Le devoir, 8 septembre 2007, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 20 0 7 CULTURE Wm ¦ Xÿ 'pXH ^ «aN^kwwSii.sae^ '.-ï 'n >« ’ ¦ • 2ICSÎ 1E PHOTOS DES ANIMATEURS: JACQUES GRENIER.ILLUSTRATION: TIFRET Le.retour a culture PAUL CAUCHON Je ne veux pas savoir ce que les invités ont fait pendant leurs vacances, je veux parler de culture!», lance Serge Postigo.«Tout le monde veut la même chose, et il ne faut pas tenter de réinventer la roue», ajoute Catherine Perrin.Bonne nouvelle: les animateurs des deux nouvelles émissions culturelles lancées ces joursci veulent parler de culture pour vrai.Pour Serge Postigo, le défi commence lundi prochain à Télé-Québec, à raison de quatre soirs par semaine.Pour Catherine Perrin, le défi prend la fonne, dans une semaine, d’une émission de deux heures le dimanche après-midi.Tous les deux ont été rencontrés séparément.Tous les deux sont conscients que «la» grande émission culturelle à la télévision demeure une sorte de fantasme pour le milieu culturel.Sans remonter jusqu’au Bon dimanche de l’ancien Télé-Métropole, on peut rappeler qu’au fil des ans, les tentatives ont été nombreuses, de La Bande des six à Radio-Canada aux Choix de Sophie à Télé-Québec.«Est-ce que je sens de la pression?Je me suis fait dire qu’une émission culturelle ne dure jamais très longtemps», lance Serge Postigo, le sourire en coin.On ne peut toutefois pas nier qu’au fil des ans la culture s’est également répandue un peu partout sur les ondes.TQS propose depuis plus de dix ans son Flash quotidien, très orienté sur le showbiz mais où Ton trouve quand même de l’information culturelle.Ce qui est déjà mieux qu’à TVA.A Radio-Canada, des créateurs sont reçus en entrevue à Tout le monde en parle ou au Téléjournal, des documentaires leur sont consacrés.A Télé-Québec, la culture se glisse partout, de Baz-zo.tv aux grandes entrevues de Contact en passant par les documentaires.Et on n’a pas parlé des chaînes spécialisées.Il reste cependant que le principe d’une émission unique, grand public, une sorte de lieu central qui rendrait compte de l’actualité culturelle, demeure un besoin pour plusieurs.Ce qui met encore plus de pression sur les artisans de ces émissions.Serge Postigo, rhomme-orchestre Ça manque à ma culture est vraiment le show de Postigo.Il en est le concepteur, l’auteur des textes, le metteur en scène, l’animateur, et à l’occasion le performeur, puisqu’il n’hésitera pas à chanter ou à danser, au besoin.Mais ce n’est pas lui qui a eu l’idée du projet Le producteur Pixcom Ta approché et Ta convaincu avec le seul titre de l’émission.«“Ça manque à ma culture”, ça m’a allumé, dit-il.C’est l’idée qu 'il y a toujours quelque chose à découvrir.Et le concept de l’émission est basé sur la simplicité.» Devant une centaine de personnes en studio, Serge Postigo reçoit des invités et discute des productions culturelles, avec une petite équipe de collaborateurs réguliers: Isabelle Laçasse, Geneviève Borne, Dominique Lévesque, Philippe Fehmiu, Pascale Wilhelmy.«Ce ne sont pas des chroniqueurs, mais des collaborateurs.Je veux une discussion libre et ouverte», dit-il.Est-ce pour se protéger d’avance des reproches de ne pas tout couvrir?Serge Postigo mentionne qu’il n’a pas «le mandat de couvrir l’actualité de la semaine».Au fil des ans la culture s’est répandue un peu partout sur les ondes «Télé-Québec me donne carte blanche pour parler de ce qu’on veut, dit-il Si un grand film commercial sort pendant la semaine, il est très possible qu'on n’en parle pas.R s’agit plutôt d’une discussion selon nos intérêts à propos des productions culturelles, le cinéma, les livres et le théâtre, bien sûr, mais aussi la bande dessinée, l’architecture, la télévision.» Pas de reportages non plus.«Je préfère la performance directe, et qu’un comédien nous lise pendant l’émission un extrait de la pièce de théâtre dont on parle.» Particularité de l’émission: les quatre demi-heures sont enregistrées le lundi soir.La pre inière émission sera diffusée en direct, et l’équipe enregistre ensuite les émissions du mardi, du mercredi et du jeudi.Serge Postigo croit qu’il sera ainsi plus facile d'avoir en entrevue des créateurs qui, les autres soirs, se produisent sur scène.Mais cela explique aussi pourquoi on n’entend pas nécessairement coller à l’actualité chaude de la journée.Catherine Perrin : trouver le point d’équilibre Quelle sera la place accordée à la critique véritable dans On fait tous du showbusiness?Versera-t-on dans Tautopromotion?Catherine Perrin est habituée de jongler avec ces extrêmes.Musicienne elle-même (claveciniste), soumise à la critique, elle est également chroniqueuse culturelle à la radio; elle sait qu’un commentaire chaleureux ou plus réservé peut influencer le public.«J'ai un respect fondamental pour les artistes, dit-elle.Mais j'ai aussi passé l’été à acheter mes propres billets de spectacles, intéressée de savoir si une produc- tion valait la peine ou non.» La culture, ajoute-t-elle, est «une expérience humaine», et ceux qui en parlent à la télévision «doivent avoir la capacité de bien la communiquer».Son émission se veut rassembleuse.«R y a plusieurs années, expliquet-elle, La Bande des six a fait sensation, C’était de la critique d’humeur.Beaucoup de gens en sont restés traumatisés.Par la suite, les émissions culturelles sont allées à l'autre extrême: c’était l’époque “tout le monde il est beau, tout le monde il estgentir.» Catherine Perrin cherche donc le point d’équilibre entre ces tendances fort opposées.«Nous parlerons de choses très populaires avec un certain recul, et nous tenterons de rendre accessible ce qui est plus spécialisé.» On fait tous du showbusiness, produit par Bubbles Télévision, sera diffusée en direct d’un restaurant du Vieux-Montréal.«Le.direct me rassure, c'est une décharge d’énergie qui nous portera», lance-t-elle.L’émission veut clairement rendre compte de l’actualité de la semaine et de ce qui s’en vient.Autour de l’animatrice, on retrouve une dizaine de chroniqueurs réguliers, dont Geneviève Guérard, Micheline Lanctôt, Danielle 1-aurin, Karine lefebvre, Rebecca Ma-konnen, Julie Inferrière, Vincent Bolduc, Stéphane Demers, Geneviève St-Germain.Et des chroniqueurs occasionnels, comme Serge Chapleau, René Hontier-Roy, René-Richard Cyr, Yannick Nézet-Séguin.Beaucoup de monde, mais parmi les réguliers on remarque l’absence de critiques officiels, des gens déjà reconnus par le milieu comme critique de cinéma ou de théâtre, par exemple (sauf dans le cas de Danielle Inurin, critique littéraire au Devoir).Catherine Perrin le reconnaît, expliquant que certains critiques ont été VOIR PAGE E 2: RETOUR •/ I.K l> E V 0 I R , LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2 0 0 7 E 2 CULTDRE Juste pour pleurer Odile Tremblay Depuis le temps qu’il a fait exploser sa case humour, on n’ira pas reprocher au Musée Juste pour rire, situé en plein