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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-08-05, Collections de BAnQ.

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ACTUALITES Les feux empirent dans l’Ouest, la canicule balaie l’Europe Page A 4 ÉCONOMIE Gérald Larose et la CSN condamnés pour diffamation Page B 1 ?w w w .1 e d e v o i r .c o m ?LE DEVOIR V o l .X C 1 V N “ 1 7 I L E MA H DI 5 AOUT 2 O O 3 H 7 c + T A X E S I $ PHOTO JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le Québécois Simon Larose a causé une belle et grosse surprise hier soir aux Masters de Montréal en battant le Brésilien Gustavo Kuerten 7-5, 7-6.HORS-JEU Simon Larose se paye Kuerten Comment soulever une foule?Simple: en se soulevant soi-même du 314' rang mondial et en s’offrant à domicile celui qui se trouve exactement 300 (en lettres, trois cents) places plus haut au classement C’est exactement ce qu’a fait hier soir Simon Larose, entré au Masters de tennis du Canada par un laissez-passer, alors qu’il a battu Gustavo «Guga» Kuerten, 13' tête de série, en deux sets de 7-5 et 7-6 (2) dans un match que le plus stoïque n’aurait pas eu de réticences à qualifier de spectaculaire, d’électrisant, de comme on en voit peu dans les premiers tours et de qui vous place un jeune homme de 25 ans sur la carte.«]e n’ai jamais perdu mon sang froid.Je ?savais ce que j’avais à faire, et je l’ai fait», a commenté Larose au terme de la rencontre extrêmement serrée au cours de laquelle il a eu recours à la balle brossée du côté droit de l’adversaire pour se Jean Dion ?donner le mince avantage qui a suffi pour assurer son triomphe.En tout cas, on aura l’occasion de le revoir mercredi au deuxième tour contre l’Argentin José Acasuso (79^ au classement ATP), mais on peut dire pour l’instant que voilà un gars qui déborde de confiance et qui n’a pas l’air d’avoir peur de grand-chose.Cool.Et le plus merveilleux, c’est que bien que venant bousiller à la dernière minute le texte soigneusement songé du chroniqueur, cette victoire imprévue accrédite en même temps sa thèse, à savoir qu’on ne sait jamais, hein.D’ailleurs, à moins de suivre le tennis de très près, ce que nous n’avons pas tous le temps de faire entre deux brassées de blanc, il est facile de se perdre dans cet univers fulgurant à mille milles à l’heure.C’est que ça pousse vite, cette jeunesse-là, et ça n’a pas un respect fou pour les aînés qu’ils tassent allègrement.Le programme officiel du Masters de Montréal nous prévient même qu’un coup d’oeil au tableau principal suffit pour qu’on sache qu’on ne sait pas grand-chose, quoique l’occasion soit belle d’apprendre de nouveaux mots.Regardez-moi ça: Guillermo Canas, champion 2002, pas là Andrei Pavel, champion 2001, pas là Marat Sa-fin, champion 2000, pas là Thomas Johansson, champion 1999, pas là.Pour trouver un ancien champion présent à Montréal, il faut remonter à 1996 et Wayne Ferreira.Pendant ce temps, les têtes de série s’appellent Rainer Schuettler, Paradorn Srichaphan, Martin Verkerk, Sjeng Schalken et Tommy Robredo.Et l’homme de l’heure, vainqueur de Wimbledon, est un Suisse qui s’appelle Roger et qui a reçu une vache en cadeau.VOIR PAGE A 8: LAROSE ¦ Autres informations en page B 6 Des libériens «happy» Arrivée dans la liesse des premiers soldats de maintien de la paix au Liberia ALEXANDRA ZAVIS ASSOCIATED PRESS Monrovia — Un premier contingent de soldats nigérians, préfigurant l’envoi d’une force de maintien de la paix, est arrivé hier sur l’aéroport de Monrovia, accueilli par des civils en liesse scandant «Nous voulons la paix.» Le mandat de cette force multinationale est de mettre un terme à 14 ans de carnage et de surveiller le départ du président libérien Charles Taylor qui a promis de céder le pouvoir le 11 août.Il faudra d’abord pacifier la capitale, où les combats ont tué plus d’un millier de civils en deux mois et affamé la population.Celle-ci n’a plus accès à la nourriture entreposée dans le port qui est aux mains des rebelles.Sous une pluie diluvienne, les premières unités sont arrivées à bord d’hélicoptères blancs aux couleurs de l’ONU, en prélude à un déploiement de 3250 hommes, qui sera relayé dans les mois prochains par une mission de Casques bleus de TONU.Aussitôt descendus de l’appareil, les soldats nigérians, les mitrailleuses en batterie, ont pris position autour de l’aire d’atterrissage.Au total, 192 hommes et 15 tonnes de matériel devaient arriver dans la journée.Deux à trois cents civils ont envahi l’aéroport en dansant et porté en triomphe le colonel Emeka On-wuama Egbu, scandant: «Plus de guerre! Nous voulons la paix!» D’autres habitants attendaient les soldats le long de la route qui mène de l’aéroport à Monrovia, à 45 minutes de là.Confrontés à une pénurie d’eau et de produits alimentaires, menacés par le choléra et logeant où ils peuvent, les Libériens ont laissé éclater leur joie à l’arrivée des premiers soldats, prélude au retour de l’aide humanitaire.VOIR PAGE A 8: LIBERIA ¦ Habitués des missions de paix, les Nigérians ont souvent dérapé, page A 5 Colin Powell nie avoir l’intention de lâcher Bush REUTERS ET AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le secrétaire d’État américain Colin Powell a démenti hier les informations du Washington Post,selon lesquelles lui et son adjoint du département d’Etat Richard Armitage, ne compteraient pas effectuer un second mandat, dans l’hypothèse où George Bush serait réélu.