Le devoir, 14 août 2003, Cahier A
CULTURE Le Multi nouveau est arrivé Page B 8 ÉCONOMIE Hydro-Québec veut hausser ses tarifs de 6 % Page B 1 ?w w w .1 e d e y o r .g o m ?LE DEVOIR «Action et aventures» * ¦ JACQUES NAUEAU LE DEVOIR Daniel Lévesque, créateur de jeux vidéo pour Discreet Logic, à Montréal, fait partie des 1300 concepteurs de divertissement interactif au Québec.D’ici cinq ans, il verra le nombre de ses collègues se multiplier rapidement, puisque la multinationale Electronic Arts a annoncé hier son arrivée dans la métropole et son intention de créer près de 500 emplois.Le plus gros joueur entre en scène La société californienne Electronic Arts entend créer 500 emplois en cinq ans dans la métropole Les amateurs de consoles Play Station, X-Box ou Game Cube n’ont qu’à bien se tenir, leurs prochains jeux vidéo préférés pourraient bien avoir vu le jour à Montréal.L’annonce de l’implantation du géant mondial des jeux interactifs Electronic Arts confirme le potentiel de la métropole dans le domaine.ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR L* arrivée de l’entreprise californienne de jeux vi-i déo Electronic Arts (EA) à Montréal a créé une vague d’enthousiasme hier.C’est que le premier joueur mondial du divertissement électronique entend créer près de 500 emplois dans la métropole d’ici cinq ans et lancer la création de quatre projets majeurs dans le créneau «action et aventures».Une manne pour les programmeurs québécois, mais également pour toute cette jeune industrie montréalaise qui tente de se positionner comme plaque tournante internationale du jeu interactif.Le nouveau directeur général de la division de EA est ambitieux.Montréal ne sera pas un endroit comme VOIR PAGE A 8: JEUX Grand Prix: des géants de l’auto appuient Montréal Des manufacturiers font déjà pression sur Ecclestone pour sauver l’étape canadienne BRIAN MYLES LE DEVOIR Une poignée de constructeurs de la Fl exercent déjà des pressions sur Bemie Ecdestone afin de sauver le Grand Prix du Canada, estimant qu’il en va de leurs intérêts à long terme de courir à Montréal.C’est du moins l’information divulguée hier au compte-gouttes par Normand Legault, le promoteur du Grand Prix du Canada.Questionné par la presse, M.Legault a indiqué qu’il ne fallait pas intetpréter le silence des constructeurs depuis une semaine comme une expression de leur désintérêt à l’égard de la crise secouant Montréal.Au contraire, «quelques manufacturiers» ont exprimé leurs «préoccupations» auprès de Bernie Ecdestone, a dit M.Legault, sans divulguer leur identité.Principaux bailleurs de fonds de la Fl, les sept manufacturiers ont investi des millions de dollars à long terme dans la mise au point de leurs voitures et, par conséquent, ils «ont à cœur» le développement à long terme du championnat du monde.«Certains ont commencé à faire valoir que c’est dans leur intérêt de courir au Canada», a confirmé Normand Legault lors d’un point de presse tenu en compagnie du maire de Montréal, Gérald Tremblay, et du ministre provincial du Sport et du Loisir, Jean-Marc Fournier.Malgré les beaux discours de MM.Fournier et Tremblay, il apparaît plus clair que jamais que la survie du Grand Prix du Canada repose entre les mains VOIR PAGE A 8: Fl Journée noire en Afghanistan Un attentat et des combats tuent une soixantaine de personnes SAYED SALAHUDDIN REUTERS Kaboul — Soixante et une personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées hier, en Afghanistan, au cours de plusieurs incidents distincts impliquant pour la plupart des partisans du régime déchu des talibans, ont annoncé des responsables.Hier également, l’Allemagne a annoncé qu’elle considérait l’extension du mandat de ses soldats au-dela de la région de la capitale afghane.Au moins 15 personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans l’explosion d’une bombe placée à bord d’un autobus dans la province de Helmand, VOIR PAGE A 8: ATTENTAT REUTERS INDEX Annonces— B 5 M1 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A7 Météo.B 4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports____.B 6 Télévision.B 7 Des garderies à5$,à7$,àl0$ Les parents les mieux nantis pourraient voir leur contribution doubler KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement Charest s’attaque à la contribution symbolique de 5 $ que les parents versent depuis 1997 pour les services de garde au Québec.Les scénarios de révision du financement des garderies présentés hier par les ministres responsables et soumis à la consultation à la fin du mois prévoient tous une augmentation des coûts pour les familles.Le scénario que semble privilégier le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, instaurerait une modulation des frais en fonction des revenus familiaux.Les parents les mieux nantis pourraient voir leur contribution doubler.Ainsi, la contribution de 5 $ pourrait être maintenue pour les familles dont le revenu est inférieur à 70 000 $.Au-delà de ce montant, les frais de garde augmenteraient graduellement jusqu’à atteindre un maximum de 10 $ par jour et par enfant pour les familles dont le revenu annuel dépasse les 100 000 $.«Pour la classe moyenne, ce sera peut-être le meilleur scénario», a affirmé le ministre Béchard.La hausse de la participation financière des parents passerait par la déclaration de revenus.À partir de l'année d'imposition 2004, une contribution additionnelle serait exigée dans le cas des familles à hauts revenus.L’idée de moduler les tarifs en fonction des revenus et de réclamer la contribution lors de la production de la déclaration de revenus n’est pas nouvelle au sein du Parti libéral.Le PLQ avait adopté une telle proposition lors de son conseil général de sep- tembre 2002.«Ce qu’on veut surtout éviter, c’est défaire une différenciation entre les enfants en garderie.La différenciation se fera de façon fiscale», a souligné Claude Béchard.Un autre scénario prévoit le maintien d’une tarification unique, mais qui serait toutefois relevée, pouvant passer de 5 à 7 $.D ne s'agit toutefois que d’un exemple présenté dans le document ministériel; l’augmentation pourrait être plus forte.Chose certaine, chaque dollar additionnel provenant des poches des pareqts fera économiser 52 millions à l’État La troisième hypothèse de travail établirait la participation parentale en proportion des coûts globaux du système.Le gouvernement pourrait ainsi déterminer que les parents doivent contribuer à hauteur de 20 % des coûts, plutôt que 15 % comme actuellement.Lors de la mise en place des garderies à 5 $ en 1997, la contribution des parents équivalait à 70 % des coûts de fonctionnement du système.Avant l’instauration du système actuel, les parents payaient en moyenne 18,06 $ par jour en garderie.«Les gens doivent réaliser que les 5$ versés devraient être aujourd’hui de 17,85 $.Si on ne fait pas les ajustements qui s'imposent, les autres services à la famille pourraient en sauf frir\.] Ça va nous permettre de dégager une marge de manœuvre pour investir éventuellement dans un programme de conciliation travail-famille», a précisé Claude Béchard.Dans les trois scénarios, il est clair que Québec imposera dorénavant une indexation annuelle.Les bénéficiaires de l'aide sociale seront épargnés par ces hausses.VOIR PAGE A 8: GARDERIES «Les gens doivent réaliser que les 5 $ versés devraient être aujourd’hui de 17,85 $ » ¦ À lire en page A 3 : les familles écopent JACQUES GRENIER LE DEVOIR Québec imposera dorénavant une indexation annuelle.JACQUES GRENIER LE DEVOIR I 1 ?LES ACTUALITES ?EN BREF Controversé barrage hydro-électrique au Bélize Trois alpinistes: les recherches prennent fin aujourd’hui (Le Devoir) — L’équipe de spéléologues québécois poursuivait hier ses recherches dans les cavités et crevasses qui bordent la rivière In-commappleux en Colombie-Britannique pour retrouver les alpinistes Laforest et Bastien, ainsi qu’une Française, tous trois portés disparus depuis maintenant quinze jours.Hier après-midi, les experts avaient inspecté environ la moitié de la superficie de deux kilomètres carrés qu’ils voulaient vérifier, sans trouver aucune trace des disparus.L’équipe devait poursuivre les recherches jusqu’à ce matin, gardant un dernier espoir de revoir leurs amis qui manquent à l’appel depuis le 30 juillet Les familles sont fatiguées et n’ont pas beaucoup dormi ces derniers jours.Elles espéraient cependant encore hier soir que cette ultime opération de secours donne des résultats positifs.La générosité des Québécois est venue mettre un baume sur les cœurs meurtris des parents et amis des alpinistes: le Fonds Yves-I^forest a ramassé 25 000 $ et de nombreux mots d’encouragement S les trois alpinistes ne sont pas retrouvés ce matin, les recherches cesseront l’ensemble du territoire étant désormais couvert Décès à Toronto d’un médecin atteint du SRAS Toronto (AP) — Un médecin de 54 ans est mort hier, à Toronto, du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), portant à 44 le nombre de personnes décédées de la pneumonie atypique au Canada.Selon les services de santé de Toronto, le Dr Nestor Yanga avait contracté en avril la maladie, qui a également tué deux autres membres du personnel soignant des infirmières.Huit personnes atteintes du SRAS sont encore hospitalisées dans la métropole de l’Ontario, où quelque 250 cas ont été recensés auparavant dans l’année.Le SRAS a fait plus de 800 morts dans le monde, principalement en Asie, depuis novembre dernier, lorsque les premiers cas ont été signalés dans la province de Canton (sud de la Chine).Ottawa poursuivra des compagnies de tabac Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral a annoncé hier qu’il intentera des poursuites contre plusieurs compagnies de tabac pour avoir conçu et mis en œuvre un stratagème qui leur a pennis de tirer des profits illicites de la contrebande de tabac sans jamais les déclarer.Ils ont pu ainsi éviter de payer les taxes requises, privant le gouvernement du Canada d’importants revenus.Au moyen de cette action en justice, le gouvernement fédéral cherche à obliger les manufacturiers à remettre les profilés allégués et à payer des dommages-intérêts.Une douzaine de compagnies sont visées par la poursuite; elles font toutes partie soit du groupe RJ.Reynolds, soit de Japan Tobacco.La poursuite a été intentée en Cour supérieure de l’Ontario, à Toronto, et a été annoncée par le ministre de la Justice et Procureur général du Canada, Martin Cauchon, et la ministre du Revenu national, Elinor Caplan.femme enceinte 1007, me LAURIER ouest.Outremont Tél.: 274-2442 Uinjonction n’est pas nécessaire, tranche le Conseil privé de Londres ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR entreprise canadienne Fortis ' Inc.pourra aller de l’avant avec les travaux préparatoires de son controversé barrage hydroélectrique sur la rivière Macal, au Bélize.Pour l’instant, du moins.Hier, le Conseil privé de Londres, le plus haut tribunal d’appel du Commonwealth, a statué que l’injonction demandée par les écologistes pour arrêter les préparatifs sur le site n’était pas nécessaire.Les trois juges du Conseil privé délibéraient depuis le 30 juillet pour déterminer si la Belize Electric Company Limited (BECOL), filiale de Fortis, basée à Terre-Neuve, pouvait poursuivre l’aménagement du territoire en vue de l’érection d’un barrage hydro-électrique de 5,3 mégawatts, au coût de 30 millions de dollars.Selon la coalition The Belize Alliance of Conservation Non-Go-vernmental Organisation (BA-CONGO), non seulement le projet propose le coût par mégawatt «le plus élevé du monde», mais les études environnementales, effectuées par une entreprise britannique du nom d’AMEC et financées par l’Agence canadienne de développement international du Canada (ACDI) à hauteur de 466 000 $, auraient été «illégales» et «bâclées» parce que menées «sans appel d’offres», selon BACONGO.De phis, la coalition soutient que le barrage menace de détruire phis de 1000 acres de forêt tropicale en Amérique centrale, une région qui abrite des espèces rares de jaguars, de singes et d’oiseaux.La cause a donc été portée devant le Conseil privé de Londres, ce dernier faisant office d’instance juridique suprême pour des pays du Commonwealth comme le Bélize.«Ça nous laisse vraiment en suspens, autant pour nous que pour Fortis, a expliqué Lois Young, avocat de BACONGO, par voie de communiqué.La cour est clairement soucieuse de l'entente conclue entre Fortis et le gouvernement du Bélize pour la construction du barrage.Nous pensons que ces doutes vont avoir un impact fort lors de l’audience complète en décembre.» L’avocat fait référence à la Macal River Hydroelectric Act qui a été votée par le gouvernement du Bélize et qui décrète que Fortis peut aller de l’avant avec son pro- jet même si des jugements en cour y sont défavorables.De plus, le gouvernement du Bélize s’engage à payer les coûts afférents à tous les retards dans les travaux ou à toutes les poursuites perdues occasionnées par les écologistes.Dans la loi, on peut lire que «la sécurité énergétique» du Bélize est en cause et «qu'aucun délai ne doit avoir lieu».Dans son jugement sur l’injonction, dont Le Devoir a obtenu copie, le Conseil privé affirme que le gouvernement du Bélize «devrait sans aucun doute prendre au sérieux le fait que cette loi pourrait s’avérer inconstitutionnelle».Le tribunal devra décider, lors de l’audience des 3 et 4 décembre prochain, si cette loi enfreint les droits civils de la population et si les études environnementales qui concluent à des «risques très faibles» sont fiables.Dans l’affirmative, le gouvernement du Belize a déjà affirmé qu’il se conformerait au jugement Lynn Young, directrice de BECOL, s’est dite «très heureuse de la décision du Conseil privé de ne pas accorder d'injonction.À notre avis, la décision de la cour constitue une autre justification [au projet], après les allégations fallacieuses faites par BACONGO.Cette décision constitue le septième échec consécutif de BACONGO.» Contrairement à ce qui avait été écrit lundi, les acteurs Cameron Diaz et Harrison Ford ont signé une lettre ouverte pour demander l’arrêt du projet et non pas un texte adressé au Conseil privé, puisque le tribunal ne peut recevoir de telles demandes.Plan de réorganisation municipale de Montréal Unanimité ou pas, Tremblay déposera sa proposition demain JACQUES NADEAU LE DEVOIR La plan Tremblay vise à proposer aux Montréalais un modèle organisationnel plus décentralisé.St.