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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-07-26, Collections de BAnQ.

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L E Comme Tell il n’y en a pas d’autres Page E 2 DEVOIR LES SAMEDI 2 6 ET D I M A X (’ H E .MIL L E T 1 O O 3 Le soleil a rendez-vous avec la mer Pages E 5 et E 6 ' fcT—T» v S ?LE DEVOIR ?Auteur de La Rage, de Cowboy, du Joueur de flûte, Louis Hamelin est un des romanciers les plus appréciés de la nouvelle génération.Il sera critique au cahier Livres du Devoir dès l’automne.NOUVELLE D’ETE ARCHIVES LE DEVOIR SOW Ai W I ^ 1 f LOUIS HAMELIN ai connu un poète qui a failli mourir d’amour, le matin quand on le ramassait, il y avait l’odeur et puis les tremblements dans les draps entortillés, la bouteille de Barbancourt posée sur une chaise plus loin, du rhum coupé de Ginger Ale, c’est comme ça qui avait décidé de finir, de s’endormir, pour une fille à jamais, mourir d’amour on veut, tout le monde, on voudrait, juste après comme les saumons, pour toutes les bonnes raisons.Se suicider à l’alcool après une belle peine d’amour, c’est correct Mais pitié, je vous en prie: pas le sang grignoté par une saleté de rétrovirus.On se demande ce qu’ils allaient fêter, lui qui balance à bout de bras la quille de VeuveCliquot, elle qui le suit avec son chapeau de paille et son panier d’osier, l’air juste un peu trop solennels tous les deux, ce n’est pas comme s’ils s’amusaient vraiment Autour d’eux il y a les blés, qui n’en sont tout de même pas, au sens propre, de la manière dont les blés sont des blés disons en Saskatchewan.Des épis blonds aux grappes fines dans le zénith de la maturité, serait-ce de l’avoine?Lui, il connaît le nom des fleurs sauvages, un peu; elle, elle maîtrise à fond quelques développements post-féministes récents sur l’émergence théorique d’une littérature anorexique; mais les grains, les épis, et les céréales?De la seigle?Du colza, du canola transgénique?On est presque en Gaspésie, tout près de l’endroit où la Gaspésie devient la Gaspésie, une question de kilomètres, et le nom des futures récoltes ne figure nulle part pas d’écriteau planté à l’entrée de chaque rang avec les marques déposées des semences, les brevets des séquences chromosomiques.Par contre, le bleu profond du golfe scintille tout contre leurs nuques, comme si le champ en pente allait s’y engloutir tout doucement sous leurs pieds.Ce doit être de l’avoine, décide-t-il, mais au fond il n’en a aucune idée.Des blés, donc.0 s’arrête au milieu du champ.Se retourne: elle porte sa robe bleue, on voit ses genoux ronds qui font des bonds entre les tiges houleuses à demi couchées, les remous dorés où se découvre une terre un peu sèche, et où leur passage laisse courir une ombre.Elle le rattrape, pose le panier, sort une nappe à carreaux rouge clair et l’étend sur le sol, pardessus les épis foulés.Les blés qui tantôt leur arrivaient au ventre maintenant les recouvrent Le chalet loué à la semaine, se trouve un peu en contrebas, de l’autre côté de la route.Le premier soir, ils se sont fait griller des darnes de saumon sur la terrasse, dominant le fleuve et ses marées.Ensuite, elle s’est reculée jusqu'à la causeuse, et quand ses cuisses ont frôlé le velours vert élimé, elle s’est cambrée et a dit Renverse-moi.Ils se connaissent depuis peu.Quand il la tient dans ses bras, il a l’impression que le ciel trop grand s’arrête de tourner un moment Ne bouge plus.Des étoiles passent en sifflant.Un hibou miaule comme un chat dans la nuit Elle l’arrime à la terre telle une ancre.Ce soir-là, en retirant le préservatif, il a dit J’irai passer mon test dès qu’on sera rentré à Montréal.Elle a hoché la tête en signe d’approbation.D se lève, tenant la membrane alourdie de laitance entre ses doigts poissés.Le deuxième soir il a dit D’après les dernières recherches, les cas de transmission hétérosexuelle sont en fait rarissimes.Ce sont les seringues contaminées qui propagent l’épidémie.Et le troisième soir: Tu vois, ils ont délibérément exagéré les risques d’infection chez les hé-téros pour.