«C'est absurde.J’ignore de quoi ils parlent», a dit Powell dans une interview à Radio Sawa, une station à financement américain qui émet en langue arabe à destination du Proche-Orient «Le président et moi-même n 'avons pas discuté d'autre chose Colin Powell que de la continuation de mon travail à ses côtés.C’est tout simplement une de ces histoires qui surgissent à Washington, qui ne répercutent que des ragots[.]», a-t-il continué.VOIR PAGE A 8: POWELL ÉCONOMIE C’est la guerre ouverte entre le couple fondateur de Cinar et la CVMQ ¦ Lire nos informations en page B 1 INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 2 Culture.B 8 Décès.B4 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.„„.A7 Météo.B 2 Monde.A 5 Mots croisés.B 2 Sports.B5 Télévision.B 7 ERIC FEFERBERG AGENCE FRANCE PRESSE La famille Trintignant a demandé hier au parquet lituanien d’aggraver le chef d’inculpation du chanteur Bertrand Cantat (notre photo) de «coups et blessures graves» en «meurtre».Violence conjugale ou crime passionnel?PAULINE GRAVEL LE DEVOIR La mort tragique de l’actrice française Marie Trintignant décédée des suites des coups de poing que son ami de cœur lui a vraisemblablement assénés au visage, braque les projecteurs sur la troublante et révoltante réalité de la violence conjugale.Le fléau frappe autant la France que le Québec, mais est-il perçu de la même façon des deux côtés de l’océan Atlantique?Dans l’Hexagone, la couverture médiatique entourant cet événement tragique a souligné la forte personnalité de l’actrice et les amours passionnelles quelle a vécues.Plutôt que victime de violence conjugale, la comédienne y devenait carrément dans la dernière édition de Paris Match «Victime de la passion».Encore que Paris Match ne représente pas l’ensemble de la presse française.Mais «de ce traitement médiatique particulier transpire que cette femme qui dégageait la passion était donc un peu coupable»,, fait remarquer Dominique Brabant, professeur à l’Ecole de service social de l’Université Laval «De plus, les médias n'ont pas manqué de souligner que l’alcool et la drogue avaient sûrement joué un grand rôle dans ce drame.Or, ce ne sont pas tous les hommes ivres et drogués qui vont tuer leurs conjointes.» Ce dernier argument sert trop souvent de prétexte et d’excuse pour décharger le coupable de toute responsabilité, martèlent la chercheuse et le professeur Gilles Rondeau de l’Ecole de service social de l’Université de Montréal, tous deux membres du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes.Heureusement, au Québec, cette «circonstance atténuante» est rejetée par les tribunaux.«La consommation d'alcool et de drogues lève les inhibitions et, du coup, révèle certains traits, en l’occurrence une prédisposition à la violence, qui étaient là mais qui ne s’étalent peut-être pas manifestés», explique Suzanne Léveillée, professeur au département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières.Une violence sous-jacente donc qui, le plus souvent, a germé à la suite d’une enfance ponctuée d’humiliations et de corrections physiques trop sévères.VOIR PAGE A 8: VIOLENCE Cantat «a pleuré» Les obsèques de Marie Trintignant seront célébrées demain au Père-Lachaise AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Les obsèques de l’actrice française Marie Trintignant, morte à la suite d’une violente dispute avec son compagnon, le chanteur Bertrand Cantal seront célébrées mercredi à Paris, alors que l’enquête sur les circonstances exactes de son décès se poursuit Les obsèques seront célébrées au cours d’une cérémonie non religieuse au cimetière du Père-Lachaise.(Auparavant, un hommage lui sera rendu au théâtre Edouard VH, à Paris, en présence de la famille et de nombreuses personnalités du spectacle ui liront des textes, a-t-on indiqué dans l’entourage e la famille.L’actrice, âgée de 41 ans, fille du comédien Jean-Louis Trintignant, est décédée vendredi d’un œdème cérébral après plusieurs jours de coma profond, dans une clinique de la région parisienne où elle avait été hospitalisée après son rapatriement de Vilnius, en Lituanie.En détention provisoire à l’hôpital de la prison de Vilnius, Bertrand Cantat, chanteur du groupe de rock Noir Désir, n’a été informé que hier de la mort de sa compagne, a indiqué à l’AFP son avocat, M' Virginijus Papirtis.