cœur du boulevard Saint-Laurent, d’accueillir plusieurs types d’exposition.En louant ses surfaces, tant mieux s'il gomme les difficultés financières de son passé.Bon coup, d’ailleurs, que celui d’héberger, durant le Mois de la photo, pour la deuxième année d’affilée, ces clichés coups-de-poing du World Press Photo.Pour la plupart toutes aussi esthétiques qu’effroyables à contempler dans le blanc des yeux.Un rendez-vous de cendre, de sang, d’hébétude et de mort a pris d’assaut le temple de la rigolade.Et du coup, le nom de la boîte résonne comme le comble du cynisme.Voici des instantanés de l’actualité 2006 en florilège, extraordinaires mais pour la plupart si violents qu’on se retrouve devant eux soufflés, comme au passage d’une bombe.Ils en disent long sim l’état de la planète, ces clichés-là, mais aussi sur les sujets favoris d’un jury sélect chargé de choisir son «top 200» panni les quelque 78 000 photos qui lui ont été proposées en provenance des quatre coins du monde.Sur notre voyeurisme devant la guerre aussi.Dans les rangs des visiteurs, silence et recueillement sont de mise, avec parfois des cris étouffés.«Ah non! Celle-là, c’est trop!», s’exclame une dame, la main sur la bouche pour étouffer une plainte, pointant la photo du cadavre d’une fillette sri-lankaise éventrée, si blanche qu’on la dirait de cire.Victime expiatoire d’une guerre chile.Une autre.On sent cette même douleur collective en parcourant les monuments commémoratifs de génocides et de bombardements dans les villes chargées des pires crimes contre l’humanité.Les photos de presse constituent nos mémoriaux contemporains en marche et en instantanés, avec ce feu, ces blessures, captés par les meilleurs porteurs de caméras du monde.Un cliché montre une Libanaise voilée quittant sa ville noyautée par le Hezbollah en pleine guerre contre Israël Elle semble pousser le cri de Münch, bouche ouverte pour un hurlement qu’on n’a pas besoin d’écouter pour l’entendre résonner.Le Liban, l’Irak et l’Afghanistan tiennent la vedette de cette exposition, mais aussi le Burundi, la Cisjordanie, le Mexique, le Guatemala, le Nigeria.Là où ça fait mal, là où ça va mal.Les plus puissantes photos de presse sont souvent recueillies en enfer.De l’enfer aux,cimaises du Musée Juste pour rire.Etonnant parcours.Il faut voir les gens défiler, si graves, entre ces murs de l’hilarité pour sen-tir le poids d’un tel paradoxe.Chouette musée, au demeurant, plus loft de la Main que grosse institution ronflante, collé au macadam urbain.Une belle gueule, mais traînant un échec de vocation humoristique à tout prix.Déjà, en 1997, quatre ans après sa naissance financée à pleins fonds publics, en quête d’une nouvelle voie, Gilbert Rozon avait pensé à rebaptiser le temple du boulevard Saint-Laurent.En 2004, il jongla même avec l’idée de le transformer en musée pour enfants.Né «Pour rire», le musée fut renommé «Juste pour rire» après avoir fermé ses portes un temps.Maigre différence.Bien évidemment, sous une forme ou l’autre, ce nom n’a plus sa raison d’être.Changez-le donc, quelqu’un.Transformez-le en Musée de la Main, en Musée de la marge, en n’importe quoi susceptible d’élargir son spectre et de lui décoller ce rire du visage.Parce qu’il ressemble de plus en plus souvent à un rictus.Kubrick en renfort de Nagano Et puisque les images valent désormais mille mots et parfois trois accords, on comprend le maestro Kent Nagano d’avoir déroulé le tapis rouge au cinéma dans son concert inaugural de mardi soir.Faut dire que le septième art a démocratisé bien des grandes œuvres musicales.Juste retour d’ascenseur, donc.et crochet lancé au grand public pour le lier à une musique qu’il croit souvent à tort destinée aux experts.Perchés sur l’esplanade de la Place des Arts, quand les premiers accords de Rhapsody in Blue de George Gershwin ont résonné, nombreux nous étions à revoir en noir et blanc les silhouettes de Woody Allen et Diane Keaton sur un banc, près du pont de Manhattan, devant la rivière Hudson.Extérieur nuit.L’autre soir, les yeux fermés, devant l’orchestre des jeunes et le pianiste DÈS MARDI ! BANQUE NATIONALE Théâtre du Nouveau IM ors de avec VINCENT BILODEAU / GARY B0UDREAULT/ STÉPHANE BRUL0TTE / STÉPHANE DEMERS / PATRICK DROLET / ALEXANDRE FORTIN / TANIA K0NT0YANNI / JACINTHE LAGUË / JEAN MAHEUX / MARIE MICHAUD / FRANÇOIS PAPINEAU / MARTHE TURGEON conseiller dramatique GEORGES LEROUX assistance à la mise en scène et régie CLAUDE LEMELIN les concepteurs DAVID GAUCHER / JUDY JONKER / MARTIN LABRECQUE / DENIS GOUGEON / FRANCINE ALEPIN / YVES LABELLE / VINCENT DERONDE / CLAUDIE VANDENBROUCQUE / RACHEL TREMBLAY DU 11 SEPTEMBRE AU 6 OCTOBRE 2007 WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 m ÉSENTE ;»"»w ;—r-~ T HÉ Â Hydro Québec MARIE UNE PIÈCE DE Friedrich von Schiller TEXTE FRANÇAIS DE Normand Chaurette d'après une traduction LITTÉRALE DE Marie-Élisabeth Mort MISE EN SCÈNE DE Alexandre Marine METTANT EN VEDETTE Sylvie Drapeau et Use Roy DU 25 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE 2007 BILLETTERIE 514 844-1793 www.rideauvert.qc.ca DISTRIBUTION SYLVIE DRAPEAU I LISE ROY I CATHERINE BÉGIN I ROBERT LALONDE I JACQUES GIRARD I ÉMILE PROULX-CLOUTIER I JEAN-FRANÇOIS CASABONNE I JEAN-LOUIS ROUX I FRÉDÉRIC DESAGER I VITALI MAKAROV concepteurs Jean Bard I Jessica P.Chang I SpiKe Lyne I Dmitri Marine I Nikita U.PARTENAIRE PRINCIPAL QUEBECOR f 'ii trM-w-.vr' Üïïï Conseil itet Arts fjfe canada Coundl v/ueoec «>*• du Canada «HF, for the Ans Québec»” JACQUES GRENIER LE DEVOIR Kent Nagano dirigeant POSM sur l’esplanade de la Place des Arts, mardi dernier.AKINTUNDE AKIN LEVE REUTERS Explosion d’un pipeline de pétrole à Lagos en décembre 2006.Photo d’Akintunde Akinleye, lauréat du World Press Photo.de référence, ce même cinéma qui faisait dire au public, massé l'autre soir sur l’esplanade de la Place des Arts et tout autour, pas mélomane nécessairement, étonné même de s’y retrouver; «Tiens! Je les connais déjà, ces aecords-là.» N’empêche: jeudi, c’est la musique toute nue qui a pris le deuil quand s’est éteint Pavarotti.Même les images s’effaçaient devant la mort d’une voix.Un voile noir est tombé.Le cinéma a pris son trou.On a ressorti nos CD, fermé les yeux.D y a des jours comme ça où un seul art mérite la primauté.otrem blayàiledevoir.com RETOUR Alain Lefèvre sous la direction de Kent Nagano, les images de Manhattan, chef-d’œuvre du cinéma new-yorkais, ont tourné 24 images/seconde dans notre esprit poésie et ironie fine incluses.Et quand l’Orchestre symphonique de Montréal s’est plongé dans Also sprach Zarathustra de Richard Strauss, le film 2001: l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, avec son vaisseau spatial et ses sphères célestes, nous a capturés dans son orbite.En 1968, mettant ce fikn au monde, le cinéaste mélomane craignait à juste titre qu’une musique moderne ne se démode subito presto, fi avait