^ — La monoparentalité expose davantage les enfants à l’embonpoint JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les membres du caucus du maire Tremblay se réunissent de nouveau cet après-midi afin de mettre la touche finale au plan de réorganisation municipale qui sera soumis au ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier.Que son plan fasse l’unanimité ou non au sein de son équipe, le maire entend rendre publique demain la proposition qu’Û fera aux Montréalais en cas de référendum.Les discussions risquent d’être animées lors de la réunion tenue cet après-midi, puisque certains conseillers de l’équipe du maire réclament toujours un pouvoir de taxation et un statut juridique pour leur arrondissement, ce que leur refuse le maire.Même si plusieurs conseillers ont manifesté ouvertement leur vive insatisfaction à l’égard du plan du maire, ils entendent bien continuer de participer aux discussions au sein de l’Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM).Le président de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda, est l’un de ceux-là: «Tant et aussi longtemps que je peux aller au caucus et donner mon opinion sur ce qu'on croit qui devrait être fait, je ne quitterai pas.On dit souvent que les absents ont tort.Si je ne suis pas aux réunions et aux discussions, c’est clair que je ne pourrai pas influencer d’aucune façon ce qui va se faire ou se décider.» À l’occasion d’une réunion du caucus, jeudi dernier, il avait d’ailleurs présenté à ses collègues une contre-proposition, mais sans grand succès.Au terme de la rencontre, il avait laissé entendre qu’U allait réfléchir au sujet de son avenir au sein du parti.Hier, il s’est fait moins tranchant: «Si le maire me dit de quitter [le parti], je vais quitter, mais je ne quitterai pas parce qu’il ne veut pas accepter mon Projet», a-t-il indiqué.Et si jamais M.Miranda appuie le plan Tremblay, dans l'hypothèse où il obtiendrait ce qu’il désire, il renoncera à l’idée de promouvoir la défùsion de son arrondissement «B y aura peut-être des gens à Anjou qui voudront défusionner quand même, mais si j'adopte le projet de Tremblay, je vais avoir l’obligation de me ranger derrière ce projet et non derrière la Loi 9 [sur les défusions].» Ce n’est pas l’intention d’Anthony Housefather, conseiller de l’arrondissement Côte-Saint-Luc-Hampstead-Montréal-Ouest, qui, à la suite de la rencontre de jeudi dernier, avait fait valoir qu’ap- puyer le plan Tremblay ne l’engageait pas à se retirer du dossier des défusions.D avait d’ailleurs signalé son intention de donner son aval au projet du maire, car il estimait que, même s’il n’était pas totalement satisfaisant ce plan représentait néanmoins un progrès par rapport à la situation actuelle.De son côté, Howard Zingboim, conseiller de Dollard-des-Or-meaux-Roxboro, a dit croire encore à la possibilité que Gérald Tremblay cède un peu de terrain sur la question du pouvoir de taxation.La plan Tremblay vise à proposer aux Montréalais, susceptibles d’avoir à se prononcer sur les défusions, un modèle organisationnel plus décentralisé.Le maire entend le rendre public demain, à l’occasion d’une conférence de presse à l’hôtel de ville.PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les enfants qui grandissent dans une famille monoparentale courent plus de risques de souffrir d’embonpoint que ceux des familles biparen-tales, révèle une étude nationale publiée aujourd’hui dans International Journal of Obesity.On soupçonnait que la structure familiale et l’activité physique étaient associées au risque de devenir trop gras ou obèse; cette étude le confirme, déclare Carmen Connolly, directrice de l’Initiative sur la santé de la population canadienne.L’organisme a étudié les cas de 7216 enfants au pays, âgés de 7 à 11 ans, et a constaté que les enfants élevés par un seul parent couraient 40 % plus de risques de devenir gros.Cela s’explique vraisemblablement par le fait que plusieurs familles monoparentales ont des revenus plus faibles et seraient moins en mesure d’offrir des choix de repas nutritifs ou d’encourager leurs enfants à participer à des activités physiques.Ces familles n’ont peut-être pas les moyens de payer des leçons de natation ou des cours de danse aux enfants, suppose Mark Tremblay, professeur à l’université de la Saskatchewan.Elles peuvent avoir tendance à recourir davanta- ge à la télévision ou aux jeux vidéo pour occuper les enfants.Les enfants issus de familles à revenus élevés étaient de 24 % à 40 % moins exposés à l’excès de poids ou à l’obésité.N’importe quel type d’activité — sport, danse, art et même musique — fait office de mesure préventive, révèle l’étude.Mais les enfants qui préfèrent des passe-temps plus sédentaires, comme la télévision et les jeux vidéo, sont plus susceptibles d’accumuler les kilos en trop.Ainsi, passer plus de trois heures par jour devant le petit écran pourrait accroître le risque d’obésité dans une proportion excédant 50 %.Les résultats de l’étude constituent une source d’information valable pour les parents et les écoles qui souhaitent aider les enfants à éviter de prendre de mauvaises habitudes, souligne M.Tremblay.Par exemple, les parents pourront décider de limiter le temps passé à regarder la télévision ou fournir des espaces sécuritaires pour favoriser l’activité physique en plein air.Le nombre d’enfants obèses au Canada a plus que triplé au cours des 15 dernières années, souligne l’organisme.L’obésité peut entraîner de nombreux problèmes de santé chez les enfants, notamment l’asthme, l’apnée du sommeil et le diabète.N’importe quel type d’activité (sport, danse, art et même musique) fait office de mesure préventive BOIS-FRANCS Site Internet de la banque CIBC Les maires veulent davantage d’aide gouvernementale PRESSE CANADIENNE être interpellé rapidement afin de réduire l’incidence Vietoriaville — Les 12 maires de la MRC d’Artha-baska sont unanimes: l’argent proposé par le gouvernement du Québec tombe à point mais c’est trop peu pour les besoins réels de la population sinistrée par les inondations de la dernière semaine.«Nous considérons que le gouvernement du Québec a fait un pas dans la bonne direction et que la vitesse à laquelle il s’est exécuté est à l’avantage des sinistrés.Mais le dédommagement proposé est largement insuffisant pour nombre de victimes et de municipalités», a décimé le maire de Vietoriaville.Roger Richard, hier.En fait, selon le caucus des élus de la MRC d’Ar-thabaska, le décret ne tient pas compte de la petite taille de certaines municipalités comparativement à l’ampleur des dommages provoqués par la catastrophe.De plus, les franchises imposées sont beaucoup trop élevées.Afin de pallier le manque de financement, les 12 municipalités ont indiqué quelles allaient mener une «croisade» auprès des autorités fédérales.En effet, au dire de M.Richard, le gouvernement canadien doit des franchises prévues dans le décret «Ce n'est pas un luxe, nous faisons face à un problème humanitaire majeur.Des gens ne peuvent pas se rendre à leur domicile alors que d’autres se retrouvent sans le sou.B faut que le fédéral contribue afin que les gens puissent se rapprocher de ce dont ils disposaient la veille des inondations», a-t-il déclaré.Les élus d’Arthabaska poursuivent leur campagne en indiquant que les montants prévus pour la construction ou la rénovation d’une maison et l’acquisition de biens ménagers ne sont pas adaptés aux réalités d’aujourd’hui.En effet, les représentants des Bois-Francs ne voient pas comment il est possible de bâtir une maison avec 75 % de l’évaluation municipale, tous sachant très bien que le marché de l’immobilier connaît une hausse astronomique depuis quelques années déjà.Pour ce qui est des biens ménagers, l’aide gouvernementale prévoit un maximum de 15 000 $, soit la moitié de ce à quoi les maires des Bois-Francs s’attendaient.La CIBC plaide l’erreur ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE La Banque CIBC a reconnu que son site Internet comportait une erreur qui avait pour effet d’imposer aux Québécois francophones, demandeurs d’une carte de crédit CIBC-Visa, de renoncer à recevoir la documentation en français.«B s’agit d’une erreur d’aiguillage», a fait valoir hier Suzanne Le-Breux, responsable, à Montréal, des relations avec les médias.Le texte controversé, qui était une condition que devait accepter tout demandeur québécois francophone d’une carte de crédit CIBC-Visa, se lisait ainsi: «It is my/our express wish that this application and any subsequent documents to be in English.(J’ai (nous avons) expressément exigé que cette formule de demande et tous documents s’y rapportant soient rédigés en anglais ») Suzanne LeBreux a promis qu’une correction serait faite au cours des prochaines heures.Elle a en outre assuré que jamais la CIBC n’a voulu qu’un client francophone renonce à recevoir de la documentation en français.«B y a bel et bien une erreur», a-t-elle reconnu.Des excuses s’imposent Les explications fournies par la CIBC laissent sceptique le porte-parole du mouvement Impératif français, l’organisme de l’Ou-taouais qui avait repéré le problème.Jean-Paul Perreault considère que des excuses s’imposent «Il faudrait être naïf pour accepter la thèse de Terreur.La CIBC doit s'excuser auprès de tous les Québécois et plus particulièrement ceux qui ont été invités à renoncer à leur droit linguistique d’être servi en français», a soutenu M.Perreault Cahier spécia Rentrée littéraire LE DEVOIR Tombée publicitaire le 1S août tmedi k » 4 LE DEVOIR.LE JEUDI II .VOIT 2 0 0 3 A A -* LE DEVOIR ?-—-^ ACTUALITES Révision du financement des garderies Mariages homosexuels Les familles écopent La division libérale ira L’Association québécoise des CPE du Québec se dit même prête à relancer la mobilisation GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR Les scénarios de développement et de financement du réseau des services de garde québécois déposés hier par les liberaux soulèvent de nombreuses critiques chez les tenants d’un service de garde universel à tarif réduit L’Assocation québécoise des centres de la petite enfance du Québec se dit même prête à relancer la mobilisation pour contrer les intentions du gouvernement.Au printemps, une pétition de 130 000 signatures avait été déposée à l’Assemblée nationale et une manifestation qui avait attiré 25 000 personnes s’était déroulée à Montréal La présidente de l’Association, Hélène Potvin, n'était toutefois pas surprise par les scénarios qu'a présentés le gouvernement Charest Selon elle, dès le printemps, les échos dans les médias laissaient entrevoir une remise en question du système actuel.Elle est «profondément déçue» des proposition faites par les libéraux, car ce sont les familles qui écopent et qui devront payer à elles seules l’augmentation des coûts du réseau.Les trois scénarios de financement déposés hier par les ministres responsables du dossier prévoient tous une augmentation des frais que doivent acquitter les parents pour envoyer leurs enfants en service de garde.«Les services de garde, c’est une nécessité sociale comme l’école.Le gouvernement veut d’un côté baisser les impôts, et de l’autre on est prêt pour y arriver à faire payer plus cher les familles qui utilisent , les services de garde.On demeure réticent à cela», a déclaré hier Mme Potvin au Devoir au cours d’un entretien téléphonique.Le responsable aux communications du Chantier de l’économie sociale, Jean Robitaille, abonde dans le même sens: «Ce sont juste les parents, et non l’ensemble de la société, qui vont devoir payer pour les services de garde, alors que c’est un service essentiel.» M.Robitaille constate que les , trois scénarios présentent une augmentation totale de 100 millions de dollars, que les parents vont devoir assumer eux-mêmes pour envoyer leurs enfants en service de garde.«L’an prochain, le gouvernement Charest veut retourner un milliard aux Québécois [par une baisse d’impôt], mais aux parents qui ont des enfants, on va leur demander de payer 100 millions de plus pour les services de garde.Pourquoi ce sont juste les parents qui doivent payer et non pas tous les contribuables?», se questionne M.Robitaille.•L'an prochain, s’il y a une baisse d’impôt au Québec, ce sont les familles québécoises qui vont l’avoir payée en partie, ajoute de son côté le porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille et enfance, Jonathan Valois.C’est vraiment ça le message que l’on veut envoyer aux familles québécoises, avec tous les problèmes de démographie que nous avons?» M.Valois ajoute que le gouvernement du Québec devrait se tourner vers le fédéral, et non pas vers les parents, pour financer le réseau.D explique que le fédéral a cessé de donner des crédits d’impôt aux familles du Québec qui utilisaient les centres de la petite enfance à 5 $.«Le fédéral a économisé de cette façon 200 millions, de l’argent qu’il n’a jamais renvoyé au Québec.]e ne peux pas croire que nous allons nous déchirer entre Québécois quand la moitié des crédits d’impôt sont au fédéral», mentionne M.Valois.En ce qui concerne le développement du réseau, Jean Robitaille déplore qu’aucune augmentation des places dans les CPE ne soit prévue dans les trois scénarios.D’après lui, les garderies privées, dont l’objectif est d’être rentables, ne seront pas intéressées à aller s’installer, par exemple, en Gaspé-sie ou sur la Côte-Nord.«Comment allons-nous faire pour répondre aux besoins des régions?», se demande M.Robitaille.Le président de l’Association des garderies privées, Sylvain Lévesque, assure quant à lui que les garderies privées ne font qu’attendre le feu vert du gouvernement pour aller s’installer en région.Il ajoute que le troisième scénario de développement, qui prévoit des places en halte-garderie et en garderie privée, est la situation idéale pour répondre aux besoins des parents.TJ ¦m yf' JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les trois scénarios présentent une augmentation totale de 100 millions en frais supplémentaires pour les parents.Maritimes : les récoltes pourrissent sur place PRESSE CANADIENNE Halifax — Après avoir prié pendant des années pour l’arrivée de la pluie sur leurs champs, les agriculteurs des provinces maritimes voient les haricots pourrir et les pommes de terre se putréfier, alors que la pluie n’en finit plus de tomber depuis des semaines.Les cultivateurs de pommes de terre du Nouveau-Brunswick surveillent attentivement leurs tubercules, après que la province eut confitmé un premier cas de bnïlu-re tardive, une maladie fongique qui se développe lorsque les sols deviennent trop boueux.Pendant ce temps-là, dans la vallée d’Annapolis, en Nouvelle-Ecosse, les maraîchers voient exploser les têtes de laitue gorgées d’eau, tandis que les concombres sont devenus trop gros pour pouvoir être vendus.Idem pour les brocolis et )es carottes, et le blé d’automne commence à pourrir en son centre.La région d’Halifax a reçu pas moins de 120,2 millimètres de pluie depuis le début du mois d’août, soit 25 mm de plus que la normale.Une situation exceptionnelle qui contraste fortement avec les années précédentes.Les fermiers de la province sont «plutôt découragés», déclare Lawrence Nason, président de la Fédération de l’agriculture de la Nouvelle-Ecosse.«Nous avons affronté un temps extrêmement sec pendant six ans et, tout d’un coup, c’est comme si toute l'eau qui nous avait manqué nous tombait dessus en quelques semaines.» Le problème est toutefois grave pour M.Nason.Si la pluie ne s’arrête pas, les cultivateurs pourraient se retrouver dans une situation très préoccupante.Le système météorologique qui a favorisé un temps pluvieux sur l’est du Canada depuis le début d'août commence toutefois à s’éloigner, croit percevoir Guy Roussel d’Environnement Canada jusqu’en Cour suprême Deux libéraux se posent en «intervenants» afin de faire contrepoids à l’argumentaire de leur gouvernement BRUNO DOMINGOS REUTERS IPIfl I ” Les tribunaux de trois provinces ont conclu qu’il était discriminatoire de limiter le mariage aux couples hétérosexuels, des décisions qui ont forcé le gouvernement fédéral à agir.HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le déchirement au sein du caucus libéral fédéral à propos du mariage des couples de même sexe pourrait avoir un écho jusqu’en Cour suprême du Canada.Un député et une séna-trice libérale demandent au tribunal de les entendre dans le cadre du renvoi effectué par leur propre gouvernement Le député d’arrière-banc Roger Gallaway et la sénatrice Anne Cools n’ont pas peur de la dissidence.Ils se sont régulièrement dissociés de leur gouvernement dans plusieurs dossiers.Le mariage des couples homosexuels, auquel ils s’opposent, s’ajoutera à la liste.Les deux libéraux veulent que la cour les re-connaisse comme «intervenants» afin de faire contrepoids à l’argumentation de leur gouvernement.Le renvoi ne sera pas entendu avant 2004.Ottawa a l’intention de modifier la définition du mariage pour qu'elle s’applique à tous les couples, qu’ils soient composés d’un homme et d’une femme, de deux hommes ou de deux femmes.Mais pour être certain que cette nouvelle définition respecte la Charte des droits et libertés, le gouvernement fédéral s’est adressé à la Cour suprême par l’entremise d'un renvoi.C’est dans le cadre de cette procédure que les deux membres du caucus libéral espèrent se faire entendre.Il a été impossible de parler à M.Gallaway ou à Mme Cools hier, tous deux voulant préparer leur conférence de presse de ce matin.Un conseiller du premier ministre a dit voir dans tout ça une «tactique» dans le but de faire monter les enchères pour la réunion du caucus libéral de la semaine prochaine, à North Bay.Selon lui, la manœuvre de M.Gallaway et Mme Cools pourrait se retourner contre eux.