«Il a pleuré», a-t-il dit.Le chanteur a été transféré vendredi à l’hôpital pénitentiaire en raison de son état psychologique.«Il est préférable qu’il soit surveillé par des médecins», a ajouté M'Papirtis.Selon l’ambassade de France à Vilnius, le chanteur s’est vu prescrire des anxiolytiques par les médecins de la prison.«Il est en grande difficulté psychologique, en détresse.Le souci principal est qu'il n'attente pas à ses jours, et il est suivi avec attention parles médecins», selon une source diplomatique.L’enquête sur les raisons du décès de l’actrice se poursuit en Lituanie et en France, la thèse des coups mortels ayant été renforcée dimanche après le rapport provisoire d’autopsie.De source judiciaire, ce rapport confirme que l’actrice a reçu des coups violents «au visage et autour du visage».Les médecins légistes ont estimé que «l'entrée dans le coma et le décès [étaient] consécutif au traumatisme crânien lié à des coups», selon cette source judiciaire.Bertrand Cantat avait de son côté, lors de sa comparution devant le tribunal de Vilnius, parlé VOIR PAGE A 8: CANTAT A 8 LE DEVOIR.LE MARDI 5 AOÛT 2003 - LE DEVOIR ACTUALITES LIBERIA SUITE DE LA PAGE 1 De part et d’autre des fronts, l’heure était à la réjouissance.Certains arboraient des t-shirts où l’on pouvait lire «Dieu soit loué pour l’Ecomil» (force de la CE-DEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), d’autres des pancartes avec d’un côté le drapeau libérien, de l’autre ce slogan plein d’espérance: «Enfin la paix.» «S’ils restent ici 50 ans, pas de problème, je veux dormir sur mes deux oreilles.Il n’y aura pas de réactions mitigées, tous les Libériens veulent la paix», confiait Kerdial Johnson, employé de l’aéroport Les femmes ont sorti leur toilette du dimanche, les hommes ont passé un costume.Des chants, des danses, des rires, des applaudissements, des pleurs, et sur les lèvres, un seul mot, «happy»-.«Ils vont faire la différence», affirme Helen, une déplacée venue d’un quartier proche de l’aéroport de Robertsfield.Les Libériens ne doutent pas de la capacité de l’Ecomil à mettre fin à la «troisième guerre mondiale», comme on appelle à Monrovia la troisième offensive des rebelles du Lurd (Libériens unis pour la réconciliation et la Démocratie) sur la capitale.Il était pourtant probable que les premiers soldats se contenteraient de sécuriser l’aéroport, attendant l’arrivée de renforts pour se rendre dans la capitale libérienne où des échanges de tirs sporadiques résonnaient près d’un pont convoité par les rebelles.«Nous savons que tout le monde compte sur nous et nous espérons répondre à leurs attentes», a déclaré le colonel ghanéen Theophilus Tawiah, le chef d’état-major de cette force, lors des premiers décollages.«Nous allons travailler avec eux», a promis de son côté le dirigeant du LURD, Sékou Damate Conneh, "qui a réaffirmé à Rome que les rebelles rendraient le port de Monrovia lorsque ces troupes ¦ 1S b1’*',.JUDA NGWENYA REUTERS Deux à trois cents civils ont envahi l’aéroport de Monrovia en dansant et ont porté en triomphe le colonel Emeka Onwuama Egbu en scandant: «Plus de guerre! Nous voulons la paix!» seront au sol.«Ils devront assurer la sécurité des civils, et ensuite, nous nous retirerons.» Le Nigeria prévoit de maintenir la présence de ses hommes jusqu’à la désignation d’un gouvernement élu, a affirmé hier le porte-parole du ministère de la Défense, le colonel Ganiyu Adewale.La durée de la mission dépendra donc «de la rapidité à laquelle nous sommes capables de résoudre la crise.Certains rebelles pourraient décider de se retirer dans la jungle pour continuer le combat, nous ne savons pas encore».En tout cas, «nous resterons jusqu’à ce qu’il y ait la paix et des élections et, bien sûr, qu’un nouveau gouvernement soit installé», a-t-il affirmé.Dans cette optique, M.Conneh a annoncé que son organisation avait renoncé, «au nom de la Paix», à réclamer un poste de président ou de vice-président dans un gouvernement de transition.Il donne ainsi suite à la demande de la CEDEAO qui souhaitait qu’aucune des trois parties au conflit (gouvernement de Taylor, rebelles du LURD et du MODEL) ne participe à cet organe de transi- tion.M.Conneh a également proposé que le futur président par intérim soit choisi par consensus parmi les dirigeants de partis politiques et de la société civile libérienne.Il a ajouté que le LURD avait donné son accord de principe à l’élection d’un président et d’un vice-président du Parlement L’arrivée des soldats nigérians survient alors que M.Taylor s’est engagé ce week-end à quitter le pouvoir le 11 août prochain.Néanmoins, son gouvernement a posé deux conditions à son départ: un nombre suffisant de soldats de la paix doit intervenir sur le terrain pour faire cesser le conflit et son inculpation pour crimes de guerre par le tribunal