout sauf un texte didactique.On y entre dans l’imaginaire du personnage.Ce chien qui doit «sauver les siens par l’amour des mots» s’exprime dans une langue très imagée.Le texte comporte environ 10 % de créole — «une langue spectaculairement théâtrale».Un créole pourtant mâtiné de mots français afin d’en faciliter la compréhension.Musicien avant tout, étranger au milieu du théâtre, Bernard Lagier jetait systématiquement tous les textes qu’il écrivait.Jusqu’à ce qu’un proche de L’Artchipel sauve celui-ci.Sylvain Bé- langer et son conseiller drama-turgique, Olivier Kemeid, ont dû adapter pour la scène ce «patchwork d’histoires et de flashes écrit sans didascalie, comme un long chant.Il a fallu qu’on décode ça.Mais c’était passionnant parce que tout était à faire.Et lui nous faisait une totale confiance».Le texte lui-même laisse beaucoup d’espace au metteur en scène.«J'ai voulu rendre ça le plus simple possible.On a travaillé la conception du spectacle pour que tout émane de l’imaginaire du personnage.C'est beaucoup plus un travail intérieur qu’un traitement esthétique.On a voulu créer un objet envoûtant, où le public embarquerait dès la première minute.» Sylvain Bélanger avait déjà travaillé le minimalisme avec Cette fille-là, un autre solo et sa première mise en scène.Son expérience sur ce petit spectacle, couronné d’un succès inattendu, l’a beaucoup servi.«J’aime laisser beaucoup de place à l’auteur, qu’il soit en lien direct avec le spectateur.Les solos permettent cette proximité.Je suis de l’école d’André Brassard, du travail sur l’essentiel: si tu montes sur une scène, c’est parce que tu as quelque chose à dire, alors vas-y directement.Sinon, laisse ta place à un autre.» Et sa place de metteur en scène, le comédien la prend de plus en plus.Cet automne, il créera Félicité — une pièce à quatre personnages, celle-là! — à La Licorne.«Ç’a été une révélation pour moi, à quel point je me sentais à Taise dans le rôle de metteur en scène.J’ai vraiment l’impression de m’y réaliser.Mon rôle est d’allumer quelqu’un, de le révéler.J’adore cette humilité-là.Je trouve une façon plus intense de m’exprimer à travers les autres.En plus, comme acteur maintenant, je suis totalement détendu.Je sens que je n’ai rien à perdre et que je ne joue pas ma vie.J’en profite comme un gamin! Ça m’a libéré.Alors, je pense que le travail de metteur en scène va faire de moi un meilleur acteur.» Collaboratrice du Devoir MOI CHIEN CRÉOLE Texte de Bernard Lagier, mise en scène de Sylvain Bélanger Jusqu’au 15 septembre, à l’Espace libre Théâtre ESPACE GO BÏLLETTEfRIE : 514.843,4890 4890 HOULl-VAJiD SAINT t AIWNT, MON I Kl.A ESPACEGO.COM U lu;vt ni Prall A .ansda LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2007 E 4 Constantinople AU COEUR DES MUSIQUES ANCIENNES 07 ET DES MUSIQUES DU MONDE 08 CULTURE Abonnez-vous XDnneZ-VOUS à partir de $39 SALLE PIERRE-MERCURE 514.987.6919 www.constantinople.ca THÉÂTRE Éric Vigner, sous le signe de Marguerite Duras ALEXANDRE CADIEUX / Eric Vigner et Marguerite Duras se sont reconnus au premier regard.En 1993, le jeune metteur en scène d’origine bretonne présente une adaptation de La Pluie d’été, petit bouquin tout simple où s’entremêlent dialogues et récits.La lecture de ce conte à saveur philosophique lui avait permis de se débarrasser d’une certaine image des écrits de Duras, souvent entourés d’une aura d’inaccessibilité, d’hermétisme.Dans la salle, l’écrivaine est conquise par ce spectacle empreint d’humour, de joie et d’amour, une approche en rupture avec le traitement habituellement réservé à ses pièces par les metteurs en scène.C’est le début d’une histoire d’amour artistique entre deux êtres que 45 années séparent.