fait un pari audacieux et brillant «Pour évoquer musicalement l'avenir, tournons-nous vers le passé.» Et Strauss fut appelé à la rescousse.Rus tard, sur les écrans de la Place des Arts, des images de The Elephant Man de David Lynch ou du Platoon d’Oliver Stone vinrent rappeler aux cinéphiles que Y Adagio pour cordes de Samuel Barber avait escorté au cinéma une grande tragédie intime, la guerre au Vietnam, d’autres films aussi.Ce n’est pas la première fois que les images du septième art surgissent sous la baguette de Nagano en même temps que les notes de musique.L’an dernier, pour le premier concert du maestro à MontréaL la 9 Symphonie de Beethoven ressuscitait le sanguinaire jeune héros au maquillage étoilé de L’Orange mécanique de Stanley Kubrick.Cinéaste et chef d’orchestre partagent de toute évidence cette même ambition de parler musicalement d’avenir en explorant le passé.Le septième art est un ambassadeur, un vulgarisateur de premier plan.D le sait bien, Kent Nagano, al lez! Ce cinéma né dans les foires, qui fut le rejeton bâtard de la musique et du théâtre avant de devenir un art SUITE DE LA PAGE E 1 approchés mais qu’ils manquaient de disponibilité pour un tel projet Et le titre?Ne donne-t-il pas l’impression que ce magazine s’apparente à Star Système"! En relisant le texte de la chanson qui donne son nom au titre, Catherine Perrin s’est rendu compte que «la chanson parle de l’élan de l'artiste qui veut rejoindre l’autre».«Ce qui me convient très bien», dit-elle.L’émission a failli s’appeler «Tous les goûts sont dans la culture», un beau titre.Il semble que Radio-Canada préférait un titre ne comprenant pas le mot «culture».Faut-il conclure que la culture continue de faire peur?Le Devoir Ça manque à ma culture, Télé-Québec, du lundi au jeudi à 19h30, rediffusion à 23h, début lundi 10 septembre.On fait tous du showbusiness, Radio-Canada, le dimanche de 15h à 17h, début le 16 septembre.Monsieur Mialaussène au tléâtre Je Daniel Pennac avec Vincent stagnai mise en scène Je ^M.arc B élan J musique sur scène: Cil am aine Leblanc collaborateurs : .M.a.fforie Bélanger, Geneviève Lizotte et Étienne .Bouclier eV|nc9SMS9fS,tm8‘''W'f'l\oU» voir.c;esiTS#®È* fcOMPtipl |>®. 12 AU 22 SEPTEMBRE 07/ 20 H EN COMPLÉMENT DE PROGRAMME LES TRACES N°.ll CHORÉGRAPHIE DANIEL LÉVEILLÉ INTERPRÈTES -y LOUISE BÉDARD, FRÉDÉRIC BOIVIN MATHIEU CAMPEAU, JUSTIN GIONET ET EMMANUEL PROULX LUMIÈRES -y JEAN JAUVIN MUSIQUE -> IGOR STRAVINSKY ET ANTONIO CARLOS JOBIM « UN RYTHME FORT, SOUTENU.TRIBAL CALQUANT ET AMPLIFIANT LA MUSIQUE» LE DEVOIR, 1982 «.SOMETHING HAS TO DO WITH THE REMARKABLE WAY HE HAS TURNED THE MUSIC OF STRAVINSKY S'RITE OF SPRING INTO A METAPHOR FOR THE IMPRISONING FORCE OF DESTRUCTION.» THE TORONTO STAR, 1983 AGORA DE LA DANSE 640.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AGORADANSE.COM BILLETTERIE -> 514 525.1500 ADMISSION -> 514 790.1245 PHOTO 4 PHILIPPE BER0ER0N OANSEj J t/DANSE WWW.DANSEDANSE .NET 2007 1 ft ANNIVERSAIRE saison2008 1U f: 1 IS -1 V m* i£ ENCORE POSSIBLE DE S’ABONNER ET - d’économiser JüSftu a 33 /.—— me anniversaire, et à la 1 Séries 10e anniversaire, et à la carte.Billets individuels également en vente.r 4 ! CLOUD GATE DANCE THEATRE 0F TAIWAN WM Cursive, 20, 21,22 sept.2007 chor.: Lin Hwai-Min 19 DANSEURS SUR SCÈNE.DE RETOUR APRÈS UN PASSADE A GUICHETS FERMÉS EN 2004.PREMIÈRE CANADIENNE.COMPAGNIE MARIE CHOUINARD bODVjSMlX/les VARIATIONSjjOLDBERG 4, 5.6 oct.2007 DE RETOUR À LA DEMANDE GÉNÉRALE.AUSSI la Batsheva Dance Company dTsraôl avec une œuvre tunique de Sharon Fyal Nntasha Bakhi avec un programma de 4 solos mêlant liharata natyam et modernité Hélène Blackburn et une première mondiale de sa compagnie Cas Public la CompaiWa Nocional de Danza dirigée par Nacho Ouate et un programma contemporain avec 30 danseurs - Ultima Vtez et une œuvre bilan de sort directeur artistique Wim Vnndekeybus - le retour de la compagnie Kidd Pivot de Crystal Pile - la Compagnie Marie Chouinard avec une notivolla création.f L K I) K V 0 I H .LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2 0 0 7 SU Décors d’enfer ESTIDIO PARA LA SINFONIA DEL PODER ETERNO Norton Maza Centre Clark 5455, avenue de Gaspé Jusqu’au 6 octobre 2007 MARIE ÈVE CHARRON Tout y est.Le texte mural, la couleur feutrée des murs, le banc très droit, le ruban au sol qui délimite la zone à ne pas franchir, l’éclairage et, bien sûr, les tableaux au cadre doré.Tout est là pour que le visiteur se sente comme s’il entrait dans une salle de musée.Une salle de musée qui inspire le confort tant elle reprend les conventions institutionnelles.Mais si Norton Maza a, dans le cadre du Mois de la photo, transposé les composantes muséales au centre Clark — là où, précisément, on croit fortement à une solution de rechange au musée — c’est pour lui enle- ver le poids de son autorité et s’en moquer un brin.Après tout, comme l’a écrit Daniel Buren, le musée n’a rien de neutre.Il est un cadre qui n’exclut des œuvres que pour en retenir certaines, leur donnant une valeur en les extirpant du monde ordinaire.Il les montre ensuite dans un ordre précis qui sous-entend une évolution, une histoire.Dans les huit tableaux qui sont accrochés aux murs, lesquels sont en fait des photographies, l’artiste chilien poursuit cette critique en examinant puis en égratignant les figures du pouvoir (politique, financier, religieux).Les scènes montrées dans chacune des images s’approprient certains tableaux peints que l’histoire de l’art a retenus et les rejouent sur un ton plus dramatique, voire catastrophique, en les inscrivant dans une actualité marquée par la guerre, les effusions sanglantes et les excès de la consommation.Là aussi les conventions passent à la moulinette.L’artiste recycle les motifs de l’histoire de l’art comme il recycle les matériaux.Dans les dé- Lisette Lemieux DEÇA-DELÀ Julie Faubert De pures constructions - collecte d'espaces Vernissage aujourd'hui de 15h à 18h CROÎS.CtNTRE O-EXPOiiriON ARTCON1ÏMPORAIN 372, Ste-Catherine O.Espace 444 Montréal (Québec) H3B 1A2 Téléphone : 514 393-8248 Télécopieur : 514 393-3803 circa@circa-art.com ¦ www.circa-art.com La Cocinera, 2007, de Norton Maza Louisa Nicol Réalisme Résiduel Prismacolor, papier marouflé sur toile Du 5 septembre au 6 octobre GALERIE BERNARD 3926 rue Saint-Denis, Montréal CQuébec) H2W 2M2, Tél.: (514) 277-0770 mercredi llh-17h jeudi-vendredi llh-lSh samedi 12h-17hwww.galeriebemard.ca © NORTON MAZA cors de carton qu’il a soigneusement construits pour les photographier, des jouets, des figurines variées, des modèles réduits d'avion campent l’action calquée sur des modèles religieux ou profanes.Et l’ensemble, quoique délicatement agencé et reproduisant avec brio des effets proprement picturaux (avec des éclairages) , trahit volontairement le contactimage , impression grand format H f, i % ioe édition B SEPTEMBRE RU 2! OCTOBRE 2007 EXPLORATIONS NARRATIVES LE MOIS DE LU PHOTO R MONTRÉRL REPLAYING NARRATIVE SEPTEMBER 6 TO OCTOBER 21, 2007 10TH PRESENTATION EMILY CARR WEEK-END COMPLET DE VERNISSAGES [SAMEDI B SEPT.] VERNISSAGES DES EXPOSITIONS À PARTIR DE 14 H DANS LE QUARTIER PLATEAU-MONT-ROYAL ET MILE-END [DIMANCHE 9 SEPT.] VERNISSAGES DES EXPOSITIONS À PARTIR DE 13 H 30 DANS LE RÉSEAU DES MAISONS DE LA CULTURE: FRONTENAC, NOTRE-DAME-DE GRACE ET CÛTE-OES-NEIGES [LUNDI 10 SEPT.