de l’ONU en Sierra Leone doit être levée.Washington a promis une aide logistique mais reste indécis quant à un éventuel débarquement des «marines» embarqués sur trois navires faisant route actuellement vers le Liberia, pays fondé en 1847 sur l’ancienne côte des Graines par des esclaves américains affranchis.Avec Reuters et Libération Inondations dans les Bois-Francs Victoriaville (PC) — De fortes pluies ont causé des inondations dans plusieurs municipalités dans la régions des Bois-Francs, hier soir.Parmi les municipalités touchées, soulignons Chesterville, Tingwick, Norbertville et St-Fortunat.Trois ponts ont été arrachés et d’autres risquaient de s’effondrer à tout moment Des routes ont été fermées.La protection civile s’est rendue sur place en soirée de même que la Sûreté du Québec et les services d’incendie du secteur.Selon LCN, un homme s’est réfugié dans un arbre pour éviter les flots.Environ 60 millimètres de pluie sont tombés sur la région depuis dimanche.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514)985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone Par courriel (514) 525-1149 info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement (514) 9853322 (514) 985-3340 Au téléphone Par télécopieur Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Monüéal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'orjpmisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitei pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuilles en avertir notre service à la clientèle.Li Devoir eH publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siéire social est situé au 2050.rue De Bleury.étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9 II est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0858.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.Mise au jour d’un charnier en Bosnie Près de Zvornik, Bosnie (Reuters) — Des médecins légistes ont déclaré hier avoir découvert les restes de dizaines de musulmans dans ce qui pourrait bien être l’une des plus grandes fosses communes mises au jour depuis la guerre de Bosnie (1992-1995).Selon eux, les coips retrouvés ont été déposés à cet endroit, près de Zvornik dans l’est de la Bosnie, en provenance d’un autre charnier, cela probablement pour dissimuler toute trace d’un massacre.«Nous avons retrouvé des dizaines de squelettes — certains complets, d’autres incomplets — et nous sommes certains que l'endroit a servi de deuxième fosse [à ces corps]», a expliqué Murat Hurtic, chef de l’équipe d’experts de la Commission des disparus, dirigée par des musulmans.«Pour le moment, il est difficile de dire s’il y a une autre couche [de restes] en dessous», a déclaré Hurtic, ajoutant qu’un témoin affirmait que d’autres ossements se trouvaient sous les trois mètres creusés jusqu’à présent LAROSE SUITE DE LA PAGE 1 Une chance qu’il y a des valeurs sûres, comme Andre Agassi.Vous dire, Agassi est tellement vieux qu’il jouait déjà quand la coupe Longueuü, qu’il arborait avec panache, était encore à la mode.D est tellement vieux qu’il sortait ayec Brooke Shields quand elle aussi était à la mode.A 33 ans et des poussières, M.Steffi Graf, bientôt papa pour la seconde fois, est d’ailleurs le détenteur de la première position mondiale le plus âgé de l’histoire.Encore une quinzaine d’années, et il égalera le record toutes catégories de George Foreman.Hier.Agassi devait affronter au premier tour Frédéric Niemeyer, un p’tit gars de Deauville qui occupe le 241' rang mondial, à l’occasion de la soirée Québec qui devait aussi voir Larose face au Brésilien.Dans ce duel, Niemeyer s’est vaillamment défendu, comme disait le prophète, mais fi est tombé en deux sets contre Agassi, 6-4 et 6-2.Le jeu méthodique, serré, pressé du numéro un a finalement eu raison de son jeune adversaire, qui a toutefois eu ses chances — dont une avance de 20,30-0 au premier set qui s’est soldée par un bris de service dont fi ne s’est jamais remis.Au terme du match, Niemeyer, qui ne se faisait pas d’illusions et considérait plutôt comme un honneur le fait de jouer contre Agassi, a expliqué que son service, bien que puissant et dépassant régulièrement les 200 km/h, n’était «pas au point».Ses sept as (dont quatre dans le même jeu) ont été contrebalancés par 11 doubles fautes.Les deux matchs ont clos une longue, très longue journée ponctuée de multiples interruptions due à la maudite météo, le ciel ayant passé le moins clair de sa journée à faire peser son regard gris fâché sur le court Déjà, après deux heures d’action, on avait eu droit à 15 minutes de tennis, une heure 15 de pluie et une demi-heure de séchage à la machine et d’épongeage au chiffon J.Puis le soleil a effectué une petite réapparition et on s’est dit qu’on devait mener une bonne vie, tout comme Paradorn Srichaphan qui en a profité pour liquider Alberto Martin 64), 7-6 (5).Srichaphan, il faut le dire parce que la question vous brûle les lèvres, est une rareté dans le merveilleux monde du tennis: il est le premier Asiatique à s’être classé parmi les 10 meneurs de l’ATP, et il occupe actuellement le lie rang.Hier, il l’a même emporté sans son précieux chandail rouge, qui est une couleur chanceuse dans la tradition thaïlandaise.Peut-être devriez-vous apprendre à épeler son nom, juste au cas où ça serait demandé à l’examen.Après ça, il a replu.Machines, chiffons J et tout le bataclan.Puis les joueurs sont revenus et, juste comme ils étaient prêts à reprendre, il s’est remis à mouiller.