«Ily en a beaucoup qui n’aimeront pas que cette opposition soit présentée de façon si agressive et ils vont défendre leur point de vue avec vigueur.» M.Gallaway s'est ouvertement présenté comme un opposant au projet de loi.Il voudrait que le gouvernement suspende la décision de la Cour d'appel de l’Ontario rendant légaux les mariages homosexuels, ou alors qu’il reformule son renvoi.M.Gallaway, un député de l’Ontario, a déjà prédit que des députés libéraux ontariens pourraient perdre leur siège à la prochaine élection s’ils sont en faveur du changement de la définition de mariage.Mme Cools, pour sa part, a piloté un projet de loi privé au Sénat pour maintenir la définition du mariage telle quelle, soit l’union d’un homme et d’une femme à l’exclusion de tout autre.Trois questions Le gouvernement pose trois questions dans son renvoi.Il demande si le mariage est de compétence exclusive du gouvernement fédéral (une façon de s’assurer que certaines provinces comme l’Alberta ne se soustraient pas à l’application de la nouvelle définition de mariage), si le mariage homosexuel est conforme à la Charte et enfin, si les églises peuvent ne pas célébrer les mariages de conjoints de même sexe.Ce sont trois décisions de tribunaux de trois provinces, concluant qu’il était discriminatoire de limiter le mariage aux couples hétérosexuels, qui ont forcé le gouvernement fédéral à agir, particulière- ment celle de l’Ontario, qui entrait en vigueur sur-le-champ.Selon les diverses entrevues menées par les quotidiens Globe and Mail et le Toronto Star, un nombre important de députés libéraux fédéraux seraient opposés à un changement de la définition «traditionnelle» du mariage.Selon les entrevues effectuées par Le Devoir auprès des députés québécois, tous partis confondus, une importante majorité est en faveur des changements convoités.Selon la dernière compilation, 31 députés et ministres seraient en faveur du mariage des couples de même sexe, 10 s’y opposent et 10 autres refusent de répondre ou sont indécis.Encore 24 députés n’ont pas pu être joints.Des libéraux critiquent le recrutement massif auprès de certaines communautés PRESSE CANADIENNE Vancouver — En Colombie-Britannique, quatre membres influents du Parti libéral ont critiqué la politique de recrutement de leur parti auprès des communautés sino-canadienne et indo-canadienne.Martin Collacott, l’un des auteurs de cette lettre ouverte au parti et ancien ambassadeur du Canada au Sri Lanka, a exprimé ses inquiétudes au sujet de la marge de manœuvre dont pourra ou non bénéficier le prochain chef du parti et prochain premier ministre.Selon lui, l’importance des votes ethniques pourrait porter préjudice à la liberté d’action du premier ministre.«Le chef se doit de servir tous les Canadiens, et non juste certains groupes», a déclaré mardi M.Col-Tacott dans un entretien au Vancouver Sun.«Si tous les Blancs commençaient à voter en bloc, cela serait du racisme.Les gens hésitent à critiquer les minorités visibles.Nous souhaiterions voir tous les nouveaux venus comme des gens qui s’impliquent en politique, mais cela peut être fait d’une manière malsaine, comme c’est le cas à présent», explique l’ancien diplomate.Le Sun avait relevé dans l’un de ses articles le mois dernier que les Indo-Canadiens et les Sino-Canadiens représentaient maintenant les deux tiers des 37 226 militants libéraux recensés dans la région, alors que les trois quarts de la population sont de souche caucasienne.Des Verma, Lenn Chow, Steve Kaufman et Martin Collacott ont cosigné cette lettre, exprimant «leurs inquiétudes, avec plus de peine que de colère».•Malheureusement, le Parti libéral du Canada veut diviser les Grande liquidation 8U ^lulo 402-hommc* 50% et plus Costumes importés d'Italie laine ~ coton ~ lin SoUe 349$ TM 69*> i Vestons ou blazers importés d'Italie O O û # laine » coton » lin j0lC16 b 7 7 $ Pantalons importés d'Italie 100 % laine t*9.195$ Solde 99$ Chemises importées d'Italie 100 % coron rtg.150$ Solde 75$ Pantalons importés d'Italie 100 % coton règ.150$ _ _ Solde 75$ 1118, rue Sainte-Catherine O., Du lundi au vendredi de 10h à 18h 2* étage.Montréal (Québec) Samedi de 10 h é 16 h H3B 1H5 Tous les soirs après 18h tél.: 861-3636 sur rendez-vous seulement Canadiens selon leur race afin d’asseoir ses intérêts politiques par la suite», poursuivent les quatre auteurs.«Créer un système de vote basé sur les votes ethniques est un moyen efficace pour recruter de nouveaux membres, mais le résultat est antidémocratique.» Bill Cunnigham, président du Parti libéral de Colombie-Britannique et partisan de Paul Martin à la présidence du parti, a reconnu le nombre important de membres libéraux recrutés dans les communautés ethniques.«Certaines communautés ethniques ont été plus actives que d’autres, politiquement parlant, a dit M.Cunnigham./« ne crois pas du tout que ce soit une mauvaise chose.C'est plutôt encourageant lorsque deux communautés se prennent en main pour s’organiser et faire partie du processus [démocratique]», a-t-il précisé.wmmmmmm Appréciez la différence.Solde d'été épargnez jusqu'à BO% ttmmi sur marchandise sélectionnée rjafïrr UAUU*Wfi •• .wIr- • £ ' ' smmÆnr fUû_A 5805, route Trens^canadienne, Ville Sttaurem •14 744-MOO (rond point CAte de üesse et Transcanadienne) Ue - *e» 9h a 185 ut» lOh ô 17h dim 12»! à 17h em bout Munie.Montréal 114 344-1400 www. A 4 LE DEVOIR.LE JEUDI 14 AOÛT 2003 LES ACTDAL1TES SCIENCE Le génome des bactéries marines les plus abondantes a été séquencé AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Trois équipes de chercheurs ont percé les mécanismes du fonctionnement de deux bactéries marines, fondamentales à l’échelle de la planète puisqu’elles sont responsables d’un tiers de la production de matière organique.Le carbone est à la base de la vie sur la Terre.Comprendre les mécanismes à l’origine de ses transformations est essentiel.La photosynthèse est la réaction qui permet aux végétaux de transformer le dioxyde de carbone et les sels minéraux en matières organiques grâce à la lumière.«La Terre est “la planète bleue” et les océans couvrent près de 75 % de sa surface.La vie sur Terre dépend autant de la photosynthèse qui a lieu dans les océans [que de la photosynthèse terrestre]», commente Donald Bryant dans les comptes rendus de l’Académie nationale des sciences (PNAS) américaine.La flore marine participe à hauteur de 50 % au phénomène.Et parmi cette flore, deux types de bactéries se distinguent, en assumant à elles seules les deux tiers de l’activité photosynthétique.Ces organismes unicellulaires font l’objet de trois articles publiés en ligne hier sur les sites du PNAS (www.pnas.org) et de la revue britannique Nature (www nature.com).Le premier, Procklorococcus, a intéressé l’équipe d’Alexis Du-fresnes, du Centre d’études d’océanographie et de biologie marine (CEOBM) de Roscoff (Fi- nistère), qui dépend du CNRS et de l’Université Paris-VI, et l'équipe de Gabrielle Rocap, de l’université de Washington à Seattle.L’analyse des résultats du séquençage a permis de déterminer les stratégies de survie utilisées par les bactéries: des gènes en simple copie, d’autres simplement oubliés ou encore réduits à leur plus simple expression.«Les génomes sont très compacts, autorisant la petite taille des Prochlorococcus, qui peuvent alors coloniser des zones très pauvres [en lumière ou en sels minéraux] des océans», explique Frédéric Par-tensky, du CEOBM.Brian Palenik et ses collègues se sont occupés de Synechococcus.Ils ont découvert que cet unicellulaire possédait un système de mobilité tout à fait inédit, la reptation, grâce à la plus grosse protéine bactérienne jamais découverte (10 900 acides aminés).Il est également capable de pallier la faible quantité de fer disponible dans son environnement grâce à l’emploi de nickel et de cobalt.Il peut aussi utiliser des matières organiques comme source de sels minéraux.Les deux types de bactéries ont un point commun: elles ont toutes deux limité l’importance de leurs sensations.D est moins vital, dans un environnement chimiquement stable comme l’océan (par rapport à l’eau douce en particulier), de pouvoir déterminer si les conditions extérieures varient.C’est pourquoi les gènes habituellement destinés à l’appréhension de l’environnement ont disparu ou sont réduits à la portion congrue.Mars plus près que jamais de la Terre ASSOCIATED PRESS Los Angeles — U' déplacement des planètes fait que Mars va se retrouver à la fin de ce mois plus près de la Terre qu’elle ne l’a jamais été en près de 60 000 ans.Et cela ne se reproduira pas avant le 28 août 2287.Le 27 août, seulement 55,7 millions de kilomètres sépareront la planète bleue de sa consœur rouge.Et si cela ne vous semble pas près, sachez que Mars se trouvait cinq fois plus loin il y a seulement six mois.Déjà, Mars a commencé à grossir et à devenir plus visible.Pour les quelques semaines qui viennent le quatrième caillou à partir du soleil apparaîtra comme plus brillant que n’importe quel autre corps céleste à l’exception de la Lune et de Vénus.«Mars, vous ne pouvez pas la rater, elle est brillante et rouge», souligne Myles Standish, astronome au Jet Propulsion Laboratory de la NASA Aldo Vitagliano, un astronome de l’université italienne de Naples, a calculé que Mars ne s’était pas rapproché de cette façon de la Terre depuis le.12 septembre de l’an 57 617 avant l’ère chrétienne, à une époque où les hommes de Neandertal régnaient encore en maîtres.Des planétariums partout dans le monde organisent des soirées d’observation de la planète rouge à partir du 26 août et le télescope spatial Hubble devrait dresser un portrait rapproché de Mars.REUTERS Le 27 août, seulement 55,7 millions de kilomètres sépareront la planète bleue de sa consoeur rouge.Lancement réussi d’un satellite d’observation de la couche d’ozone Washington (AFP)— Un satellite scientifique canadien destiné à l’étude de la répartition de l’ozone dans l’atmosphère terrestre a été lancé avec succès, mardi soir, de la Californie (ouest), a-t-on appris hier auprès de la NASA, qui a supervisé sa mise en orbite.Le satellite de l'agence spatiale canadienne, appelé SCISAT, d’un poids d’environ 150 kg, a été placé sur une orbite polaire à 650 km d’altitude pour recueillir des données sur la façon dont se répartit l’ozone dans les couches supé- rieures de l’atmosphère.Son lancement a été effectué par une fusée Pegasus XL, du constructeur américain Orbital Sciences, larguée d’un avion au dessus de l’océan Pacifique au large de la Californie à 19H09 (2H09 GMT hier), selon la NASA Grâce à ce satellite, les chercheurs espèrent mesurer et comprendre les processus chimiques qui régissent la répartition de l’ozone dans l’atmosphère terrestre, pour aider à l’élaboration de mesures de protection de l’environnement.De pèlerinages en pardons, le tourisme spirituel fleurit MARTINE NOUAILLE AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Du Puy-en-Velay à Per-ros-Guirec, Paray-le-Monial, 111e d’Ouessant ou à la Salette, les traditionnels pèlerinages et célébrations de l’Assomption vont mobiliser en masse demain autochtones et vacanciers, témoignant de la vogue croissante en France du tourisme spirituel À Lourdes (Hautes-IVrénées), le plus célèbre sanctuaire marial au monde, 40 000 personnes sont attendues pour la fête qui, selon l’Église catholique, célèbre «l’élévation» de Marie, la mère de Jésus, «dans la gloire de Dieu auprès du Christ ressuscité».Le public qui se pressera dans les allées du sanctuaire, fréquenté chaque année par six millions de personnes, est composé de «trois cercles concentriques», indique l’évêque du lieu, M"’ Jacques Perrier fidèles de la région, pèlerins venus des cinq continents et simples vacanciers.•On ne demande pas aux gens pourquoi ils sont là», souligne M*’ Perrier, en relevant que «Lourdes peut être à la fois un lieu caricatu-ralement catholique et prodigieusement ouvert».Les dizaines de pardons bretons qui attirent des milliers de personnes tout au long de l’été dans le Finistère connaissent le même brassage de croyants et de touristes attirés par le pittoresque de manifestations dont la tradition remonte au haut Moyen Âge.Même phénomène dans tous les sanctuaires dédiés à la Vierge, comme le Puy-en-Velay (Haute-Loire) ou La Salette (Isère).Le succès des fêtes de l’As- somption, dans un pays pourtant largement sécularisé, n’est qu’un indice parmi d’autres de l’essor du tourisme spirituel.Longtemps abandonnés, les chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Com-postelle (Espagne) connaissent depuis quelques années une fréquentation croissante.Seuls ou par petits groupes, motivés par la foi ou par le plaisir de la marche, les nouveaux pèlerins — qui se limitent souvent à une randonnée d’une à deux semaines — ont donné une nouvelle vie aux villages et aux monastères qui jalonnent le parcours, particulièrement dans le Massif central et les Pyrénées.En été, la consultation des sites Internet religieux fait d’ailleurs penser à un catalogue d’agence de voyages.Tel monastère vante son calme propice au «ressourcement spirituel», tel diocèse publie le programme des concerts accueillis dans ses églises, telle communauté annonce camps de vacances et retraites spirituelles.Ainsi, la communauté charismatique de l’Emmanuel accueille durant l’été de 20 à 25 000 personnes à Paray-le-Monial pour des «recollections familiales».Le monde de l’édition a senti le vent: tandis qu’un Guide des monastères (Éditions Horay) en est à sa 16" édition, M" Perrier vient de publier Visiter une église (Bayard), un livre destiné au grand public qui ne sait pas forcément ce qu’est un transept ou comment déchiffrer les symboles de l’art chrétien.La vogue spirituelle de l’été concerne aussi d’autres religions et particulièrement le bouddhisme, dont les monastères font le plein.T ¦ I ïH* : La petite ville de Moissac, étape importante sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.SOURCE CONSEIL REGIONAL MIDI-PYRENEES Embedded in Bagdad, un documentaire de Sacha Trudeau Uinvasion de l’Irak à travers les yeux d’une famille irakienne ordinaire JOHN MCKAY PRESSE CANADIENNE Toronto — Ce ne sont pas les bombes américaines qui ont fait le plus peur à Sacha Trudeau.Ce fut de se retrouver face à un Irakien aux pieds nus, armé d’un AK-47, qui s’apprêtait à l’abattre.Le jeune homme a séjourné à Bagdad avant, pendant et après l’offensive américaine de bombardement.Il relate son expérience et commente la situation dans Embedded in Bagdad, un documentaire d’une heure qu’il a tourné, dont il est le narrateur et qui doit être diffusé sur les ondes de CTV le 7 septembre.Âgé de 29 ans, M.Trudeau explique avoir voulu raconter l’invasion de l’Irak non pas du point de vue des journalistes occidentaux intégrés aux forces de la coalition, mais du point de vue d’une famille irakienne ordinaire de la classe moyenne.Il a été accueilli par la famille A-Saadi, avec laquelle il s’est lié d’amitié et dont il n’a pas tardé à partager les craintes et le désarroi.Sans accréditation de journaliste ni protection officielle, armé uniquement d’un caméscope numérique, Sacha Trudeau raconte qu’il n’a pas paniqué lorsque les bombes ont commencé à pleuvoir.«C'est trop vague, c’est comme la colère de Dieu, vous n’avez pas de contrôle là-dessus», a-t-il dit, hier.Le moment le plus effrayant pour lui est survenu quand il a été extirpé de force d’une automobile et poussé contre un mur, où il s’est retrouvé face à face avec un pauvre homme qui ve- « Plaider pour sa vie avec l’homme qui veut vous tuer, cela est épeurant» nait de perdre sa femme et ses enfants dans un bombardement et qui lui en attribuait la responsabilité — à lui ou à des gens comme lui.L’homme voulait l’abattre.