Le devoir, 13 août 2003, Page(s) complémentaire(s)
FORMULE 1 La loi, c’est la loi, tranche Jean Chrétien Page A 3 H ?w w w .1 e d e y o r .c o m ?EMPLOI Grave pénurie de pharmaciens au Québec Page A 3 LE DEVOIR Programmation du FFM Menu gargantuesque mais peu de grosses pointures ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Les nombreux déboires du FFM, dans la tourmente depuis qu’un recul de ses dates a entraîné sa désaffiliation de la Fédération des associations internationales des producteurs de films, ne l’empêcheront pas de présenter un menu gargantuesque à son public.Pour sa 27' édition, qui roulera à Montréal du 27 août au 7 septembre, 439 films, tous formats confondus (sans compter une vingtaine à la belle étoile), en provenance de 68 pays, sont au programme.L’énorme quantité est au poste.Quant à la qualité.Serge Losique nie que ceüe des œuvres que son équipe a visionnées (2250 films) ait souffert de toute cette controverse.La 27' édition sera plus surnourrie que jamais.Cela dit, peu de grosses pointures s’annoncent à son programme cinéma.«On vous a livré le monde.J’espère que vous serez de bons ambassadeurs.C’est un festival qui respecte le public, les cinéphiles et la profession», a lancé le président du FFM.Serge Losique s’est senti particulièrement écorché par les médias cette année et semble les inviter à calmer le jeu.Comme l’an dernier, un seul film québécois atterrira en compétition officielle.D s’agit de Gaz Bar Blues, de Louis Bélanger, qui fera, comme il avait déjà été annoncé, l’ouverture de cette édition.Il était devenu d’usage que deux ou trois de nos films maison concourent pour le Grand Prix des Amériques.Hier, lors de la traditionnelle conférence de presse (qui avait été précédée d’une prérencontre au début d’août), était dévoilée toute la programmation de ce festival.En compétition, on retrouve à peine 19 longs métrages cette année, mais des œuvres de dernière heure pourraient se greffer à la liste.Beaucoup d’illustres inconnus sont en lice.Difficile de s’attendre à un grand cru.Commençons par les noms qui parlent Outre Gaz Bar Blues de Louis Bélanger, cinéaste que les Québécois ont surtout connu à travers son intéressant Post Mortem, on verra aussi La Colère des dieux du grand réalisateur burkinabé Idrissa Ouedraogo, fable sur l’amour et le pouvoir dans l’Afrique du XIX' siècle.De France nous parvient Le Cœur des Serge Losique VOIR PAGE A 8: FFM m ' Kyoto: Ottawa fait un petit pas Chrétien rend public un plan de réduction des gaz à effet de serre à saveur incitative HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement fédéral a enfin annoncé hier comment il utiliserait plus de la moitié des 1,7 milliard de dollars prévus dans le dernier budget pour réduire les gaz à effet de serre, en conformité avec le protocole de Kyoto.Cette somme colossale ne permettra de réduire que de 20 mégatonnes les émissions, soit moins de 10 % du total à atteindre en vertu des obligations internationales du Canada, mais une grande partie des autres réductions devra être accomplie par les industries lourdes, sans qu’il n’en coûte un sou à l’Etat.La mesure la plus accessible Jean Chrétien pour la population concernera sans contredit les rénovations domiciliaires.Le plan prévoit une somme de 73,4 millions sur trois ans pour financer en partie les améliorations apportées à une maison en vue de réduire sa consommation d’énergie.Les citoyens désireux d’entreprendre la démarche doivent d’abord faire faire une évaluation de l’efficacité énergétique de leur maison.Cette évaluation, qu’on obtient par l’entremise du programme EnerGuide, coûte 150 $ et dure environ deux heures et demie.L’inspecteur vérifie où se produisent les pertes de chaleur (mauvaise étanchéité du toit ou des fenêtres, isolation insuffisante, etc.) et recommande ensuite une série de travaux Le consommateur a le choix de faire faire (ou non) les travaux qu’il désire.Bien que les économies sur la facture d’électricité JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ottawa fixe comme objectif que chaque citoyen réduise de 20 % (une tonne) ses émissions de gaz à effet de serre.On suggère d’acheter des automobiles moins énergivores, de mieux isoler sa maison ou d’utiliser moins souvent les appareils électroménagers.Le gouvernement lancera une vaste campagne de publicité au coût de 45 millions.VOIR PAGE A 8: GAZ K Lire aussi l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon en page A 6: Un plan bien timide ÉCONOMIE L’enquête sur le suicide du Dr David Kelly Conflit israélo-palestinien Des taux bas, et pour longtemps, prévient la Fed La BBC marque des points contre Tony Blair La Réserve fédérale (Fed) américaine promet de maintenir longtemps ses taux à un bas niveau, s’efforçant d’envoyer un message clair aux investisseurs et de dégager l’horizon à long terme.Conformément aux prévisions des analystes, le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a laissé inchangé à 1 % son taux directeur au jour le jour (Fed funds), qui est le principal instrument de sa politique monétaire.Rabaissé d’un quart de point le 25 juin dernier, le taux est désormais au plus bas depuis juillet 1958.Et il va falloir s’habituer à ce niveau quasi record, car la Fed a clairement signifié qu’elle n’était pas prête à relever le loyer de l’argent avant un bon moment Le risque de voir l’inflation tomber à un niveau trop bas pourrait être en effet «la préoccupation prédominante dans un avenir prévisible», et «dans ces circonstances, le comité pense que la politique monétaire accommodante peut être maintenue pour une période considérable», a souligné la Fed.Un tel engagement dans le temps est très inhabituel de la part de la Réserve fédérale, qui s’efforce toujours de ménager la chèvre et le chou avec des formules alambiquées.Alan Greenspan, président de la Fed ¦ Lire nos informations en page B 1 INDEX Actualités ™ .A 2 Éditorial .A6 Annonces .B4 Idées .A7 Avis publics .B5 Météo B5 Carrières .A4 Monde .A5 Culture .B8 Mots croisés .B5 Décès .B4 Sports.B6 Économie.B1 Télévision .B7 CHRISTOPHE BOLTANSKI LIBÉRATION Londres — Un journaliste déteste dévoiler ses sources et plus encore montrer ses notes.Devant Lord Hutton, le juge chargé d’établir les causes du suicide du Dr David Kelly, Andrew Gilligan s’est néanmoins prêté hier, contraint et forcé, à l’exercice.Pendant près de trois heures, soumis à un interrogatoire rigoureux, le reporter de la BBC a dû fournir des détails qui habituellement ne sortent jamais des salles de rédaction.Etait-il ou non en droit d’affirmer, le 29 mai sur les ondes de Radio 4 au Today Program, que Downing Street avait «gonflé» la menace irakienne dans son dossier publié en septembre?Si David Kelly, l’expert en armes chimiques et biologiques, était bien le «haut responsable» cité dans son reportage, ses propos tenus sous le couvert de l’anonymat ont-ils été reproduits fidèlement?Autant de questions soulevées par le magistrat.Dans l’enceinte de la Cour royale de justice, le journaliste, pour se défendre, a dû produire son carnet électronique.Ses notes prises en abrégé après sa rencontre avec le scientifique dans un hôtel du centre de Londres, le 22 mai, confirment sa version des faits.Selon le Dr Kelly, la plupart des responsables des services de renseignement étaient mécontents du dossier gouvernemental.Ils contestaient moins le contenu que sa présentation.