— Pour aider à la prévention.Oui.Je sais.Assise sur les galets, elle le regarde nager nu, porté et déporté par le courant à l’endroit où la rivière Mitis vient se jeter dans plus grand, où les saumons obliquent soudain vers les terres pour remonter le cours étincelant des savoirs déposés en eux, et où le corps blême de l'homme s’oppose maintenant à la force du courant puis cesse de lutter et se laisse redescendre.C’est lorsque le nageur a émergé de l'eau glaciale où elle n'avait pas osé le suivre que l’idée lui est venue.Ses yeux s’étaient posés sur le sexe engourdi, niché dans le ruissellement du ventre et des cuisses.— Une surprise?— Oui.Un pique-nique.Le bouchon monte en chandelle au-dessus des blés, vers un ciel d’une couleur presque suspecte, presque trop bleue, sans nuage.La courbe impeccable du projectile, l’afflux spumeux dans les minuscules coupes de plastique.— On a bien fait de garder le champagne pour.— Pour une grande occasion.— Oui.D l’aide à enlever ses vêtements, ils se sourient elle s’étend sur la nappe sans cesser de le regarder, il est debout et se déshabille avec le soleil dans les yeux, puis à genoux, lèvres soudées à la paroi tiède du ventre, il descend, remonte, colle son oreille et écoute, la mouvance liquide, on entend des voitures qui passent plus bas sur la route, et puis le vent un millier d’ailes, le souffle du fleuve, comme une peau sacrée pendant qu’il glisse en elle.Il coulait il calait en elle, lorsque leurs regards se sont accrochés, et les larmes, dans ses yeux.—Tu pleures?Bien sûr que si, elle pleurait II a voulu savoir pourquoi.— Tu le sais très bien pourquoi.Continue.ne t’arrête pas.Un gros sanglot vient crever comme une bulle sur son visage.D lèche le sel de ses paupières et ne s'arrête pas.La voiture file sur les hauteurs, longeant l’immense échancrure du fleuve mêlé à la mer.H se sent étrangement léger et euphorique.Elle se tait et regarde la route.Des bulles de champagne égarées viennent éclater contre la membrane qui les sépare.Est-ce le silence, la griserie du champagne, ou celle inconsciente de la vitesse dont les chiffres tranquilles se laissent chatouiller par l'aiguille du compteur?Cent trente.Cent trentecinq.L’instant, bref, défile à vive allure.C’est lui qui, avant de rentrer, a proposé de se rendre au dépanneur du camping situé un peu avant le prochain village, pour acheter du pain et du lait pour le lendemain.Le lendemain.Lui, qui entraîne sa compagne silencieuse d’un moment présent au suivant, sur cette route onduleuse, sans savoir pourquoi il roule si vite inutilement: par distraction, et comme s’il fuyait.La voiture surgit devant eux, parfaitement immobile, dissimulée jusqu’à la dernière seconde par le sommet du coteau.Tout se passe vite, très vite, voiture noire énorme arrêtée en plan au beau milieu de la route, je passe à gauche, logique, la voie est libre, donc je double, sauf que le cligno-tant, il s’apprête à tourner, à gauche justement, au dernier moment l’homme donne un coup de volant et réussit à éviter la voiture noire par la droite, les pare-chocs se frôlant tandis que les pneus mordent dans l'accotement, et comme la Mazda passe sans ralentir et en soulevant une gerbe de gravier à dix centimètres de la longue, interminable voiture noire toujours immobile, l’homme, du coin de l’œil, aperçoit les deux vieillards comiquement endimanchés de profil sur la