«Plaider pour sa vie avec l’homme qui veut vous tuer, cela est épeurant.Ça a été le pire mofnent.» A force de persuasion, son ami Anmar A-Saadi a réussi à le sortir de ce mauvais pas.Malgré ce moment terrifiant, Sacha Trudeau s’est pris d’affection pour les Irakiens qu’il a fréquentés, surtout les A-Saadi.Il continue de s’inquiéter pour ces gens doux, de bonne humeur, surtout depuis que les occupants américains, à son avis, dilapident le capital de sympathie dont ils jouissaient quand ils sont arrivés dans le pays.Ils voulaient que Saddam Husr sein parte, mais ils ne voulaient pas que ce soient les Américains qui envahissent le pays et le fassent tomber, croit Sacha Trudeau.«On peut attaquer leur tyran, mais pas leur fierté.» Il estime que son documentaire traite d’abord et avant tout de la dignité humaine.«Nous vivons à une époque perturbée.Notre monde est bouleversé par des forces étranges et horribles.Mais n’oublions pas qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes tous dans le même bain, d’une façon ou d’une autre.» S’il aime tourner des documentaires, Sacha Trudeau se dit égaler ment intéressé par l’écriture et le cinéma de fiction.Mais, pour le moment, il s’en va — cette semaine — tourner dans un autre des points chauds de la planète, le Liberia.Les victimes de l’attentat du WTC ne seront pas toutes identifiées ASSOCIATED PRESS New York — Jusqu’à un millier de victimes de la destruction des tours jumelles du World Trade Center, à New York, pourraient ne jamais être identifiées.indique Robert Shaler, le biologiste légiste chargé de cataloguer l’ADN des disparus.Jusqu’à présent, le bureau du coroner de New York a pu confirmer l’identité d’un peu plus de la moitié des 2792 victimes de l’attentat, dont une centaine seulement depuis un an.C’est que les experts ont de plus en plus de difficulté à arriver à des résultats concrets avec l’analyse de l’ADN, en raison de la dégradation des échantillons et de l’incendie qui a suivi l’attentat Selon M.Shaler, l’objectif initial consistant à identifier 2000 victimes ne sera pas atteint.On espère maintenant se rendre à 1700 ou 1800 tout au plus, d’ici à ce que tous les échantillons d’ADN soient étudiés, ce qui devrait prendre moins d’un an.«A mon avis, on a fait tout ce qu’on a pu avec la technologie à notre disposition.On est au bout du compte», estime M.Shaler.Le spécialiste signale cependant que l’étude des échantillons pourrait reprendre dans un avenir indéterminé, si de nouveaux moyens d’analyser l’ADN étaient découverts.Parmi les victimes connues de l’attentat survenu le 11 septembre 2001 qui ont été identifiées, la plupart ont été identifiées dans les quelques semaines ayant suivi le désastre.Les spécialistes pouvaient compter alors sur des corps essentiellement intacts.Pour les restes plus petits, il a fallu procéder par analyse de l’ADN et comparaison des échantillons avec d’autres provenant de membres de la famille, père, mère, frère, sœur.Dans la majorité des cas, les victimes qui n’ont pu être identifiées ont été déclarées légalement mortes.Les certificats de décès ont été émis en raison de la certitude que les personnes en question étaient bien à l’intérieur du World Trade Center ou dans l’un des avions que les pirates ont fait s'écraser sur les tours.Augmentation spectaculaire des décès en France à cause de la canicule AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le nombre des décès en France, écrasée par la canicule, a augmenté de façon spectaculaire ces derniers jours, ont indiqué hier des services officiels, chiffrant les morts supplémentaires à plusieurs centaines.Un syndicat de police a même évoqué une «hécatombe» à Paris et le gouvernement de droite de Jean-Pierre Raffarin doit se défendre contre les accusations d’imprévoyance lancées par l’opposition.Le parti des Verts a même demandé la démission du ministre de la Santé, Jean-François Mattéi.«Il est indéniable qu’il y a plus de morts que la normale», a reconnu M.Mattéi dans un entretien avec l’AFP, mais il a souligné: «Il est extrêmement difficile d'avancer en urgence des chiffres, compte tenu de la difficulté, dans certains cas, à identifier les causes de décès, qui peuvent être multiples.» Près de 900 décès supplémentaires ont été enregistrés par les Pompes funèbres générales (PFG) sur son réseau en France pour la période du 4 au 10 août, soit une augmentation de 37 % par rapport à la normale, selon un responsable de cette entreprise qui ne contrôle qu’un quart du marché français.À Paris et dans sa banlieue, les décès vont doubler dans la période du 4 au 18 août par rapport à 2002, a estimé Alain Mo-rell, président des services Itinéraires, parlant d’une situation de •quasi-crise».Les chiffres de surmortalité révèlent toutefois de fortes disparités entre les régions, les taux les plus élevés étant à Paris (+60 %) et à Nice (sud) (+48 %), et les plus bas à Toulouse (sud-ouest) (+24 %) et Bordeaux (sud-ouest) (+16 %).L'Ile-de-France (centre) affiche une augmentation du nombre des décès plus importante que la plupart des autres régions françaises, avec des taux atteignant même +100 % dans une banlieue du sud de Paris.Montrouge. LE DEVOIR.LE J E T D I 11 AOÛT 2 0 0 3 A 5 Le devoir LE MONDE L’Afrique du Sud enverra des troupes au liberia REUTERS iohannesburg — L'Afrique du Sud a donné corps à son ambition de jouer les gendarmes continentaux r en annonçant qu’elle enverrait des soldats de maintien de la paix au Uberia conformément au souhait du président Thabo Mbeki de rendre son pays incontournable dans la résolution des conflits africains.Lqs responsables de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avaient réclamé en juillet que l’Afrique du Sud et le Maroc fournissent chacun un millier de soldats en appui de la force ouest-africaine (Ecomil) déployée au Liberia, et qui devrait compter plus de 3000 hommes lorsqu’elle sera pleinement opérationnelle.Le ministre de la Défense sud-africain, Mosiuoa Lekota, avait rejeté cette demande au motif que son pays était déjà fortement engagé dans des missions de la paix au Burundi et en République démocratique du Congo (RDC).Mais hier, le porte-parole de la présidence, Bheki Khumalo, a déclaré à Reuters: «Les soldats sud-africains se rendront au Liberia.Les détails techniques concernant leur nombre et la date de leur départ seront résolus dans les puts à venir par le ministère de la Défense.» «Le président répond ainsi à la demande formulée par le secrétaire général de l’ONU, le président de l’Union africaine et le président de la CEDEAO.En raison de l’attachement du président à la paix sur le continent, l’Afrique du Sud se devait de rendre service», a-t-il ajouté.L’Afrique du Sud a envoyé des soldats de maintien de la paix au Burundi et en RDC depuis 2001, mais un déploiement au Liberia, par son éloignement géographique, concrétiserait l’ambition sud-africaine d’être présente à tous les points chauds du continent Pour les journaux et les observateurs sud-africains, Mbeki a contribué à convaincre le président libérien Charles Taylor de quitter le pouvoir lundi et il se doit désormais de poursuivre son rôle de médiateur dans ce pays ravagé par 14 ans de guerre civile.Le quotidien The Star souligne ainsi que la présence de Mbeki aux côtés d’autres dirigeants africains lors de la cérémonie de passation du pouvoir au Liberia lundi a facilité le départ en exil de Taylor au Nigeria.«Les forces spéciales sud-africaines, dont la mission principale est la protection de Mbeki, ont également contribué à rassurer Taylor sur un départ en toute sécurité», écrit The Star.Pour ce journal, l’Afrique du Sud doit désormais être considérée comme l’interlocuteur privilégié de la communauté internationale pour la résolution des conflits africains.Vers une force permanente Dans le quotidien Business Day, l’éditorialiste politique R W.Johnson souligne que, malgré l’accueil enthousiaste qu’ils ont réservé aux soldats nigérians de l’Ecomil, les Libériens se sentiront plus rassurés avec les Sud-Africains.Depuis leur précédente mission de paix au Liberia dans les années 90, les Nigérians conservent une réputation de pillards au sein de la population libérienne, affirme Johnson.En lieu et place des missions de maintien de la paix déployées par les anciennes puissances coloniales, comme celle de la Grande-Bretagne en Sierra Leone ou celle de la France en Côte-d’Ivoire, Mbeki souhaite la création d’une force permanente d’intervention africaine au sein de laquelle l’Afrique du Sud jouerait un rôle crucial.Ce que souligne le vice-ministre des Affaires étrangères sud-africain, Aziz Pahad: «Il semble que la communauté internationale juge inconcevable une mission de paix au Liberia sans la participation de l’Afrique du Sud.» EN BREF La BBC sur la sellette Londres (Reuters) — La BBC a été mise en difficulté hier par le témoignage surprise d’une de ses journalistes devant le juge Lord Hutton, chargé de faire la lumière sur le suicide du D'David Kelly, spécialiste des armes irakiennes.Kelly s’est tailladé les poignets le mois dernier après avoir été présenté comme la source principale d’un reportage du journaliste Andrew Gilligan de la BBC, affirmant que le dossier britannique sur l’arsenal irakien avait été «gonflé» à la demande d’Alastair Campbell, responsable de la corn munication du premier ministre Tony Blair.La journaliste Susan Watts a déclaré hier que le scientifique ne lui avait pas dit lors d’une conversation téléphonique, que Campbell avait transformé ce dossier afin de justifier la guerre en Irak.Un enregistrement de l’entrevue de Kelly avec Watts a toutefois montré que, pour Kelly, le service de presse de Blair avait exagéré un point important, le scientifique affirmant que «cela dépasse toute mesure».Susan Watts a aussi accusé les dirigeants de la BBC d’avoir fait pression afin que son reportage concorde avec celui de Gilligan, une accusation que le réseau a rejetée.Schwarzie enrôle Buffet Los Angeles (AFP) — L’acteur américain Arnold Schwarzenegger, candidat républicain au poste de gouverneur de la Californie, a annoncé hier qu’il avait enrôlé l'investisseur milliardaire Warren Buffett pour être son conseiller économique.«Je connais Arnold depuis plusieurs années et je sais qu’il sera un excellent gouverneur.Il est très important pour le reste du pays que la crise économique de la Californie soit résolue, et je crois qu’Arnold accomplira cette tâche», a dit M.Buffett, 72 ans, dans un communiqué.Surnommé l'oracle d'Omaha, M.Buffett, considéré comme le deuxième homme le plus riche du monde, dirige depuis cette ville du Nebraska la société d'investissements Berkshire Hathaway.Il a critiqué ces derniers mois les baisses d’impôt décidées par l’administration Bush, qui selon lui favorisent trop les contribuables les plus riches.Violence dans Tlturi Fataki (AFP) — Plus de soixante civils auraient été tués ces trois dernières semaines à la suite d'une série d'attaques sur Fataki, une ville de l’Itun (nord-est de la République démocratique du Congo, RDC), selon des témoins rencontrés hier sur place.Fataki se trouve en dehors de la zone d’intervention de la force multinationale déployée par l’Union européenne, qui se limite à Bunia et ses environs immédiats.Les déplacés ont établi une liste de 63 personnes qui auraient été tuées lors des attaques.Dans cent ans, on naviguera au pôle Les glaces de l Arctique auront complètement fondu dans un siècle, affirme un rapport scientifique norvégien LEMONDE La glace de l’Arctique aura complètement fondu d’ici environ cent ans sous l’effet du réchauffement de l’atmosphère lié aux émissions de dioxyde de carbone (CO,), révèle une enquête internationale dont les résultats ont été publiés hier.«Depuis 1978, la calotte glaciaire a diminué de près de 3 ou 4% par décennie.A la fin du siècle, il n ’y aura plus de glace au pôle Nord Tété», a déclaré Ola Johan-nessen, professeur de l’institut de recherche Nansen (NERSC) à Bergen (Norvège), coauteur du rapport «Changements climatiques de l’Arctique».«Si les émissions de CO, continuent de s’accélérer, cela se produira peut-être avant, mais si on les réduit, cela retardera le processus», a-t-il ajouté.Les observations par satellite citées par l’enquête montrent que la calotte glaciaire de l’Arctique a rétréci de un million de km au cours des vingt dernières années pour n’être plus que de six millions de knv l’été.Selon M.Johannessen, la fonte totale de la calotte glaciaire entraînera une arrivée d’eau froide qui réduira fortement les flux marins tels que le Gulf Stream, avec de nombreuses conséquences sur le climat et sur l’écosystème.«Contrairement à une idée répandue, la fonte des glaces n’entraînera pas une montée du niveau des océans, assure-t-il toutefois.Car en faisant fondre la glace qui se trouve déjà dans Teau, vous n’ajoutez aucune masse.Seuls les précipitations, le débit des rivières et la fonte des glaciers peuvent faire monter les eaux», explique-t-il.La disparition de la calotte glaciaire aura cependant des retombées positives sur le transport, car elle débouchera sur l'ouverture d’une nouvelle route maritime au nord de la Russie qui pennettra d’économiser 10 jours entre l’Europe et le Japon.La fonte des glaces aura également un impact sur la pêche et ~ ¦ **"•**-¦— M»- ! ^ «MP i A nv • «; De plus en plus chaud sous le «soleil de minuit».sur les hydrocarbures, la surface des eaux exploitables s’en trouvant considérablement grandie.«Et puis l’océan joue un rôle majeur pour l’absorption du CO?Sur les sept gigatonnes de CO, que nous émettons aujourd'hui, l’océan en absorbe 2,5 tout à fait naturellement.Plus l’océan sera grand, donc, plus il absorbera de COy>, souligne également M.Johannessen.ARCHIVES REUTERS La canicule qui affecte l’ensemble de l’Europe concerne également les zones comprises au-delà du cercle arctique.La Norvège connaît ainsi des records de chaleur sur ses rivages septentrionaux.Dans la nuit de mardi à hier, le «soleil de minuit» a permis d'enregistrer une température' de 11 °C sur l’archipel de Spitzberg.Avec l'Agence France-Presse Washington renonce à faire avaliser le Conseil transitoire irakien Des tracts font croire à une présence d’al-Qaïda à Bagdad AGENCE FRANCE-PRESSE Le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter aujourd’hui sur un projet de résolution qui, contrairement à sa première version présentée par les Etats-Unis, n’avalise pas le Conseil de gouvernement transitoire, se contentant de «saluer» sa mise en place.John Negroponte, l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, a confirmé hier, à l’issue de consultations à huis clos du Conseil de sécurité, qu’il avait demandé que ce projet de résolution soit mis au vote aujourd’hui.L’adoption sous sa forme amendée de ce projet, qui met également en place la Mission d’assistance des Nations unies en Irak (MANUI) demandée par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, était considérée hier comme une formalité en dépit de quelques réticences exprimées par la Syrie.Dans le premier projet qu’ils avaient fait circuler dès vendredi dernier, les États-Unis employaient le verbe «avaliser», traduction du verbe anglais «to endorse» qui, selon les diplomates, peut être aussi interprété comme «reconnaître», voire «légitimer».Les réticences face au Conseil de gouvernement transitoire tiennent, selon des sources diplomatiques concordantes, au fait que les pays membres du Conseil de sécurité ne veulent ni lui tourner le dos, ni lui accorder une reconnaissance formelle.Les membres de ce conseil, mis en place le 13 juillet dernier, ont en effet été choisis par l'administrateur américain de l’Irak, Paul Bremer, et son pouvoir exécutif reste tout théorique, ses décisions étant soumises au veto de la coalition américano-britannique qui occupe le pays.S’il n’est pas la représentation légitime du peuple irakien, la mise en place de ce conseil constitue cependant, pour des pays comme la Russie ou la Fraie qe opposés à la guerre contre l’Irak voulue par les États-Unis, un pas dans la bonne direction.La MANUI devrait ainsi avoir un effectif total dépassant les 300 personnes.Leur rôle sera d'assurer les tâches de coordination humanitaire et de conseil politique, notamment décrites dans la résolution 1483 du 22 mai régissant le rôle de l’ONU dans l’Irak sous occupation américano-britannique.Sur le terrain, un groupe se réclamant du réseau terroriste al-Qaïda a attaqué hier à Bagdad des militaires américains, pour la première fois depuis le début de l’occupation de l’Irak, alors que deux soldats américains ont été tués dans des attaques différentes au cours des dernières 48 heures.Enfant tué Des inconnus en voiture ont attaqué hier soir les forces américaines stationnées dans la municipalité de Bagdad, selon des témoins.Un Irakien a été tué par les forces américaines au cours de cette attaque.Un journaliste de l’AFP a trouvé sur la chaussée, à quelques dizaines de mètres du lieu de l’attaque, des tracts sur lesquels était écrit en arabe: «Mort aux collaborateurs de l’Amérique» et qui étaient signés «Organisation al-Qaïda».Ces tracts ont été lâchés par les occupants de la voiture, ont affirmé plusieurs témoins.Par ailleurs, un enfant a été tué et au moins quatre autres Irakiens blessés hier par l’armée américaine, au cours du premier affrontement avec les troupes américaines dans le quartier chiite de Sadr City.Enfin, hier, la télévision qatarie al-Jazira a diffusé une lettre manuscrite attribuée au président irakien déchu Saddam Hussein, dans laquelle il exhorte les chiites irakiens au «jihad contre les occupants».British Airways suspend ses vols vers l’Arabie Saoudite AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Londres — La compagnie aérienne British Airways a annoncé hier la suspension «jusqu’à nouvel ordre» de tous ses vols vers l’Arabie Saoudite, invoquant des raisons de sécurité.