«Elle m’a aidé à trouver le théâtre que je poulais faire», confie aujourd’hui Eric Vigner.Pourquoi poursuivre ce dialogue aujourd'hui, à Montréal, plus de dix ans après la mort de l’auteure de L’Amant, à’Un barrage contre le Pacifique et de Moderato Cantabile?«Parce qu’elle est accessible, nécessaire, importante et simple.Son œuvre fut visionnaire pour la deuxième par- tie du XX' siècle, et elle est active pour le début du XXIe » Cinq ans après avoir accueilli La Bête dans la jungle, l’Espace Gp ouvre de nouveau ses portes à Eric Vigner et à son processus de création autour de l’œuvre de Duras pour une toute nouvelle production de Savannah Bay Savannah Bay fut créée à Paris en 1983 dans une mise en scène de Marguerite Duras elle-même, avec Bulle Ogier et la grande Madeleine Renaud.La fable est relativement simple: une vénérable comédienne reçoit la visite d’une jeune femme qui lui demande de lui raconter encore une fois la brève histoire d’amour tragique entre une fille de 17 ans et un jeune homme inconnu.Au-delà de cette histoire qui se transforme au rythme des souvenirs fragmentés ou inventés, Eric Vigner conçoit notamment la pièce comme l’un des exemples par excellence, dans son fond comme dans sa forme, du processus durassien de l’écriture.Ces deux femmes, «c’est un auteur qui se pose des questions et y répond.D'abord, je me mets 3’accordpour raconter cette histoire; ensuite, j’invente, je suis dans l’histoire, je suis dans la douleur de cette histoire; et finalement, LI.F:T KING GAVE De et avec Alexandre Goyette Mise en scène Christian Fortin Concepteurs Martin Bédard Jonas Verrof Bouchard Dominique Guerrier Geneviève Lizotte en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture DERNIERES* SUPPLÉMENTAIRES V du 5 septembre au B octobre 2007 ' Masques Texte original et Interprétation masculine 2005 T Durant les quelque 75 minutes f que dure le voyage, on reste constamment suspendu à ses lèvres Voir ., King Dave triomphe pur moment de plaisir théâtral.Le Devoir Vf Véritable conte urbain W gris-sale d'une intensité ¦J remarquable.ICI JT Une violence brute.£ une présence électrique .une sensualité animale.Désautels/SRC Une histoire urbaine et sauvage LOUISE BÉDARD, FRÉDÉRIC BOIVIN MATHIEU CAMPEAU, JUSTIN GIONET ET EMMANUEL PROULX LUMIÈRES -» JEAN JAUVIN MUSIQUE IGOR STRAVINSKY ET ANTONIO CARLOS JOBIM « UN RYTHME FORT.SOUTENU.TRIBAL CALQUANT ET AMPLIFIANT LA MUSIQUE » LE DEVOIR, 1982 «.SOMETHING HAS TO 00 WITH THE REMARKABLE WAY HE HAS TURNED THE MUSIC OF STRAVINSKY'S RITE OF SPRING INTO A METAPHOR FOR THE IMPRISONING FORCE OF DESTRUCTION » THE TORONTO STAR, 1983 AGORA DE LA DANSE 840.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AGORADANSE.COM BILLETTERIE 514 525.1500 ADMISSION 514 790.1245 PM0T9-.PHtt.tPPE BERGERON JACQUES GRENIER LE DEVOIR Erie Vigner je suis dans le dépassement de cette histoire et je retourne au néant.» Savannah Bay constitue également, pour le directeur du CDDB -Théâtre de Lorient (Bretagne), un vibrant hommage au théâtre et à «l’amour inconcevable, irrationnel» de ses artisans pour cet espace de transmission.Ce mot, qui reyient souvent dans le discours d’Eric Vigner, représente la base du travail de ce metteur en scène qui tente de changer le rapport qui s’établit habituellement entre la scène et le public.«Mon travail, ce n’est pas que les spectateurs soient devant quelque chose; cela m’intéresse assez peu.C’est que les gens soient dans quelque chose, et pour que le spectateur soit dans le corps même de l’écriture, il faut mettre en place des moyens et un travail sur le jeu qui soient différents de ce qu’on envisage d’habitude.» L’objectif ultime de Vigner est de faire de la scène un écran de projection personnel pour le public: «Le spectateur de théâtre chez Duras, il écrit sa propre histoire.C’est une histoire intime qui n’appartient qu'à chacun des spectateurs.C’est ce qui fait que le théâtre de Duras est un théâtre poétique, qui