banquette, inconscients du péril, un vieux et sa vieille, bien raides et voûtés, figés là comme pour l’éternité, il a le temps d’enregistrer le sombre étendard d’un haut-de-forme posé sur le crâne du conducteur, qu’on dirait un croque-mort en train de tourner la roue avec cette infinie lenteur propre au rituel tour de machine du dimanche après-midi.La route est libre devant eux Cramponnée au tableau de bord, la passagère veut dire quelque chose, commence, même, une phrase: — On a failli.Puis elle le regarde, et se tait Sur le comptoir, entre le pain tranché et le litre de lait, il venait de jeter un paquet de cigarettes.La monnaie à peine empochée, il arrachait l'emballage de cellophane.— Tas recommencé à fumer?demande la femme en l’examinant à la dérobée.— Bah.Faut bien mourir de quelque chose.D craqua deux allumettes sans résultat fi tremblait légèrement La femme ne le quittait pas des yeux.Tendrement, elle lui ôte les allumettes.Puis, elle lui offre du feu.?Samedi prochain, Le Devoir vous propose une nouvelle inédite de Nancy Huston. LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUILLET 2 0 0 3 E 2 -* Culture4- Entrevue avec Diane Tell Comme Tell il n’y en a pas d’autres SOURCE BMC Diane Tell a plusieurs raisons de sourire.Avec elle, sur scène, on trouve désormais le grand Robbie McIntosh, ancien guitariste des Pretenders et de Paul McCartney.MARTIN BILODEAU C> eût été tellement plus simple si Diane Tell avait été un homme.Mais elle est femme, et comme elle est femme, elle a dû (et doit encore) se battre pour faire entendre la compositrice et la musicienne dans un milieu de chanteuses, l’auteure dans un business de perroquets.Son passage au Club Soda, dimanche et lundi, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal, marque une étape cruciale, qui n’est pas la dernière, dans la réhabilitation de son nom, de sa réputation et de son œuvre, celle-là réduite à trois ou quatre chansons (qui ne sont pas ses meilleures) par des radios restées sourdes à ses plus riches — parmi lesquelles celles enregistrées en 1995 sur l’éblouissant Désir plaisir soupir.Cet album est désormais introuvable, mais quatre de ses premiers (dont En flèche et Chimères) viennent de refaire surface, réédités par la compagnie BMG, avec laquelle Diane Tell travaille désormais.Attention flash-back! À l’écoute à’Entre nous, paru en 1979 et porté par la mythique Gilberto, on est frappé par l’évidence: Diane Tell, née Fortin à Val-d’Or, est à elle seule un format.Du coup, elle ne convient à aucun.«Mauvais numéro» qui, à l’heure du disco, «préfère chanter le bossa-nova», Claire dans un métier peuplé de Marie-Jeanne et de Sophie, Diane Tell chante comme personne avant elle des chansons qui, par leurs rythmes du monde, semblent venir de loin (Rendez-vous, Le Souffle de la liberté, Gilberto) et qui pourtant nous ont été, et nous sont encore, immédiatement familières.On peut certes lui reprocher d’avoir, pour un temps, renié sa plume pour du prêt-à-porter (Faire à nouveau connaissance) et son jazz pour des synthés (de Chimères à Dégriffmoi), de sorte qu’à 43 ans, l’artiste défend une œuvre inégale, pétrie de contradictions, néanmoins portée par l’instinct d’une musicienne en perpétuelle quête d’un son, souvent à contre-courant des mouvements.«J’ai pas promu ces règles ni promis /Deles suivre je vis/Dans un autre monde.», chante-t-elle sur Désir plaisir soupir.«Au Québec, on sait qu'il y a des femmes compositeurs et musiciennes, me confiait-elle au téléphone la semaine dernière depuis sa maison de Biarritz.Tandis qu’en France, les gens ne le savent pas.Quand une fille chante, elle est immédiatement cataloguée interprète, on pense qu’elle chante les chansons des autres, qu’elle ne touche jamais à un instrument de musique et qu’elle ne se préoccupe que de son vernis à ongles.» Contre vents et marées, Diane Tell n’a jamais mangé de ce pain-là.Elle se dit un peu nostalgique de l’époque de ses débuts, vers la fin des années 1970, alors que la scène musicale était plus spontanée et moinç embrigadée par le commerce.