«British Airways a suspendu jusqu’à nouvel ordre ses vols vers l’Arabie Saoudite en raison d’une aggravation des inquiétudes en matière de sécurité dans la région», a indiqué la compagnie dans un communiqué.La compagnie a précisé avoir pris cette décision après des discussions avec le ministère britannique des Transports mais n’a donné aucune indication sur la nature des menaces ayant motivé sa décision.«A titre de précaution, nous avons décidé de suspendre tous les vols vers l’Arabie Saoudite pour le moment et nous allons rester en consultations étroites avec le gouvernement», a indiqué le directeur de la sécurité de British Airways, Geoff Want, cité dans le communiqué.Interrogé par l’AFP, un porte-parole du ministère des Transports a fait état de «renseignements crédibles sur une menace grave contre les intérêts aéronautiques britanniques en Arabie Saoudite».«Nous les en avons injbrmés, mais ce sont eux qui ont pris la décision d’annuler les vols», a ajouté le porte-parole du ministère.British Airways assurait des liaisons régulières entre l’aéroport londonien de Heathrow et les villes saoudiennes de Riyad et Djeddah.Cette décision survient au lendemain de l’annonce de la prochaine réouverture des liaisons régulières de British Airways vers Bagdad et Bassora, dans le sud | I / j4 M J ^ T* , h r\ /'¦ / ; * “7.%, Q Incertitude chez les voyageurs à Heathrow.REUTERS de l’Irak, après 13 ans d’interdiction de vols commerciaux vers ce pays.British Airways avait suspendu toutes ses liaisons entre Londres et Nairobi du 15 mai au 3 juillet, le gouvernement britannique ayant alors interdit les vols des compagnies britanniques à destination et en provenance du Kenya, invoquant une menace terroriste «imminente».Pressées par les États-Unis de lutter contre l’islamisme, les autorités saoudiennes se sont engagées dans un bras de fer à haut risque contre des groupes armés qui surfent sur le ressentiment de la population à l’égard de la famille royale et de ses alliés américains.La répression menée par les forces de sécurité depuis les attentats qui ont fait 35 morts au mois de mai à Riyad a entraîné des affrontements sanglants avec des activistes qui ont déjà coûté la vie à 16 suspects et 11 policiers.Vente de missile déjouée au New Jersey Deux suspects sont mis en accusation LARRY FINE REUTERS Newark — Deux Jiommes interpellés mardi sur la côte est des États-Unis, dans le cadre d’une opération qui a permis de déjouer un projet de vente d’un missile, ont comparu hier devant une cour fédérale de justice.Hemant Lakhani, soupçonné d’être un trafiquant d’armes britannique d’origine indienne ayant pignon sur rue à Ixmdres, a été inculpé de soutien matériel à des «terroristes» et de trafic d’armes, a indiqué Christopher Christie, procureur fédéral de Newark, dans le New Jersey.Le premier chef d’inculpation est assorti d’une peine de 15 ans de prison et d’une amende de 250 000 dollars, et le second de dix ans de réclusion ainsi que d’un million de dollars d’amende.I>e deuxième inculpé, le Malaisien Moinouddine Ahmed Hamid, arrêté à New York, est poursuivi pour avoir transmis illégalement des fonds, a précisé le procureur.Un troisième suspect, Yehouda Abraham, lui aussi arrêté à New York, devrait être inculpé pour des charges similaires par le tribunal d’instance fédéral de Manhattan.Il est accusé d’avoir encaissé une avance de 30 000 dollars pour le paiement de missiles au nom de lakhani, selon le tribunal.Ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d’une enquête conjointe du FBI et des autorités russes et britanniques menée depuis décembre 2001, qui a permis de déjouer un projet de vente d’un missile susceptible, selon les autorités, d’être utilisé pour abattre un avion de ligne.lakhani a été arrêté à Newark alors qu’il tentait de vendre un missile sol-air de fabrication russe, de type «Igla».Le Britannique croyait vendre des armes à des extrémistes somaliens qui se sont révélés être des informateurs du FBI, a-t-on indiqué de source judiciaire.Ces «faux extrémistes» ont proposé de verser 85 (XX) dollars pour un premier missile d’essai et se sont engagés à en acheter une cinquantaine d’autres par la suite.Perquisitions en Grande-Bretagne Christie a précisé que, au cours d’entretiens, dont 150 ont été enregistrés, entre lakhani et un informateur du FBI, le trafiquant a qualifié à plusieurs reprises «Oussama ben iMden de héros» et les Américains de «salauds».la police britannique a procédé pour sa part à des perquisitions dans deux maisons londoniennes à la demande des autorités américaines, a annoncé hier un porte-parole de la police londonienne, ajoutant qu’elles n’avaient donné lieu à aucune arrestation.Des médias britanniques ont rapporté que des policiers avaient perquisitionné mardi soir, durant plusieurs heures, une maison du nord de Londres.Le président George Bush a estimé que ces arrestations soulignaient les efforts déployés pour garantir fa sécurité dans les aéroports américains.«L’Amérique est un lieu sûr pour prendre Tavion», a-t-il ajouté.Le marchand d’armes, repéré une première fois il y a cinq mois à Saint-Pétersbourg et Moscou, s’est rendu dimanche par avion à New York, avec son épouse, en empruntant un vol de British Airways en provenance de Londres.D a été suivi par un agent du FBI et interpellé dans le New Jersey après avoir pris livraison d’un colis marqué «Matériel médical», d’après fa BBC.En novembre 2002, deux missiles pouvant être tirés de l’épaule avaient failli abattre un avion nolisé israélien qui décollait de l'aéroport de Mombasa, le grand port kényan sur le littoral de l’océan Indien.Selon John Pike, un expert en missiles, ITgfa n’est que la version russe du Stinger américain, un missile portable utilisé par de nombreux maquisards dans le monde pour abattre des appareils volant à basse altitude.Les Américains vivent dans fa hantise d’un attentat contre un avion de ligne depuis les attentats suicide du 11 septembre 2001 à New York et Washington. A fi LE DEVOIR, LE JEUDI il AOÛT 2003 EDITORIAL Le sursaut japonais Après avoir été prisonnière de la spirale déflationniste pendant une douzaine d’années, voilà que l’économie japonaise envoie des signaux encourageants.La batterie de statistiques publiées ces jours-ci laisse entrevoir une victoire de la croissance sur le marasme.Si le phénomène se confirme, le Japon va amener avec lui la Chine qui accédera de facto au rang d’acteur éminemment influent de l’univers économique.LE DEVOIR A Serge Truffaut ?lors que tous les experts, y compris japonais, s’attendaient à ce que le deuxième trimestre soit celui de l’immobilité, voilà qu’on a annoncé une croissance du PIB pour un sixième trimestre consécutif.Mieux, les chiffres inhérents au premier trimestre ont été révisés à la hausse.De fait, si le rythme observé depuis six mois poursuit sa route, le Japon conclura la présente année en affichant une progression de 2,3 %.Du jamais vu en douze ans.Pour la communauté d’économistes versés en affaires japonaises, le pays est peut-être dans la phase initiale de la reprise.Cette embellie est attribuable, pêle-mêle, à une reprise des investissements, un sursaut de la consommation et une progression des exportations.Le hic, c’est qu’elle demeure fragile et risque de le demeurer encore longtemps à moins que le gouvernement n’oblige les banques à faire le ménage qui s’impose depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 1991.Les grands groupes financiers du Japon se refusent toujours à radier des milliards et des milliards de prêts délinquants.Il faut préciser que ces mauvaises créances sont dans la majorité des cas le fait de filiales industrielles ou autres des banques en question.Régulièrement, ce fut le cas la dernière fois au mois de mars, la Banque du Japon achète des titres de ces institutions pour juguler l’hémorragie.En clair, l’État subventionne le secteur.Il y a donc la menace émanant du secteur financier.Il y en a une autre, à la fois plus sourde et plus généralisée parce que relevant de la culturelle économique qui prévaut en ce pays depuis une dizaine d’années.Les Japonais ont articulé leurs habitudes de consommation aux avantages inhérents, si minimes soient-ils, de la déflation.La presse financière abonde d’exemples de personnes qui attendent la solde de la solde.En deux mots, la culture du rabais, qui est en soi déflationniste, s’est généralisée.Elle s’est étendue de la consommation de produits courants à la sphère immobilière.Soit dit en passant, la valeur du palais et des terrains impériaux, qui équivalait en 1991 la valeur combinée des terrains californiens, ne vaut plus, si l’on ose dire, que la moitié de Los Angeles.En toute logique financière, les grandes entreprises industrielles se sont adaptées à cette nouvelle donne.Comment?En délocalisant la fabrication de produits.En raison de la faiblesse des coûts salariaux qui ont cours en Chine, ce pays est devenu le territoire d’implantation privilégié des Japonais.Si cela a bien évidemment nourri la déflation pendant des années, cette stratégie va s’avérer très payante à moyen ou long terme.Qu’on y songe: les exportations chinoises ont augmenté de 22 % l’an dernier; les exportations de composantes électroniques progressent à raison de 60 % par année, etc.Résultat net: sur ce front, la balance commerciale des États-Unis a été déficitaire de 120 milliards l’an dernier.Et le pire, tant pour les États-Unis que pour le Canada, est que le gouvernement chinois ne veut surtout pas prendre des mesures qui fixeraient le yuan chinois, actuellement à parité avec le dollar américain, à sa valeur réelle.On estime que l’évaluation de la monnaie chinoise devrait être de 40 % supérieure à ce qu’elle est actuellement De cette position, cette implantation, certains groupes japonais tirent déjà des bénéfices.Ainsi, l’industrie automobile affiche depuis quelques trimestres des rendements qui rappellent ceux qu’elle dégageait dans les années 80.De fait, aux Etats-Unis certains lobbys sont habités par l’inquiétude.L'Association des manufacturiers et l’industrie du textile voient d’un mauvais œil une combinaison Me du retour du Japon et de la montée en puissance de la Chine.Ici et là, de ce côtéci de l’océan, on envisage avec effroi ce jour de 2008 alors que les derniers quotas sur les produits made in China, financés par le Japon, seront levés.Ce duo sera alors en mesure de dominer bien des secteurs économiques.Pour l’heure, on devrait souhaiter la mise entre parenthèses de la déflation au Japon afin que ce pays prenne le relais d’une reprise économique qu'on attendait d'Europe et qui ne viendra pas.FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.JEAN-FRANÇOIS NADEAU, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN T1FFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE g{N Quoi'?!., JS VoiiUif Mtf V t y s ^44/4 PA MOVTRtM 7 I - M **>>4 *__ Pour des référendums d’initiative populaire Selon l’idéal démocratique, la loi est l’expression de la volonté populaire.Le gouvernement par quelques personnes est tout le contraire de la démocratie.De récents jugements montrent encore une fois que de grandes orientations sociales sont décidées par quelques personnes.Les Parlements se plient automatiquement à leurs décisions, celles-ci ayant la bannière de «droits fondamentaux».Pourtant, leur interprétation de ce qui constitue des règles non raisonnables ne coïncide pas nécessairement avec la raison populaire ni même avec le droit applicable dans pratiquement toutes les autres démocraties.La situation actuelle me fait penser un peu à celle qui a précédé la naissance de la démocratie dans l'Athènes antique.Le gouvernement de la cité ainsi que les tribunaux étaient alors contrôlés par quelques personnes.Notre société manque d’un contrepoids au suprême pouvoir des juges.Ce contrepoids devrait être, selon moi, la volonté la plus légitime qui soit la volonté du peuple.Ainsi, tant au fédéral qu’au Québec, la loi devrait permettre des mécanismes de démocratie directe, soit des référendums d'initiative populaire.Michel Filion Saint-Nicolas, 12 août 2003 Mais où sont donc passées les bonnes manières?Lundi matin, en me rendant au travail, j’ai été témoin d’un événement qui m’a portée à réfléchir sur les valeurs de notre société.Comme tous les matins, je suis dans le métro.Comme tous les matins, U fait chaud, le train est bondé, il n'y a aucune place pour s’asseoir et il est difficile de s’agripper à une des barres d'appui.Comme tous les matins, c’est l'heure de pointe.Ce,st lundi, tout le monde a l’air maussade.