«L’exemple classique, c’étaient les 45 minutes», dit David Kelly dans le verbatim présenté hier.Le rapport prétendait que Saddam pouvait lancer ses armes de destruction massive en trois quarts d’heure.«La plupart des autres éléments du dossier étaient corroborés.Celui-ci ne reposait que sur une source VOIR PAGE A 8: KELLY I * - > «.STEPHEN HIRD REUTERS Le journaliste Andrew Gilligan, au cœur de la polémique en Grande-Bretagne sur les armes de destruction massive, a témoigné hier à l’enquête gouvernementale sur les causes du suicide de David Kelly.Les notes du journaliste, rendues publiques hier, confirment sa version des faits.La trêve mise à mal par deux attentats suicide AGENCE FRANCE-PRESSE Rosh Ha-Ain — Deux Israéliens ont été tués et au moins 12 blessés hier dans deux attentats suid-de, l’un en Israël et l’autre en Cisjordanie, les plus importants depuis la proclamation fin juin d’une trêve par des groupes palestiniens.Les attaques ont également coûté la vie aux deux kamikazes.L’attentat dans la localité de Rosh Ha-Aïh, au nord-est de Tel-Aviv, a été revendiqué par les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, un groupe lié au Fatah de Yasser Arafat, et celui de la colonie juive d’Ariel en Cisjordanie par le Hamas.Israël et l’Autorité palestinienne se sont immédiatement rejeté la responsabilité de cette rupture de la trêve, décrétée unilatéralement fin juin pour trois mois par des groupes armés, dont le Hamas et les Brigades d’al-Aqsa.Washington a appelé l'Autorité palestinienne à agir contre le «terrorisme».Mais le secrétaire d’Etat Colin Powell a assuré que la violence n’arrêterait pas les Etats-Unis dans leur travail pour obtenir un accord de paix Vers 9h, un kamikaze a actionné sa ceinture explosive à l’entrée d’un centre commercial de Rosh Ha-Aïh, tuant un Israélien et en blessant dix autres.Quarante minutes plus tard, un kamikaze a tué un colon israélien et blessé deux autres dans l’explosion de sa voiture piégée en contrebas de la colonie d’Ariel, où les victimes faisaient de l’auto-stop.Ces décès portent à 3398 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'intifada fin septembre 2000, dont 2560 Palestiniens et 777 Israéliens.Les deux kamikazes, Khamis Ghazi Fayçal Jer-wan, 17 ans, et Islam Youssef Ekteichat, 18 ans, étaient originaires du camp de réfugiés d'Askar, en Cisjordanie, visé vendredi par un raid de l’armée VOIR PAGE A 8: ATTENTATS » * * t A 8 LE DEVOIR.LE MERCREDI 13 AOÛT 2003 LE DEVOIR ACTUALITES KELLY SUITE DE LA PAGE 1 unique.» Et d’ajouter «Ce n'est pas que cette information était fausse, mais elle n’était pas fiable et avait été incluse dans le dossier contre notre volonté.» Lorsque Andrew Gilligan lui a demandé qui était responsable de cette transformation, «la réponse tenait en un nom: Campbell», le directeur de la communication de Downing Street Le scientifique ne doutait pas de l’existence d’un arsenal de mort irakien, • mais il estimait qu’il était «petit» et «n’aurait pas pu tuer beaucoup de gens».Ce n’étaient pas «des armes de destruction massive au sens propre».À la barre, le journaliste a décrit un homme «plutôt ouvert», «désireux d’aider», un peu comme «un professeur qui voulait faire partager son savoir».Après cet entretien, Andrew Gilligan a appelé deux «hauts responsables au sein du gouvernement» * qui, sans les confirmer, n’ont pas démenti ses informations.À l’issue de ces deux premiers jours d’audition, la BBC vient indubitablement de marquer des points dans le conflit qui l’oppose à Tony Blair.La veille, David Kelly avait été décrit par d’anciens collègues comme le principal expert britannique en la matière.Une sommité consultée par le MI6 et la CIA, et qui fut étroitement associé à l’élaboration du dossier sur l’arsenal irakien.Un désaveu pour le gouvernement, qui depuis le début tente de présenter le scientifique comme un obscur technicien, voire un mythomane.Toujours lundi, Martin Howard, chef adjoint du service des renseignements au ministère de la Défense, a confirmé que les doutes de David Kelly étaient partagés par deux de ses principaux collaborateurs.Mais la BBC a dû cependant reconnaître à son tour certaines critiques.Dans une note rendue publique hier, le rédacteur en chef du programme Today, Kevin Marsh, a ainsi reconnu que le reportage de son journaliste Andrew Gilligan souffrait «d’abus de langage».C’est, selon lui, «du bon journalisme d’investigation gâché par une présentation imparfaite».Sampson torturé en Arabie Saoudite Ottawa savait-il?Toronto (PC) — Un citoyen canadien qui a été détenu pendant 31 mois en Arabie Saoudite a répété plusieurs fois à des représentants canadiens qu’il était torturé en prison, selon des documents obtenus par le réseau anglais de la Société Radio-Canada.Les rapports selon lesquels William Sampson, qui a été libéré vendredi dernier, faisait l’objet de tortures étaient considérés par le gouvernement canadien uniquement comme des allégations.Ottawa disait avoir reçu l’assurance des autorités saoudiennes que le prisonnier canadien était traité selon le droit international.Le ministre canadien des Affaires étrangères.Bill Graham, a déclaré aussi récemment que vendredi dernier que les conditions de détention de M.Sampson n’étaient pas connues du gouvernement canadien.Mais les documents obtenus par la CBC soulignent qu’à au moins trois reprises Sampson a avisé un représentant canadien qui lui rendait visite en prison qu’il était torturé par ses geôliers.M.Sampson «dit qu’il a été torturé au cours des 10 derniers mois», peut-on lire dans un rapport rédigé par le diplomate canadien Jean Gobeil, qui a rencontré M.Sampson le 16 octobre 2001.(514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .corn LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, .Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Uagenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans fiais) i Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) (514) 525-1149 info@lememoriel.com Au téléphone Par courriel Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans fiais) Ia Devoir peut, h roccusion.mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'onianisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Detntir est publié du hindi au samedi par Le IVvoir Inc.dont le siège social est situé au 2060, rue De Bleury.9 étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.VI #fP im % V Vi ¦VS .m !«& fhv REUTERS Deux kamikazes de 17 ans ont fait exploser leur bombe à moins d’une heure d’intervalle, le premier contre un centre commercial près de Tel-Aviv et le second (notre photo) à un arrêt de bus près d’une colonie juive de Cisjordanie.ATTENTATS SUITE DE LA PAGE 1 israélienne qui a coûté la vie à quatre Palestiniens dont deux membres du Hamas, selon leurs familles.La police israélienne a arrêté un Palestinien qui est le chauffeur présumé de l’auteur de l’attentat de Rosh Ha-Am.Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a averti que son pays ne pourrait avancer dans le processus de paix sans un «arrêt total du terrorisme» et a accusé l’Autorité palestinienne «de ne rien faire pour démanteler les organisations terroristes».Israël ne devrait pas riposter militairement à ces deux attentats mais opter pour la retenue pour donner une chance à la poursuite du processus de paix, a indiqué en soirée la télévision publique, citant des responsables politiques.Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a quant à lui imputé à Israël la responsabilité d’une éventuelle rupture totale de la trêve.«La trêve est menacée d’implosion si Israël poursuit ses agressions contre les Palestiniens», a-t-il déclaré à Doha, où il est en visite.M.Abbas a indiqué qu’il rencontrerait aujourd’hui à Amman l’émissaire américain pour le Proche-Orient Williams Burns, qui a rencontré hier des responsables palestiniens et israéliens, dont M.Sharon.Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, et une branche locale des Brigades des martyrs d’al-Aqsa ont accusé dans leurs revendications Israël d’avoir «violé» la trêve.«Cette opération est une réponse aux violations des sionistes de la trêve et vise à venger l’assassinat de nos membres à Naplouse» vendredi, indique la branche armée du Hamas dans un communiqué.Elle souligne néanmoins qu’elle «reste liée à la décision de la direction du Hamas de suspendre les opérations» pour trois mois, ce qui revient à présenter l’attaque comme une riposte ponctuelle et non une rupture de la trêve.«Cette opération martyre est une réponse aux attaques de l’armée israélienne qui ne respecte pas la trêve», a déclaré à l’AFP un interlocuteur anonyme se réclamant de la branche à Naplouse des Brigades d’al-^qsa.L’Egypte, la Grande-Bretagne et la France ont condamné avec vigueur les attentats suicide, alors que le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a demandé aux parties de faire preuve de retenue.Ottawa prolonge d’une semaine le programme d’aide aux éleveurs bovins PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement fédéral a décidé de prolonger d’une semaine le programme d’aide aux éleveurs bovins frappés par la crise de la vache folle, pour un coût de 36 millions supplémentaires.Le ministre fédéral de l’Agriculture, Lyle Vanclief, a annoncé hier que l’aide sera allouée pour tout bovin abattu d’ici le 31 août Cette somme viendra s’ajouter aux 460 millions de dollars de l’aide fédérale et provinciale réservée à l’industrie bovine, sinistrée depuis qu’un seul et unique cas de vache folle a été détecté en juin en Alberta.Le ministère de l’Agriculture a par ailleurs déclaré être en mesure d’effectuer des paiements anticipés par l’entremise du Cadre stratégique pour l'agriculture.Ces sommes, que les agriculteurs pourront toucher d’ici octobre, couvriront la période de transition avant que n’entre en action le nouveau programme de stabilisation dans le secteur de l’agriculture.Le montant des paiements n’est pas connu pour le moment La ministre de l’Agriculture du Manitoba, Rosann Wowchuk, a accusé Ottawa de jouer la division et déploré que les fonds d’aide ne puissent pas être répartis entre toutes les provinces.«M.Vanclief a décidé de diviser pour mieux régner, au lieu d’aider [le pays] à jouer un rôle de leadership», a-t-elle déclaré.Pour le moment, seules les provinces de Colombie-Britannique, de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador ont signé un accord avec Ottawa pour recevoir cette aide.Les autres provinces ont conclu un accord de principe mais veulent en savoir plus sur l’application du programme d’aide, qui pour le moment «punirait les producteurs», selon la ministre Wowchick.M.VanClief a par ailleurs expliqué que les négociations se poursuivaient toujours avec les responsables américains pour aboutir à la réouverture totale de la frontière américaine au bœuf canadien, après la réouverture partielle décidée la semaine dernière par Washington.GAZ SUITE DE LA PAGE 1 soient généralement suffisantes pour inciter le consommateur à faire les travaux, le nouveau programme fédéral financera environ le tiers des dépenses de rénovation, pour un total moyen de 1000 $ par maison.Le consommateur devra faire appel une deuxième fois à l’inspecteur, cette fois payé par le gouvernement fédéral, qui évaluera dans quelle mesure les travaux ont amélioré l’efficacité énergétique de la demeure.Sur la base de cette évaluation, Ottawa offrira le remboursement Le fonds ne permettra de financer qu’environ 75 000 foyers en trois ans.Le programme sera donc offert selon la formule bien connue: «premier arrivé, premier servi».Ceux ayant déjà fait faire une inspection d’EnerGuide cette année et commencé les travaux pourront se qualifier même si le programme n’est pas encore en vigueur.Celui-ci sera officiellement annoncé cet automne.Ottawa fixe comme objectif que chaque citoyen réduise de 20 % (une tonne) ses émissions de gaz à effet de serre.On suggère d’acheter des automobiles moins énergivores (remiser les véhicules utilitaires, par exemple) ou d’utiliser moins souvent les appareils électroménagers.Le gouvernement lancera une vaste campagne de publicité au coût de 45 millions.Essence verte?Une autre portion importante du milliard annoncé hier concerne l’éthanol, ce produit mélangé à l’essence pour la rendre moins polluante.Le gouvernement veut en favoriser la production et la consommation en mettant sur pied un fonds de 100 millions de dollars.Le groupe Greenpeace émet toutefois d’importantes réserves à l’égard de ce projet.Bien que moins polluant lors de sa combustion, l’éthanol est très polluant à fabriquer.Selon Steven Guilbault, on brûlerait environ un litre de pétrole pour fabriquer un litre d’éthanol à partir de céréales, la forme la plus courante, sans compter les pesticides utilisés pour faire pousser le grain.«Ce n’est pas une très bonne nouvelle à cause du bilan énergétique de l’éthanol», a commenté M.Guilbault.«L’éthanol de grain est une fausse solution.Qu'on le subventionne à ce point est une aberration totale.» De manière générale, toutefois, M.Guilbault se dit «assez satisfait» du plan annoncé hier.«Le volet sensibilisation, c’est la clé du plan.» L’éthanol fabriqué à partir de résidus de bois ou de foin inutilisé (cellulose) serait beaucoup plus propre, notamment parce que la transformation de la matière est assurée par une enzyme et que les résidus du procédé de production sont utilisés pour produire l’énergie faisant fonctionner l’usine.Il se crée parfois même des surplus qui sont revendus aux compagnies d’électricité! Le hic, c’est que la technologie n’est pas encore tout à fait au point, et il reste à voir si le fonds annoncé hier pourra être utilisé par les entreprises qui en sont au stade du développement de la technologie.C’est le cas de IOGEN, une entreprise d’Ottawa comptant sur 150 employés.«Nous sommes très encouragés par l’annonce d’aujourd’hui», lance la porte-parole, Tania Glithero.Rus tôt cette semaine, Mme Glithero avait indiqué au Devoir que l’entreprise «aura besoin de l’aide du gouvernement, sinon, nous n’aurons d’autre choix que d’aller ailleurs», dans certains pays européens qui financent la recherche dans le domaine.La menace est-elle levée?«Il ne faut pas crier victoire trop vite.Nous devons négocier avec le gouvernement.U n’y a rien de coulé dans le béton encore.» Les industries lourdes payeront On le savait, les industries lourdes devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 55 mégatonnes (MT) par leurs propres moyens.Le gouvernement n’a pas annoncé hier ce que seraient les pénalités encourues advenant le non-respect de ces obligations, mais elles seront salées, a-t-on signifié.