dépasse un théâtre qui ne serait qu’un point de vue socio-politique, par exemple.Il englobe tous les points de vue sans en choisir un plus qu’un autre.» Coup de foudre • La venue au Québec d’Éric Vigner est le résultat d’un autre coup de foudre artistique, qui date de 1995 celui-là, alors que sa version du Bajazet de Racine à la Comédie-Française captive une spectatrice montréalaise.Ginette Noiseux reconnaît en lui un ami avec qui elle partage un engouement pour les écritures poétiques et une envie profonde de dialoguer avec ses contemporains.Pour Vigner, ouvrir la présente saison de l’Espace Go avec Savannah Bay relève de la déclaration d’intention, un acte politique qui va dans le sens du travail que poursuit la directrice artistique de ce théâtre depuis la fin des années 70 et son investissement au sein du Théâtre expérimental des femmes: «Dans ce spectacle, il y a quelque chose qui est dit de l’engagement des femmes dans le théâtre d’ici.» Le metteur en scène reconnaît avoir eu beaucoup de plaisir à travailler avec deux grandes actrices, Françoise Faucher et Marie-France Lambert, toutes deux habituées de s’attaquer à des rôles exigeants.Dans ce magnifique duo de comédiennes, Eric Vigner retrouve aussi toute cette transmission, ces échanges entre les générations, les cultures (Françoise Faucher est née en France) et les méthodes d’acteur qui participent à la beauté et à la richesse de Savannah Bay.«La transmission, ça ne va pas dans un seul sens.C'est comme l’amour, et l’amouf c’est la réciprocité», conclut Eric Vigner.Il convie donc le spectateur montréalais à laisser au vestiaire ses préjugés sur le théâtre de Marguerite Duras et à venir poursuivre le processus d’écriture d’une œuvre avec laquelle il dialogue lui-même depuis des années.Une invitation rare qu’on ne voudra pas manquer.Collaborateur du Devoir Savannah Bay, de Marguerite Duras, mise en scène d’Éric Vigner.À l’Espace Go, du 4 au 29 septembre.Invitation à la Mélomanie Une série de 8 cours d’initiation à la musique classique basée sur l’écoute commentée d’extraits sonores CLAUDIO RICIGNUOLO de l’Orchestre Métropolitain « Claudio Ricignuolo est un passionné de musique et un formidable vulgarisateur.» -YVESBEAUCHEMIN JtSSS Orchestra Métropolitain dw Crand Montréal Yannick Néwt-Sôguin Automne : ¦ Série classique ¦ Cours à la carte (514) 385-5015 www.melomanie.com Die WlNTERREISE Franz Schubert Version de chambre de Normand Forgét avec Christoph Prégardien, ténor Joseph Pétrie, accordéon ¦ * « pontaedre ¦*4 Jeudi le 13 septembre 2007, 20H00 Salle Pollack 555, rue Sherbrooke ouest; Montréal Billets 25 $ Adultes 15 $ Étudiants et aînés (514) 398-4547 pour information : (514) 568-1354 www.peHtaedre.coim înfo#per t'/ri LE DEVOIR CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL ionnll des arts et des lettres Québec un Conseil dea Arts Canada Coundl du Canada lor the Arts DANSE Les saisons de la danse FRÉDÉRIQUE DOYON Dix ans et toutes ses dan.ses.En une décennie, le diffuseur Danse Danse, porté à bout de bras par Clothilde Cardinal et Pierre Des Marais, a gagné son pari d’offrir une véritable saison de danse contemporaine aux Montréalais.Défi relevé avec brio puisqu’il s’agit de la saison la plus fréquentée au pays, dont le public et les abonnements ne cessent de s’accroître.Les abonnés de Danse Danse ont plus que triplé depuis sa fondation.L’an dernier, le diffuseur enregistrait la vente de 17 000 billets (comparativement à 1800 en 1998), nombre qui devrait grimper de quelques milliers encore cette année.«On est en train de briser le mythe que la danse n’a pas de public», affirme Clothilde Cardinal en entrevue au Devoir, rappelant les efforts concertés du milieu pour y arriver.De fait, l’Agora de la danse, les Grands Ballets canadiens et Tangente enregistrent aussi des hausses d’assistance.