À la station Papineau, arrive une jeune femme.LETTRES Elle est magnifique, elle semble en pleine forme et elle exhibe fièrement avec une blouse boutonnée à moitié, un beau ventre rond.Elle est très visiblement enceinte.La jeune femme entre dans le wagon.Tous les gens assis la dévisagent de haut en bas, semblant presque outragés qu’elle ose montrer à tous ce ventre bien rond qui s’apprête à donner la vie.Tout le monde la regarde, mais personne ne se lève.C’est à ce moment précis que j’ai compris que la courtoisie n’était plus de ce monde.La jeune femme doit même se frayer un chemin pour arriver à s’appuyer de peine et de misère sur la barre d’appui.Lorsque la STM a fait apposer des autocollants désignant des sièges réservés en priorité aux personnes à mobilité réduite, naïvement j’ai cru que c’était inutile d’indiquer de telles consignes.Les bases de la politesse et du bon sens devraient faire en sorte que les gens se lèvent Eh bien, ce matin j’ai vu que non.Je me suis rendu compte que la société était rendue au point où même une femme enceinte de plusieurs mois n’a plus la considération des citoyens qui l’entourent J’ai alors réalisé que la bienséance, la politesse, la courtoisie et même la galanterie étaient des valeurs qui n’existaient plus qu’en théorie.Quand viendra mon tour d’attendre un enfant, je souhaite être aussi resplendissante que la dame que j’ai vue ce matin.J’espère aussi que la société aura retrouvé un peu de son bon sens, pour avoir un peu moins peur du monde dans lequel je devrai élever mon enfant Mélanie Girard Etudiante en psychologie, UQAM 11 août 2003 Le chat sort du sac ! Maintenant je comprends pourquoi Pierre Bourque a boycotté le comité de réorganisation municipale du maire Tremblay.Il veut à tout prix se faire réélire et proposer ses idées personnelles.Il pense tellement à lui qu’il est prêt à sacrifier notre ville pour une réélection.Son opportunisme politique dégoûte.Il se vante d’être le père du projet «Une île, une ville» (alors que c’est Jean Drapeau), mais comme ses chances de reprendre le pouvoir sont minces tant que l’ouest de llle fait partie de Montréal, il propose de créer deux villes sur lie, pour ainsi se débarrasser d’une partie de ses adversaires.Voilà le vrai visage de Pierre Bourque: un homme totalitaire qui veut repousser ses adversaires qui ne pensent pas comme lui.Le plan Bourque d’ici à 2005 est de diviser les forces pour mieux régner.Le chef de l’opposition veut détruire Montréal.Qui l’eût cru! Nous avons donc la preuve que tout ce qui préoccupe Pierre Bourque, c’est de reprendre le pouvoir.J’ai un message pour lui: ses chances de réélection sont bien minces même si l’ouest de nie se sépare.Les citoyens ne sont pas dupes.Le chef de l’opposition n’a plus de crédibilité auprès de l'électorat N’oublions pas que, lorsqu'il était maire, notre ville a été sous tutelle.M.Bourque, le siège de maire n’est pas un trône, c’est le poste de gestionnaire de la métropole québécoise.Le poste revient à une personne compétente qui a à cœur sa ville et qui veut la défendre.Je ne crois pas que vous ayez les compétences requises alors que Gérald Tremblay les a.Les citoyens veilleront à vous écarter du pouvoir à l’hôtel de ville en 2005.ou avant Le chef de l’opposition n’aime pas sa ville, il s’aime tout simplement Denis Gariépy De l’arrondissement Sud-Ouest Le 12 août 2003 Viande à chien En raison de la vache folle, on a eu droit à des reportages télévisuels sur les normes dïiy-giène appliquées dans l’industrie du bœuf d’id.Ce qui m’a sidéré, c’est d’avoir vu les employés tripoter à mains nues les tranches de viande, les quartiers de bœuf, ainsi que la viande hachée.Aucun journaliste n’a soulevé ce fait dans les topos.En regardant le reportage, il n’y a que mon chien qui salivait Est-ce que les gants de ceUophane ou de caoutchouc n’existent que pour l’industrie de la transformation du poisson?Les inspecteurs sont-ils en vacances perpétuelles, ou ferment-ils les yeux, eux aussi?Michel Bédard Montréal, 12 août 2003 LIBRE OPINION Voilà pourquoi votre fille est muette FRANCIS LAGACÉ Montréal Claude Jasmin est bien habile discoureur et ce qui sauve son texte, c’est la qualité des fleurs de rhétorique, car d’arguments il n’y a point et de connaissance du sujet, encore moins.Comme l’ignorance n'est pas criminelle et qu'elle se soigne par l’instruction, voici quelques renseignements à l’usage de notre harangueur.1.Le mariage n’est pas l’union d’un homme et dime femme dans le but de fonder une famille, mais bien l’engagement de deux personnes à la fidélité, au secours mutuel au respect, à l’assistance et à la vie commune.C'est la définition du Code civil (art.365 et suivants).La famille (groupe de personnes qui vivent ensemble) est automatiquement constituée par le mariage à cause de l’obligation de vie commune et les enfants n’y sont qu’éventuels.L’inverse n’est pas vrai, c’est-à-dire que toute famille ne présuppose pas un mariage.M.Jasmin en est la preuve hiknême lorsqu'il déchue ne pas être marié et vivre avec la femme de sa vie.2.La conception du mariage comme l’union de deux personnes n'est pas une nouveauté dans le Code civil puisque c'était déjà la définition du Code civil du Bas-Canada, laquelle a été transformée lors de l’adoption du code révisé en 1994, sous le ministère de Gilles Rémillard, pour prévoir la différenciation des sexes.On craignait alors que les gais et lesbiennes revendiquent le droit de se marier comme le permettait implicitement le code.Et, en effet, il y avait déjà des revendications à cet égard.3.Le ministre Cauchon ne se fait pas couard en voulant modifier la loi, au contraire il prend les devants courageusement plutôt que d’attendre d'être forcé de le faire par les tribunaux.Voilà ce que M.Jasmin ignore, il ne s’agit pas d’un caprice de quelques-uns ni d’un «modernisme imbécile», mais bien de l’application de la Charte des droits et libertés de la personne.Si le législateur n’applique pas sa propre charte, il y sera contraint par les tribunaux.Trois cours provinciales se sont déjà prononcées dans ce sens et l’on ne doute pas que la Cour suprême dira la même chose.Tous les constitutionnalistes que j’ai consultés sur le sujet sont d’accord.4.Le rôle primordial de parent fait l'objet d’études, c’est vrai.Toutes les études disponibles sur le sujet montrent en fait que les enfants élevés par des parents gais ou lesbiennes sont semblables aux autres enfants, ni pires ni meilleurs.Voyez le site de l’Ame-rican Pediatric Association à cet égard.5.Si les homosexuels sont égaux en droit, pourrait-on leur donner une institution séparée?Cela s'appelle la théorie du «separate but equal- et c’est clairement de la discrimination, comme on l’a montré aux États-Unis avec les écoles séparées pour les Noirs.Une telle solution transmet le message que certains sont plus égaux que d'autres, pour reprendre l’expression célèbre.Le mariage n’est pas l’union d’un homme et d’une femme dans le but de fonder une famille, mais bien l’engagement de deux 6.Pourquoi les gais et lesbiennes veulent-ils se marier alors que plein de couples de sexe différent n’ont rien à faire du mariage?C’est très simple, ils veulent en avoir le choix.C’est facile de dire qu’on refuse ce à quoi on a droit, c’est autre chose d’être un citoyen de seconde zone, exclu de tout choix.Pour que cette question de M.Jasmin puisse de personnes à la fidélité èvenir un argument, il faudrait qu’il milite contre le mariage pour les couples de sexe différent sous prétexte que lui n’en veut pas.7.M.Jasmin veut savoir combien de couples de même sexe divorceront après mariage.Void la réponse: la même proportion que dans les couples de sexe différent.Voulez-vous interdire le mariage aux couples de sexe différent sous prétexte qu’ils peuvent divorcer?Ils peuvent aussi se remarier, vous savez.8.M.Jasmin appelle à protester contre la Charte des droits.S’en rend-il compte?Maintenant que nous avons réglé les questions de connaissances, passons à celles plus subtiles des présupposés que contient sa lettre.Il y est question de singerie, de parodie, de mascarade, de caricature, de mimétisme, de colonialisme et d’aborigènes singeant la cour.Deux personnes de sexe différent s’épousent, c’est une cérémonie respectable.Deux personnes de même sexe font pareil, elles font de la singerie.Elles ne sont donc pas de même valeur?Il y a donc des unions plus respectables que d’autres?L’attitude qu’on décèle dans ces mots-là ressemble à celle des planteurs du Sud qui distinguaient entre les bons nègres, ceux qui se contentent de leur sort, et les mauvais, ceux qui revendiquent On aime bien les homosexuels (toutes les déclarations homophobes commencent par «J’ai des amis qui sont homosexuels») à condition qu’ils ne dérangent pas et qu’on ne les voie pas trop.Le terme même d’invertis sexuels qu’emploie M.Jasmin indique où il prend ses références quant à la société et au jugement qu’il porte sur les gais et lesbiennes: au milieu du XDV siècle (ah, le Second Empire!) où les choses étaient claires et chacun à sa place.«Plein d’homosexuels intelligents observent avec malaise ces clowneries», déclare M.Jasmin.On suppose que les autres ne sont pas intelligents.C’est sùr, vouloir l’égalité, ça dérange.De là à dire que ceux qui ne pensent pas comme les plus favorisés, il n'y a qu’un pas vite franchi.Les suffragettes se faisaient railler de la même façon.Les lettres de cette sorte montrent bien qu’il y a encore beaucoup de travail à faire dans la société avant que nous soyons considérés comme de véritables égaux.La lutte contre Ihomophobie institutionnelle se situe dans le même plan que la lutte contre le racisme et le sexisme, lesquels font partie de nos torts culturels, pas uniquement de nos attitudes individuelles. LE DEVOIR, LE J E l' D l 11 AOÛT 2 0 0 3 A 7 IDEES L’avenir des services de garde au Québec : des chiffres pour alimenter la consultation publique Voici quelques extraits du document de consultation concernant l’avenir des services de garde du Québec, rendu public hier par les deux ministres responsables de la famille, Claude Béchard et Carole Théberge.On pourra trouver le document intérgral sur le site du gouvernement du Québec à l’adresse suivante: www.servicesdegarde.gouv.qc.ca epuis l’instauration des services de garde à contribution parentale réduite, les coûts ont progressé à un rythme annuel moyen de près de 30 %.Quant aux crédits budgétaires, ils augmenteront à un rythme annuel de 11,5 % d’ici 2006.Cette progression est principalement attribuable à la création de places de même qu’au redressement salarial du personnel des services de garde.En 2003-2004, le ministère de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille prévoit consacrer plus de 1,3 milliard de dollars aux services de garde, soit près de 40 % du total de l’aide que le Québec octroie aux familles.Ces dépenses se répartissent comme suit : 1,1 milliard de dollars pour le fonctionnement des centres de la petite enfance (installation et milieu familial), 204,8 M$ pour le fonctionnement des garderies, 37 M$ pour le régime de retraite du personnel des installations de centres de la petite enfance et des garderies conventionnées et 8,5 M$ pour le ser-vice de la dettç (immobilisations des centres de la petite enfance).A terme, la part de l’État serait approximativement de 1,7 milliard de dollars si le développement se réalise tel que prévu.De plus, des subventions de développement et d’investissement sont accordées aux centres de la petite enfance.De 1997-1998 à 2002-2003, elles se sont chiffrées à 82,8 M$.Pour créer une place en installation de centre de la petite enfance, il en coûte en moyenne 12 000 $ en dépenses d’immobilisations.De 1997 à 2002, le gouvernement assumait près de 40 % du coût total du projet dès la mise sur pied de l’installation; les 60 % restants étaient financés dans les années subséquentes.Depuis l’instauration en 2002 du nouveau Programme de financement global des immobilisations des centres de la petite enfance, le ministère paie uniquement les intérêts et les remboursements du capital de l’année financière en cours.La dépense est donc amortie sur la durée du prêt à long terme.Les garderies conventionnées ne sont pas admissibles à ce programme.Toutefois, une partie de la subvention de fonctionnement qui leur est accordée sert à financer leurs immobilisations.La progression des coûts a modifié de façon im-pçrtante la contribution moyenne des parents et de l’État au financement des services.Avant l’instauration des places à contribution réduite, en 1996-1997, la contribution moyenne des parents aux frais de garde était de 18,06 $ par jour dans les garderies et de 16,24 $ en milieu familial.En 2002-2003, leur contribution quotidienne pour une place en service de garde éducatif est de 5 $.En contrepartie, la part du gouvernement est passée de 10,79 $ par jour dans les garderies à but non lucratif à 37,54 $ en installation de centre de la petite enfance.Pour ce qui est du milieu familial, la contribution, qui était à l’époque de 4,06 $, est maintenant de 21,83 $ par jour.Pour les garderies, la quote-part gouvernementale est passée de 0,97 $ à 28,64 $ par jour.Le coût d’une place En 2002-2003, le coût global d’une place en centre de la petite enfance (installation) atteint donc 42,54 $ par jour (11 060 $ par année); en garderie, il est de 33,64 $ (8750 $ par an) et, en milieu familial, de 26,83 $ (7000 $ par an).Ce coût global représente la somme des contributions parentale et gouvernementale.La part de la contribution financière que les parents assument est environ quatre fois moindre pour l’année 2002-2003.Elle représente 12 % en installation de centre de la petite enfance, 19 % en milieu familial et 15 % en garderie à but lucratif.En contrepartie, la participation relative de l’État est devenue plus importante : en installation, elle atteint 88 % en 2002-2003, alors qu’elle était de 37 % en 1996-1997; en milieu familial, cette participation est passée de 20 % à 81 % et, enfin, en garderie à but lucratif, elle a progressé de 5 % à 85 %.La part de la contribution gouvernementale au financement des services de garde éducatifs a donc grandement augmenté depuis 1997 pour l’ensemble des types de garde, passant en chiffres absolus de 290 M8 à plus de 1,3 milliard de dollars.Poursuivre à ce rythme impose une forte pression sur les finances publiques.Si la contribution parentale avait suivi le rythme de croissance annuel des coûts, elle s'établirait actuellement à 17,85 $ par jour.Les effets du régime fiscal fédéral En ce qui concerne la fiscalité fédérale, l’instauration des places à contribution réduite a produit des effets indirects pour les familles québécoises.En payant 5 $ par jour, les familles qui bénéficient de places à contribution réduite réclament, dans leur déclaration de revenus fédérale, un montant moindre au titre de la déduction fiscale pour frais de garde que si elles payaient un tarif non subventionné.Dans le régime fiscal fédéral, la déduction pour frais de garde contribue à réduire le revenu net.Comme la valeur de la déduction est moins élevée qu’avec un tarif non subventionné, plusieurs familles disposant de places à 5 $ paient plus d’impôt fédéral.IM /Hfi ¦v: JACQUES NADEAU LE DEVOIE La popularité des services de garde éducatifs repose sur plusieurs facteurs.Outre la contribution de l’Etat qui a facilité l’accès à ces services, d’autres éléments leur ont donné une grande crédibilité : la qualité du programme éducatif, l’importance accordée à la prévention, à la santé et à la sécurité des enfants de même que la compétence du personnel.Ce faisant, ces familles peuvent également recevoir un montant moindre au titre de la Prestation nationale pour enfant (PNE) et comme remboursement de la taxe sur les produits et services CTPS).[.] Plus de 33 000 places à créer La popularité des services de garde éducatifs repose sur plusieurs facteurs.Outre la contribution de l’État qui a facilité l’accès à ces services, d’autres éléments leur ont donné une grande crédibilité : la qualité du programme éducatif, l’importance accordée à la prévention, à la santé et à la sécurité des enfants de même que la compétence du personnel.Dans le Discours sur le budget, le gouvernement a réitéré son engagement de rendre accessibles les 200 000 places nécessaires en favorisant une plus grande flexibilité, en assurant un financement adéquat, qui tienne compte de la capacité de payer des contribuables, et en posant comme principe que la formule de financement devrait permettre une hausse des contributions du gouvernement fédéral.[„.] Pour atteindre l’objectif de 200 000 places financées, il reste à créer 33 731 places.De ce nombre, 18 531 ont déjà été autorisées et 3000 ont été annoncées pour les garderies, ce qui réduit le nombre de places à autoriser à 12 200.Les scénarios suivants proposent différentes hypothèses à explorer pour faire en sorte que ces places répondent aux besoins exprimés par les parents et assurent une plus grande flexibilité.¦ Scénario 1: un développement offert exclusivement en milieu familial.