À tonner, même.Mais finalement, ça semblait vouloir passer en vent Bon, n’empêche, qu’est-ce qu’on fait quand il ne se passe rien et qu’on ne sait pas que le punch viendra à la toute fin du spectacle?On se raconte des histoires, voilà ce qu’on fait Celle-ci, par exemple: puisqu’il est question de têtes de série, qui, pensez-vous, a inventé le concept?Je vous préviens, c’est une sacrée colle.Je vous laisse y réfléchir pendant que Carlos Moya et Arnaud Clément reviennent sur le court central.Non, attendez, ça recommence de plus belle.Profitons-en donc pour noter que lorsque le major Walter Clopton Wingfield fit breveter le tennis en 1874, le tout tenait en une boîte de trois pieds par deux: deux raquettes, un filet et des bâtons pour marquer les extrémités du terrain.(Ne croyez pas à des balivernes, messieurs dames, tout ceci est rigoureusement documenté.) Le geste de Wingfield permit d’uniformiser le jeu et favorisa ainsi les affrontements et la création de tournois.De fait, dès 1877, Wimbledon voyait le jour.On soulignera au passage un élément tout à fait loufoque un siècle et quart et plus tard mais selon toute probabilité moins drôle sur le coup: trouvant trop élevée la somme de 50 livres sterling exigée pour le renouvellement de son brevet, Wingfield l’abandonna cette même année 1877, peu avant le premier tournoi.Il n’y avait, selon lui, pas assez d’argent à faire avec ce lawn tennis.Petit intermède ici pour signaler que le match Moya-Clément vient de reprendre après une interruption de deux heures 25 minutes.Quatre ou cinq paragraphes en 2 h 25 min, ça doit être la musique d’ambiance du parc Jarry qui ramollit la puissance créatrice.Mais toujours est-il qu’enfin bref, en 1883, un certain Lewis Carroll, auteur d’un essai sur le tennis, proposa un système de têtes de série à Wimbledon afin d’éviter que les meilleurs ne se rencontrent en début de tournoi.Carroll, ne l’oublions jamais, s’adonne aussi à être l’auteur d’Alice au pays des merveilles, ce qui nous donne à suspecter qu’il avait peut-être le don de prescience et que le pays des merveilles en question était peut-être le merveilleux monde du sport™ lui-même en personne.Je vais faire des recherches à ce sujet, c’est promis.Le système ne fut cependant adopté qu’en 1922, comme quoi la logique est parfois dure de compre-nure.Et je peux vous certifier qu’au terme d’une éternité, Arnaud Clément, 33e joueur mondial, a vaincu Carlos Moya, 4e au classement de TATP et 4e favori de ce tournoi, par 7-6 (4), 4-6 et 6-3.Comme quoi les têtes de série, si on est patient, sont faites pour être tranchées.GANTAT SUITE DE LA PAGE 1 d’un «accident après lutte», d’une «folie», tout en réfutant catégoriquement le terme de crime.Hier, l’avocat de la famille Trintignant en Lituanie, M' Rimas Andrikis, a demandé au parquet lituanien d’aggraver le chef d’inculpation du chanteur de «coups et blessures graves» en «meurtre».«Nous avons joint à notre demande le certificat du décès de Marie Trintignant transmis par télécopieur de France», a-t-il précisé.Le meurtre en Lituanie est passible d’une peine allant de 5 à 15 ans de prison.«Le parquet lituanien doit donner sa réponse cette semaine», a ajouté l’avocat.Interrogé sur des informations du quotidien Le Parisien hier, selon lesquelles le chanteur aurait été sous l’emprise de l’héroïne au moment des faits, l’avocat français de Bertrand Cantat, M'Olivier Metzner, actuellement à Vilnius, les a démenties.Marie Trintignant tournait un téléfilm intitulé Colette, sur le célèbre écrivain français, depuis deux mois dans la capitale lituanienne, avec sa mère, la réalisatrice Nadine Trintignant, et son frère Vincent, assistant réalisateur.Le tournage du téléfilm, dans lequel elle tenait le rôle principal, était quasiment terminé quand le drame s’est produit.Selon Jérôme Minet, le président de la société de production Studio International qui finançait le film, Nadine Trintignant a l’intention de le terminer «en mémoire de sa fille».