- MERCREDI 3 OCT.] AUTRES VERNISSAGES AU PROGRAMME Pour plus d’information, visitez notre site Web ou consultez notre programme.NQUVELLES PERSPECTIVES SUR Organisée et mise en tournée par la Vancouver Art Gallery et le Musée des beaux-arts du Canada Une présentation de Financière w Sun Life Vancouver BS Mül Artgallery ¦ duc EmMy Cm.Mon totémlqui, Kltmutb (ddnll).Mil.huM out ««mW-.#¦ ¦ ¦ #7) tÉHw.LK;! V' .«T J3r WWW.MGISGELRPHOTD.COM * OAVIO CL ai whi ni, tange ?Jr*« de Je vidéo UrYJiJU'J.PVHUkl' MM.«ot-jrtUntKvi' dv,,.‘ Artlatv r* rt* MUk rr du Canada for the Arts Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Yannick Nézet-Séguin Symphonies inachevées Yannick Nézet-Séguin, chef SCHUBERT SYMPHONIE N° 8, « INACHEVÉE » BRUCKNER SYMPHONIE N° 9 EN RÉ MINEUR 1 LE LUNDI 17 SEPTEMBRE 2007, 19 H 30 ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE 309, RUE RACHEL EST, MONTRÉAL CONFÉRENCE PRÉCONCERT GRATUITE UNE HEURE AVANT LE CONCERT BILLETS : ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN 514.598.0870 POSTE 21 LE CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL EN TOURNÉE HOCHELAGA-MAISONNEUVE, LE 21 SEPTEMBRE 20 H (DANS LE CADRE DU FESTIVAL D’AUTOMNE ORGUE ET COULEURS) LAISSEZ PARLEE.VOTRE CÔTÉ CLASSIQUE ! ABONNEZ-VOUS ! 514.598.0870 POSTE 21 orchestremetropoutain com MOZART ET LES VIOLONS DU ROY EN CONCERT LUNDI 24 SEPTEMBRE 2007, 20h SALLE PIERRE-MERCURE, CENTRE PIERRE-PÉLADEAU Premier concert de la saison réunissant la Symphonie n° 35 «Hafiner» et la grande Sérénade en ré majeur « Haffner» de Mozart.Soliste : Pascale Giguère, violon Hillots maintenant disponibles VBO.WEZ-VOiJh .6 4,5 ou 6 concerts de notre snison Montréal ! GENERAL AÎNÉ JEUNESSE « La Sérénade "Hafiner" est l'une des œuvres orchestrales les plus élaborées et les plus originales de Mozart.Croisement entre une symphonie, une suite et un concerto, elle fait la part belle au violon solo dans trois de ses mouvements.» BERNARD LABADIE DIRECTEUR MUSICAL LES VIOLON S DU ROY LA CHAPELLE DE OUËOEC BERNARD LABADIE violonsduroy.com billetterie Articulée 844-2172 1 866 844-2172 ADMISSION 514 987-6919 Québec* Œ ConMtldn du Canada Ails CaniKta Council U: DKVOIH finunciei Québec KS • «s-» QUÊBtC ® ïïs- |,K bKVllll! I LE DE VO IK, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 20 0 7 E 8 CULTURE SUITE DE LA PAGE E 7 de codirecteur artistique de cette branche émergente, mais il en est aujvsi un des artistes, en compagnie d'Emilie Proubc.Appuyé financièrement par une maison de disques, il a donc pu s'installer pendant six semaines en studio: trois pour créer et trois pour mixer.«Ça change un peu la vision de l'enregistrement.Dans un univers contrôlé comme ça, tu peux peste tasser ton micro pour aller chercher un autre son, pour la batterie par exemple, raconte Navet Confit.Je suis devenu vraiment minutieux pour la première fois de ma vie.» Le fait d’être en studio a permis à Navet Confit de faire entrer d’autres musiciens dans son univers un peu éthéré.Celui qui continue à gérer son étiquette de disques personnelle, Dry and Dead, a pigé dans son cerclç rapproché, en invitant Carl-Eric Hudon, Emilie Proulx, /Alexandre Champigny et le trio rock l’olipe, mais est aussi sorti de son réseau en conviant Fred Fortin, Vincent Peak et Jacques Bertrand Jr 0e-leini Mouran), habituellement associés à une scène beaucoup plus rock Ça fait longtemps que je voulais ou- CONFIT vrir le projet Navet Confit, j’avais le goût de jouer avec du monde.Et /avais le goût d’avoir des cordes et des cuivres, du piano.En plus, un album double de 24 chansons, ça ne doit pas être linéaire, /avais besoin d’avoir des teintes, des sonorités differentes.» De l’importance du «tu» Et ce LP2*, c’est un album-concept?«Non!», s’écrie le musicien, rejetant du revers de la main cette idée.«H n’y a pas une histoire, mais il y a beaucoup de trucs qui reviennent, dans la linguistique, précise l'amoureux de littérature.Le sujet que /emploie est très souvent la deuxième personne du singulier.Il y a le “tu” normal, qui s’adresse à une autre personne, mais il y a aussi un “tu" qui peut désigner plusieurs personnes, ou qui peut te désigner toi-même.Ûyaun flou intéressant, qui revient souvent et qui fait que mes textes peuvent être interprétés de plein de façons.» Ses pièces sont polir la plupart issues de courtes nouvelles, qu’il transpose ensuite en chansons.«Dans le fond, je n’écris jamais des chansons directement, dit Fréchette.La plupart du temps, ça part d’autre chose, que ce soit d'un journal, d'une nouvelle ou de n’importe quelle forme d’écriture, d'où je vais repiquer des phrases, par exemple.Et plus ça va, plus je transpose ça en musique.» Pour ce deuxième long jeu.Navet Confit a voulu simplifier au maximum les textes, en utilisant le moins de mots possible et en se servant beaucoup des répétitions afin de créer des images chez l’auditeur.«Le moins, des fois, c’est le mieux.C’est surtout le ton de l'interprétation qui va donner un sens, l’intonation, le déta-chemént, le retrait, l’espèce de nonchalance que j’utilise.Le même texte interprété par Annie Villeneuve, ça n’aurait pas de sens, ce serait ridicule.» L’album est divisé en deux feces, la première étant nommée «Les films, les moyens de transports, les souliers, les cheveux et les magasins» (!) et l’autre, simplement «Consexuel», justement pour rire des albums conceptuels tout en signifiant l’aspect un peu plus «lubrique» des chansons qu’on y trouve.«En le montant, j’ai déplacé les pièces d'un disque à l’autre, j’ai eu de la difficulté à faire une séquence d’album.C’est comme une grosse bête quçje ne contrôle pas complètement!» A nous maintenant de la dompter! Le Devoir DES RÉALISATEURS iiAMADEUS El DU PRODUCTEUR DU PATIENT ANGLAIS JAVIER BARDEM NATALIE PORTMAN STELLAN SKARSGÂRD UN FILM DE Milos Forman ARCHAMBAULT"» PALMARÈS DVD UN FILM DE IVliLUb I Goya ET SES Fantômes (GOYAS GHOSTS) vsrslon originale anglaise avec sous-titres français lesinmDiuliiM'w Hartjtey cj www.13 Rénittats des vantes : Du 29 aoOtau 3 septembre « QtUlKOt MfOM 1 HEROES Season 1 Qbob gratton, ma vie, MY UFE / Saison 1 O 0 D ?B DIRTY DANCING CSI: VEGAS Complete Season 3 ; 300 | THE BOURNE FILES BLADES OF GLORY HEAVEN & HELL Live from Radio City Hall GERMINAL LAST TEMPTATION OF CHRIST THE SIMPSONS Season 10 CONTES POUR TOUS Coffret 3 PASSE-PARTOUT Coffret 2 IXE-13 m THE LIVES OF OTHERS À VOS MARQUES.PARTY! HOUSE M.D.Season 3 ROME Season 2 LE PROCÈS DE NUREMBERG JETHRO TULL Live at Montreux Présentement sam.Dim.: ims, moo, isms, 21930 à l’affiche semaineuruoo, 19915,21930 [CINÉMA DU PARC" 3575 Du Parc 514-281-1900 | www.cinemadluparc.com m'&A .7.