¦ Scénario 2: un développement offert exclusivement aux garderies.¦ Scénario 3: un développement partagé entre les garderies et les haltes-garderies communautaires.Les scénarios de financement Le gouvernement a clairement exprimé sa volonté d’atteindre l’objectif de 200 000 places en services de garde, d’assurer une plus grande flexibilité pour mieux s’adapter aux choix des parents et de maintenir un haut niveau de qualité.D s’est également engagé à assurer un financement adéquat qui tiendrait compte de la capacité de payer des Québécois et des Québécoises.Comme on l’a souligné précédemment, les coûts de fonctionnement, au terme du développement, seront d’environ 1,7 milliard de dollars.Depuis 1997, on a observé une croissance d’environ 30 % par année et on estime qu’elle se poursuivra à un rythme de 11,5 % par annéel2 d’ici la fin du développement Si la contribution parentale avait suivi ce rythme de croissance, elle s’établirait actuellement à 17,85 $ par jour.Proportionnellement, l'écart ne cesse de croître entre la participafion financière des parents utilisateurs et celle, de l’État celle des parents diminuant et celle de l’État augmentant de façon notable chaque année.Assurer la pérennité des services requiert donc de revoir la participation financière à la fois des parents et de l’État et de rechercher un meilleur équilibre.Trois scénarios de financement ¦ Scénario 1: une tarification unique fixe.Relever la contribution parentale pour toutes les familles utilisant ces services, et ce, indépendamment du revenu fanfilial.A titre d’exemple, la contribution parentale pourrait être augmentée de 2 $ pour passer de 5 $ à 7 $ par jour.Chaque dollar d’augmentation de la contribution parentale représente à terme 52 M$ annuellement Pour les familles utilisatrices, ce relèvement se traduirait par une dépense additionnelle de 520 $ par année pour chaque enfant (à raison de 260 jours de fréquentation), soit 1820 $ comparativement à 1300 $ actuellement.Un couple qui a deux revenus et un enfant et dont le revenu familial est de 70 000 $ verrait son impôt fédéral à payer diminuer de 69 $, et sa Prestation nationale pour enfants augmenterait de 10 $.Pour une même famille dont le revenu familial est de 100 000 $, l’impôt fédéral à payer diminuerait de 96 $.Toutes les familles bénéficiant d’une place à contribution réduite seraient touchées par cette majoration, à l’exception de celles qui reçoivent des presta-tiops d’assistance-emploi.A la fin du développement, on pourrait prévoir un principe d’indexation.¦ Scénario 2: une tarification modulée en fonction du revenu.Ce scénario implique que certaines familles dont le revenu se situe au-dessus de la moyenne partid-perçt davantage au financement des services de garde.A titre d’exemple, la contribution parentale serait maintenue à 5 $ par jour pour les familles dont le revenu familial est inférieur à 70 000 $.Celles dont le revenu s’échelonne entre 70 000 $ et 100 000 $ verraient leur contribution augmenter graduellement jusqu’à concurrence de 10 S par jour.La perception de ce supplément se ferait au moyen de la déclaration de revenus.Les familles gagnant entre 70 000 $ et 100 000 $ subiraient une augmentation annueUe graduelle pouvant atteindre au maximum 1300 $.Un couple qui a deux revenus et un enfant et dont le revenu est de 100 000 $ et plus verrait son impôt fédéral à payer diminuer de 239 $.¦ Scénario 3 : une contribution parentale établie en proportion du coût global de fonctionnement des services de garde.Faire en sorte que la participation des parents au financement des services de garde reflète la croissance des coûts globaux.En 1996-1997, avant l'instauration des places à contribution réduite, la contribution parentale moyenne équivalait à environ 70 % du coût global des services de garde.La situation est actuellement inversée, puisqu’en 2002-2003, la contribution parentale (5 $ par jour) représente en moyenne 15 % du coût global des services de garde éducatifs.Norman Spec tor ?\ A propos de la clause nonobstant Ce n'est pas le document du Vatican sur le mariage gay qui «xrupera l’esprit des libéraux lorsqu'ils se rendront à leur réunion annuelle, prévue la semaine prochaine à North Bay, en Ontario.les libéraux ont en effet compris depuis longtemps que bien des paroissiens n’obéissent plus aux enseignements de l'Eglise quand il s'agit de juger leurs affaires personnelles.Et la plupart des députés catholiques du caucus préféreront carrément prendre le risque de se voir refriser l'entrée au paradis plutôt que de provoquer la colère de leurs électeurs.C’est plutôt le vent d'opposition à la redéfinition du mariage qui ne cesse de souffler sur le pays qui les préoccupera.En soumettant cette question à la Cour suprême — un processus qui traînera pendant des mois—Jean Chrétien non seulement rend la vie difficile à Paul Martin, mais il met également en péril les postes des députés de l’Ontario et de l’Atlantique qui, contrairement à lui, ne sont jws encore arrivés à l’heure de la retraite.D'ailleurs, une telle référence ne résoudra en rien la vulnérabilité fondamentale de ceux-ci.En effet, juridiquement, ce sont les députés et non pas les juges qui auront le dernier mot sur la question des mariages gays dans ce «constant dia logue» tenu entre le Parlement et l’ordre judiciaire.C'est ainsi que le juge Frank lacobucd avait décrit notre système en 1999, peu avant de combattre une loi qui n’accordait les avantages familiaux qu'aux hétéros qui vivent en concubinage.Peu de temps après, le juge en chef Antonio Lanier avait pour sa part déclaré que les législateurs pouvaient toujours contourner la Cour en utilisant la clause nonobstant qui assure «que les élus ont le dernier mot, quand ils veulent l'avoir».En réalité, il n’existe aucun «dialogue» entre le Parlement et les tribunaux, cela sur n’importe quelle question, y compris celle du mariage gay.Aucun n’est même imaginable aussi longtemps que l’utilisation de la clause nonobstant restera inadmissible.En 1981, M.Chrétien avait persuadé le premier ministre Trudeau d’accepter la proposition constitutionnelle provinciale qui comprenait cette clause.Avant de prendre sa retraite, M.Chrétien a le devoir moral de faire le maximum d'efforts pour délivrer celle-ci de l’opprobre et de toute la mythologie qui l’entourent aujourd’hui.Tandis que les acolytes de M.Trudeau continuent de prétendre qu’il s’y était alors violemment opposé, mon souvenir de ces discussions est que, à l’exception des droit linguistiques, il est ressorti qu’il n’y avait que les législatures qui devaient réaffirmer leur dépasse-ment, et ce, tous les cinq ans.D'ailleurs, bien que les premiers ministres provinciaux aient insisté pour gérer eux-mêmes ce pouvoir, il avait heureusement accepté leur proposition à l’effet que le Parlement du Canada a aussi le droit d’utiliser cette clause.Cela ne doit surprendre personne puisqu’il a lui-même employé une disposition semblable (dans la charte des droits de M.Diefenbaker) pendant la Crise d’octobre 1970.À peine un mois après l’accord constitutionnel de 1981, il a envoyé une lettre confidentielle au cardinal Carter de Toronto: «Si jamais une cour décrétait dans le futur que les sections 7 (le droit des femmes à la sécurité de la personne) ou 15 (droits d’égalité) établissent un droit à l'avortement sur demande, le Parlement continuera à légiférer sur la matière en dépassant la décision de la cour et les droits spécifiques de la Charte.» Le leg de Chrétien M.Chrétien a pour sa part défendu la clause pendant toute sa carrière et elle fait dorénavant partie de son legs.Lors de la course au leadership en 1989, il avait critiqué la politique de son parti en déclarant qu’*t/ y a des situations où elle est absolument nécessaire.» Il s’est même opposé à un autre candidat, Clifford Lincoln, qui avait démissionné de l’Assemblée nationale du Québec à la suite de l’utilisation de cette même clause par le premier ministre Bourassa.Une ou deux fois, il a été jusqu'à affirmer fièrement la paternité de cette dernière afin de permettre à M.Bourassa de rester neutre dans le débat Et quand le premier ministre Mulroney a attaqué la clause en arguant que la Constitution n'aurait pas dû être signée, il a précisé avec justesse que c’était là le prix à payer pour obtenir la charte.En tant que chef libéral, en 1992, M.Chrétien a même défié les jeunes délégués qui ont voulu supprimer la clause.«Elle n’est pas aussi mauvaise que vous ne le pensez.Sans elle, vous abandonnez toutes les décisions aux mains de la cour.Si vous avez une bonne cour, aucun problème.Mais la Cour suprême peut faire des erreurs.Ce sont des juges.Ils sont nommés.Ce n 'est pas un système parfait.» M.Chrétien devrait mieux écouter ceux qui critiquent les juges en ces termes aujourd’hui, avant que l’administration de la justice ne s’en trouve discréditée.Son gouvernement serait bien avisé d’envoyer à la Cour suprême une deuxième solution de rechange au mariage gay — l’union civile — en arguant du non-sens qui] y a à adopter un traitement identique quand on compare des pommes et des oranges.Mieux, le ministre de la Justice devrait tout simplement retirer la demande déjuger la nouvelle définition du mariage, puisqu’il est clair que la cour ne déclarera jamais que cette définition est inconstitutionnelle.Et M.Chrétien devrait expliquer franchement aux Canadiens pourquoi il a rédigé la clause nonobstant en tant que partie intégrale de sa charte qui, bien qu’elle garantisse nos droits, n’a jamais été censée traiter aucun droit — y compris celui à l’égalité — comme un absolu.Laissez donc le dialogue commencer.Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail.nspectorècvglobeandmailca L'ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Crérald Dallaire (adjoint an directeur de l’information), Jeanne Corriveau.Fabien Devise, Mark- Andrée Chouinard (éducation) .Josée Boileau féditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits divers).Jean Dion, Louis-C.illes Fram trur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet), Julie Carpentier (pages éditoriales, sports), Isabelle Paré (santé).Pauline (iravel (science) .Michel fiarneau (caricaturiste) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques).Martin Duclos et Christine Dumaret (re/ecteun): Jacques (.renier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle Michel Bélair (responsable).Jean-Fierrr Iegauit.Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard (.aman he (arts visuels), à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint an directeur de l'information), Dominique Reny.Éric Desrosiers, Claude Turcotte, à l'information internationale Claude Lévesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); A l'information politique Hélène Buzzetti, Mannn Cnm riiipr ir „ .fi.iH.f.jnfr: parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutriaac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen lévesque ; Marie-Hélène Alark* (secrétaire d la rédaction) : Inuiae-Maude Rioux Soucy, Geneviève Otis-Dionne (commis) Iji documentation (tilles Paré (directeur) Manon 11er orne Serge Laplante {Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril, Jean de Billy.Gyslaine Côté, Mark-ne Côté.Slavic a Bogdanov, Véronique («éraud, Christiane legault, Amélie Maltais, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruel-land (hubitntairrs) lüurence Thériaull (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Bar.in et (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatrhex, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormier», Donald Kilion Olivier 7uida INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Thériaull (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Gisèle lenarri, (coordonnatrice à la promotion et à la sollicitation), MoniqueL'Heureux, Use l-« hapelle, Rachelle Leclerc Marie-France Dalcourt.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier.Chantal Rochon, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) 4 A 8 LE DEVOIR.LE JEUDI 14 AOÛT 2003 LE DEVOIR ACTDALITES GARDERIES Les coûts ont progressé à un rythme annuel moyen de 30 % SUITE DE LA PAGE 1 Les opposants à un tel changement ont fortement critiqué les intentions gouvernementales (voir un autre texte en page A-3).L’Association québécoise des centres de la petite enfance entend amorcer une mobilisation des parents, qui avaient déjà réagi en juin dernier par le biais d’une pétition de 130 000 signatures et d’une manifestation de 25 000 personnes.Mais, pour le gouvernement libéral, ces modifications sont nécessaires «pour assurer la pérennité, l’accessibilité et la qualité des services de garde».En six ans, les coûts du réseau ont progressé à un rythme annuel moyen de 30 %.L’explosion des coûts est attribuable entre autres à la création de places en garderie, alors que la demande des parents a été beaucoup plus forte que prévue.Pour l’année en cours, le ministère responsable prévoit consacrer 1,3 milliard au système et jusqu’à 1,7 milliard d’ici trois ans.Outre les scénarios de financement, le ministre Béchard et sa collègue Carole Théberge, ministre déléguée à la Famille, proposent trois scénarios pour l’ajout de places en garderie afin d’atteindre l’objectif de 200 000 places en 2006.D en reste 33 731 à créer.De ce nombre, 18 531 places sont prévues dans les centres de la petite enfance et 3000 autres ont été annoncées en juin dernier dans les garderies privées.Dans les faits, il reste donc 12 200 places à autoriser.Le gouvernement propose des hypothèses qui excluent les centres de la petite enfance.D’abord, l’augmentation pourrait se faire exclusivement en milieu familial.D’emblée, l’idée paraît boiteuse.Dans les centres urbains comme Montréal, la disponibilité des logements freine le développement de ce modèle.Le peu de densité de la population dans le Bas-Saint-Lau-rent, la Gaspésie et la Côte-Nord rend difficile le recrutement de responsables des services de garde.Un deuxième scénario prévoit que le développement de ces 12 200 places serait confié aux garderies privées.La dernière hypothèse présente une mixité entre les garderies privées et les haltes-garderies communautaires.Ces dernières auraient à ajouter 2 200 places (répit parental et garde occasionnelle).Les 27, 28 et 29 août, les organismes concernés par le dossier présenteront leur point de vue lors de consultations à Québec et Montréal.Ils ont donc seulement deux semaines pour se préparer.Les citoyens sont également invités à faire connaître leur opinion en visitant le site Internet du ministère (wwwservices-degarde.gouv.qc.ca).Après avoir entendu les commentaires de tous les participants, les ministres Béchard et Théberge présenteront le dossier pour discussion au caucus libéral des 3,4 et 5 septembre prochain et, par la suite, au conseil général du FLQ prévu deux semaines plus tard.Une proposition formelle devrait être présentée au conseil des ministres d’ici la fin septembre.Queen’s Park plutôt qu’Ottawa Confusion en page A 4 hier, où on lisait qu’Ottawa devra prélever un milliard de son fonds d’urgence à cause du SRAS.C’est plutôt le gouvernement ontarien qui aqra à débloquer une telle somme.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone Par courriel (514) 525-1149 info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lt Dtvoir peut, à l'invasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnut'» dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteur*.Si vous ne souhaites pas recevoir de correspondance de ce* organisations, veuilles en avertir notre service à la clientèle Lt Dtvoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.* étage.Montréal.