«A l’époque, on faisait ce métier pour faire de la musique, pour composer, écrire et faire des shows.On n 'était pas accablés par le besoin de réussir, d’être connus, on ne subissait pas comme aujourd’hui la pression du marché et des singles.Aujourd’hui, on ne peut pas sortir un disque si on n’en a pas deux ou trois d’assu- rés.Ça oblige les artistes à se formater, à se mettre au goût du jour.» Le goût du jour, lorsqu’elle fit ses débuts dans les boîtes à chansons, c’était d’égrener à la guitare les chansons de Leclerc, Vignault, Har- monium et Beau Dommage.«Je veux faire ma musique», disait-eÜe aux patrons des Deux Pierrots et de L’Air du temps.Et pour cause: TeH a commencé à composer dès l’âge de 12 ans.Elle avait cinquante chan- sons dans ses tiroirs lorsqu’elle franchit pour la première fois le seuil d’un studio d’enregistrement C’était en 1978, elle avait 18 ans, l’album sans titre et très jazz comprendrait entre autres perles Les Cinémas- bars, incluse dans la compilation Tout de Diane, parue mi février.Compilation des anciens succès, réédition des premiers albums, décidément le présent de Diane Tell se conjugue au passé.«Cest grâce à ce passé si j’ai un futur», corrige Diane Tell, qui dès son retour chez elle mettra la touche finale à son nouvel album, Popeline, qu’elle porte depuis plus de trois ans et qu’on entendra vraisemblablement au début de 2004.D’ici là.Tell fait son retour sur les scènes québécoises (deux soirs aux Francos, puis un, mardi, au Petit Champlain de Québec), sept ans après son dernier passage, «f adore jouer au Québec, ça se passe toujours bien.Et puis techniquement, les gens ont une vraie culture du live.» Sur la scène avec elle, il y aura les musiciens de Popeline, dont le grand Robbie McIntosh, ancien guitariste des Pretenders et de Paul McCartney.Dans la salle devant elle, il y aura les fans fidèles et les copains d’autrefois, venus égrener les souvenirs.Fille prodigue, Diane Tell?«Je relativise beaucoup le succès», affirme, avec philosophie, celle qui, autrefois plus agressive, scandait «Ceux qui n’entrent pas f irai les chercher/ Si vous n’écoutez pas je crierai / Vous n’êtes pas près d’oublier mes chansons.» «Je ne suis pas dans une phase de conquête.Je n'essaie plus de conquérir les cœurs, mais de foire de la musique, le mieux possible, et parla même occasion rendre hommage aux chansons, élues par le public, qui m’ont portée et sans lesquelles je ne serais plus là.» Rock’n’roll jusqu’à la mort.et même après BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Vingt ans cette année.Depuis 1983, le groupe de Didier Wampas bourlingue à une seule vitesse: celle du rock’n’roll.Cette année, la formation, qui a traversé d’innombrables changements de personnel sans jamais cesser d’avancer, a pondu un album dont le titre en dit long sur ses intentions: Never Trust A Guy Who After Having Been A Punk Is Now Playing Electro.Les Wampas reviennent au Québec pour la troisième fois de leur carrière, question entre autres de nous rappeler qu'ils ont, à leur actif, un album intitulé Chicoutimi.Chicoutimi, c’était en 1998.C’était avant la résurgence du rock dans l’Hexagone.Celle qui a rappelé au poste des groupes comme Oberkampf ou Parabellum, qui ont disparu au combat alors qu’ils accompagnaient au front des années 80 Les Wampas et les Bérus, comme d’autres appelés Haine Brigade ou Ludwig Von 88.Ceci n’explique peut-être pas cela, mais il reste que Didier Wampas assure que lui et ses amis n’ont jamais cessé de faire des disques et des concerts, ce qui en fait de jolis coureurs de fond.