- f UTTÉRATUREDANSE PETITS FAN MÉLANCOL IMES ;5 Un spectacle de littérature d’une perversité réjouisse LOUISE BOMBARDIER .^ LOUISE BÉDARp PAUL-ANTOINE TAtlJiEFE I loti ORIGINALE ET TEXTES CONCEPTION EN COLLABORATION AVEC LES INTER! Louise Bombardii Concepteurs Louise Bédard et Hélène B01 Angelo Barsetti et Étienne Boïïl Accompagnateur et conseiuer pour la mise en uni Claude Poissant I En coprésentation avec J sSk&'SSSsSs Ml * ?! AGORA DE LA DANSE Lundi 17 septembre, 20 h AGORA DE LA DANSE iNfo-fil.514 842-2112 www.festivaL-fiL.oc.ca i*i Québec "Eï MontrVal^ÿ & LEIItriiin MUSIQUE CLASSIQUE K V Le chef tchèque Rafael Kubelik SOURCE UNITEL A la decouverte de Rafael Kubelik Après la parution, il y a un an, d’un documentaire de référence sur Rafael Kubelik (Music Is My Country), un nouveau DVD, Rafael Kubelik, A Portrait, consacré au chef tchèque disparu il y a onze ans, nous rappelle à quel point l’art de ce grand musicien reste actuel et vivant.CHRISTOPHE HUSS Lf évolution de la notoriété post mortem des grands < artistes du passé est chose assez étonnante à ol> server.Voyez à quel point, dans les années 1965 à 1985, la stature de Herbert von Karajan dominait le monde musical et observez dans quelle mesure, dès le jour de sa mort cette aura a dinunué.Le cas est assez singulier quand on le compare à de très grands disparus dans les disciplines les plus variées (Felix Leclerc, Louis de Funès, Callas.).Aujourd’hui, lorsqu’un éditeur publie des documents de concerts — notamment à destination du marché asiatique, friand d’archives et de grands noms du passé —, c’est avec Eugen Jochum, Gün-ter Wand, Karl Bohm, Sergiu Celibidache, Ferenc Fricsay, George Szell ou Rafael Kubelik qu’il constitue son catalogue.La discographie de Rafael Kubelik est ainsi plus importante que jamais, car des étiquettes allemandes, Audite ou Orfeo notammenb ont publié en CD d’importants concerts.On signalera aux amateurs Le Chant de la Terre de Mahler chez Audite et la Sinfo-nietta de Janâcek chez Orfeo.Kubelik a aussi son site Internet de référence, grâce à un mélomane passionné français, Thierry Vagne (http://vagne.free.fr).Le DVD Rafael Kubelik, A Portrait, qui paraît chez Deutsche Grammophon, comporte les principaux concerts ou enregistrements de studios filmés pour le catalogue Unitel: la Symphonie «Prague» de Mozart et la 4‘ Symphonie de Bruckner avec le Philharmonique de Vienne, la Symphonie héroïque de Beethoven avec le Philharmonique de Berlin; la 2 Symphonie et Leonore III de Beethoven avec le Concertgebouw d’Amsterdam.On attend à présent une édition occidentale des concerts filmés à Munich efi surtout les deux concerts du retour à Prague en 1990, véritable chant du cygne de ce grand chef.Le musicien blessé La vie de Rafeel Kubelik a été marquée par une série de coups du sort Alors même qu’il aurait pu devenir de son vivant une icône de la direction d’orchestre, la maladie (arthrite) a anéanti les dix dernières années de sa carrière.Et le début de sa carrière, alors?Pas plus chanceux.Né en 1914, Kubelik, fils du plus grand violoniste tchèque, est, à l’âge de 28 ans, directeur artistique du Philharmonique tchèque.Il occupe ce poste de 1942 à 1948 et sauve l’orchestre pendant la guerre.Mais en février 1948, les communistes mettent la main sur le pays.Kubelik est incapable d’exister en tant qu’artiste dans un tel paysage: «Je suis un anticommuniste et un antifasciste.Je ne crois pas que la liberté artistique puisse coexister avec un régime totalitaire.Les individus ne peuvent rien faire dans les pays soumis à un rideau de fer.Bien naïfs sont ceux qui pensent qu’ils peuvent^ changer quoi que ce soit par leurs seuls mérites».A l’été 1948, Kubelik dirige Don Giovanni à Glyndebourne.n ne prend pas son billet de retour et ne reverra pas son pays pendant 42 ans.Nul ne s’étonnera qu’il ait été l’interprète phare de Mathis le peintre, opéra de Paul Hindemith qui aborde très précisément la question de la responsabilité de l’artiste dans la société.En 1949, Kubelik dirige l’Orchestre symphonique de Chicago.C’est le coup de foudre.D devient directeur musical l’année suivante.Trois ans plus tard, son ouverture pour la musique du XX' siècle et sa défense des musiciens noirs lui coûtent son poste.A l’âge de 44 ans, en 1958, il sera blessé une troisième fois, lorsque des intrigues de coulisses l’évacuent de la direction de l'Opéra de Covent Garden, à Londres.Les enregistrements des années 1958-1960 (par exemple Ma patrie et la Symphonie du Nouveau Monde à Vienne pour Decca, le Concerto pour orchestre de Bartok à Londres pour EMI) sont des cris artistiques bouleversants qui portent les stigmates d’un musicien blessé.C’est à Munich, auprès de l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, que Kubelik trouvera la stabilité, de 1961 à 1979.Sa présence en tant que directeur musical du Metropolitan Opera en 1972-1973 durera, elle, six mois.Un pur Le degré d’exigence musicale de Rafeel Kubelik lui a valu admiration et inimitiés.«Kubelik n’avait pas besoin de “références”, puisqu’il se fiait à la musique pure, au texte musical et à sa connaissance de la vie des compositeurs, s’emplissant comme une corne d’abondance qui se déversait par la suite», disait le chef Claus Peter Flor au magazine Répertoire en 1996.Le chef allemand, lauréat d’un concours de direction en 1982, avait remporté comme prix la chance de côtoyer Kubelik pendant un mois à Londres: «“Flor, ne restez pas à la répétition; allez au musée, je vous y rejoindrai.” On regardait longuement les peintures (dix tableaux au maximum) et on pariait de l’Art et de l’Homme: c'était cela l’enseignement de Kubelik», se souvient M.Flor.Cette dimension humaniste, au-delà de la musique, transparaît dans les concerts édités en DVD par DG, notamment dans une Symphonie héroïque cosmique, où le chef, en 1967, exploite toute la puissance du Philharmonique de Berlin des années 60.Tous les documents de 1967 à 1971 sont bien enregistrés, mais filmés (en couleurs) dans des esthétiques variables, parfois un peu trop factices C?Symphonie de Beethoven).Le second DVD contient deux bonus précieux: un documentaire de 54 minutes et des extraits de répétition de la symphonie de Bruckner sur une durée identique.C'est un bonheur profond et presque inespéré de voir la musique ainsi construite et vécue.Collaborateur du Devoir RAFAEL KUBELIK, A PORTRAIT Beethoven: Symphonies n“ 2 et 3, Ouverture Leonore 3.Bruckner Symphonie n° 4.Mozart Symphonie n° 38.Documentaire Épisodes de la vie d’un musicien.Répétition de la 4 Symphonie de Bruckner (documentaire et répétition en allemand, sous-titré en français).Deux DVD DG 073 4325.