(Québec).HSA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Dtvoir.Lt Dtvoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0658.Dépèt légal: Bibliothèque nationale du Québec.m s i M feffi .rie * - JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Bourque a reproché à la mission Grand Prix de ne pas déployer assez d’efforts.Fl SUITE DE LA PAGE 1 de son principal artisan, Normand Legault, le seul à connaître tous les rouages de la Fl et à pouvoir négocier d’égal à égal avec Bernie Ecclestone.Les gouvernements du Québec et du Canada de même que la coalition pilotée par Tourisme Montréal se rangent tous derrière lui.L’attaché de presse du ministre Fournier parle d’ailleurs de Normand Legault comme du «maître d’œuvre», du «kingpin» (pilier) de la mission Grand Prix annoncée lundi par le gouvernement Charest «C’est lui qui a toute les entrées, il connaît tout le monde», a dit Stéphane Gosselin en marge du point de presse.Le ministre Fournier et le maire Tremblay viendront prêter main forte à M.Legault, mais ils ne prendront pas les commandes de l’opération de sauvetage en téléphonant directement aux manufacturiers de la Fl ou à Bernie Ecclestone.«On va tout mettre en œuvre pour soutenir Normand Legault», a confirmé le ministre Fournier.Les délégations du Québec seront mises à contribution pour établir des contacts auprès des constructeurs et des équipes de Fl.Des représentants du gouvernement accompagneront M.Legault, au besoin.«L’action doit être assez rapide.Tout va se dérouler dans les semaines à venir.On parle de trois semaines à un mois et demi au maximum», a dit le ministre Fournier.Tourisme Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain écriront par ailleurs aux représentants canadiens des constructeurs de la Fl et à leurs concessionnaires dans les prochains jours.Les sept constructeurs sont BMW, Fiat (Ferrari et Sauber), Daimler/Chrysler (Mercedes), Renault, Honda, Toyota et Ford (Jordan, Jaguar et Minardi).Le p.-d.g.de Tourisme Montréal, Charles La-pointe, ne s’en cache pas: il s’agit d’une stratégie d’assimilation vigoureuse.«Les manufacturiers ont peur d’une chose avant tout, c’est de la mauvaise publicité», a dit M.Lapointe.«Je pense qu’ils vont se coaliser avec nous.» Le maire Tremblay a déclaré pour sa part qu’il est prêt à faire le tour du monde, s’il le faut, pour sauver le Grand Prix du Canada.«J’ai pris l’engagement d’être un maire présent», a-t-il dit L’exemption unique Les commerçants des rues Peel, Crescent, Saint-Laurent et de la Petite-Italie ont par ailleurs exhorté Québec et Ottawa à reporter de deux ans encore l’interdiction de la commandite du tabac, en invitant les Montréalais à descendre dans la rue par milliers, samedi, dans une démonstration de solidarité.La manifestation pour sauver le Grand Prix partira à lOh du parc Dorchester, angle Peel et René-Lévesque.Les marchands s’entêtent à réclamer une exception unique pour le Grand Prix du Canada, qui permettrait aux bolides de la Fl d’arborer des publicités du tabac pour deux ans, comme en Europe, malgré le refus catégorique exprimé par le premier ministre Jean Chrétien et tous les leaders politiques, à Québec ou à Ottawa.Même le p.-d.g.de Tourisme Montréal, principal instigateur de la propoposition de mo-rataire, a abandonné l’idée.Alain Creton, propriétaire du restaurant Chez Alexandre, a comparé le Grand Prix aux Jeux olympiques.Comme il s’agit de l’événement touristique numéro un au Canada, l’octroi d’une exemption unique est justifiée, a expliqué M.Creton.L’ex-maire de Montréal, Pierre Bourque, s’est rallié à cette suggestion.A mots couverts, M.Bourque a reproché à la mission Grand Prix de ne pas dé ployer assez d’efforts.«R faut bouger vite.[.] On devrait déjà être à Londres avec Bernie Ecclestone pour négocier», a dit M.Bourque.Montréal sans Grand Prix, c’est comme Rio de Janeiro sans carnaval, a illustré le chef de l’opposition à l’hôtel de ville.«Montréal, c’est une âme, une flamme, un cœur.Et le Grand Prix fait partie de ce cœur.» La Ville de Montréal a injecté «de 25 à 30 millions» pour accommoder le Grand Prix de Montréal au fil des ans, et l’intransigeance manifestée par les gouvernements met cet investissement en péril.«Je suis en désaccord avec tous ceux qui ne sont pas ouverts à la négociation.[.] R faut faire des compromis.Quand on perd un investissement de plusieurs millions, il faut y penser deux fins», a dit M.Bourque.JEUX SUITE DE LA PAGE 1 les autres.«Nous voulons créer l’un des plus importants studios de création au monde», lance Alain Tas-can en entrevue au Devoir.Le géant est effectivement en mode expansion et voit grand.Le bureau de Los Angeles, qui emploie 300 personnes, verra son effectif bondir à 1000 d’ici quelques années.A Vancouver, base de création des jeux sportifs de l’entreprise, ils sont 800 à travailler pour EA.En 2002, la multinationale américaine affichait un chiffre d’affaires de 2,5 milliards $US.L’entreprise voulait absolument un studio dans l’est de l’Amérique du Nord pour continuer son développement.«R était temps que le numéro un s’installe à Montréal, soutient Alain Tascan.Nous avons regardé plusieurs villes, mais Montréal avait tous les ingrédients pour une compagnie comme la nôtre.Elle a un charme irrésistible pour les 20 à 40 ans, autant pour les familles que pour les célibataires.Les universités sont excellentes en informatique et le bassin d’entreprises en création est de plus en plus important.» Le concepteur des produits-vedettes que sont FIFA Soccer, NBA Live, Need for Speed et The Sms vient renforcer la notoriété de la ville dans le domaine relativement jeune du jeu vidéo.«La venue de EA est importante pour l’industrie, soutient Daniel Bois-menu, directeur des affaires publiques chez Alliance numériQC, un regroupement d’entreprises multimédias.Avec Ubi Soft, Microïds Canada, A2M, Discreet Logic, Hexacto et les autres, on commence à avoir une belle palette d’entreprises.» Au Québec, une quarantaine de compagnies œuvrent dans la conception de jeux vidéo, pour un total de 1300 employés.Selon la firme Secor Conseil, auteure d’une étude sur le sujet en janvier dernier, la province arrive en tête au Canada, suivie de l’Ontario avec 24 compagnies et de la Colombie-Britannique avec 13.Ces sociétés tentent de décrocher leur part de l’immense gâteau planétaire, puisque l’industrie du jeu interactif connaît une croissance rapide de 10 à 15 % par année.En 2003, le marché est évalué à 33 milliards $US.Et rien ne laisse présager un essoufflement.Dans cette industrie, Montréal n’est pas une plaque tournante importante pour l’instant, selon Carole Deniger, associée-conseil chez Secor et auteure de l’étude.«La métropole se classe dans les 20 premières villes du monde, mais la course est dominée, et de loin, par la Californie, le Texas, le Japon et la France.Par contre, nos créateurs commencent à se démarquer.La bonne réputation du Québec prend de l’ampleur.» Les bons coups se sont effectivement multipliés dernièrement, mors que Splinter Cell, un jeu d’Ubi Soft développé à Montréal, a passé le cap des quatre millions d’exemplaires vendus.A2M, de son côté, fraye avec la multinationale Warner Bros, et a obtenu la licence pour les jeux Looney Tune, dont le très populaire Bugs Bunny, lui aussi créé dans la métropole.Pour Microïds Canada, c’est le lancement mondial de Sybéria, vendu à 250 000 exemplaires, qui a mis le studio de Montréal sur la carte.Le vent dans les voiles, donc.D’où l’importance de l’implantation de EA.«Ça va créer un “focus” sur la ville, estime Daniel Boismenu.Quand Ubi Soft s’est installée en 1997, il n’y avait pas beaucoup d’entreprises dans le secteur des jeux vidéo.Depuis, le nombre a considérablement augmenté.C’est clair que l’effet d’entrainement d’une multinationale est considérable.» Electronic Arts entend d’ailleurs jouer pleinement son rôle, elle qui espère se trouver un pied à terre d’ici quelques semaines et embaucher ses premiers employés d’ici deux mois.«Nous avons tous à y gagner si Montréal devient un incontournable du jeu interactif, pense Alain Tascan.Ça permet de retenir les talents et ça oblige tout le monde à hausser la qualité des produits.D’ailleurs, nos concurrents n’ont pas à craindre notre arrivée.» Vérification faite, les compétiteurs de EA sont plutôt ravis de l’implantation du numéro un mondial.Chez Ubi Soft, principal employeur montréalais dans le domaine avec 690 travailleurs, on s’attend à perdre des ressources, ce qui est tout à fait normal.«R y a sûrement des gens chez nous qui se sont déjà fait approcher par EA, estime Vincent Paquet responsable des communications de la multinationale française.C’est normal en multimédia, le personnel bouge beaucoup.Le jeu vidéo est quand même une petite industrie.Tout le monde se parle et cherche le meilleur endroit pour développer des jeux.Mais on va continuer à offrir des bonnes conditions de travail à nos employés.» Le salaire moyen des créateurs se chiffre à 50 000 $ par année au Québec et peut doubler ou tripler en fonction des talents particuliers.Mais tout n’est pas rose.Si les géants comme EA et Ubi Soft s’en tirent bien, les petites entreprises sont dans la tourmente à la suite du ménage dans les crédits d’impôt effectué lors du dernier budget provincial.«L’arrivée d’Electronic Arts est positive, mais ça ne reflète pas la réalité de toutes les entreprises du milieu, explique Vincent Paquet, d’Ubi Soft.Beaucoup ont une santé financière plus chancelante qu’il n’y parait.R ne faudrait pas penser que cette annonce règle tout.» Même son de cloche chez Secor.«Le potentiel de Montréal est là, ça le prouve, souligne Carole Deniger.R faut continuer à encourager cette industrie prometteuse.Elle a encore besoin d’aide pour quelques années.» Encore un peu d’efforts et Montréal pourra accumuler suffisamment de vies pour se battre contre les grandes villes du monde.Hier, la métropole a passé un tableau important ATTENTAT SUITE DE LA PAGE 1 a annoncé un responsable provincial, qui a imputé l’attentat à la milice intégriste.Ghulam Mahaiuddin, chef de l’administration de Helmand, a précisé que la déflagration s’était produite en matinée dans le district de Nadi Ali, à l’ouest de Lashkargah, la capitale de la province.«Huit des victimes étaient des hommes, six, des enfants, et il y avait aussi une femme», a-t-il ajouté.Selon lui, la bombe s’est déclenchée accidentellement dans l’autobus et pourrait avoir été destinée à perpétrer un attentat contre les festivités prévues la semaine prochaine à Lashkargah pour marquer l’anniversaire de l’indépendance afghane.Il a imputé l’explosion aux rebelles talibans, dont le régime a été renversé fin 2001 par une coalition militaire sous commandement américain, et il a estimé probable que le porteur de la bombe ait péri dans la déflagration.La province de Helmand était l’un des principaux bastions des talibans avant le renversement de leur régime.Elle a été ces derniers mois le théâtre de plusieurs attentats commis par des partisans du régime déchu.Les forces afghanes opérant dans la province de Khost, dans le sud-est ont par ailleurs annoncé hier avoir tué 16 talibans et membres de l’organisation intégriste al-Qaida près de la frontière avec le Pakistan, où elles ont repoussé une offensive d’importance.Le commandant Ghafar a déclaré à Reuters que cinq policiers afghans chargés de la surveillance de la frontière avaient été tués dans ces affrontements, qui ont débuté mardi, et il a ajouté que deux Arabes membres du réseau al-Qaïda avaient été appréhendés.Selon Ghafar, l’attaque des rebelles visait une base utilisée par un bataillon de garde-frontières, dans la région de Shinkai, à l’est de Khost et proche du Pakistan.Attaques quasi quotidiennes dans l’Est fl a décrit cette offensive comme l’une des plus importantes menées dans le secteur depuis la chute des talibans.«Par le passé, ils ont mené des attaques de faible envergure, mais celle-ci est la plus sérieuse de toutes», a-t-il dit Khost était également un fief des talibans avant 2001.Les forces afghanes et celles de la coalition sont la cible d’attaques quasi quotidiennes dans l’est et le sud-est du pays, même si ces attaques sont rarement mortelles.Toutefois, huit soldats afghans ont été tués le mois dernier par des talibans présumés, lors d’une attaque survenue près d’un marché, à l’est de Khost La semaine dernière, six soldats afghans et un chauffeur travaillant pour une ONG américaine ont été tués lors d’un raid des talibans dans la province de Helmand, la milice intégriste affirmant en outre avoir tué cinq soldats dans une autre attaque commise dans la province de Kandahar.Par ailleurs, deux étudiants pro-talibans ont été tués et un autre blessé hier par l’explosion d’une bombe qu’ils étaient en train de fabriquer dans la capitale afghane, a annoncé la police.Khalilullah Amin-zada, chef adjoint de la police de Kaboul, a déclaré que les trois hommes suivaient des cours à l’Institut médical de Kaboul et qu’ils comptaient utiliser les explosifs pour piéger des voitures.Un ministre a pour sa part annoncé qu’au moins 25 personnes avaient été tuées hier, dans le centre du pays, lors d’affrontements entre les forces d’un ancien responsable provincial et celles de son successeur.Le ministre, qui a souhaité garder l’anonymat, a déclaré à Reuters que les combats avaient débuté dans la matinée entre des partisans d’Amannllah, ancien dirigeant du district de Kajran dans la province dTJruz-gan, et de son successeur Abdoul Rahman Khan.Selon le ministre, les combats se poursuivent et le gouvernement central tente de négocier un cessez-le-feu.Berlin va envoyer une mission exploratoire à Kun-duz, dans le nord de l’Afghanistan, pour y étudier les possibilités de participation des soldats allemands aux équipes de reconstruction provinciales (PRT), a indiqué hier le chancelier allemand Gerhard Schroder à la presse.Gerhard Schrôder a précisé qu’il considérait l’extension du mandat des soldats allemands, actuellement mobilisés dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf), comme «politiquement juste».Mais la décision, qui «doit être prise rapidement», dépendra des informations que rapportera la mission exploratoire, a-t-il précisé.Les soldats allemands participeraient aux «équipes de reconstruction provinciales» (PRT), un programme militaro-humanitaire lancé par les Etats-Unis en Afghanistan.Le ministre allemand de la Défense, Peter Struck, a par ailleurs indiqué hier que Berlin n’avait pas encore déterminé sous quel mandat seraient pliés les soldats allemands participant aux PRT.Les soldats allemands pourraient être placés sous la responsabilité de l’Isaf, dont le mandat des Nations unies devrait alors être étendu géographiquement au-delà de Kaboul et de ses environs, ou bien dans le cadre de l’opération de lutte contre le terrorisme international «Enduring Freedom» (Liberté immuable), a précisé M.Struck lors d’une visite des troupes à Strausberg, près de Berlin.Les conservateurs ne veulent pas coopérer avec l’Alliance Stratford (PC) — Les 15 députés du Parti conservateur se sont attaqués hier à l’élaboration d’une stratégie visant à renforcer leurs rangs clairsemés, mais cela n’ira pas jusqu’à inclure une forme de coopération électorale avec l’Alliance canadienne — que ce soit aux bureaux de scrutin ou au sein d’un caucus conjoint Réunis en caucus d’été à Stratford, un haut lieu touristique de l’Ontario, les conservateurs sont déterminés à présenter des candidats dans les 301 circonscriptions aux prochaines élections fédérales, malgré certaines suggestions selon lesquelles ü vaudrait mieux pour eux partager le terrain politique avec les alliancistes.En vertu d’un tel projet souvent évoqué, les conservateurs s'abstiendraient de présenter des candidats dans certains comtés au profit de ceux de l'Alliance, et réciproquement pour éviter de diviser le vote et augmenter ainsi les probabilités de défaire les libéraux au pouvoir.Mais pour le leader conservateur, Peter MacKay, l’option n'est pas envisageable.«Quand vous êtes un parti national, vous présentez une liste nationale de candidats», a-t-il dit
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