«Les scènes qui n’ont pas été tournées ne sont pas essentielles», a-t-U dit.C’est au lendemain d’une fête de fin de tournage que s’est noué le drame, vraisemblablement lié à une crise de jalousie.Bertrand Cantat aurait confié à Vincent qu’il supportait difficilement les relations entre Marie et son époux, Samuel Benchetrit, dont elle était séparée, et le fait que le tournage prenait beaucoup de temps à sa compagne, selon une source judiciaire lituanienne.POWELL Un produit de la «machine à rumeurs», dit la Maison-Blanche SUITE DE LA PAGE 1 Citant des sources proches du gouvernement, le quotidien affirme qu’Armitage aurait récemment fait savoir à la conseillère à la Sécurité nationale, Condo-leezza Rice, que Powell et lui-même comptaient quitter leur poste le 21 janvier 2005, au lendemain de la prochaine investiture présidentielle.Selon le journal, Powell quitterait ses fonctions pour des raisons personnelles et non pour d’éventuels désaccords avec la présente administration.Le Washington Post rappelle cependant que le mandat de Bush s’est jusqu’à présent caractérisé par des débats politiques virulents entre Powell et les faucons du gouvernement Rice et le n° 2 du Pentagone, Paul Wolfowitz, sont, au dire du Post, les mieux placés pour prendre, à terme, le poste de Powell.Compte tenu de la proximité entre la première et le président Rice aurait plus de chances de remporter le poste, Wolfowitz étant perçu plus comme un théoricien que comme un gestionnaire.Par la spite, Philip Reeker, porte-parole du département d’Etat, a réfitté l’information du Washington Post en la qualifiant de «rumeur et de ragot».«L’article cite une prétendue conversation, qui n’a en fait jamais eu lieu.» A Crawford dans le Texas, où le président George Bush passe ses vacances, le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a attribué l’information au «moulin à rumeurs» qu’est Washington.«Le président pense qu’il [Powell] fait un travail remarquable et il espère qu’il continuera à travailler à ses côtés dans le domaine de la politique étrangère», a-t-il ajouté.Coïncidence, Powell et Armitage doivent se rendre au Texas dans les heures à venir pour y rencontrer George Bush ce soir et demain matin.«Je ne pense pas que ce soit un secret que le secrétai- re a l’intention de partir, a déclaré une source qui a souhaité garder l’anonymat.C’est ce qu’il avait dit quand il a pris ses fondions.» «Cest une fonction difficile qui peut vraiment user ses titulaires», a déclaré; une autre source, en relevant que les secrétaires d’Etat servant huit ans dans les mêmes fonctions étaient très rares depuis un demi-siècle.Le seql est Dean Rusk qui avait dirigé le département d’Etat de 1961 à 1969 sous les présidents Kennedy et Johnson.M.Powell a souvent été considéré comme un modéré par rapport aux membres plus conservateurs et bellicistes de l’administration, alors que la politique étrangère est bien souvent dirigée par le Pentagone.S’il est réélu.George Bush pourrait décider «de recentrer sa politique étrangère sur les conceptions plus conservatrices» de Wolfowitz, du vice-président Dick Cheney et du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, a estimé le Post.SUITE DE LA PAGE 1 «Un père absent, froid, qui humilie, rejette, voire violente physiquement son fils, qui a tendance à s'identifier à lui, crée un terrain propice à l’explosion de la violence conjugale lorsque le jeune garçon devient adulte et vit en couple», explique la chercheuse.«Le fait d’avoir été témoin de la violence conjugale manifestée par ses parents et d’avoir été personnellement victime de violence, de la part de son père particulièrement, prédispose un homme à devenir violent auprès de sa conjointe», poursuit Dominique Damant.Comme le décès de la célèbre actrice l’a cruellement souligné, la violence conjugale fait des ravages dans toutes les couches de la société, confirment les chercheurs.Les hommes sont le plus souvent les agresseurs.Selon Statistique Canada, les femmes étaient en effet les victimes dans 85 % des cas.«Et ce, probablement parce qu 'il persiste toujours des inégalités entre les hommes et les femmes dans nos sociétés, souligne Dominique Damant.Les femmes sont encore couramment présentées comme objet sexuel dans les w-déoclips et les conditions de travail demeurent encore inégales entre les sexes malgré des avancées notables.» VIOLENCE En France, six femmes meurent chaque mois des suites des violences perpétrées par leur conjoint ou leur ex-conjoint.Au Québec, quatorze femmes sont décédées en 2001 des suites de l’agressivité débridée de leur compagnon.Dans les deux pays, une femme sur 10 est un jour ou l’autre de sa vie victime de violence conjugale.Mais ces chiffres ne reflètent probablement pas la réalité, puisque, selon une vaste enquête menée par Statistique Canada, seulement 37 % des femmes victimes de violence avaient dénoncé leur conjoint à la police.En France, un seul cas de violence conjugale sur 20 (5 %) aurait été signalé à la police en 1999.Mais qui sont ces hommes qui manifestent leur folle jalousie en tabassant l’être aimé?D s’agit d’individus très possessifs qui voient leur compagne