«Elles seront conçues de.manière à ce qu’il soit nettement avantageux de respecter les obligations fixées», a expliqué un haut fonctionnaire.Le cadre législatif devant préciser ces obligations devrait être connu vers la fin de l’année prochaine.Le Canada s’est engagé à réduire de 240 mégatonnes ses émissions d’ici 2008-2012.Une première phase de réduction est déjà en cours et vise 80 MT Le Canada tente également d’obtenir sur la scène internationale une réduction de 70 MT de son fardeau pouf ses exportations d’énergie dite «propre» vers les Etats-Unis, qui ne participent pas au protocole de Kyoto.Jusqu’à présent, la communauté internationale a refusé, mais le Canada n’a pas abandonné la bataille.Des 90 MT restantes, il faut encore retrancher la part des industries lourdes.Reste donc vraiment 35 MT pour lesquelles le gouvernement disposait de 1,7 milliard.L’annonce d’hier couvre 20 MT et utilise un milliard.Le reste suivra plus tard, au rythme où les ministres responsables du dossier réussiront à s’entendre, a indiqué une source au ministère des Ressources naturelles.Le chef de l’opposition officielle, Stephen Harper, n’a pas mâché ses mots à propos du plan présenté hier.«Cest le début du plus grand trou noir de gaspillage de l’histoire du Canada».Pas de TGV Chose certaine, le plan annoncé hier ne contient rien pour une forme de lien ferroviaire à haute vitesse dans le corridor Québec-Windsor.Si jamais cela devait être financé par Ottawa, ce serait plutôt par l’entremise d’un programme d’infrastructure, a expliqué le fonctionnaire.Enfin, quelque 300 millions (sur trois ans) sont réservés pour parvenir à des ententes avec les provinces désireuses d’agir dans des sphères spécifiques.C’est la faiblesse de cette somme qui fait bondir Bernard Bigras, porte-parole du Bloc québécois pour l’environnement «Cest un plan conforme à l’héritage politique de Jean Chrétien, lance-t-il.C’est un plan très centralisateur qui n’est pas conforme aux ef forts faits par les provinces dans le passé.» Selon lui, une plus grande proportion des sommes offertes hier aurait dû être affectée à des sphères d’action générale, laissant aux provinces la marge de manœuvre nécessaire pour déterminer avec plus de précision les programmes à mettre en place.FFM SUITE DE LA PAGE 1 hommes, de Marc Esposito, avec Gérard Darmon.Du Japon, un film de Yoshimitsu Morito, Comme Asura, une chronique de famille.Pour la première fois, une œuvre sri-lankaise atterrit dans la course: Soleil d’août, de Prasanna Vi-thanage.L'Italie est représentée avec deux films: Le Siège de l’âme, de Riccardo Milani, une histoire de solidarité et de luttes syndicales, ainsi que Les Intermittences du cœur, de Fabio Carpi, l’histoire d’un vieux cinéaste adaptant à l’écran la vie de Proust et revoyant la sienne en filigrane.Deux films de la Serbie et du Montenegro, Le Professionnel de Dusan Kovacevic, une histoire d’espionnage, et Le Cordon, œuvre de dénonciation politique signée Goran Mar-kovic.D’Espagne.nous arrive Planta 4a d’Antonio Mercero, et des Etats-Unis, The Gun de Vladimir Alenikov.La Turquie est représentée, ainsi que l’Inde, la Roumanie, l'Argentine, la Chine, la Macédoine, le Royaume-Uni.l’Allemagne et la Pologne en coproduction, mais sans qu’on ait toujours déjà entendu parler de ces cinéastes.À la direction du festival, on précisait hier qu’il fallait se méfier de la quête de «noms», qu’Almodôvar ne représentait rien à l’heure où son premier film avait été présenté au FFM, que l'inconnu d’aujourd'hui est peut-être la sommité de demain.Soit, mais la crédibilité d’un festival se bâtit beaucoup autour d’un certain nombre de valeurs sûres.«Voyez les films, rétorque Serge Losique.Et vous en jugerez par vous-mêmes.» Hors concours, on retrouve peu de longs métrages déjà présentés à Cannes, mais Elephant, de l’Américain Gus van Sant, y est (la Palme d’or, tout de même), ainsi qu'À cinq heures de l'après-midi, de Samira Makhmalbaf, et Les Triplettes df Belleville, l’animation du Français Sylvain ChomeL A surveiller Un film parié du vétéran portugais Manoel de Oliveira et 21 Grams du Mexicain Alejandro Gonzales Inar-ritu (réalisateur â’Amores Perros), qui tourne cette fois sous la bannière américaine.Cette année, des sections ont sauté et plusieurs films sont rangés sous la bannière des continents.Dans la catégorie Cinémas d’Europe, on surveillera entre autres des œuvres comme Les Marins perdus de Claire Devers, qui offre son dernier rôle à la défunte Marie Trintignant Ni pour, ni contre (bien au contraire) de Cédric Klapisch.Avoir aussi: Moi, César 10 ans de Richard Berry et La Maison du canal du Belge Alain Berliner.Côté Cinémas d’Amérique latine, quelques titres: Impossible de l’Argentin Christian Pauls, Le Voyage à la mer de Guiflermon Casanova, une coproduction Uruguay-Argentine.Des Etats-Unis, à surveiller notamment: The Maldonado Miracle de Salma Hayek et Trois jours de pluie de Michael Meredith.D’Asie, Le Classique du Sud-Coréen Kwak Jae-yong et Mibu Gishi Den de Yojiro Takita.La section documentaire semble bien étoffée.Du Québec, Sexe de rue de Richard Boutet du Cambodge, S21, La Machine de mort khmère rouge de Rithy Panh.Aussi, Narvarande du Suédois JanTroell, Auto-Retratos du Brésilien Paulo Sacramento, La Magie de Fellini de Carmen Pkxini.Serge Losique et Danièle Cauchard ont égratigné au passage hier les politiques insensées de Téléfilm Canada.Le bailleur de fonds fédéral exige que 20 % des films présentés dans les festivals internationaux canadiens soient nationaux.Depuis l’an dernier, il faut que la longueur totale des films mis bout à bout conserve cette proportion de 20 %, 80 %, Ce qui oblige les organisateurs à connaître la longueur exacte de chaque film et à établir d’absurdes calculs en conséquence.Serge Losique faisait remarquer que de tels règlements constituent une nouveauté au Canada et n’existent carrément pas ailleurs.Aberration, donc.«Nous sommes là pour appuyer des événements qui font la promotion des films canadiens, précise au téléphone Douglas Chow, de Téléfilm Canada.On voulait trouver la façon la plus équitable de calculer le contenu canadien en fonction de la longueur des films.On a toujours exigé d’avoir entre 20 et 25 % de films canadiens.C’est le mode de calcul qui a changé.» Chez Téléfilm, on précise que cette directive n’est pas coulée dans le béton et pourrait peut-être s’ajuster dans l’avenir.Voilà qui est à espérer.Serge Losique, toujours avare de commentaires, n’avait pas très envie de revenir sur le problème de dates qui l’oppose au Festival de Toronto.Pas de nouveaux commentaires non plus sur le dossier du cinéma Impérial, paralysé sur son chantier de rénovation.Les Premières matinales des films en compétition du FFM se feront au Parisien cette année et l’impérial sera, nous dit-on, remis à neuf pour l’édition de l’an prochain. LE DEVOIR.LE MER (RED 18 AOÛT 2003 BOURSE Nasdaq rend les armes en Allemagne Page B 3 i p ¦ * « HA5DAD MUSIQUE CLASSIQUE Les maquettes de la salle de TOSM sont exposées PageBS ECONOMI Le taux de la Réserve fédérale américaine reste à 1 % La Fed maintient le cap et promet de le garder longtemps Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine.UVRRY DOWNING REUTERS Le quart de la main-d’œuvre licencié Les vols d’Air Canada retardés faute de personnel Les hauts dirigeants sont dépêchés aux comptoirs d'enregistrement pour mettre la main à la pâte Réactions des Bourses Toronto fait la sourde oreille; Wall Street applaudit REUTERS Toronto — Si le parquet torontois a fait la sourde oreille au statu quo de la Réserve fédérale, Wall Street a applaudi au statu quo monétaire et au message voulant que l’environnement accommodant est appelé à perdurer au sud de la frontière.La Bourse de Toronto a mis fin hier à une séance calme avec une légère hausse grâce à quelques chasseurs d’aubaines et à une solide progression du secteur de la santé.L’indice composite S&P/TSX a pris 36,21 points, çoit 0,5 %, pour clôturer la séance à 7354,02.Aux Etats-Unis, l’indice Dow Jones des 30 grandes industrielles a fini en hausse de 92,71 points (1 %) à 9310,06 et le Standard & Poor’s 500 de 9,76 points (1 %) à 990,35.Sur le Nasdaq, l’indice compo-sés’est adjugé 25,50 points (1,5 %) à 1687,01.