«LEGRAND FILM QUEBECOIS Avoir cette année! OuitotTremblay cit d’une boulererante authenticité : voilà bien NOTRE MEILLEURE COMÉDIENNE alore que Guy Jodoin se révèle POIGNANT D’HUMANITÉ.» Régis TremWoy, Le Soleil 11 LE DERNIER PLAN EST L’UN DES PLUS BEAUX, DES PLUS FORTS, DES PLUS VRAIS DE TOUT NOTRE CINEMA.QUE CELUI OU CELLE QUI ARRIVE À EN SOUTENIR L’INTENSITÉ SANS SOURCILLER SE QUESTIONNE SUR SON HUMANITÉ.» Pierre Bonvtte, 24 images ?Annobelle Nicoud, La Presse g1^|Ibne tremblay BÈraffifo ÉMOND BERNAtifm PAYEUR Contre toute ^ sperance DU RÉALISATEUR DE LA NEUVAINE |É| PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! [qS^rT^i [^^^11711 rgô’ucHSünirei ETTE ——- ¦ CINEMA 1 LE CLAP | Bibliothèque et Archives nationales du Québec et la Société des Dix vous invitent à assister à ia conférence Alexis de Tocqueville au Bas-Canada : un visiteur clairvoyant prononcée par Simon Langlois, professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université Laval à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque le jeudi 13 septembre à 19 h Autres conférences à venir : • Le mercredi 10 octobre, 19 h, par Denys Delâge Regards croisés sur les chiens en contexte colonial canadien • Le mardi 11 décembre, 19 h, par Yvan Lamonde et Fernand Harvey La rivalité politique et culturelle entre Québec et Montréal 4?5, boul.De Maisonneuve Est, Montréal ©@1 Métro Berrl-UOAM 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 Entrée libre www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales Québec SS LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2 0 0 7 E î) Cirmma IIIUIIIU) TOI / FRANCOIS OEUSLE e x Ce n t ris T EX-CENTRIS.COM / 514.847.2206 12h20 15H25 20H05 Etonnants instantanés BLUFF Réalisé et monté par Marc-André Lavoie et Simon Olivier Fecteau.Avec Emmanuel Bilodeau, Isabelle Blais, Raymond Bouchard, Alexis Martin, Jean-Philippe Pearson, Marc Messier, Simon Olivier Fecteau, Julie Perreault, Rémy Girard, Nicolas Canuel, Gilbert Si-cotte, Eve Duranceau, David La Haye, Pierre-François Legendre, Denis Trudel, Marie-Laurence Moreau.Scénario: S.O.Fecteau, M.-A.Lavoie, David Gauthier.Photographie: M.A Lavoie.Musique: Frédéric Bégin.Québec, 2007,90 min.MARTIN BILODEAU T> ai toujours eu un faible pour I les films produits à compte d’auteur.J’admire leur liberté, leur légèreté et, surtout, l’effort et la solidarité professionnelle qui ont présidé à leur création.Marc-André Lavoie et Simon Olivier Fecteau n’ont pas eu beaucoup d’argent pour produire Bluff.Mais leur idée valait son pesant d’or, et son exploitation s’avère d’autant plus fraîche et astucieuse que leurs énergies n’ont pas été dépensées à masquer cette économie, mais à la mettre au service du sujet: un huis clos, ou plutôt six huis clos, se déroulant sur une période de quinze années, dans le même appartement Au tout début du film, l’immeuble comportant ledit appartement est sur le point d’être réduit en poussière.Pendant sa dernière ronde d’inspection, l’entrepreneur en démolition (Jean-Philippe Pearson) frit une découverte stupéfiante sous le plancher de la cuisine.Cette découverte, dont on ne saura la nature qu’au final, nous fait réexaminer la vie des derniers occupants à travers une série de flash-back qui s’entremêlent dans le désordre, et dont les va-et-vient continuels composent un arc dramatique fort et soutenu.Au programme, donc: une série d’instantanés sur les mensonges, crises conjugales, dissimulations, impostures et lâchetés, à travers les destins d’un couple infertile (Julie Perreault et Emmanuel Bilodeau) remédiant à la situation en convoquant un amant (David La Haye) pour madame; un étudiant endetté incapable de faire le saut dans le marché du travail (Simon Olivier Fecteau, excellent dans un «one man show» casse-gueule): un voleur professionnel en perte de vitesse (Marc Messier); un col bleu (Rémy Girard) qui pousse dans le ring son nouveau gendre (Pierre-François Legendre) sous le regard de sa fille (Eve Duranceau); un couple (Alexis Martin et Isabelle Blais) à la recherche d’une toile ayant appartenu au grand-père de monsieur, et pour laquelle un homme d’affaires louche (Gilbert Sicotte) offre une forte somme.Enfilés comme les perles d’un collier, ces idées de courts métrages prennent une valeur supérieure.Certes, le film n’est pas d’une grande profondeur et le mystère, entretenu pendant 90 minutes, perd en chemin un peu de sa force — d’autant que sa nature n’est pas à la hauteur du suspense qu’il a inspiré.Qu’à cela ne tienne, l’exercice de style compense largement ces faiblesses.Polar, suspense, comédie romantique, les auteurs se sont en effet amusés à jouer sur les genres, les tonalités, bien que l’ensemble soit d’une surprenante unité.Le filmage en caméra numérique, dans ces lieux exigus d'où on sort rarement, apporte un supplément dame au film, lui confère un climat de clandestinité en phase avec le sujet: le secret.Un secret que les acteurs, très bien dirigés, entretiennent grâce à des personnages bien définis, compte tenu du peu de temps-écran alloué à chacun.De la belle bande de bluffeurs qui peuple ce savoureux petit film, j’avoue un faible pour ceux qui sonnent le plus vrai: Emmanuel Bilodeau en cocu volontaire et Isabelle Blais en opportuniste un brin castrante.Collaborateur du Devoir SOURCE FILMS SÉVILLE Rémy Girard dans Bluff LELOUCH EST DE RETOUR ! « .UN EXCELLENT FILM.ÇA MARCHE, C’EST VRAIMENT REMARQUABLE.» - RENÉ HOMIER-ROY, C’EST BIEN MEILLEUR LE MATIN, SRC .SA PLUS GRANDE RÉUSSITE DEPUIS BIEN DES ANNEES - ANDRÉ LA ~ y no mi mm pin ou mnooRNi noomrom iimomsaomM Mmàoom MMifomn KB^riVAL DE CANNES SÉLECTION OFFICIELLE ¦ WWW.ROMANDEGARE.COM £] PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE ! .r^N^u r brômard i [qatineaip I I-C*#MM romuwl —! r— MAISON OU CINÉMA-11——CINtoJA PIM» -—¦ 1 rilTARCrnfhulTIIihirbrookeII 8TE-ADÉLE VERSIONOHIGINALEAVEC I SOUS-TITRES AN0LNS I EX-CENTBI» .WWW.CHRIMAI.FII.MS.COMB» Voyage en première t SOURCE CHRISTAL FILMS Dominique Pinon et Audrey Dana dans Roman de gare ROMAN DE GARE Réalisation: Claude Lelouch.Scénario: Claude Lelouch, Pierre Uyt-terhoeven.Avec Dominique Pi-non, Fanny Ardant, Audrey Dana, Myriam Boyer.Image: Gérard de Battista.Montage: Charlotte Le-cœur, Stéphane Mazalaigue.Musique: Alex Jaffray.France, 2007, 103 min.ANDRÉ LAVOIE L> affection de Claude Lelouch r pour le polar et les beaux salauds est constante dans son œuvre; les admirateurs d’Un homme et une femme ou de Les Uns et les Autres tendent à l’oublier.Cette fascination ne lui réussit pas toujours, comme l’illustrait tristement And Now Ladies and Gentleman, concentration agaçante de tous ses tics (glamour, jet-set, ritournelles sirupeuses, intrigue tarabiscotée).Qu’espérait-on de Roman de gare?Après Le Courage d’aimer, franchement, rien du tout, sinon un long silence radio.Or voilà un drame policier drôlement bien ficelé, captivant, déjouant constamment nos attentes, et surtout nos présomptions.Car les personnages de Roman de gare mentent