comme une extension d’eux-mêmes et qui cherchent à la contrôler afin d’éviter de la perdre.Les chercheurs distinguent différents profils d’individus susceptibles de battre l’âme sœur.Ils recensent, d’une part, les hommes à l’humeur instable qui ne manifestent leur rage qu’à la maison et s’attaquent à leur conjointe par crainte d’être abandonnés par elle, précise Suzanne Léveillée.U y a, d’autre part, ces hommes présentant une immaturité et une impulsivité évidentes, à la limite du problème de santé mentale, et qui expriment leur agressivité même à l’extérieur du cocon familial.Gilles Rondeau parle également des psychopathes qui n’éprouvent aucun remords face à leur crime.Ce comportement destructeur peut se soigner, af firme le professeur Gilles Rondeau.«On peut apprendre à ces hommes violents à agir différemment et à changer leurs conceptions par une thérapie cognitivo-comportementale.» Mais la prévention est primordiale.«Personne ne doit accepter de subir la violence, sous quelque forme que ce soit.Autant des parents envers les enfants que des adultes entre eux», affirme Dominique Damant Nous devons préconiser des relations égalitaires entre les hommes et les femmes et entre les adultes et les enfants dans les écoles et les centres de la petite enfance.» La chercheuse souligne que les mauvais traitements envers les enfants constituent des facteurs de risque de la violence conjugale.«Nous n’avons pas le droit de battre ou de toucher quelqu'un dans un rapport de pouvoir.Toute forme de violence, même entre nations, doit être dénoncée.» LE DEVOIR.LE MARDI 5 AOÛT 2 0 0 3 B 5 LES SPORTS JEUX PANAMÉRICAINS Mario Méthot termine sa saison de tir avec une frustrante 9e place Il a été le meilleur Canadien, puisque Cory Niefer a terminé un point derrière GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Saint-Domingue, Rép.dom.— Mario Méthot se complaît dans Tinfiniment petit et précis.Sa saison de tir terminée avec sa frustrante neuvième place aux Jeux panaméricains hier matin, il va pouvoir délaisser quelque peu son sport précis au dixième de millimètre pour retourner à ses minuscules molécules, compléter son doctorat en biologie moléculaire à l’université Laval, lui qui possède déjà des maîtrises en biologie physique et en sciences neurologiques, et se dirige vers l’enseignement (il a déjà été chargé de cours à l’Université du Québec à Trois-Rivières) et la recherche, spécialisé en ophtalmologie.Une chance d’ailleurs qu’il peut gagner sa vie honorablement, car il pourrait avoir à payer jusqu’à 3500 $ de sa poche pour représenter son pays à Saint-Domingue.Il a terminé au septième rang à égalité avec deux autres tireurs au Poligono de Sans Souci, mais a été dassé neuvième en vertu du règlement jugé injuste qui pénalise celui qui a obtenu le moins de points lors de la dernière série de dix tirs.Or, les huit premiers passaient à la finale.«Je suis surtout déçu de ma première série.J’étais stressé et j’ai obtenu seulement 94 points, c’est très bas», a confié le tireur, qui vient de Saint-Nicolas sur la Rive-Sud de Québec.Il s’est ressaisi avec quatre excellentes séries de 98, mais il a conclu avec une de 96 points, après avoir raté un tir qui ne lui a valu que huit points, pour un total de 582.Un dixième de millimètre «Ma détente s’est brisée hier et j’ai été dérangé le temps de retrouver ma bonne position», a expliqué Méthot, qui affirme pouvoir ressentir une différence d’un dixième de millimètre dans la position de sa détente! •Quand on est habitué à tirer d’une certaine façon, ça prend un certain temps pour retrouver la même sensation, a-t-il ajouté «fai été malchanceux aussi fai tiré plusieurs balles qui étaient tout juste à la limite du neuf et du dix points et qui m'auraient valu des 9,9 en finale» Pour obtenir une note de 10, ce que les meilleurs réussissent à répétition, il faut atteindre une cible d’un demi-millimètre! Et en finale, on calcule jusqu’au KL de point, de sorte qu’un tir absolument parfait vaut 10,9 points.Méthot racontait ses mésaventures, sourire aux lèvres, sans se plaindre ni chercher d’excuse.Même chose quand il a consulté les résultats et déclaré: «Si je ne me trompe pas, jusqu’au 17 rang, ce sont tous des professionnels, payés par l’Etat.» Des tireurs qui viennent des milieux militaires ou policiers.Alors que Méthot, lui, se compte chanceux d’avoir un modeste commanditaire, Bois Daaquam, une scierie dans Bellechasse, qui lui verse quelques milliers de dollars par année.Bronze à sa portée En fait, il se disait satisfait de sa journée, à l’exception de sa première série.