«Nous constatons un peu plus d’optimisme, mais le marasme estival dans lequel nous baignons a probablement un impact», a souligné Kate Wame, stratège à la firme Edward Jones, à propos du parquet torontois.«L’économie canadienne ne se porte pas aussi mal que ce à quoi les gens s'attendaient et la plupart des fadeurs négatifs sont en train de devenir positifs», a-t-elle poursuivi.Pas affecté Le principal indice du parquet torontois n’a pas été affecté par la décision de la Réserve fédérale améri-_ caine de laisser ses taux d’intérêt inchangés, à leur plus bas niveau en 45 ans.Le secteur de la finance s’est hissé de 0,7 % et celui de la santé a enregistré mie solide hausse de 2,9 %.En tout, huit des dix sous-indices du parquet torontois ont progressé hier.Les valeurs américaines ont, pour leur part, bien accueilli la décision de la Réserve fédérale de ne pas modifier ses taux directeurs hier, mais surtout son intention de laisser à leur plus bas niveau depuis 45 ans aussi longtemps qu’il le faudra pour alimenter les premiers signes de reprise.Bien que le comité de politique monétaire soit revenu sur le risque de la déflation, qu’il juge certes minime, mais qui néanmoins l’emporté sur celui d’un retour de l’inflation, les investisseurs ont surtout retenu la dernière phrase du communiqué: «Dans ces conditions, le comité pense qu’une politique accommodante peut être maintenue durant un temps considérable.» Comme le constate l’analyste Stephen Stanley, chez RBS Greenwich Capital, «le plus important pour moi, c’est la phrase de la fin, très claire, que la politique monétaire sera accommodante longtemps, vu le bas niveau de l’inflation.Cétait évident, mais la Fed a bien fait de le souligner.» Le marché obligataire a, de son côté, peu réagi à la décision de la Fed.Le rendement de l’obligation du Trésor à 10 ans baissait à 4,36 % contre 4,37 % lundi soir et celui de l’obligation du Trésor à 30 ans reculait à 5,29 % contre 5,3 % lundi.Assurances collectives Desjardins Sécurité financière confirme une tendance à la hausse CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Desjardins Sécurité financière présente des résultats pour le deuxième trimestre qui confirment une tendance à la hausse se poursuivant depuis au moins deux ans, particulièrement dans le domaine des ventes d’assurance collective et des rentes individuelles.L'augmentation des ventes fut de 51,8 %, comparativement à 52 % en 2002 et à 48 % en 2001.Pour ce trimestre, les ventes d’assurance collective ont cçû de 85,5 % par rapport au trimestre correspondant de l’an dernier, passant de 15,9 à 29,5 millions de dollars, et les primes ont augmenté de 12,6 % pour atteindre 331 millions.Cette croissance provient principalement du marché hors Québec dans les groupes de plus de 1000 adhérents.Desjardins a ainsi acquis la clientèle de sept grands groupes depuis le début de l’année, dont celui d’un fonds de 14 000 enseignants syndiqués de la région de Vancouver, ce qui génère des revenus de huit millions.En ce qui concerne les rentes individuelles, il y a eu une croissance de 40 % au deuxième trimestre, pour des ventes de 46,1 millions.Chez Desjardins, on explique que les consommateurs se tournent davantage vers des produits à capital garanti, de préférence à des fonds communs de placement composés surtout d’actions.En revanche, les ventes d’assurance individuelle se maintiennent à un niveau comparable à celui de l’an dernier.VOIR PAGE B 4: DESJARDINS ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Attendant toujours les signes d’une reprise économique digne de ce nom aux Etats-Unis, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu, hier, son taux directeur à son niveau le plus bas en 45 ans et averti qu’il y restera longtemps.Largement anticipée par les investisseurs, la décision de la banque centrale de laisser à 1 % son taux d’intérêt interbancaire au jour le jour a pris l’allure d’une vigoureuse mise en ganle à l’endroit des marchés contre un excès d'optimisme et la menace, tou-jours présente, de déflation.À sa dernière réunion du 25 juin, le Comité de politique monétaire de la Fed, présidé par Alan Greenspan, avait abaissé son taux directeur de 1,25 % à 1 %, soit son niveau le plus bas depuis juillet 1958.D avait ajouté qu’une autre baisse de 25 points de base était envisageable si l’économie américaine ne montrait toujours pas plus de signes de «croissance durable».«La preuve accumulée depuis la dernière réunion montre un raffermissement de l’investissement, quoique les indicateurs du marché du travail demeurent mitigés, a-t-il noté.[.] Dans ces conditions, le comité estime que la politique [monétaire] accommodante peut être maintenue pour une période considérable.» Tout alambiquée qu'elle paraisse, cette déclaration se révèle le message le plus clair envoyé depuis longtemps aux investisseurs, et tout particulièrement aux marchés obligataires, afin qu’ils ne surestiment pas trop la reprise économique en cours et qu’ils cessent de spéculer sur un éventuel resserrement de la politique de la Fed.«On assiste, depuis la mi-juin, à une forte hausse des taux d’intérêt sur le marché obligataire, explique Yvan Fontaine, premier vice-président Placement chez Addenda Capital.Les taux à 30 ans sont à 5,3 % alors que le taux à un jour de la Fed est à 1 %.Cest un écart énorme! Cela peut être extrêmement dommageable pour l’économie parce que ce sont les taux à long terme qui s’appliquent aux coûts de financement des entreprises ou des simples consommateurs lorsqu’ils achètent une maison.» Le mot tabou Se gardant toujours de prononcer le terrible mot «déflation», la Fed n’en a pas moins répété qu’elle se préoccupait, pour l’heure, beaucoup plus des risques d’une baisse de l’inflation que d’une hausse.Avec une inflation de base à 1,5 %, il est cependant à remarquer qu’une telle baisse de l’inflation, aussi appelée «désinflation», n’aurait pas long à faire avant de devenir une véritable «déflation».Véritable hantise des économistes depuis la crise de 1929, cette dernière se caractérise par une chute des prix et des salaires, entraînant une hausse du poids relatif de la dette et un effondrement de la consommation, tous les deux fatal s à la croissance économique.VOIR PAGE B 4: FED CHARLES GRANDMONT REUTERS Air Canada a dépêché hier ses hauts dirigeants aux comptoirs d’enregistrement dans les aéroports afin de réduire les longues attentes créées par les licenciements effectués en pleine haute saison estivale.Confronté à un cauchemar de relations publiques, le premier transporteur aérien au pays s’est excusé des vols retardés auprès de ses clients mécontents, affirmant n’avoir pas le choix de réduire son personnel afin d’éviter la faillite.Même le président et chef de la direction, Robert Milton, est venu encourager le personnel et les voyageurs en attente à l’aéroport de Dorval, à Montréal, a indiqué IsabeUe Arthur, porte-parole d’Air Canada.