«Non, non, on n’a jamais arrêté», assure Didier Wampas, le seul membre encore actif parmi les fondateurs de ce groupe qui, pour la première fois de son histoire, cartonne quelque peu en FVance, avec sa pièce moqueuse Manu Chao.Didier Wampas af- firme qu’il y a eu deux grosses générations dans l’histoire des Wampas.Sur le site Internet du groupe (www.wampas.com), il est fait état du menu détail des 13 changements de musiciens que Didier a traversés sans broncher.«On fait la même musique.J’avais quinze ans en 1977; cette musique, c’est ce que j’ai envie de faire, j’ai pas envie de faire autre chose que ça.C’est le truc qui m’a tellement marqué à quinze ans.Et je n’ai pas l’impression d’avoir fini d’apprendre.» Les Wampas n’ont jamais eu de plan de carrière.Même le petit tube actuel n’y change rien: «On ne fait pas ça pour vendre des disques», se contente de dire le coloré chanteur.Selon Didier Wampas, le pu- blic français a beaucoup changé, comme partout ailleurs au début des années 90, répondant à l’appel de Nirvana et Smells Like Teen Spirit.Après les belles heures du rock et du punk français, puis la désertion remarquée du public pour cette scène, la vie reprend de plus belle.«Avant Nirvana, il y avait un public à part.Après Nirvana, le public a changé.Il est beaucoup plus large.Il y a de tout aux concerts.» Et la première génération des rockeurs français s’est désormais placé les pieds: «Je crois qu’il y a plein de gens de cette époque qui aujourd’hui travaillent dans les radios, les télés et les journaux.Alors ils sont vachement contents qu’il y ait du rock.Partout où on va, on retrouve des gens qui ont fait partie de ce mouvement.» Si le ton a souvent été à la rigolade chez les Wampas, c’est du moins ce qui se dégage de leur site Internet, n’allez pas dire au monsieur une telle chose: «C’est pas rigolo.Peut-être absurde ou surréaliste, mais pas rigolo.Je ne fais pas ça pour faire rire les gens.» Tous les tons se retrouvent sur le disque, dont le titre coquin s’adresse à un ancien bassiste qui «a tourné» techno.Si on rigole avec un yé-yé qui chante «Tm in a little daewoo and you in your woodie», ailleurs, dans/e t’ai donné ma vie, les choses deviennent un brin plus sérieuses.«Je préfère travailler.Je ne veux pas avoir à vendre des disques ou à foire des concerts pour bouffer», lance Didier.Mais les Wampas tournent comme n’importe quel autre groupe, précise celui qui travaille à la RATP (le métro) à Paris.Et le job lui permet de se libérer le temps qu’il faut pour maintenir un bel horaire de tournée.De cette façon, la branche de FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Didier Wampas MM A-.v.r MM ipfrSiat rock’n’roll que privilégient le?Wampas restera bien vivante.A l’époque, le genre wampas s’était autoproclamé «yé-yé-punk».«C’est toujours comme ça.C’est vraiment l’âge d’or, de 1962 à 1965, leyéyé, le surf, les Beach Boys.» Depuis, le temps a quelque peu rattrapé les Wampas, et le style bordélique du groupe, qui mettait le plus souvent en péril l’avancée des spectacles, a été quelque peu ravalé.«Depuis 20 ans, on a appris.» Le 26 juillet à l'extérieur, au parc des Festivals, 22h Le 27 juillet au Spectrum, avec les Montréalais du Nombre à 23h Rock and chanson ; française roll i BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Deux des formations qui peuvent prétendre au titre dç meilleur groupe de rock’n’roll irai* cophone en vUle se croiseront san j se rencontrer réellement D y a bien sûr Le Nombre, dont les prouesse?lors des FrancoFolies sont biet) connues, mais comptez aussi sut les Breastfeeders, qui ne donnent pas leur place.Les Breastfeeders, c’est un groit pe dont l'énergie vitale est on nç peut plus contagieuse.Sur scène, il4 dépensent tellement d’énergié qu’on se demande comment ils tien nent.