«Je ne peux pas être vraiment déçu.Je me suis bien battu.J’ai été le meilleur Canadien [Cory Niefer, de la Saskatchewan, a terminé un point derrière] et j’ai battu un Américain.Mais le 94 me déçoit.» Mais il était aussi frustré, conscient que la médaille de bronze était à sa portée puisque le troisième en matinée, le Brésilien Fa-bio Coelho, avait 586 points, ce qui est le score moyen du Québécois.Méthot s’accordait même des chances de le rejoindre s’il avait pu accéder à la finale.Les deux meneurs, l’Argentin Angel Rosendo Velarte et l’Américain Bradley Wheeldon, étaient toutefois hors de portée avec 591 et 590 points chacun.Despatie et Heymans ont eu très peu de temps pour s’entraîner GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Saint-Domingue.Rép.dqm.— Alexandre Despatie et Émilie Heymans doivent revenir sur terre, ou plutôt replonger dans l’eau des Jeux panaméricains, trois semaines après leur conquête du championnat du monde à la tour de 10 mètres.Et tous deux sont conscients qu’ils ont eu très peu de temps pour se remettre de leurs émotions.Tous les athlètes vous diront qu’il est difficile d'atteindre le sommet de sa fonne deux fois en si peu de temps.Sans compter le risque d’un relâchement plus ou moins conscient après avoir atteint un si haut plateau et la pression d’être considéré numéro un.«C’est sûr qu 'il y a la fatigue, la saison a été longue et on a été souvent sur la route», constate Despa- tie, qui reconnaît qu'il n'a pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner à Montréal entre Barcelone et Saint-Domingue.«Physiquement, nous sommes capables.C'est mentalement que ça pourrait être plus difficile.•Il s’agit de garder le focus, de ne pas paniquer si on fait un mauvais plongeon.L'important est d'être le plus constant possible.«Moi, je ne plonge pas pour les médailles.Je suis content d’être à Saint-Domingue, il fiait beau et on plonge à l'extérieur», a conclu sereinement le plongeur de Laval, qui devra encore défendre ses trois championnats juniors au Brésil en septembre, pidsqu'il n'a que 18 ans.Arrivés dimanche, les plongeurs canadiens, incluant Philippe Com-tpis, Christopher Kalec et Marie-Eve Marleau, de Laval également, se sont entraînés aujourd’hui.Heymans, qui vient de Greenfield Park, a admis qu’il a été un peu difficile de reprendre l'entraînement normalement après la conquête de son championnat et les émotions qui ont suivi.Elle est consciente du danger qui la guette, mais se croit bien préparée.«Chaque compétition est différente et si on est bien entraînée, il n 'y a pas de problème.» Lit jeune femme de 21 ans est aussi consciente des attentes.«On s'attend à beaucoup de nous maintenant, il faut être capable de vivre avec ça.» La compétition sera évidemment moins forte qu’aux championnats du monde de Barcelone.Mais Despatie va retrouver le Mexicain Fernando Platas, absent de la finale à Barcelone, mais deuxième aux Jeux olympiques de Sydney.Quant à Heymans.elle aura la compétition des Américaines, notamment Laura Wilkerson, et des Mexicaines.*f.a ne sera pas une compétition fiacik», assure-t-elle.Les deux sont aussi inscrits à la compétition au tremplin de trois mètres et aux épreuves de plongeon synchronisé.Marleau est qualifiée à la tour et accompagnera Heymans en synchro sur trois et 10 mètres; Kalec ira aussi à la tour, en simple et en synchro avec Despaties; et Comtois accompagnera ce dernier en synchro au tremplin de trois mètres.la's compétitions de plongeon seront disputées de demain à dimanche.Blythe Hartley (trois et 10 mètres) et Arturo Miranda (trois mètres), tous deux d’Edmonton, sont les autres Canadiens inscrits.La tireuse canadienne Cynthia Meyer remporte l’argent ASSOCIATED PRESS PRESSE CANADIENNE Saint-Domingue, Rép.dom.— La tireuse Cynthia Meyer de Bowen Island, en Colombie-Britannique, a remporté la quatrième médaille du Canada aux Jeux panaméricains, hier, après avoir enlevé l’argent à la fosse olympique.L’Américaine Collyn Loper a obtenu la médaille d’or avec 87 points, suivie de Meyer (84) et de la Brésilienne Janice Teixeira (82).Susan Nattrass, d’Edmonton, s’est classée quatrième avec 79 points.En fin d’après-midi hier, le Canada comptait trois médailles d’argent et une de bronze.L’Argentine, pendant ce temps, a décroché sa première médaille d’or des jeux, triomphe acquis à la carabine à ajr comprimé de 10 mètres.Les Etats-Unis ont ajouté une autre médaille d’or et une d’argent et ils continuent à dominer le classement Le Canada est demeuré invaincu (2-0) en hockey sur gazon masculin grâce à une victoire de 3-1 T»T H au ____Agadir MAROC Dorint PAlAtS DES ROSES X-ctekil V»WI royal air rnaroc Toujours plus loin ?-,- iMiriiT iiKWüiii.'Wi* yyif) aaaaaaaaaKinanlaUHMÉiilÉiilÉaaMUMiiÉiÉMHaHM CE VOYAGE POUR 2 COMPREND : Billets d'avion aller/retour, les transferts et 6 nuits à l'hôtel.LE DEVOIR Retournez à : Concours Agadir, 2050, rue de Bleury.9 Otage, Montréal {Québec! H3A 3S1 le îrage an leu le U août 2003 i 15l! Fa^-nojs ptrvenr les ouiora Oe partiopettïi ivsit le 13eo0t2003t17h30 le omurs s aftisse au personnes de 18 ans et pte Un æU co
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