«Il a même guidé les passagers et accompagné un mineur jusqu’à l’embarquement», a dit la porte-parole.Air Canada a commencé le mois dernier à licencier 10 000 employés, soit le quart de sa main-d’œuvre, après avoir réduit sa capacité de près de 20 % pour atténuer les pertes qui s’accumulaient à raison de cinq millions de dollars par jour.Air Canada a toutefois retardé le licenciement d’une trentaine d’employés du service à la clientèle la semaine dernière en raison de la forte affluence estivale.Cette mesure n’a toutefois pas suffi car plus du quart de ses vols a été retardé durant la fin de semaine.La situation s’était améliorée hier, quoique des délais persistaient Les syndicats ont demandé à Air Canada de repousser les licenciements jusqu’en septembre, mais la compagnie a refusé, disant ne pas avoir les moyens de payer ses employés.«Comme c’est habituellement le cas, nous nous attendons à ce que le nombre de voyageurs aériens commence à diminuer dans trois semaines, soit après le long week-end de la fête du Travail», a indiqué dans un communiqué le vice-président à l’exploitation d’Air Canada, Rob Giguère.Trente minutes plus tôt Air Canada a demandé à ses passagers d’enregistrer leurs bagages 30 minutes plus tôt qu’à l’accoutumée pour réduire les retards.Les passagers du service express voient donc leur temps d’attente doubler à une heure, tandis que les passagers des vols internationaux doivent se présenter 2h30 avant l’heure de départ L’insatisfaction croissante de la clientèle survient alors qu’Air Canada cherche à éviter la faillite, après avoir obtenu la protection de la Cour contre ses créanciers le 1er avril dernier.Air Canada a accumulé des pertes de près de trois milliards depuis les attentats du 11 septembre 2001.L’achalandage a souffert depuis des craintes accrues sur la sécurité, du ralentissement économique mon-diaL de la guerre en Irak et de la récente épidémie de SRÀS en Asie, surtout à Toronto, sa plaque tournante canadienne.Les pertes d’Air Canada se sont accélérées au plus récent trimestre pour atteindre 566 millions, soit plus de 6 millions par jour.Le transporteur a réduit ses coûts de 11 %, mais cela n’a pas suffi à contrer une baisse des revenus demi fois plus rapide, alimentée en partie par une guerre de prix contre ses rivaux à rabais Westjet Airlines et Jetsgo.Microsoft est de nouveau la cible d’un virus Plus de 127000 réseaux informatiques ont été affectés MATTHIEU DEMEESTERE AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Un virus informatique baptisé Lov-san se répand largement depuis lundi à travers Internet et s’attaque aux ordinateurs fonctionnant sous différentes versions de Windows, le système d’exploitation vedette de Microsoft.Après les mises en garde répétées du groupe de Bill Gates, cible d’un message à l’humour incisif de l’expéditeur du virus, les principaux organismes de sécurité informatique des États-Unis prenaient le relais hier pour inviter les usagers de Windows à toutes les précautions.Selon Symantec, un leader sur le marché des antivirus, en moins de 24 heures Lovsan, également connu comme le Blaster Worm, avait plus que doublé son nombre de victimes aux États-Unis.Plus de 127 000 réseaux informatiques étaient affectés hier après-midi contre 57 000 lors d'un premier comptage peu après l’apparition du virus lundi, en fin d’après-midi.«Clairement, le virus est largement répandu», a indiqué Marty Lindner, responsable de la gestion des incidents au CERT Coordination Center.«Indépendamment de l’espace linguistique, anglophone, francophone ou germanophone», le spécialiste VOIR PAGE B 4: VIRUS i BASEBALL LES SPORTS La série CART doit trouver de nouvelles sources de financement PRESSE CANADIENNE Indianapolis — La série CART a essuyé des pertes de 43 millions $US au cours des six premiers mois de l’année.Les dirigeants ont répété que la série avait besoin de nouveaux capitaux pour compléter la saison 2004 et que toute projection au-delà de la saison 2004 était «éminemment spéculative».Dans un communiqué, la série CART indique qu’elle revoit son calendrier de l’an prochain et entrevoit des compressions pour 2004.La série présentera également de nouvelles stratégies de marketing et de vente dans le but d’augmenter les commandites corporatives de ses épreuves.On procède aussi à une révision des contrats de télévision au-delà de la relation avec CBS.CART dit avoir encaissé des pertes de 34,5 millions lors du deuxième trimestre, ou 2,34 $ par action de la société cotée en bourse, comparativement à 3,7 millions ou 25 cents par action pour la même période en 2002.Les revenus au cours de ce trimestre ont totalisé 14,4 millions, une diminution de 19,3 millions pour la même période en 2002.Au cours des six premiers mois de 2003, la série CART a encaissé des pertes de 43,5 millions, comparativement à de faibles pertes de 5,2 millions lors de la première moitié de 2002.Au total, les revenus ont atteint 20,6 millions, une baisse de 24,9 millions.Les revenus provenant de la télévision ont chuté tandis que les dépenses ont presque doublé depuis que la série CART fait la promotion de la moitié de ses épreuves.CART a eu recours à une banque d’affaires de New York afin de l'aider dans sa recherche de nouvelles sources de revenus.Des six courses présentées au second trimestre — la période prenant fin le 30 juin — trois d’entre elles étaient présentées par la série CART, entraînant des pertes nettes de plus de cinq millions.Molson commandite les trois épreuves disputées au Canada et elles connaissent beaucoup de succès.Expos 3, Rockies 6 Guerrero a fait tout , son possible RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Vladimir Guerrero ne peut tout faire seul.Même s’il a produit trois points, les Expos se sont inclinés 6-3 en 11 manches contre les Rockies du Colorado devant 7277 personnes, hier, pour retomber à .500 (6060).Guerrero a réussi un double d’un point et un circuit de deux points, pennettant aux Expos de combler des déficits de 1-0 et de 3-1.Mais par la suite, Orlando Cabrera a été incapable de produire le point gagnant après que Guerrero eut obtenu des buts sur balles intentionnels avec un coureur au deuxième but, à la huitième et à la 10'.Le frappeur suppléant Greg Norton a procuré la victoire aux Rockies en claquant un circuit de trois points contre Rocky Biddle (3-5), à la IL.11 y avait deux retraits et des coureurs en position de compter quand il a expédié l’offrande de Biddle près du poteau de démarcation au champ droit.Il s’agit de la quatrième défaite des Expos lors de leurs cinq matchs qui sont allés en prolongation depuis la pause du match des étoiles.Tomo Ohka et Chin-hui Tsao étaient les partants des deux