Le devoir, 4 septembre 2007, Page(s) complémentaire(s)
www.ledevoir.com LE DEVOIR LE MONDE Ban Ki-moon au Soudan pour le Darfour Page B 1 AFGHANISTAN Peter MacKay sème l’imbroglio Page A 2 Commission Taylor-Bouchard: entrée en scène des experts STÉPHANE BAILLARGEON Les experts entrent en scène cette semaine à la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.Le comité-conseil, formé essentiellement d'universitaires, se réunira pour la première fois vendredi.D’ici là, quatre groupes de recherche auront déposé les analyses que la commission leur a commandées, selon les informations obtenues par Le Devoir.Cet encadrement intellectuel des travaux de la commission vise à mieux la préparer pour les séances de consultations publiques réparties sur tout le territoire au cours des trois prochains mois.La première rencontre, avec présentation de mémoires, aura lieu à Gatineau mardi prochain, le 11 septembre.Par contre, il n’est pas encore acquis que la quinzaine de membres du comité d’experts soient appelés à assister aux débats publics.La question sera tranchée cette semaine.Le mandat des savants vise essentiellement à stimuler et à appuyer les réflexions des commissaires.«Ce sont des experts et ils fournissent de l’expertise», résume Sylvain Leclerc, porte-parole de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodements reliées aux différences culturelles.Le groupe savant rassemble surtout des professeurs de l’Université de Montréal (sept) et de l’UQAM (quatre).Tous proviennent des départements de science politique, de sociologie, de philosophie, de religions et d’éducation.Très peu semblent ouvertement associés à la mouvance souverainiste.Les deux commissaires, eux-mêmes historien et sociologue (Gérard Bouchard) et philosophe (Charles Taylor), ont donc minimisé le recours à des éminences grises provenant des milieux constitutionnels et juridiques, malgré l’importance des décisions en cours dans la «crise» actuelle.«Le mandat de la commission, tel qu’il a été défini, pouvait être abordé de deux manières: dans un sens large ou dans un sens plus étroit, résume d’ailleurs le texte de présentation des objectifs de la démarche.Le sens plus étroit consistait à s’en tenir à la dimension proprement juridique de l’accommodement raisonnable.[.] La seconde façon consistait à voir dans le débat sur [ces accommodements] le symptôme d’un problème plus fondamental concernant le modèle d’intégration socioculturelle qui a cours au Québec depuis les années 1970.Cette perspective invitait à revenir sur l’interculturalisme, l’immigration, la laïcité et la thématique de l’identité québécoise.C’est cette deuxième voie que la commission a choisi d’emprunter.» Par contre, cette large perspective n’explique pas la composition quasi exclusivement savante du comité d’experts.La sélection aurait pu diversifier ses ressources, ne serait-ce qu’en faisant appel à plus de membres des groupes associatifs (il n’y en a qu’une, Aida Kamar, de Vision Diversité), voire à d’autres VOIR PAGE A 8: EXPERTS ACTUALITÉS Le directeur des investissements de l’UQAM est congédié ¦ À lire en page A 3 Le groupe savant rassemble surtout des professeurs de rUniversité de Montréal et de rUQAM INDEX ¦M oo Annonces B 6 Idées A 7 Avis publics.B 4 Météo B 5 U4 Décès B 6 Mots croisés.B 5 O O O O 00 JASON REED REUTERS George W.Bush s’est fait abondamment photographier avec des militaires, hier, au cours d’une visite-surprise effectuée en sol irakien.Opération Bush en Irak Visite-surprise à l’approche d’un rapport au Congrès sur les «progrès» de la guerre Coup d’éclat d’un président empêtré dans un bourbier militaire de plus en plus coûteux et meurtrier, le commandant en chef des Forces armées américaines, George W.Bush, a effectué une visite-surprise en Irak hier, dans la province d'aLAnbar, emblématique pour la Maison-Blanche des «progrès» enregistrés.Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour évoquer une possible réduction de troupes en cas de maintien de ces avancées.M.Bush, qui s'exprimait quelques jours avant que le généra] David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, et Ryan Crocker, l’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, ne présentent au Congrès leur évaluation de la situation, n’a pas précisé l’importance, ni le calendrier d’une telle réduction.«Le général Petraeus et l’ambassadeur Crocker me disent que si le type de succès que nous connaissons en ce moment là al-Anbar] se maintient, ce sera possible d’assurer la même sécurité avec moins de troupes américaines», a simplement dit le président américain à la presse.M.Petraeus et M.Crocker présenteront, les 10 et 12 septembre au Congrès, leur évaluation, très attendue, de la situation.Ils se prononceront notamment sur l’envoi de près de 30 000 soldats supplémentaires et la stratégie de sécurisation de la capitale, décidés en février par M.Bush.La Maison-Blanche doit aussi rendre compte de la situation au Congrès le 15 septembre pour convaincre VOIR PAGE A 8: BUSH 31f Festival des films du monde Sous les remous de l’Holocauste «Un secret constitue une sorte d’hommage à mes parents», dit Claude Miller Double palme méritée Ben X et Un secret* Grands Prix des Amériques Un secret, film de clôture du 3 T FFM, ayant pour thème la déportation des Juifs sous POc-cupation, a remporté hier le Grand Prix des Amériques ex aequo avec Ben X, de Nie Balthazar.Entretien avec le cinéaste Claude Miller, venu accompagner son film au FFM, dont la sortie québécoise est prévue le 5 octobre.ODILE TREMBLAY On ne connaissait guère les origines judaïques du cinéaste français Claude Miller, pour la simple et bonne raison qu'il n'en avait jamais trop parlé.Pas plus que de la déportation d’une grande partie de sa famille.«Je crois que j’avais peur de plonger dans ce thème-là, dit-il.J’étais trop marqué.Mais Un secret constitue pour moi une sorte d'hommage à mes parents.» Il est né en 1942.dans une famille ashkénaze.«Les 9/10 de ma famille, oncles, tantes, grands-parents, ne sont jamais revenus des camps.Avec mes parents, on avait jiti la ville pour la campagne.C’est ce qui nous a sauvés, comme le héros
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.