Ça vaut surtout pour un cep tain Johnny Maldoror, qui se démèt ne et se déhanche comme un diable et dont la principale fonction sur scène semble être celle de tambour rineur de métier (il faut savoir qu’il compose les textes aussi).Ça, c’est sur scène.Sur disque, bien, on attend toujours.«On a un album qui se prépare depuis longtemps.On pensait pouvoir lé foire à l’automne 2002, mais on ri à pas pu», explique Luc «Lucky» Brien, qui cumule les tâches d’an teur, de compositeur, de guitarist te et de chanteur.C’est la raisoti pour laquelle le groupe s’est retrouvé aux concours Les Fran|-couvertes l’an dernier, puis en finale dudit concours.Franchement, la formule deè Francouvertes n’est sans doutç pas la meilleure pour un groupe qui carbure à l’énergie rock et à l’adrénaline.Lucky Brien est lé premier à le reconnaître.Mais le momentum est du côté des Breastfeeders, qui se trimballent sur les scènes depuis trois ans, le temps de se bâtir un répertoire.«Quand fai formé le groupe avec Joe, fin 1999, il n’y avait pas tant de groupes à jouer dans le genre.Cq/ëï-ne allait se séparer un an plus tard Il y a eu Les Secrétaires volantes, mais c’est mort un peu.On s'est dit qu ’il fallait salir tout ça.» C'est alors que les Feeders ont accouché de leur propre étiquette, le rock and chanson française roll.«Au départ, c’était mon but.Je suis un collectionneur de vinyles depuis que fai quinze ans et je me spécialise dans la période 1963-1967.Je voulais créer un groupe punk sixties à la Grue» somes, mais en français Mais dans le groupe, on a six personnalités musicales sans étiquette précise.D'où l'expression “rock and chanson française roü".On a laissé pleine liberté à chacun de jouer comme il voulait.Ça donne un résultat qui est assez unique, même si ça foit référence 4 plein de choses qui ont déjà existé.Notre musique est référentielk.» Maiî combien vivifiante.Le groupe est complété par des membres aux noms tout aussi prédestinés (!!!) à faire du rock’n’roll: Suàe McLelove (compositrice, guitariste et chanteuse), Sunny Duval (première guitare), KBti Boone (bat teur) et Joe (guitare basse).En pas sant, l'album tant attendu sera prêt en octobre.A voir, ce soir, 20h, au parc des Festival ESTIVAL DE au cœur des mots TROIS Tous les lundis du 28 JUILLET au 25 AOÛT 2003 LUNDI LUNDI VISAGE RETROUVE 28 4 JUILLET AOUT LE CLNÉMA DES ÉCRIVAINS Mise en lecture MARCEL P0MER10 LUNDI NICOLE BROSSARO, POÈTE 1' Texte RiCOLEBSOSSARC .I Montage AOUT Mise en lecture BRIGITTE HAEN'JERS Violoncellisle VÉRONGUE PCufS Mise en lecture Conception et environnement musical AOUT FEUX DE MARGUERITE VOURCENAR Montage et mise en lecture I \ Conception et environnement musical J • SILVV GRENIER S HOMMAGE À YVES THÉRIAULT m LUNDI Mx des textes et montage I 25 Mise en lecture J » ~ V - MAISON DES ARTS DE LAVAL 450.667.2040 • 1395, boul.de la Concorde ouest, Laval • Métro Henri-Bourassa, autobus 40 ou 61 Tous les spectacles débutent à 20h00 BILLETS EN VENTE / RÉSERVATIONS : RÉSEAU ADMISSION 514.790.1245 Prix régulier : 20S Prix étudiants et ainés : 18$ (taxes incluses, cartes Visa et MasterCard acceptées) Série abonnement : 25% DE RÉDUCTION Quebec:::; lavai Une musicale par Cole Porter vou neuER Know Par Storied Geyer.Kartœ 6 MertKabdNr.Maiitfe HdaiAaüon addRtomik par Paul læarus.n)usique 6 Mlques par Cole Roder Une comédie par George Bernard Shaui RIRS.UIRRRER’S PR0FESSI0R Un soirée musicale par les Brookfall Bottom Feeders SCRTTER THE HSHES d s&itmtm 60 minims 01'est ou mr cumpimn.Présenté