équipes.C’était la première fois que des lanceurs originaires du Japon et de Taiwan s’affrontaient dans un match des ligues majeures.Ohka, qui a obtenu 13 retraits de suite de la première à la sixième, n’a accordé que trois points et cinq coups sûrs en sept manches tandis que Tsao, 22 ans, qui effectuait son quatrième départ dans les ligues majeures, a alloué trois points et cinq coups sûrs en cinq ches et un tiers, ses trois premiers départs, sept des huit points cédés par Tsao avaient été inscrits à la première.Il a résisté à une menace des Expos à la manche initiale quand Guerrero a frappé dans un double-jeu avec deux coureurs sur les buts.Guerrero s’est repris à la quatrième en claquant un double d’un point, mais les Expos ont ensuite raté une bonne occasion de prendre l’avance contre Tsao.D a atteint le troisième but après le retrait d’Orlando Cabrera au champ intérieur, mais Tsao a retiré Brad Wilkerson et Wil Cordero au bâton pour mettre fin à la manche.Les Rockies ont pris l’avance 3-1 à la sixième à l’aide de trois coups sûrs contre Ohka, un double de Ronnie Belliard et des simples d’un point de Preston Wilson et Jay Payton.Guerrero a ensuite claqué un circuit de deux points contre Tsao, son 15' de la saison, son 224' en carrière, un de moins que le record d’équipe d’André Dawson.Jeux olympiques 2004 YIORGOS KARAHAL1S REUTERS Le compte à rebours commence Athènes est au-dessus de toute critique, selon le ministre «olympique» PRESSE CANADIENNE REUTERS Athènes — A un an des Jeux olympiques d’été 2004, l’optimisme des organisateurs des JO d’Athènes est refroidi par un article qui met en cause la tenue de l’événement dans son propre berceau.Les responsables du CIO et des Jeux ont assuré que le pire était derrière, mais un journal grec a mis en garde contre le risque d’«humiliation» générale pour le pays si des changements radicaux n’étaient pas opérés.La présidente du Comité olympique grec, Gianna Angelopoulos, a déclaré à Reuters que la Grèce — le plus petit pays à accueillir les Jeux depuis la Finlande en 1952 — avait réalisé le «miracle» d’être dans les temps.«Je ne connais pas un seul organisateur au monde qui pourrait dire à un an de l’événement “je suis détendu".Mais je ne suis pas inquiète», a-t-elle dit Le journal Kathimerini, très respecté, a estimé dans un éditorial que les gaffes lors des épreuves tests la semaine dernière devraient faire «sonner les alarmes et mobiliser Athènes 2004».Lors de l’épreuve d’aviron, les Britanniques et les Américains avaient coulé en raison des vents trop violents.Les Allemands avaient déclaré forfait pour «intoxication alimentaire».«Athènes 2004 doit rapidement prendre en main les problèmes d’organisation qui menacent de torpiller les Jeux de l’année prochaine et d’humilier ce pays», a ajouté Kathimerini.Chiens errants et prostituées Mais le président du Comité international olympique, Jacques Rogge, se montre confiant: «Nous sommes satisfaits de la cadence désormais.A moins d’un imprévu, tout sera prit s’ils continuent à ce rythme.» Athènes a obtenu l’organisation des JO le 5 septembre 1997 après ses échecs pour les accueillir en 1996 — pour le centenaire des Jeux modernes — et en 2000.Le chemin depuis a été tortueux.Chiens errants, prostituées, trésors archéologiques trouvés sur les futurs sites olympiques, retard de constructions, menaces sur la sécurité après le 11 septembre et luttes pour le pouvoir ont été au programme.Les chiens errants seront soignés contre les maladies avant d’être relâchés.Les filles de joie ont annulé une grève après avoir cru un temps que les maisons closes seraient fermées pendant les Jeux Un programme de constructions urbaines mas- sives et de construction de sites olympiques a été lancé pour qu’Athènes ressemble à temps à une capitale européenne moderne.Une fois ces problèmes surmontés, les Jeux pourront retrouver leur berceau une seconde fois depuis leur renaissance en 1896, après avoir été interdits pour paganisme par Théodose I" en 393 après J.-C.Les Jeux, nés en 776 avant J.-C.pour honorer Zeus, ne se déroulaient que sur cinq jours.En 1896, seuls 231 hommes avaient participé aux premiers JO de l’ère moderne.En 2004, plus de 10 000 athlètes venus de 201 pays seront accueillis.Pour les orgamsateurs, le défi n’est plus le même.La confiance règne «Personne n’a le droit d’avoir des réserves» sur l’état de préparation d’Athènes pour l’accueil des Jeux olympiques de 2004, a estimé, quant à lui, le ministre grec de la Culture chargée des JO, Evangélos Véni-zélos, dans un message, un an avant l’inauguration.«Un an avant le début des jeux, la Grèce se sent sûre, et je crois fière pour le travail livré pour la préparation olympique», affirme le ministre dans ce message, rendu public hier, à la veille du 13 août, jour où les Jeux seront inaugurés l’année prochaine.«Nous avons passé beaucoup de temps [.] en essayant de dépasser des critiques stériles et des réserves.Maintenant, tous voient de leurs yeux que les ouvrages olympiques sont en voie d’achèvement Personne n’a le droit d'avoir des réserves sur le résultat de la préparation», ajoute-t-il.Il souligne que l’effort du gouvernement et des organisateurs se concentre désormais sur l’organisation pour le bon déroulement des Jeux, sur X «accueil des athlètes, accompagnateurs et visiteurs», et sur «la promotion de l’image d’une Grèce moderne et compétitive, et pas seulement d’une Grèce de l’histoire et de la culture».«Dans ce grand défi, nous devons tous être mobilisés», ajoute le ministre.De son côté, la mairesse d’Athènes, Dora Bakoyan-nis, a affirmé que la réussite des Jeux de 2004 montrera que «les pays riches et puissants ne sont pas les seuls à pouvoir mener à bien l'organisation des jeux Olympiques et que de petits pays peuvent [aussi] le faire».Mme Bakoyannis a lancé un appel «à tous les amis de l’Olympisme, à tous les Européens et aux citoyens de chaque pays des cinq continents» à visiter Athènes.«Venez fêter tous ensemble l’événement mondial des Jeux olympiques de 2004 dans la ville qui leur a redonné la vie il y a 108 années, dans le pays qui, il y a 2500 ans, les a créés», a-elle conclu dans un communiqué.Coupe Rogers de tennis féminin * .Marie-Eve Pelletier s’incline Masters de Cincinnati lieyton Hewitt perd son sang-froid.et le match L’Impact à une victoire des séries PRESSE CANADIENNE Une victoire contre les Raging Rhinos de Rochester, aujourd’hui au complexe sportif Claude-Robillard, permettrait à l’Impact d’assurer sa participation aux séries éliminatoires de la A-League.Malgré l’enjeu, les joueurs montréalais n’entendent pas changer leur façon d’aborder la rencontre.Us chercheront „vant tout à bien mettre en pratique le plan de match, avec l’assurance que ce sera suffisant pour obtenir la victoire.L’Impact cherche également à terminer au sommet de sa section et une victoire contre les Rhinos permettrait à la troupe de Lilley de prendre une avance de huit points sur Rochester, qui se trouve au deuxième rang.L’Impact devra poursuivre sa quête ties plus grands honneurs sans Eduardo Sebrango, qui sera opéré demain.Meilleur marqueur de la formation montréalaise l’année dernière avec 18 buts, un record d’équipe, l’attaquant de 30 ans a subi une déchirure au ligament croisé antérieur du genou droit le 23 juillet dernier à Montréal, lors d’une défaite