beaucoup, pour notre plus grand plaisir, ou alors Lelouch s’amuse à laisser planer le doute: Judith Raiit-zer (Fanny Ardant) est-elle véritablement l’auteure de ses romans à succès, et surtout une meurtrière?Pierre (Dominique Pinon, une sale gueule et une vraie présence) est-il son nègre, un tueur en série ou un pauvre père de famille en cavale?Huguette (Audrey Dana, la révélation du film), qui n’hésite pas à se servir de Pierre pour en taire son fiancé d’un jour, est-elle une simple shampouineuse ou une prostituée?Autant de questions que Lelouch entremêle avec une virtuosité étonnante, sans pour autant se perdre dans les considérations philosophiques qui rendent ses films parfois si assommants.De ce formidable tissu d’impostures éclate une grande vérité, celle du talent d’un cinéaste à multiplier les faux-fuyants en usant des trucs les plus simples (un bulletin de radio, une balade en forêt, une parole anodine) pour créer un climat d’angoisse ou nous entraîner sur des pistes aussi énigmatiques que farfelues.Alors que ses films récents ressemblaient à des palaces flottants peuplés de stars et prenant l’eau de partout, Roman de gare affiche un dépouillement salutaire (à part Fanny Ardant, tout à fait délicieuse, pas de vedettes, que de grands acteurs), une absence bénéfique de prétentions littéraires (basta les voix hors champ pontifiantes) et, surtout, un réel désir de forger un grand film populaire, mené à un train d’enfer.Le tout pour un voyage signé Lelouch, et de première classe.Collaborateur du Devoir À la frontière de l’ordinaire JE CROIS QUE JE L’AIME De Pierre JoliveL Avec Sandrine Bonnaire, Vincent Lindon, François Berléand, liane Foly.Scénario: Rerre Jolivet Simon Michael.Photographie: Pascal Ridai.Montage: Yves Deschamps.France, 2007,90 min.MARTIN BILODEAU Comme dans le cas d’Eric Rohmer, les films de Pierre Jolivet provoquent toujours en moi une sorte de plaisir lié à la reconnaissance.Les deux auteurs, cela dit, n’ont rien en commun, sinon la précision et la constance de leur démarche.A l’inverse des personnages de Rohmer, diserts et cérébraux, ceux de Jolivet sont timides et maladroits, avec leurs pensées et leurs sentiments.Leurs qualités sont modestes, leurs défauts, saillants et leurs problèmes, crédibles.Les personnages de je crois que je l’aime, opus agréable mais inégal que Jolivet a écrit avec son coscénariste habituel Simon Michael, se situent à la frontière de l’ordinaire.Lucas (Vincent Lindon) est divorcé, père d’un garçon vivant aux Etats-Unis et p.-d.g.K-F1LM8 AMÉRIQUE wtma d’une florissante entreprise de télécommunications.Eisa (Sandrine Bonnaire) est célibataire, sans enfants, céramiste chargée de produire une fresque pour le hall de ladite entreprise.Le coup de foudre n’est pas mutuel.Lui est sonné; elle, fuyante.Comme tous les héros des films de Pierre Jolivet, des hommes et des femmes toujours honnêtes, Lucas recourra à des méthodes douteuses et moralement répréhensibles pour arriver à ses tins.Dans le cas qui nous occupe, il fera suivre Eisa par un détective (François Berléand, égal à lui-même; donc parfait) afin de vérifier qu’elle n’est pas, comme sa petite amie précédente, une espionne au service d’une boîte concurrente.Car apparemment ça joue dur dans les télécoms.Résulte de ce jeu du chat et de la souris une petite valse à trois temps, pas vilaine à regarder mais un peu artificielle par moments.Le sujet (la communion par l’art) n’est pas exploité à son plein potentiel et la construction de la fresque, dont l’état d’avancement (ou d’inachèvement) symbolise les transports sentimentaux des amoureux, n’est pas soutenue.En outre, les personnages périphé- riques manquent de relief.C’est le cas notamment de la vipérine vice-présidente québécoise campée par Liane Foly, affublée d’un accent forcé et peu crédible, si ce n’est pour Fred Vargas.Ce personnage ainsi que quelques autres (dont le lutteur sumo que la céramiste nippophiie impose dans un diner) apportent à la comédie une modeste dimension «screwball» (façon Cukor et Lu-bitsch) qui ne fonctionne que par intermittence.Jolivet paraît plus VINCENT LINDON inspiré lorsqu’il laboure, comme dans ses autres films, le carrefour du social et du sentimental.Pas étonnant, dans les circonstances, que la rencontre terrestre entre la solaire Sandrine Bonnaire et le lunaire Vincent Lindon (réunis pour la première fois à l’écran depuis Quelques jours avec moi en 1988) éclaire tout le film.Le reste, en effet, parait superflu et décoratif.Collaborateur du Devoir SANDRINE BONNAIRE « Sans conteste, François Delisle est un grand.» - Rachel Haller - ICI Montréal « Véritable coup de poing au plexus.» -Michel Defoy-VOIR « Assurément un des grands films du FFM 2007 avec des acteurs magnifiques et un metteur en scène plus que brillant.Avoir impérativement.» - Michael Augend re - ICI Montréal « Ce film fort se révèle une très belle dérive, à la limite de l'irréalité et du fantasme, au fond du désarroi moderne.» • Odile Tremblay - Le Devoir yjjïgîjy ÉÉîS FWHAaOJRY JEAN-fflANÇO© GWiABONNE ÊVE COJFNOYB1 MAHE-FRANCE LAMBSIT MCHBJJE ROSSIGNOL mom.«Ml JOCGUNE CJENEST / «n.aSÉBASTIEN POUSSAHJ / h» SVLVAINE DUFAUX / UDUtSE CUVA ÉBC 9EBNAHD i .«« PASCALE PAftOBSlEN -VM.MONEÉB1LAND ! CHWALWM ffieCTTE FRANÇOIS GHBtfX ! —— PÆ COURNOYER, NPA' ELECTF4C COQ, TPt STATES / .m MARIE-JAN SELLE Œ IM OlTURBiÆ m OUWC < TELÉF1M CNWÛF ; F»ra«A*« 0É CBÉnr CTMFN.rr Qt^Ml» ITT TtiPVBr A - gcsix», a«C ¦ F«oQiv*it*œcFecrDM>e>TFN3URRaxxn»jNcitMaioci(WHiaeoucA»*io»-»,.:Tâ£-oueBB; ; iesfcmsociautw / -% X- i a JE CROIS QUE JE LAIHE I mm de PIERRE JOLIVET «Un film léger, profondément jcfyeux qui parle, sur une note juste, de la naissance de famour et de la peur de s’engager.Franchement, que demander de mieux?» Le Figart\MX)f)e «Une perle de finesse et d’humanité.Bravo!» MCinénuLcom « Divertissement garanti ! » Le Monde « Romantique et drôle ! » Pari,t Match « Réjouissant ! Des acteurs au charme irrésistible ! » Le Nouvel OLtervateur « On tombe follement amoureux de cette comédie ! D’un charme pétillant ! Délicieux !» Stéphanie Boii-Houàe, Magazine Le Clap ANNE-MARIE CADIEUX LAURENT LUCAS MARC BÉLAND UN FILM ÉCHTPtmJIT ET RÉALISÉ FW FRANÇOIS DELISLE COMPÉTITION MONDIALE MU DIS HIM N WIDE 01 ilflKU H PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! .mi»! i^riwawailôül iBOUCHlRVILLll [~Ti°cTÀP lf»H»BBWOOK«1 B2S51 FRANÇOIS BERLÉAND - UANE FOLY - KAD MERAD métrogde PRÉSENTEMENT A L’AFFICHE r-ClNEPlEX DIVERTISSEMENT « rC.NÉMA “SeoaÉlAtK 1“ MÊGA-PLEX’” QUUO —1 rCINEPLEX DIVERTISSEMENT-, -CINEMAS FORTUNE- IQUARTIER LATIN!I 2380.Bamawm E.Tat-OOBO 1 Ipont-viau i ell Boucherville! Istarcite hull! I MAISON DU CINÉMA il-CINÉMA-.p CINE PlUX DIVERTISSEMENT-, r ‘ .