par [4501242-1395.242-2270 uiuiui.cclacbrofne.qc.ca/tlb k ’ ton, 4 cb.Olont Echo, Knomlton, Qc.flWvh jjyj ¦ Essnvtzun théâtre nneuus.goûtezlr difeérerce.r y LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 « ET DIMANCHE 27 J C I L L E T 2 O O 3 E Mir riinirtuRpItuiisilui L'AGENDA horaires S14 847 2206 www.ix-centris.com Ti-galop Quand il faut remettre à jour le souvenir d’un mythe fondateur du rêve américain contemporain CINÉMA UN1VERSA! STUDIOS Seabiscuit est le nom d’un cheval de course chétif et rétif qui, vers la fin des années 1930, a galvanisé l’Amérique en remportant victoires sur victoires contre des purs-sangs.SEABISCUIT Ecrit et réalisé par Gary Ross.Avec Tobey Maguire, Jeff Bridges, Chris Cooper, Elizabeth Banks, William H.Macy.Image: John Schwartzman.Montage: William Goldenberg.Musique: Randy Newman.Etats-Unis, 2003,140 minutes.MARTIN BILODEAU \ A pareille date l’an dernier sortait Road to Perdition, un film noir troublant et exigeant dont l’action nous reportait à l’époque de la Dépression.Seabiscuit nous fait faire le même voyage dans le temps, sur le mode nettement plus consensuel.De fait, le film de Gary Ross (Pleasantville) remet à jour le souvenir d’un mythe fondateur du rêve américain contemporain.Seabiscuit est le nom d’un cheval de course chétif et rétif qui, vers la fin des années 1930, a galvanisé l’Amérique en remportant victoires sur victoires contre des purs-sangs.En ces années de misère, l’animal est devenu pour les Américains le symbole de la survie, de la renaissance, de la seconde chance, voire la mesure-étalon de l’espoir apporté par le New Deal.Gary Ross prend son temps avant de nous présenter l’animal, soit le temps qu’il faut pour raconter et faire converger les parcours des trois hommes qui seront à la source de ses triomphes d’hippodromes: un millionnaire éprouvé par la crise et le malheur personnel (Jeff Bridges), un cow-boy vieillissant (Chris Cooper) qui murmure à l’oreille des chevaux et un jockey de foire qui mord la poussière et n’y voit plus très clair (Tobey Maguire).Au goût du jour A la surface de ce qui s’apparente à un croisement entre Tucker, The Horse Whisperer et Les Raisins de la colère, Gary Ross nous livre une grande épopée dans l’esprit des films de John Ford, néanmoins assujettie aux méthodes et au goût du jour, avec des scènes courtes (jamais plus de deux minutes) et pun-chées, des plans brefs, toujours en mouvement, et des séquences décuplées, qui donnent l’impression de galoper à travers une histoire plutôt que d’en fleurer le parfum.Ross est un grand plasticien, aussi sa direction artistique est-elle celle d’un antiquaire consciencieux, sa photo, celle d’un illustrateur de haut vol.Cela dit, sa mise en scène est purement illustrative, sinon décorative, et le scénario, qui décline ad nauseam des exemples illustrant la solidarité du quatuor hommes-cheval, s’embourbe à plusieurs reprises.Même que l’enjeu principal est renouvelé à trois reprises dans le film, donnant l’impression que Ross a soudé ensemble les épisodes autonomes d’une mini-série.Si bien qu’à l’inverse, on se surprend à vibrer au diaporama de photos en noir et blanc de l’époque, intercalé entre les épisodes, et à rire (de bon coeur) des commentaires d’un narrateur omniscient qui relève toutes les petites ironies qui ont forgé le mythe.Hélas, ces photos d’archives, chargées d’illustrer la misère et la détresse de l’époque, illustrent aussi l’hypocrisie de Gary Ross, qui s’est bien gardé de filmer ce genre de scène.Ses images à lui flamboient de verts pâturages, de bagnoles rutilantes, d’écuries jamais sales, où madame (Elizabeth Banks) circule en talons hauts, monsieur, sous un feutre de designer.Même constat du côté de la bande son, où la