de 1-0 contre les Rive-rhounds de Pittsburgh.JULIE SCOTT PRESSE CANADIENNE Toronto — Après avoir connu un mauvais début de match, Marie-Eve Pelletier a laissé filer une avance de 5-2 dans la troisième manche avant de s’incliner 6-2, 5-7, 7-5 face à Mashona Washington, mardi, à la Coupe Rogers AT&T de tennis féminin.La Repentignoise, classée 144' au monde, était en voie de l’emporter après avoir fait 5-2, mais elle n’a plus remporté de jeu après que l’Américaine, ISO, eut demandé un temps d’arrêt afin de se rendre au vestiaire.Pelletier avait fait la même chose quelques instants plus tôt après avoir porté le score à 3-2 dans la dernière manche.Servant pour le match à 5-3, Pelletier, âgée de 21 ans, s’est fait briser son service en commettant une double-faute.Washington, 27 ans, a encore réussi un bris à la 1T partie, avant de clôturer la rencontre à l’aide d’un ace.Auparavant, dans un duel entre Russes, Elena Likhovtseva a gagné 7-6 (4), 6-1 devant Maria Sharapova, âgée de 16 ans seulement.En début de journée, Jelena Dokic a accédé au troisième tour, mais elle a mis du temps avant de se mettre en marche, avant d’écarter de son chemin l’Indonésienne Angélique Widjala 64,64.«f ai connu un lent départ, a dit la huitième tète de série native de Serbie et Montenegro.Mais après ça, j’ai bien joué.Elle est une adversaire coriace.» A titre de qualifiée, Widjala en était déjà à son quatrième match de la compétition.Dans d’autres rencontres, l’Espagnole Magui Serna a surpris la Bulgare Magdalena Maleeva (no 6) 2-6, 63, 64, l’Australienne Nicole Pratt a défait la Montréalaise Beier Ko 6-1, 6-3, la Russe Lina Krasnoroutskaya a surpris la Grecque Eleni Danülidou (no 13) 60.3-6,7-5, la Française Nathalie Dechy (no 15) a éliminé la Thajilandaise Tamarine Tanasu-garn 4-6, 63.64 et l’Argentine Paola Suarez a eu raison de la Russe Svetlana Kuznetsova 64, 7-6(1).La favorite de la foule Mary Pierce, née à Montréal mais qui représente la France, a facilement accédé au deuxioème tour en liquidant 61,61 Maria Vento-Kab-chi du Venezuela.Mélanie Marois, éliminée en simple hier, a aussi vu son tournoi prendre fin en double.ASSOCIATED PRESS Mason, Ohio — Lieyton Hewitt a perdu son sang-froid et son match de premier tour au Masters de tennis de Cincinnati, hier, pliant l’échine 3-6, 64, 62 face à Xavier Malisse.Hewitt, quatrième tête de série, s’est fâché contre lui-même, balançant sa raquette en guise de frustration, au moment où Malisse a pris l’initiative au début de la troisième manche.C’est le premier succès de Malisse cette année contre un joueur classé dans les dix premiers au monde.Le champion de Wimbledon, Roger Federer, a évité de justesse l’élimination au premier tour hier, sauvant pas moins de sept balles de match avant de vaincre Scott Draper en trois sets.Federer, n° 2 au monde derrière Andre Agassi, l’a emporté 4-6, 6-3, 7-6 (10) aux dépens d’un joueur qualifié qui n’a jamais été classé à un rang plus élevé que le 42' au monde.«Je me suis amélioré cette année pour ce qui est de revenir de l’arrière, a dit Federer.C’est quelque chose que vous devez faire quand vous faites partie des meilleurs.» Au bris d’égalité, Federer a comblé un retard de 2-6.D’autres têtes de série ont eu moins de problèmes, comme Juan Carlos Ferrero (n° 2), qui a défait Nikolay Davydenko 60,62, et Rainer Schuettler (n“ 8), qui a eu raison de Stefan Koubek 62,7-5.Feliciano Lopez a peiné avant de battre la neuvième tête de série Paradorn Srichaphan 67 (1), 64.76 (5).De mauvais moments Hewitt a perdu sa contenance après avoir perdu à son service dès le premier jeu de l’ultime manche.Malisse a fait 3-0 en brisant encore son service.«Je connais des hauts et des bas depuis quelques semaines», a dit Hewitt, en ajoutant qu’il avait les jambes fatiguées vers la fin.LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Atlanta 76 42 644 — Floride 65 54 .546 111/2 F’hiladelphie 64 54 542 12 Montréal 60 60 .500 17 New York 49 69 .415 27 Section Centrale Houston 64 55 .538 -4 : St.Louis 63 56 529 i Chicago 61 57 .517 21/2 Pittsburgh 54 63 462 9 Cincinnati 52 66 441 111/2 Milwaukee 47 71 .398 161/2' Section Ouest San Francisco 73 45 .619 Arizona 63 55 534 10 Los Angeles 61 57 .517 12 • Colorado 61 61 .500 14 : San Diego 47 73 .392 27 : Hier Colorado $, Montréal 3 Milwaukee 6, Philadelphie 3 Los Angeles 4, Floride 5 (13 manches) • ; St.Louis 10, Pittsburgh 6 Arizona 2.Cincinnati 0 San Francisco 4.N.Y.Mets 5 San Diego 14, Atlanta 4 Houston 0.Chicago Cubs 3 Aujourd’hui Houston à Chicago Cubs, 14h20 I Colorado à Montréal, 19h05 San Diego à Atlanta, 19h05 Milwaukee à Philadelphie, 19h05 Los Angeles en Floride, 19h05 : ; St.Louis à Pittsburgh, 19h05 San Francisco à N.Y.Mets, 19h10 ;; Arizona à Cincinnati, 19h10 Demain St.Louis à Pittsburgh, 12h35 Los Angeles en Floride, 13h35 Houston à Chicago Cubs, 14h20 : Milwaukee à Philadelphie, 19h05 Arizona à Cincinnati, 19h10 San Francisco à N.Y.Mets, 19h10 , San Diego à Atlanta, 19h35 I LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 70 46 .603 — Boston 68 50 .576 3 Toronto 59 59 .500 12 Baltimore 57 60 487 131/2 Tampa Bay 46 71 .393 241/2 Section Centrale Kansas City 63 54 .538 — Chicago 62 56 .525 1 1/2 Minnesota 61 57 .517 21/2 Cleveland 50 69 .420 14 Detroit 30 86 .259 321/2 Section Ouest Seattle 71 47 .602 — Oakland 68 50 .576 3 Anaheim 55 63 .466 16 Texas 52 66 .441 19 Hier Baltimore 2.Tampa Bay 4 Detroit 7, Texas 4 i, N.Y.Yankees à Kansas City •, Cleveland 9, Minnesota 6 Toronto à Seattle Boston à Oakland Chicago White Sox à Anaheim Aujourd’hui Baltimore à Tampa Bay, 14h15 Detroit au Texas, 20h05 N.Y Yankees à Kansas City, 20h05 Cleveland au Minnesota, 20h05 Toronto à Seattle, 22h05 1 : Boston à Oakland, 22h05 Chicago White Sox à Anaheim, 22h05 ¦, j Demain Cleveland au Minnesota, 13h05 i Boston à Oakland, 15h35 < N.Y.Yankees à Baltimore, 19h05 (match , remis du 2 juillet) Detroit au Texas, 20h05 Toronto à Seattle, 22h05 Chicago White Sox à Anaheim, 22h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS Montréal 7 1 0 269 1(3 14 Toronto 4 4 0 239 205 8 Ottawa 3 5 0 193 255 6 Hamilton 0 8 Section 0 117 Ouest 291 0 C.-B.5 3 0 274 185 10 Edmonton 5 3 0 245 185 10 Saskatchewan 5 3 0 235 172 10 Winnipeg 5 3 0 208 229 10 Calgary 2 6 0 157 232 4 Hier Ottawa à Winnipeg Demain Edmonton à Toronto, 19h30 Vendredi Montréal à Hamilton, 19h36 ! Samedi: C.-B.à Calgary, 22h Dimanche: Ottawa en Saskatchewan, 16h t EN BREF ; *¦ • Joe Thornton se j: tire d’affaire St.Thomas, Ontario (PC) — Le 1 joueur de centre Joe Thomton, ¦ des Bruins de Boston, s’est bien tiré d’affaire, hier, quand la poursuite a décidé de suspendre les accusations qui pesaient contre : lui à la suite d’une bagarre dans un bar.Thomton faisait face à de$ accusations de voies de fait sur uû policier et d’obstruction au travail d’un policier.En échange d’un | sursis, Thomton a accepté de s’excuser et d’entreprendre une : période de travaux communautaires.Les accusations sont toutet fois maintenues, plutôt qu’aban- : données, ce qui signifie que Thomton pourrait y faire face à nouveau d’ici un an.Par contre, les procédures se poursuivent dans le cas de son frère, John Thomton.Celui-ci est accusé ¦ : d’obstruction au travail d’un poli- • der et refus de quitter les lieux
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