__ [sherbrookeI ni clapI [place charest] forum 22I iV « Remarquable! » « Un chef d’oeuvre.John Griffin, The Gazette Virginie Roy, La Journal de Montréal «Un tour de force!» Odile Tremblay, Le Devoir éT «Une ({ fascinante fresque! Une heureuse découverte ! » Ale ksi K.Lepage, La Presse ILE YACOUBIAN D’après le best-seller de Alaa El Aswany vwikm originale avec sous-titre, fronçais 13 EX-CENTIIIS I- «LLClï >.o.mec sous-tttree anglais rCINÉMA DU PARC1 I 3676 Du Paré 514-281-1900 1 t •E 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2007 Danse macabre irmmo iiiuiijLuj & SOURCE CINEMA DU PARC Milos Forman n’offre pas un profil idéal de Goya, ici décrit avec ses lâchetés et ses contradictions.Vraiment à la bonne heure GOYA ET SES FANTÔMES Réalisation: Milos Forman.Scénario: Milos Forman et Jean-Claude Carrière.Avec Javier Bardem, Natalie Portman, Stellan Skarsgard, Michael Lonsdale, Randy Quaid, José inis Domez,.Mabel Rivera Image: Javier Aguirresarobe.Montage: Adam Boome.Au Cinéma du Parc.V.o.anglaise avec sous-titres français.ODILE TREMBLAY Rien à voir avec le lumineux Goya à Bordeaux de Carlos Saura.Milos Forman a choisi d’explorer une époque sombre dans la vie du grand peintre espagnol et de creuser la veine noire jusqu’à la suffocation.LEspagpe de la tin du XVlir siècle est encore sous le joug sanglant de la Sainte Inquisition, qui torture avec délectation.Mais Napoléon arrive avec son armée.Quant à la Révolution française, elle étend son influence sur l’Espagne.Et Francisco Goya (Stellan Skarsgard), peintre de cour, portraitiste des rois et des puissants, se retrouve au cœur d’une tragédie, alors qu’Ines, son modèle préféré, la'fille d’un riche marchand, est arrêtée injustement par l’Inquisition, séquestrée, torturée, violée, soupçonnée d’hérésie.Toute la violence de l’époque est ici captée frontalement, à travers un personnage-clé, le frère Lorenzo, incarné avec une suavité cruelle par Xavier Bardem (Mar Aden-tro), inquisiteur, puis révolutionnaire, machiavélique, arriviste, fanatique, illuminé, dangereux.On aurait préféré une version originale en espagnol, mais le film est tourné en anglais, avec une distribution internationale.La douce Inès, que Natalie Port- màn incarne en deux temps (d’abord pure et angélique, puis brisée par les cachots de l’Inquisition — alors moins convaincante), est la figure de la pure victime expiatoire.Sans trop de nuances d’ailleurs, son personnage final semble tiré des Misérables de Victor Hugo, comme une sorte de Fantine (la mère de Cossette).Forman a l’habitude des productions d’époque, lui qui a réalisé Valmont e\.Amadeus.Mais dans ces deux cas, l’action respirait Ici, il n’existe aucune échappatoire au climat d’étouffement.Le cours de • l’histoire vient contrecarrer chaque tentative de dénouer des drames terribles, des séquestra- tions, en une série de coups de théâtre pas toujours vraisemblables, mais dans une sorte de bal des fous que n’aurait pas renié le peintre halluciné.Le personnage de Goya, fort bien interprété par Stella Skarsgard, un des acteurs de Von Trier, est ici capté dans l’exercice de son art, ce qui constitue un des grands atouts du film.Pinceaux, raclettes, eaux-fortes, les techniques de l’artiste font vivre l’œuvre picturale.Avec l’illustration des horreurs de l’assassinat en tous genres, dont le peintre témoigne comme un chroniqueur surdoué, en transcendant ses thèmes.Forman n’offre pas un profil idéal de Goya, ici décrit avec ses lâchetés et ses contradictions.Croquis et tableaux connus du maître répondent aux folies du siècle.Tous les potentats — religieux, politiques, militaires —, allégories des tyrannies modernes, en prennent plein les dents dans cette danse macabre, qui aurait gagné à respirer davantage plutôt que de sauter d’horreurs en infamies jusqu’à plus soif.Quoique ces scènes terribles montrées en enfilade, plein choc mais aussi plein trouble, sont comme un arrêt sur image, justement.En noir et rouge: les couleurs de l’Espagne.Le Devoir 3:10 TO YUMA Réalisation: James Mangold.Scénario: Halsted Welles, Michael Brandt, Derek Haas, d’après une nouvelle d’Elmore Leonard.Avec Russell Crowe, Christian Baie, Peter Fonda Image: Phédon Papa-michael.Montage: Michael Mc-Cuskçr.Musique: Marco Beltrami.Etats-Unis, 2007,117 min.ANDRÉ LAVOIE Le film 3:10 to Yuma, de James Mangold (Girl, Interrupted, Walk the Line), ne possède pas la fureur d’un film de Sam Peddnpah ou l’outrance des superproductions de Sergio Leone, mais, à notre époque, chaque western constitue un acte de foi.Inspiré d’une nouvelle d’Elmore Leonard et d’une première adaptation datée de 1956 de Delmer Daves avec ' Glenn Ford, 3:10 to Yuma ne renouvelle pas le genre mais lui fait constamment honneur.James Mangold nous entraîne dans une aventure palpitante, avec en prime une fascinante leçon de morale où s’affrontent deux hommes en apparence très différents, séparés par la barrière de la loi et de l’ordre.Ben Wade (Russell Crowe), célèbre truand, est finalement capturé et doit être mis dans un train, celui qui passe dans un petit village à 15hl0, en direction de la prison de Yuma.Quelques hommes l’escortent, dont Dean Evans (Christian Baie), un ancien soldat revenu de la guerre de Sécession avec une jambe en moins.Et ce n’est pas son seul souci: criblé de dettes, il risque de perdre son ranch et, surtout, le respect de sa famille.Cette mis- SOURCE LION’S GATE Russell Crowe et Christian Baie dans 3:10 to Yuma.sion dangereuse pourrait en partie renflouer ses coffres dégarnis.Estce sa seule motivation?3:10 to Yuma présente, non pas une lutte entre le bien et le mal, mais un curieux dialogue entre deux êtres qui pourraient facilement basculer dans l’autre camp.En surface, il s’agit d’une chevauchée spectaculaire avec son lot de poussière, de bagarres et de balles perdues.Inin de toujours se soumettre aux rigidités du genre, James Mangold construit patiemment une rivalité complexe entre un homme vertueux à la fierté bafouée et une sale brute qui voudrait se reposer de lui-même, rêvant de retrouver les joies simples que connaît son plus redoutable protecteur.Un autre affrontement se profile, et le film y gagne en énergie virile et en intensité: celui entre Christian Baie et Russell Crowe, deux acteurs redoutables que l’on pourrait croire taillés sur mesure pour le western, un genre dont on ne cesse de prédire la mort.Son heure n’est pas venue, et surtout pas à 15hl0.Collaborateur du Devoir )飧mi.ms.mm ssôss: ' wÈÊÊÊm Sans réalisateurs et réalisatrices, nos écrans seraient sans vie.Depuis 1973, l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec s’emploie à la défense des intérêts et des droits professionnels, économiques, culturels, sociaux et moraux de plus de 550 membres.Aujourd’hui, elle rend hommage aux réalisateurs et réalisatrices qui, à chaque jour, rallient de nombreuses équipes d’artisans pour offrir aux spectateurs autant de visions de notre monde.Laissons-leur la place nécessaire.ASSOCIATION DES RÉALISATEURS ET RÉALISATRICES DU QUÉBEC A arrq.qc.ca
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