musique forgeronne de Randy Newman martèle chaque symbole, essuie toutes les taches et ensevelit de ses cuivres jusqu’au merveilleux bruit des sabots des chevaux au galop.On cherche en vain l’odeur du crottin dans ce livre d’images de bon goût, dans ces nobles sentiments qui restreignent les personnages, pourtant bien défendus, à deux ou trois émotions chacun, enfin dans ces beaux so-phismes qui, même dans la bouche du grand acteur qu’est Chris Cooper, sonnent comme des devises de biscuits chinois.Ce cheval méritait mieux.Icône forte PARAMOUNT PIC WRES L’ACTRICE américaine Angelina Jolie, 28 ans, jouera bientôt le rôle de la mère d'Alexandre le Grand, lui-même incarné par l'acteur irlandais Colin Farrell, dans une adaptation cinématographique de la vie du héros de l’Antiquité signée Oliver Stone.Angelina Jolie a accédé au statut de star, notamment grâce à ses rôles dans lara Croft et Une vie volée.The Cradle of life, le nouvel épisode de Lara Croft, est présenté sur nos écrans depuis hier La presse internationale n'a pas ménagé ce film, jugé inachevé et sans imagination.Le personnage de luira Croft demeure néanmoins une icône forte de l’ère du virtuel.DÉJÀ RUS DE 2.7 MILLI0NS$ AU BOX OFFICE, ET (A CONTINUE! r , li HMD ÉMUE GAUDREAUU IM Mi MimUiSTM CALIUCIX imDBISRW BAKU (US «vsnitaGAlUMII [ ww wfnamboitaliano.ctri es FOUI INOX F À L'AFFICHE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM ET CINÉMAGINAIRE REMERCIENT LE PUBLIC QUÉBÉCOIS 5,4 M$ (avec taxes) AU BOX OFFICE À CE JOUR! FÉLICITATIONS ÀTOIS LES ARTISANS DU FILM! 17 ans après, le déclin de l'empire américain continue.nA voir, à revoir*’ Le Journal de Montréal ’'Puissant*' Le Journal de Québec *'Une oeuvre magistrale" Showblzz.net "Chef-d’œuvre" La Presse "Touchant" Le Soleil •'Palme populaire" France-Soir "Superbe" Le Figaro "Brillant" CBF Radio-Canada UN FILM DE DENYS ARCAND RlMY GIRARD STEPHANE ROUSSEAU MARIE-JOSÉE CROZE , SU CKAC730 WiM “MSSÜTS ^ A L*AFFICHE! ___FAMOUS PLAYERS —I r— rnMKAJB FLAYlftS ——l r— FAMOUS FLAYtNI —1 r— MÉOA PLEX ’ OUZZO —1 I PABÏSIEN ?1 IVEBSAiiuLES ?] IroiHTE-CUURE ?] fPONT-VlAU 16 ?I -¦»¦- - cuTngnnicr ¦ ^ ,-CINEMA - | l—CINE Pt EX OOEON—-i r—— CINÉ-ENTWNISE-1 ?SW DIGITAL \ 8T-EU8TACHE ?j [BOUCHERVILLE ?l iPLAZA REPgirnOWY ?| CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS AVEC aOUS TITRFS AMOLAM , r—- PAimout piayens —i [CENTRE EATON ?! REPRÉSENTATION SPÉCL CE SOIR ÀI9HOO! Emmanuelle SEIGNER Philippe TORRETON /v* ~ CORPS CORPS Un film de François HANSS et Arthur-Emmanuel PIERRE (»r(is U*filni i um ® CANAL+ Maarr.« a ^ Film de cloture - Quinzaine des réalisateurs - Cannes 2003 2 400 000$ AU BOX-OFFICE! gagnant - niiEiii long iiM-Just6 pour p/pe .,M, Cemed/a REPRÉSENTATION SPÉCIALE ISnSmS tAraHTl CE SOIR A I9H00! [QUARTIER LATIN ?| DÈS LE VENDREDI |ERAOCm| ?• LA COMÉDIE DE L’ÉTÉ! » Gilles Carignan, Le Soleil .GÂTEZ-VOUS! .Josée Bournival.TVA Salut Bonjour ?- SAVOUREUX! • Denise Martel Journal de Québec « IRRÉSISTIBLE! » Jocelyne Dcpatie, Radio-Canada.ca « J’ai vu le film de l’été.- Richard Martineau,VOIR « Comédie pétillante d’intelligence! • André Lavoie.Le Devoir ?« Une touchante comédie au charme fou.» Louise Jalbert, ÉCHOS VEDETTES « C’est une comédie savoureuse.» L'Été et rien d'autre, CBE Radio-Canada ?« Ingénieux et charmant.Michel Coulombe.SRC ?- I^dssez-vous séduire.» Paul Villeneuve, Ix* Journal de Montréal «.absolument hilarant.» Bonjour Montréal,TVA • Absolument charmant.• Flash.TQS RAYMOND BOUCHARD RITA LAFONTAINE LUCIE LAURIER Ivf J*- CLÉMENCE DESROCHERS BRUNO BLANCHE! ^ s LA GRANDE SEDUCTION un hlm de JEAN-FRANÇOIS POULIOT écrit par KEN SCOTT *àÊ*&Lî% £.s ’ n mm ma n r awmn tymmi AuiAicr mmmwM nw
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