«Maintenant, les Montréalais savent que la danse, ce n’est pas un seul style pour initiés mais me pluralité d’esthétiques.» La poignante odyssée de Foi des Ballets C.de la B.?C’est eux qui nous l’ont offerte.La découverte des colorés Brésiliens de Grupo Corpo ou du charismatique Akram Khan?Encore eux.Même chose pour les expériences esthétiques de Wen Wei Wang, de Tai-gu Taies et du Cloud Gate Dance Theater, de retour au programme cette saison.Mais Danse Danse s’est d’abord construit sur les fondations solides des talents québécois, qu’il a toujours tenu à soutenir en leur donnant carte blanche.On pense à O Vèrtigo, à Marie Chouinard, mais aussi aux générations successives, de José Navas à Hélène Blackburn.«Un critère est demeuré, celui de la qualité.C’est ce qui a fait qu’on a pu durer dans le temps», estime Pierre Des Marais.Les codirecteurs poursuivent dans la voie de cette double visée québécoise et étrangère, tout en respectant la plus-value que les Québécois sont allés chercher sur les scènes du monde.«C’est notre éthique», note Mme Cardinal, qui évoque presque à regret le souvenir des débuts: les artistes québécois ra- massaient les recettes de billetterie; seuls les étrangers recevaient un cachet en bonne et due forme.Lancée en 1998 (sous le nom Les Productions IjOMA) par des artistes et directeurs artistiques du milieu, la première saison Danse Danse fut entièrement québécoise: puis en 2000 la compagnie japonaise H Art Chaos renversait le public tandis que le milieu se montrait agacé.«Ça donné le ton et l’élan», dit M.Des Marais, puisque Danse Danse a pris le parti d’une danse qui rallie le grand public, au grand dam des puristes de l’avant-garde.«On n’a quand même jamais fait Riverdance», nuance sa collègue.Coups de cœur Leurs coups de cœur?Foi de Sidi Larbi Cherkaoui, l’étrange communion dEmio Greco, la Chorale acclamée de Marie Chouinard, Sankai Juku à guichets fermés, et le public, qui a su apprécier la danse d’état au lent et long développement de Ils Memory, interprété l’an dernier par Louise Lecavalier.«La preuve que le public peut toujours nous surprendre», note le codirecteur.Tout va donc bien dans le merveilleux monde de la danse?Les codirecteurs se réjouissent, bien sûr, de toutes leurs conquêtes, mais ils rappellent que l’économie toute particulière de la danse requiert plus de soutien pour continuer à se développer.La danse, c’est de la création dans ce qu’elle a de plus pur (contrairement au théâtre, encore dominé par la mise en scène de textes déjà existants) et de plus fragile (la physi-calité humaine est à l’œuvre).«C’est un art éphémère, et cette extrême volatilité affecte le marché de la danse», note Clothilde Cardinal.Avec un budget de 1,6 million de dollars (par rapport aux 89 000 $ des premières années), dont 70 % proviennent des recettes de billetterie, Danse Danse propose huit ou neuf productions annuelles issues des deux côtés de l’Atlantique mais ne peut toujours pas se permettre un troisième employé! Ce qui ne l’empêchera pas de nous promettre une 111' édition enlevante.«Attachez vos bretelles!», prévient Pierre Des Marais.Le Devoir Clothilde Cardinal et Pierre Des Marais GILBERT DUCLOS ^ & le petit I ____ quabsous Vt I de poche 07-08 saison itinérante Hippocampe nouvelle version du 28 août au 22 septembre 2007 au Théâtre Prospère COMPLET LES V-12-18 ET 19 SEPTEMBRE LES NOCTAMBULES - 6 septembre Discussion d’après-spectacle animée par Marie-Louise Arsenault m ¦ m -I /'Gw"' - ¦S/ÂhiïSfflXm Texte PASCAL BRULLEMANS ; en collaboration avec Eric Jean, ; les comédiens et les concepteurs : Mise en scène ERIC JEAN Avec : DOMINIC ANCTIL MURIEL OUTIL ANNE-SYLVIE GOSSELIN DOMINIQUE QUESNEL ISABELLE LAMONTAGNE GAÉTAN NADEAU SACHA SAMAR ®WÜi’ I mmap* ,[ »\v.’' ri •'<
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